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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:08
Ils sont impayables!

Je vais vous raconter ma journée.

Aujourd'hui se tenait à Rungis, avenue de Villeneuve au siège de Hop! une cession ordinaire du Comité d'Entreprise. Si cette cession était, ordinaire, le reste de la journée le fut moins.

Ce matin, alors que je tentais après une nuit assez courte d'ingurgiter, sans en mettre partout, une corne de croissant dégoulinante de chocolat, mon attention se vit perturber par l'arrivée d'un collègue Délégué Syndical de l'UNSA, que j'aime bien, en fait. M'étonnant (mollement, mais cette mollesse serait un peu longue à expliquer car lié à un échange assez "intense" de mails la veille au soir avec l'UNSA, la CFDT et la direction), m'étonnant disais-je de cette présence alors qu'aucune réunion syndicale n'était programmée ce jour, je m'entendis alors répondre "je viens signer les accords". Ma chance (et la sienne) a été que le croissant sus-nommé avait déjà été avalé et donc dépassé l'entrée du tuyau conduisant à l'estomac, sinon, je pense que mon pauvre collègue aurait sûrement vu sa magnifique liquette-repassée-pour-la signature, assez généreusement constellée d'auréoles Van Houten.

"Mais, mon bon Didier", lui dis-je, "pourquoi cet empressement?" "Ben c'est aujourd'hui que la direction veut qu'on signe". C'est dans ces moments là que l'on est assez content d'avoir disposé son séant sur une chaise plutôt que sur un tabouret. En effet (moi ça me fait ça, vous je ne sais pas), la réception de propos inattendus a pour conséquence immédiate un mouvement d'inclinaison/effondrement du torse et c'est là que le dossier du mobilier entre de manière salvatrice en action. Ainsi donc, "c'est aujourd'hui que la direction VOULAIT que l'on signe".

Je rêve, j'hallucine, pincez moi, mordez moi, répétez lentement en articulant doucement! Vite, réflexe de multiples stages de managment "faire répéter son interlocuteur afin de s'assurer de la compréhension mutuelle de la phrase" Vous me dites, mon bon, qu'après près de 8 mois de négociations, disposant d'un texte que vous même estimez "à relire avant signature", c'est la direction qui donne le jour et l'heure à laquelle devront être paraphés les documents? C'est çà? J'ai bien entendu? Il y avait de la drogue dans le Cacao?

Didier, tu es en train de me dire, qu'après que la CFDT et l'UNSA aient envoyé un mail à la direction estimant qu'une journée de relecture n'avait pas été suffisante pour relever l'ensemble des points nécessitant corrections, éclaircissements et autres sur LE SEUL accord ADOTT, et que l'accord ASR (rémunérations) n'avait même pas été relu, tu viens, malgré tout, apporter la signature de l'UNSA aux accords? Je pensais, bien innocemment, que l'épisode de la signature de l'accord "réduction des coûts" chez Ex Régional vous avait pourtant servi de leçon! Vous aviez bien paraphé un accord avec la "promesse directoriale" de l'ouverture de négociations sur le CET? Ces négos ont elles un jour été ouvertes? Hein? Qu'est ce que tu dis? Non? ah bon.

Nous avions (oui, "avions") donné notre accord de principe sur la globalité des textes, car, nous les trouvions dans leur globalité, satisfaisants. Hors, "le diable se cache dans les détails", et c'est pour cette raison que nous souhaitions obtenir certaines précisions ECRITES, pas orales, une confiance prudente gouvernant nos relations avec notre direction. Il faut quand même se rappeler que nous "fréquentons" Mr le DRH "Sol" depuis bien longtemps, et que force est de constater que nos fonctions, nos histoires, font, qu'étrangement, souvent, nos interprétations de textes, d'accords sont pratiquement totalement opposées, c'est étonnant non? Il ne s'agit en aucun cas de malhonnêtetés mutuelles, non, certainement pas, nos intérêts sont justes différents.

Quelle mouche (qui a d'ailleurs la vie dure, car ce n'est pas la première fois) a t'elle piquée les représentants de la CFDT et de l'UNSA (les cadres de la CFE CGC ayant d'autres intérêts) pour se trouver "obligés" d'obéir aux injonctions directoriales et de "courir" aller signer les deux accords?? Pour mémoire, et cela n'arrange rien , je vous rappelle qu'à l'ordre du jour du Comité d'Entreprise figuraient: la présentation des comptes de l'entreprise (une paille!), l'intégration de Lyon Maintenance (re-paille), le sort de l'atelier roue de Lyon et divers broutilles ne méritant sûrement, d'après eux, qu'une oreille et une attention limitée, toute force devant être mobilisée vers le fait que "la direction veut qu'on signe"....

Donc, le CE a été interrompu pour la "cérémonie", les Kikis allant même jusqu'à se faire photographier pour immortaliser l’événement. La direction ne revenant pas, la séance du Comité a été levée.

"Mais si, nous pourrons toujours modifier les textes"

On m'a souvent qualifié de naïf-crédule. Mais alors, là ! Croire que la direction modifiera les textes, de la façon que nous souhaitons, alors qu'ils sont applicables car paraphés, je suis largement, très largement battu!!!

"Le texte ne sera pas applicable, nous irons en justice, si jamais les modifs ne sont pas prises en compte"

T'as raison, Toto! Tu me trouveras un juge qui te donneras raison alors que ta signature figure au bas du texte, signature donnant accord sur ce qui est écrit au-dessus...Je l'entends déjà « ben les gars, il ne fallait pas signer »

Aujourd'hui, 29 juin 2017, la CFDT, l'UNSA et la CFE/CGC ont signé les accords ADOTT et ASR.

J'espère de tout cœur que les salariés ne le regretteront pas....

C'était une bien "belle" journée.

Au fait, la butée était fixée au 4 juillet, si mes souvenirs sont bons.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:39
Négociations? Monologue, plutôt...

Je ne suis, parait'il, intellectuellement pas plus mal doté que la pluspart de mes collègues. Pas plus mal, certes, mais pas mieux non plus et c'est bien là le problème car c'est bien de cette seconde affirmation que découle ma totale incompréhension devant la situation sociale de l'entreprise dont je suis le salarié. 

Je précise "sociale", je ne sais pas pourquoi, car en fait, je ne comprends plus rien du tout. Cette fusion nous aura amené tellement de situations inédites, que je pense et heureusement je ne suis pas le seul, que nous avons non seulement touché le fond en matière d'exploitation, de maintenance, de traitement des passagers, des salariés, mais que notre direction, persuadée d'être sur la bonne voie, creuse, creuse, encore et encore, si bien que, nous nous posons tous les jours la questions de savoir quand nous toucherons le fond. 

Etrange sensation que celle de penser que l'on ne ferra jamais "plus mal" et que, malgré tout, chaque jour nous prouve que c'est possible, qu'au lieu d'apprendre de ses erreurs et bien, l'"on" persiste, signe et affiche des attitudes d'étonnements béas quand on vous rapporte les situations "anormales".

Qu'attendre en fait de salariés plus occupés à tenter de corriger en permanence une désorganisation patente plutôt qu'à faire au mieux ce pour quoi ils sont payés (le tout commenté par direction et managers comme étant désormais une situation "normale". On rêve!)

Ce n'est pas pour dénoncer, une fois de plus les conséquences de la fusion que je me permets de vous écrire, longuement, encore (je précise).

Non, ce qui me m'interpelle, m'interloque, et pour tout dire, me scie la nouille (certaines expressions argotiques traduisent beaucoup mieux les sentiments que l'on peut ressentir devant certaines situations..), c'est l'attitude notre direction devant la soit-disante "avancée" des négociations concernant les accords collectifs des salariés du "sol".

Pour Ph. Micouleau, notre président, tout semble aller pour le mieux, les affaires avancent, bref, nous sommes à la veille d'une conclusion.

Dans les faits, et c'est ce que nous lui avons écrit la semaine dernière, nous n'avons concrètement avancé sur RIEN! C'est aussi simple que ça. Nous n'avons, à minima, certainement pas la même notion de l'imminence. 

En fait, concernant par exemple, l'accord dit "ADOTT" (organisation du travail), les deux premières réunions datant de fin 2016 ont défini les grands principes, un projet a été écrit par les RH de Hop! et depuis AUCUNE négociation ne s'est tenues autour du texte!

La direction a bien demandé aux syndicats de fournir des remarques écrites, (alors qu'en préambule des négociations, elle s'était engagée à négocier seulement durant les réunions plénières...) mais  à l'exception de trois ou quatre points, elle n'a intégrée aucune des remarques des organisations syndicales. 

Nous sommes donc à 15 jours de la fin des accords collectifs et, dans les faits, dans le concrets, nous n'avons pas commencé les négociations!

Je ne pousserai pas ce que certains appellent "la provocation" jusqu'à vous fournir des extraits du projet d'accord dont certains des termes sur lesquels nous étions d'accord en réunion, ont été étrangement modifiés à l'écrit...

De même, comment comprendre, que sur des sujets aussi basiques que la définition du temps de travail, ils aient procédé à une rédaction que je qualifierais gentiment de, pour le moins "obscure"... A moins que nous n'ayons à faire à une véritable manoeuvre délibérée de la part des RH ex-Régional qui consiste à fournir un texte tellement confus, qu'il permet ainsi toutes les interprétations. Nous voiçi donc partit pour une organisation du travail conflictuelle... Quelle bonne base de départ de la part d'une direction dont le but est, soit-disant, d'unir les salariés autour d'un même but!  

Unis dans la colère, quelle réussite!

Concernant la rémunération, je n'ose même pas vous rapporter nos discussions... Si, comme je vous le disais il y a peu, le principe de créations de primes "métiers" s'entendait assez bien, sa mise en oeuvre se révèle un véritable casse tête... Casse-tête compliqués par les erreurs dans certaines bases de calcul de la direction (si si...).

C'est donc avec ces arguments, et d'autres, que les syndicats ont écrit à Philippe Micouleau pour lui faire part de leurs inquiétudes à moins de trois semaines de la fin des accords collectifs des ex-compagnie.

Que croyez-vous qu'il répondit?

"j'ai bien reçu, on se voit la semaine prochaine"...

On parle d'urgence, on nous répond "eh, les kikis, vous êtes bien mignons, mais votre truc, là, ça attendra un peu"

Toujours assez étonnant, quand on sait que jeudi dernier un courrier a été envoyé aux syndicats de pilotes concernant la prolongation des accords. Aux pilotes, et c'est tout. En fait c'est un peu logique: si "ça peut attendre une semaine", ce n'est pas non plus la peine d'écrire.

Donc, en conséquence et comme il ne sert à rien de prévenir,  la base même de la dissuasion étant la possibilité de mettre ses menaces à exécution, "direction", nous vous informons, qu'à moins d'un retournement d'attitudes et de méthodes spectaculaires et néanmoins constructifs, la CGT Hop! appellera l'ensemble des salariés à cesser le travail (ou autres, d'ailleurs, ca sera la surprise..) et ce jusqu'à ce que, enfin, vous vous engagiez à commencer à négocier. Pas à seulement à "discuter", pas à "monologuer" pas à "imposer", non, à négocier, simplement.

Il arrive parfois que l'on perde ses "bases". afin de vous aider à en retrouver une partie, je me permets de vous rappeler la définition de ce qu'est, selon les académiciens, une négociation:

" La négociation est l'action de négocier, c'est-à-dire de : traiter une affaire avec quelqu'un, de faire du négoce, discuter sur les conditions d'un arrangement afin de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour toutes les parties, que ce soit dans le domaine privé ou public."

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:10

Voilà deux vidéos de personnes pour qui j'ai une profonde admiration.

Il faut à Gérard Filoche plus qu'un certain courage pour continuer à être un des responsable du parti socialiste, même atypique.

De même, il faut une incroyable volonté à Mr Edwy Plenel pour continuer à tenter d'informer, on peut le dire, contre vents et marées (et encore, si ça n'était que contre les éléments!). 

Les positions de l'un et de l'autre "résonnent" étonnement en cette période si particulière... L'intervention de Filoche est ancienne, celle de Plenel toute récente et pourtant....

 

Et voilà, et avec ça, fait ton choix Camarade....

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 20:47
L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

Historique, c'est bien le mot!

Certes, l'histoire courte de notre compagnie pipe un peu les dés, mais si je dis "historique", c'est bien que jamais dans l'histoire des trois ex-filiales d'Air France, Airlinair, Britair et Régional, un mouvement de grève n'avait recueilli une telle mobilisation.

Aujourd'hui, premier jour du mouvement: 

210 vols annulés en "préventif", 127 vols Hop! et 83 vols Air France (sur Roissy-CDG, les Embraer de Hop! sont affrétés par Air France). Pour remplacer les avions cloués au sol par les différents arrêts de travail, Hop! (ou Air France, ou Hop! Air France, ou les deux, ou les trois, on ne sait plus!!!), ont fait appel à des compagnies "externes" au groupe (et au pays aussi parfois, d'ailleurs): 50 vols ont été effectués par ce moyen. Enfin, 40 plutôt, puisque 10 ont été repris en propre par Air France.

En fait, nous sommes assez habitués, même en tant normal, à voir des avions plus ou moins exotiques voler sur des lignes Hop!. Nos clients ont pu encore récemment, sur le Lille-Marseille ou sur le Lille-Toulouse, apprécier le délicat accent Batave du personnel de cabine. Donc, oui, il n'y a pas besoin d'être en grève pour voir Hop! louer des avions chez d'autres, alors qu'elle en a et "des" qui ne volent pas.... C'est d'ailleurs l'un des sujets qui ont motivé notre mouvement.

A noter, la malhonnêteté de notre direction qui annonce à la presse un nombre d'annulation en rajoutant les Airbus d'Air France, alors que son personnel n'est pas concerné par la grève.. A moins, et celà ne m'étonnerai pas plus que ça, que nos deux compagnies aient brusquement fusionnées dans la nuit de jeudi à vendredi...  A vraie dire, peu importe, hypocrisie, malhonnêteté, nous y sommes régulièrement confronté, c'est juste une question d'habitude. Et puis, celà nous fera des arguments pour le tribunal quand nous irons réclamer l'UES avec Air France.

Comment ça? Vous semblez étonnés? 

Dites donc, cadres de toutes dimensions et dirigeants plus ou moins éphémères, vous ne croyez tout de même pas que, vous, la grande compagnie Nationale, celle dont les pilotes ont appris à voler aux oiseaux, vous allez continuer comme ça pendant encore des plombes à démolir votre, presque, dernière filiale aérienne, profitant des avantages de son exploitation, de la bonne volonté et de la souplesse de ses salariés!

20 ans que les différents pistonnés gouvernementaux, ou les "Camarades" de bancs de grandes écoles se succèdent à la tête du fleuron du transport aérien mondial (ce n'est pas de moi), et qu'ils se cassent les dents à essayer de le reformer. 

Il aura fallut moins de deux ans aux salariés de Hop! pour atteindre un "presque équilibre financier". Ca s'était juste avant que vous ne décidiez qu'en fait, Hop! représentait un excellent réservoir pour compenser votre manque d'anticipation concernant le recrutement de pilotes. Et voilà, nous y étions presque... En fait, celà fait presque vingt ans que "nous y sommes presque" et celà fait presque vingt ans que vos interventions ou celle du SNPL nous empêche de nous développer.

Je radote, je sais, cinquante fois que je répète cette histoire.

Tiens justement, elle m'en rappelle une autre en relation avec les répétitions. Je n'arrive plus à me souvenir le nombre de fois ou mes Camarades et moi-même sommes intervenus pour vous alerter sur ce que vivaient les salariés de Hop! Combien de fois! Combien de PV de Comité d'Entreprise aux passages entiers sur la souffrance des salariés? PNC, personnel au Sol. Dirigeants, vous avez volontairement minimisés nos alertes, pire, vous avez laisser certains de vos cadres continuer à se comporter de façons totalement inapropriées avec des salariés déjà en souffrance.

Alors, Patron, Patronne et petits mitrons, quand j'apprends, par un indiscrétion, que vous ne comprenez pas le "pourquoi" de ce mouvement de grève, je reste, quand même, malgré une expérience du sujet que certains me reconnaissent, comment dire.... "sur le cul". Vous me passerez la familiarité, mais j'avoue que l'expression s'avère tout à fait approprier pour exprimer et l'étonnement, et le "non, ce n'est pas possible", et le "oh! les malhonnêtes" (en fait, ce n'était pas l'adjectif auquel je pensais, mais un gros mot par page, ça suffit).

Comment pouvez vous être encore sincèrement surpris(e)s par ce mouvement??

Etes vous vraiment sincères? Je doute encore.

Et puis, mon innocence naturelle s'envole quand je prends connaissance de la deuxième petite phrase rapportée par "la fuite": vous auriez prévenu les grévistes qu'ils allaient " faire fuir les nos clients".

Alors là, je ne m'étonne plus, j'explose!!! Vous vous moquez de qui messieurs zé Mesdames??

Qui fait fuir les clients? Qui a mis en place le plan Recoverex à la suite de la fusion parce que la compagnie était incapable d'assurer avec sa nouvelle organisation, d'assurer la totalité des vols de la compagnie? Voulez vous que je vous rappelle (sans prendre les chiffres d'Air France) combien de vols ont été annulés de votre fait? Voulez vous que nous parlions des vols de deux heures effectués par des turbopropulseurs en lieu et place des jets? Voulez vous que nous parlions des annulations de vols parce que la Maintenance, en complète désorganisation, n'avait parfois pas une simple roue de rechange pour en remplacer une usée? Voulez vous que nous parlions des fréquences changées, des lignes annulées, des lignes affrétées par des compagnies "étonnantes"? 

Et vous osez, VOUS OSEZ, accuser les grévistes de faire fuir les clients!! Mais dirigeants sourds et aveugles, vous l'avez tellement bien fait que nous ne pourrons jamais faire pire!

Il me vient à l'esprit une citation Audiardesque, concernant ceux qui osent. Pour la même raison que précedemment, je nous épargnerai sa retranscription.

Les chifres du jour:

89% des PNC sont en grève. Sur les différents sites, une forte mobilisation à Morlaix (près de 200 personnes), rassemblement à Rungis d'une cinquantaine de personne, idem à Nantes, bonne participation (exeptionelle?) des salariés du siège malgré l'avertissement de dernière minute du représentant local des "Ressources inhumaines" qui ne peut s'empêcher de rajouter toujours son petit mot pour "titiller". Merci à nos Camarades de l'AGO (syndicat CGT de l'aéroport) et de l'Union Locale CGT.

A Clermont-ferrand, piquet de grève tenu par "l'homme du jour" (selon La Montagne) depuis 00:00 et ce, jusqu'à samedi 24:00. Pas d'information quand à la mobilisation, mais environ 80% de grévistes. Sur les escales commerciales (enregistrement, bagages aux aéroports), 80% sur Nantes, 100% à Lyon ou les renseignements généraux avaient interdit tout rassemblement... Donc, elles étaient deux, et devinez qui?

Sur les escales techniques, Nantes, Strasbourg, Orly, Roissy CDG, Bordeaux, Biaritz, Pau,Toulouse, Lannion, Brest, Rennes, Lyon, et j'en oublie, plus de 70% des techniciens avaient cesser le travail. Souvent, seuls les intérimaires assuraient la Maintenance. Nous n'avons pas les informations en provenance de Lille et il semble que les salariés de Lyon-Maintenance aient totalement cessé le travail aussi.

Un mail à été adressé au secrétaire d'état aux transports pour lui demander la médiation du gouvernement dans ce conflit.

Nous ne mesurerons pas le succès de ce mouvement au nombre de vols annulés. Nous ne nous faisons aucun espèce de plaisir sadique à compliquer la vie de nos passagers et de toutes façons a direction arrivera toujours à "arranger" les chiffres. Par contre, à leur place, je me poserai certaines questions....89% des PNC... 100% au sol dans certains secteurs..."ça cause", "ça indique", "ça signifie", non?

Une grève réussit...Et sans les pilotes!!

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:49
Conférence de presse suite à la grève chez HOP!

Bonsoir

Suite à l'annonce de notre mouvement de grève du 7 et 8 avril prochain, une conférence de presse se tiendra demain à 13h devant le siège de la compagnie rue de Villeneuve à Rungis (à deux pas de la gare RER C de La Fraternelle), avec la participation de Mme Lebranchu.

Si vos pas vous conduisent dans le coin....

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 20:42
Et tout ça pour ça...

Et voilà.

Le 6 mars dernier, la CGT HOP ! déclenchait le processus de conflit. Héritage « social » de la fusion entre les trois compagnies Airlinair, Britair et Régional, le processus dit de « veille sociale » en vigueur dans la compagnie Bretonne était censé donner aux partenaires sociaux, le temps de négocier avant un éventuel mouvement de grève.

C'est une forme « d'obligation à négocier » qui, il faut bien le dire, à totalement disparu dans le transport aérien du fait de la loi Diard, en effet, l'obligation faite par cette loi aux grévistes de se déclarer 48heures avant de cesser le travail, devait servir à permettre l'ouverture de négociations. Or, la réalité est bien autre, et ces 48 heures sont seulement mis à profit pour déployer des dispositifs de remplacement des salariés en grève.

Le dispositif de « veille sociale » prévoit donc, deux réunions entre les Organisations Syndicales qui sont à l'origine de la mise en œuvre du cette procédure, la CGT HOP ! et l'UNAC, dans le cas qui nous concerne aujourd'hui, et la direction.

Ces réunions se sont tenues, la seconde lundi dernier.

Nous ne pouvons que constater, avec regrets d'ailleurs, que la direction ne répond à aucune de nos revendications.

Ah si, il faut reconnaître, concernant l'activité de la compagnie : « nous vous garantissons 70 charges (avions, pour faire simple) pour le programme hiver 2017...si nous avons les pilotes ».

Il vaut mieux en rire, car c'est bien le sujet principal sur lequel nous avons interpellé la direction depuis le début de cette « hémorragie » de chauffeurs d'avion vers Air France, notre propriétaire.

Je rappelle, pour ceux qui n'auraient pas lu nos dernières publications, les revendications de la CGT HOP !:

  • Définition d'un périmètre d'activité de la compagnie HOP ! au sein du groupe Air
    France

  • Présentation d'un business plan.

  • Devenir du secteur Turbo-propulseur

  • Mesures concrètes concernant l'amélioration des conditions de travail et la
    gestion des RPS

  • Négociation des futurs accords collectifs dans une véritable démarche
    d'harmonisation sociale

En fait, tous les points découlent du premier !

Quelle est la place de HOP ! dans le groupe Air France.

 

La main-mise d'Air France

Pour les salariés des trois ex compagnies, Airlinair, Britair, Régional cela fait plus de 10 ans que « ça dure » !

10 ans de déclarations d'intentions, pour arriver à cette fusion, que je juge, ratée.

En fait, Air France ne s'occupe de ses filiales que lorsqu'elle y trouve SON intérêt, et seulement le sien.

C'est une tradition des dirigeants, des cadres et des syndicats de cette compagnie : « seuls nos intérêts comptent ».

Ainsi quand l'activité à Toulouse et à Marseille fut reprise par Air France, Régional fut tout simplement retiré de ses bases et les compensations financières accordées furent loin, mais alors très loin de combler les pertes d'exploitation de la filiale.

« Nous offrons des postes de PNC à celles de vos hôtesses qui souhaitent rester chez elles à Marseille et à Toulouse ….Naturellement, elles passeront les sélections et seront incorporées sans aucune ancienneté ». « Vous comprenez la chance et l'honneur que nous leur faisons d'incorporer la compagnie nationale, quand même »

En fait, la vérité, c'est que le plan « base province » initié par les dirigeants de cette compagnie, se trouvait contrecarré par le manque de volontaires chez les PNC d'Air France, la modification de leurs conditions de travail qu’entraînait cette mutation n'attirant pas les « masses ».

Air France ne faisait donc de cadeau à personne, les organisateurs de ce plan avaient simplement besoin de monde pour lancer la première de leur base... Marseille.

Une fois que le bouche à oreille eut fonctionné, et que les effectifs furent au complet, personne n'avait plus besoin des Toulousain(e)s de Régional qui avaient pourtant réussit les sélections. Elles attendent toujours...

Pendant des années, Air France s'est servit des filiales pour, soit « défricher » des lignes, soit les faire effectuer en affrètement à des coûts tels, qu'ils mettaient en danger la survie économique des entreprises.

Les dirigeants, les cadres, les Syndicats d'Air France dirigent et tentent de sauver Air France, le reste (les filiales) ne sont que des faire-valoir et cela fait bien longtemps que cela dure....

 

Air France manque de pilotes :

Aujourd'hui, c'est des pilotes dont Air France à besoin.

Une fois de plus, (encore), c'est au manque d'anticipation des cadres dirigeants que nous devons cette situation. Ces mêmes cadres dirigeants qui étaient capables de dire à la veille de la décennie « les low-cost ? Pffff, ce n'est qu'un épiphénomène ». Ben l'épi, effectivement, il est phénoménal !

Rassurez vous, en excellents politiciens-technocrates, ils vous expliquent avec le même aplomb frisant la plus totale mauvaise foi, qu'en fait, vous n'avez rien compris, le marché évolue, à l'époque cela était vrai... etc...etc.... Ils n'auront de toutes façons jamais tord !

Donc, il manque des pilote chez Air France de part un manque total d'anticipation des besoins par ses dirigeants. « Qu'à cela ne tienne ! On va leur refaire le coup des bases provinces, et comme en plus, les chauffeurs d'avion ne rêvent que d'une chose, voler sur des avions toujours plus gros, nous ne risquons pas de manquer de volontaires.... signons donc un accord avec le SNPL et notre manque de prévoyance paraîtra une excellente mesure de carrière de salariés des filiales ».

Accord signé, l’hémorragie débute. Les conséquences n'ont pas tarder à se faire sentir.

Plus de pilotes pour les avions de HOP !

Déjà extrêmement fragilisé par une fusion précipitée, l'exploitation de cette toute nouvelle compagnies se retrouve gravement affecté.

La flotte diminue, diminue encore. Alors que la direction d'Air France jure ses grands dieux que nous sommes « un maillon essentiel » dans les plans sur l'avenir du court courrier d'Air France, il faut bien se rendre à l'évidence, si les un peu plus de 3000 salariés après fusion correspondent à une flotte de 75 charges, ce niveau ne pourra bientôt plus être maintenu...

 

Tout ça pour ça !

Voilà.... un an d'effort, un an de sacrifice, de pleurs, pour certaines, de véritables drames humains provoqués par les mobilités professionnelles et géographiques, et tout cela remis en cause parce Air France à besoin de Pilotes !

C'est quand même formidable : Air France est à l'origine de la fusion (on ne me ferra jamais croire qu'une telle décision ait pu être prise au seul niveau de la direction de l'ex holding HOP !...), Air France est donc responsable pour partie de ce que nous subissons aujourd'hui et c'est Air France qui est en train de « dynamiter » ce qu'elle a créer.

On marche sur la tête !

Tout cela pousserait plutôt à la rigolade, si des vies de femmes et d'homme n'étaient très largement, au minimum, perturbées.

Accords collectifs, RPS, fin de secteurs, maintien de la flotte : tout ces problèmes ont la même origine ! Tout, en fait, découle directement de notre place au sein de groupe Air France.

Pourquoi se mobiliser seulement sur les discussions en cours concernant nos accords collectifs, alors que même l'avenir de l'entreprise en en jeu.

C'est la raison qui a fait que la CGT HOP ! et l'UNAC ont déclenché ce processus de veille sociale.

 

Une direction perdue

Il ne faut pas s'étonner de voir la direction de HOP ! bien incapable d'apporter la moindre réponse concrètes à nos questions.

Nous y avons été habitués par la passé : les directions des filiales ne dirigent pas, elles sont aux ordres. Même si je leur accorde, par naïveté sûrement, au moins la volonté d'essayer, la décision finale appartient à la maison mère.

« Normale » me direz vous.

Certes, quand cela obéit à une certaine logique. Quand on « s'emmanche » dans la création d'une nouvelle compagnie, et que, dans le même temps, on lui enlève ses « bras », il faudra quand même m'expliquer la logique commerciale et opérationnelle de la manœuvre.

Il semble bien que les partisans de Transavia aient réussi à faire valoir leur thèse. En effet, c'est bien à cette compagnie que la direction d'AF souhaite transférer une partie de l'activité court et moyen courrier. Le projet de la voir opérer sur le réseau domestique est ancien, il avait été baptisé du doux nom de « Mimosas » et prévoyait le développement à partir de bases en province (et oui...) de lignes effectuées par cette soit disant low-cost.

Je dis « soit-disant » car cette compagnie n'a rien en fait d'une compagnie à bas coûts. Elle vit ses coûts au siège-kilomètre-offert (CSKO) très sensiblement impactés quand il fallut, après un accord avec le SNPL d'Air France, intégrer des pilotes d'Air France aux salaires d'Air France. Il y a deux jours, la presse relatait également l'augmentation générale des salaires des PNT de cette compagnie pour les amener, tous, au niveau de ceux de la compagnie mère.

Quelle logique commerciale et économique !

Tandis que l'on demande à l'ensemble des salariés du groupe des efforts, à grand coûts d'accords « réduction des coûts » (que certains par une naïveté coupable s'empressent de signer, imposant par là, des mesures d'économie totalement injustifiées aux moins bien lotis), on lâche des augmentations salariales aux seuls pilotes d'une compagnie qui n'a jamais, jamais gagné d'argent.

La précision est d'importance !

Des cadeaux au SNPL d'Air France et un avenir sombre pour le reste ! (PNC compris, ce qui est quand même formidable pour des gens travaillant, en fait, dans le même avion...).

 

Appel à la grève :

Cet exposé un peu long pour annoncer un échec, car la grève est un échec et je n'ai, personnellement, aucun plaisir à appeler les salariés à cesser le travail.

Pourtant, je vous assure que nous ne voyons aucun dénouement positif à la situation que vivent les hommes et les femmes de la compagnie.

Nous pensons qu'il y a une absolue nécessité à ce que les salariés de HOP ! montrent, enfin, leur colère devant ce monumental gâchis.

La CGT HOP !, l'UNAC et, je l'ai appris dans la journée, la CFDT et le SAC (mieux vaut tard que jamais), appellent l'ensemble des salariés de la compagnie à se mobiliser les 7 et 8 avril 2017.

 

Nous ne pouvons rester simples spectateurs de décisions qui mettent en jeu notre avenir !

Ne rien faire c'est accepter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:47
Une catastrophe écologique prochaine?

Il semblerait bien qu'une nouvelle catastrophe menace la planète, si ce n'est la planète, le pays, à minima.

La forêt est en danger, c'est indéniable! La raison de ce fléau malheureusement inévitable: la langue de bois dont l'utilisation se généralise à toutes les "sphères" de la société.

En effet, si les politiques nous avaient habitué à l'exercice au point que nous n'y faisions même plus attention, c'est maintenant au sein des entreprises que nous constatons avec un certain étonnement, l'utilisation massive de cet artifice de communication.

Comme la direction d'Air France est à la "pointe" de la modernité en matière de stratégie d'annonces, elle n'échappe donc pas à la règle, et en a donné un superbe exemple entre hier et aujourd'hui en adressant sa réponse au courrier que les élus du Comité d'Entreprise de HOP! lui avaient adressé au lendemain de la présentation du plan "Trust Together".

En effet, ce plan censé réorganiser Air France ne faisait pas une seule fois, référence à la toute nouvelle compagnie fruit de la fusion, laborieuse, (la direction l'analyse comme une véritable réussite) de Britair, Airlinair et Régional. Les inquiétudes étaient donc palpables: "comment??? Ne ferions nous plus partie des plans de la "grande" direction ???"

Donc, on nous a répondu.

"Et" me direz-vous? "Vous allez devenir quoi?"

Et bien, on ne sait pas.... Il y a des pistes, des suppositions, des possibilités, mais Il semblerait bien que notre avenir se décidera en fin de compte chez Air France, entre direction et syndicats de la "maison mère". En gros, les "bases province" bis répétita.

Mais, comme on dit, "chat échaudé craint l'eau froide", "tant va la cruche à l'eau qu'un jour elle se casse", etc... etc... il semblerait que cette fois, la rébellion soit en marche...C'est une rébellion un peu pépère pour l'instant, je vous l'accorde, mais c'est l'avantage des démarrages lents, ils évitent les claquages et permettent de tenir longtemps...longtemps...

En attendant "la révolte", je vous propose la vision d'une petite vidéo avec un "formateur en communication", Franck Lepage. La vidéo date de 2012, elle n'a jamais été autant d'actualité.

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