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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 18:09
L'argent, toujours l'argent!

Alors que, jusqu'à présent, nous avions décidé de ne communiquer qu'auprès de nos adhérents sur « l'avancée » des négociations Organisations Syndicales/direction, des événements lors des cessions des deux dernières semaine font que c'est au plus grand nombre d'être informé, même si cette information sera toujours qualifiée de « partielle » et de « partiale ».

Certes, mais si le caractère incomplet peut être mis sur le compte de la fainéantise épistolaire, par contre, je revendique haut et fort la partialité, car je sais où est mon camp, je sais où sont mes Camarades et il y a au moins une chose de sûr, il ne seront jamais dans le camp de nos dirigeants et de leurs serviteurs.

Car oui, ne vous en déplaise, il y a des « camps ». Il y le camp de ceux qui font la compagnie au jour le jour, tentant depuis avril 2016 d'accomplir leurs tâches avec toutes les difficultés crées par les évènements résumés plus bas, et puis, il y a le camp des serviteurs, qui, pour la plupart souffrent tout autant, mais qui, le petit doigt sur la couture du pantalon, comme j'en ai connu tant, pensent que leur zéle, leur empressement à servir les décisions de leurs Patrons leur apportera quelques considérations pour les plus naïfs, une promotion pour les cyniques.

C'est à la première forme de ces comportements pathétiques que nous avons été confronté ces deux dernières semaines, je pense.... (enfin, j'espère, ...encore...)

La fusion des trois compagnie Airlinair, Britair, Régional a entrainé la dénonciation des accords collectif des trois compagnies. Voiçi donc plusieurs mois que nous sommes entrés en négociations avec la direction concernant l'établissement de nouveaux textes.

Nous nous étions entendus sur le découpage en plusieurs sujets: organisations du travail, rémunérations etc.. Si nous n'avions pas rencontrés de trop grandes difficultés lors du chapitre "Organisation du travail", le climat à totalement changé depuis que nous sommes entrés dans des sujets qui fâchent encore et toujours: l'argent.

Je dis "qui fâchent toujours", à vrai dire, ce n'est pas tout à fait exact. Assez étrangement, quand il s'agit d'accorder aux dirigeants stock option, primes et gratifications diverses, il est vrai que nos « décideurs » sont assez peu regardant et défendent d'ailleurs fort bien leurs positions quand à la justification des dites primes. Par contre, quand il s'agit comme dans le sujet qui nous intéresse, de trouver une méthode pour équilibrer les salaires des employés et des cadres de trois compagnies aux histoires, aux origines différentes et donc, aux accords sociaux et aux rémunérations différentes, là, les liens de la bourse sont nettement plus difficile à desserrer et les justification pour ne rien lâcher deviennent, là, évidentes.

Ainsi, nos demandes se voient le plus souvent taxées « d'irréalistes », ou « de surenchère » la direction accompagnant celle-çi de déclarations plus ou moins fleuries sur notre santé mentale, et sur notre sens des « réalités ». (Il faudra une jour que je vous parle de la différence entre réalité et vérité, c'est un sujet à la fois vaste et passionnant, mais pas aujourd'hui).

C'est drôle comme les réalités de la direction sont à géométrie variable. Cela doit venir du fait que nous sommes dans une compagnie aérienne.

La fusion :

Pour comprendre un peu mieux la situation qui est aujourd'hui vécu par les salariés de HOP!, il faut savoir que, contrairement à l'image portée par la direction et par ses cadres les plus serviles, la fusion est un échec! Un échec social, certes, mais également un échec opérationnel (et il faudra un jour que la DGAC explique comment elle a pû fermer les yeux, ignorer totalement les divers dysfonctionnements de l'exploitation des avions de HOP!). Les annulations de vols ne se compte plus, les modifications continuels de plannings ont fatigués les équipages. Les agents chargés de la gestion de leur activité ont pris de pleine face le manque de préparation pré-fusion de leur services. Durant plusieurs mois, quotidiennement, des salariées quittaient leurs postes en pleurs! 

La mobilité était la réponse de la direction à la non-fermeture de certains sites. La réorganisation avaient essaimé les services entre ces différents sites afin justement d'essayer de « trouver du travail pour tout le monde ». Il s'agissait, et la CGT l'avait dit et répèté à plusieurs reprises d'une véritable mesure sociale et nous avions salué cette volonté. Malheureusement, les décideurs ne sont pas les organisateurs. En fait, encore une fois, mal préparée, mal organisée, se heurtant à des comportements individualistes, carriéristes, passéistes, de « citoyen de village gaulois », à une manque de compétence flagrant des responsables de certains services, cette mobilité soit géographique, soit professionnelle, parfois les deux, est un échec ! Elle a engendré souffrance, mal être au travail.

Quelle fut la réaction de la direction devant ces situations maintes fois rapportées par les Syndicats de l'entreprise: mise en place de n° vert "aide psychologique". Enquête d'organismes "neutres" sur le sujet des RPS.

Un salarié se suicide à Lyon. Réaction : "Il avait des problèmes personnels". Celà vous rappelle sûrement les méthodologies de dirigeants d'autres entreprises ayant connus de semblables drames...

La situation n'a pas évolué, les problèmes restent les mêmes et s'aggravent même dans certains secteurs, les erreurs d'organisations entraînées par la fusion n'ont pas été corrigé , RIEN n'a changé, les erreurs ne peuvent venir des dirigeants, voyons!

En toute honnêteté, je me demande encore s'ils se rendent compte de l'état réel de la compagnie, réel, pas celui que rapporte la cour...

Négociations difficiles :

Ce long préambule sur la fusion alors que je souhaitais vous parler de l'actualité des négociations sur les accords collectifs pour une raison simple, devant tous ces événements, les salariés sont frustrés. Pour les salariés exBritair, "ce n'est pas une fusion, c'est une absorption (par Régional)". Pour les salariés exAirlinair traités comme les enfants pauvres de cette opération, (les comportements de salariés de Régional et de Britair ont d'ailleurs été à la limite de l'acceptable à leur encontre), c'est la résignation. Pour les exRégional considéré par certains comme les "bons élèves de l'histoire" c'est une régression, "20 ans en arrière" disent certains, dans la réalisation quotidienne de leur travail.

Il ne reste qu'une chose, UN SEUL et UNIQUE point qui permettrait de faire "passer la pilule": des accords collectifs et des rémunérations décentes.

Ainsi, la négociations actuelle va bien au delà, très très au delà de celle de simples textes organisant le travail dans une entreprise. Sa conclusion favorable pourrait être une forme de récompense du travail fournit pendant de bien noirs moments. C'est le sentiment de beaucoup de salariés.

Côté direction, même si ce n'est certainement pas à moi de me mettre à leur place, voilà une occasion unique d'unir les travailleurs des anciennes entreprises encore bien campés sur « l'histoire » de chacune. Celà pourrait avoir un coût, c'est vrai, mais, le jeu n'en vaut'il pas largement la chandelle ?

Pourquoi, alors, le climat des discussions s'est il brusquement dégradé ?

Pourquoi la direction, ses réprésentants en la personne de Mr L. Charbonnier et Mr B. Delahousse, refuse t'elle de nous dire à quelle masse salariale de référence rattacher nos discussions ?

Pourquoi n'arrivons nous pas à savoir quelle est l'enveloppe globale de la discussion ?

Pourquoi, alors que le départ des pilotes de HOP ! vers Air France coûte à notre compagnie (et seulement en terme de formation technique des remplaçants) plusieurs millions d'euros (ce qui est quand même extraordinaire quand on pense que la responsable de cette fuite de conducteurs d'avion est entièrement de la responsabilité de notre propriétaire, Air France et que c'est HOP qui en assume une partie de la charge financière. La double peine !), pourquoi refuser des mesures à quelques milliers d'euros ?

Comportement d'autant plus incompréhensible, que mardi soir, Mr Christophe Noël DRH de la Compagnie n'a eut aucune peine, lui, à lâcher l'enveloppe de négociations prévue pour le personnel navigant.

Nos représentants ont très logiquement demandés la même chose, ce qui semble avoir recueilli l'assentiment du Monsieur. Pourquoi alors, être resté sur « nous ne pouvons nous permettre de dérive de la masse salariale . Nous négocions à masse salariale constante »... ???

Nous sommes en train de mourir à petit feu.

Chaque mois nous apprenons que nous perdons des appareils du fait du manque d'équipage. Air France est en train de réfléchir à la place de HOP au sein de ses futurs plans et nos forces, nos capacités à effectuer le « boulot » diminuent chaque mois. Nous arrivons bientôt les trois compagnies réunies au nombre d'avion d'exRégional il y a quelques années. Si je parle de « nombre d'avion » sans parler de capacité, c'est dans une compagnie aérienne le nombre d'avion conditionne aussi un nombre d'emplois « support », ainsi, cette lente agonie touche bien tous les secteurs et nous attendons à d'autres annonces concernant l'emploi après les prochaines échéances électorales.

Pour ne pas « empêcher les actes de carrière des pilotes », nous nous dirigeons grâce à notre propriétaire, vers une lente agonie. J'espère que ceux qui ont un jour piloté Embraer, Bombardier et ATR se souviendront de ce qu'ils doivent et à qui ils le doivent.

Résistance côté financier, comportement de l'un de nos interlocuteurs durant les réunions, aussi.

Ex Directeur des Ressources Humaines de exRégional, Mr Laurent Charbonnier semble confondre « négociations » et « compétition entre Syndicat et Direction ». Lutte de mâles.

Notre histoire avec ce Monsieur est ancienne. Nous nous sommes beaucoup affronté lors de maintes réunions de négociations, mains Comité d'Entreprise ou il assistait Mme Selezneff, directrice de la compagnie.

A t'il lui aussi mal digéré la fusion ? Est'il tout simplement sous pression ?

Ne voilà t'il pas que ce Monsieur est persuadé que nous voulons l'éliminer (la CGT HOP!).

Une petite crise de paranoïa, Monsieur ?

La CGT HOP ! Ne veut la tête de personne ! Vous allez vous enfoncer ça dans la tête une bonne fois pour toute !

D'ailleurs, vous êtes largement assez grands, les cadres, pour vous « décapiter » entre vous ! Vous n'avez certainement pas besoin des OS pour ça.

Vous êtes un salarié, Monsieur, et même si nous n'avons aucun amour particulier pour vous, figurez vous que nous avons, vous et moi, aux yeux de la loi, le même statut de subordination à un employeur que nous avons aussi en commun.

Que vous ayez, comme beaucoup, compris que cette subordination s'accompagnait d'une certaine servilité, cela vous regarde. Ce n'est pas mon cas. Là ne s'arrête certainement pas nos divergences de vues sur de nombreux sujets.

Ainsi, nos interventions en séances ne sont certainement commandée par le fait de vous « dézingué » ou de faire de la figuration, encore moins du théâtre, Monsieur.

Si j'ai choisi le Syndicalisme, Monsieur, et celui, ce n'est pas anodin, de la Confédération Générale du Travail, ( je vous en communiquerais si vous le souhaitez les statuts enfin que vous vous rendiez bien compte des valeurs qui m'animent), ce n'est certainement pas pour jouer (malgré tout le respect que j'ai pour les professionnels du spectacle) ! Je ne passe pas des journées entières avec des personnes avec qui je n'ai d'ailleurs, le plus souvent, pas plus d'affinités que ca (et pas seulement dans votre camp), pour « jouer » !

Je n'ai, nous n'avons, qu'un unique soucis, un seul objectif : défendre du mieux possible les intérêts des salariés des TROIS Compagnies ! Un point c'est tout !

Vous savez ce qu'est un Syndicaliste Monsieur, me semble t'il ? Vous avez bien connu ce qu'est un engagement, un vrai. Alors de grâce, même très énervé, ne décrivez plus jamais le comportement de la délégation CGT comme celle de Comédiens en représentation !

Plus jamais !

Parce que là, je vous promets solennellement que le « spectacle » auquel vous assisterez n'aura rien à voir avec « au théâtre ce soir".


 



 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 20:39

Voilà moins d'un mois que HOP est lancé.

Malheureusement, force est de constatée que sur le "travail ensemble", non seulement l'affaire a été singulièrement mal préparé, mais qu'il y a, pour le moins des difficultés de fonctionnement non seulement pour de simples "détails" d'incompatibilité de système informatique, mais et c'est nettement plus grave, dans les mentalités, dans les cultures d'entreprise des différentes compagnies.

La CGT-Regional est largement intervenue au Comité d'Entreprise de mars sur le sujet de ces difficultés en particulier sur la Maintenance en Ligne des avions de l'une des compagnies de HOP.

Au bout d'un mois, non seulement les problèmes ne sont pas résolus, mais pire, ils ne font que s'amplifier et chaque jour amène son lot de surprises...

Nous ne pourrons continuer comme ça, c'est une évidence.

Alors, plutôt que d'employer des discours que nos "responsables" qualifieront d'alarmistes et de totalement infondés, si rien ne bouge dans les jours prochains, nous relayerons içi toutes les anecdotes, toutes les réflexions des passagers (eh oui), des techniciens, des équipages concernant la situation que nous font vivre les différents responsables de services totalement à la botte de la direction générale de HOP.

Également, tous les problèmes d'exploitation avec les détails!

Nous vous engageons, vous aussi, à raconter ce que vous vivez au quotidien, que ça soit au CCO, dans les escales, au commercial ...

Première publication lundi.

Si rien n'est fait, rapidement, ça va chier des bulles! Promis


PS: mesurez bien, mes bons chefs, ce qui se dira au sujet des "détails des problèmes d'exploitation". Mesurez...

 

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Published by Ernesto - dans La Compagnie
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 20:34

Une communication de la CGT-Régional.

Les réunions sur le "réduction des coûts" suite de la dénonciation des accords collectifs chez Régional se poursuivent.

La CGT estime avoir fait assez de concessions!

Et pourtant ....

 

Jamais assez !

 

 

 

 

Le cycle de négociations sur la réduction des coûts imposés à Régional par Air France

à travers des mesures du plan Transform 2015 a débuté depuis maintenant plus d'un mois.

 

Les deux réunions ont abouti à dépasser l'objectif fixé par la direction et c'est près de 16% d'économie que nous avons atteint.

 

Les efforts consentis sont pourtant conséquents :

 

  • Gel des salaires jusqu'en juin 2015,

  • Gel de "carri'Air " et des augmentations individuelles,

  • Gel de la prime exceptionnelle,

  • 1er mai payé à 200% au lieu de 300%

 

Plus des discussions déjà engagés sur :

 

  • Les accords check A / check C

 

Nous aurions pû croire que l'affaire se terminerait ainsi !

 

Seulement voilà ! Il faut, pour briller, aller plus loin et essayer de casser de manière presque dogmatique les acquis sociaux obtenus depuis 10 ans par les salariés de la compagnie.

 

Nous sommes contre l'intégration du projet d'accord GPEC datant de 2009 et que nous avions rejeté à l'époque : l'accord sur la Gestion Prévisionnel de l'Emploi et des Compétences, qui, derrière ce titre pompeux cache un dispositif permettant de faciliter les licenciements et la mobilité en anticipant ainsi l'accord national interprofessionnel proposé par le MEDEF et non signé par la CGT.

 

Pire encore, entre autre, la direction souhaite la révision à la baisse du mode de calcul de la Prime de Fin d'Année, ainsi que la suppression de l'attribution des jours d'ARTT !

 

Si cette manière de faire devait perdurer, la CGT-Régional s'opposeraitavec tous les moyens mis à sa disposition, à la signature de l'accord en cours.

 

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:07

 

 

COMMUNIQUE DES ELUS ET REPRESENTANTS DU COMITE D'ENTREPRISE

 

La direction avait convoqué le comité d'entreprise en session extraordinaire le 02 avril, l'objet de l'ordre du jour était le seul PSE, 3ème réunions.
Cette réunion était tellement extraordinaire, que les élus Clermontois sont venu en bus, tellement pas ordinaire que la documentation sensée être discutée a été envoyée seulement quelques jours avant la tenue de la réunion alors que le tribunal avait exigé 10 jours pour que les élus puissent étudier les documents.
Un huissier était présent, tel un cerbère payé par la direction, et veillait à la présence des élus... 
Les élus et représentants du comité d'entreprise n'ont jamais tenté d'échapper à leur responsabilité, cela la direction ne l'a toujours pas compris qu'il faille qu'elle paie un huissier pour constater ce qui ne sera jamais !

En dehors de quelques éléments à la marge, il semblerait que ce PSE soit illégal, lors de la réunion précédente, le Comité d'Entreprise à déposé un recours au tribunal des référés, cette réunion décidée dans l'urgence n'y changera rien. Le jugement aura lieu le 11 avril au tribunal d'instance de Nantes.
A l'issue d'une réunion aussi insipide qu'inutile la direction a continué son passage en force en demandant un avis que personne n'a voulu donné.
La réunion s'est terminé vers 20h.

VOS ELUS FIDELES  A LEURS ENGAGEMENTS SE BATTRONT JUSQU'AU BOUT POUR QUE LA LOI SOIT RESPECTEE, LES INTERETS DES SALARIES PRESERVES. 

 

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Published by Ernesto - dans La Compagnie
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 21:34

Coup de théâtre! Le SNPL Air France menace de revenir sur l'accord qu'il a signé l'année dernière avec la direction de la compagnie.

Vous trouverez dans l'article que nous vous joignons ci-dessous les raisons "profondes" de ce retournement de situation. Avant de lire, prenez une précaution essentielle pour la préservation de la partie la plus charnue de votre individu. Elle risquerait vraiment d'en pâtir dans l'hypothèse, bien improbable, ou vous nous liriez debout.

Pour mémoire cet accord scélérat est celui que nous combattons depuis son origine puisqu'il empêche tout dévellopement des filiales. Il est à l'origine de la grève de fin juillet 2012.

 

Air France : les pilotes suspendent leur contribution au plan de sauvetage  

Sept mois après la signature d'un accord avec la direction sur des mesures d'économies, le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) gèle l'application de toutes les mesures de baisses de coûts qui n'ont pas encore été mises en place. Le syndicat dénonce l'absence de mesures de productivité individuelle sur le long-courrier dans l'accord signé avec les hôtesses et les stewards et doute de la volonté de la direction d'imposer des mesures structurelles de transformation.  

   

Coup de sang des pilotes d'Air France. Alors que le plan de redressement de la compagnie Transform 2015 semblait sur les bons rails avec la signature ce week-end par les syndicats des hôtesses et stewards (la dernière catégorie de personnel à signer) d'un nouvel accord collectif permettant d'améliorer de 20% l'efficacité économique de cette catégorie de personnel, il se retrouve fragilisé par les pilotes. Selon plusieurs sources syndicales, le puissant syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), qui avait signé un accord sur des mesures de productivité dès le mois d'août dernier, a décidé de suspendre la mise en place de toutes nouvelles mesures d'économies les concernant. En cause justement, l'accord passé entre la direction et les syndicats de PNC (personnels navigants commerciaux), soupçonné d'être moins sévère que celui signé par les autres catégories de personnel. Et par ricochet les doutes des pilotes sur la volonté de la direction de prendre des mesures structurelles pour transformer la compagnie. 

 

Grève

« Le bureau Air France (du SNPL, NDLR) a pris la décision de geler la mise en œuvre de toutes les futures mesures pilotes de l'accord Transform », indique un courrier du SNPL adressé à l'ensemble des pilotes de la compagnie. Les mesures mises en place jusqu'ici (le gel de l'avancement des classes notamment, c'est-à-dire l'évolution des carrières et donc de la rémunération) ne sont pas mises en cause. En revanche, toutes celles qui étaient prévues sont gelées. Les prochaines qui devaient être prochainement mises en place concernaient le moyen-courrier. Le SNPL va demander une expertise "pour analyser la pertinence des récentes orientations stratégiques de la direction générale" et se positionnera ensuite. « Il n'y a aucune raison que les pilotes de ligne d'Air France continuent de faire des efforts si les accords ne sont pas respectés, et surtout si l'entreprise ne se transforme pas réellement », explique le SNPL dans son courrier. Et si la direction veut passer en force, « le principe d'un préavis de grève est validé », assure un pilote. Le bureau du SNPL Air France est mandaté pour "faire cesser par tous moyens, y compris la grève et sans conditions, toutes les provocations de la direction", menace le texte du SNPL. Contacté lundi, le SNPL n'a pas été en mesure de répondre à nos appels.

 

Temps de repos

Pour le SNPL, les équilibres de l'accord PNC « ne respectent pas, ni sur le fond, ni sur la forme, le cadre de négociation imposé à toutes les catégories de personnel en avril 2012 » au moment des négociations. « Ce qui me dérange, c'est que l'accord signé par les PNC est à durée déterminée. S'il faut une nouvelle couche d'efforts fin 2013, ils seront exemptés », explique un pilote. Et d'ajouter: « En outre, sans même savoir si l'accord génèrera les 20% d'efficacité économique escomptés, il y a plus de mesures salariales que de mesures structurelles de productivité ». Dans son courrier, le SNPL pointe « les efforts salariaux différés en 2015 et 2016 et l'absence d'effort de productivité individuelle des PNC, notamment en long-courrier ». Les temps de repos en escale des PNC n'ont été réduits que de façon marginale sur quelques lignes long-courriers, contrairement aux pilotes. « Cela empêche les rotations communes génératrices d'économies », reconnaît un PNC. Les inquiétudes du SNPL ne sont pas nouvelles. Dès la signature de son accord, le syndicat a en effet mis en place avec la direction un « observatoire de la transformation » pour évaluer le bon déroulé du plan Transform et avoir la certitude que tout le monde fournira les mêmes efforts. Il n'empêche pour d'autres syndicats qui ne comprennent pas l'attitude des pilotes, le SNPL se tire une balle dans le pied "en disant indirectement qu'ils ont mal négocié".  En outre, estime un cadre de l'entreprise, "il est difficilement défendable qu'une catégorie de personnel critique une autre. Le SNPL ne doit pas regarder dans la gamelle des autres".

 

Bonnes pratiques du secteur

Les pilotes ne l'entendent pas ainsi. « En août, tous les syndicats ont refusé de signer un texte basé essentiellement sur l'amélioration de la productivité. En mars, comme par hasard, ils signent tous. Le message est clair : il vaut mieux être le dernier de la classe pour signer des bons accords », tempête un pilote. Et plusieurs d'entre eux de soupçonner la direction d'avoir cédé aux hôtesses et stewards pour voir le fruit de ces mesures se traduire dans les comptes 2013-2014. « C'est une vision court-termiste qui ne permet pas de renouer avec les bonnes pratiques du secteur », explique l'un d'eux. Le SNPL estime que les efforts du personnel au sol sont réels mais que le plan de départs volontaires les concernant « n'atteint pas ses objectifs dans les secteurs où il y en a pourtant le plus besoin, notamment au sein de l'exploitation du hub de Roissy et dans les escales françaises ». Pour un syndicaliste PNC, l'accord comporte à la fois des mesures salariales et de productivité et préserve l'objectif de 20% d'effcacité économique. "

 

Equité

Interrogée, la compagnie cherche à dédramatiser. « Cela ne remet pas en cause le plan Transform. Le SNPL a demandé des éclairages supplémentaires qui vont lui être communiqués dans le cadre du dialogue ininterrompu qu'entretient la direction avec l'ensemble des catégories de personnel », indique un porte-parole. Et d'ajouter : « l'accord PNC est en ligne avec le plan Transform. Il respecte l'équité entre les catégories du personnel ». Il n'empêche, la compagnie a plutôt intérêt à éteindre le feu très vite. Il n'est jamais bon de se mettre à dos une catégorie du personnel aussi puissante. Alors qu'en trouvant un accord avec la direction, le SNPL avait été l'un des plus gros soutiens du PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, la lune de miel semble finie.

 

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Comme quoi, on peut être un grand syndicat corporatiste et se faire rouler comme un débutant. Quand on signe avant les autres, sûr de sa puissance, on prend le risque de se faire b..... par ceux qui ne veulent pas céder, qui maintiennent le rapport de force et qui, même si ce n'est pas grand chose, obtiennent.

 

Voilà. Juste pour rire, rappelez moi donc quelle est donc cette filiale aérienne bretonne où les syndicats ont acceptés de négocier?

Quelle est donc cette autre qui continue à résister?

A bout du compte, contrairement aux déclarations à la fois pédagogiques et prétentieuses des représentant syndicaux de cette compagnie lors de nos rencontres, il n'est pas certain que ceux qui se fassent rouler soient ceux à qui ces "syndicalistes" pensaient.

 

Et puis, comme le disait récemment de manière fort imagée un collègue PNT "Je vais peut être crever, mais au moins je crèverai debout, pas comme une larve"

 


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Published by Ernesto - dans La Compagnie
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 00:47

Encore un sale moment au Comité d'Entreprise de Régional.

Convoqués en réunion extraordinaire pour la second exament du Plan de Sauvegarde de l'Emploi, les élus ont assisté au compte rendu du rapport du cabinet Progexa, expert qu'ils avait nommé pour examiner le plan de la direction.

Nous avons dû nous rendre à l'évidence une bonne dizaine d'erreurs entachent ce document et, de l'avis de l'avocat du CE, le rende tout simplement illégal.

Les reclassements dans le groupe AF-KLM en particulier "coincent", c'est le moins que l'on puisse dire.

Les élus avaient choisi de laisser une chance (encore une) à la direction: "revoyez votre document et reprenons ce projet au début".

Malgré plusieurs rappels de leurs demandes en séance, la direction campe sur ses positions et refuse de reprendre l'examen du PSE avec un document simplement légal.

Les élus ont décidé de recourir à nouveau et malheureusement, à la solution juridique. Une plainte sera donc déposée en référés au tribunal de Nantes.

Vous trouverez ci-dessous la résolution votée par vos élus:

 

Délibération

 

 

Le comité d’entreprise de la société Régional, réuni le 21 mars 2013, avec pour ordre du jour :

 

 

I. RAPPELLE QUE 

 

 

1. Le 7 janvier 2013, aux termes d’une délibération adoptée à l’unanimité, le comité d’entreprise a constaté, s’agissant des PDV présentés que :

 

« (…) certaines de leurs dispositions apparaissent irrégulières, notamment :

 

  • l’absence de définition de critères relatifs à l’ordre des licenciements, alors que des licenciements sont envisagés,

  • l’exclusion, dans leur ensemble, des salariés de la Direction Maintenance du dispositif de volontariat, de nature à créer une rupture d’égalité,

  • l’absence de priorité offerte aux salariés susceptibles d’être licenciés dans l’accès aux postes de reclassement dans la holding PRF, compte tenu de l’ouverture de ceux-ci à des salariés dont le poste n’est pas supprimé ou extérieurs à l’entreprise,

  • les modalités de sélection, et le cas échéant de départage, des candidats au départ volontaire, apparaissent parfois peu claires, sinon confuses, et pour certaines dénuées d’objectivité,

 

le plan prévoit la possibilité d’accepter des volontariats au-delà de l’objectif initialement fixé, alors que toute augmentation du nombre de licenciements, ou le cas échéant de départs volontaires, doit conduire à reprendre, dès l’origine, la consultation du comité d’entreprise. »

 

2. Le 7 mars 2013, le Tribunal de Grande Instance de Nantes a confirmé que les plans de départs volontaires étaient irréguliers et jugé, notamment :

 

  • s’agissant des PDV, que « (…) l’absence de plan de reclassement intégré au plan de sauvegarde de l’emploi pour les salariés qui ne veulent pas quitter l’entreprise dans le cadre des plans de départs volontaires (…) viole les textes légaux mentionnés ci-dessus et notamment les articles L. 1233-61 et suivants du code du travail créant (…) un trouble manifestement illicite au sens de l’article 809 du code de procédure civile.

 

« Il convient de décerner acte à la SA RCAE de ce qu’elle va procéder à la reprise de la procédure d’information/consultation du comité d’entreprise sur le projet de réduction des effectifs en applications des articles L. 1233-28 et suivants du code du travail (…) qu’elle va présenter au comité d’entreprise un plan de sauvegarde de l’emploi conforme aux dispositions des articles L. 1233-61 et suivants du code du travail »

 

  • s’agissant des recrutements en cours au sein de Hop !, que : « Il appartient à l’employeur, en l’espèce, la SA RCAE, de respecter les règles légales, les salariés de la SA RCAE ne pouvant, par le détournement de la loi, se voir priver des droits qui sont les leurs dans le cadre d’un licenciement économique. Il appartient en conséquence à la SA RCAE de mettre fin à la manœuvre qui a consisté à prévoir un « reclassement » par un recrutement au sein de la future holding dans le cadre de plans de départs volontaires parfaitement irréguliers. La [société] s’est au demeurant engagée le 5 février 2013 par la voix de son conseil, reconnaissant ainsi qu’elle en avait le pouvoir, à suspendre cette procédure, étant observé que la SA RCAE et la holding sont imbriquées financièrement, la deuxième détenant 100% du capital de la première, les propriétaires du capital de l’une étant les mêmes que ceux de l’autre, présents dans les instances décisionnelles des deux sociétés.

 

Il convient en conséquence d’interdire à la SA RCAE de poursuivre la procédure engagée et de mettre en œuvre les mesures prévues par les plans de départ volontaires, en ce compris « la procédure spécifique de recrutement au sein de la holding PRF inscrite au titre III du plan de départ volontaire du personnel au sol, tant que le comité d’entreprise n’aura pas été valablement informé et consulté, ce sous astreinte fixée provisoirement à la somme de 5000 € par infraction constatée »

 

 

II. CONSTATE QUE :

 

 

En dépit :

 

  • des demandes réitérées des élus de disposer d’une informe conforme à la loi,

 

  • des constats et observations formulés par l’expert du comité d’entreprise,

 

  • de la décision du Tribunal de Grande Instance de Nantes,

 

la société Régional continue de violer délibérément ses obligations légales.

 

Ainsi, les PSE présentés le 28 février 2013 sont manifestement irréguliers, compte tenu, notamment, de :

 

  • l’absence de limitation du nombre de rupture de contrats de travail pour motif économique.

 

Les plans de départs volontaires PNT et personnel au sol prévoient la possibilité d’accepter des départs volontaires au-delà de l’objectif de suppressions de poste fixé.

 

Or, les représentants du personnel doivent être informés du nombre de licenciements (ou de départs volontaires) envisagés, à défaut la procédure doit être reprise.

 

  • l’exclusion des salariés de la Direction Maintenance de la phase de volontariat.

 

Cette exclusion crée une rupture d’égalité entre les salariés susceptibles de perdre leur emploi en application des critères de licenciement.

 

  • l’absence de définition valable des catégories professionnelles.

 

La définition de la catégorie professionnelle est la suivante : « la catégorie professionnelle s’entend comme l’ensemble des salariés qui exercent au sein de l’entreprise des fonctions de même nature supposant une formation professionnelle commune ».

 

Or, Régional retient comme définition : « ensemble de postes rattachés à une même unité de travail et regroupés au sein d’une des direction de la compagnie ».

 

Chaque poste, au sein de chaque direction et de chaque unité de travail, est ainsi désigné par son intitulé, ce qui revient à « cibler » précisément les salariés qui, à défaut de volontariat, seront licenciés.

 

  • la limitation du périmètre de reclassement.

 

Les recherches de reclassement n’ont pas été conduites en direction de l’ensemble des sociétés du groupe Air France / KLM.

 

Le reclassement dans le groupe est en outre présenté comme subsidiaire au reclassement au sein de Régional, alors qu’il n’y pas lieu d’établir un ordre de priorité.

 

Toutes les opportunités de reclassement, dans la société et le groupe, doivent être proposées aux salariés concernés.

 

De plus, le recensement des postes de reclassement n’est pas exhaustif.

 

À titre d’exemple, des recrutements de pilotes au sein de la filiale Transavia sont annoncés et les pilotes d’Air France sont financièrement incités à rejoindre celle-ci.

 

Or, aucun poste de pilote n’est recensé dans le PSE.

 

De la même manière, sur les 51 postes ouverts au sein de la filiale Hop (Air Union), 12 seulement seraient disponibles, malgré l’interdiction prononcée par le Tribunal de Grande Instance de Nantes de mettre en œuvre la « procédure spécifique de recrutement au sein de la holding PRF ».

 

Il est ainsi à craindre qu’un traitement discriminatoire soit appliqué aux salariés de Regional.

 

  • l’insuffisance des mesures d’accompagnement.

 

Les mesures prévues, notamment pour accompagner les salariés dans leur recherche d’un nouvel emploi, ne correspondent pas à des engagements précis et concrets.

 

Il est, la plupart du temps, indiqué que la société « pourra » faire telle ou telle chose, sans qu’il soit précisé si elle s’y engage, ou s’il s’agit d’une simple faculté discrétionnaire.

 

La formation, pourtant essentielle dans un processus de repositionnement professionnel, est ignorée.

 

Les durées d’accompagnement sont très faibles (4 mois seulement pour le congé de reclassement des salariés licenciés) et le recours à des cabinets extérieurs n’est assorti d’aucun engagement de ces derniers à proposer des offres valables d’emploi.

 

Aucune disposition n’est prise pour le maintien des droits à la retraite complémentaire des salariés pendant le congé de reclassement.

 

Les différences de traitement, s’agissant des indemnités versées (entre PNT et PS), ou de la durée du congé de reclassement (entre salariés volontaires et salariés licenciés), ne sont pas objectivement justifiées.

 

Ces constats sont loin d’être exhaustifs, comme le démontre le rapport de l’expert du comité d’entreprise.

Par ailleurs, la société Régional a communiqué à l’expert-comptable du comité d’entreprise des informations à caractère confidentiel, avec interdiction de communiquer celles-ci aux élus du comité.

 

Or, si l’expert et le comité d’entreprise peuvent, à l’égard de certaines informations, être tenus à une obligation de discrétion et de confidentialité, en application des articles L. 2325-5 et L. 2325-42 du Code du travail, une telle obligation ne saurait s’imposer dans les rapports entre le comité d’entreprise et l’expert choisi par ce dernier.

 

La communication par l’employeur d’informations à l’expert, avec interdiction de partager celles-ci avec les membres du comité d’entreprise au motif qu’elles seraient confidentielles, est donc constitutive d’une entrave au fonctionnement régulier du comité .

 

EN CONSEQUENCE

 

Le comité d’entreprise :

 

  • considère que ces irrégularités manifestes constituent un obstacle à la poursuite de la procédure d’information et de consultation au titre du « Livre I »,

 

  • décide compte tenu de la société Regional de reprendre la procédure, d’agir en justice :

 

  • qu’il soit fait interdiction à la société de poursuivre la procédure et de mettre en œuvre son projet tant que le comité d’entreprise n’aura pas valablement été informé et consulté,

 

  • plus généralement, de faire constater, cesser et réparer les graves irrégularités qui affectent la procédure d’information et de consultation relative aux plans de sauvegarde de l’emploi du personnel au sol et des PNT,

 

  • comme toutes formes d’entraves au fonctionnement et aux prérogatives du comité d’entreprise.

 

Le comité d’entreprise désigne Monsieur Joël RONDEL, secrétaire du comité d’entreprise, pour le représenter en justice, et exercer toutes les voies de recours utiles, à l’occasion de toutes actions et instances, en référé, comme au fond, en demande comme en défense, devant toutes juridictions ou autorités, civiles, pénales ou administratives.

 

Monsieur Joël RONDEL pourra, à l’occasion de ces procédures, être assisté d’un avocat rémunéré par le comité d’entreprise. Ce dernier désigne à cet effet le cabinet MIRANDE ASSOCIES, Avocat au Barreau de Paris, 25, boulevard Saint-Germain, 75005 Paris.

 

 

Mise au vote :

 

Nombre de titulaires présents : 12

 

Pour : 12

 

Contre : 0

 

Abstentions : 0

 

 

Extrait du procès-verbal de la réunion du comité d’entreprise de la société Régional en date du 21 mars 2013

 

Certifié conforme aux délibérations du comité d’entreprise.

 

Joël RONDEL

Secrétaire du CE

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 20:05

 

                                                    Nantes le 12 mars 2013

 

 

 

 

 

 

Et HOP ! Régional condamnée

 

 

La présidente du tribunal de Grande Instance de Nantes vient de rendre sa décision concernant la méthode employée par Régional pour tenter de se séparer de certains de ses salariés.

La justice donne raison aux élus du Comité d'Entreprise et condamne Régional sur l'ensemble des demandes de vos représentants.

 

Pire la magistrate « gifle » littéralement la direction dénoncant l'engagement non tenu qu'elle avait pris avec elle par mail. Extrait de la décision : « A l’audience de référé du 31 janvier 2013 un renvoi de l’affaire au 21 février 2013 a été sollicité par la SA RCAE qui s’est engagée devant Madame la Présidente, par message électronique du 5 février 2013, à suspendre la mise en oeuvre des mesures prévuespar le plan initial de départ volontaires jusqu’à l’audience du 21 février.

Constatant que la mise en oeuvre de ces mesures qu’il estime illégales a débuté le 9 janvier 2013 sans être suspendue malgré l’engagement pris, le Comité d’entreprise de la SA RCAE sollicite notamment de faire interdiction à la SA RCAE de poursuivre la procédure engagée en ce compris la procédure de recrutement spécifique au sein de la holding PRF. »

 

La juge ajoute qu'à partir du moment où des suppressions de postes avaient été envisagées, un PDV seul ne pouvait être mis en place et c'est bien, comme nous le réclamions depuis le début, un Plan de Sauvegarde de l'Emploi et ses mesures d'accompagnement que la direction de Régional devait mettre en place .

 

« les plans de départs volontaires présentés par la SA RCAE (SA RégionalCompagnie Aérienne Européenne)pourinformation et consultation du comité d’entreprise lors des réunions des 20 et 21 décembre 2012 et 7 janvier 2013 ne sont pas conformes aux dispositions des articles L.1233-28 et suivants et L.1233-61 et suivants du code du travail, constituant un trouble manifestementillicite ».

 

C'est ce que la CGT-Régional réclame depuis le début !

 

Cette position que nous avons tenue au Comité d'Entreprise et que nous avons fait partager aux autres Organisations Syndicales étaient la bonne !

La preuve.

La mise en place du PSE oblige la direction à trouver toutes les solutions de préservations de l'emploi (reclassement, formation, Plan de Départ Volontaire « honnête »....), c'est tout de même autres choses que de partir avec comme seul choix « ton poste est supprimé, tu devrais choisir le PDV »

 

Depuis l'annonce de la création de HOP, une seule ligne guide l'engagement de la CGT-Regional: Vos intérêts ! Vos seuls intérêts !

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:02

Vous trouverez içi la communication qui a été envoyé par les élus au Comité d'Entreprise à tous les salariés de la compagnie. Le PSE est mis en place, le PDV y est inclus  et nous veillerons à ce que son application le soit de manière honnête et loyal, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent.

Nous avons déjà mis en lumière plusieurs situation ou des chefs de service, des cadres, ont fait pression pour que des salariés se portent "volontaire" faisant miroiter primes de départ conséquentes ou menaçes de licenciement pur et simple. 

L'affaire ne fait que commencer, personne ne partira sans que le maximum est été fait. Bonne lecture

 

Devant la détermination de vos élus et représentants syndicaux, la Direction de Régional, vient de présenter au Comité d'Entreprise ce que la loi lui impose. 

Un PSE incluant un PDV a donc été élaboré et il a été présenté ce jour 28 février au CE de la compagnie.
A charge de l'entreprise de rendre ce PDV attractif afin d'éviter les départs contraints.
A charge aux élus de s'assurer que le PDV ne cible pas des individus mais bien des postes, ce qui est sensiblement différent.
La loi impose un nombre minimal de réunions, avec des délais incompressibles entre chaque présentation. 

Les élus et représentants du Comité d'Entreprise ont à cœur, une fois de plus, de remplir leur mission jusqu'au bout, l'objectif étant de préserver les emplois des salariés à Régional dans le cadre de la loi. 

Un seul but guide notre démarche : vos intérêts et seulement vos intérêts.

Les élus CE
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 22:23

Mais si, mais si...

 Après les anarques aux aides sociales (ya que des fraudeurs!, ma pauvre Lucienne), un reportage de Zone Interdite sur les escrocs.

Comment faire des fausses factures.

Comment modifier l'ordre d'un chèque.

Le tout pour vouloir mener grand train...

 

Et ben les gars, les filles, je vous assure que j'ai cru reconnaître le mec au visage flouté que le flic interrogeait.

Non pas dans sa stature, mes plutôt dans ses propos "ce n'est pas moi", "Il y en a d'autres qui en profitaient" etc...

 

Ça ne m'a même pas fait rire.

 

A voir sur M6 Replay

 

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