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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:46

Lu sur Avaaz.

Triste? Ecoeurant? Injuste?

Rien ne sera jamais assez fort pour décrire ce que vivent au quotidien les habitants des territoires occupés.

Occupés, encore et toujours, malgré les résolutions de l'ONU. Occupés encore et toujours avec la bénédiction de nos gouvernements.

C'étai la semaine la plus chaude de l’année. Tout ce que Fadel Jaber voulait, c’est de l’eau pour sa famille. Mais Fadel vit dans les territoires occupés de Cisjordanie, où le gouvernement israélien a redirigé les réseaux hydrauliques pour remplir les piscines des colons juifs. Résultat : les robinets des familles palestiniennes comme celle de Fadel sont vides.

Les forces israéliennes ont arrêté Fadel pour avoir pris de l’eau tandis que Khaled, son fils de 5 ans, hurlait «baba, baba!», le cœur brisé qu'on lui enlève son père. C’est le quotidien des Palestiniens qui vivent sous l’emprise brutale de la loi martiale. Leurs terres et leur eau ont été volées par les colons. Ils sont privés de leurs libertés fondamentales. Mais après des années de violence et de désespoir, un mouvement s’éveille en Palestine, un mouvement de résistance non violente pour obtenir tout ce que les Israéliens possèdent déjà: la liberté, la dignité et un État à eux.

Depuis des années, les médias ne montrent que la violence de militants palestiniens, et aujourd’hui encore les extrémistes des deux côtés ne font que saboter le processus de paix. Mais au milieu du conflit, les grands perdants sont les familles comme celle de Fadel, qui n’aspirent à rien d’autre qu’une vie normale. Aujourd’hui ces familles font un pas en avant. Elles organisent des manifestations pacifiques, des occupations non violentes, et travaillent avec des militants palestiniens pour obtenir justice et liberté. En réponse, l’armée israélienne les jette en prison, brutalise les animateurs et arrache leurs enfants à leur lit.

Il y a quelques jours, je me suis rendue en Cisjordanie pour rencontrer ces Palestiniens courageux et pacifiques. Quand j’ai proposé que les membres d’Avaaz leur viennent en aide, leurs yeux se sont illuminés. Ils ont besoin de fonds pour payer un avocat quand ils sont emprisonnés pour des raisons fallacieuses, de caméras et d’appareils photo pour témoigner des abus, de formations en communication avec les médias et à la résistance non violente ainsi que de chargés de campagne pour transformer ces manifestations locales en mobilisation mondiale. Ces familles sont le véritable espoir du processus de paix. Faisons tous une promesse de don de 4€ pour que le mouvement pacifique l'emporte sur les mouvements extrémistes et donnons à Khaled un avenir digne des rêves de son père.Avaaz n'encaissera les dons que si nous récoltons suffisamment de promesses pour faire une véritable différence.

https://secure.avaaz.org/fr/palestine_rpr_frnd/?bmxjabb&v=27784

Ce conflit dure depuis bien trop longtemps et depuis trop longtemps la solution est verrouillée par les extrémistes des deux côtés. Mais aujourd’hui, il y a quelques points qui font consensus: tout d’abord, les Israéliens comme les Palestiniens devraient posséder un État. Par ailleurs, le traitement des Palestiniens dans les territoires occupés bafoue la justice internationale, nationale, et même le simple bon sens. Même d’anciens responsables de la sécurité israéliens de la ligne dure le reconnaissent!

Mais le gouvernement israélien en place ne fait qu'aggraver les choses. Alors qu'officiellement il contribue au processus de paix et à une solution à deux États, ses déclarations ne sont que des paroles en l’air, et dans les faits il autorise les colonies en Cisjordanie, rendant de fait une solution à deux États impossible pour toujours. Et dans les territoires occupés, l’armée israélienne soumet les Palestiniens à des lois totalement différentes de celles des colons qui occupent ces terres. L’armée va même jusqu’à emprisonner des enfants et ce pendant plusieurs mois.

Notre meilleur espoir de mettre fin à ces injustices et enfin parvenir à la paix est ce mouvement de résistance pacifique. Voici quelques exemples de la manière dont nous pouvons le soutenir:

  • Fournir le soutien juridique dont ils ont tant besoin afin d’aider les leaders du mouvement à se défendre contre des accusations fabriquées de toutes pièces et des simulacres de procès;

  • Faire intervenir des experts en désobéissance civilevenus d’autres mouvements pour partager leurs stratégies et tactiques avec les Palestiniens de toute la Cisjordanie;

  • Fournir aux chefs de file des équipements et une formation aux relations avec les medias afin qu’ils puissent conserver et proposer un témoignage visuel des abus, parler au monde entier de leur mouvement porteur d’espoir et galvaniser les foules;

  • Recruter les meilleurs chargés de campagne et les déployer sur le terrain pour soutenir en permanence le mouvement, organiser des actions dans toute la Cisjordanie et faire participer tous les membres d’Avaaz pour faire de ce combat local une mobilisation de résistance pacifique mondiale;

  • Diffuser en temps réel leurs actions pacifiques sur notre site et organiser une journée d’action mondiale sur toute la planète.

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Published by Ernesto
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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 10:01

Je soumets à votre analyse ces deux articles. C'est édifiant!

Suppression de postes, licenciements?

Une conséquence directe: la hausse de l'action.

Et dire qu'il y a encore des travailleurs pour croire aux vertues de l'actionnariat salarié...

La route est encore longue..

Bonne lecture

Air France: une nouvelle saignée pour l'emploi

Un nouveau plan de départs volontaires au niveau Air France a été annoncé ce mercredi par le PDG de la compagnie Frédéric Gagey. 2500 postes seront supprimés d'ici 2014, aggravant la facture sociale pour les salariés de l'entreprise déjà confrontés au plan "transform 2015" qui visait en 2012 à réduire de 10% les effectifs.Une deuxième purge en perspective pour les salariés d'Air France. Après l'annonce du plan Transform 2015 qui, en 2012, prévoyait 5 122 départs soit 10% des effectifs, la facture sociale s'alourdit avec le lancement d'un nouveau plan de départs volontaires officialisé par Frédéric Gagey, PDG d'Air France, et Xavier Broseta, directeur des ressources humaines du groupe, lors d'un comité central d'entreprise (CCE), ce mercredi. La CGT a indiqué à l'issue du CCE que ce seront ainsi 2 500 postes qui seront supprimés d'ici à 2014. "Mais il n'y aura aucun départ contraint", assure-t-on au niveau de la direction de la compagnie, qui n'a pas souhaité confirmer ou infirmer ces chiffres."Crash pour l'emploi"Dans un communiqué, le parti communiste français s'alarme et dénonce la casse sociale d'Air France. "Au nom de la rentabilité de la compagnie, la direction d'Air France, pour réaliser les 2 milliards d'économies s'apprête à restructurer plusieurs secteurs(…) le PDG d'Air France peut employer tous les termes pour minimiser l'impact des mesures, rien n'y change : plus de 2500 personnes sont à nouveau concernées et autant de postes qui vont être détruits. Un vrai crash pour l'emploi dans une période de chômage de masse". Le PCF réitère ainsi son soutien aux syndicats opposés à ce plan de restructuration massif. " Le PCF se place résolument au coté des syndicats et des salariés qui s'opposent au dépeçage d'Air France. Il réaffirme que les solutions ne sont ni dans les politiques d'austérité, ni dans les politiques ultralibérales imposées au nom de la politique européenne". Le communiqué ajoute "qu'une grande entreprise aérienne nationale dont l'Etat est actionnaire ne peut être gérée aux seuls critères de rentabilité et de concurrence au risque de mettre la sécurité des usagers en dangerLes courts et moyens courriers dans le viseurDe son coté, Air France justifie ce nouveau plan par la chute vertigineuse de son activité dans le court et le moyen-courrier. Celle-ci aurait généré une perte de 800 millions d'euros l'an dernier (plus de 600 millions imputables à Air France, le reste à KLM), contre 700 millions d'euros en 2011. Son activité cargo (transport de fret) serait elle aussi en perte de vitesse. "Nous devons accélérer notre restructuration" assure-t-on au ainsi sein de la direction, faisant fit de l'avenir des salariés au nom du retour à l'équilibre budgétaire, prévu initialement  pour la fin de 2014 dans le cadre du plan "Transform 2015", mais " ça sera plus compliqué que prévu" assure-t-on au niveau d'Air France. La direction envisage également de transférer des lignes Air France vers ses filiales low cost Hop! et Transavia, à l'image de ce qu'a fait Lufthansa avec sa compagnie à bas coût Germanwings. Des fermetures de lignes déficitaires ne sont pas non plus à exclure. En revanche, aucune des trois bases de province d'Air France (situées à Toulouse, Nice et Marseille) ne devrait fermer, assure Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM, contrairement à ce qu'avaient un temps présagé les syndicats.Réduction de la flotteAir France compte également réduire sa flotte court et moyen-courrier. Celle-ci devrait passer de 146 appareils à la mi-2012 à 127 à l'été 2014. Sur la même période, la flotte régionale devrait également passer de 150 à 118 appareils. Au premier semestre, Air France-KLM a enregistré une perte nette de 793 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 12,3 milliards d'euros. Différentes mesures de départs volontaires, de temps partiel et de congés sans solde devraient donc être examinées lors d'un prochain CCE, prévu le 12 septembre, avant d'être finalisées le 4 octobre. Air France-KLM monte, Citigroup salue la restructurationL'action Air France-KLM enregistre vendredi en début d'après-midi l'une des plus fortes hausses du SBF 120 et des compagnies aériennes européennes, Citigroup, qui a relevé son conseil sur le titre de "neutre" à "acheter", soulignant les effets à venir du plan de restructuration du groupe. A 13h28, le titre gagne 3,42% à 6,478 euros, contre un gain de 0,58% pour l'indice Thomson Reuters regroupant les compagnies aériennes européennes. L'indice SBF 120 est stable (+0,01%) au même instant. En janvier 2012, la compagnie Air France a mis en oeuvre un plan d'économies baptisé "Transform 2015" dont le but est de réduire ses coûts de 20% et d'abaisser de deux milliards à près de 4,5 milliards d'euros sa dette nette d'ici fin 2014. "Nous relevons notre conseil à 'acheter' en raison du plan de restructuration et des niveaux de valorisations", indique dans une note Citigroup, estimant qu'environ 85% de bénéfices de ce programme doivent encore venir. Selon des données Thomson Reuters I/B/E/S, Air France-KLM se paye 23,3 fois ses résultats attendus pour les 12 prochains mois (PE) et 0,5 fois sa valeur comptable (PB) contre en moyenne un PE de 16,1 et un PB de 2,3 pour ses principaux concurrents européens. "Les nouvelles initiatives qui viennent d'être annoncées sont positives mais coûteuses", ajoute le broker. La compagnie aérienne Air France a présenté mercredi aux organisations syndicales un projet prévoyant près de 2.600 suppressions d'emplois supplémentaires d'ici la fin 2014 afin de faire face à un environ économique difficile, ces suppressions s'ajoutant au plan initial touchant 5.122 postes.

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Published by Ernesto
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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 09:14

Cet article est reposté depuis les-ailes-des-pnc.overblog.com.

Mercredi 31 Juillet 2013 s’est tenue une session du Comité Central d’Entreprise Air France. En parcourant la presse les jours précédents, nous avons découvert qu’Alexandre de Juniac, fraîchement élu PDG du Groupe AF/KLM, comptait faire des annonces aux élus du CCE. Une fois de plus, nous déplorons cette attitude qui consiste à orchestrer des fuites dans la presse afin de préparer les esprits des salariés et de leurs représentants. Ainsi, notre direction nous a fait un bilan sommaire du plan Transform’2015 pour tenter de nous convaincre de sa réussite alors même que 2500 nouveaux départs sont fortement envisagés, avec une présentation détaillée en session du CCE le 4 octobre prochain !!! La CGT, qui clame depuis de nombreux mois que Transform’2015 est un mauvais plan, se trouve aujourd’hui malheureusement confortée dans son analyse. Il n’y a pas pire mépris envers les salariés qu’une direction qui n’affiche pas clairement ses objectifs ! C’est à se demander s’il y a encore un pilote à bord de l’avion Air France … Toujours aucun projet industriel d’avenir, juste un désengagement programmé de certaines escales de province. C’est énorme, il s’agit du troisième plan de départs en 4 ans, ce qui démontre le peu d’imagination de la direction et qui décrédibilise le management Air France dans son ensemble. Durant de nombreux mois, la direction Air France n’a eu de cesse de se gargariser en clamant péremptoirement que son plan était un « joyau » ciselé à l’euro près. Il doit être bien compliqué aujourd’hui de faire marche arrière et de reconnaître l’inefficacité de ce plan… Face à cette nouvelle attaque sur l’emploi Air France, la CGT appelle plus que jamais la direction Air France et le gouvernement à travailler de concert pour assurer la pérennité du Transport Aérien traditionnel, aujourd’hui fortement menacé par la concurrence déloyale des low‐cost et des compagnies d’Etats (Chine, pays du Golfe, …). Nous réclamons toujours un véritable projet industriel. En retour, nous n’avons que des plans sociaux.

Remis au gouvernement dans le courant du mois de juillet, un rapport de la mission du Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective confirme l’analyse de la CGT Air France :

 Si le gouvernement ne remplit pas son rôle d’Etat stratège, l’avenir même d’Air France est en danger, quelles que soient les concessions sociales faites par les salariés.

 Il convient d’organiser rapidement des Assises du Transport Aérien, avec tous les acteurs du secteur (Patrons du secteur aérien, syndicalistes, politiques). Ces Assises doivent permettre d’aller vers un transport aérien citoyen, socialement responsable, avec une tolérance zéro en ce qui concerne les questions de sûreté et de sécurité aérienne.

La CGT Air France, déjà opposée à Transform’2015, n’accepte pas ce nouveau plan social dans le plan social ! La CGT va aller à la rencontre des salariés de l’entreprise afin de mettre en débat avec eux notre analyse de la situation et nos propositions.

Une chose est sûre : nos renoncements permettent à la direction d’avancer. Il est temps que les salariés prennent leur destin en main sans quoi d’autres le feront à leur place, nous en percevons déjà les premiers résultats…

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Published by Briand Sylvia. CGT PNC Régional.
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 23:17

Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail (en retraite, le veinard), membre du bureau national du parti socialiste... Incroyable quand on connait ses positions.

La lutte se mène de l'intérieur, certes, mais ça ne doit pas être facile tous les jours:

Au boulot n° 148 Rembourser la dette augmente la dette ! (à lire chaque semaine dans « L’Humanité Dimanche »)

Des millions de gens ont forcément du mal à comprendre que « rembourser la dette en priorité aboutit à augmenter la dette ».

Il faut dire que chaque matin les radios mentent : « il n’y a plus d’argent dans les caisses », « si on ne rembourse pas la dette, nos enfants devront la payer », « chaque enfant qui nait, nait avec 25 000 euros de dette sur la tête », « un état c’est comme un ménage, il ne doit pas dépenser plus que ce qu’il gagne », « on dépense trop », « il faut faire des économies ».

Comment comprendre que tout ça est de la propagande pour faire bosser plus en vous donnant moins ? Comment admettre que notre gouvernement de gauche reprennent ces leitmotivs ? Et qu’incroyablement, il vienne de décider d’un nouveau budget d’austérité 2014 qui s’avère un record dans les annales.

Pourtant la preuve est faite année après année : la dette publique de la France s’élevait à 85,9 % fin 2011 et à 90,2 % fin 2012. Elle a atteint 91,7 % du PIB à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Quelle est cette politique qui aboutit au contraire de ce qui est escompté et annoncé ?

A quoi ça sert que le déficit baisse de 5,3 % en 2011 à 4,8 % en 2012 qu’il atteigne 3,9 % du PIB en 2013. Il est fixé à 3 % en 2014 et à 0,5 % en 2017 pour obéir aux libéraux de Bruxelles et au TSCG (« Traité sur la stabilité, al coordination et la gouvernance » sic)

Mais au fur et a mesure, la dette publique augmente de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que cet argent qui va à rembourser la dette, ces économies qui sont faites sur les dépenses induisent stagnation de la croissance et récession. Le blocage du Smic et le gel des points d’indice des fonctionnaires, la baisse des salaires et retraites, aboutit à la baisse des recettes fiscales et sociales. La stagnation des salaires et des prestations sociales exigées par le Medef et la Commission européenne écrase la demande solvable des salariés.

C’est comme un commerçant dont la banque exige de payer des traites à marche forcée au détriment de l’approvisionnement de ses stocks. Son chiffre d’affaire baisse et sa dette augmente au fur et à mesure qu’il la rembourse.

C’est comme un jardinier qui arrose le fleuve pendant que son jardin dépérit.

Donner priorité à la dette et a la réduction des déficits, c’est non seulement jeter des steaks aux requins, mais c’est l’enlever de la bouche des passagers du navire.

Sans desserrer l’étau usurier des banques privés, sans remettre en cause les dettes publiques de l’état, et investir tout de suite, de façon urgente, dans la relance, il n’y a pas d’issue.

En un mot, il faut dépenser « plus » (et non pas « moins ») pour nous en sortir. Au lieu de nous serrer la ceinture, de nous flexibiliser, il faut travailler mieux, moins, tous, et gagner plus… Tout de suite. Il va falloir être nombreux – comme au Portugal, en Turquie, en Egypte, au Brésil – à manifester à la rentrée en défendant nos retraites, pour que la gauche entende cela.

Gérard Filoche.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 08:28

Lundi dans la presse: "moins 1000 salariés chez Air France"

Mardi: "moins 2000"

Il était donc normal de voir aujourd'hui, dans les journaux spécialisés, "3000 suppressions de postes envisagés chez AF".

Vivement la fin de la semaine, que ça s'arrête!

Quelques articles sur le sujet:

Air France : jusqu’à 3000 postes supprimés ?

Alors que la compagnie aérienne Air France s’apprête à annoncer de nouvelles mesures dans le cadre du plan de restructuration Transform 2015, les réductions d’effectif pourraient concerner 3000 postes selon un syndicat.. A en croire le secrétaire général de la CGT Air France Didier Fauvette, « le chiffre qui circule est de 2 500 à 3 000 suppressions de postes », des niveaux « relativement élevés » qui signifient que l’on « aura fait partir plus de 10 000 salariés en quatre ans ». Un autre syndicaliste a estimé que 2000 à 2200 postes au sol étaient visés, le reste se répartissant entre PNC et agents techniques. La compagnie nationale française s’est refusé à commenter ces chiffres, devant présenter ce mercredi en comité central d’entreprise les grandes lignes de son action (les détails seront finalisés d’ici l’assemblée générale d’octobre). Le PDG du groupe Air France – KLM Alexandre de Juniac avait annoncé un nouveau tour de vis « sans départ contraint » en raison de résultats insuffisants dans le court et moyen-courrier et dans l’activité cargo, et d’une baisse des charges de personnel (-1,1%) pas à la hauteur des espérances « malgré les réductions d’effectif et le gel des salaires et de l’avancement », comme le rappelait Les Echos. Et ce malgré les bons résultats financiers dévoilés par le groupe de l’alliance SkyTeam, avec notamment une baisse de la perte nette au premier semestre et un résultat d’exploitation positif au deuxième trimestre, une première depuis 2008. Rappelons que la première phase de Transform 2015 avait entrainé la suppression de 5122 postes, dont 2767 départs volontaires, pour une baisse totale des effectifs de 5,3% depuis l’été 2012 (100 700 salariés, intérimaires compris).

Transform 2015 (II) : Air France va devoir tailler encore dans les effectifs...

Plusieurs milliers d'employés devront quitter Air France sur le mode du volontariat en 2014. C'est ce que prévoit d'annoncer la compagnie aux élus du personnel aujourd'hui en comité central d'entreprise. Une mesure qui s'avère nécessaire si la compagnie veut gagner en compétitivité. Ces départs devraient concerner en priorité le personnel moyen courrier et cargo.

Cette année, à fin juin 2013, les partants volontaires des emplois sol sont plus nombreux à partir que l'objectif fixé (2880 partants pour un objectif de 2770). "Le moyen courrier n'est pas une cause perdue !" Alexandre de Juniac, le Pdg d'Air France l'affirmait pendant la dernière présentation des résultats semestriels, vendredi 26 juillet.

Oui, mais à quel prix ? C'est ce que les élus du personnel devraient entendre aujourd'hui, lors du comité central d'entreprise où il leur sera présenté un bilan des réalisations - apparemment insuffisantes à mi parcours - du plan Transform 2015 et les décisions complémentaires nécessaires au redressement. Les deux sources de pertes désignées par la direction d'Air France restent le cargo et le moyen courrier. Certains syndicats contestent la méthode de calcul des revenus du moyen courrier estimant que sur un vol long courrier nourri par un vol moyen courrier, l'apport du tronçon moyen courrier est systématiquement minoré pour faire la part belle à la recette du long courrier. Manque de chance, même les recettes unitaires du long courrier ont souffert lors du second trimestre de l'exercice en cours à -1,3%.Il est donc peu probable qu'Air France accorde beaucoup d'attention à cet argument. La compagnie française devrait annoncer de nouvelles suppressions de lignes, des transferts de lignes vers ses partenaires stratégiques que sont Air Europa et Air Berlin, et l'octroi de lignes supplémentaires à Hop et Transavia.

Or, s'il est trop tôt après trois mois d'activité pour juger de la performance de Hop qui regroupe les filiales d'Airlinair, Britair et Régional, chacune travaillant avec des règles sociales différentes, Transavia n'affiche pas la meilleure des performances low cost qu'Air France/KLM pourrait en attendre. La compagnie (France et Hollande) affiche un résultat d'exploitation négatif de 54 millions d'euros pour le premier semestre (-46 millions en 2012) et sa recette unitaire accuse une baisse de 3,7% en dépit de remplissages records. On peut donc s'attendre à de vraies coupes dans le moyen courrier non essentiel au hub de CDG, sans toutefois laisser une place vide là où les low cost pourraient immédiatement se faufiler. Pointées du doigt, les bases de province dont les négociations sociales nécessaires aux gains de productivité attendus ont trainé en longueur. Mais ce sont toutes les implantations hexagonales, bases ou pas, qui peuvent s'inquiéter. D'un peu plus d'un millier de postes à supprimer - chiffre estimé par certains syndicats début juillet, le curseur est passé hier à 2500 à 3000, selon une source syndicale CGT citée par BFM. Ceci s'ajoutant à la première mouture du plan Transform 2015 qui, en 2012 prévoyait 5122 départs d'équivalents temps plein jusqu'en 2014. Cette année, à fin juin 2013, les partants volontaires des emplois sol sont plus nombreux à partir que l'objectif fixé (2880 partants pour un objectif de 2770). A l'inverse les pilotes tardent à se décider (270 partants sur un objectif de 300. Quant aux PNC, l'objectif est de 500 départs volontaires. Nul doute que les trois catégories de personnel seront à nouveau touchées par les mesures complémentaires que s'apprête à annoncer Air France - mais tous ces départs devraient encore s'effectuer sur la base du volontariat comme le prévoit l'accord paritaire. La direction d'Air France devrait donc annoncer aujourd'hui les grandes lignes de la nouvelle phase du plan Transform 2015 avant d'en détailler tous les aspects en octobre lors d'un prochain CCE.

Air France: Les nouvelles réductions d'effectifs prévues annoncées ce mercredi

Les syndicats ont accueilli sans surprise l'annonce de nouvelles restructurations qui étaient attendues pour septembre...

Air France-KLM, engagé dans une vaste restructuration depuis 2012, doit informer ce mercredi les représentants du personnel d'un nouveau plan de départs volontaires, phase 2 du plan Transform 2015 qui a déjà entraîné la suppression de 5.600 postes au sein de la compagnie aérienne. Le PDG du groupe franco-néerlandais, Alexandre de Juniac, a prévenu vendredi que de nouvelles réductions d'effectifs seraient annoncées aux syndicats mercredi à l'occasion d'un comité central d'entreprise (CCE).

Des mesures difficiles

«Nous avons un ordre de grandeur du sureffectif potentiel chez Air France», a-t-il déclaré, indiquant que «ces mesures sont difficiles». Mais, a-t-il précisé, aucune ne sera «contrainte». Elles prendront la forme de plans de départs volontaires, de temps partiel et de congés sans solde. Les syndicats ont accueilli sans surprise l'annonce de nouvelles restructurations qui étaient attendues pour septembre. Pour Béatrice Lestic, secrétaire général de la CFDT, «il n'y a pas de vraie surprise sur cette annonce-là». «On attend d'avoir le chiffrage du sureffectif», a-t-elle déclaré à l'AFP. «L'essentiel des mesures sera détaillé plutôt à la rentrée lors du CCE du 4 octobre», a-t-elle précisé. Elle a toutefois rappelé que, dans le cadre de Transform 2015, un accord avait été signé avec la direction «avec un engagement de l'entreprise de ne pas recourir à des départs contraints». «Je pense qu'on va être sur des niveaux relativement élevés puisque la direction table sur des départs chiffrés allant de 2.500 à 3.000 personnes», a déclaré pour sa part Didier Fauverte, secrétaire général de la CGT Air France. Il a rappelé qu'un plan de départ volontaire avait déjà été mis en œuvre deux ans avant l'accord sur Transform 2015. «En l'espace de 4 ans, on va avoir perdu entre 12 et 15.000 personnes. Cela commence à faire beaucoup», a-t-il jugé.

Faiblesse du court et moyen courrier

«Au point de vue opérationnel, notamment dans les escales, ça devient plus que tendu. Il y a de moins en moins de personnes au contact des passagers», a-t-il affirmé, ajoutant ne pas être «persuadé que les économies sont faites au bon endroit». La première phase de Transform 2015 a d'ores et déjà entraîné entre juin 2011 et juin 2013 une baisse des effectifs de 5,3%, soit 5.600 personnes. Les effectifs sont ainsi passés de 106.300 à 100.700 salariés, intérimaires compris. Transform 2015 doit permettre de réaliser en trois ans deux milliards d'euros d'économies, en partie grâce à une efficacité économique supplémentaire de 20%, et de ramener la dette à 4,5 milliards fin 2014 contre 6,5 milliards en janvier 2012. Au printemps, la direction avait néanmoins prévenu que le plan allait être amplifié, le groupe souffrant toujours de la faiblesse du réseau court et moyen-courrier chez Air France et du cargo pour l'ensemble du groupe. Le réseau court et moyen-courrier de KLM sera, lui, épargné par les nouvelles mesures.

La restructuration porte ses fruits

Le court et moyen-courrier d'Air France, affecté par la vive concurrence des compagnies à bas coûts, a enregistré l'an dernier 800 millions de pertes contre 700 millions en 2011. Dans l'activité cargo, le groupe va encore réduire ses capacités, abandonnant de plus en plus les avions tout cargo au profit du fret en soute. La restructuration mise en oeuvre depuis un an et demi chez Air France s'est pourtant traduite par des résultats en nette amélioration au deuxième trimestre 2013. D'avril à juin, le groupe a divisé par cinq sa perte nette, à moins 163 millions d'euros.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:54

Allez, pour changer un peu, deux articles de la presse du jour.

Etonnant celui de CityJet, car on croyait vraiment que "l'affaire était dans le sac".

Et les salariés dans tout ça?

Vente de CityJet : rien à l’horizon ?

Intro Aviation, désignée favorite pour le rachat de la compagnie aérienne CityJet, a déclarée être « à des années lumière » d’un éventuel accord avec Air France – KLM.

Alors que de nombreux médias annoncent la vente de la compagnie régionale basée à l’aéroport de Londres – City avant la fin du mois de juillet 2013, la société allemande a confirmé samedi avoir des discussions avec le groupe franco-néerlandais au magazine Wirtschaftswoche mais nié toute possibilité d’un accord imminent. Selon son PDG Hans Rudolf Woehrl, tout reste « ouvert » sur le fait qu’un accord sera ou non signé, et de toute façon le résultat des négociations en cours est « à des années lumières ».
Air France – KLM n’a pas commenté cette annonce, pas plus qu’elle n’avait commenté les rumeurs nommant depuis avril dernier Intro Aviation, impliqué précédemment dans Eurowings ou LTU, ou la société irlandaise ASL Aviation (dont est cliente Europe Airpost). Mais en février dernier, Philippe Calavia, vice-président finances du groupe de l’alliance SkyTeam, avait annoncé que l’on saura « pour sûr d’ici juillet » si CityJet sera vendue ou restera en son sein au prix d’une restructuration. Il précisait alors que « le deal n’est ni important ni complexe » mais que la position de la filiale « n’est pas si évidente » dans le groupe, après la fusion des activités régionales d’Air France au sein de Hop!.
CityJet opère une flotte de 38 avions vers 24 destinations européennes. Rachetée en 2000 par Air France, elle est dans le rouge depuis six ans avec 17 millions d’euros de perte l’année dernière, alors qu’elle en gagnait 20 millions en 2007. Et elle emploie plus de 90 personnes sous contrat de travail français, au sort desquels Air France – KLM a promis d’être « attentif ».

De l'espoir pour les équipages et les techniciens de Régional. Ils pourront aller bosser en Hollande:

KLM Cityhopper ajoute 6 Embraer à sa flotte

KLM Cityhopper, filiale régionale du groupe KLM, a conclu un accord avec le loueur d’avions asiatiques Boc Aviation portant sur 6 Embraer E-190. Les six E-Jets viendront s’ajouter à sa flotte de 22 Embraer E-190, le premier exemplaire configuré en classe unique de 100 sièges, devant être livré à partir de la seconde moitié 2013. Ces nouveaux aéronefs font partie du plan de renouvellement de sa flotte de Fokker dont elle possède 26 exemplaires à ce jour, si bien qu’à la livraison du dernier exemplaire E-Jet, sa flotte comportera davantage d’Embraer E-190 que de Fokker 70. « C’est une reconnaissance majeure pour le programme E-Jets que de voir KLM Cityhopper poursuivre la modernisation de sa flotte avec les E-190, a expliqué Paulo Cesar Silva, PDG d’Embraer. Grâce à son partenariat avec Air France, le groupe combiné possèdera plus de 50 avions de ce type, la plus grande flotte d’E-Jets en Europe. » Boc Aviation est la principale société de leasing basée en Asie avec un portefeuille de 225 avions exploités par 56 compagnies aériennes dans le monde. Depuis sa mise en service commerciale avec LOT Polish Airlines, Embraer a reçu plus de 1 300 commandes d’E-Jets (E-170, E-175, E-190 et E-195) dont 950 ont été livrés à ce jour. Lors du dernier salon du Bourget en juin dernier, elle a annoncé une version modernisée de ses modèles, les versions E2 s’appliquant pour seulement trois modèles, E175-E2, E190-E2 et E195-E2.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 11:08

Camarades,

Voici un lien avec un mail-type et la liste des adresses des 70 membres de la commission des lois constitutionnelles auxquels vous pouvez écrire pour qu'ils mettent la proposition de Nicolas Dupont-Aignan à l'ordre du jour, et ainsi ouvrir le débat à l'Assemblée Nationale

Il s'agit d'une proposition de loi visant a intégrer le Référendum d'Initiative Citoyenne a notre Constitution

Le but n'est pas de soutenir tel ou tel député mais bien d'exprimer notre volonté de disposer enfin d'un outil permettant au peuple d'intervenir directement dans la vie politique de notre pays.

Camarades avec toutes les régressions sociales que l'oligarchie nous imposent sans que nous puissions réagir !!!!!! ANI, les retraites, ect... il me parait important de soutenir cette proposition.

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Published by Ernesto
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 22:05

Un article des Communistes de Pont du Château (63) et deux lettres d'André Chassaigne, qui, sans faire beaucoup de bruit, ni de déclarations provocatrices de ténor populiste de gauche, continu à nous défendre. Un vrai représentant du Peuple.

Nous n'avons pas fini de subir les conséquences de l'Accord National Interpro, signé par la CFDT, la CGC, la CFTC.

Alors que c’est bien François Hollande qui privilé­gie l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites sans qu’à un seul moment de véritables propositions alterna­tives, comme celles de la CGT, ou de la FSU n'aient été examinées. C’est bien ce même gouverne­ment qui préfère écouter les patrons plutôt que les syndicats et les salariés. Et il fallait, dans un entretien publié par le Parisien, beaucoup d’aplomb ou d’abus de la méthode Coué à Michel Sapin, le ministre du Travail, pour dire que « nous avons réussi depuis un an à mettre en place une nouvelle méthode, à développer une culture du dialogue » et que « j’observe qu’aujourd’hui cette méthode est partagée par tous ». Sans doute pensait-il, disant cela, à l’accord sur la flexibilité, l’ANI, rejeté par FO et la CGT !

On a ainsi l’étrange et dérangeante impression que d’actes de foi en déni des réalités, le président, le gouvernement et le PS racontent la belle histoire de leur politique, dans une sorte de fuite en avant, ignorant leur baisse dans les sondages, ce qui est une chose, mais surtout, ce qui est bien autre chose, dans une sorte de surdité totale au désarroi de l’opinion, aux atten­tes de celles et ceux qui les ont élus.

Communiqué :

La CGT, avec d'autres, avait prévenu : la loi de "sécurisation de l'emploi" issue de l'ANI du 11 janvier, signé par les organisations patronales, la CFDT, La CFTC et la CGC, serait une atteinte aux droits des salarié-e-s.

A la Monnerie le Montel, on inaugure ! Puisqu'en cas d'effectif inférieur à 99, la loi permet désormais de réduire à 2 mois la durée de consultation du CE sur le "Plan de Sauvegarde de l'Emploi" (plan de licenciements), la Direction met cette mesure à profit pour tenter de liquider l'établissement "vite fait - bien fait".

Dans ces conditions, les salarié-e-s, leurs représentants syndicaux tentent d'organiser la résistance et avec l'aide d'élus et la DIRRECTE, ont déjà réussi à obtenir le report du PSE du 25 juillet au 26 aout. Pour cela, ils maintiennent jour et nuit une présence sur le site de l'entreprise.

La Direction, elle, tente de les décourager; elle qualifie leur grève d'abusive et les attaque en référé, prétendant qu'ils bloquent l'accès à l'entreprise.

100 % des salarié-e-s de la production sont donc en grève; ils s'apprêtent à tenir les piquets de grève et la permanence, au moins jusqu'à la prochaine négociation qui doit avoir lieu le 29 aout.

Pour les aider à tenir, l'Union Départementale CGT du Puy de Dôme invite toute la population ainsi que tou-te-s les syndiqué-e-s et les syndicats CGT du Puy de Dôme à se rendre sur le site pour manifester leur soutien aux salarié-e-s en lutte. On sait combien la solidarité compte pour le moral des troupes en lutte.

L'entreprise ELBA doit être sauvée, le groupe HAMELIN dont le chiffre d'affaire atteint 700 Millions d'Euros doit renoncer à ces licenciements !

Clermont-Ferrand, 24 juillet 2013

Lettre à Michel Sapin, ministre du travail

André CHASSAIGNE Le 19 juillet 2013

Député du Puy-de-Dôme

4, place Jean-Antoine Pourtier

63890 ST-AMANT-ROCHE-SAVINE

Monsieur Michel SAPIN

Ministre du travail, de l’emploi ou de la formation

Professionnelle et du dialogue social

127, rue de Grenelle

75007 PARIS

Objet : entreprise Elba

Nos références : AC/ED/1375

Monsieur le Ministre,

Je souhaite attirer votre attention au sujet de l’entreprise Elba à La Monnerie-le-Montel, dans le Puy-de-Dôme. En effet, le 8 juillet 2013, Eric Joan, PDG du groupe Hamelin, auquel appartient Elba, a annoncé la fermeture du site sur lequel travaillent soixante-quatre salariés,auxquels il faut ajouter une quarantaine d’intérimaires en période de pointe de production.

Les effectifs de l’usine de La Monnerie, ancienne entreprise familiale, ont atteint près de trois cents salariés avant de connaître une chute vertigineuse dans le cadre des restructurations successives qui ont abouti à son appartenance au groupe Hamelin qui possède également les marques Oxford, Canson et Bantex. C’est au nom de la compétitivité que le groupe veut fermer cette usine dans un bassin d’emplois durement frappé par la crise, où les fermetures de sites et les licenciements se sont multipliés ces dernières années. Hamelin, dont le siège social est à Caen, est implanté dans 19 pays et dispose d’un effectif de 4 200 salariés.

Or, il est assez paradoxal de voir ses dirigeants annoncer un chiffre d’affaires qui a été multiplié par 10 en 20 ans, pour atteindre 700 millions d’euros aujourd’hui, tandis qu’ils ne communiquent aucune information sur les résultats nets. Fort heureusement, hasard de l’information, le magazine « Challenges », vient de nous apprendre que la famille Hamelin figure en bonne place dans les 500 plus importantes fortunes de France, avec un patrimoine de 85 millions d’euros. Dans ces conditions, quel crédit peut-on accorder au motif du licenciement économique, d’autant plus que la fermeture de l’usine auvergnate s’accompagne de celle de quatre autres sites, deux en France, à Troyes et à Villeurbanne, et deux en Italie et en Angleterre ? Les salariés, que nous avons immédiatement rencontrés, ne s’expliquent pas cette annonce alors qu’il y a quelques semaines seulement leur hiérarchie les félicitait pour la qualité du travail et la productivité du site.

De plus, il est pour le moins troublant que la fermeture du site ait été annoncée aux salariés sept jours seulement après la publication du décret précisant les modalités d’application des nouvelles procédures de licenciements collectifs pour motif économique, découlant de la loi dite de « sécurisation de l’emploi ». Ainsi, les opportunités offertes par la nouvelle législation, levant nombre d’entraves aux licenciements, sont pleinement mises à profit par les dirigeants du groupe dès la publication des décrets d’application. Cette décision confirme les atteintes au droit du travail que recèle cette loi, que j’ai vigoureusement combattue, en avril dernier, avec les députés du Front de gauche.

Nous sommes donc confrontés au premier cas concret d’application de la loi en région Auvergne. C’est un cas d’école dont le groupe pourrait tirer plusieurs bénéfices :

- Le groupe Hamelin ne disposant pas de comité central d’entreprise, le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) ne sera pas applicable au niveau du groupe mais dans chaque entreprise concernée par les restructurations. Pour les dirigeants, cette situation est une aubaine qui aura l’avantage de limiter à deux mois le délai durant lequel le comité d’entreprise pourra donner un avis dans la mesure où les licenciements annoncés sont inférieurs à 99 sur chaque site.

- En supprimant la possibilité d’intervention du juge des référés durant la procédure, la loi prive les représentants des salariés de mesures provisoires et rapides, destinées à sauvegarder leurs droits, ainsi que d’un jugement impartial et sérieux quant à la légalité du plan présenté par l’entreprise.

- Le délai d’expertise est limité à deux mois. Il ne permet plus à l’expert, désigné par le comité d’entreprise, d’analyser sérieusement la validité du motif économique des licenciements, comme cela était le cas précédemment.

- L’administration donnera un avis, mais il se limitera à juger la qualité des reclassements des salariés, sans aucune possibilité de contester le bien-fondé du motif économique. Si un accord majoritaire est trouvé, l’intervention de la DIRECCTE se limitera à un contrôle restreint dans un délai de 15 jours. Sans accord majoritaire, le contrôle sera réalisé dans un délai de 21 jours.

Ce recul du droit du travail ouvre donc la porte à des abus patronaux. Les salariés de l’entreprise de La Monnerie, et plus généralement ceux du groupe Hamelin, risquent d’en faire la douloureuse expérience, d’autant plus que, contrairement aux engagements du candidat François Hollande, aucune mesure législative n’a été prise pour mettre un terme aux licenciements abusifs. Bien au contraire, le 16 mai dernier, à l’occasion du débat parlementaire sur la proposition de loi que je défendais pour les députés du groupe GDR, visant à interdire les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives, vous vous êtes réfugié derrière le soi-disant bouclier de la loi de sécurisation de l’emploi pour justifier votre refus de faire adopter cette proposition de loi.

Ainsi, au sujet du renchérissement des licenciements abusifs, vous avez déclaré : « Nous en avons fait un enjeu de la loi de sécurisation de l’emploi, en son article 13 d’abord, mais également au-delà, dans toutes les dispositions qui donnent de nouveaux pouvoirs de négociation et d’anticipation aux représentants des salariés ». Mis aujourd’hui devant le fait accompli, les salariés du groupe Hamelin apprécieront la clairvoyance de votre analyse, si les faits ne confirment pas vos propos.

Vous avez également affirmé que, dans le cadre de cette loi de sécurisation, «le licenciement, pour être accepté selon la nouvelle procédure, sera désormais négocié et donnera lieu à des contreparties et à des engagements ». Sur ce point, les salariés de l’usine de La Monnerie pourront vous informer des méthodes de négociation du PDG du groupe Hamelin ainsi que des contreparties et des engagements qu’ils ont obtenus de sa part. Vous mesurerez à quel point ils sont meurtris par les conséquences de la nouvelle réglementation.

Vous aviez conclu nos échanges par les propos suivants : « D’un côté, votre proposition qui relève plus de la proclamation que de la volonté d’avoir un effet sur le réel. De l’autre, notre logique, et celle des partenaires sociaux, qui consiste en une recherche du compromis par la négociation, dans un espace de droits garantis, en prise avec la réalité des entreprises et celle des salariés à qui elle offre une arme de dissuasion concrète contre les licenciements abusifs ». Là encore, Monsieur le Ministre, les salariés d’Elba vous décriront la réalité des « droits garantis » dont ils disposent et « l’arme de dissuasion » qu’ils offrent contre la toute puissance et le mépris de la direction du groupe Hamelin.

Dès sa première application, la loi dite de sécurisation de l’emploi amplifie les reculs sociaux et les atteintes aux droits des salariés, créant désillusion et colère. C’est pourquoi, je vous sollicite afin que le gouvernement se mobilise rapidement pour apporter un soutien concret aux travailleurs du groupe Hamelin qui dispose des moyens nécessaires pour assurer la continuité de la production sur le site de La Monnerie, comme dans l’ensemble des usines du groupe menacées de fermeture ou de licenciements.

Par ailleurs, je réitère ma demande de mesures législatives pour que les salariés retrouvent des droits dignes de ce nom et soient en situation de contester, à armes égales, la politique de l’argent-roi et des licenciements abusifs qui se généralisent sous l’impulsion des grands groupes industriels.

Dans l’espoir d’une intervention rapide et efficace de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

André CHASSAIGNE

Lettre à Arnaud Montebourg

André CHASSAIGNE Le 22 juillet 2013

Député du Puy-de-Dôme

4, place Jean-Antoine Pourtier

63890 ST-AMANT-ROCHE-SAVINE

Monsieur Arnaud MONTEBOURG

Ministre du Redressement Productif

139, rue de Bercy

75012 PARIS

Objet : entreprise Elba (Puy-de-Dôme)

Nos références : AC/ED/1378

Monsieur le Ministre,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation de l’entreprise Elba à La Monnerie-le-Montel, dans le Puy-de-Dôme, qui fabrique essentiellement des classeurs à anneaux. Eric Joan, PDG de Hamelin, groupe de 4200 salariés implanté dans 19 pays, auquel appartient l’usine de La Monnerie, vient d’annoncer la fermeture du site au nom de la compétitivité : soixante-quatre salariés risquent ainsi d’être privés d’emplois, auxquels il faut ajouter 40 intérimaires en période de pointe de production. Dans un bassin durement frappé par la crise, de véritables fleurons de l’industrie locale ont déjà disparu ces dernières années, entraînant la fermeture de nombreuses PME, avec à la clé des savoir-faire anéantis et des centaines d’emplois rayés de la carte.

Ancienne entreprise familiale, l’usine de La Monnerie comptait près de trois cents salariés avant de connaître une chute vertigineuse de ses effectifs dans le cadre des restructurations successives, jusqu’à son absorption par Hamelin.

La stratégie du groupe Hamelin, qui, outre la marque Elba, possède également les marques Oxford, Canson et Bantex, ne manque pas d’interroger. Son chiffre d’affaires a été multiplié par 10 en 20 ans, pour atteindre 700 millions d’euros aujourd’hui. De plus, le groupe refuse de publier ses résultats nets, alors que ces données sont essentielles pour juger de la pertinence du plan annoncé. Il est cependant intéressant de noter qu’avec un patrimoine de 85 millions d’euros, la famille Hamelin se classe parmi les 500 familles les plus riches de France, selon les données publiées par le magazine « Challenges ».

Dans ces conditions, le motif du licenciement économique est pour le moins contestable, sachant que la fermeture de l’usine auvergnate s’accompagne de celle de quatre autres usines : deux en France (à Troyes et à Villeurbanne) et deux à l’étranger (en Italie et en Angleterre). Les salariés du site auvergnat, actuellement en grève, sont d’autant plus scandalisés par la fermeture de leur usine que leur hiérarchie les félicitait, il y a encore quelques semaines, pour la qualité du travail et la productivité du site.

J’ai participé à une première réunion, organisée en urgence en sous-préfecture de Thiers, en présence des représentants des salariés. Ils constatent, avec amertume et colère, que les dirigeants du groupe Hamelin profitent opportunément du décret du 27 juin 2013, découlant de la loi dite de sécurisation de l’emploi, qui anéantit la plupart des garanties dont disposaient les salariés dans le cadre des procédures de licenciements collectifs. Cette fermeture, annoncée au lendemain de la publication de la nouvelle réglementation, est une véritable provocation qui confirme les atteintes sans précédent au droit du travail que recèle cette loi,vigoureusement combattue, en avril dernier, par les députés du Font de gauche, avec l’expression de fortes réticences de dizaines de députés de la majorité de gauche.

Face à cette situation, le gouvernement ne peut ignorer la désillusion et la colère des salariés. C’est pourquoi, je vous sollicite afin que le gouvernement apporte un soutien concret aux salariés et interpelle M. Joan qui ne peut se dédouaner du devoir de transparence sur la situation financière du groupe, qui dispose, à priori, des moyens nécessaires pour assurer la continuité de la production sur le site de La Monnerie, comme dans l’ensemble des usines menacées de fermeture ou de licenciements. En plus du cas d’école que constitue la stratégie de ce groupe, précurseur dans l’application de la loi dite de sécurisation de l’emploi, elle éclaire une fois encore sur l’urgence de faire évoluer la législation afin de mettre un coup d’arrêt à la multiplication des licenciements abusifs. Désormais, les salariés, les élus locaux et plus largement nos concitoyens ne sont plus dupes : ils expriment clairement leur ras-le-bol de ces gestions d’entreprises purement financières, désastreuses pour l’emploi et pour les territoires, et dont l’objectif est de favoriser sans cesse la rente d’une petite minorité.

C’est pourquoi, je me permets de vous rappeler les promesses de campagne du candidat François Hollande qui s’était engagé devant le peuple français à légiférer pour mettre un terme aux licenciements abusifs. Or, à ce jour, non seulement cet engagement n’a pas été tenu, mais le 16 mai dernier, le gouvernement s’est opposé à l’adoption de la proposition de loi déposée par les députés du Front de gauche, dont le but était précisément d’interdire les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives. Cette proposition de loi avait notamment pour objet d’écarter l’argutie patronale de la « sauvegarde anticipée de la compétitivité », laquelle sert de justificatif aux licenciements dans des entreprises qui sont en parfaite santé financière et qui continuent à servir grassement leurs actionnaires.

Je souhaite donc que vous concrétisiez votre volonté affirmée de promouvoir des initiatives législatives pour que les salariés et les pouvoirs publics disposent enfin de moyens concrets et performants pour s’opposer à cette frénésie financière qui caractérise la gestion des grands groupes industriels aujourd’hui.

Dans l’immédiat, je vous demande de tout mettre en œuvre pour que le groupe Hamelin revienne sur ses décisions, d’autant plus inacceptables qu’il bénéficie d’aides de l’Etat et de collectivités territoriales pour regrouper sa production au détriment de sites existants.

Restant à votre disposition, et dans l’espoir d’une intervention rapide et efficace de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

André CHASSAIGNE

Pour ceux qui souhaitent soutenir les salarié-e-s en lutte :

Pour se rendre sur le site :

La Monnerie le Montel

ZI Grandsaigne

Rue des cartelades

Pour joindre le Délégué Syndical CGT : 06 06 40 03 26

modèle de motion de soutien à envoyer

fax de la direction : 04 73 51 63 25

La Monnerie le Montel : Entreprise Elba, Acte 2
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 20:39

Voilà, je pense que j'ai fini, pour ce soir, de vous faire partager mes lectures du WE.

I am Spartacus

Témoigner, dénoncer, s'engager pour lutter contre les injustices.

Blacks, blancs, beurs, la bavure pour tous
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 20:34

Lu chez Politis,içi

24 propositions du Medef pour démolir les retraites

Le Medef a publié le 25 juillet un brûlot autour de l’actuel système de retraite. Et met en évidence le non-dit des réformes : la retraite par répartition est mise en péril pour développer la capitalisation.

Dans le document de 28 pages, intitulé : « 24 propositions pour équilibrer durablement nos régimes de retraite », rendu public le 25 juillet, le nouveau patron du Medef, Pierre Gattaz, le dit sans détour :

« Il convient de développer la retraite par capitalisation de manière complémentaire au "système cœur" par répartition. En effet, même si toutes les mesures qui s’imposent sont prises pour la pérennité des régimes obligatoires par répartition, il reste que leur équilibre financier dépend pour partie de la croissance. Dans le même temps, le taux de remplacement est plus bas chez les cadres que chez les non cadres. Encourager un complément de retraite par capitalisation notamment chez les jeunes cadres permettrait donc de leur assurer un meilleur taux de remplacement et donnerait une souplesse supplémentaire pour équilibrer le régime général. »

Certes, rien de nouveau dans la position du Medef et dans le camp des ultralibéraux. Dès le mois de mai, le think tank ultralibéral Ifrap a publié ses « 15 clés de la réforme » et défendu une « réforme [qui] devra forcément s’accompagner d’un partage des efforts entre actifs et retraités, y compris d’un recul de l’âge de la retraite, à l’image de ce qui se pratique partout en Europe, et de l’introduction d’une part de capitalisation obligatoire ».

Pierre Gattaz ne fait que décrire en quelques mots la volonté, ancienne, des assureurs et des banquiers de voir se développer le très profitable marché de l’épargne retraite et des fonds de pension. Un marché financier aussi très profitable pour les épargnants les plus aisés.

Les 24 propositions de l’organisation patronale vont donc dans ce sens, c’est-à-dire vers cet objectif de la privatisation et de la financiarisation du système par répartition au profit des investisseurs privés et des grandes entreprises qui ont besoin d’une épargne de long terme. A nouveau réformé, le système de retraite deviendra de plus en plus inégalitaire et soumis aux aléas des marchés financiers.

Lire le dossier de Politis : « Retraites : capitalisation contre solidarité »

D’où vient cette inspiration très libérale ? Des recommandations de la Commission européenne, rédigées sous l’influence des industriels de la finance, validées par les conseils européens, dans lesquels les chefs d’État et de gouvernements n’ont pas opposé de veto.

Ainsi, les analyses du Medef rejoignent les récentes recommandations de « réformes » présentées le 29 mai à la France par la Commission européenne. Chargé d’appliquer les nouvelles procédures de contrôle budgétaire, regroupées sous le nom de « semestre européen », l’exécutif européen exige de « nouvelles mesures » qui doivent « être prises d’urgence » pour remédier aux importants déficits du système de retraite. Dans tous les cas de figure préconisés, le taux de remplacement sera faible. En clair le niveau des pensions baissera assurément.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault devrait à tout le moins l’admettre. De fait, la future entreprise de démolition des retraites par répartition sera accompagnée d’un développement de la capitalisation. Par exemple, sous Sarkozy, la réforme des retraites de 2010 a favorisé l’essor de l’épargne retraite collective (le deuxième pilier de la retraite, selon la Commission européenne, voir plus bas). Il n’est donc pas inutile de rappeler que se joue en coulisse la place laissée à la capitalisation. Le Medef ne fait que donner le coup d’envoi des grandes manœuvres. Pour le gouvernement, il s’agit de faire passer, discrètement, le diktat de la Commission, pas forcément dans la réforme des retraites, ce qui serait trop visible.

A la suite des recommandations de la Commission qui a fixé un délai réduit pour résorber le déficit public, le Premier ministre a estimé que les préconisations de Bruxelles sont dans « la droite ligne de ce qui avait été annoncé ». Mais les réformes seront faites « à notre manière », a-t-il ajouté. Oui à la baisse des pensions du régime général, qu’il faudra bien compenser par des mesures qui concerneront l’épargne financière (chez les socialistes, on ne dit pas épargne retraite), laquelle assure à peine 3 % des revenus des retraités français.

Ainsi, les « objectifs généraux » du document du Medef fixe le cap : il s’agit de « garantir la soutenabilité du système de retraite par répartition, en contribuant au rééquilibrage des finances publiques tout en assurant un bon niveau de retraite pour les jeunes générations, à conforter par une part de retraite par capitalisation ».

Le long chapitre du document consacré au « nécessaire développement de la retraite par capitalisation » est révélateur de la proximité de vue entre la Commission européenne et les lobbyistes patronaux. Le développement de la capitalisation passe par les trois piliers définis par la Commission européenne : des régimes obligatoire par répartition (une sorte de minima social), des régimes collectifs par capitalisation et des régimes individuels par capitalisation (la fameuse retraite « supplémentaire » pour éviter de désigner ces systèmes par leur vrai nom : les fonds de pension).

Le commissaire européen en charge des services et du marché intérieur, Michel Barnier, a récemment rappelé cette architecture dans une proposition de directive destinée à « améliorer la gouvernance et la supervision des fonds de pension professionnels à l’automne 2013 » (pour les généraliser), c’est-à-dire les régimes collectifs, qui constituent le deuxième pilier de la retraite.

Au pouvoir depuis plus d’un an, François Hollande et Jean-Marc Ayrault n’ont pas affronté la Commission européenne sur ce terrain de la réforme des retraites et de la capitalisation. Pourtant, sans la capitalisation, point de salut, défendent l’exécutif européen comme le Medef. Encore une pilule amère à faire avaler au peuple de gauche…

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