Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
  • Contact

Recherche

10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:32

Souvenez-vous.
Peu avant les "mobilisations" pour la défense des régimes spéciaux de retraites, nos médias, toujours bien attentionnés, nous annonçaient un "scoop" :"Beurk ! Les vilains syndicalistes. Chargés de la défense des salariés, lIls touchent ". "Ils se seraient laissé corrompre, lâchement".

Nos médias, dans ce qui a été la première affaire de l’UIMM, présentaient  nos patrons comme de parfaits négociateurs n’ayant voulu que « …fluidifier les relations sociales ».
C’est quand même oublier un peu vite ce qu’est la corruption et quelles sont les responsabilités juridiques des corrompus mais aussi des corrupteurs.

L’information s’était arrêté là….

Information ???? Tu parles.

Voiçi, sortit quelques semaines après,  ce qui est, il faut bien le dire, un autre scandale, et qui touche içi le financement des antennes locales du Medef par la médecine du travail.

Issu des accords sociaux conclu à la fin de la seconde guerre mondiale, nos patrons sont responsables de la santé des salariés qu’ils utilisent (et abîment, le travail ça n’a jamais été la santé…). Ainsi, tranquillement et depuis fort longtemps semble t’il, certains patrons détournaient les cotisations dites « patronales » (mais bien prélevées sur les salaires des employés) et assuraient ainsi le fonctionnement de certaines "sucursales" du syndicat patronal.

Le reportage complet sortit par l’excellent site d’information « Rue89 » et par France Inter (Qui en avait déjà entendu parlé ???) :


Rue89:

Médecine du travail: l'autre caisse noire du Medef

Comment l'argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat. Une enquête Rue89/France Inter.

Le reportage complet avec vidéos, documents etc...

http://www.rue89.com/2007/11/07/medecine-du-travail-lautre-caisse-noire-du-medef

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:13
Comme vous l'avez suremment remarqué, nous sommes quelques uns, à nous étonner de la "passivité" semble t'il organisée, des dirigeants et par voix de conséquence , de  la politique de notre organisation.
Tantôt timide, tantôt semblant agir sous la pression, ce n'est pas la CGT des grandes luttes  que nous trouvons ces dernières semaines.

Aussi , il est  important de rappeler la "une" des Echos (pas de l'Humanité) du 5 mars:


Le baromètre trimestriel Ipsos-Manpower-LCI-« Les Echos » · De plus en plus de salariés tentés par la grève pour obtenir des augmentations · Les patrons réduisent leurs intentions d'embauche

Les conflits sociaux observés ces dernières semaines pourraient s'amplifier, si l'on en croit la cinquième vague du baromètre Ipsos-Manpower-LCI-« Les Echos ». Les salariés interrogés se disent de plus en plus nombreux à vouloir faire grève si un mouvement se déclenche sur leur lieu de travail. Les patrons ont conscience de faire face à une situation plus tendue : près d'un sur dix (9 %) s'attend à devoir gérer un conflit social dans les mois qui viennent, contre 4 % en novembre. Les débats sur les prix et le manque de concurrence dans la grande distribution ont propulsé la question des salaires en tête des préoccupations (52 %), loin devant l'emploi (27 %) et la durée du travail (17 %). Les salariés sont ainsi plus de quatre sur dix (41 %) à déclarer redouter une dégradation de leur pouvoir d'achat. Les patrons, quant à eux, réduisent leurs intentions d'embauche de 38 % en novembre à 26 % aujourd'hui. Sous pression, ceux-ci renouent avec les augmentations générales de salaires. C'est le cas par exemple d'AXA, de PSA, d'Air France et de Renault, ainsi que de nombreuses PME. Les DRH sont aussi obligés de lâcher du lest sur les conditions de travail.



Ben alors!! Tout va bien!
Finit les questionements autour des mobilisations, Bernard Thibault et son état major peuvent se rassurer! Le peuple se lève.
Il serait dommage, que nos responsables lui apporte une chaise....


Et pour "assoir" notre réputations de Gauchistes (largement exagérée, bien sûr), un lien vers un Bog ami:

http://rougeespoir.over-blog.com/

Repost 0
Published by Ernesto - dans La CGT
commenter cet article
10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 21:54
Malheureusement , nous l'évoquions récemment, au travers de supression de postes dans les escales Air France, c'est bien directement, dans notre secteur d'activité, que l'actionnaire principal vient réduire la voilure.

Supression des dessertes sur Rennes: Brit'Air, sur Lyon: 6 A/R : Brit'Air, sur Avignon: Airlinair....

Toutes les infos doivent être prises en comptes, qu'elles concernent directement ou pas nos sociétés. Ne penser qu'en se fermant les yeux et en se bouchant les oreilles c'est un comportement irresponsable, le transport aérien est un secteur trop fragile pour qu'une carte ôté dans un coin n'entraine des conséquences significatives sur l'ensemble du chateau.

Des infos de nos Amis d'Apex:

Air France se prépare à réduire la voilure sur la province

 

La concurrence croissante du TGV et des « low-cost » conduira à de nouvelles suppressions de fréquences et de lignes au départ des régions Cliquez ici, avec à la clef la réduction d'un quart des effectifs en escale.

Si le trafic global du groupe Air France-KLM devrait poursuivre sa croissance dans les prochaines années, l'activité des escales de province d'Air France continuera à décliner. Et, avec elle, le nombre des vols intérieurs et des emplois en province. C'est ce qui ressort d'un document interne intitulé « Perspectives d'activité de la direction des escales France (DEF) », présenté le 27 février au comité central d'entreprise. Selon ce document, qui porte sur la période 2008-2018, la concurrence tant du TGV que des compagnies à bas coûts et les contraintes environnementales conduiront à des fermetures de lignes et à la réduction des fréquences vers les régions françaises. Avec pour corollaire la disparition d'un millier d'emplois dans les escales de province d'ici à 2017, sur un effectif actuel de 3.992 équivalent temps-plein.

Le programme d'été 2008, qui démarrera le 31 mars, verra ainsi la fermeture d'Orly-Rennes, d'Orly-Lyon et d'Orly-Avignon (à fin août), ainsi que la suppression de deux fréquences quotidiennes sur Orly-Marseille. L'offre globale restera néanmoins stable, à 0,1 %, grâce à l'ajout de quelques vols sur le « hub » de Roissy-CDG, notamment au départ de Lyon. Mais, à plus long terme, la baisse d'activité ira en s'amplifiant, avec l'accélération des temps de trajet du TGV vers Montpellier en 2013, Strasbourg en 2015 et Bordeaux et Toulouse en 2016. Selon les projets évoqués en interne - mais non confirmés par la direction qui évoque de « simples hypothèses » -, Strasbourg pourrait ainsi perdre sa liaison sur Orly à l'horizon 2015-2016, de même que Bordeaux, dont le trafic fondrait de 40 % dès 2013. Toulouse pourrait voir le nombre de ses navettes divisé par deux, avec un trafic en baisse 30 % dès 2013. Le trafic entre Paris et Marseille, Montpellier et Toulon devrait également reculer d'au moins 20 %. A l'horizon 2017, seule Nice - et évidemment la Corse - échapperait ainsi à l'effet TGV.

Éviter des licenciements

Les départs naturels permettront cependant d'éviter des licenciements, affirme la direction d'Air France, qui espère parvenir à un accord avec les syndicats. « C'est pour nous y préparer que nous avons voulu les informer, afin de mettre en place des solutions contractuelles, comme nous l'avions fait dès 2004 pour préparer l'arrivée du TGV à Strasbourg », explique un responsable des ressources humaines.

Mais, pour l'heure, les principales organisations de personnel d'escales, comme la CGT et FO, se refusent à valider une stratégie revenant, selon l'expression de la CGT, « à céder du tarmac à la concurrence ».

A l'appui de sa thèse, la direction d'Air France avance d'abord un bilan. Sur les dix dernières années - soit depuis l'absorption d'Air Inter en 1997 -, l'activité des escales de province a augmenté de 6 % seulement, alors que dans le même temps les effectifs progressaient de 35 %, entraînant une hausse des coûts unitaires de 67 %. Résultat : « Le coût unitaire moyen des escales Air France ressort 2,5 fois plus élevé que celui des chambres de commerce », souligne l'étude. La concurrence du TGV a fortement impacté les lignes « radiales » Orly-province. Mais l'augmentation des coûts aéroportuaires a aussi contribué, pour 50 % selon Air France, à l'augmentation des coûts par siège.

Cependant, la forte augmentation des tarifs, estimée à 35 % sur cinq ans, associée aux efforts de production, aurait permis de compenser cette envolée. Avec toutefois pour conséquence un « glissement de la clientèle haute contribution vers la basse contribution », apparemment accepté par la compagnie.

 

 

Air France envisage de supprimer 1.000 emplois en province d'ici 2016

 

La compagnie Air France envisage de supprimer 1.000 emplois d'ici 2016 en province en raison de la concurrence du TGV, a déclaré jeudi une porte-parole de l'entreprise.

"Ce sont des hypothèses" de travail qui ont été présentées au Comité central d'entreprise, a-t-elle souligné en assurant qu'il n'y aurait "pas de licenciements".

A titre d'exemple, Air France avait dit en octobre qu'elle prévoyait de perdre un demi-million de passagers sur un an entre Strasbourg et Paris, après la mise en service du TGV-Est en juin 2007.

Par ailleurs, la compagnie doit fermer ses lignes d'Orly vers Avignon, Rennes et Lyon dans son programme d'été 2008, a ajouté la porte-parole, confirmant une information des Echos.

Air France doit aussi réduire de deux fréquences sa desserte entre Orly et Marseille, a-t-elle précisé.

Mais Air France doit aussi ouvrir des fréquences supplémentaires vers Roissy, selon elle. La compagnie doit augmenter ses capacités domestiques de 0,1% dans son programme d'été, a ajouté la porte-parole.


Pour complèter l'info, il faut signaler que nos camarades d'Orly s'étaient rapidemment mobilisés  lorsque l'info avait été sortit par ..... la CFDT.....

Il y a en ce moment des relations ....lentes et de l'inertie , mais celà devrait s'arranger...
J'espère....

 

 

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 12:34
Quelques nouvelles, glanées içi et là:



Alitalia, suite et pas fin....

Les accords de reprises d'Alitalia par le groupe AF/KLM, ne concerneraient pas la filiale "sol" de la compagnie Italienne.
Les négociateurs auraient mis ce préalable à la poursuite des discussions....
Près de 1000 salariés sont concernés par ce "détail" du process...

Nouveau contrat géant pour Sabena Technics


Le groupe aéronautique français a signé avec Aer Lingus un contrat portant sur l’entretien de 30 A320 et de 15 A340.

Le groupe aéronautique français spécialisé dans la maintenance des avions va annoncer son 2e contrat géant en l’espace d’un mois.

Après avoir raflé à Air France Industrie l’entretien des avions citerne de l’Armée de l’Air, Sabena Technics a signé avec l’irlandais Aer Lingus en début de semaine un contrat portant sur l’entretien de trente A320 et de quinze A340.

Ce contrat, au montant encore non dévoilé, devrait débuter en 2009 et s’étendre sur 12 ans. Les A320 d’Aer Lingus seront entretenus à Dinard alors que les A340 seront révisés à Bordeaux sur les anciennes installations de Sogerma récemment acquises par Sabena Technics auprès d’EADS.

Ce contrat qualifié d’exceptionnel en interne pourrait générer une cinquantaine d’embauches, notamment à Dinard, dont jusqu’à présent le plan de charge était surtout alimenté par la maintenance des avions de Régional, la filiale d’Air France.

Hors exceptionnel, l’activité maintenance de Dinard a enregistré une progression de chiffre d’affaires de 2 millions d’euros entre 2006 et 2007.


Ca va les changer des fantastiques  Fokker....
Il parait que le "tape Alu" n'est pas autorisé par Airbus ...
C'est pour rire, bien sûr..

 

 Chez Ryanair,  pas de salarié dans les aéroports, (ce sont nos impots qui les font fonctionner les compagnies Low Cost, présentées comme des exemples par Jacques Attali) mais par contre, Big service juridique...

 

Ryanair dépose une nouvelle plainte contre Air France-KLM

 

La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts s'est plaint auprès de la Commission européenne d'une aide de l'Etat néerlandais dont aurait bénéficié illégalement sa concurrente la compagnie franco-néerlandaise et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.  

La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a porté mercredi une nouvelle plainte auprès de la Commission européenne contre une aide de l'Etat néerlandais dont aurait selon elle bénéficié illégalement sa concurrente Air France-KLM et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.

L'aide en question s'élève "à plus de 400 millions d'euros par ans", a affirmé Ryanair dans un communiqué, ajoutant qu'"elle est versée par le gouvernement néerlandais sous la forme d'une exemption des transferts de passagers de l'éco-taxe sur le transport aérien". Cette taxe sur les vols en partance des Pays-Bas doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Elle s'élève à 11,25 euros pour les vols européens et 45 euros pour les vols hors du continent. La mesure a été justifiée en termes écologiques dans l'esprit du "pollueur payeur" par le gouvernement de centre-gauche néerlandais

Ryanair affirme que Schipol est en pratique "le seul aéroport néerlandais abritant des transferts de passagers entre deux vols, et qu'Air France-KLM représente à lui seul 95% de ce trafic". Schipol et l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle sont les deux principales plateformes de correspondance d'Air France-KLM.

Ryanair considère du coup que cette exemption de taxe aux Pays-Bas "profite quasi-exclusivement à Schipol et au monopole d'Air France-KLM", et voudrait qu'elle soit supprimée, ou bien étendue à tous les vols, a plaidé Jim Callaghan, le directeur juridique de la compagnie dublinoise, cité dans le communiqué.

"Nous avons nous même engagé une procédure en référé contre l'Etat sur cette taxe, car elle nuit à la concurrence (...) et est contraire à des traités internationaux", a indiqué à l'AFP Gerbrant Corbee, porte-parole de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol. Le juge des référés de La Haye doit entendre les parties dans cette affaire, parmi lesquelles de nombreuses compagnies aériennes internationales, lors d'une audience mercredi 5 mars.

Ryanair a déjà lancé de multiples plaintes contre des aides d'Etat présumées, accordées selon elle illégalement aux grandes compagnies aériennes d'Europe comme Air France, Lufthansa et Alitalia. La compagnie irlandaise a même porté plainte contre la Commission européenne pour n'avoir rien fait contre ces aides "indues" qui faussent selon elle la concurrence.


Et puis, le "meilleur" pour la fin. Ca vient directemment du CCE d'Air France

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Ce jeudi 27 février, le Comité Central d’Entreprise d’Air France était informé de l’accord soumis aux Personnels Navigants Commerciaux (PNC) pour référendum.

 

Voici, le texte d’une motion adopté durant cette réunion et après un long débat sur la situation sociale dans ce secteur de l’entreprise.

 

MOTION PRESENTEE PAR LES ELUS

SESSION CCE DU 27 FEVRIER 2008

 

 

Les élus de la session CCE prennent acte de la volonté de l’entreprise de procéder à une consultation du PNC sur la base d’un projet d’Accord négocié avec trois organisations syndicales représentatives.

 

Le projet présenté permet de maintenir une rémunération de base forfaitaire tout en prenant en compte la totalité du temps passé au service de l’entreprise ; par ailleurs, les améliorations constatées au niveau des règles d’utilisation tant sur long-courrier que sur moyen-courrier démontrent une avancée réelle au niveau de la prise en compte de la pénibilité du métier.

 

Même si de nombreux chapitres restent encore en discussion, les élus constatent la volonté affichée par l’entreprise de parvenir, à l’issue d’un conflit historique, à une solution négociée.

 

Votée par :

 

POUR      : 5 CFDT – 2 CFE CGC – 1 CGT / UGICT CGT

CONTRE  : 2 FO


Si, si…..

Vous ne révez pas….

Il ne s’agit pas du gag d’une émission de télé-réalité ou d’un épisode de la quatrième dimension.

Un élu CGT-AF a signé un texte louant le réalisme de sa direction !!

 

Les syndiqués étaient sûrement d’accord, et il ne faisait, évidemment que respecter le mandat qui lui avait été confié…

 

Bien sûr….

 

 

 


 


Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 12:19
Et pour cause...

Vous commencer peut'être à en avoir ras la chapka des infos sur l'actionnaire principal, n'empêche, notre sort est directement liè aux décisions stratégiques de  Maman.
Une déclaration anodine par çi, un petit tract par là et l'on apprends comme ça que nos copains de Brit'Air vont voir leur activité au départ d'Orly sensiblement réduite.

Donc, ouverture, discussion et collaboration ouvrière!
Jene dirais pas, syndicale, car je pense que c'est un secret de polichinelle désormais, il y a de l'eau dans le gaz entre certaines sections syndicales CGT et la Direction du syndicat. Ce qui se passe est gravissime et à l'air de laisser nos instances, de marbre.
Quand je dis instances, je parle de la Fédération des transports et de la Confédération.
Bref, le tract de nos Copains d'Orly:

Réunion mensuelle des délégués :

LA DIRECTION NOUS PREPARE LE DECLIN

 

Rappelez-vous il y a quelques semaines, pour nos dirigeants unanimes, la perte des vols 3e niveau (dont la Britair, filiale à 100% AF), c’était à cause de la grève, les hésitations « supposées » de la Delta, c’était la grève  n’étaient que « désinformation » !!! et nos publications syndicales

 

Lors de la réunion mensuelle du 27 février, le responsable de Piste dévoile qu’il y a des problèmes de « co-activité » avec WFS et, nous explique incidemment  : « la suppression des changements de jours off avec obligation de prise de CHS est liée à la perte d’activité, aux grilles horaires  inadaptées à l’exploitation et à nos effectifs au-delà du besoin, etc  ». Une information sera faite le mois prochain sur nos horaires !

 

Et bizarrement voilà que cela fait l’articulation avec le document « perspectives d’activité DEF » remis à la Commission Centrale économique le 14 février dernier, où on peut y lire, entre autres choses, :  « que le coût unitaire par agent a crû de façon sensible »… que «le coût unitaire moyen des escales Air France ressort à 2,5 fois plus élevé que celui des Chambres de Commerce, compte tenu des grilles de rémunération et des conditions d’emplois beaucoup plus restrictives (grilles horaires, prises de service, longueur des vacations, etc… » 

 

BINGO ! Ce document officiel égrène la litanie des contraintes du TGV, des LOW-COST, de l’ENVIRONNEMENT et chiffre les perspectives de suppression d’emplois à environ 1000 postes CDI et ce document n’évoque même pas les répercussions sur Orly (ni les 250 emplois qui disparaîtraient d’ici 3 ans)  !

 

 

« IL N’Y A PAS DE SOUCIS, ON VA CONTINUER COMME CA ! »[1]

 

Face à l’inquiétude qui monte, notre section syndicale tente d’obtenir des informations, des arguments sur ces projets de déclin qui annoncent déjà :

Sur BOD : perte de 40% de trafic en 2013 et arrêt de la desserte depuis ORY en 2016

Sur SXB : la part du train dépassera 90% - arrêt de la desserte vers ORY

Sur TLS : perte de 30% du trafic en 2013 – perte de la moitié des navettes en 2016

Sur LYS et NTE : programme limité à la desserte de CDG

Sur MRS – MPL – TLN baisse du trafic d’au moins 20%

 

Bien sûr ces décisions auront des conséquences sur les emplois des escales de Province et sur Orly…il faut y ajouter les effets de la « low-cost AF/Transavia » censée ne JAMAIS VOLER SUR NOS LIGNES qui récupère maintenant, Marrakech ou encore d’une Delta qui s’implante sur Orly sans aucune information (contrairement à l’affichage médiatique) sur ceux qui réaliseront l’assistance

 

Malgré ce tableau noir, pour notre DRH, « si la décision a été prise c’est qu’elle était légitime » et il « n’est pas question d’assumer un trafic « non rentable » !!!

 

Non seulement, les dirigeants de la plateforme d’Orly préparent, comme ailleurs, le déclin de nos emplois CDI tout en refusant, obstinément, de communiquer avec les organisations syndicales, mais ils osent déclamer : « on ne fait pas d’emplois pérennes sans résultats économiques » !!!

 

Pire que de la provocation, c’est de l’aveuglement.

Où sont passés les 1,5 milliards d’euros de résultat net sur 9 mois à Air France et les 6 à 8 milliards de trésorerie disponible… ?

 

Peut être bien dans le rachat d’Alitalia où AF s’était engagée en décembre dernier à vouloir investir 6,5 milliards d’euros (à long terme) -avec combien de licenciements à la clef ?- et dans la participation de 25% dans le capital  de la nouvelle Compagnie fusionnée de Delta/Northwest où Morgan Stanley prédit un investissement de l’ordre de 1,67 Milliard d’euros

 

Il est maintenant évident que l’AVENIR D’AIR FRANCE ne garantit ni l’AVENIR DE SES PERSONNELS, ni celui du développement de l’emploi. A quoi servirait donc de s’investir dans une entreprise qui ne pense qu’à rentabiliser le capital des gros actionnaires (ceux qui s’enrichissent sans se lever tôt) avec un  retour sur capital engagé (RCE) dont l’exigence ne cesse d’augmenter de 5% en 2004 à 8,5% aujourd’hui.

 

Dans cette politique, ni les salariés, ni les passagers n’y trouvent leur compte. Ainsi nous trouvons cynique que la Direction puisse écrire (page 12 du document cité plus haut) : « les hausses tarifaires successives ont conduit à une croissance des tarifs de 31% en 5 ans ; cette forte hausse a conduit à un glissement de clientèle de la haute vers la basse contribution »

 

Pour notre section syndicale nous pensons qu’ORLY peut se développer tout autrement,

encore faut-il en avoir la volonté, avec des vols Air France sur l’Amérique du Nord (pourquoi le New York ne serait rentable que pour Delta ou l’Avion à partir d’Orly ?), sur l’Europe tout en laissant un véritable « libre choix » à la clientèle (train ou avion) plutôt qu’à les contraindre aux TGV/AGV (voir ci-dessous)(le ci-dessous, que je n'arrive pas à afficher, c'est une reproduction de réservation Air FRance sur un TGV Lyon La pardieu - Roissy. TGV'AIR, ça s'appelle. C'est joli comme nom...)  et en s’intéressant aussi à toutes les clientèles plutôt que « chouchouter » uniquement la haute contribution.

 

 

 

 



[1] Dixit, Mme la DRH lors de la réunion mensuelle du 28 février


Voiçi donc le cri d'alarme, qui nous concerne, que lance nos camarades de le CGT-Orly escale.
Ne restons pas dans nos coins, les esprits fermés sur nos boites!
Les patrons affinent alliances et stratégies pendant que nous pensons encore "que celà ne nous concerne pas! C'est chez Air France!"

Réactions camarades!!
Repost 0
Published by Ernesto - dans La Compagnie
commenter cet article
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 11:55
Il y a de la révision dans l'air!
Et comme souvent, quand c'est à l'iniative de la direction ou simplement calendaire, celà ne présage rien de bon.
Pour donner le ton, la direction de  Régional, présente  ces négociations de la manière suivante:

"Top Départ : 

 Nous débutons aujourd’hui le cycle des négociations dont vous trouverez le programme ci-dessous :

Les enjeux pour l'entreprise sont énormes :

Nous allons passer de 4 à 2 types avions d'ici 2011.

Le choix d'une flotte tout jet et le réalisme économique nous conduiront à nous désengager des lignes susceptibles de relever d'une exploitation en turbo prop." .../...




"Réalisme économique".....
Deux petits mots avec lesquels la Direction espère sûremment faire passer ses mesures d'économie et de réduction de la masse salariale.
"Que voulez vous mon bon Monsieur, il faut bien que les actionnaires vivent!"
"Les Low-cost nous attaquent, et nous achetons des trains... alors, vous comprenez, les avantages sociaux dans les filiales...."

Révision de la grille de rémunération, révision des rotations et des congés, le programme ne s'annonce pas brillant.

Les thèmes:
1 Gestion de l'emploi
2 Gestion de l'activité et de la rémunération des PNC PNT chez Régional
3 Révision du Titre VI Congés et mise en place d'un Compte Epargne Temps
4 Fonctionement des relations sociales PN

Thème 1:    12 et 13 Février puis 3, 4, 11,12, 20,21, 27, 28 Mars
Thème 2:   3,4, 17, 18, 22, 23 Avril
                6, 7, 13, 14, 15, 20, 21, 28, 29 Mai
                3, 4, 5, 10, 11, 18, 19 Juin
Thème 3:   26 et 27 Août
                3, 4, 16, 17, 18 Septembre
Thème 4:   30 Septembre
                1er, 14, 15, 28, 29 Octobre

Donc, il y a du boulot.
De plus, entre en application très prochainement le nouvel "Ops" l'EU-OPS avec des changements significatifs par rapport à se que nous conaissons actuellement.
Chez les PNC, en particulier, disparition du CCS, abaissement à 18 ans de l'âge d'entrée en fonction, et, plus grave, une nouvelle répartition du nombre minimum de PNC dans les avions.

Bref, que du bonheur


            





Repost 0
Published by Ernesto - dans La Compagnie
commenter cet article
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 11:02
Bon, jeunes gens, on a pas finit de rire:

Easyjet cherche l'affrontement en France

La compagnie low cost a inauguré sa base de Paris/Charles de Gaulle, avec la ferme intention de croiser le fer avec Air France.

"Plus que jamais, nous sommes la meilleure alternative française à Air France", a assuré Andy Harrison, DG d'Easyjet, lors de l'inauguration de la base de Paris/CDG de la compagnie, la semaine dernière. Elle vient compléter les vols d'Easyjet au départ d'Orly. Trois Airbus A319 sont positionnés à Roissy pour desservir Biarritz, Marrakech, Venise, Porto, Cracovie, Hambourg.

Cette installation n'est que le premier maillon d'un vaste plan de développement. Au cours des cinq années à venir, Easyjet promet d'investir 600 M€ dans l'Hexagone, en positionnant 14 appareils supplémentaires. "D'ici 2011, nous aurons doublé de taille en France", affirme Andy Harrison. La compagnie vise 12 millions de passagers français à cet horizon, contre plus de 6 millions l'an passé. Son objectif est d'atteindre 8 millions de clients dès cette année, grâce à un gain d'un million à Paris, et d'un million en province (dont environ 80% à Lyon). Pour séduire, la low cost met en avant ses tarifs, "en moyenne deux fois moins élevés que ceux d'Air France", assure Andy Harrison.

Easyjet a pour concurrent la compagnie nationale sur toutes ses lignes au départ de France, sauf vers la Grande-Bretagne. "La France offre un potentiel de croissance très important", conclut Andy Harrison, statistiques à l'appui : le trafic low cost y représente 19% de la capacité, contre 37% en Europe. Prochaine étape pour Easyjet : l'ouverture d'une base à Lyon en avril, avec notamment le lancement de vols vers Bordeaux et Toulouse.


On va bien être obligé de faire avec. Du travail en perspective pour nos élus du Comité d'Entreprise... Il va falloir que la  direction réponde à nos questions....si elle connait les réponses; elle maitrise si peu d'orientations stratégiques....
A la botte, je vous dis.

***********************************************************

Air France Industries perd le contrat des KC135. Assez étonnant, que cet avion en fin d'utilisation dans nos brillantes forces armées, aille se faire bichonner chez Sabena-Technics, dont la maîtrise sur .....Airbus est bien connut.
Suite du plan de licenciement d'EADS à la Sogerma? Suremment.
Quand l'état déshabille à droite pour habiller.... à droite.

"Réaction" du BN-Air France:

N° 13 – Roissy, Février 2008


La direction attribue cette perte à l’impossibilité de suivre les conditions de prix proposées par SABENA TECNICS très inférieures à ce que pouvait faire Air France et qui déjà avait fait une proposition  de moins 30 % par rapport à l’ancien contrat. 

 

La direction a présenté les conséquences de cette perte sur l’activité

 

Le contrat se termine le 31 MAI 2008. Sont concernés le grand entretien sur avion et la réparation équipements. Les travaux commencés au 31 mai seront terminés. Les obligations d’Air France seront de restituer les documentations, les stocks réparables et consommables et les outillages.

 

La perte de l’activité touche 201 personnes dont :

-         135 personnes à BK (produits militaires)

-           58 personnes à VD  (chantier sud)

-           21 personnes à PZ (aérostructure)

-             2 personnes à GI (contrôle de gestion)

-           15 personnes à MS (équipement et logistique)

Soit :

-                         38 cadres

-                       103 techniques

-                         54 logisticiens

-                           6 supports

 

La direction dit ne pas être inquiète

 

Car les activités de matériel et services ainsi que l’activité des moteurs se développent et la pyramide des âges est toujours favorable aux départs. Pour elle la mobilité des salariés concernés se fera en application de l’accord ATGPE.

La gestion de l’avenir des 85 personnes de production de VD sera traitée dans le cadre du plan de charge 2008/2009 de l’activité chantier sud, ce plan de charge sera présenté au CE au cours du deuxième trimestre.

Des formations seront dispensées, afin de mettre en adéquation les compétences et le plan de charge.

Les 116 personnes hors production seront traitées dans le cadre du dispositif ATGPE défini comme suit :

·        Identification des postes disponibles

·        Priorité à la bourse de l’emploi

·        Construction des parcours professionnels

 

 

Un dispositif de suivi est mis en place

 

Composé d’une équipe gérant le dispositif de mobilité, Il organisera les entretiens, la constitution des dossiers, l’identification des postes, l’orientation et l’accompagnement des salariés vers leurs affectations et le suivi de leurs intégrations.

 

Suite à notre intervention

 

Les commissions économie et production et emploi formation seront réunies sur ce sujet en mars et en juillet, il convient que les éléments de terrain puissent remonter à l’occasion de ces réunions

 

La délégation CGT est intervenue

 

Pour dire que sa première préoccupation est non seulement la conservation de l’emploi Air France sur Orly mais surtout son développement à partir des atouts que la compagnie possède. Des métiers d’avenir sont à développer. Certes les activités de logistiques, équipements et moteurs se développent mais cela ne suffit pas. L’activité avions elle aussi doit se développer. Air France doit continuer à maîtriser l’ensemble de la maintenance  de ses avions.

Nous serons également attentif à la qualité du traitement des salariés. L’accord ATGPE présente des insuffisances c’est pour cela que la CGT ne l’a pas signé.

En premier la direction doit prendre en compte les désirs et aspirations des salariés et tout mettre en œuvre pour que ceux-ci se réalisent, la CGT suivra attentivement l’avenir de chaque salarié et demande à chacun d’eux de se manifester auprès de leurs représentants CGT et UGICT/CGT.

 

 

Déclaration de la CGT au  Comité d’Etablissement du 21-12-07

 

Par l’intermédiaire d’une note de la direction nous venons d’apprendre la perte du contrat avec l’Etat pour la maintenance des avions C135 de l’armée. Cette nouvelle alarme les personnels et leurs syndicats. Le secteur de la direction entretien avion du site d’Orly nord déjà touché par de nombreuses pertes d’emploi va être gravement impacté par la disparition de cette activité.

 

Nos syndicats CGT et UGICT/CGT demandent :

-         Que toutes les mesures nécessaires à la conservation de l’emploi en nombre et en qualité soient prises par l’employeur.

-         Que l’ensemble des organisations représentatives soit informé sur les conséquences économiques et sociales de cette perte, tout d’abord en réunissant la commission économique et production ainsi que la commission emploi formation en vue d’une mise à l’ordre du jour à la prochaine session du comité d’établissement.

-         Qu’un plan visant au reclassement de tous les personnels concernés soit mis en place en prenant comme préalable le souhait des personnes impactées et que toutes les informations soient données en terme de proposition de postes, de formations dans ce but.   

Nous attirons l’attention de l’armée sur les risques qu’elle court en confiant la maintenance du C135 à un prestataire qui méconnaîtrait les particularités de cet avion d’une très ancienne technologie imposant des connaissances particulières que possèdent Air France et  peu d’opérateurs dans le monde.



Et pour finir, un peu d'humour....emplumé:

 "Le Canard » met au point l’échelle de Bouton


Nous avons décidé d’adopter une nouvelle unité de valeur et de mesure mise au point par « le Canard enchaîné » : « l’échelle Bouton ». Jugez vous-même de sa pertinence.

Merci, la Société générale ! Jusqu’à la récente cata à 5 milliards d’euros, on avait un peu de mal avec les gros chiffres.

Comment rendre moins abstraites des sommes avec plein de zéros ? Désormais, nous disposons d’une échelle pratique : l’échelle de Bouton (du nom du PDG Daniel Bouton). Sur cette échelle, l’unité vaut 5 milliards. Et c’est bien pratique : Le plan Alzheimer, par exemple, grand chantier de Sarkozy. On nous vante l’enveloppe de 1,6 milliard d’euros sur cinq ans. Mais pas d’affolement : ça ne fait que 0,32 sur l’échelle de Bouton. Et le plan Fillon pour les SDF ? Un plan historique, nous affirme-t-on : pour la première fois, un premier ministre s’empare personnellement de la question des sans-abri. Et décide une rallonge de 250 millions d’euros. On comprend que les représentants de la Fondation Abbé-Pierre soient ressortis effondrés de leur rencontre avec Fillon : les SDF ne valent que 0,05 sur l’échelle de Bouton.

Et le sauvetage d’Arcelor-Mittal promis par Sarkozy ? Personne n’en sait rien, mais certains avancent des estimations tournant autour de 0,006 sur l’échelle de Bouton. Au fond, la seule mesure qui ait vraiment de la gueule sur l’échelle de Bouton, c’est le paquet fiscal décrété par Sarkozy juste après avoir été élu : 3 Bouton par an ! Et du coup, « les caisses sont vides », comme dirait Bouton.

Pour « le Canard enchaîné » : J.-L. P. (édition du 6 février 2008).

Un petit ajout au tableau du « Canard » : un smicard vaut 0,0000002 « Bouton ».





 

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 18:21

Largement inspiré d’un article de François Ruffin, dans le Monde Diplomatique de janvier, et de l’émission d’utilité publique de Daniel Mermet, « la bas si j’y suis » du lundi 28 janvier, c'est long mais faites l'effort d'aller jusqu'au bout...

 

« La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires est inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les 45 dernières années »

Bien.

Nous voici encore face à une analyse « Gauchiste » de la répartition des richesses.

Eh bien, non, pas cette fois.

 

Ce bref passage, mettant en avant la perte de la part salariale dans la répartition des richesses est extrait d’une publication de la BRI, Banque des Règlements Internationaux, une institution qui réunit tous les mois à Bâle, les banquiers centraux afin de « coordonner les politiques monétaires » et d’ « édicter des règles prudentielles ».

 

Pas exactement l’endroit ou l’on retrouve le plus de fans de Karl Marx.

 

Pourtant cet exposé sur « une marge de profit d’une importance sans précédent » se poursuit sur 23 pages. (Luci Ellis et Kathryn Smith, « The Global upward trend in the profit share » BRI, Working papers n°231, Bâle, juillet 2007).

 

J’ai attendu et j’attends encore quelques normalisations dans le partage du profit et des salaires » car «  la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer » or « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises, fait craindre (…) une montée du ressentiment, aux états unis comme ailleurs, contre le captilalisme et le marché »…

Un ministre des finances déçu, un économiste progressiste ?

Non, Alain Greenspan, ancien Directeur de la FED, réserve fédérale américaine, dans un entretien au Financial Time. (Londres, 17 septembre 2007. « La Tribune » du même jour).

 

Continuons avec les chiffres de l’article du Monde Diplo rapporté par françois Ruffin.

D’après le Fond Monétaire International (FMI), dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le  Produit Intérieur Brut (PIB) a baissé de 5,8% entre 1983 et 2006. D’après la Commission Européenne, au sein de la seule Europe, cette fois, cette part a chuté de 8,6%. Et en France de 9,3%  (ou de 8,4% suivant l’INSEE qui adopte un mode de calcul différent. Données rassemblées par Michel Husson et consultables sur http://husson.free.fr/parvabis.pdf).

 

Ces 9,3% devraient s’installer au cœur du débat.

Des dizaines de milliards d’Euros !!!

 

La base de contestation « des nécessaires réformes en cours » (régimes spéciaux, retraites, sécurité sociale mais aussi, pouvoir d’achat) pourrait s’appuyer sur ce chiffre. Or c’est à l’inverse que l’on assiste : il est comme effacé, escamoté, de la sphère publique.

 

Qui a entendu parlé dans les médias de ce ce déficit ?

 

François Ruffin analyse ce transfert de richesse : le Produit Intérieur Brut (PIB) de la France s’élève à près de 1800 milliards d’Euros. « Donc, il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital » calcule Jacky Fayolle, ancien Directeur de l’Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES). Soit, même avec des estimations basses, plus d’une dizaine de fois le déficit de la sécurité sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5 milliards).

Pourtant ces deux derniers chiffres, sont amplement médiatisés, tandis que l’on évoque, moins souvent, celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés.

 

« Pour donner du pouvoir d’achat, il faut réhabiliter le travail » déclarait notre petit napoléon sur TF1 et France2, le 29 Novembre 2007. Et de soigner le mal par le mal : en aggravant la « flexibilité » des salariés : horaires variables et dimanche ouvré.

 

Le lendemain, tandis que le Figaro saluait la « fin du carcan des 35 heures », les Echos félicitaient Nicolas Sarkozy « Il a tracé le programme des réformes pour les prochains mois, assurance maladie, marché du travail »

Quelques pages plus loin, dans les mêmes éditions, on découvrait un article intitulé « Grande plaisance, la course au luxe »

« Les millionnaires toujours plus nombreux, sont lancé dans une course sans fin, au plus grand, au plus beau, au plus luxueux yacht…. Dans ces châteaux des temps modernes le robinet à 8000€ plaît beaucoup »  (Les Echos du 30 novembre 2007, Le Figaro « le meilleur du salon nautique)

Pas un mot, bien sûr, sur la baisse du pouvoir d’achat ou sur nos 9,3%.

 

Mensonge par ommission des médias.

Jack London dans « Le talon de fer » écrivait déjà : « La presse quotidienne, c’est l’escamotage du quotodien » qui « purge les injustices » « par le silence de l’oubli ».

 

A la limite, rien d‘étonnant de la part de journalistes de la presse à la botte, mais que dire du silence assourdissant de françois Hollande.

Pourquoi, bernard Thibault ne s’est t’il jamais saisis de cet argument ?

 

Qu’ils citent ces 100 milliards d’Euros, et le socle sur lequel repose les réformes des deux dernières décennies, pourtant effectuées au nom de la justice, s’effondre. La rhétorique d’une pseudo équité, s’écroule.

 

Dans la revue de presse matinale du 29 novembre, « La Croix, est allé à la rencontre des politiques et leurs demandes leurs idées en matière de pouvoir d’achat. Côté socialiste, le député Michel Sapin préconise des allégements de charges pour les entreprises qui auront conclu des accords salariaux »  Du chipotage et encore des aides publiques.

Une semaine plus tôt, sur la même antenne, le député et maire d’Evry, Manuel Valls affichait son « courage » « Il faut travailler sur un allongement progressif de la durée des cotisations. Ca vaut évidemment pour les régimes spéciaux ; ça vaudra demain pour le régime général ». Désormais, le courage, consiste, dans ce camp aussi, non plus à soutenir une lutte qui inverserait un rapport de force, mais à se plier, par avance, au aux exigences du capital et du pouvoir, sans jamais batailler.

 

Les discours de la dernière campagne pour l’élection présidentielle corroborent cette dérive : Mme ségolène Royal ne signala à aucun moment les 9,3% et les milliards évaporés, tandis qu’elle dénonçait « ..80 milliards de déficit cumulés », de la sécurité sociale, l’ « endettement publique qui est passé de 900 à 1200 milliards d’Euros en moins de cinq ans », le « déséquilibre historique de la balance commerciale, 30 milliards d’Euros » etc…

 

En quarante deux discours, le « rentier » ne fut jamais cité et la « finance » citée deux fois. Quand à « l’actionnaire », il n’apparut qu’à neuf reprises.

En somme, presque rien qui aurait réclamé une répartition plus égalitaire des richesses produites.

Pourtant, pendant cette campagne, le CAC 40 publia des « profits records », plus de 90 milliards d’Euros, dont, autre record, 40 milliards avaient été reversés en « dividendes » (Mot utilisé une fois par Mme Hollande) (relevé des discours effectué par le site Technologies du Langage, http://www.sites.univ-provence.fr/veronis)

Etonnement, Mme Hollande ne se saisit pas de cette opportune actualité et déclara :

« Nous relancerons la croissance économique parce que nous réconcielirons, les intérêts des entreprises et les intérêts des salariés. Voilà la clef du développement économique ».

 

L’extravagante hypothèse conservatrice se trouvait ainsi confirmée : avec une croissance de 2% parfois déguisée en « crise », tout progrès social serait impossible, voir rendrait « inéluctables », des reculs en série. Cependant cette croissance qualifiée de « molle » aux alentours des 2%, correspond à la moyenne observée au cours du Xxème siècle, hors « trentes glorieuses ».

 

Un siècle qui vit pourtant, la mise en place de nombreuses mesures misent en cause aujourd’hui. Et nous devrions attendre, espérer, une hyper croissance improbable de 4%, 5%, 6% voir plus pour voir se maintenir cette justice sociale .

 

Au printemps dernier, en « Une » du magazine Challenges et sur toutes les affichettes des Bar-Tabac, la candidate socialiste posa sous le titre : « Faites des profits, augmentez vos revenus ! »

 

Ils n’attendaient que sa permission…

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 17:59
C'est une victoire, et une belle victoire!!

Non seulement, comme vous le verrez plus bas, la CGT-Régional dispose maintenant de deux élus au Comité d'Entreprise, mais surtout car ces élections voient des élus dés le premier tour de scrutin, et c'est un évènement dans les collège du sol.

Elections terminées, c'est maintenant que le boulot commence, et croyez bien, qu'élus présent au sein du  CE ou non, tous le monde a bossera dans l'intérêt des salariés, et nous vous tiendrons au courant, le plus fidélement possible, de ce qui se passera à l'intérieur de cette instance.

Sont donc élus:

Techniciens et agent de maitrise,  Titulaires : Joël RONDEL,  Intersyndicale

                                                                   Thierry BOUCHERIE, SNMSAC

                                                                   Christophe MAILLARD, CGT

                                                 Suppléants : Valérie PACAUD , CGT
                                                                    Philippe CATTIN, Intersyndicale                                                                     Jean-Pierre CAVAILLE, SNMSAC

 

 

- 3ème collège CADRE :       Titulaires :   Jean-Claude VERDUYN, Intersyndicale

                                         Suppléants :      Jean-Luc VIOLOT, Intersyndicale

Reste donc, à élire un titulaire et un supléant dans le collège "ouvrier-employé"
comme l'explique dans sa "note d'information" notre assistante juridique.
Elle aurait d'ailleurs pû éviter de souligner le passage :


"
Outre les candidats présentés par les organisations syndicales, des candidatures libres, autres que syndicales pourront se présenter, si leur auteur remplit les conditions d’éligibilité...."

Candidatures "libres"??? Tu parles!!




Repost 0
Published by Ernesto - dans La Compagnie
commenter cet article
14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 15:51
Honteusement copiée chez nos collègues de chez Apex.....
Heureusement qu'ils sont là!!


Air france qui vient d'accorder généreusement lors des dernières NAO, une "formidable augmentation" salariale de :
-   0,7% au titre de "rattrapage 2007 (sans rire)
-   Pour 2008, 0,3% au 1er janvier, 1,1% le 1er Avril, 0,8% le 1er Octobre
Plus des réajustements de primes, vient d'annoncer, c'est la saison, un véritable bon du bénéfice d'exploitation du 3ème trimestre:

Air France-KLM : bond du bénéfice d'exploitation au troisième trimestre

Le groupe franco-néerlandais affiche un bénéfice d'exploitation en hausse de 23,4% à 311 millions d'euros, malgré le pétrole cher. 

Le premier groupe aérien mondial Air France-KLM a vu son bénéfice d'exploitation bondir de 23,4% à 311 millions d'euros au troisième trimestre de son exercice 2007/2008, "en dépit du prix du pétrole toujours plus élevé".

D'octobre à décembre 2007, le bénéfice net a reculé lui de 39,3% à 139 millions d'euros. Cette forte baisse est en partie due au fait que lors de cette même période en 2006 le bénéfice net avait été gonflé par une reprise de provisions pour impôts différés de 73 millions due à la baisse de 4 points du taux d'imposition aux Pays-Bas, a rappelé le groupe. Sur la période, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 4% à 6 milliards d'euros.

Pour l'ensemble de l'exercice en cours, le groupe confirme son objectif d'un retour sur capitaux employés de 7% après impôt.

Pas mal, non.
C'est les actionnaires qui vont êtres contents.
Pourtant, ce sont les salariés qui assurent les dividendes de ces rentiers.
Dividendes sur lesquels aucune charge sociale n'est perçu.
" Il n'y a pas de sous pour les retraites"
Devine, de moins en moins pour les salariés, de plus en plus pour les rentiers.
18ans sans augmentation salariale (voir article précédent sur le sujet), 240% d'augmentation du CAC 40......CQFD

Heureusement, HEUREUSEMENT!!
la CGT-AF ne signera pas.....
Bien que le BN dans un tract annonce qu'il "adhére à l'accord salarial 2008", il ne le signe pas.

Ca commence vraiment à être compliqué.


Pour rester dans les tiraillements au sein de notre Orga:

Les résultats provisoires des élections au conseil d'administration de la SNCF révèlent une croissance forte de SUD et de l'Unsa, qui consacre leur stratégie d'opposition à la réforme des retraites. La CGT s'effrite.

Les résultats provisoires des élections des représentants des salariés au conseil d'administration de la SNCF, diffusés hier par les syndicats, révèlent une forte progression de SUD-rail et un renforcement de l'Unsa. Sur l'ensemble des votants de l'établissement public SNCF - le décompte des voix des 12 filiales n'est pas encore connu -, le deuxième syndicat de l'entreprise a recueilli 18,65 % des suffrages exprimés, soit 5,23 points de plus qu'en 2003 (lors des précédentes élections au conseil d'administration), et l'Unsa, un score de 13,78 %, en hausse de 1,9 point. Ces progressions se font au détriment de la CGT qui, à 42,5 %, perd 2,69 points et surtout de la CFDT qui, à 10,03 %, recule de 6,12 points.

Intervenant quelques semaines après la fin de la réforme des régimes spéciaux de retraite, cette élection était un test pour les syndicats qui attendaient de savoir comment leur positionnement respectif avait été perçu. Par leur vote, les cheminots ont clairement validé la stratégie d'opposition de SUD-rail mais aussi celle, plus inattendue, de l'Unsa. Ils ont en revanche plutôt sanctionné les démarches de la CGT et de la CFDT, qui ont cherché à négocier des compensations à la réforme.

Les résultats sont toutefois à relativiser. D'abord, la progression de l'audience de SUD est sans doute bien plus forte que ne le laisse percevoir son score. L'élection au conseil d'administration est un événement peu mobilisateur dans son électorat. Le syndicat n'a d'ailleurs pas cherché à rameuter ses troupes. A l'inverse, le recul modéré de la CGT masque un repli plus net chez les agents d'exécution et la maîtrise, partiellement compensé par un renforcement chez les cadres. Par ailleurs, si l'on compare le résultat de ces élections non pas au même scrutin d'il y a quatre ans, mais à l'élection des délégués du personnel de 2006, les évolutions sont moins nettes. La consultation de 2003 avait eu lieu avant la réforme des retraites du printemps de la même année, et donc avant l'effondrement de la CFDT. Comparé à 2006, la CGT ne recule plus que de 0,74 point et la CFDT de 0,1 point, tandis que l'Unsa recule de 0,86 point. La progression de SUD est, elle, ramenée à 4,14 points.

Ces résultats ne devraient guère modifier le paysage au sein du conseil d'administration. La CGT conservera trois sièges et l'Unsa un. En revanche, la CFDT n'est pas encore assurée de retrouver le sien, perdu il y a quatre ans au profit de la CGT, après le changement de camp de son administrateur. Tout dépendra de son score dans les filiales. En revanche, ces résultats font les affaires de Bernard Thibault, le leader de la confédération CGT. Ils confirment que sa puissante fédération des cheminots peut tenir une position qui ne colle pas à celle de SUD sans s'effondrer aux élections. Son léger effritement est aussi un moindre mal dans une organisation qui cherche à rééquilibrer son audience entre secteurs public et privé.

 

Comme quoi, nous sommes disciplinés à la CGT.
Des responsables de la Confédération  ironisant sur les gauchistes dissidents de certains syndicats, leurs crachaient , "si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à aller chez SUD" ...
Ca commence.....ca commence....
C'est une grave erreur, la résistance se mène de l'intérieur.
Elle doit ammener à démontrer que nos responsables se trompent.
Elle doit servir à ouvrir le débat aujourd'hui complètement verouillé.


On reste dans le train:

Air France «explore» le développement d’une activité ferrée

 Avec les trains très rapides qui relient directement et rapidement les centres-villes, et l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, un nouveau marché pourrait s’ouvrir à la première compagnie aérienne mondiale

Air France reconnaît conduire une « phase exploratoire » pendant laquelle elle s’interroge sur la nécessité pour elle d’avoir sous ses couleurs des trains très rapides. Air France sur des rails, l’idée avait déjà été évoquée à plusieurs reprises par Jean-Cyril Spinetta ces dernières années.

Ce qui n’était jusque-là qu’une réflexion du PDG et de son encadrement a pris un autre relief maintenant qu’Alstom a présenté mardi l’AGV, son TGV du futur, et que mercredi Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux transports, a déclaré qu’Air France allait « acheter l’AGV ».

Avec cette automotrice à grande vitesse (AGV ), les temps de transport entre les centres-villes des grandes capitales régionales se trouveront considérablement réduits. Ce qui peut augmenter l’intérêt, pour la compagnie aérienne, d’avoir sous ses couleurs de tels trains afin d’alimenter ses « hubs » – ces aérogares où convergent les passagers pour y trouver de multiples correspondances.

D’ores et déjà, Air France affrète des sièges dans des Thalys (TGV vers des destinations européennes du nord de l’Europe) qui font un arrêt à Roissy-Charles-de-Gaulle, essentiellement en provenance de Bruxelles. Des passagers dont le billet vers leur destination finale comporte une part de train.

Rien n’obligera Air France à acheter un AGV

Si la compagnie aérienne ne reconnaît pour l’instant aucun projet spécifique, cette réflexion s’appuie sur l’ouverture à la concurrence, en 2017, du trafic ferroviaire voyageurs en France (précédé en 2010 par le trafic international).

À ces dates, de nouveaux opérateurs pourront organiser des dessertes sur le réseau français, aujourd’hui réservé à la SNCF (ou à ses homologues étrangères), alors que Réseau ferré de France gère et développe le réseau.

Rien n’obligera d’ailleurs Air France à acheter un AGV, par exemple, puisque les constructeurs de matériels ferroviaires évoquent l’hypothèse d’un marché de location de matériel, comme il en existe pour les avions.

Un AGV représente, en effet, au prix catalogue, le coût de deux Airbus A320. Pour en tirer profit, comme dans l’aérien, il faudra donc des coefficients de remplissage significatifs. « Aucune décision n’est prise ni dans un sens, ni dans un autre », conclut Air France.


Quand on vous le dit......


Easyjet qui rit:

Easyjet inaugure sa base à Paris-Charles de Gaulle sous fond de bons trimestriels

La compagnie aérienne à bas coûts britannique Easyjet a bien l'intention d'en découdre avec Air France. La low cost a ainsi inauguré aujourd'hui sa base à Paris-Charles-de-Gaulle, ce qui devrait la rapprocher de son objectif de12 millions de passagers à partir de la France vers 80 destinations à l'horizon 2011. Pour soutenir cette stratégie, Easyjet va investir 600 millions d'euros et créer, outre la base de Roissy CDG, une autre à Lyon St Exupéry cette année. Au cours d'une cérémonie officielle, le secrétaire d'Etat français à la Consommation et au Tourisme, Luc Chatel, et Andy Harrison, CEO d'Easyjet, ont coupé un ruban orange inaugural devant la Tour Eiffel, entourés d'une vingtaine d'hommes de piste, tous revêtus d'orange, la couleur emblématiq! ue d'easyJet.

« Si je suis présent parmi vous, c'est que je considère que le développement du low cost en France, c'est bon pour les consommateurs et le tourisme. La place du low cost aérien est insuffisante en France, quand on regarde les pays autour de nous », a estimé Luc Chatel. Selon des chiffres diffusés par Easyjet, la France a un taux de pénétration du low cost de l'ordre de 19% contre 37% en moyenne européenne et 55% pour l'Espagne par exemple.

« Nous restons la première destination mondiale touristique en nombre de visiteurs, mais notre ambition est d'avoir une nouvelle clientèle, tout en faisant en sorte que les touristes consomment et achètent », a continué le secrétaire d'état au tourisme. « L'avènement du low cost permet soit! de toucher une clientèle nouvelle, soit de toucher une clientèle qui en comprimant son budget transport, va dépenser plus dans l'hébergement et les achats sur place », a-t-il ajouté. "Je sais que le pouvoir d'achat est très important en France. Et on travaille à ce qu'il s'améliore », a souligné de son côté Andy Harrison.

Par ailleurs, dans un compte-rendu d'activité, la low cost a publié aujourd'hui un CA trimestriel- clos au 31 décembre 2007 - de 418 millions de livres (560 millions d'euros), en hausse de 14,1% sur une année. Le revenu par passager a augmenté de 0,5% à 36,98 livres ( 49,5 euros) par rapport à la même période du précédent exercice, soutenu par la forte hausse du nombre de passagers en dehors du Royaume-Uni » selon le ! groupe. Au final, la compagnie britannique a confirmé ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice en cours avec une hausse de son bénéfice net attendue à 20%, avant impôt.

Des perspectives optimistes qui tranchent de manière radicale avec les attentes de sa rivale irlandaise Ryanair. En début de semaine, la low cost avait évoqué une baisse des bénéfices pour l'année prochaine.


Alitalia qui pleure:


Alitalia: urgence dans la recapitalisation après les pertes de 2007

La compagnie italienne perd encore 1 million d'euros par jour. Si Air France-KLM arrive à prendre le contrôle d'Alitalia, elle devra procéder à sa recapitalisation de 750 millions d'euros dès ce printemps.

Le sort de la compagnie aérienne italienne Alitalia devrait être scellé dans les prochaines semaines. Alitalia ne peut en en effet plus survivre longtemps à son rythme d'une perte moyenne de 1 million d'euros par jour. Elle a enregistré l'an dernier une perte avant impôts de 363,9 millions d'euros, certes presque deux fois moins qu'en 2006 (-605,2 millions d'euros), a annoncé hier soir la direction de la compagnie. Mais la perte a cependant été réduite non par une nette amélioration de la gestion mais par un jeu d'écriture. En 2006 Alitalia avait passé une perte de 197 millions en abaissant dans son bilan la valeur de sa flotte de 186 avions. En 2007, le coût total du personnel d'Alitalia, pourtant en légère réduction, a augmenté de 100 millions d'euros (soit 13,5 %).

La direction de la compagnie italienne a souligné dans son communiqué que "d'éventuels retards" du projet de fusion avec Air France-KLM "rendraient nécessaire d'accélérer l'augmentation de capital" de 750 millions d'euros prévue d'ici l'été. Or l'actionnaire principal actuel, l'Etat italien, ne peut plus recapitaliser Alitalia comme il l'a déjà fait dans le passé. Une promesse faite à la Commission européenne. Les dirigeants d'Alitalia le savent bien et militent pour un rachat de leur société par la compagnie franco-néerlandaise qui est en négociation exclusive jusqu'à la mi-mars pour racheter à l'Etat italien 49,9 % d'Alitalia.

Mais l'affaire est loin d'être bouclée. Mercredi prochain, le tribunal administratif du Latium se prononcera sur l'invalidation des négociations actuelles entre les deux compagnies, à la suite d'un recours du seul autre candidat actuel à la reprise d'Alitalia, Air One, la deuxième compagnie aérienne italienne. Air One mobilise depuis plusieurs semaines les entrepreneurs et les personnalités politiques du Nord de l'Italie pour qu'ils soutiennent son plan de relance alternatif, financé par la banque Intesa Sanpaolo. Air One promet en effet de développer l'aéroport milanais de Malpensa, auquel les Italiens du Nord sont attachés mais qu'Air France a prévu d'abandonner quasi complètement comme hub s'il devient propriétaire d'Alitalia.

Si les juges retiennent que le gouvernement démissionnaire de Romano Prodi n'aurait pas dû accorder des discussions exclusives à la compagnie franco-néerlandaise, ces négociations seraient au moins ajournées et Alitalia plus proche de la faillite. La compagnie a accumulé une dette de 1,167 milliard d'euros pour un chiffre d'affaires annuel de 4,86 milliards.Le coefficient d'occupation de ses avions s'est élevé en moyenne l'an dernier à 74,4 %.


Et enfin, des nouvelles de la grève du Contrôle Aérien parisien,

France: les contrôleurs aériens votent la fin de la grève

14/02/2008 15:58

 

Les contrôleurs aériens français ont voté jeudi la fin de la grève qui perturbe depuis lundi le trafic à l'aéroport parisien d'Orly, a annoncé le syndicat CGT.

 

Un accord signé mercredi entre la CGT, la direction générale de l'aviation civile et le secrétaire d'Etat chargé des transports Dominique Bussereau a été "avalisé par 93% des contrôleurs" lors d'une assemblée générale dans la tour de contrôle de l'aéroport d'Orly, a précisé un responsable syndical. Le trafic était encore très perturbé à Orly jeudi, avec un vol sur deux annulé et de nombreux retards, au quatrième jour de la grève des contrôleurs aériens. Le trafic à l'autre aéroport parisien de Roissy était normal. Les grévistes protestaient contre la première phase d'un projet de regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne, qui prévoit d'envoyer une partie des contrôleurs aériens d'Orly à Roissy dès 2011. (GFR)


Et voilà....

Bonne nuit

 




Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article