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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:39
Négociations? Monologue, plutôt...

Je ne suis, parait'il, intellectuellement pas plus mal doté que la pluspart de mes collègues. Pas plus mal, certes, mais pas mieux non plus et c'est bien là le problème car c'est bien de cette seconde affirmation que découle ma totale incompréhension devant la situation sociale de l'entreprise dont je suis le salarié. 

Je précise "sociale", je ne sais pas pourquoi, car en fait, je ne comprends plus rien du tout. Cette fusion nous aura amené tellement de situations inédites, que je pense et heureusement je ne suis pas le seul, que nous avons non seulement touché le fond en matière d'exploitation, de maintenance, de traitement des passagers, des salariés, mais que notre direction, persuadée d'être sur la bonne voie, creuse, creuse, encore et encore, si bien que, nous nous posons tous les jours la questions de savoir quand nous toucherons le fond. 

Etrange sensation que celle de penser que l'on ne ferra jamais "plus mal" et que, malgré tout, chaque jour nous prouve que c'est possible, qu'au lieu d'apprendre de ses erreurs et bien, l'"on" persiste, signe et affiche des attitudes d'étonnements béas quand on vous rapporte les situations "anormales".

Qu'attendre en fait de salariés plus occupés à tenter de corriger en permanence une désorganisation patente plutôt qu'à faire au mieux ce pour quoi ils sont payés (le tout commenté par direction et managers comme étant désormais une situation "normale". On rêve!)

Ce n'est pas pour dénoncer, une fois de plus les conséquences de la fusion que je me permets de vous écrire, longuement, encore (je précise).

Non, ce qui me m'interpelle, m'interloque, et pour tout dire, me scie la nouille (certaines expressions argotiques traduisent beaucoup mieux les sentiments que l'on peut ressentir devant certaines situations..), c'est l'attitude notre direction devant la soit-disante "avancée" des négociations concernant les accords collectifs des salariés du "sol".

Pour Ph. Micouleau, notre président, tout semble aller pour le mieux, les affaires avancent, bref, nous sommes à la veille d'une conclusion.

Dans les faits, et c'est ce que nous lui avons écrit la semaine dernière, nous n'avons concrètement avancé sur RIEN! C'est aussi simple que ça. Nous n'avons, à minima, certainement pas la même notion de l'imminence. 

En fait, concernant par exemple, l'accord dit "ADOTT" (organisation du travail), les deux premières réunions datant de fin 2016 ont défini les grands principes, un projet a été écrit par les RH de Hop! et depuis AUCUNE négociation ne s'est tenues autour du texte!

La direction a bien demandé aux syndicats de fournir des remarques écrites, (alors qu'en préambule des négociations, elle s'était engagée à négocier seulement durant les réunions plénières...) mais  à l'exception de trois ou quatre points, elle n'a intégrée aucune des remarques des organisations syndicales. 

Nous sommes donc à 15 jours de la fin des accords collectifs et, dans les faits, dans le concrets, nous n'avons pas commencé les négociations!

Je ne pousserai pas ce que certains appellent "la provocation" jusqu'à vous fournir des extraits du projet d'accord dont certains des termes sur lesquels nous étions d'accord en réunion, ont été étrangement modifiés à l'écrit...

De même, comment comprendre, que sur des sujets aussi basiques que la définition du temps de travail, ils aient procédé à une rédaction que je qualifierais gentiment de, pour le moins "obscure"... A moins que nous n'ayons à faire à une véritable manoeuvre délibérée de la part des RH ex-Régional qui consiste à fournir un texte tellement confus, qu'il permet ainsi toutes les interprétations. Nous voiçi donc partit pour une organisation du travail conflictuelle... Quelle bonne base de départ de la part d'une direction dont le but est, soit-disant, d'unir les salariés autour d'un même but!  

Unis dans la colère, quelle réussite!

Concernant la rémunération, je n'ose même pas vous rapporter nos discussions... Si, comme je vous le disais il y a peu, le principe de créations de primes "métiers" s'entendait assez bien, sa mise en oeuvre se révèle un véritable casse tête... Casse-tête compliqués par les erreurs dans certaines bases de calcul de la direction (si si...).

C'est donc avec ces arguments, et d'autres, que les syndicats ont écrit à Philippe Micouleau pour lui faire part de leurs inquiétudes à moins de trois semaines de la fin des accords collectifs des ex-compagnie.

Que croyez-vous qu'il répondit?

"j'ai bien reçu, on se voit la semaine prochaine"...

On parle d'urgence, on nous répond "eh, les kikis, vous êtes bien mignons, mais votre truc, là, ça attendra un peu"

Toujours assez étonnant, quand on sait que jeudi dernier un courrier a été envoyé aux syndicats de pilotes concernant la prolongation des accords. Aux pilotes, et c'est tout. En fait c'est un peu logique: si "ça peut attendre une semaine", ce n'est pas non plus la peine d'écrire.

Donc, en conséquence et comme il ne sert à rien de prévenir,  la base même de la dissuasion étant la possibilité de mettre ses menaces à exécution, "direction", nous vous informons, qu'à moins d'un retournement d'attitudes et de méthodes spectaculaires et néanmoins constructifs, la CGT Hop! appellera l'ensemble des salariés à cesser le travail (ou autres, d'ailleurs, ca sera la surprise..) et ce jusqu'à ce que, enfin, vous vous engagiez à commencer à négocier. Pas à seulement à "discuter", pas à "monologuer" pas à "imposer", non, à négocier, simplement.

Il arrive parfois que l'on perde ses "bases". afin de vous aider à en retrouver une partie, je me permets de vous rappeler la définition de ce qu'est, selon les académiciens, une négociation:

" La négociation est l'action de négocier, c'est-à-dire de : traiter une affaire avec quelqu'un, de faire du négoce, discuter sur les conditions d'un arrangement afin de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour toutes les parties, que ce soit dans le domaine privé ou public."

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 20:47
L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

Historique, c'est bien le mot!

Certes, l'histoire courte de notre compagnie pipe un peu les dés, mais si je dis "historique", c'est bien que jamais dans l'histoire des trois ex-filiales d'Air France, Airlinair, Britair et Régional, un mouvement de grève n'avait recueilli une telle mobilisation.

Aujourd'hui, premier jour du mouvement: 

210 vols annulés en "préventif", 127 vols Hop! et 83 vols Air France (sur Roissy-CDG, les Embraer de Hop! sont affrétés par Air France). Pour remplacer les avions cloués au sol par les différents arrêts de travail, Hop! (ou Air France, ou Hop! Air France, ou les deux, ou les trois, on ne sait plus!!!), ont fait appel à des compagnies "externes" au groupe (et au pays aussi parfois, d'ailleurs): 50 vols ont été effectués par ce moyen. Enfin, 40 plutôt, puisque 10 ont été repris en propre par Air France.

En fait, nous sommes assez habitués, même en tant normal, à voir des avions plus ou moins exotiques voler sur des lignes Hop!. Nos clients ont pu encore récemment, sur le Lille-Marseille ou sur le Lille-Toulouse, apprécier le délicat accent Batave du personnel de cabine. Donc, oui, il n'y a pas besoin d'être en grève pour voir Hop! louer des avions chez d'autres, alors qu'elle en a et "des" qui ne volent pas.... C'est d'ailleurs l'un des sujets qui ont motivé notre mouvement.

A noter, la malhonnêteté de notre direction qui annonce à la presse un nombre d'annulation en rajoutant les Airbus d'Air France, alors que son personnel n'est pas concerné par la grève.. A moins, et celà ne m'étonnerai pas plus que ça, que nos deux compagnies aient brusquement fusionnées dans la nuit de jeudi à vendredi...  A vraie dire, peu importe, hypocrisie, malhonnêteté, nous y sommes régulièrement confronté, c'est juste une question d'habitude. Et puis, celà nous fera des arguments pour le tribunal quand nous irons réclamer l'UES avec Air France.

Comment ça? Vous semblez étonnés? 

Dites donc, cadres de toutes dimensions et dirigeants plus ou moins éphémères, vous ne croyez tout de même pas que, vous, la grande compagnie Nationale, celle dont les pilotes ont appris à voler aux oiseaux, vous allez continuer comme ça pendant encore des plombes à démolir votre, presque, dernière filiale aérienne, profitant des avantages de son exploitation, de la bonne volonté et de la souplesse de ses salariés!

20 ans que les différents pistonnés gouvernementaux, ou les "Camarades" de bancs de grandes écoles se succèdent à la tête du fleuron du transport aérien mondial (ce n'est pas de moi), et qu'ils se cassent les dents à essayer de le reformer. 

Il aura fallut moins de deux ans aux salariés de Hop! pour atteindre un "presque équilibre financier". Ca s'était juste avant que vous ne décidiez qu'en fait, Hop! représentait un excellent réservoir pour compenser votre manque d'anticipation concernant le recrutement de pilotes. Et voilà, nous y étions presque... En fait, celà fait presque vingt ans que "nous y sommes presque" et celà fait presque vingt ans que vos interventions ou celle du SNPL nous empêche de nous développer.

Je radote, je sais, cinquante fois que je répète cette histoire.

Tiens justement, elle m'en rappelle une autre en relation avec les répétitions. Je n'arrive plus à me souvenir le nombre de fois ou mes Camarades et moi-même sommes intervenus pour vous alerter sur ce que vivaient les salariés de Hop! Combien de fois! Combien de PV de Comité d'Entreprise aux passages entiers sur la souffrance des salariés? PNC, personnel au Sol. Dirigeants, vous avez volontairement minimisés nos alertes, pire, vous avez laisser certains de vos cadres continuer à se comporter de façons totalement inapropriées avec des salariés déjà en souffrance.

Alors, Patron, Patronne et petits mitrons, quand j'apprends, par un indiscrétion, que vous ne comprenez pas le "pourquoi" de ce mouvement de grève, je reste, quand même, malgré une expérience du sujet que certains me reconnaissent, comment dire.... "sur le cul". Vous me passerez la familiarité, mais j'avoue que l'expression s'avère tout à fait approprier pour exprimer et l'étonnement, et le "non, ce n'est pas possible", et le "oh! les malhonnêtes" (en fait, ce n'était pas l'adjectif auquel je pensais, mais un gros mot par page, ça suffit).

Comment pouvez vous être encore sincèrement surpris(e)s par ce mouvement??

Etes vous vraiment sincères? Je doute encore.

Et puis, mon innocence naturelle s'envole quand je prends connaissance de la deuxième petite phrase rapportée par "la fuite": vous auriez prévenu les grévistes qu'ils allaient " faire fuir les nos clients".

Alors là, je ne m'étonne plus, j'explose!!! Vous vous moquez de qui messieurs zé Mesdames??

Qui fait fuir les clients? Qui a mis en place le plan Recoverex à la suite de la fusion parce que la compagnie était incapable d'assurer avec sa nouvelle organisation, d'assurer la totalité des vols de la compagnie? Voulez vous que je vous rappelle (sans prendre les chiffres d'Air France) combien de vols ont été annulés de votre fait? Voulez vous que nous parlions des vols de deux heures effectués par des turbopropulseurs en lieu et place des jets? Voulez vous que nous parlions des annulations de vols parce que la Maintenance, en complète désorganisation, n'avait parfois pas une simple roue de rechange pour en remplacer une usée? Voulez vous que nous parlions des fréquences changées, des lignes annulées, des lignes affrétées par des compagnies "étonnantes"? 

Et vous osez, VOUS OSEZ, accuser les grévistes de faire fuir les clients!! Mais dirigeants sourds et aveugles, vous l'avez tellement bien fait que nous ne pourrons jamais faire pire!

Il me vient à l'esprit une citation Audiardesque, concernant ceux qui osent. Pour la même raison que précedemment, je nous épargnerai sa retranscription.

Les chifres du jour:

89% des PNC sont en grève. Sur les différents sites, une forte mobilisation à Morlaix (près de 200 personnes), rassemblement à Rungis d'une cinquantaine de personne, idem à Nantes, bonne participation (exeptionelle?) des salariés du siège malgré l'avertissement de dernière minute du représentant local des "Ressources inhumaines" qui ne peut s'empêcher de rajouter toujours son petit mot pour "titiller". Merci à nos Camarades de l'AGO (syndicat CGT de l'aéroport) et de l'Union Locale CGT.

A Clermont-ferrand, piquet de grève tenu par "l'homme du jour" (selon La Montagne) depuis 00:00 et ce, jusqu'à samedi 24:00. Pas d'information quand à la mobilisation, mais environ 80% de grévistes. Sur les escales commerciales (enregistrement, bagages aux aéroports), 80% sur Nantes, 100% à Lyon ou les renseignements généraux avaient interdit tout rassemblement... Donc, elles étaient deux, et devinez qui?

Sur les escales techniques, Nantes, Strasbourg, Orly, Roissy CDG, Bordeaux, Biaritz, Pau,Toulouse, Lannion, Brest, Rennes, Lyon, et j'en oublie, plus de 70% des techniciens avaient cesser le travail. Souvent, seuls les intérimaires assuraient la Maintenance. Nous n'avons pas les informations en provenance de Lille et il semble que les salariés de Lyon-Maintenance aient totalement cessé le travail aussi.

Un mail à été adressé au secrétaire d'état aux transports pour lui demander la médiation du gouvernement dans ce conflit.

Nous ne mesurerons pas le succès de ce mouvement au nombre de vols annulés. Nous ne nous faisons aucun espèce de plaisir sadique à compliquer la vie de nos passagers et de toutes façons a direction arrivera toujours à "arranger" les chiffres. Par contre, à leur place, je me poserai certaines questions....89% des PNC... 100% au sol dans certains secteurs..."ça cause", "ça indique", "ça signifie", non?

Une grève réussit...Et sans les pilotes!!

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:49
Conférence de presse suite à la grève chez HOP!

Bonsoir

Suite à l'annonce de notre mouvement de grève du 7 et 8 avril prochain, une conférence de presse se tiendra demain à 13h devant le siège de la compagnie rue de Villeneuve à Rungis (à deux pas de la gare RER C de La Fraternelle), avec la participation de Mme Lebranchu.

Si vos pas vous conduisent dans le coin....

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 08:03

Air France va encore perdre 2.800 postes et nombre de vols

La compagnie va engager son troisième plan de départs volontaires en trois ans. Le retour à l’équilibre est repoussé à 2014. Les effectifs du groupe Air France vont passer sous la barre des 100.000 salariés à l’horizon 2015.

Le nouveau tour de vis imposé à Air France pour revenir à l’équilibre en 2014 se traduira, entre autres, par un nouveau plan de départ volontaires de 2.800 postes, a annoncé ce mercredi la direction de la compagnie, confirmant ainsi le durcissement du plan de restructuration Transform 2015. Ce nouveau plan de départs volontaires –le troisième en trois ans– se situe dans le milieu de la fourchette (de 2.600 à 3.000 postes) évoquée fin juillet. Il s’ajoute aux 5.122 suppressions de postes déjà prévues. Au total, les effectifs du groupe Air France, filiales incluses, passeront ainsi de 106.300 salariés en 2012 à environ 98.000 à l’horizon 2015. Ces réductions d’effectifs supplémentaires sont la conséquence des réductions de capacités et autres mesures d’économies additionnelles, présentées ce mercredi dans les grandes lignes et dont les détails seront dévoilés le 4 octobre. Principal foyer de pertes, le réseau domestique d’Air France devrait voir son offre réduite de 4 % à 5 % cet hiver, a annoncé le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, à travers des suppressions de lignes et de fréquences. De plus, « un quart des lignes européennes au départ d'Orly seront fermées », a-t-il précisé.

Tous les personnels concernés

La desserte des grandes métropoles régionales sera également réduite. De même que l’offre des trois bases de province de Marseille, Nice et Toulouse, toutes déficitaires. Par ailleurs, les coûts de fonctionnement des escales françaises devront être ramenés « au niveau de ceux proposés par les sociétés de handling », a affirmé Frédéric Gagey, sous peine de recours à la sous-traitance. Les réductions d’effectifs cibleront donc plus particulièrement les personnels au sol, qui perdraient environ 1.800 postes. Cependant, les personnels navigants seront aussi concernés, y compris les pilotes. Parmi les mesures d’économies, Air France prévoit en effet d’arrêter dès 2015 ses neuf derniers Boeing 747 (7 passagers et 2 cargo), trop gourmands en carburant. Autre foyer de pertes, le cargo va également payer un lourd tribut. Air France, qui a compté jusqu’à 13 avions cargo, ne conservera plus que deux B777.

Sixième année de perte

Seule bonne nouvelle : la filiale low cost Transavia récupérera les créneaux horaires libérés par Air France à Orly pour lancer de nouvelles lignes européennes. De quoi exploiter 5 Boeing 737 de plus en 2014 et passer progressivement de 11 à 30 appareils en 2016. Air France espère ainsi compenser la baisse de recettes liée à la suppression de vols d’Air France déficitaires par l’ouverture de nouvelles destinations loisirs. « Mieux vaut utiliser nos créneaux sur des marchés porteurs, plutôt que de les utiliser sur des dessertes sans perspective de croissance, du fait notamment du TGV », a expliqué Frédéric Gagey. Il s’agit aussi d’éviter que les créneaux libérés à Orly ne soient récupérés par Easyjet. Au total, ces mesures devraient permettre à Air France de dégager les 400 à 450 millions d’euros d’économies qui manquent pour atteindre l’objectif de 1,5 milliard d’économies du plan Transform. « C’est le complément final du plan », a assuré Alexandre de Juniac, le PDG d’Air France-KLM, qui vise toujours « une marge opérationnelle de 5 % en 2015 » pour son groupe. « Nous serons au niveau de nos concurrents, à l’issue du plan », a-t-il affirmé. En revanche, Air France connaîtra encore une sixième année de pertes en 2013.

Air France : un second syndicat des PNC appelle à la grève du 20 au 24 novembre

Après le SNPNC Air France, c’est le syndicat Unsa Aérien qui appelle le personnel navigant cabine à faire grève du 20 au 24 novembre. L’organisation souhaite ainsi s’opposer aux nouvelles mesures d’économies prônées par la direction.

Les déplacements des voyageurs d’affaires risquent d’être perturbés par un mouvement social des hôtesses et stewards d’Air France du 20 au 24 novembre 2013. L’Unsa Aérien, l’un des trois syndicats représentant les agents de bord de la compagnie, a lancé un appel à la grève. Il veut ainsi contester les mesures d’économies annoncées par leur direction le 19 septembre 2013. Air France prévoit entre autres un nouveau plan de départs volontaires de 2.800 postes pour 2014.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:44

Salariés de Régional, vous êtes inquiets.

Je regardais hier une émission sur je-ne-sais-pas-quoi où l'on voyait des ouvriers d'une fonderie prêts à faire "péter" leur usine (et peut être un bout du village), désespérés de se voir foutre à la porte sans indemnités de licenciements conséquentes.

Tous n'avaient qu'un mot à la bouche "ça a assez duré!".

la situation que nous vivons actuellement, bien que moins dramatique, est, au moins du point de vue psychologique, à placer sur le même niveau de "ressenti". "Ca a assez duré".

Sauf qu'il y a quand même une nuance importante.

Dans un cas, les gars n'ont plus rien a perdre, et il faut, selon eux, aller vite.

Chez Régional, la direction et sa communication tente de mélanger le volet opérationnel du plan avec le volet social, argumentant que plus "on retarde" plus le train risque de partir sans nous (Régional).

Les évènements récents montrent pourtant qu'il n'y a aucune raison de précipiter quoi que ce soit.

HOP a été lancé, et rien, malgré l'avis tardif de deux élus du CE, pas un iota de ce qui avait été présenté dans le business plan n'a changé pour Régional, nous restons, comme cela avait été écrit, une compagnie qui opérera majoritairement des affrètements pour Air France, les transversales et les lignes propres de HOP restant effectuées par Airlinair et Britair.

Il n'y avait donc aucune nécessité à se précipiter si ce n'est que de permettre à des cadres et à des chefs de service de se positionner sur les postes créés dans la société de tête à Orly.

Concernant le volet social, c'est pire.Qui est aujourd'hui responsable du retard de la mise en place du PSE?

Qui avait réclamé depuis le début la mise en place de dispositifs évitant aux salariés de partir sans garantie?

Qui avait dénoncé le caractère forcé du plan de départ volontaire que la direction voulait imposer aux salariés des postes supprimés?

Il ne faut pas se foutre de la gueule des gens!

Si aujourd'hui nous en sommes là, c'est de l'UNIQUE responsabilité de la direction de Régional totalement téléguidée par celle d'Air France, et ce n'est pas le comportement de Martine-chef-de-régional au Comité d'Entreprise qui viendra contredire mes affirmations. "Air France n'y est pour rien" nous déclare t'elle sans rire!

Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd!

Le PSE est en place. Son mécanisme répond à process précis, il est donc inutile que je vous donne le moindre détail quand bien même nous en aurions, car, sans dévoiler le contenu de ce qui nous a été présenté en CE jeudi dernier, on peut légitimement et sans exagérer qualifier celui-çi de ...brouillon, c'est le moins que l'on puisse dire.

Une rencontre est programmée avec l'inspection du travail qui nous permettra d'éclaircir la situation et de pouvoir passer un certains nombres de messages aux représentants de l'état.

Vous êtes préssés que ça finisse!

Nous aussi! Nantes est une belle ville, c'est sûr, mais, tout comme vous, nous préférerions passer du temps avec nos familles.

Mais même si cela ne fait plaisir à personne, JAMAIS, vous entendez, JAMAIS nous n'agirons seulement pour contenter les intérêts de deux ou trois personnes qui veulent quitter l'entreprise le plus rapidement possible.

Nous défendons les intérêts de tous les salariés, donc:

- Si la totalité des salariés se contrefous de quitter l'entreprise sans garantie, que ces salariés signent un document certifiant qu'ils n'ont aucun problème à se retrouver au chômage dans la période que le pays vit actuellement et bien, c'est avec un certain soulagement que nous retournerons aux champignons et à l'éducation de nos chères têtes blondes.

Par contre, dans six mois, un an, il ne faudra pas venir pleurer et dire "les syndicats n'ont rien fait pour moi", parce que là, l'interlocuteur chargé de la communication, sera Joël Rondel et je ne voudrai pas être à la place du gazier(e) avec qui il aura la conversation....

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:05

Un exemple à suivre!

Plutôt que de penser que "tout est foutu", multiplions les actions contre les régressions sociales.

Et n'oubliez pas la journée d'action du 5 mars.

 

 

En grève depuis le 16 février, les salariés

du Fret Air France luttent contre les régressions sociales, pour l’emploi et les salaires !

 

L’austérité à tous les étages, ça suffit ! !

 

Plusieurs centaines de salariés du Fret d'Air France à Roissy soutenus par la CGT sont en grève depuis le 16 février contre les conséquences du plan d'austérité (Plan TRANSFORM 2015) de la compagnie. C'est la suppression de jours de RTT qui a mis le feu aux poudres. La grève est reconduite lors d'Assemblées Générales régulières. Un piquet de grève a été installé à l'entrée du site que les salariés en lutte tiennent jour et nuit depuis le début du mouvement. Et la contestation s'étend. Le front syndical s'élargit avec le ralliement du Syndicat FO. En province, d'autres bases d'Air France sont elles aussi en grève comme à Marseille, Bordeaux et Toulouse. A Roissy, le nombre de grévistes augmente. 500 grévistes au total ont été comptabilisés le week-end dernier et le mouvement se poursuit !

 

En face, la direction d'Air France refuse toujours l'ouverture de négociations et tente d’intimider les grévistes. Elle a d'abord demandé l'expulsion des grévistes au Tribunal de Bobigny.La CGT exige du Préfet de Roissy qu'il ne porte pas atteinte au droit de grève ! La direction a également envoyé une salve de convocations à entretiens préalables à sanction à plusieurs grévistes sans qu'on connaisse à ce jour le motif. La direction a également cherché à contourner la grève en recourant à la sous-traitance mais les salariés d'Aéropiste ont refusé de briser le mouvement des travailleurs du Fret Air France et ont menacé de se mettre en grève à leur tour ! Cette scandaleuse tentative de la direction d’entrave au droit de grève et de division des salariés a subi un cinglant camouflet ! Face à la régression sociale que tente d’imposer les directions patronales de la plateforme de Roissy, les salariés répondent unité et solidarité !

 

Les causes de cette lutte ne sont pas spécifiques au secteur du Fret d'Air France. C'est un mouvement de résistance à la mise en œuvre du plan d'austérité de la compagnie qui concerne non seulement l'ensemble des secteurs d'Air France, mais aussi toutes ses filiales et ses activités sous-traitées. Au sein d'Air France, des mesures d'austérité s'abattent partout : la maintenance, les navigants, les salariés des pistes et du passage.Ces mesures se traduisent par une dégradation des conditions de travail, des baisses de salaires, la dénonciation des accords d'entreprise, la suppression de plus de 5 000 emplois ! Même chose dans les filiales qui sont en plus menacées d'externalisation. Chez les sous-traitants, Air France, le principal donneur d'ordres, impose des baisses des coûts de l'ordre de 20%, ce qui a des conséquences dramatiques : valse des marchés de prestation avec à la clé des licenciements ou la perte des maigres acquis. Partout, il faut faire toujours plus avec toujours moins de salariés. La pénibilité du travail explose et les salaires ne suffisent plus pour vivre dignement.

 

Contre la régression sociale générale, pour la défense de l’emploi et des acquis,

l'augmentation générale des salaires, l'amélioration des conditions de travail,

l’UD CGT 93 appelle à un rassemblement départemental

de convergences de luttes le :

 

Jeudi 7 mars 2013 à 11h30

Sur le piquet de grève en zone Cargo de Roissy

Air France Cargo - Zone de Fret 2

 

Les salariés de PSA seront présents.

Une convergence des salariés en lutte, pour briser le cycle infernal, financiarisation, crise, austérité, chômage, et gagner sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail !

 


 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:56

 

 

Le 5 mars, tous dans la rue pour que le gouvernement ne fasse pas une loi de l’accord MEDEF - CFDT - CGC - CFTC !

 

A

 Air France comme dans d’autres entreprises (PSA, Renault, Sanofi, Goodyear, Presstalis, Candia, Virgin, etc.), les plans sociaux font rage et des dizaines de milliers d’emplois sont menacés, sans parler des acquis sociaux qui fondent comme neige au soleil.

 

La situation économique et sociale en France, comme en Europe, ne cesse de se dégrader sous les politiques d’austérité mises en œuvre dans tous les pays. Partout, nos dirigeants se servent de la crise pour remettre en cause les droits sociaux et les garanties collectives, faire pression sur le niveau des salaires et réduire les prestations sociales, conduisant à paupériser et précariser des couches de plus en plus nombreuses de salariés et de retraités.

 

Pendant ce temps, l’industrie du luxe se porte à merveille, cherchez l’erreur…..

 

Cet accord est inacceptable, il acte plus de flexibilité, plus de précarité, plus de liberté de licencier et plus d’impunité juridique pour les employeurs. Nous sommes à l’opposé de l’objectif initial de cette négociation abusivement appelée « sécurisation de l’emploi ».

 

Comment peut-on prétendre défendre l’intérêt des salariés en augmentant la flexibilité et en facilitant les licenciements ? En s’attaquant au code du travail qui assure une protection et un contre pouvoir pour les salariés, les signataires devront répondre d’une telle forfaiture.

 

Nous, salariés, refusons d’être sacrifiés sur l’autel de la crise alors que les grands groupes continuent d’engranger toujours plus de profits : l’an dernier, les entreprises du CAC 40 ont versé 40,9 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 5% de plus que l’année précédente. A cela s’ajoutent 172 milliards d’euros d’aides diverses, que le gouvernement a encore complété au beau milieu des négociations sur l’emploi par un chèque «crédit d’impôt» de 20 milliards d’euros !

 

C’est dans ce contexte que le Medef cherche à profiter de la « crise » : l’Accord National Interprofessionnel pour « un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », conclu le 11 janvier dernier, s’inscrit dans cette logique. S’il était adopté sous forme de loi, il s’imposerait à tous et accentuerait la flexibilité et la précarité, au lieu de sécuriser davantage l’emploi et les parcours professionnels.

 

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire de gauche et le gouvernement entérinent dans une loi, le recul social dicté par le Medef, accompagné par des syndi-caniches et soutenu par la droite. L’ennemi n’est pas le coût du travail car c’est ce même travail qui crée les richesses ; c’est bien du coût du capital dont souffre aujourd’hui l’économie française.

 

Il est plus qu’urgent d’augmenter les salaires, de renforcer le droit des comités d’entreprise par un droit de veto suspensif sur les plans de licenciement, de voter une loi contre les licenciements boursiers afin de lutter efficacement contre le chômage.

 

Ce n’est pas en facilitant les licenciements qu’on sécurise et développe l’emploi ! Il n’y a pas besoin de plus de flexibilité en France. Elle fait déjà des ravages dans tous les secteurs.

 

 

Partout en Europe, l’austérité et la déréglementation sociale mènent l’économie à l’abîme et les salariés au chômage.

 

Cet accord est un marché de dupes! Il est dangereux pour les salariés. Tout le droit social conquis par les luttes des salariés depuis des dizaines d’années est remis en cause. Cet accord acte la mise en place d’un «nouveau modèle économique et social», en rupture avec celui existant aujourd’hui en France.

 

Les confédérations CGT et FO (qui représentent plus de salariés que les trois organisations syndicales signataires) ont refusé de signer cet accord de régression sociale. Elles appellent ensemble, et c’est une première depuis de nombreuses années, à l’action dans toute la France le 5 mars par des rassemblements, des manifestations et des arrêts de travail. La FSU et Solidaires se joignent également à la mobilisation.

 

Les exigences du Medef ne doivent pas être retranscrites dans une loi. Les élus de la République ne doivent pas voter ce texte !

Faisons leur savoir, faisons-nous entendre, imposons de nouvelles négociations pour prendre des mesures favorables à l’emploi, aux droits et aux salaires.

 

Salariés d’Air France, mobilisons-nous pour que l’entreprise, en plus de l’arsenal contenu dans le plan Transform’2015, ne puisse baisser nos salaires par un accord passé avec des syndicats qui viennent de nous prouver qu’ils étaient plus soucieux de leurs problématiques (moyens syndicaux, représentativité, …) que de ceux des salariés qu’ils sont censés représenter.

 

 

Le Syndicat CGT Air France appelle l’ensemble des salariés d’Air France à se mettre en grève de 1h à 24h et à participer massivement aux manifestations organisées partout en France.

 

MARDI 5 MARS 2013

Manifestation à 14H de Place du Chatelet à l’Assemblée Nationale

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