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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:47
Une catastrophe écologique prochaine?

Il semblerait bien qu'une nouvelle catastrophe menace la planète, si ce n'est la planète, le pays, à minima.

La forêt est en danger, c'est indéniable! La raison de ce fléau malheureusement inévitable: la langue de bois dont l'utilisation se généralise à toutes les "sphères" de la société.

En effet, si les politiques nous avaient habitué à l'exercice au point que nous n'y faisions même plus attention, c'est maintenant au sein des entreprises que nous constatons avec un certain étonnement, l'utilisation massive de cet artifice de communication.

Comme la direction d'Air France est à la "pointe" de la modernité en matière de stratégie d'annonces, elle n'échappe donc pas à la règle, et en a donné un superbe exemple entre hier et aujourd'hui en adressant sa réponse au courrier que les élus du Comité d'Entreprise de HOP! lui avaient adressé au lendemain de la présentation du plan "Trust Together".

En effet, ce plan censé réorganiser Air France ne faisait pas une seule fois, référence à la toute nouvelle compagnie fruit de la fusion, laborieuse, (la direction l'analyse comme une véritable réussite) de Britair, Airlinair et Régional. Les inquiétudes étaient donc palpables: "comment??? Ne ferions nous plus partie des plans de la "grande" direction ???"

Donc, on nous a répondu.

"Et" me direz-vous? "Vous allez devenir quoi?"

Et bien, on ne sait pas.... Il y a des pistes, des suppositions, des possibilités, mais Il semblerait bien que notre avenir se décidera en fin de compte chez Air France, entre direction et syndicats de la "maison mère". En gros, les "bases province" bis répétita.

Mais, comme on dit, "chat échaudé craint l'eau froide", "tant va la cruche à l'eau qu'un jour elle se casse", etc... etc... il semblerait que cette fois, la rébellion soit en marche...C'est une rébellion un peu pépère pour l'instant, je vous l'accorde, mais c'est l'avantage des démarrages lents, ils évitent les claquages et permettent de tenir longtemps...longtemps...

En attendant "la révolte", je vous propose la vision d'une petite vidéo avec un "formateur en communication", Franck Lepage. La vidéo date de 2012, elle n'a jamais été autant d'actualité.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:55

Vous trouverez ci-dessous, en pdf, une communication de la CGT HOP! suite aux annonces faites par le nouveau président d'Air France jeudi 3 novembre.

Hormis le peu de cas que la direction fait des filiales du groupe en général et de HOP! en particulier, il faut revenir juste une petite minute sur ces annonces.

"Création d'une compagnie Low-cost par Air France" titraient l'ensemble des publications "spécialisées" jeudi et vendredi dernier. A l'exception d'un ou deux journalistes toujours extrêmement bien renseignés, peu d'entre eux avaient vraiment lus ou écoutés les propos de Mr Janaillac. En effet, si c'est de Low-cost dont il est question, cette "réduction" ne s'adresse pas aux passagers, mais bien aux salariés de cette future compagnie (à l'exception des pilotes, c'est vrai). 

De plus, cette compagnie ne s'envolera pas seulement vers de lointaines destinations, mais une partie de ses moyens sera destinée à alimenter les hubs de la compagnie avec des avions courts et moyens courriers, des "A320" cite monsieur le nouveau patron.

Les grands "perdants" de ce "thrust together"? Les PNC, sûrement, dont le métier subit une lente mais constante altération. Les salariés du sol également, ou les recours à la sous-traitance et la course, là aussi à la "réduction des coûts" entraînent, dégradation des conditions de travail et diminution des rémunérations.

C'est étonnant comment la distance entre le cockpit et le reste de la cabine augmente.

Je ne parle pas de celle entre ce poste de pilotage et le "sol"!

Pour des dirigeants qui voulaient restaurer la confiance et la solidarité entre les métiers, c'est assez réussit, non?

 

 

..

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 22:37

Vous trouverez ci-dessous, le préavis de grève et le tract qui l'accompagne, concernant l'action de la CGT sur le site de HOP!Régional à Clermont-ferrand.

Philippe Martinez, Secrétaire Générale de la CGT, sera présent sur place et rencontrera salariés et syndiqués.

Seront également présents, en plus de délégations Auvergnates de militants, nos Camarades de la CGT d'Air France.

Merci de diffuser largement cette information autour de vous!

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:44

Voiçi l'analyse d'un sociologue sur la libéralisation de l'assistance aéroportuaire. C'est extrait d'un article du Monde du 3 novembre 2015.

Voyez, lisez, ce que provoque le libéralisme prôné par notre gouvernement dans la droite (c'est le cas de le dire) ligne de la politique pratiquée à Bruxelles. Cautionnée aussi, il faut le dire, par son administration, DGAC en tête.

Nous travaillons sur l'aéroport de Roissy-CDG, avec une société d'assistance aéroportuaire. Je connais certains salariés depuis maintenant plus de 12 ans. D'Europe Handling, à une société dont je ne me rappelle même plus le nom, en passant par Vivendi, tract'piste, tous les changements de sous-traitants se sont soldés par UN grand point commun: la dégradation des conditions de travail pour les salariés! Certains services ont vu leurs effectifs divisés par deux. "Quatre bagagistes pour décharger un avion? C'est trop voyons, deux suffirons". "Un "chef avion" par appareil? On va bien trouver le moyen de le "couper" en deux, il assurera la gestion de deux touchées (escale) en même temps". Temps d'escale qui, dans le même temps, ont été réduits (moins de 25mn en fait la plupart du temps).

Conséquences: un Embraer190 (bi-réacteur 100 places) se retrouve avec une surcharge "bagage" de 400kg, A un autre, on donne un plan de chargement destiné à un ATR etc... Cette situation a conduit la CGT de Swissport à porter l'affaire devant le préfet de l'aéroport et la DGAC avec l'aide de l'Union Locale CGT. Résultats: rien.

Les conséquences sont aussi dramatiques sur les salariés eux mêmes. Des salariés de 30 ans sont atteins de Troubles Musculo-Squelletique se rencontrant généralement sur des individus en fin de carrière: problèmes vertébraux, de genou, d'épaules, les corps souffrent, c'est le moins que l'on puisse dire. Un pourcentage effarants de salariés en restriction médicale, un nombre incroyable d'arrêts de travail, les corps et les têtes souffrent. Il est en effet psychologiquement extrêmement difficile de tenter de faire son travail du mieux possible et de voir que sa propre direction ignore la réalité du terrain et la souffrance de ceux qui, pourtant, produisent la richesse.

Les donneurs d'ordres, en l'occurrence, la direction d'Air France sont à l'origine de ces dérives! Elle sait parfaitement ce qui est possible et à quel prix. Qu'importe! "Vous êtes trop chers!".

Car le sujet est bien là! "Réduction des coûts". Salariés, ce n'est pas parce que médias et politiciens rabâchent, ressassent, répètent toujours et encore "vous êtes trop chers", qu'ils ont forcément raison. D'autres l'ont déjà dit, et pas forcément de vilains gauchistes.

Il faut stopper cette spirale infernale et ne pas être pessimiste ou désabusé, nous en avons vraiment les moyens! Il suffit juste d'y croire et se mettre en action.

Bonne lecture....

Fabien Brugière est l’auteur d’une thèse intitulée « Sous les avions, la « piste ». Sociologie des ouvriers de l’assistance aéroportuaire confrontés à la modernisation du travail », soutenue en 2014 à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, sous la direction de Danièle Linhart.

"Vingt ans de déréglementation menacent la survie d'Air France"

Le Monde | 03.11.2015 à 16h03 • Mis à jour le 03.11.2015 à 17h37 | et de s'apercevoirnnnnnnnnnnn

Depuis le début du conflit social opposant les salariés d’Air France à leur direction, les divers experts s’exprimant dans les médias n’ont de cesse de rappeler le bilan déficitaire de la compagnie depuis 2008. La compagnie pionnière de la consolidation européenne d’hier serait-elle aujourd’hui en danger de mort à cause de salariés incapables de remettre en cause leurs privilèges ?

Le spectre de la faillite est agité par la direction du groupe afin de légitimer la mise en application d’un « plan B » de restructuration donnant lieu à une réduction d’effectifs de 2 900 postes, qui viendrait s’ajouter aux 14 200 postes supprimés depuis 2015. Qu’en est-il en réalité ?

Concurence par les coûts au détriment des salariés

Depuis la crise financière et le « 3e choc pétrolier » de 2008, face à la persistance des déficits, la direction d’Air France s’est lancée dans un programme de compétitivité avec le plan Tranform 2015, qu’elle compte poursuivre avec le plan Perform 2020. Les résultats économiques semblent être positifs puisqu’on observe une baisse de 8 % des coûts (soit 1 milliard d’euros d’économies récurrentes), les gains de productivité sont de l’ordre de 20 % et les profits sont de retour en 2015.

Malgré ces bons résultats, la direction souhaite poursuivre la réduction du coût unitaire de ses vols, encore supérieur, à ses dires, à ceux de la concurrence, en accroissant à nouveau la productivité de 17 % sans compensation salariale fixe.

Lire aussi : Air France, 15 ans de perte de vitesse

Face à l’essor des transporteurs à bas coûts, la compagnie franco-néerlandaise développe une offre low cost par le biais de sa filiale Transavia, dont le trafic a augmenté de 60 % depuis 2011. Cette filiale va probablement poursuivre sa croissance à un niveau européen, sachant que le projet Transavia Europe stoppé par la grève des pilotes il y a un an, reste dans les cartons de la direction.

Le développement rapide du marché low cost fait en effet peser un risque de perte d’activité aux transporteurs qui ne s’y engagent pas, tout en présentant une perspective de profitabilité élevée. La logique de concurrence y régnant s’y appuie sur la réduction des coûts, en premier lieu ceux du travail. On a pu voir une même logique à l’œuvre de façon particulièrement claire dans le cadre de l’assistance au sol.

Déréglementation synonyme de précarisation

La directive européenne 96/67/CE d’octobre 1996 décrétant l’ouverture à la concurrence des activités d’assistance au sol (opérations de piste, manutention et tri bagages et fret, catering, carburant, armement, nettoyage, etc.), à l’origine intégralement prises en charge par les gestionnaires d’aérodrome et les compagnies aériennes, a suscité leur externalisation. Elles sont désormais majoritairement sous-traitées à des prestataires de services indépendants.

Air France n’en a conservé qu’une certaine partie, le fameux « plan B » prévoyant d’ailleurs la suppression de 1 700 postes de personnels au sol invisibles médiatiquement. La compagnie française, à l’instar de ses concurrentes, a préféré, selon le jargon économique consacré, se recentrer sur son « cœur de métier » de l’offre de voyages plus profitable que les activités d’assistance dont les marges demeurent faibles.

Lire aussi : Air France : chronique d’un crash devenu inévitable

La déréglementation a ainsi favorisé le développement d’un modèle économique où les entreprises dominantes se réservent les activités à forte valeur ajoutée et sous-traitent à des prestataires de services celles de moindre valeur. À cette division du travail et du profit entre les entreprises, se superpose une hiérarchie similaire entre les salariés des entreprises centrales et ceux des entreprisespériphériques où les conditions de travail et d’emploi sont dégradées.

Plus concrètement, l’emploi précaire se diffuse sous diverses formes (CDD, contrat de professionnalisation, intérim) en touchant en premier lieu les postes les moins qualifiés ainsi que de manière croissante les postes les plus qualifiés, dans le but d’ajuster à court terme le volant de main-d’œuvre au niveau d’activité. La mise en concurrence des salariés pour l’accès et le maintien dans le noyau stable devient le moteur de la mobilisation au travail (avec la peur du chômage), de même que l’instrument de la casse des solidarités de métiers, notamment syndicales.

Vers un marché du travail aéroportuaire Low-cost

Avec l’élévation actuelle des transporteurs à bas coûts comme modèle de référence, la précarisation franchit un nouveau pallier en prenant d’assaut les salariés « centraux » encore relativement épargnés par la remise en cause des conditions de travail et des avantages salariaux, ce qu’illustre le conflit en cours chez Air France. La progression sur le marché de compagnies comme Ryanair ou easyJet repose sur leur profitabilité, qui, au-delà de choix stratégiques concernant les dessertes ou la tarification à la carte des services, se fonde sur la contraction des coûts et la flexibilisation du travail, notamment grâce au dumping social et au contournement des syndicats.

L’alignement des compagnies traditionnelles sur leurs nouveaux concurrents faitplaner l’ombre d’une « lowcostisation » du marché du travail aéroportuaire (faisant écho au débat récent sur l’« uberisation »), autrement dit un nivellement par les bas des salaires (horaires) et les conditions de travail pénibles.

Lire aussi : Air France : le syndicat des pilotes refuse à nouveau le projet Transavia Europe

C’est la raison pour laquelle les « privilèges » et le « corporatisme » des salariés d’Air France sont aujourd’hui la cible des critiques libérales au nom d’une compétitivité indispensable à la survie sur le marché, pourtant assurée en partie par l’intensification du travail consentie par ces mêmes salariés.

Face aux sombres perspectives salariales d’une hégémonie du low cost, il serait pertinent de dresser vingt ans après le bilan des politiques de déréglementation en prenant en compte les coûts sociaux de ces changements. Gardons à l’esprit que l’Union européenne et les États européens conservent les manettes de la régulation du marché. Accepter que la « démocratisation » des transports aériens s’effectue au détriment des salariés est un choix politique en rien inéluctable. Il peut d’ailleurs prendre des allures plus dramatiques encore, lorsqu’on considère l’importance de la sécurité dans le secteur aérien, que quelques chemises arrachées.

On pense notamment au crash meurtrier (150 morts) du vol 9525 de la Germanwings - filiale low cost de Lufthansa citée en exemple par les détracteurs d’Air France -, provoqué par un jeune pilote en proie à des troubles psychologiques (que certains experts assimilent à un burn-out professionnel) et contraint de voler pour rembourser ses dettes envers son employeur.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 17:34
Grève chez Britair
Il me semble que ce sujet nécessite un peu plus que le seul commentaire laissé sur l'article précédent.
D'autant qu'il a été rédigé plus en réaction à la question du suivi d'une "grève de la CFDT" (sic!) ce qui n'est pas la réalité que réellement sur le fond du "problème".
Avant toutes choses, il ne me viendrai pas à l'idée de contester cette grève ou de la critiquer (au sens que l'on donne généralement à ce mot, alors que...), j'apporte içi mes propres analyses et interrogations et tente de répondre aux questions (nombreuses) qui nous ont été posées sur ce sujet.
Je reprendrai quand même l'argument principal de ma réponse: "une grève, ça sert à quoi?". Cette question n'est pas une question dogmatique ou idéologique, ni même (encore que, dans certains cas), philosophique, elle pose seulement une question pratique, essentielle car elle détermine la raison du conflit, j'espère que nous serons tous d'accord sur ce sujet.
En l’occurrence, "nous voulons obtenir de la direction de HOP! qu'elle ne ferme pas le site de la compagnie Britair à Morlaix". Bien. C'est une excellente raison, mobilisatrice qui plus est, de rentrer dans un conflit. Mais, et je vais utiliser là un synonyme, un conflit c'est un désaccord. Il y a t'il désaccord dans la situation qui nous occupe? Difficile à dire, car le plan de restructuration sera présenté jeudi 16 juillet et à moins d'être doué de dons de divination, personne ne sais ce qu'il y a dedans. Ce que je sais seulement, pour avoir assister à plusieurs réunions sur le sujet de l'unification du secteur Maintenance de HOP!, et ce avec les représentants des syndicats de Britair, d'Airlinair et de Régional, c'est que jamais, n'a été évoqué ni la fermeture de Morlaix, ni celle de Lille, de Clermont ou de Lyon. Jamais!!
Pourquoi cette réaction alors?
Vous connaissez mon "amour" immodéré pour les cadres, et ce, quels qu'ils soient et de quelques appartenances que ce soient, vraisemblablement causé par mes expériences passées et présentes, mais je vais quand même essayé de trouver des circonstances atténuantes à leur comportement habituel. Voilà une catégorie particulière de salariés, parfois représentés par un syndicat, dont le rôle principal est de faire passer les différentes pilules que représentent les conséquences des plans de restructuration, réorganisations, fusions à leurs "équipes" et qui, dans 80% des cas, sont les premiers concernés par les conséquences de ces mesures. L'exercice n'est pas simple. Les voici en réunion, on leur projette un bel organigramme et ils réalisent, alors, que, "tiens", "je ne retrouve plus ma case". "Retourne au boulot mon petit et fait passer le message que ce projet d'entreprise est le meilleur du monde". "vous êtes gentil mon bon chef, mais je ne suis pas dedans...", "Certes, mais fais ton boulot, tu es cadre". Bon petit soldat! Remarquez, il y en a qui aime ça.
Pas facile, Is'n it....
Je pense, pour y avoir été confronté, que l’ancienneté de Britair et son histoire font que la plupart de son l'encadrement a, au lancement du PRF-HOP!, pensé, que la gouvernance générale de la future organisation lui revenait "de droit". Je ne vous rappelle pas les différentes et successives déclarations de chefs de services de la compagnie Bretonne "On va les bouffer", "Régional, on les aura.." j'en passe et des pas meilleures.
Je pense vraiment, pour aussi l'avoir vécu, que c'est de l'encadrement que viennent les rumeurs. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les syndicalistes sont peu écoutés, dans les premières phases des projets (quand arrivent les difficultés, c'est autres choses). Je crois donc, que l'une des grandes causes de la "panique" des salariés de Britair vient de son encadrement et de la frustration de tel ou tel risquant de ne pas trouver sa place au sein de la nouvelle organisation. Celà peu se comprendre. On comprend moins la même réaction quand il s'agit de personnes ayant visées promotion et "gloires" personnelles. Le pouvoir rend fou, je vous l'ai dit et répété...
De là à penser qu'il y a au minimum une influence "néfaste", au pire, manipulation de l'ensemble des salariés du siège de Morlaix, il y a un pas, que les informations en ma possession ne me feront pas franchir, mais quand même.
Le danger de cette situation, c'est que les salariés s'en aperçoivent et que le soufflet retombe au moment ou, justement, une mobilisation unitaire sera rendu nécessaire par l'actualité.
Passons aux syndicalistes. Qu'est ce qui fait que ce mouvement est déclenché seulement chez Britair (je ne parle pas d'Airlinair sciemment)? Je ne parle que de la CGT HOP!Régional, mais depuis le déclenchement de "l'aventure" PRF-HOP, ils ont été les premiers à dire que l'union ferait la force et que nous devions "faire ensemble". Que dire? Nous n'avons pas été entendu? C'est au minimum une évidence.
Ils n'ont pas confiance, c'est une triste réalité, et malgré nos prises de positions en Comité d'Entreprise sur la défense des TOUS les salariés, ceux de Régional, c'est évident, mais aussi ceux de Britair et d'Airlinair, malgré nos différentes rencontres avec les mêmes déclarations, la CGT de Britair continue à croire que nous ne ferrons rien pour eux et que nous les trahirons. Ils se trompent, et risquent bien par leur comportement (la CGT de Régional n'a pas été informée, au moins par "politesse" du préavis de grève) de décourager les plus "unionistes" de nos Camarades et de, surtout, décourager les salariés de Régional qui auraient pu, par solidarité, suivre un mouvement, car nous l'avions annoncé depuis le départ "si un seul site, quelqu'il soit est fermé, vous nous aurez en travers de votre chemin".
C'est triste et contre-productif, mais c'est la vie. Je ne pensais pas cela possible à la CGT, aux vues des valeurs qui ont fondé ce syndicat, mais bon, on en a tellement vu ces derniers temps...
Pour finir, il ne faut pas oublier, aussi, les échéances électorales chez Britair en mars prochain. J'aime beaucoup moins ce "scénario" mais sais que certains en sont largement capables. Imaginez un peu que certains instigateurs de la grève, qui eux ont participé aux réunions avec la direction contrairement aux salariés, imaginez, disais-je, qu'ils sachent que rien ne fermera. Il est alors facile d'appeler à la grève AVANT l'annonce (connue) et de se présenter le jour de la dite annonce, comme LES sauveurs du site de la compagnie et d'en tirer tous avantages. "Vous voyez, c'est grâce à nous qu'il n'ont pas fermé Morlaix"...
Voilà, un peu plus développées, les raisons qui me font penser, que nous n'avions aucune raison, chez Régional, de suivre cette grève. C'est, je le répète une analyse personnelle qui ne remet pas en cause leur mouvement, car après tout, je travaille chez Régio et ne suis pas dans leur tête, mais je continue à penser que c'est du gaspillage, au minimum, d'énergie. Et puis, quand on me demande, je réponds.
Nous verrons la suite....

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 00:18
​​Avec un peu de retard, vous trouverez ci-dessous, le communiqué de la CGT envoyé à la presse au sujet de la situation chez HOP!Regional.

Pour info, en plein PDV, les salariés de Britair, mobilisés également à cette occasion, ont suivi massivement le mot d'ordre syndical d'appel à mobilisation.

Chez Régional, un grand merçi aux organisations "syndicales" ayant appelé à ne pas suivre le mouvement, plus occupées à "descendre" la CGT plutôt qu'a défendre les intérêts des salariés.

Communiqué de presse

3 heures de débrayage pour sauver 27 postes chez Hop ! Régional.

La CGT HOP ! Régional appelle l’ensemble du personnel à un débrayage ce lundi 15 juin de 11 h à 14h. Le personnel proteste contre le plan de départ volontaire envisagé par la direction. PDV qui devrait conduire à la suppression de 27 postes sur les sites de maintenance de Clermont-Ferrand et Lille.

Un plan uniquement mis en place pour satisfaire Air France, actionnaire principal de HOP ! Régional, et qui ne se justifie pas d’un point de vue économique. En effet, la maintenance, ciblée par le PDV, est aujourd’hui le seul secteur bénéficiaire de la compagnie.

La CGT rappelle également que la direction de HOP ! Régional n’a pas tenu ses promesses en termes d’embauches. Direction qui, en échange de 3 millions d’euros versés par la Région Auvergne, avait garantit le recrutement de 40 personnes en 2012.

La crainte du personnel et du syndicat est aujourd’hui que ce plan de départs volontaires soit la première étape de la restructuration du court et moyen courrier d’Air France. Programme de casse sociale dont les salariés de la filiale HOP seront les principales victimes.

La CGT demande donc aux présidents de Région et de département ainsi qu’au maire de Clermont-Ferrand et à l’ensemble des représentants politiques auvergnats de s’engager aux côtés des salariés. Ils permettront ainsi la sauvegarde d’un outil industriel remarquable, pilier de l’aéronautique régional.

Nous invitons donc tous les journalistes de la région à couvrir l’événement lundi matin à 11h devant les locaux de Hop ! Régional, 149 avenue du Brézet à Clermont-Ferrand.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 21:15

Ca bouge sérieusement chez Air France. Au moins à la direction... Pour le reste, c'est autres choses.

Annoncé dans un Flash Actu aux salariés, les dirigeants du groupe annoncent la nomination de Lionel Guérin à la tête de la réorganisation du "point à point et de HOP" à partir du 8 septembre. C'est donc le plan de notre bon Lionel qui a emporté les faveurs de ces messieurs et entraîné cette belle promotion.

Cette dernière a quand même l'air de se faire aux forceps car le SNPL Air France vient d'annoncer ce matin qu'il déposait un préavis de grève pour la fin septembre.

Autre conséquence, le départ de Florence Parly, directrice générale adjointe d'Air France chargée des escales France et de l'activité Orly.

Effectivement, il est prévu, dans le plan de L. Guérin, un fort déploiement de HOP sur l'escale d'Orly, laissant peu de place à l'activité "en propre" d'Air France.

Le départ de Madame Parly laisse tout de même planer quelques interrogations sur le devenir du reste des escales "France", Lionel Guérin n'ayant jamais caché ses intentions d'avoir recours à la sous-traitance plutôt qu'à celle des salariés de la compagnie, leurs coûts étant jugés "largement au dessus du prix du marché". Le prix du marché!

Il nous fait la même avec l'entretien des avions n'hésitant pas à comparer les prix de reviens de la Maintenance de Régional ou de Britair avec celle de la compagnie Roumaine, la TAROM.

Ben, il en aura pour son argent...

L'article du Figaro:

La compagnie Air France a annoncé jeudi le départ début septembre de Florence Parly, en charge de l'activité passagers à Orly et des escales France, et son remplacement intérimaire par son directeur de l'exploitation Jean-Claude Sénèque. "Florence Parly, directrice générale adjointe d'Air France en charge de l'activité Passage Orly et Escales France, quittera le groupe à compter du 8 septembre 2014 pour s'engager dans une nouvelle phase de son parcours professionnel", indique Air France dans un communiqué.


"Elle sera remplacée par intérim par Jean-Claude Sénèque, actuel directeur de l'exploitation de l'activité Passage Orly et Escales France", ajoute la compagnie aérienne. Air France ne donne aucune information sur la suite du parcours professionnel de Florence Parly, qui fut secrétaire d'Etat au Budget de 2000 à 2002 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Les PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, et d'Air France, Frédéric Gagey, ont salué "son engagement, sa contribution et son leadership tout au long de ces années passées au sein" de la compagnie, en lui souhaitant "un plein succès dans la suite de son parcours professionnel".

"Depuis 8 ans, d'abord en charge de la restructuration du cargo puis du point à point Air France, (Florence Parly) a su, dans des contextes particulièrement difficiles, mettre sur pied les conditions d'une forte amélioration des performances économiques de ces secteurs", ont-ils souligné. Florence Parly avait pris en charge l'activité "Passage Orly et Escales France" en janvier 2013 dans le cadre de la réorganisation de la compagnie en huit pôles d'activités qui accompagnait le plan de redressement Transform 2015. Elle avait été auparavant en charge de la branche Cargo (fret) de la compagnie.


Comme annoncé en juillet et faisant suite au rapport remis à Frédéric Gagey fin juin 2014, Air France va réorganiser son activité Point à Point, aujourd'hui réalisée par Air France et par HOP!.

A compter du 8 septembre 2014, Lionel Guérin, actuel Président Directeur Général de HOP!, est nommé chef de projet en charge de la définition détaillée et de la mise en place de cette nouvelle unité regroupant l'ensemble de l'activité Point à Point du Groupe Air France (Air France Point à Point et HOP!).

Ce projet d'organisation sera présenté aux instances représentatives du personnel d'ici fin octobre.

Cette nouvelle organisation devra permettre de clarifier le périmètre de chacune des marques, de rapprocher les fonctions clés dans la définition de l'offre et de l'expérience client et de faciliter le pilotage économique global de l'activité pour continuer à retrouver une structure de coûts compétitive.

Frédéric Gagey a précisé : "La stratégie Point à Point du groupe Air France doit reposer sur un principe à la fois simple et clair : à chaque besoin du marché doit correspondre une offre commerciale spécifique et un modèle économique adapté, que ce soit en termes de coûts ou de revenus. Cette nouvelle organisation simplifiée permettra au groupe Air France d'être plus réactif et encore plus proche des attentes de ses client".

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 22:12

Le Comité européen du dialogue social pour l’aviation civile lancera le mois prochain une vaste enquête sur le travail non déclaré dans les compagnies aériennes et le recours du secteur aux employés contractuels, les low cost telles que Ryanair, Wizz Air ou Norwegian étant particulièrement dans son collimateur.

L’organe européen, regroupant compagnies aériennes et syndicats veut se pencher en particulier sur le recours aux travailleurs indépendants et autres auto-entrepreneurs, un statut particulièrement prisé par les spécialistes du vol pas cher (qui refuseraient de participer au comité).

Même s’il affirme ne pas viser spécifiquement les low cost et simplement chercher les " moutons noirs ", le Comité reconnait que de forts soupçons pèsent sur elles.

Le quotidien La Libre Belgique s’est d’ailleurs procuré une liste de 220 pilotes de Ryanair facturant leurs services à la low cost via des microsociétés établies en Irlande, une liste dressée " en quatre jours " par le Comité.

On rappellera que le Ryanair Pilot Group parlait de 2000 pilote sur 3000 pratiquant ce système.

L’enquête devrait durer un an.

Le PDG de Ryanair Michael O’Leary, de passage en Belgique le 22 janvier 2014 pour faire le point sur la nouvelle base à l’aéroport de Bruxelles – Zaventem, a déclaré dans La Libre Belgique: " chaque jour il y a un comité qui veut enquêter sur nous. Air France, Lufthansa font appel à des pilotes indépendants. Pourquoi s’intéresse-t-on à Ryanair ? Les médias sont sans doute le secteur qui emploie le plus d’indépendants en Europe et on n’en parle pas. Mais quand c’est Ryanair, il faut enquêter ".

Il reconnait bien sûr le recours à ces travailleurs « indépendants » (même s’ils ne travaillent que pour Ryanair), expliquant que le statut permet une « mobilité rapide » : par exemple pour la fermeture de la base de Maastricht et l’ouverture de celle de Zaventem, « on peut plus facilement amener notre staff » vers la Belgique. Et il rappelle que ce système employé depuis 25 ans par Ryanair ("nous continuerons à le faire dans les 25 prochaines années ") est en pleine concordance avec les règles européennes. Spécifiant au passage que les employés de la base de Bruxelles "mais les taxes sociales en Belgique "…

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Published by Briand Sylvia. CGT PNC - secrétaire adjointe du CE de Régional - dans transport aérien Travail dissimulé.
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