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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 18:09
L'argent, toujours l'argent!

Alors que, jusqu'à présent, nous avions décidé de ne communiquer qu'auprès de nos adhérents sur « l'avancée » des négociations Organisations Syndicales/direction, des événements lors des cessions des deux dernières semaine font que c'est au plus grand nombre d'être informé, même si cette information sera toujours qualifiée de « partielle » et de « partiale ».

Certes, mais si le caractère incomplet peut être mis sur le compte de la fainéantise épistolaire, par contre, je revendique haut et fort la partialité, car je sais où est mon camp, je sais où sont mes Camarades et il y a au moins une chose de sûr, il ne seront jamais dans le camp de nos dirigeants et de leurs serviteurs.

Car oui, ne vous en déplaise, il y a des « camps ». Il y le camp de ceux qui font la compagnie au jour le jour, tentant depuis avril 2016 d'accomplir leurs tâches avec toutes les difficultés crées par les évènements résumés plus bas, et puis, il y a le camp des serviteurs, qui, pour la plupart souffrent tout autant, mais qui, le petit doigt sur la couture du pantalon, comme j'en ai connu tant, pensent que leur zéle, leur empressement à servir les décisions de leurs Patrons leur apportera quelques considérations pour les plus naïfs, une promotion pour les cyniques.

C'est à la première forme de ces comportements pathétiques que nous avons été confronté ces deux dernières semaines, je pense.... (enfin, j'espère, ...encore...)

La fusion des trois compagnie Airlinair, Britair, Régional a entrainé la dénonciation des accords collectif des trois compagnies. Voiçi donc plusieurs mois que nous sommes entrés en négociations avec la direction concernant l'établissement de nouveaux textes.

Nous nous étions entendus sur le découpage en plusieurs sujets: organisations du travail, rémunérations etc.. Si nous n'avions pas rencontrés de trop grandes difficultés lors du chapitre "Organisation du travail", le climat à totalement changé depuis que nous sommes entrés dans des sujets qui fâchent encore et toujours: l'argent.

Je dis "qui fâchent toujours", à vrai dire, ce n'est pas tout à fait exact. Assez étrangement, quand il s'agit d'accorder aux dirigeants stock option, primes et gratifications diverses, il est vrai que nos « décideurs » sont assez peu regardant et défendent d'ailleurs fort bien leurs positions quand à la justification des dites primes. Par contre, quand il s'agit comme dans le sujet qui nous intéresse, de trouver une méthode pour équilibrer les salaires des employés et des cadres de trois compagnies aux histoires, aux origines différentes et donc, aux accords sociaux et aux rémunérations différentes, là, les liens de la bourse sont nettement plus difficile à desserrer et les justification pour ne rien lâcher deviennent, là, évidentes.

Ainsi, nos demandes se voient le plus souvent taxées « d'irréalistes », ou « de surenchère » la direction accompagnant celle-çi de déclarations plus ou moins fleuries sur notre santé mentale, et sur notre sens des « réalités ». (Il faudra une jour que je vous parle de la différence entre réalité et vérité, c'est un sujet à la fois vaste et passionnant, mais pas aujourd'hui).

C'est drôle comme les réalités de la direction sont à géométrie variable. Cela doit venir du fait que nous sommes dans une compagnie aérienne.

La fusion :

Pour comprendre un peu mieux la situation qui est aujourd'hui vécu par les salariés de HOP!, il faut savoir que, contrairement à l'image portée par la direction et par ses cadres les plus serviles, la fusion est un échec! Un échec social, certes, mais également un échec opérationnel (et il faudra un jour que la DGAC explique comment elle a pû fermer les yeux, ignorer totalement les divers dysfonctionnements de l'exploitation des avions de HOP!). Les annulations de vols ne se compte plus, les modifications continuels de plannings ont fatigués les équipages. Les agents chargés de la gestion de leur activité ont pris de pleine face le manque de préparation pré-fusion de leur services. Durant plusieurs mois, quotidiennement, des salariées quittaient leurs postes en pleurs! 

La mobilité était la réponse de la direction à la non-fermeture de certains sites. La réorganisation avaient essaimé les services entre ces différents sites afin justement d'essayer de « trouver du travail pour tout le monde ». Il s'agissait, et la CGT l'avait dit et répèté à plusieurs reprises d'une véritable mesure sociale et nous avions salué cette volonté. Malheureusement, les décideurs ne sont pas les organisateurs. En fait, encore une fois, mal préparée, mal organisée, se heurtant à des comportements individualistes, carriéristes, passéistes, de « citoyen de village gaulois », à une manque de compétence flagrant des responsables de certains services, cette mobilité soit géographique, soit professionnelle, parfois les deux, est un échec ! Elle a engendré souffrance, mal être au travail.

Quelle fut la réaction de la direction devant ces situations maintes fois rapportées par les Syndicats de l'entreprise: mise en place de n° vert "aide psychologique". Enquête d'organismes "neutres" sur le sujet des RPS.

Un salarié se suicide à Lyon. Réaction : "Il avait des problèmes personnels". Celà vous rappelle sûrement les méthodologies de dirigeants d'autres entreprises ayant connus de semblables drames...

La situation n'a pas évolué, les problèmes restent les mêmes et s'aggravent même dans certains secteurs, les erreurs d'organisations entraînées par la fusion n'ont pas été corrigé , RIEN n'a changé, les erreurs ne peuvent venir des dirigeants, voyons!

En toute honnêteté, je me demande encore s'ils se rendent compte de l'état réel de la compagnie, réel, pas celui que rapporte la cour...

Négociations difficiles :

Ce long préambule sur la fusion alors que je souhaitais vous parler de l'actualité des négociations sur les accords collectifs pour une raison simple, devant tous ces événements, les salariés sont frustrés. Pour les salariés exBritair, "ce n'est pas une fusion, c'est une absorption (par Régional)". Pour les salariés exAirlinair traités comme les enfants pauvres de cette opération, (les comportements de salariés de Régional et de Britair ont d'ailleurs été à la limite de l'acceptable à leur encontre), c'est la résignation. Pour les exRégional considéré par certains comme les "bons élèves de l'histoire" c'est une régression, "20 ans en arrière" disent certains, dans la réalisation quotidienne de leur travail.

Il ne reste qu'une chose, UN SEUL et UNIQUE point qui permettrait de faire "passer la pilule": des accords collectifs et des rémunérations décentes.

Ainsi, la négociations actuelle va bien au delà, très très au delà de celle de simples textes organisant le travail dans une entreprise. Sa conclusion favorable pourrait être une forme de récompense du travail fournit pendant de bien noirs moments. C'est le sentiment de beaucoup de salariés.

Côté direction, même si ce n'est certainement pas à moi de me mettre à leur place, voilà une occasion unique d'unir les travailleurs des anciennes entreprises encore bien campés sur « l'histoire » de chacune. Celà pourrait avoir un coût, c'est vrai, mais, le jeu n'en vaut'il pas largement la chandelle ?

Pourquoi, alors, le climat des discussions s'est il brusquement dégradé ?

Pourquoi la direction, ses réprésentants en la personne de Mr L. Charbonnier et Mr B. Delahousse, refuse t'elle de nous dire à quelle masse salariale de référence rattacher nos discussions ?

Pourquoi n'arrivons nous pas à savoir quelle est l'enveloppe globale de la discussion ?

Pourquoi, alors que le départ des pilotes de HOP ! vers Air France coûte à notre compagnie (et seulement en terme de formation technique des remplaçants) plusieurs millions d'euros (ce qui est quand même extraordinaire quand on pense que la responsable de cette fuite de conducteurs d'avion est entièrement de la responsabilité de notre propriétaire, Air France et que c'est HOP qui en assume une partie de la charge financière. La double peine !), pourquoi refuser des mesures à quelques milliers d'euros ?

Comportement d'autant plus incompréhensible, que mardi soir, Mr Christophe Noël DRH de la Compagnie n'a eut aucune peine, lui, à lâcher l'enveloppe de négociations prévue pour le personnel navigant.

Nos représentants ont très logiquement demandés la même chose, ce qui semble avoir recueilli l'assentiment du Monsieur. Pourquoi alors, être resté sur « nous ne pouvons nous permettre de dérive de la masse salariale . Nous négocions à masse salariale constante »... ???

Nous sommes en train de mourir à petit feu.

Chaque mois nous apprenons que nous perdons des appareils du fait du manque d'équipage. Air France est en train de réfléchir à la place de HOP au sein de ses futurs plans et nos forces, nos capacités à effectuer le « boulot » diminuent chaque mois. Nous arrivons bientôt les trois compagnies réunies au nombre d'avion d'exRégional il y a quelques années. Si je parle de « nombre d'avion » sans parler de capacité, c'est dans une compagnie aérienne le nombre d'avion conditionne aussi un nombre d'emplois « support », ainsi, cette lente agonie touche bien tous les secteurs et nous attendons à d'autres annonces concernant l'emploi après les prochaines échéances électorales.

Pour ne pas « empêcher les actes de carrière des pilotes », nous nous dirigeons grâce à notre propriétaire, vers une lente agonie. J'espère que ceux qui ont un jour piloté Embraer, Bombardier et ATR se souviendront de ce qu'ils doivent et à qui ils le doivent.

Résistance côté financier, comportement de l'un de nos interlocuteurs durant les réunions, aussi.

Ex Directeur des Ressources Humaines de exRégional, Mr Laurent Charbonnier semble confondre « négociations » et « compétition entre Syndicat et Direction ». Lutte de mâles.

Notre histoire avec ce Monsieur est ancienne. Nous nous sommes beaucoup affronté lors de maintes réunions de négociations, mains Comité d'Entreprise ou il assistait Mme Selezneff, directrice de la compagnie.

A t'il lui aussi mal digéré la fusion ? Est'il tout simplement sous pression ?

Ne voilà t'il pas que ce Monsieur est persuadé que nous voulons l'éliminer (la CGT HOP!).

Une petite crise de paranoïa, Monsieur ?

La CGT HOP ! Ne veut la tête de personne ! Vous allez vous enfoncer ça dans la tête une bonne fois pour toute !

D'ailleurs, vous êtes largement assez grands, les cadres, pour vous « décapiter » entre vous ! Vous n'avez certainement pas besoin des OS pour ça.

Vous êtes un salarié, Monsieur, et même si nous n'avons aucun amour particulier pour vous, figurez vous que nous avons, vous et moi, aux yeux de la loi, le même statut de subordination à un employeur que nous avons aussi en commun.

Que vous ayez, comme beaucoup, compris que cette subordination s'accompagnait d'une certaine servilité, cela vous regarde. Ce n'est pas mon cas. Là ne s'arrête certainement pas nos divergences de vues sur de nombreux sujets.

Ainsi, nos interventions en séances ne sont certainement commandée par le fait de vous « dézingué » ou de faire de la figuration, encore moins du théâtre, Monsieur.

Si j'ai choisi le Syndicalisme, Monsieur, et celui, ce n'est pas anodin, de la Confédération Générale du Travail, ( je vous en communiquerais si vous le souhaitez les statuts enfin que vous vous rendiez bien compte des valeurs qui m'animent), ce n'est certainement pas pour jouer (malgré tout le respect que j'ai pour les professionnels du spectacle) ! Je ne passe pas des journées entières avec des personnes avec qui je n'ai d'ailleurs, le plus souvent, pas plus d'affinités que ca (et pas seulement dans votre camp), pour « jouer » !

Je n'ai, nous n'avons, qu'un unique soucis, un seul objectif : défendre du mieux possible les intérêts des salariés des TROIS Compagnies ! Un point c'est tout !

Vous savez ce qu'est un Syndicaliste Monsieur, me semble t'il ? Vous avez bien connu ce qu'est un engagement, un vrai. Alors de grâce, même très énervé, ne décrivez plus jamais le comportement de la délégation CGT comme celle de Comédiens en représentation !

Plus jamais !

Parce que là, je vous promets solennellement que le « spectacle » auquel vous assisterez n'aura rien à voir avec « au théâtre ce soir".


 



 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:47
Une catastrophe écologique prochaine?

Il semblerait bien qu'une nouvelle catastrophe menace la planète, si ce n'est la planète, le pays, à minima.

La forêt est en danger, c'est indéniable! La raison de ce fléau malheureusement inévitable: la langue de bois dont l'utilisation se généralise à toutes les "sphères" de la société.

En effet, si les politiques nous avaient habitué à l'exercice au point que nous n'y faisions même plus attention, c'est maintenant au sein des entreprises que nous constatons avec un certain étonnement, l'utilisation massive de cet artifice de communication.

Comme la direction d'Air France est à la "pointe" de la modernité en matière de stratégie d'annonces, elle n'échappe donc pas à la règle, et en a donné un superbe exemple entre hier et aujourd'hui en adressant sa réponse au courrier que les élus du Comité d'Entreprise de HOP! lui avaient adressé au lendemain de la présentation du plan "Trust Together".

En effet, ce plan censé réorganiser Air France ne faisait pas une seule fois, référence à la toute nouvelle compagnie fruit de la fusion, laborieuse, (la direction l'analyse comme une véritable réussite) de Britair, Airlinair et Régional. Les inquiétudes étaient donc palpables: "comment??? Ne ferions nous plus partie des plans de la "grande" direction ???"

Donc, on nous a répondu.

"Et" me direz-vous? "Vous allez devenir quoi?"

Et bien, on ne sait pas.... Il y a des pistes, des suppositions, des possibilités, mais Il semblerait bien que notre avenir se décidera en fin de compte chez Air France, entre direction et syndicats de la "maison mère". En gros, les "bases province" bis répétita.

Mais, comme on dit, "chat échaudé craint l'eau froide", "tant va la cruche à l'eau qu'un jour elle se casse", etc... etc... il semblerait que cette fois, la rébellion soit en marche...C'est une rébellion un peu pépère pour l'instant, je vous l'accorde, mais c'est l'avantage des démarrages lents, ils évitent les claquages et permettent de tenir longtemps...longtemps...

En attendant "la révolte", je vous propose la vision d'une petite vidéo avec un "formateur en communication", Franck Lepage. La vidéo date de 2012, elle n'a jamais été autant d'actualité.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:55

Vous trouverez ci-dessous, en pdf, une communication de la CGT HOP! suite aux annonces faites par le nouveau président d'Air France jeudi 3 novembre.

Hormis le peu de cas que la direction fait des filiales du groupe en général et de HOP! en particulier, il faut revenir juste une petite minute sur ces annonces.

"Création d'une compagnie Low-cost par Air France" titraient l'ensemble des publications "spécialisées" jeudi et vendredi dernier. A l'exception d'un ou deux journalistes toujours extrêmement bien renseignés, peu d'entre eux avaient vraiment lus ou écoutés les propos de Mr Janaillac. En effet, si c'est de Low-cost dont il est question, cette "réduction" ne s'adresse pas aux passagers, mais bien aux salariés de cette future compagnie (à l'exception des pilotes, c'est vrai). 

De plus, cette compagnie ne s'envolera pas seulement vers de lointaines destinations, mais une partie de ses moyens sera destinée à alimenter les hubs de la compagnie avec des avions courts et moyens courriers, des "A320" cite monsieur le nouveau patron.

Les grands "perdants" de ce "thrust together"? Les PNC, sûrement, dont le métier subit une lente mais constante altération. Les salariés du sol également, ou les recours à la sous-traitance et la course, là aussi à la "réduction des coûts" entraînent, dégradation des conditions de travail et diminution des rémunérations.

C'est étonnant comment la distance entre le cockpit et le reste de la cabine augmente.

Je ne parle pas de celle entre ce poste de pilotage et le "sol"!

Pour des dirigeants qui voulaient restaurer la confiance et la solidarité entre les métiers, c'est assez réussit, non?

 

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 00:23
Et si l'on se passait des syndicats?

L'anecdote date du 6 juillet dernier, mon bon, vous savez ce que c'est..
Je vous laisse lire, je vous proposerai remarques et commentaires ensuite.

Débrayage surprise du personnel d'Air France ce matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

La Dépêche 6 juillet 2016

Un débrayage surprise du personnel d'Air France a eu lieu tôt ce matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, entraînant une belle pagaille dans la zone d'embarquement et le retard de plusieurs vols.

Les agents du service client d'Air France débrayent

Ce mercredi matin, les agents du service client d'Air France ont cessé de travailler de 7h20 à 8h45 lors d'une assemblée générale spontanée, hors syndicats. Ce mouvement fait suite à l'annonce ce matin même de la sous-traitance de l'accompagnement d'enfants par la boîte toulousaine City One mais aussi face aux conditions de travail de plus en plus dégradés et aux cadences accrues dues aux départ en vacances pour la période estivale. 33 personnes ont pris part à ce débrayage surprise, soit 90% du personnel qui devait travailler ce matin.

Lors du cet arrêt, une queue d'une centaine de mètres s'est formée devant l'enregistrement des bagages d'Air France. Certains vols on été retardés de plusieurs heures.

Voilà."les agents du service client d'Air France ont cessé de travailler de 7h20 à 8h45 lors d'une assemblée générale spontanée, hors syndicats".


C'est la fin de cette phrase qui me vaut le plaisir permanent, mais pas constant, certes, de vous écrire.
"hors syndicats", quelle victoire!


Fervent partisan et ardent défenseur de la libre expression, de l'auto-gestion et de toutes formes d'initiatives permettant à l'individu de prendre en main son destin, dans un cadre collectif, plutôt qu'à le déléguer à "ceux qui savent", (mais qui s'avèrent être, en fait, "ceux qui veulent en tirer le plus d'intérêt personnel"), j'aurai très bien pu garder cette information pour moi.
Hors, elle est venue en écho avec une situation que je vous décrivait il y a peu.

.
La désorganisation de services provoquée par une fusion mal estimée, mal "jaugée", une gestion des êtres humains plus que perfectible (je déteste le terme désormais établit de "ressources humaines". Prenez deux minutes, et pesez les mots, vous verrez...), des salariés qui craquent, fondent en larmes, j'en passe et des pas forcément meilleures...
Certains d'entre eux nous posent donc la question suivante: "qu'est ce que l'on peut faire?".
Nous arrivons là à la VRAIE question! Celle que nous devrions toutes et tous nous poser:

"Qu'est ce que l'on peut faire?", "Qu'est ce que l'on doit faire" surtout.

Souvent, la réaction des salariés consiste à déléguer aux seules organisations syndicales les actions à mener. Pourtant, c'est une grave erreur, car les syndicalistes, les meilleurs soient'ils (et ce n'est pas la majorité), ne sont rien, absolument rien sans l'aide, le soutien formel des personnes qu'ils sont chargés de défendre. C'est une notion fondamentale: les syndicalistes "représentent", il ne "sont" pas la masse des salariés.

Cette notion doit être parfaitement comprise dans la période fort mouvementée que vit notre Compagnie. D'importantes échéances nous attendent toutes et tous et les négociations qui se tiendront durant les prochains mois auront des conséquences directes sur vos vies et, par répercussions bien évidentes, sur celles de vos familles. Plannings, rémunérations, congés, conditions de travail, tous ces sujets seront revus, révisés. Les nouvelles mesures s'appliqueront à tout le monde et pas seulement à la dizaine de personnes qui assisteront aux négociations.

Alors, comment comprendre qu'en de telles circonstances la "passivité", la "délégation" persiste?

Rien ne se ferra sans vous!

Vous représentez le vrai pouvoir. Il suffit seulement que vous en preniez conscience.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:40

Je vous l'ai souvent dit, on vit dans les les sociétés où nous travaillons les mêmes choses que dans la société ou nous vivons. En plus petit...

Ainsi, c'est le "matraquage" médiatique autour des déclarations de F. Hollande qui ont aujourd'hui réenclenché cette envie de pousser un coup gueule et l'extraction de l'un de mes nombreux brouillons, aidé en celà par le visionnage d'un petit film que notre direction avait bien voulu nous transmettre par courrier spécial.

Un peu con de nature, je n'avais pas compris au début que ce petit bout de plastique à l'effigie de notre belle compagnie contenait autant de choses. Il est vrai, j'avoue, que je ne l'avait pas déballé, le réservant pour une activité ultérieur, dans le plat ou l'on trouve en vrac et bien mélangés, des piles usagées, des piles neuves, des chewing gum, toutes les "serviettes rafraîchissantes" que je ne manque pas d'accepter à chaque fois que je me déplace en avion et que donc, je n'utilise jamais, trois ou quatre cléfs Ikea, des punaises, un stylo qui ne marche pas et que je pense foutre à la poubelle à chaque fois que j'en fais le constat, etc.. etc.. vous voyez de quel récipient je parle. Donc, la petite carte se trouvait là dedans. Ayant des joints de salle de bain à refaire, je m'étais dit que ca ne serait pas mal comme raclette à silicone.

C'était sans compter sur mes Camarades de travail dont la vivacité d'esprit est universellement connus (enfin presque tous). " c'est une clef USB, ta raclette à mastic. Regarde, tu vas passer un bon moment".

A vrai dire, j'ai pensé qu'ils se foutaient de moi, néanmoins, ayant dans ma carrière qui commence maintenant à être un peu longue, été tellement surpris à maintes occasions par l'imagination des publicitaires, j'ai quand même eu un doute et arrivé à la maison, j'ai donc déballé ce joli cadeau et ai inscrit sur ma liste de courses "acheter une palette pour les joints silicone".

Effectivement, il fallait retourner le présent et dégager la petite languette.

Mon dieu!! (auquel je ne crois pas, mais c'est une expression, et puis que dire...), je connaissais la loi de Moore sur la capacité de stockage des supports informatiques, mais alors là! Je ne pensais pas qu'autant d'auto-satisfaction pouvait tenir en si peu de place! Un peu plus d'un p 'tit giga et voiçi la présentation d'une compagnie dans laquelle les salariés doivent être heureux, on parle tellement d'eux, "nos collaborateurs", "nos équipes"!

Néanmoins, petit bémol d'un grincheux, on parle d'eux, mais ce sont les cadres, les chefs de projets qui sont interrogés... Ça doit être un manque de temps (il reste pourtant de la place sur la petite carte...).

Je dis "les salariés doivent être heureux dans cette compagnie", car même si j'y reconnais certains points communs avec celle ou j'exerce mon activité professionnelle, ce n'est manifestement pas la même.

Oui le chemin parcouru est immense!

Oui, beaucoup étaient pour cette fusion. Vous oubliez quand même que ce n'était pas le cas pour une grande partie et que, tristement (?), ca ne l'ai toujours pas.

Avez vous, Messieurs, les vraies remontées du terrain? Connaissez vous la situation alarmante de certains services en sous-effectifs, obligés parfois de former leurs collègues alors que la charge de travail a été multiplié par trois!

On parle beaucoup des systèmes d'information dans ce documentaire. Vous a t'on mis au courant des multiples coupures, ralentissement des réseaux, applications inaccessibles et cela souvent au pire des moments?

Savez vous que le transfert dû à une idée de génie, du contact entre les Personnels Navigants et Logistique/régulation vers des serveurs vocaux a une véritable influence sur la sécurité des vols?

Savez vous qu' à la question "ca va?"le mot le plus prononcé aujourd'hui entre "collaborateurs" de HOP! , c'est "Boff, comme toi.."

On ne peut exiger d'un film de propagande, pardon, de publicité qu'il présente les défauts du sujet qu'il est sensé encenser, néanmoins et celà sera ma vraie question:

Etes vous seulement conscients du 1/4 de ce que vivent présentement (même) les salariés de la compagnie?

Vos cadres, chefs de projets et patin couffin limonade, ont'ils eut la franchise que commande la situation de vous informer des difficultés vécues par "vos équipes", "vos collaborateurs" au quotidien en cette post fusion?

Je vous dis ça, car quand j'entends les propos d'au moins l'un d'entre eux, j'ai des doutes, de sérieux doutes et quand le doute m'assaille (comme dirait un copain Kenyan), ça me rends nerveux.

Pour en revenir à ce qui a réveillé mon envie d'écriture, j'ai pensé à vous en entendant Hollande qui déclarait "depuis que je suis au pouvoir, la France va mieux".

Lui c'est un menteur...

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:28
Faut'il retarder la fusion chez HOP!?

C'est vraiment la question que l'on est en droit de se poser...

Depuis la création du PRF, puis de HOP! nous avions été habitués à ce que les instances représentatives du personnel soient plus ou moins bien informées, plus ou moins bien traitées par les différentes directions des filiales et de la holding. Force est de constater que l'annonce de la fusion prochaine des trois compagnies, Airlinair, Britair et Régional au sein de HOP! conduit les directions à avancer à marche forcée. Comme si plus rien n'avait de valeurs ou d'importance, il faut fusionner au 1er avril 2016.

Alors qu'importe!

Qu'importe que les documents nécessaires aux élus pour un examen "honnête et loyal" du plan de fusion soient remis aux élus au mieux 3 jours avant la cession, le plus souvent, pendant la réunion, qu'importe que ceux-çi soient, pour certains, erronés, qu'importe! Il faut avancer!

Qu'importe que les cessions de "négociations" dans les locaux de la Holding durent moins de trois heures. Qu'importe, il faudra avoir fusionner le 1er avril.

Nous n'avons même pas terminé l'examen des postes supprimés, que prochainement l'entreprise va publier la liste de ceux que devrait créer la fusion! Qui comprend?!

Comment peut'on annoncer que les suppression de postes n’entraîneront "aucun départ contraint"? Quel sort sera réservé aux salariés qui ne souhaiteront pas accepter la mobilité professionnelle?

Il y a peu, je parlais de la situation avec une responsable RH d'une autre entreprise. Je lui faisais part de notre incompréhension devant les annonces-promesses de nos dirigeants concernant ce refus de procéder à des départs forcés. Eclat de rire de la dame! "Ben oui, c'est complètement psychologique! Les salariés se mettent déjà dans la situation. Ils voient leurs postes purement et simplement supprimés. Donc soit ils vont répondre massivement au PDV, soit ils vont accepter les mobilités. On a fait exactement la même chose dans ma boite. Des chefs d'agence ont même accepté des emplois très largement en dessous de leurs qualifications pour ne pas risquer de se retrouver dehors." "Le risque" a t'elle ajouté "c'est le départ massif de salariés hautement qualifiés, car se sont ceux qui se "vendent" le mieux. Vous êtes un peu dans la m...."

Nous avons longtemps penser, et personnellement je le pense encore, que la fusion était une bonne solution, pour ne pas dire la seule. Il est décevant de voir que la direction est dans l'incapacité de faire façe aux échéances et qu'elle nous emmène droit vers ce qu'il y a de pire, une fusion ratée.

En conséquence, je pense, et c'est la position que je défendrai auprès de mes Camarades que nous devrions retirer notre signature du relevé de conclusion sur la prolongation des mandats et aller voir un peu du coté des tribunaux ce que nous pourrions obtenir dans l'intérêt des salariés.

En fait, c'est plus que de la déception...

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 23:24

Une petite vidéo (les 19 premières minutes...) sur l'action CGT du jour à Clermont-ferrand.

Comme nous vous le disions dans nos différentes communication sur ce sujet, Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT était également présent et a pû rencontrer quelques salariés. Nous n'avons pas été aidé sur ce sujet, par la présence sur le site en guise de "vigile" de monsieur le DRH de HOP!Régional qui a refusé l'accès au site à certains de nos Camarades, en particulier à l'administrateur "salariés" CGT au Conseil d'Administration d'Air France, David Ricatte. A ce sujet un courrier de protestation devrait être adressé dans les prochains jours à A. De Juniac, F. Gagey, Lionel Guérin et Philippe Micouleau pour dénoncer l'attitude de ce cadre.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 02:56

Voilà! C'est un pilote qui parle. Certes, en matière de positionnement politique, Alter n'est pas le SNPL, mais dans le Syndicalisme comme ailleurs, se sont souvent les Hommes qui comptent avant le logo.

Ecoutez! Ecoutez attentivement, François résume en une intervention ce qu'est le problème non seulement d'Air France, mais celui d'un système économique et sociale.

De quoi nous réconcilier avec les pilotes...

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 22:37

Vous trouverez ci-dessous, le préavis de grève et le tract qui l'accompagne, concernant l'action de la CGT sur le site de HOP!Régional à Clermont-ferrand.

Philippe Martinez, Secrétaire Générale de la CGT, sera présent sur place et rencontrera salariés et syndiqués.

Seront également présents, en plus de délégations Auvergnates de militants, nos Camarades de la CGT d'Air France.

Merci de diffuser largement cette information autour de vous!

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