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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 19:37
Quelques infos...

Se tenait aujourd'hui au siège de la compagnie, la réunion n°1 sur la mise en oeuvre d'un Plan de Départs Volontaires encadré par un Plan de Sauvegarde de l'Emploi sans départ contraint à la Maintenance de HOP!Régional. 27 postes sont concernés.

Cette mesure, qui s'inscrit dans la droite ligne de la politique de réduction des coûts du groupe Air France, est, d'après la direction, rendue nécessaire par l'attrition de notre flotte, moins d'avions, moins d'heures de maintenance programmée: 55 avions en 2008, 43 en 2012, 40 en 2013, 37 en exploitation à ce jour.

Ce sont les raisons invoquées par la compagnie. Néanmoins, comment comprendre cette précipitation alors que la "fusion" des Maitenance des trois compagnies (Britair, Régional, Airlinair) est annoncée pour 2016, fusion qui entraînera de fait un sureffectif qui nécessitera un ou plusieurs Plan de Départs Volontaires (au mieux)?

Notre avis est sensiblement différent... Chaque jour, les mesures drastiques misent en plaçe chez Air France font les unes de la presse nationale. Il serait mal venu que toutes les sociétés du groupe ne mettent en oeuvre, le doigt sur la couture du pantalon, ce qui est imposé aux salariés de la maison mère. Nous pensons que ce plan a, au minimum, autant d'importance vis à vis des économies qu'il entraîne que sur le simple effet "cosmétique" de l'annonce.

La suite de l'argumentation de la DM:

La politique de recherche de clients extérieurs menée depuis quelques années par notre explosif Directeur Maintenance, ne permettrait plus de compléter le plan de charge de notre hangar en raison du coût de la main d'oeuvre.

Je m'explique, ou plutôt, je retranscris içi les propos du "Chef".

Jusqu'à présent, l'activité propre sur nos appareils, permettait "grosso-merdo" d'occuper tout le monde. Les creux dans le plan de charge étaient complétés par des clients occasionnels. La réduction du nombre d'avion et ses conséquences, font que les trous sont de plus en plus importants et qu'il faudrait alors, pour les "boucher" développer une véritable politique client, non plus anecdotique, mais structurée et organisée. Or, c'est là que nous retrouvons le sujet de nos coûts face à ceux de la concurrence. 55€ de l'heure chez RAS, atelier Allemand qui entretenait (qui entretient?) les ATR d'Airlinair. J'entends déjà les techniciens qui connaissent le sujet éclater de rire (pour les plus joyeux...). Nous avons tous eut à constater, l'extraordinaire "qualité" de l'entretien réalisé sur les avions d'Airlinair pour 55€ de l'heure...

Combien ont réellement coûté les révisions à 55€, à posteriori? La question est intéressante, mais ce n'est pas aujourd'hui que nous avons obtenu une réponse.

Autre exemple connu, Atlantique Air Industrie, qui avait réalisé avec brio, une check sur l'un de nos Embraer 145 pendant la grève de 2011. 52€ de l'heure! Vous me direz, on en a eut pour notre argent. Quelle est la situation de 2AI aujourd'hui? Le redressement judiciaire.

Le PSE proposé par la direction de HOP!Régional avait fait l'objet d'un certain nombre de commentaires lors de la réunion 0. L'ensemble de ces remarques ont été prises en compte par la direction et le document a été rectifié.

Nous avons constaté, qu'en dehors de ce PDV, des postes étaient supprimés par des départs naturels (départ en retraite, par exemple), les élus CGT ont demandé que cette diminution de fait de la masse salariale rentre en ligne de compte dans les futures mesures économiques qui ne manqueront pas de nous être demandées. Dans les mesures d'accompagnement au départ, chapitre "formation", nous avons demandé la prise en charge d'une qualification avion pour ceux qui le désireraient.

A l'issu de cette réunion, les élus ont estimé ne pas pouvoir rendre d'avis sur ce plan et ont désigné le cabinet Progexa pour les conseiller. A prendre en compte également, l'avis du CHSCT Maintenance qui se réunira le 8 juillet.

Prochaine et dernière réunion sur ce sujet: au plus tard le 25 août.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 11:16

Un mouvement de grève chez Air France? "Encore", me direz vous.

Certes, mais celui-çi est important et marque un vrai tournant dans le contenu des revendications. La sous-traitance est un cancer qui ronge l'ensemble des sociétés travaillant pour les grands donneurs d'ordre. Pour ne parler que de Roissy-CDG: 750 entreprises qui travaillent toutes, en cascade, pour Air France ou ADP.

Ainsi, la mise en oeuvre de Transform 2015 par la direction d'AF a entrainé une dégringolade générale des conditions de travail pour les salariés des sociétés en contrat avec la compagnie.

C'est pour cette raison que l'Union Locale CGT de Roissy-CDG s'associe au mouvement de la CGT Air France et appelle à la grève tous les salariés de la plateforme ce samedi 2 août.

Air France : appel à la grève de la CGT le 2 août

Le syndicat CGT-UGICT Air France appelle de nouveau à une grève de l’ensemble des salariés le samedi 2 août 2014, au nom de la protection de l’emploi local au sein de la compagnie aérienne nationale.

Après huit mouvements de grève menés depuis novembre 2013, le syndicat du personnel au sol appelle de nouveau à des arrêts de travail de 1h00 à 24h00 pendant le premier weekend d’août, dans les aéroports d’Ajaccio, Bastia, Bordeaux, Lyon, Marseille (maintenance), Montpellier, Mulhouse, Nantes, Nice, Paris-CDG et Orly, Strasbourg et Toulouse, ainsi que dans le fret. Une manifestation est prévue à Roissy le même jour.

Parmi les nombreuses revendications de la CGT-UGICT figurent le sous-effectif et la dégradation croissante des conditions de travail (grilles horaires, vacations longues et courtes, hausse des AT et des incidents passagers, etc.), le maintien des emplois Air France au sein du hub de Roissy, l’arrêt de la suppression de 700 emplois dans ce même hub, que tous les vols du groupe AF soient traités par du personnel de la compagnie, l’arrêt de la sous-traitance (et le rapatriement au sein d’Air France des activités sous-traitées ou externalisées), la « récupération de nos acquis (avancements, promotions, ancienneté, taux de sujétion et autres mesures supprimées par le plan Transform 2015) », l’ouverture de « véritables et loyales négociations salariales », la mise en place d’une « véritable Qualité de Service pour nos Passagers » – et bien sûr l’abrogation de la loi Diard.

La CGT fait partie des syndicats de personnel au sol n’ayant pas signé le plan de départ volontaires portant sur 1826 employés en 2014, dans le cadre de la deuxième phase du plan de restructuration Transform 2015. La compagnie de l’alliance SkyTeam avait annoncé mardi dernier que ce plan avait quasiment atteint son objectif, avec 1772 dossiers validés correspondant à 1 660 équivalents temps plein. Un autre plan, visant 700 équivalents temps plein chez les hôtesses de l’air et stewards, vient juste de démarrer.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:58

Un article lu dans Tourmag.

Les stratégies évoquées il y a quelques années par la direction d'Air France face à la menace "low-cost" semblent faire leur chemin. Adossement à une compagnie, création d'une compagnie, acquisition d'une société, le tout dans le domaine du "bas-coût", les trois options sont aujourd'hui testé semble t'il (partenariat avec plusieurs Low-cost, HOP, et maintenant Wizz). Le drame avec Air France, c'est qu'il faut environ 5ans pour que les dirigeants mettent en oeuvre leurs plans. Dans un secteur ou il faut réagir pratiquement à la semaine, on ne peut que regretter ce manque flagrant de réactivité.

Air France pourrait racheter la low cost WizzAir

Air France intéressée par les Airbus A 320 de Wizz Air

Selon un site d'informations néerlandais, Air France s'intéresse de près à la compagnie low cost Wizz Air et surtout à ses 52 Airbus 320. Une flotte qui pourrait lui permettre de développer ses activités low cost et donc la marque Transavia.

e poursuit sa stratégie de développement sur le marché low cost.

Selon le site d'informations néerlandais Luchtvaartnieuws, la compagnie serait en discussion pour racheter Wizz Air, une low cost hongroise.


Si le groupe franco-néerlandais n'entend pas commenter ses discussions avec de futurs partenaires potentiels, il confirme toutefois son ambition dans le secteur.

"Comme évoqué à plusieurs reprises, Air France-KLM souhaite développer ses activités low-cost en Europe en s'appuyant sur Transavia" précise le service de presse.

Selon Luchtvaartnieuws, Alexandre de Juniac aurait confirmé étudier l'acquisition d'un leader sur le marché européen du point à point, sans pour autant en préciser le nom.

e poursuit sa stratégie de développement sur le marché low cost.

Selon le site d'informations néerlandais Luchtvaartnieuws, la compagnie serait en discussion pour racheter Wizz Air, une low cost hongroise.

Si le groupe franco-néerlandais n'entend pas commenter ses discussions avec de futurs partenaires potentiels, il confirme toutefois son ambition dans le secteur.

"Comme évoqué à plusieurs reprises, Air France-KLM souhaite développer ses activités low-cost en Europe en s'appuyant sur Transavia" précise le service de presse.

Selon Luchtvaartnieuws, Alexandre de Juniac aurait confirmé étudier l'acquisition d'un leader sur le marché européen du point à point, sans pour autant en préciser le nom.

Une flotte d'A320 qui pourrait intéresser Transavia

Créée en 2003, la compagnie Wizz Air se pose dans 93 destinations à partir de 16 bases.
Elle opère en France depuis Beauvais, où elle dessert 14 villes, principalement en Europe de l'Est.
Elle a transporté 13,5 millions de passagers en 2013, soit une croissance de 12%.
Mais surtout, elle possède une flotte 52 Airbus A320 qui pourrait fortement intéresser Transavia, qui peine aujourd'hui à trouver des appareils pour son développement.

Rédigé par Laury-Anne CHOLEZ le Mercredi 9 Juillet 2014

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 10:06

Dans la presse aujourd'hui, au sujet du procès opposant les élus du Comité d'Entreprise à la direction de Régional, avec en embuscade HOP et Air France, puisqu'une avocate de la compagnie "mère" était également présente à l'audience.

Air France : la direction de Régional retire son plan social

Le SNPL poursuit toutefois son action en justice sur le fond contre le PSE, qui menacait 47 postes de pilotes en 2013 et 15 en 2014. La direction de Hop ! Régional a retiré le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévu concernant les pilotes de la compagnie, annonce le SNPL Régional. Ce retrait, selon un compte rendu du syndicat, "pourrait être en relation avec la procédure judiciaire engagée par le CE sur le PSE et dont le jugement sur le fond" était "prévu le 5 novembre 2013". Contactée par l'Echo touristique, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations. "Si la justice nous donnait raison sur les reclassements chez Transavia en cas de licenciement, cela pourrait bien faire jurisprudence dans tout le groupe Air France", assure le syndicat, qui attend un verdict le 19 décembre. De fait, le plan social présenté par la direction ne prévoyait pas de reclassement des pilotes de Regional au sein du groupe Air France, alors que Transavia, filiale en plein développement, est en train d'embaucher et accueille des pilotes de la compagnie nationale.(plus une prime. Ndr)

"L'objectif de ce PSE, c'était de nous mettre la pression pour que l'on accepte une baisse générale de nos salaires de 15% pendant les négociations collectives. Mais ça ne passe pas car un tel chantage est inacceptable" répond Armand Simon, délégué SNPL Régional. Le PDG de Hop !, Lionel Guérin, s'est en effet engagé à réduire les coûts de 15%, ce qui passe par la renégociation des accords collectifs au sein des différentes entités de Hop ! : Régional, Britair et Airlinair. Problème, les trois entités ont des conventions et des niveaux de rémunération différents. "Alors que chez Britair une augmentation de productivité de 16% a été signée, les salaires moyens des pilotes de Régional sont toujours inférieurs de 12% à 18% à ceux de Britair" déclare Armand Simon.

Pour l’instant, seuls les syndicats d’Airlinair et de Britair ont trouvé un accord avec la direction pour les nouvelles conditions de travail et de rémunération. Mais la convention signée par Britair pourrait être caduque avant la fin de l’année, puisqu'elle prévoit des clauses suspensives concernant notamment le droit à un reclassement chez Transavia. "Il ne reste plus que 7 mois pour trouver un accord chez Régional. Si cela n'est pas fait, la direction pourra nous imposer les conditions de travail européennes. Mais dans ce cas, on repassera sur la règle qui prévoit de payer les pilotes au temps réel de vol. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque nous sommes payés au forfait. Par conséquent au lieu d'optimiser leurs vols dans l'intérêt de la compagnie, comme c'est le cas aujourd'hui, les pilotes risquent de faire l'inverse pour rattraper le pouvoir d'achat perdu. Il est donc évident qu'une telle situation ne serait pas sans conséquences sur la régularité des vols et sur l'économie générale de Hop!", alerte Armand Simon. Le plan social chez Régional prévoyait 47 suppressions de postes chez les pilotes en 2013 et 15 en 2014. L'autre volet du plan social, qui concerne 65 postes sur le personnel au sol, est maintenu.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:47

Lu sur Tourmag ce matin:

Air France-KLM, le changement de cap spectaculaire... et inéluctable !

Jean-Louis Baroux, expert aérien, revient, dans cette chronique, sur la décision de la direction d'Air France de ne pas souscrire à l'augmentation de capital d'Alitalia. Selon lui, ce n'est pas le moment de faire des investissements en dehors du périmètre de sécurité de la compagnie et des filiales du groupe Air France-KLM.

Sauf revirement de dernière minute, Air France a finalement décidé de ne pas souscrire à l’augmentation de capital d’Alitalia et par conséquent de voir sa participation diminuer de moitié dans le capital de la compagnie italienne. Oh, bien sûr, elle restera l’un des tout principaux actionnaires, mais son influence sera, à l’évidence, bien amoindrie. Et c’est peut-être ce que cherche la direction de la compagnie française. Pour autant que je sache les débats ont été soutenus entre les partisans de la poursuite de l’aventure italienne et ceux du repli. Ces derniers ont gagné. D’ailleurs pouvait-il en être autrement ? Le suivi de l’augmentation de capital, pourtant votée par les administrateurs de la compagnie au premier rang desquels les représentants d’Air France, aurait obéré significativement les capacités financières et en particulier la trésorerie de cette dernière. Or pour le moment la gestion de cette ressource réclame une attention toute particulière. Il faut en effet gérer une dette considérable et financer à la fois le Plan de Départs Volontaires qui vient encore d’absorber 200 millions d’€ et la refonte du produit à bord qui nécessitera encore 500 millions d’€ supplémentaires. Autrement dit ce n’est plus le moment de faire des investissements en dehors du périmètre de sécurité, je veux dire Air France et ses filiales et KLM.

Les passagers ont vu le niveau des produits baisser

Voilà un retournement complet par rapport à la politique suivie depuis plus de 10 ans. Rappelons s’il en était besoin qu’il s’agissait de créer alors un transporteur global, agissant sur la planète entière et couvrant tous les secteurs du marché. Les interventions de Jean Cyril Spinetta sur ce sujet ont été trop nombreuses pour que l’on puisse les oublier. Eh bien, la stratégie actuelle consacre l’échec de cette ambition. Il faut dire qu’elle avait été financée finalement par les passagers qui, au fil des années, ont vu avec une grande régularité le niveau de leur produit baisser. Ils en ont tiré la conclusion toute naturelle qu’ils n’étaient plus prêts à payer un prix susceptible de couvrir les charges et les ambitions de la compagnie. Le changement de cap est spectaculaire. Il est inéluctable. Reste que pour modifier la direction d’une maison aussi importante que la groupe Air France/KLM, cela demande une formidable énergie, du temps et la paix sociale qu’il faut bien acheter à coup de centaines de millions d’€. Le fait de ne pas suivre l’augmentation de capital d’Alitalia aura certainement des conséquences sur la stratégie de la compagnie italienne qui devra bien chercher une solution alternative, sauf à se replier sur elle-même, et devenir une importante compagnie régionale, ce qui serait peut-être la solution de sagesse. En attendant, pour Air France, ce n’est pas le moment de plomber des comptes qui n’ont pas besoin de pertes supplémentaires.

Une paix sociale achetée à prix fort

Petit à petit, on revient aux fondamentaux. Un bon produit, adapté au marché, susceptible d’être vendu à un prix suffisant pour équilibrer les charges de la compagnie et de lui assurer son nécessaire autofinancement. Cette stratégie vient à point au moment où le transport aérien se porte finalement très bien. Sa croissance est soutenue, y compris dans les marchés matures et, de surcroît, Air France/KLM est présente dans tous les grands marchés en croissance. Il ne reste plus qu’à espérer que la paix sociale achetée à prix fort, soit solide et pour longtemps. Autre circonstance favorable, les grands concurrents européens Lufthansa et le groupe IAG sont eux-mêmes en proie à des difficultés sérieuses. Ils n’ont ni l’un, ni l’autre le désir de profiter des difficultés du transporteur français pour mettre la main sur ce qu’il pourrait laisser de côté. Il est parfois utile de regarder en arrière et de revenir sur ses pas si on a fait fausse route. Cela est douloureux, mais cela vaut certainement mieux que de s’enfoncer dans un chemin qui ne peut déboucher que sur des embûches...

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:13

Toujours accusés d'empêcher la mise en œuvre des plans de restructurations concoctés par nos pauvres patrons, « qui se débattent avec la crise, qui subissent le coût exorbitant du travail dans un pays rétrograde... », je cite, les syndicats tentent, pourtant dans la majorité des cas, de comprendre les intentions, pas toujours très clairs de nos dirigeants.

Ainsi, quand Lionel Guérin accompagné de son fidèle lieutenant était venu à plusieurs reprises présenter aux élus des Comités d'Entreprise son plan de réorganisation des filiales, Britair, Airlinair et Régional, les élus avaient, au moins chez Régional, essayés de comprendre.

Cette démarche constante de recherche d'informations fut d'ailleurs interprétée par la direction, comme une volonté de blocage du projet. Comme si les syndicats décidaient et pouvaient bloquer une restructuration de cette ampleur...

Analyse stupide et insultante pour les représentants du personnel mais il est évident que les états d'âme patronaux dépendent largement de la situation : quand on accepte, on est des « bons petits conscients de la réalité économique » quand on demande à savoir nous devenons des « empêcheurs de tourner en rond ». Habituel.

Pour ne parler que de la branche maintenance avion de la future holding, figurez vous que les discussions avec notre futur (actuel) dirigeant, avaient débouché sur un consensus : mutualisons les moyens afin d'éviter la mobilité forcée des salariés des escales techniques, utilisons les structures existantes pour mieux travailler ensemble, les compétences sont là !

Ah ben ça ! Incroyable ! La CGT, jamais d'accord avec rien ni personne se retrouvait grosso-modo dans les intentions d'organisation du patron puisqu'elle correspondaient à l'intérêt des salariés.

La réorganisation de ce secteur d'activité fut donc confiée, au grand dam des cadres de Régional, au directeur « maintenance » de Britair, Mr Vernet.

Nous on s'en foutait. Lui où les nôtres, tout ça reste du pareil au même.

Les syndicats le rencontrèrent par une belle matinée à Orly.

« Pas de mobilité forcée, utilisations des compétences par une qualification sur les 3 familles d'avion en service dans les filiales, pas de recours à la sous-traitance quand l'activité sur une escale permet le traitement des apareils en propre, etc... » Telles étaient nos demandes.

L'écoute fut attentive. Nos propos assez largement partagés.

Il y a malheureusement un monde entre écoute et compréhension et dans le partage, tout est fonction de la grandeur des parts.

Ainsi, plusieurs mois après cette réunion, il faut bien constater la réalité des choses :

Chacun pour soi !

Le bel élan et le consensus, à la trappe !

Quelques exemples :

L'escale de Pau voit aujourd'hui son activité reprendre. Les avions des trois compagnies passeront sur cet aéroport. L'escale technique de Régional a été fermé il y a près de deux ans, les salariés ont dû accepter la mobilité forcé.

Réaction de la maintenance HOP, le traitement des avions passant à Pau est confié à … ?

Airlines Assistance, société de sous-traitance, proche de la direction de Britair d'après les mauvaises langues!

A Biarritz où une escale technique de Régional existe, le programme des vols hiver 2013 va voir des passages d'avions de Britair. Bien, nous direz vous, « on va qualifier les techniciens de l'escale et ils assureront le traitement des avions, tout ça c'est HOP de toutes façons, et la voilà la synergie, râleurs que vous êtes ».

Que nenni mes bons !

Britair envoie, en lousdé, un technicien de Paris s'installer sur l'escale, faisant en son nom, en parallèle, une demande d'autorisation d'activité sur cet plate-forme, alors que la logique des choses aurait été d'utiliser celle de Régional déjà existante depuis des années. Nous faisons bien partie de la même holding, non ?

A CDG, les techniciens de Britair pourraient très bien venir renforcer dans des conditions satisfaisantes pour les deux parties, l'équipe de techniciens de Régional largement pourvue de salariés en intérim. Ben non. La direction de la maintenance en ligne de la compagnie bretonne les a assuré que « ça bloquait chez Régional » (en gros, on ne veut pas de vous), ce qui est un mensonge éhonté !

En résumé, au lieu d'unir on divise, on lieu de mutualiser on garde son « prés carré », au lieu de faire ensemble, on divise les salariés en les opposants entre eux.

Il y a mieux quand on veux créer une compagnie et entraîner les gens à travailler ensemble, vers un même but.

Coluche disait : « en France on a la droite la plus con du monde »

Je dirai que nous, au niveau de nos directions, nous sommes assez bien fourni.

Et dire que se sont les vilains salariés qui refusent le changement.

On les comprend !

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:30

Alors que la direction générale de Régional accompagne l'abandon de le projet de Plan de Sauvegarde de l'Emploi du Personnel Navigant Technique de la volonté de discussions "autour d'un projet industriel" (??!!), nos Camarades de la CGT donnent la position de leur Organisation par un communiqué de presse.

Pour mémoire, ce projet industriel, c'est ce que réclament FUC, SNPL, CGT depuis plus de trois ans. Définition d'un périmètre d'activité et mise en oeuvre d'une exploitation dans ce périmètre.

Il faut se rendre à l’évidence, il n'est pas dans l'habitude des dirigeants d'entreprise d'écouter leurs salariés. C'est étonnant comme réaction, car ce sont justement les salariés qui font tourner la boite...

Si c'était les patrons, ça se saurait....depuis le temps...

Le PSE/PDV PNT annulé par la direction

25/10/2013

C'est avec satisfaction que nous avons reçue l'annonce de l'abandon du PSE/PDV par la direction de Régional.

La détermination des élus du Comité d'Entreprise a payé.

Néanmoins, la procédure n'est pour, l'instant, pas annulée car ce n'est pas la direction qui est la plaignante dans cette affaire, mais bien les élus.

En effet, ce procès soulève un problème majeur concernant le reclassement des salariés des filiales au sein de la "maison mère" et de ses autres sociétés.

Rappelons pour mémoire que le recours à la justice, considéré comme "continuel" (!!!) par la directrice générale de Régional, concerne ce point essentiel et le traitement particulièrement injuste qu'il en est fait par Air France:

Des postes sont ouverts chez Transavia: un accord SNPL-AF/ direction AF réserve ces emplois à des pilotes d'Air France accompagnés d'une prime (100 000€), AUCUN poste de pilote n'étant pourtant supprimé chez Air France.

Des postes sont supprimés chez Régional: PSE/PDV, reclassement INTERDIT chez Transavia

Nous pensons que la direction générale devrait, tout d'abord, s'interroger sur le caractère qu'elle juge "continuel" des recours en justice du Comité d'Entreprise.

Ne devrait elle pas, au lieu de tenter d'imposer l'injustice tenter de mettre en place ses plans de restructuration en tenant compte de l'Humain?

La direction d'Air France, qui continue à diriger HOP et ce malgré les discours "indépendantistes" de Lionel Guérin, ne devrait elle pas enfin comprendre que la compagnie a beaucoup à gagner dans une utilisation intelligente et rationnelle de ses filiales?

Le PSE/PDV est annulé, mais le problème reste entier.

La CGT-Régional salut la détermination des élus du Personnel Navigant qu'il soit Commercial ou Technique et regrette que cette Union autour d'un sujet majeur n'est pas pû être réalisé pour le PSE/PDV du personnel au Sol, la signature de l'accord sur la réduction des coûts par 3 organisations syndicales (FO-UNSA SNMSAC-CFDT) ayant entraîné de facto sa mise en place.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:56

Placé du point de vue du consommateur, on pourrait croire en fait que la liberté d'entreprendre sans régulation est une chance.
Malheureusement, elle est génératrice de dumping social, de régression pour l'ensemble des salariés d'un secteur d'activité. Le reportage passé sur M6 (eh oui...) dimanche soir qui concernait le transport routier était édifiant. Une masse de travailleurs extérieurs à la France exploitée par un grand groupe de transport national qu'il était bien facile d’identifier.


Dans l'aérien, c'est bien ce qui se dessine. Pour les salariés les conditions de travail se dégradent au nom de la sacro-sainte réduction des coûts. Pour les usagers, les clients, le billet à 19€ risque bien de devenir dans peu de temps, un vague souvenir quand la concurrence aura justement fait disparaître les plus faibles et que les plus forts régneront en maîtres sur le secteur.

Air france, HOP, ne seront jamais des compagnies low-cost, c'est un fait et tenter de nous faire croire l'inverse n'est qu'un leurre destiné a avoir, momentanément, la paix sociale.

Vous connaissez l'histoire de la grenouille dans la casserole d'eau froide? On fait faire cuire la grenouille sans qu'elle saute de la casserole. Alors, plutôt que de l'y jeter brusquement on chauffe l'eau progressivement, et la grenouille se dit "bof, jusqu'içi tout va bien...jusqu'içi tout va bien...".

En espérant n'avoir pas trop de grenouilles parmi mes lecteurs, lectrices, voiçi deux articles sur des sujets totalement différents mais dont les conséquences se rejoignent:

Défier le low cost en développant des filiales… à bas coût

Pour Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence française, le transport aérien low cost a encore de beaux jours devant lui, au moins sur le segment du court-courrier, voire, plus tard, sur celui du long-courrier. Les compagnies classiques ont donc tout intérêt à prendre le taureau par les cornes. La piste la plus simple est de procéder à des rachats, comme l’a fait IAG en prenant le contrôle de l’espagnol Vueling. Mais c’est un cas particulier. Car, d’une part, Iberia était un des cofondateurs de Clickair, qui avait fusionné avec Vueling en 2009, et, d’autre part, IAG détenait déjà une part significative du capital de la compagnie avant d’en prendre le contrôle. Mis à part cette opération spécifique, les compagnies traditionnelles ne peuvent, pour le moment, plus se permettre de racheter des compagnies low cost, pointe un analyste. En effet, en Bourse, la capitalisation d’Easyjet ou de Ryanair a de quoi faire pâlir les majors européennes du secteur.

Croissance organique

C’est donc en donnant plus de capacités à leurs filiales low cost qu’Air France-KLM, Lufthansa ou IAG réagissent. « Sur le court-courrier, les compagnies traditionnelles augmentent la voilure de leurs filiales low cost en interne. Par exemple, Air France-KLM veut agrandir la taille de Transavia », appuie Didier Bréchemier, associé chez Roland Berger. Air France-KLM a également créé la filiale Hop !, offrant des tarifs moins élevés pour les vols courts à l’intérieur de l’Hexagone. De son côté, Lufthansa a officiellement lancé la nouvelle formule de sa filiale low cost, Germanwings, en juillet. La flotte de cette dernière va monter en puissance pour passer de 38 appareils aujourd’hui à 87 à fin 2014. Par ailleurs, Germanwings récupérera progressivement, d’ici fin 2014, les vols courts et moyen-courriers de sa maison mère, hormis ceux transitant par ses hubs de Munich et Francfort. Le pendant de ces stratégies est, pour les compagnies classiques, de faire monter en gamme leurs filiales long-courriers. S’il est peu probable qu’une compagnie classique rachète Easyjet ou Ryanair, ces dernières ne sont pas vouées à rester éternellement célibataires. Selon une note du Capa, société d’étude spécialisée, datée du 15 mai, Ryanair pourrait être intéressé par un rachat du hongrois Wizz Air pour se renforcer en Europe centrale et optimiser encore sa structure de coûts. De quoi se consoler après trois tentatives infructueuses de gober l’irlandais Aer Lingus.

L’UE allonge le temps de travail dans l’aérien

Le 9 octobre dernier, la Commission européenne a adopté un texte allongeant le temps de travail des personnels de l’aérien. Un texte dangereux, pourtant rejeté au préalable par la commission transports du Parlement. Sourd à la mobilisation des personnels du transport aérien, pilotes, hôtesses et stewards, le Parlement européen a entériné, le 9 octobre dernier, une nouvelle réglementation concernant les temps de travail en vol. Un texte « qui permet des temps de travail excessifs et dangereux pour la sécurité », explique la CGT. Dans le détail, la proposition de la Commission européenne préconise que les personnels navigants travaillent en continu dix-sept heures, sans pause ni repos à bord, et, par accumulation des périodes travaillées et des périodes dites de stand-by, puissent rester éveillés jusqu’à vingt-deux heures d’affilée. Opposés à ce texte depuis le départ, les syndicats pointent les conséquences en matière de sécurité, s’appuyant entre autres sur quatre expertises scientifiques pourtant demandées par la Commission européenne et l’Agence européenne de sécurité aérienne (Aesa), « qui préconisent de ne pas dépasser un temps de travail quotidien (temps de service en vol) maximum de treize heures le jour et dix heures la nuit », souligne la CGT. De son côté, Jacky Hénin, député européen PCF-Front de gauche, rappelle qu’« une étude britannique menée sur 500 pilotes de ligne a révélé que la moitié se seraient déjà endormis aux commandes de leur avion ».Pourtant, au terme d’un épisode parlementaire ubuesque, ce texte qui allonge le temps de travail des personnels navigant a finalement été adopté. En effet, le 30 septembre dernier, consciente des risques que comporte le texte sur « la limitation des temps de vol », la commission transport du Parlement européen a ratifié par 21 voix contre 13 une motion de rejet. En toute logique, le rejet aurait dû être validé en séance plénière le 9 octobre. « Mais pour des raisons scandaleuses, l’assemblée plénière a voté contre le rejet », s’indigne Valérie Delage, de la fédération des transports CGT, membre de la section aviation de l’ETF (branche transport de la Confédération européenne des syndicats - CES). Un retournement de situation qui « s’explique par de basses manœuvres de la Commission européenne et de certains députés socialistes à la veille du vote, qui ont fait pression sur des représentants de l’ETF afin qu’elle retire son soutien au rejet du texte », détaille la CGT dans un communiqué.Résultat, « ce texte inacceptable a été voté à cause d’une négociation de couloir minable et aujourd’hui les rythmes de travail des personnels de l’aérien sont au niveau du low cost », renchérit Valérie Delage. Interrogé à ce sujet il y a quelques jours par l’Humanité, Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, a souligné qu’une clause de non-régression avait été obtenue par la France à ce sujet et qu’en d’autres termes les préconisations de l’Europe ne pouvaient s’appliquer en cas de règles nationales plus protectrices, ce qui est le cas en France. Mais pour Valérie Delage, « cette clause n’est absolument pas contraignante. Les États membres peuvent tout à fait respecter la législation nationale, mais les employeurs, eux, peuvent passer outre et n’appliquer que le droit européen ».

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:31

Air France condamnée pour les accords mis en place sur ses Bases Province

A l’initiative du SUD Aérien, Air France était poursuivie pour les règles d’utilisations et de rémunérations mises en place sur ses escales Province (Marseille, Nice, Toulouse) en octobre 2011 pour son Personnel PNC. La Cour d’appel de Paris a condamné la compagnie le 14 octobre 2013.

La Cour d’appel de Paris a condamné Air France qui doit désormais appliquer aux PNC des Bases Province de Marseille, Nice et Toulouse les mêmes accords qu’à leurs collègues de la Région parisienne. «En octobre 2011, pour baisser le coût du travail, la Direction avait imposé, de manière unilatérale, des règles différentes aux PNC installés dans ces bases, après avoir tenté en vain d’imposer aux organisations syndicales un accord dérogatoire», explique SUD Aérien dans un communiqué daté du 15 octobre.

Le transporteur doit également verser 3000 € au Syndicat SUD Aérien pour préjudice moral ainsi que 2500 € à Sud Aérien, au SNPNC, à UNSA-SMAF. «Même si les nouveaux accords Transform 2015 signés par certains syndicats amoindrissent la portée de cette victoire, elle est néanmoins importante vis à vis d’une Direction qui se croit toujours au-dessus des lois», conclut SUD Aérien. La compagnie n'a pas encore réagi à cette condamnation.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 14:38

Une communication du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail de la Maintenance de notre belle compagnie.

Ca remue un peu car je pense que la direction n'avait vraiment pas pris la mesure des conséquences de la réorganisation de la société.

De plus, et là il ne s'agit plus de négligences mais d'une démarche "douteuse", les plans initiaux ont été largement bouleversés et nous constatons des transferts de charges de travail entre services, certains se retrouvant brusquement privés d'une importante partie de leurs activités.

Il s'agit pour nous d'une tentative malhonnête de création de sureffectif par la direction.

Vous comprendrez donc l'importance de répondre à cette enquête.

Bonne lecture

Madame, Monsieur

Le CHSCT Maintenance s’associe à la démarche menée par la médecine du travail pour évaluer votre vécu au travail. Les indicateurs fournis nous permettrons de renforcer notre action pour continuer à améliorer vos conditions de travail, préserver votre santé et limiter toute apparition de risques psychosociaux.

Cette enquête est l’aboutissement d’un long travail mené depuis des années par le CHSCT Maintenance. Nous souhaitions que tout problème survenant dans le cadre de votre poste de travail ou de vos relations professionnelles soit détecté le plus amont possible pour pouvoir intervenir le plus efficacement possible. Actuellement nous sommes le plus souvent informés lorsque les situations sont déjà fortement dégradées !

Il est nécessaire que vous répondiez massivement à ce questionnaire pour nous permettre d’obtenir un état des lieux précis de la situation à la maintenance. Cela permettra de mettre en place les mesures essentielles et adéquates pour prévenir et remédier à toute détérioration de vos conditions de travail.

Nous vous garantissons le respect de l’anonymat de vos réponses qui comme le souligne la médecine du travail est soumis au secret médical. L’objectif est d’obtenir un état des lieux collectif et non la situation personnelle de chaque agent.

Nous ne doutons pas de votre implication et de votre volonté de faire respecter et progresser vos conditions de travail en répondant massivement à cette enquête.

Le secrétaire du CHST Le président du CHSCT

Jean-Marc TAVERNIER Daniel MARTEL

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