Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
  • Contact

Recherche

29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:08
Ils sont impayables!

Je vais vous raconter ma journée.

Aujourd'hui se tenait à Rungis, avenue de Villeneuve au siège de Hop! une cession ordinaire du Comité d'Entreprise. Si cette cession était, ordinaire, le reste de la journée le fut moins.

Ce matin, alors que je tentais après une nuit assez courte d'ingurgiter, sans en mettre partout, une corne de croissant dégoulinante de chocolat, mon attention se vit perturber par l'arrivée d'un collègue Délégué Syndical de l'UNSA, que j'aime bien, en fait. M'étonnant (mollement, mais cette mollesse serait un peu longue à expliquer car lié à un échange assez "intense" de mails la veille au soir avec l'UNSA, la CFDT et la direction), m'étonnant disais-je de cette présence alors qu'aucune réunion syndicale n'était programmée ce jour, je m'entendis alors répondre "je viens signer les accords". Ma chance (et la sienne) a été que le croissant sus-nommé avait déjà été avalé et donc dépassé l'entrée du tuyau conduisant à l'estomac, sinon, je pense que mon pauvre collègue aurait sûrement vu sa magnifique liquette-repassée-pour-la signature, assez généreusement constellée d'auréoles Van Houten.

"Mais, mon bon Didier", lui dis-je, "pourquoi cet empressement?" "Ben c'est aujourd'hui que la direction veut qu'on signe". C'est dans ces moments là que l'on est assez content d'avoir disposé son séant sur une chaise plutôt que sur un tabouret. En effet (moi ça me fait ça, vous je ne sais pas), la réception de propos inattendus a pour conséquence immédiate un mouvement d'inclinaison/effondrement du torse et c'est là que le dossier du mobilier entre de manière salvatrice en action. Ainsi donc, "c'est aujourd'hui que la direction VOULAIT que l'on signe".

Je rêve, j'hallucine, pincez moi, mordez moi, répétez lentement en articulant doucement! Vite, réflexe de multiples stages de managment "faire répéter son interlocuteur afin de s'assurer de la compréhension mutuelle de la phrase" Vous me dites, mon bon, qu'après près de 8 mois de négociations, disposant d'un texte que vous même estimez "à relire avant signature", c'est la direction qui donne le jour et l'heure à laquelle devront être paraphés les documents? C'est çà? J'ai bien entendu? Il y avait de la drogue dans le Cacao?

Didier, tu es en train de me dire, qu'après que la CFDT et l'UNSA aient envoyé un mail à la direction estimant qu'une journée de relecture n'avait pas été suffisante pour relever l'ensemble des points nécessitant corrections, éclaircissements et autres sur LE SEUL accord ADOTT, et que l'accord ASR (rémunérations) n'avait même pas été relu, tu viens, malgré tout, apporter la signature de l'UNSA aux accords? Je pensais, bien innocemment, que l'épisode de la signature de l'accord "réduction des coûts" chez Ex Régional vous avait pourtant servi de leçon! Vous aviez bien paraphé un accord avec la "promesse directoriale" de l'ouverture de négociations sur le CET? Ces négos ont elles un jour été ouvertes? Hein? Qu'est ce que tu dis? Non? ah bon.

Nous avions (oui, "avions") donné notre accord de principe sur la globalité des textes, car, nous les trouvions dans leur globalité, satisfaisants. Hors, "le diable se cache dans les détails", et c'est pour cette raison que nous souhaitions obtenir certaines précisions ECRITES, pas orales, une confiance prudente gouvernant nos relations avec notre direction. Il faut quand même se rappeler que nous "fréquentons" Mr le DRH "Sol" depuis bien longtemps, et que force est de constater que nos fonctions, nos histoires, font, qu'étrangement, souvent, nos interprétations de textes, d'accords sont pratiquement totalement opposées, c'est étonnant non? Il ne s'agit en aucun cas de malhonnêtetés mutuelles, non, certainement pas, nos intérêts sont justes différents.

Quelle mouche (qui a d'ailleurs la vie dure, car ce n'est pas la première fois) a t'elle piquée les représentants de la CFDT et de l'UNSA (les cadres de la CFE CGC ayant d'autres intérêts) pour se trouver "obligés" d'obéir aux injonctions directoriales et de "courir" aller signer les deux accords?? Pour mémoire, et cela n'arrange rien , je vous rappelle qu'à l'ordre du jour du Comité d'Entreprise figuraient: la présentation des comptes de l'entreprise (une paille!), l'intégration de Lyon Maintenance (re-paille), le sort de l'atelier roue de Lyon et divers broutilles ne méritant sûrement, d'après eux, qu'une oreille et une attention limitée, toute force devant être mobilisée vers le fait que "la direction veut qu'on signe"....

Donc, le CE a été interrompu pour la "cérémonie", les Kikis allant même jusqu'à se faire photographier pour immortaliser l’événement. La direction ne revenant pas, la séance du Comité a été levée.

"Mais si, nous pourrons toujours modifier les textes"

On m'a souvent qualifié de naïf-crédule. Mais alors, là ! Croire que la direction modifiera les textes, de la façon que nous souhaitons, alors qu'ils sont applicables car paraphés, je suis largement, très largement battu!!!

"Le texte ne sera pas applicable, nous irons en justice, si jamais les modifs ne sont pas prises en compte"

T'as raison, Toto! Tu me trouveras un juge qui te donneras raison alors que ta signature figure au bas du texte, signature donnant accord sur ce qui est écrit au-dessus...Je l'entends déjà « ben les gars, il ne fallait pas signer »

Aujourd'hui, 29 juin 2017, la CFDT, l'UNSA et la CFE/CGC ont signé les accords ADOTT et ASR.

J'espère de tout cœur que les salariés ne le regretteront pas....

C'était une bien "belle" journée.

Au fait, la butée était fixée au 4 juillet, si mes souvenirs sont bons.

 

Repost 0
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:39
Négociations? Monologue, plutôt...

Je ne suis, parait'il, intellectuellement pas plus mal doté que la pluspart de mes collègues. Pas plus mal, certes, mais pas mieux non plus et c'est bien là le problème car c'est bien de cette seconde affirmation que découle ma totale incompréhension devant la situation sociale de l'entreprise dont je suis le salarié. 

Je précise "sociale", je ne sais pas pourquoi, car en fait, je ne comprends plus rien du tout. Cette fusion nous aura amené tellement de situations inédites, que je pense et heureusement je ne suis pas le seul, que nous avons non seulement touché le fond en matière d'exploitation, de maintenance, de traitement des passagers, des salariés, mais que notre direction, persuadée d'être sur la bonne voie, creuse, creuse, encore et encore, si bien que, nous nous posons tous les jours la questions de savoir quand nous toucherons le fond. 

Etrange sensation que celle de penser que l'on ne ferra jamais "plus mal" et que, malgré tout, chaque jour nous prouve que c'est possible, qu'au lieu d'apprendre de ses erreurs et bien, l'"on" persiste, signe et affiche des attitudes d'étonnements béas quand on vous rapporte les situations "anormales".

Qu'attendre en fait de salariés plus occupés à tenter de corriger en permanence une désorganisation patente plutôt qu'à faire au mieux ce pour quoi ils sont payés (le tout commenté par direction et managers comme étant désormais une situation "normale". On rêve!)

Ce n'est pas pour dénoncer, une fois de plus les conséquences de la fusion que je me permets de vous écrire, longuement, encore (je précise).

Non, ce qui me m'interpelle, m'interloque, et pour tout dire, me scie la nouille (certaines expressions argotiques traduisent beaucoup mieux les sentiments que l'on peut ressentir devant certaines situations..), c'est l'attitude notre direction devant la soit-disante "avancée" des négociations concernant les accords collectifs des salariés du "sol".

Pour Ph. Micouleau, notre président, tout semble aller pour le mieux, les affaires avancent, bref, nous sommes à la veille d'une conclusion.

Dans les faits, et c'est ce que nous lui avons écrit la semaine dernière, nous n'avons concrètement avancé sur RIEN! C'est aussi simple que ça. Nous n'avons, à minima, certainement pas la même notion de l'imminence. 

En fait, concernant par exemple, l'accord dit "ADOTT" (organisation du travail), les deux premières réunions datant de fin 2016 ont défini les grands principes, un projet a été écrit par les RH de Hop! et depuis AUCUNE négociation ne s'est tenues autour du texte!

La direction a bien demandé aux syndicats de fournir des remarques écrites, (alors qu'en préambule des négociations, elle s'était engagée à négocier seulement durant les réunions plénières...) mais  à l'exception de trois ou quatre points, elle n'a intégrée aucune des remarques des organisations syndicales. 

Nous sommes donc à 15 jours de la fin des accords collectifs et, dans les faits, dans le concrets, nous n'avons pas commencé les négociations!

Je ne pousserai pas ce que certains appellent "la provocation" jusqu'à vous fournir des extraits du projet d'accord dont certains des termes sur lesquels nous étions d'accord en réunion, ont été étrangement modifiés à l'écrit...

De même, comment comprendre, que sur des sujets aussi basiques que la définition du temps de travail, ils aient procédé à une rédaction que je qualifierais gentiment de, pour le moins "obscure"... A moins que nous n'ayons à faire à une véritable manoeuvre délibérée de la part des RH ex-Régional qui consiste à fournir un texte tellement confus, qu'il permet ainsi toutes les interprétations. Nous voiçi donc partit pour une organisation du travail conflictuelle... Quelle bonne base de départ de la part d'une direction dont le but est, soit-disant, d'unir les salariés autour d'un même but!  

Unis dans la colère, quelle réussite!

Concernant la rémunération, je n'ose même pas vous rapporter nos discussions... Si, comme je vous le disais il y a peu, le principe de créations de primes "métiers" s'entendait assez bien, sa mise en oeuvre se révèle un véritable casse tête... Casse-tête compliqués par les erreurs dans certaines bases de calcul de la direction (si si...).

C'est donc avec ces arguments, et d'autres, que les syndicats ont écrit à Philippe Micouleau pour lui faire part de leurs inquiétudes à moins de trois semaines de la fin des accords collectifs des ex-compagnie.

Que croyez-vous qu'il répondit?

"j'ai bien reçu, on se voit la semaine prochaine"...

On parle d'urgence, on nous répond "eh, les kikis, vous êtes bien mignons, mais votre truc, là, ça attendra un peu"

Toujours assez étonnant, quand on sait que jeudi dernier un courrier a été envoyé aux syndicats de pilotes concernant la prolongation des accords. Aux pilotes, et c'est tout. En fait c'est un peu logique: si "ça peut attendre une semaine", ce n'est pas non plus la peine d'écrire.

Donc, en conséquence et comme il ne sert à rien de prévenir,  la base même de la dissuasion étant la possibilité de mettre ses menaces à exécution, "direction", nous vous informons, qu'à moins d'un retournement d'attitudes et de méthodes spectaculaires et néanmoins constructifs, la CGT Hop! appellera l'ensemble des salariés à cesser le travail (ou autres, d'ailleurs, ca sera la surprise..) et ce jusqu'à ce que, enfin, vous vous engagiez à commencer à négocier. Pas à seulement à "discuter", pas à "monologuer" pas à "imposer", non, à négocier, simplement.

Il arrive parfois que l'on perde ses "bases". afin de vous aider à en retrouver une partie, je me permets de vous rappeler la définition de ce qu'est, selon les académiciens, une négociation:

" La négociation est l'action de négocier, c'est-à-dire de : traiter une affaire avec quelqu'un, de faire du négoce, discuter sur les conditions d'un arrangement afin de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour toutes les parties, que ce soit dans le domaine privé ou public."

Repost 0
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
Repost 0
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
Repost 0
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:49
Conférence de presse suite à la grève chez HOP!

Bonsoir

Suite à l'annonce de notre mouvement de grève du 7 et 8 avril prochain, une conférence de presse se tiendra demain à 13h devant le siège de la compagnie rue de Villeneuve à Rungis (à deux pas de la gare RER C de La Fraternelle), avec la participation de Mme Lebranchu.

Si vos pas vous conduisent dans le coin....

 

Repost 0
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 12:33

Une année 2017 "lourde" en élections.

Il est indiscutable que la notion même de suffrage universel ne nous offre plus aucun espoir.

Oui, le système est pourri, totalement corrompu. La justice poursuit les salariés qui défendent leurs emplois et relaxe les Wildenstein et Lagarde.

Les "politiques" se serrent les coudes pour se maintenir au pouvoir, les grands patrons n'ont jamais été aussi riches, les actionnaires n'ont jamais reçu autant de dividendes et les droits des salariés et de ceux qui les défendent, après plus d'un demi-siècle de progrès se voient attaqués de toutes parts au nom, encore, du profit maximum.

Les 62 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards le plus pauvres! (A lire içi).

Dans ces conditions, espérer un changement de société par les urnes, alors que tous ont intérêt à ce que SURTOUT rien ne change, ce n'est plus de la naïveté....

Il est essentiel, à mon avis, de lire ce point de vue sur les scrutins divers et variés (que je partage, mais ce n'est certainement pas le plus important) publié sur "Lepressoir-info.org".

 

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

 

Dans le contexte électorale qui vient, ce texte me parait important à lire. Les pseudo-arguments pro-vote se multiplient. Effectivement les parties politiques et autres institutions jouent leurs légitimités. C’est pas de président, c’est de société qu’il faut changer.
Ecrit pendant les élections municipales de 2014 par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique...

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

Je suis le coupable.

Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

Observons cette loi physique.

     2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
     2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
     2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue.

Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler. 
Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

Par conviction.

Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
J’estime à l’heure actuelle que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change. 
A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

Encore et encore.

Qui est utopiste ?

Repost 0
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 20:56

A l’invitation des travailleurs et des Syndicats CGT et CGC de Fralib en lutte depuis 1000 jours, pour la sauvegarde de leur emploi et de leur entreprise, contre la multinationale Unilever qui doit assumer toutes ses responsabilités, les salariés et les syndicats des entreprises en lutte pour l'emploi et la défense du potentiel industriel national se sont réunis à l'usine de Gémenos (13) le 28 juin 2013 dans un "carrefour des luttes.

A cette initiative de lutte participaient l’Union locale d’Aubagne (13), l’Union départementale des Bouches-du-Rhône, la Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière (FNAF-CGT) et la Confédération CGT.

L’ensemble des participants ont condamné avec force les décisions et attitudes du patronat, ainsi que les politiques d’austérité du gouvernement et leur choix de casse industrielle, de casse des droits des travailleurs et d’abandons économiques.

Ils condamnent toutes criminalisations de l’action syndicale et exigent l’amnistie des militants syndicaux.

L’ensemble des syndicats réunis appelle à élever les luttes et les résistances coordonnées, à leur donner détermination et cohérence, à ouvrir des perspectives sociales, politiques et démocratiques transformatrices. Un processus durable et le plus unitaire possible de mobilisations massives est indispensable. La satisfaction des revendications des travailleurs et leur émancipation seront l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

L’ensemble des militants présents au Carrefour des luttes appelle les salariés de leur entreprise et de tout le pays à construire et faire grandir le mouvement social, avec une participation massive aux journées nationales d’actions interprofessionnelles de grèves et de manifestations pour les salaires, l’emploi et les retraites, lancée par la CGT, prévue dés la rentrée, entre le 9 et le 12 septembre 2013. Ils s’engagent à contribuer à cette mobilisation de toute leur force.

Gémenos, le 28 juin 2013

Extrait de la déclaration:

Dans sa réunion du 10 juin 2013, la CE Fédérale de la Chimie CGT considère qu’il y a « un problème de fonctionnement dans la CGT nationale, non-conforme aux règles de vie statutaire de cette organisation ».

…La loi dite « Sécurisation des emplois » (ANI) a été votée après une mobilisation qui n’a pas été à la hauteur des enjeux. L’UMP et le PS, le MEDEF et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC l’ont négociée dans le dos des salariés.

…Au 50ème congrès le débat sur « le syndicalisme rassemblé et/ou l’union d’action » a été refusé. Il ne s’est pas terminé avec une journée nationale d’action telle qu’attendue par les délégués, à cause de démarches dites « unitaires » qui faisaient l’impasse sur les oppositions de fond concernant l’ANI.

Cette action a été renvoyée à la décision de la Commission Exécutive Confédérale, qui elle-même l’a renvoyée au Bureau Confédéral !!! Pour finir sur un appel de dernière minute pour le 16 mai, sans préparation, ni plan de travail. On ne peut pas dire que les conditions de réussite de la mobilisation aient été créées.

Au Comité Confédéral National (CCN) des 22/23 mai 2013, la FNIC-CGT (Fédération Nationale des Industries Chimiques –CGT) a porté l’exigence de construire le rapport de force CGT, avec une feuille de route claire, visible, perceptible pour les militants et salariés, avec au cœur une action nationale avant les congés, un plan de travail durant les congés, ainsi qu’une action pour la rentrée décidée dès maintenant,

...Le 29 mai, avant la réunion de la Commission Exécutive Confédérale du 4 juin, tombe une déclaration de la CGT avec l’ensemble des signataires de l’ANI, pour un rassemblement le 19 juin à Paris, excluant ceux qui hier, étaient avec la CGT dans la bataille soit, FSU, Solidaires, FO … Comment justifier cette déclaration, sachant que la veille, le 28 mai 2013, ces mêmes organisations signaient un livre de 165 pages de partage d’analyse avec nos adversaires que sont le MEDEF, l’UPA et la CGPME, sur des mesures partagées pour « améliorer la compétitivité des entreprises ».

Le Comité Exécutif fédéral (CEF) de la FNIC CGT tient à exprimer son désaccord profond sur cette stratégie… Que dire à nos militants, aux syndicats CGT qui subissent au quotidien les conséquences de ces alliances et qui doivent expliquer « une fois blanc » « une fois gris », « une fois noir », en fonction d’alliances au sommet, c’est difficilement compréhensible

Les pourfendeurs du Code du travail d’hier sont les seuls à y trouver un intérêt.

Le Comité Exécutif Fédéral FNIC CGT en appelle à l’ensemble de la CGT, il y a urgence à renforcer l’unité de la CGT face au danger du repli.

Il nous faut une CGT engagée résolument et en priorité sur la mobilisation, à partir de nos propositions revendicatives CGT, l’unité, à l’entreprise des salariés et de leurs organisations est le moteur de la construction du rapport de force sans lequel le mot « négociation » n’a aucun fondement.

Le Comité Exécutif Fédéral demande la mise en place d’un plan de travail, d’actions, pour toute la CGT, avec une action nationale avec grèves et manifestations sur les enjeux, pour la rentrée, décidées dès maintenant.

Sachant que sur le dossier des retraites, le gouvernement veut limiter la durée de la concertation à deux mois, sans oublier la période des congés.

****

Cette adresse a été expédiée aux 1400 syndicats de la CGT-Chimie, aux UD et UL CGT et plus largement encore.

"Confédération, debout!"
Repost 0
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:24

La confiscation de l'épargne réclamée par le dirigeant d'UNICREDIT, banque Italienne.

 

A lire en suivant ce lien:

 


 Convulsions mortifères des marchés financiers

 

 

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:50

Gérad Filoche est un inspecteur du travail. Était, car il a fait valoir ses droits à la retraite et je peux vous dire qu'il y a un paquet de patrons qui ont poussé un grand "Ouff" de soulagement.

Véritable défenseur du Code du Travail, il intervient dans la vidéo en lien sur le nouvel Accord National Interprofessionnel.

Pour la petite histoire, il est membre du bureau national du Parti Social (incroyable mais vrai)

C'est long, certes, mais passionnant.


A ne pas rater!

 

l'accord national interpro expliqué par un spécialiste du travail

 


 

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 12:57

Vous trouverez ci-dessous le texte, extrait du site de l'Assemblée Nationale, de la question sur la loi Diard que le député Auvergnat a posé au gouvernement.

Cette loi doit être abrogée, c'est une nécessité!

 

 

 

 

14ème législature


Question N° : 20915de M. André Chassaigne ( Gauche démocrate et républicaine - Puy-de-Dôme )

 

 

 


Question écrite


Ministère attributaire > Transports, mer et pêche

 

Ministère interrogé > Transports, mer et pêche

 

Rubrique > transports aériens

Analyse > législation. perspectives
Tête d'analyse > grèvesQuestion

publiée au JO le : 12/03/2013 page : 2746

Texte de la question


M. André Chassaigne attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la loi Diard encadrant le droit de grève et instaurant un service minimum dans les transports. Datant de mars 2012, la loi Diard a étendu au transport aérien les dispositions de loi relative à la continuité du service public dans le domaine du transport de voyageurs. Cette loi prévoit que les salariés doivent se déclarer grévistes individuellement quarante-huit heures à l'avance et déclarer leur reprise 24h à l'avance. La loi Diard, ainsi que les dispositifs de la loi d'août 2007, remettent profondément en cause le droit de grève mais aussi l'aspect collectif d'un mouvement social. De nombreux syndicats contestent à juste titre le maintien de ce service minimum qui défavorise le dialogue social, au lieu de l'améliorer, et envenime le climat dans les entreprises et le secteur des transports. À l'adoption de ces lois, de nombreux parlementaires de gauche avaient contesté leurs fondements antisociaux. En conséquence, il lui demande s'il compte abroger la loi relative au service minimum dans les transports de voyageur ainsi que la loi Diard. Ces abrogations seraient un signe fort envoyé aux organisations syndicales et aux salariés afin de garantir un véritable droit de grève.

Texte de la réponse

 

Repost 0
Published by Ernesto - dans Actualité
commenter cet article