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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 08:03

Air France va encore perdre 2.800 postes et nombre de vols

La compagnie va engager son troisième plan de départs volontaires en trois ans. Le retour à l’équilibre est repoussé à 2014. Les effectifs du groupe Air France vont passer sous la barre des 100.000 salariés à l’horizon 2015.

Le nouveau tour de vis imposé à Air France pour revenir à l’équilibre en 2014 se traduira, entre autres, par un nouveau plan de départ volontaires de 2.800 postes, a annoncé ce mercredi la direction de la compagnie, confirmant ainsi le durcissement du plan de restructuration Transform 2015. Ce nouveau plan de départs volontaires –le troisième en trois ans– se situe dans le milieu de la fourchette (de 2.600 à 3.000 postes) évoquée fin juillet. Il s’ajoute aux 5.122 suppressions de postes déjà prévues. Au total, les effectifs du groupe Air France, filiales incluses, passeront ainsi de 106.300 salariés en 2012 à environ 98.000 à l’horizon 2015. Ces réductions d’effectifs supplémentaires sont la conséquence des réductions de capacités et autres mesures d’économies additionnelles, présentées ce mercredi dans les grandes lignes et dont les détails seront dévoilés le 4 octobre. Principal foyer de pertes, le réseau domestique d’Air France devrait voir son offre réduite de 4 % à 5 % cet hiver, a annoncé le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, à travers des suppressions de lignes et de fréquences. De plus, « un quart des lignes européennes au départ d'Orly seront fermées », a-t-il précisé.

Tous les personnels concernés

La desserte des grandes métropoles régionales sera également réduite. De même que l’offre des trois bases de province de Marseille, Nice et Toulouse, toutes déficitaires. Par ailleurs, les coûts de fonctionnement des escales françaises devront être ramenés « au niveau de ceux proposés par les sociétés de handling », a affirmé Frédéric Gagey, sous peine de recours à la sous-traitance. Les réductions d’effectifs cibleront donc plus particulièrement les personnels au sol, qui perdraient environ 1.800 postes. Cependant, les personnels navigants seront aussi concernés, y compris les pilotes. Parmi les mesures d’économies, Air France prévoit en effet d’arrêter dès 2015 ses neuf derniers Boeing 747 (7 passagers et 2 cargo), trop gourmands en carburant. Autre foyer de pertes, le cargo va également payer un lourd tribut. Air France, qui a compté jusqu’à 13 avions cargo, ne conservera plus que deux B777.

Sixième année de perte

Seule bonne nouvelle : la filiale low cost Transavia récupérera les créneaux horaires libérés par Air France à Orly pour lancer de nouvelles lignes européennes. De quoi exploiter 5 Boeing 737 de plus en 2014 et passer progressivement de 11 à 30 appareils en 2016. Air France espère ainsi compenser la baisse de recettes liée à la suppression de vols d’Air France déficitaires par l’ouverture de nouvelles destinations loisirs. « Mieux vaut utiliser nos créneaux sur des marchés porteurs, plutôt que de les utiliser sur des dessertes sans perspective de croissance, du fait notamment du TGV », a expliqué Frédéric Gagey. Il s’agit aussi d’éviter que les créneaux libérés à Orly ne soient récupérés par Easyjet. Au total, ces mesures devraient permettre à Air France de dégager les 400 à 450 millions d’euros d’économies qui manquent pour atteindre l’objectif de 1,5 milliard d’économies du plan Transform. « C’est le complément final du plan », a assuré Alexandre de Juniac, le PDG d’Air France-KLM, qui vise toujours « une marge opérationnelle de 5 % en 2015 » pour son groupe. « Nous serons au niveau de nos concurrents, à l’issue du plan », a-t-il affirmé. En revanche, Air France connaîtra encore une sixième année de pertes en 2013.

Air France : un second syndicat des PNC appelle à la grève du 20 au 24 novembre

Après le SNPNC Air France, c’est le syndicat Unsa Aérien qui appelle le personnel navigant cabine à faire grève du 20 au 24 novembre. L’organisation souhaite ainsi s’opposer aux nouvelles mesures d’économies prônées par la direction.

Les déplacements des voyageurs d’affaires risquent d’être perturbés par un mouvement social des hôtesses et stewards d’Air France du 20 au 24 novembre 2013. L’Unsa Aérien, l’un des trois syndicats représentant les agents de bord de la compagnie, a lancé un appel à la grève. Il veut ainsi contester les mesures d’économies annoncées par leur direction le 19 septembre 2013. Air France prévoit entre autres un nouveau plan de départs volontaires de 2.800 postes pour 2014.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:44

Salariés de Régional, vous êtes inquiets.

Je regardais hier une émission sur je-ne-sais-pas-quoi où l'on voyait des ouvriers d'une fonderie prêts à faire "péter" leur usine (et peut être un bout du village), désespérés de se voir foutre à la porte sans indemnités de licenciements conséquentes.

Tous n'avaient qu'un mot à la bouche "ça a assez duré!".

la situation que nous vivons actuellement, bien que moins dramatique, est, au moins du point de vue psychologique, à placer sur le même niveau de "ressenti". "Ca a assez duré".

Sauf qu'il y a quand même une nuance importante.

Dans un cas, les gars n'ont plus rien a perdre, et il faut, selon eux, aller vite.

Chez Régional, la direction et sa communication tente de mélanger le volet opérationnel du plan avec le volet social, argumentant que plus "on retarde" plus le train risque de partir sans nous (Régional).

Les évènements récents montrent pourtant qu'il n'y a aucune raison de précipiter quoi que ce soit.

HOP a été lancé, et rien, malgré l'avis tardif de deux élus du CE, pas un iota de ce qui avait été présenté dans le business plan n'a changé pour Régional, nous restons, comme cela avait été écrit, une compagnie qui opérera majoritairement des affrètements pour Air France, les transversales et les lignes propres de HOP restant effectuées par Airlinair et Britair.

Il n'y avait donc aucune nécessité à se précipiter si ce n'est que de permettre à des cadres et à des chefs de service de se positionner sur les postes créés dans la société de tête à Orly.

Concernant le volet social, c'est pire.Qui est aujourd'hui responsable du retard de la mise en place du PSE?

Qui avait réclamé depuis le début la mise en place de dispositifs évitant aux salariés de partir sans garantie?

Qui avait dénoncé le caractère forcé du plan de départ volontaire que la direction voulait imposer aux salariés des postes supprimés?

Il ne faut pas se foutre de la gueule des gens!

Si aujourd'hui nous en sommes là, c'est de l'UNIQUE responsabilité de la direction de Régional totalement téléguidée par celle d'Air France, et ce n'est pas le comportement de Martine-chef-de-régional au Comité d'Entreprise qui viendra contredire mes affirmations. "Air France n'y est pour rien" nous déclare t'elle sans rire!

Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd!

Le PSE est en place. Son mécanisme répond à process précis, il est donc inutile que je vous donne le moindre détail quand bien même nous en aurions, car, sans dévoiler le contenu de ce qui nous a été présenté en CE jeudi dernier, on peut légitimement et sans exagérer qualifier celui-çi de ...brouillon, c'est le moins que l'on puisse dire.

Une rencontre est programmée avec l'inspection du travail qui nous permettra d'éclaircir la situation et de pouvoir passer un certains nombres de messages aux représentants de l'état.

Vous êtes préssés que ça finisse!

Nous aussi! Nantes est une belle ville, c'est sûr, mais, tout comme vous, nous préférerions passer du temps avec nos familles.

Mais même si cela ne fait plaisir à personne, JAMAIS, vous entendez, JAMAIS nous n'agirons seulement pour contenter les intérêts de deux ou trois personnes qui veulent quitter l'entreprise le plus rapidement possible.

Nous défendons les intérêts de tous les salariés, donc:

- Si la totalité des salariés se contrefous de quitter l'entreprise sans garantie, que ces salariés signent un document certifiant qu'ils n'ont aucun problème à se retrouver au chômage dans la période que le pays vit actuellement et bien, c'est avec un certain soulagement que nous retournerons aux champignons et à l'éducation de nos chères têtes blondes.

Par contre, dans six mois, un an, il ne faudra pas venir pleurer et dire "les syndicats n'ont rien fait pour moi", parce que là, l'interlocuteur chargé de la communication, sera Joël Rondel et je ne voudrai pas être à la place du gazier(e) avec qui il aura la conversation....

 

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Published by Ernesto - dans Grèves et actions
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:05

Un exemple à suivre!

Plutôt que de penser que "tout est foutu", multiplions les actions contre les régressions sociales.

Et n'oubliez pas la journée d'action du 5 mars.

 

 

En grève depuis le 16 février, les salariés

du Fret Air France luttent contre les régressions sociales, pour l’emploi et les salaires !

 

L’austérité à tous les étages, ça suffit ! !

 

Plusieurs centaines de salariés du Fret d'Air France à Roissy soutenus par la CGT sont en grève depuis le 16 février contre les conséquences du plan d'austérité (Plan TRANSFORM 2015) de la compagnie. C'est la suppression de jours de RTT qui a mis le feu aux poudres. La grève est reconduite lors d'Assemblées Générales régulières. Un piquet de grève a été installé à l'entrée du site que les salariés en lutte tiennent jour et nuit depuis le début du mouvement. Et la contestation s'étend. Le front syndical s'élargit avec le ralliement du Syndicat FO. En province, d'autres bases d'Air France sont elles aussi en grève comme à Marseille, Bordeaux et Toulouse. A Roissy, le nombre de grévistes augmente. 500 grévistes au total ont été comptabilisés le week-end dernier et le mouvement se poursuit !

 

En face, la direction d'Air France refuse toujours l'ouverture de négociations et tente d’intimider les grévistes. Elle a d'abord demandé l'expulsion des grévistes au Tribunal de Bobigny.La CGT exige du Préfet de Roissy qu'il ne porte pas atteinte au droit de grève ! La direction a également envoyé une salve de convocations à entretiens préalables à sanction à plusieurs grévistes sans qu'on connaisse à ce jour le motif. La direction a également cherché à contourner la grève en recourant à la sous-traitance mais les salariés d'Aéropiste ont refusé de briser le mouvement des travailleurs du Fret Air France et ont menacé de se mettre en grève à leur tour ! Cette scandaleuse tentative de la direction d’entrave au droit de grève et de division des salariés a subi un cinglant camouflet ! Face à la régression sociale que tente d’imposer les directions patronales de la plateforme de Roissy, les salariés répondent unité et solidarité !

 

Les causes de cette lutte ne sont pas spécifiques au secteur du Fret d'Air France. C'est un mouvement de résistance à la mise en œuvre du plan d'austérité de la compagnie qui concerne non seulement l'ensemble des secteurs d'Air France, mais aussi toutes ses filiales et ses activités sous-traitées. Au sein d'Air France, des mesures d'austérité s'abattent partout : la maintenance, les navigants, les salariés des pistes et du passage.Ces mesures se traduisent par une dégradation des conditions de travail, des baisses de salaires, la dénonciation des accords d'entreprise, la suppression de plus de 5 000 emplois ! Même chose dans les filiales qui sont en plus menacées d'externalisation. Chez les sous-traitants, Air France, le principal donneur d'ordres, impose des baisses des coûts de l'ordre de 20%, ce qui a des conséquences dramatiques : valse des marchés de prestation avec à la clé des licenciements ou la perte des maigres acquis. Partout, il faut faire toujours plus avec toujours moins de salariés. La pénibilité du travail explose et les salaires ne suffisent plus pour vivre dignement.

 

Contre la régression sociale générale, pour la défense de l’emploi et des acquis,

l'augmentation générale des salaires, l'amélioration des conditions de travail,

l’UD CGT 93 appelle à un rassemblement départemental

de convergences de luttes le :

 

Jeudi 7 mars 2013 à 11h30

Sur le piquet de grève en zone Cargo de Roissy

Air France Cargo - Zone de Fret 2

 

Les salariés de PSA seront présents.

Une convergence des salariés en lutte, pour briser le cycle infernal, financiarisation, crise, austérité, chômage, et gagner sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail !

 


 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:56

 

 

Le 5 mars, tous dans la rue pour que le gouvernement ne fasse pas une loi de l’accord MEDEF - CFDT - CGC - CFTC !

 

A

 Air France comme dans d’autres entreprises (PSA, Renault, Sanofi, Goodyear, Presstalis, Candia, Virgin, etc.), les plans sociaux font rage et des dizaines de milliers d’emplois sont menacés, sans parler des acquis sociaux qui fondent comme neige au soleil.

 

La situation économique et sociale en France, comme en Europe, ne cesse de se dégrader sous les politiques d’austérité mises en œuvre dans tous les pays. Partout, nos dirigeants se servent de la crise pour remettre en cause les droits sociaux et les garanties collectives, faire pression sur le niveau des salaires et réduire les prestations sociales, conduisant à paupériser et précariser des couches de plus en plus nombreuses de salariés et de retraités.

 

Pendant ce temps, l’industrie du luxe se porte à merveille, cherchez l’erreur…..

 

Cet accord est inacceptable, il acte plus de flexibilité, plus de précarité, plus de liberté de licencier et plus d’impunité juridique pour les employeurs. Nous sommes à l’opposé de l’objectif initial de cette négociation abusivement appelée « sécurisation de l’emploi ».

 

Comment peut-on prétendre défendre l’intérêt des salariés en augmentant la flexibilité et en facilitant les licenciements ? En s’attaquant au code du travail qui assure une protection et un contre pouvoir pour les salariés, les signataires devront répondre d’une telle forfaiture.

 

Nous, salariés, refusons d’être sacrifiés sur l’autel de la crise alors que les grands groupes continuent d’engranger toujours plus de profits : l’an dernier, les entreprises du CAC 40 ont versé 40,9 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 5% de plus que l’année précédente. A cela s’ajoutent 172 milliards d’euros d’aides diverses, que le gouvernement a encore complété au beau milieu des négociations sur l’emploi par un chèque «crédit d’impôt» de 20 milliards d’euros !

 

C’est dans ce contexte que le Medef cherche à profiter de la « crise » : l’Accord National Interprofessionnel pour « un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », conclu le 11 janvier dernier, s’inscrit dans cette logique. S’il était adopté sous forme de loi, il s’imposerait à tous et accentuerait la flexibilité et la précarité, au lieu de sécuriser davantage l’emploi et les parcours professionnels.

 

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire de gauche et le gouvernement entérinent dans une loi, le recul social dicté par le Medef, accompagné par des syndi-caniches et soutenu par la droite. L’ennemi n’est pas le coût du travail car c’est ce même travail qui crée les richesses ; c’est bien du coût du capital dont souffre aujourd’hui l’économie française.

 

Il est plus qu’urgent d’augmenter les salaires, de renforcer le droit des comités d’entreprise par un droit de veto suspensif sur les plans de licenciement, de voter une loi contre les licenciements boursiers afin de lutter efficacement contre le chômage.

 

Ce n’est pas en facilitant les licenciements qu’on sécurise et développe l’emploi ! Il n’y a pas besoin de plus de flexibilité en France. Elle fait déjà des ravages dans tous les secteurs.

 

 

Partout en Europe, l’austérité et la déréglementation sociale mènent l’économie à l’abîme et les salariés au chômage.

 

Cet accord est un marché de dupes! Il est dangereux pour les salariés. Tout le droit social conquis par les luttes des salariés depuis des dizaines d’années est remis en cause. Cet accord acte la mise en place d’un «nouveau modèle économique et social», en rupture avec celui existant aujourd’hui en France.

 

Les confédérations CGT et FO (qui représentent plus de salariés que les trois organisations syndicales signataires) ont refusé de signer cet accord de régression sociale. Elles appellent ensemble, et c’est une première depuis de nombreuses années, à l’action dans toute la France le 5 mars par des rassemblements, des manifestations et des arrêts de travail. La FSU et Solidaires se joignent également à la mobilisation.

 

Les exigences du Medef ne doivent pas être retranscrites dans une loi. Les élus de la République ne doivent pas voter ce texte !

Faisons leur savoir, faisons-nous entendre, imposons de nouvelles négociations pour prendre des mesures favorables à l’emploi, aux droits et aux salaires.

 

Salariés d’Air France, mobilisons-nous pour que l’entreprise, en plus de l’arsenal contenu dans le plan Transform’2015, ne puisse baisser nos salaires par un accord passé avec des syndicats qui viennent de nous prouver qu’ils étaient plus soucieux de leurs problématiques (moyens syndicaux, représentativité, …) que de ceux des salariés qu’ils sont censés représenter.

 

 

Le Syndicat CGT Air France appelle l’ensemble des salariés d’Air France à se mettre en grève de 1h à 24h et à participer massivement aux manifestations organisées partout en France.

 

MARDI 5 MARS 2013

Manifestation à 14H de Place du Chatelet à l’Assemblée Nationale

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:51

A voir sur le nouveau site de la CGT PNC (UGICT) d'Air France.

L'actualité transport aérien se trouve en bas de page

 

http://www.ugictcgtpncaf.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=537&Itemid=451

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:42

 

SYNDICAT CGT AIR FRANCE
Section Roissy Fret
Rue du Tarteret - 95700 Roissy en France
Tel. 01.41.56.91.51 / 6.97.81
Fax. 01.41.56.91.50
E-mail : cgtroissyfret@free.fr

 

 

 

21 février 2013


MAIS QUI SONT LES VOYOUS ?


6ème jour de grève sans être reçu par la direction…
La direction fait tout ce qui est en son pouvoir pour masquer son immense responsabilité dans ce conflit. Plutôt que de négocier, elle préfère monter de toutes pièces un dossier juridique destiné à casser l’élan de ce mouvement de grève. Sa réponse à la revendication ? Un châtiment sous la forme de sanctions qui ne devraient pas tarder à pleuvoir.
Le crime des salariés grévistes, c’est d’avoir brûlé des palettes perdues (qui n’appartiennent pas à l’entreprise) pour se réchauffer par ce froid glacial.

 

Dans le tract de la direction, il est écrit que les grévistes ont entravé la libre circulation des camions et des marchandises. Nous n’avons rien entravé, si ce n’est certainement la libre circulation de l’argent dans le porte monnaie de l’entreprise. Ce n’est pas un crime, c’est une des conséquences d’un mouvement de grève. Les camions ont circulé par d’autres chemins, en l’occurence par la zone réservée, sous escorte de la Gendarmerie des Transports Aériens, pour aller sur les quais RFS.
Quant aux grévistes qui auraient tenu des propos injurieux envers leurs collègues, là encore il s’agit de propos mensongers destinés à tenter de casser toute forme de solidarité entre les salariés des différents services. La direction a très peur que ce mouvement fasse tâche d’huile au Fret et ailleurs.
La tension est palpable dans toute l’entreprise, chaque étincelle met la direction d’Air France en
panique.
Mais au fait, à propos de dégradations, qui a mandaté l’entreprise « Réel » basée à Mitry-
Mory pour démonter le portail d’accès au quai RFS à la disqueuse ? Nous espérons que la
direction mettra autant de coeur à déposer plainte pour cet acte qu’à accuser les grévistes de
faits imaginaires. Nous demanderons que la direction nous apporte la preuve de son dépôt de
plainte contre cet acte inadmissible qui a exposé l’infrastructure de notre centre à des actes de
malveillance venus de l’extérieur. Il en va de la sûreté des salariés et de notre outil industriel.


La direction s’évertue à construire un dossier juridique pour masquer un fait qui n’est pas à son avantage. Elle n’a jamais reçu vos élus CGT pour tenter de trouver un accord. Sa porte ne s’est jamais ouverte. Seul un contact téléphonique a eu lieu entre le Secrétaire Général de la CGT Air France et le DRH du Cargo.

Nous avons proposé une solution équilibrée à l’employeur afin de trouver une issue
acceptable pour les 2 parties : au lieu de raisonner en termes d’égalité de retrait de jours RTT (6 pour tous les salariés), raisonnons en termes d’égalité de jours RTT restants. Nous avons proposé la
construction d’horaires contenant 5 jours RTT pour tous les salariés du Fret.



Réponse de l’entreprise : elle ne bouge pas d’un iota par rapport à ce qu’elle a imposé.
Tous les salariés en horaire type 4/4 perdent 6 jours RTT et n’en ont plus aucun.
Tous les salariés en horaire type 5/3 perdent 6 jours RTT et n’en ont plus que 2.
Tous les salariés en administratif perdent 6 jours RTT et n’en ont plus que 5.

 

Pourtant, les revendications des salariés sont légitimes et à coût zéro pour l’entreprise. Nous ne demandons pas d’argent, nous ne demandons pas à travailler moins, nous demandons simplement à négocier un rythme de travail différent pour que l’ensemble des salariés du Fret bénéficient de 5 jours RTT.


Pour argumenter sa décision unilatérale de supprimer 6 jours RTT, la direction n’a montré aucun chiffre, n’a présenté aucune grille horaire. Négocier est difficile, cela demande une volonté et une bonne dose de travail. La CGT est prête, la direction visiblement pas…
Comme le stipule le fumeux accord cadre sur l’Accord sur le Temps de Travail, les concertations sur l’augmentation du temps de travail doivent avoir lieu en local.


Au Fret, les concertations se sont Transform’ées en ordres non négociables. Nous nous heurtons à un mur. Cette direction célèbre son arrivée à la tête d’Air France Cargo en imprimant le ton pour les prochains mois au Fret Air France.


Les voyous ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Entre un salarié gréviste qui défend ses
revendications en toute légalité et un employeur qui impose sa vision et monte un dossier
juridique bidon pour détourner les salariés de leurs revendications, qui est vraiment le voyou ?
Nous demandons une nouvelle fois à être reçus en réunion plénière, avec l’ensemble
des syndicats représentatifs au Fret pour une réelle concertation de façon à ce que
l’entreprise étudie les contre propositions émises par les salariés et relayées par les
Organisations Syndicales. Tout simplement…..

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 10:49

Ca se passe au Fret d'Air France à Roissy...

Déjà, il y a une quinzaine de jours, les salariès du terminal E avaient cessé le travail suite à des problèmes sur leurs fiches de paye.

La révolte gronde, et ce sans les syndicats, au moins aux débuts des initiatives.

Ca interroge, mais c'est un exemple à suivre.

 

 


 
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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 14:37

Il n'est pas dans mes habitudes de relayer les messages des partis politique, fussent'ils écrits par le parti communiste;

Néanmoins, il faut bien constater qu'à part leurs interventions, les salariés trouvent peu de soutien face aux attaques constantes contre leurs droits.


Cette pétition, portée par André Chassaigne député Front de Gauche demande la levée générale des sanctions engagées contre les militants syndicaux dans le cadre de leurs mandats.

 

Il est important de soutenir les Camarades qui se trouvent aujourd'hui pénalement poursuivis alors qu'ils ne cherchent qu'à défendre les salariés.

 

 

Cher(e)s camarades, cher(e)s ami(e)s,

 

Les députés communistes et du Front de gauche avec à leur tête André Chassaigne ont déposé une proposition de loi d’amnistie des syndicalistes. Pour lui donner plus de force, nous vous proposons de signer une pétition soutenant la demande d’examen de la « proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives » présentée par les députés du Front de Gauche.

 

Vous la trouverez à cette adresse : http://puy-de-dome.pcf.fr//Monsieur-le-President-il-faut.html

 

Faites tourner cette pétition, reprenez-là, diffusez-là, que nous soyons nombreux à exiger cette mesure de justice.

 

Cordialement,

 

Cyril CINEUX

Secrétaire Départemental du PCF63

Conseiller Municipal de Clermont-Fd

Président du groupe communiste

http://rougeespoir.over-blog.com/

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:22

Lisez donc, cela va sûrement vous rappeler quelques choses....

Comme l'écrit notre Camarade de l'UL de Roissy dont est extrait cet article, ce n'est pas un problème de gestion, qui est la cause de tous ces boulversements, mais bien un modèle économique qui impose ses modes opératoires.Le capitalisme est la cause direct des situations que nous vivons partout en Europe et dans le monde, n'accuser que les erreurs de gestions, se focaliser sur les individus est une erreur majeure d'appréciation de la situation.

Une seule solution: imposer autres choses, et c'est possible.


A ce titre, et je sais que je ne vais pas me faire des amis dans mon propre camp, les journées d'action à répétition à l'initiative des Organisation Syndicales, dont la CGT, ne servent pas cette cause. Elles ne servent qu'à faire sortir dans la rue, hors les responsables syndicaux, les plus convaincus des salariés.

Et les autres?

L'immense majorité qu'il FAUT justement convaincre, que voit elle?

L'incapacité justement à peser sur les décisions des gouvernements légalement élu par cette même immense majorité!

Les gouvernements changent, les politiques restent les mêmes!

Pourquoi?

Certainement pas parce qu'il n'y aurait qu'une solution, il est hors de question, pour nos gouvernants, de renoncer au "système", c'est tout!


Ne nous faisons aucune illusion, nos salaires seraient diminués de moitié, nous pourrions travailler 50 heures par semaine, que le problème resterait le même: nous coûterions toujours trop chers!

Je le répète encore une fois: le modèle économique capitaliste nous emmène inexorablement vers la misère, la précarité, l'injustice.


Le mode de réaction vers lequel nous traîne les responsables des centrales syndicales ce n'est pas de la révolte, c'est de la prière.

Il y a une sacré nuance entre nourrir, comme un service à minima, l'espoir sans construction de l'après et la conviction profonde que le "système" est mauvais, qu'il est nécessaire de se battre pour obtenir le changement, avoir l'espoir d'y arriver et tout mettre en oeuvre pour construire un véritable mouvement de l'ensemble d'une classe sociale.


Ce que font les syndicats sert nos ennemis de classe, qu'ils ne s'en rendent pas compte, surprend et interroge.


Personnellement, j'aurai tendance à penser qu'ils savent très bien ce qu'ils font.

 

Bonne lecture

 

 

La direction de la compagnie aérienne espagnole IBERIA - propriété du groupe IAG dont fait partie BRITISH AIRWAYS - vient d’annoncer son intention de procéder à des mesures d’austérité d’une violence inouïe. Elle intime l’ordre aux syndicats de la compagnie de donner leur accord, au plus tard fin janvier 2013, sur une série de mesures d’austérité telles que : la suppression de 4 500 emplois - près du quart des effectifs - et la baisse des salaires de l’ordre de -25 à -35 % ! Elle prévient qu’à défaut d’accord à cette date, elle prendra unilatéralement des mesures "plus radicales".

Mais ce ne sont pas les seules mesures prises. Car à plus long terme, les projets de la direction d’IBERIA sont d’opérer un transfert vers les compagnies "low cost". Début 2012, IBERIA a créé une filiale à bas coût - Iberia Express - et la veille de l’annonce de ces mesures d’austérité, le groupe IAG annonçait une offre de rachat de la compagnie espagnole à bas coût VUELING. En parallèle, la direction d’IBERIA annonce une diminution de 15% de ses capacités de transport. Le transfert d’activité vers le low cost est bel et bien en cours.

Mesures brutales d’austérité, transfert de l’activité vers des filiales "low cost", toutes les compagnies aériennes européennes et américaines subissent le même sort. Il n’existe pas de différence fondamentale entre les situations d’Air France, d’Iberia, de la Lufthansa, etc. Telle ou telle à pu être "mieux gérée" que l’autre, mais les causes fondamentales du désastre social vers lequel le patronat de l’aérien nous conduit tous, dans tous les pays, c’est la crise qui est due à la gestion capitaliste de l’économie.

Les trois principaux syndicats d’IBERIA - UGT, CCOO et le syndicat des pilotes SEPLA - ont d’ores-et-déjà annoncé leur rejet du plan d’austérité. L’UGT se dit prête à organiser une grève. L’UL CGT Roissy va établir le contact avec nos camarades espagnols et apporte son soutien à leur combat, qui est aussi le nôtre.

Lire ici (en espagnol) le communiqué de l’UGT d’IBERIA du 9 novembre 2012.

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