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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:57

Les commentaires à mes articles apportent souvent beaucoup.

Ils ont l'immense propriété, hors les insultes ou les congratulations qui, bien qu’aux conséquences opposées, ne parlent en fait qu’à l’égo (« on peut mieux tuer quelqu’un en lui prodiguant sans cesse des caresses » Bob Dylan.), ils ont donc, disais-je, la faculté d’éclairer le rédacteur, moi en l’occurrence, quand à la vision du lecteur sur le sujet traité. Ils peuvent mettre en évidence le fait que l’analyse, l’article, les réflexions ont « tapé à côté de la plaque ». Ils permettent donc de rectifier mon analyse sur le sujet.

Le dernier et l’unique commentaire suite à l'article sur la situation de l’entreprise en est un bon exemple

Il y a plusieurs choses dans ces quelques lignes qui amènent tout autant de réponses et de réactions. Attention ! il ne s’agit pas pour moi de « régler mes comptes » avec un commentateur anonyme, non, je vais essayer de répondre le plus précisément possible aux reproches qui sont fait à la fois aux personnes qui négocient, aux responsables syndicaux, et finalement à terminer par une mise au point sur un sujet, LE sujet qui me tient le plus à cœur et qui est en fait la raison de cette nouvelle publication.

Commençons par les négociations, et les reproches qui nous sont fait sur la façon dont nous communiquons sur ce sujet.

Avant toutes choses, une précision : suis salarié sur une escale technique de la compagnie et je crains que la vision de la situation sociale de l’entreprise, certes peut-être pervertie par l’isolement, ne me fait pas du tout partager l’analyse du commentateur.

« Il semble que la fronde gagne du terrain ». Pour moi, la révolte des salariés est ancienne. J’ai beaucoup de mal à croire avec ce que j’entends içi et là que la vision serait « jusque-là ça allait, mais maintenant ça suffit ». Je ne crois pas, je ne veux pas croire que des salariés aient pû être assez naïfs pour penser "jusqu’içi tout va bien". Nous étions lundi de la semaine dernière sur l’escale de Nantes, ou des sujets sur lesquels je reviendrai sûrement nous occupent. Nous sommes ensuite passés au siège d’ex-Régional. Toutes les personnes que nous avons rencontrées durant cette journée nous ont fait état des problèmes quotidiens pour faire, simplement, leur travail.

Toutes.

Pas un service n’échappe à cette constatation.

Pas un !

Donc, dire que c’est seulement récemment que la fronde gagne du terrain est, à mon sens, une erreur d'analyse. Ce que je pense, c’est que nous avons atteint les limites, limites physiques, morales, intellectuelles, qui font qu’aujourd’hui, ce n'est simplement plus possible. Ce n’est donc pas "une prise de conscience", mais un raz le bol devant une situation ancienne qui n'évolue pas. La fronde ne gagne pas du terrain. Le terrain est occupé par la fronde bien avant la fusion.

Donc, la grogne est bien ancienne, avant même la fusion que la plupart d'entre nous jugeait inévitable.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'écris que les salariés attendent beaucoup de ces négociations et que cette attente va bien au delà de la seule problématique d'unification des statuts collectifs : un « salarié à 2000 € » malheureux dans son travail, restera malheureux, après une courte période de satisfaction s'il devient « « salarié à 2200€ ». C'est un ensemble de critères qu'il faut satisfaire et les conditions de travail sont largement plus importantes que la rémunération, à long terme.

Par contre, dans l'exemple de cette fusion que je continue à juger « ratée », analyse personnelle mais largement partagée, le problème des rémunérations a une tout autre résonance. On dit « pépette » et l'on entend « justice », « récompense ». « Comment pourrai-je faire le même boulot que cet ex- XXXX, avec un salaire différent ? ». On ne parle souvent pas de montant mais de différence de rémunération.

Cette longue précision sur un court passage du commentaire pour appuyer la dernière partie de mon argumentaire...Tout à l'heure...

La communication.

Je, (je dis "je" parce que c'est un secteur de l'organisation à laquelle j'appartiens que j'ai en charge), communique tous les lundi sur l'actualité de la semaine, sauf quand il n'y en a pas (d'actualité), précision qui a son importance. On ne parle pas pour rien dire, on ne « remplit pas l'espace » pour le remplir. C'est un principe. Ca n'a pas toujours été le cas, mais maintenant c'est comme ça.

Lorsque les négociations ont commencé, nous avons pris la décision de ne communiquer que lorsque nous serions absolument certain que nous étions sur des points actés, confirmés, écrits. Il nous apparaissait totalement irresponsable d'écrire sur un projet en discussion. Il est en effet, et c'est la cas chez les PNC, extrêmement facile de "mettre le feux" avec des positions directoriales totalement inacceptables et de les présenter comme non négociables ou comme "vous vous rendez compte de ce qu'ils osent nous proposer!".

Voilà, notre parti pris de départ: « surtout ne pas rajouter des sujets d'inquiétude à des salariés qui souffrent dejà assez ».

Et ce, malgré ce qu'en pense la direction générale....

Nos adhérents et eux seulement, ce qui est à mon sens quand même un minimum aux vues de leur participation financière à la construction de leur syndicat, reçoivent donc l'actualité de nos négos et les grands points d'accords sur lesquels je prends d'ailleurs bien soin de préciser à chaque fois qu'il « s'agit seulement de relevés de positions et que c'est sur un texte, revu aussi, que nous jugerons, avec leur participation (celle des adhérents), de la possibilité d'avaliser ou non les propositions de la direction.

Donc, nous communiquons. Vers une partie seulement du personnel, mais pour reprendre une comparaison dramatique que l'on m'a fait un jour en mettant en parallèle une organisation syndicale et une assurance ( ce qui est peut-être le cas de certaines, mais pas de la notre...), quand on est assuré à la GMF, on ne demande pas, en cas de sinistre, à être indemnisé par Axa... Ou bien, lorsque l'on est pas assuré et bien on prend ses risques et ses responsabilités. (et on ne reçoit ni les lettres d'informations d'Axa ni celles de la GMF...)

Ce n'a pas toujours éte ma vision des choses mais sans tomber dans la vulgarité, et pour rester un tant soit peu correct "chat échaudé craint l'eau froide", « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse » etc … etc...

Par contre, et plusieurs salariés le savent, quand je suis interrogé lors de déplacements professionnels ou autres, je réponds toujours aux questions que l'on me pose, et ce, quelque soit mon interlocuteur (ce qui représente parfois un véritable effort, particulièrement quand on sait que la personne que l'on a en face de soi vous critique dès le dos tourné).

Les visites

C'est un reproche constant des salariés : « on ne vous voit jamais ».

Anecdote : « il faut absolument que vous passiez nous voir à XXXX, on ne vous voit que pendant les campagnes électorales. », « on est complètement délaissés » « personne ne s'occupe de nos problèmes ».

Ok, nécessité fait loi : on annule deux déplacements prévus de longue date, je pose un délégation un peu à l'arrache, d'autres s'arrangent avec leurs conjoints pour faire garder les enfants et, en avant ! Mails, annonces locales de notre passage. Résultat magnifique et extraordinaire : sur un service de près de 70 salarié(e)s, 1 personne est venue nous rencontrer. Sujet principal de son intervention : les machines à café, les prestations du Comité d'Entreprise.... Comment vous dire, l'envie que j'ai d'y retourner....

Attention, je ne dis pas que les actions « sociales » du CE n'ont pas leurs importances et ne justifieraient pas le déplacement d'élu(e)s, non, ce que je dis seulement, c'est qu'à la vue de la situation de l'entreprise, et à entendre les « appels au secours » des salariés, je m'attendais à autres choses.

Nous avons tous et toutes une activité professionnelle. J'ai toujours pensé qu'il était indispensable à un élu, à un mandaté, de ne pas se détacher complètement de la réalité du terrain, et donc, de ne pas devenir un « permanent syndical ». Il y en a dans toutes les organisations, la transformation des relations sociales dans les entreprises est la cause des « plannings de ministres » des élus et des mandatés. Dans le même temps, il faut donc que nous occupions aussi nos postes de travail afin, justement de ne pas être totalement « largués » et, pour certains, de garder leurs compétences sur avions, de rester au courant des évolutions des procédures, des logiciels etc... Celà limite aussi les disponibilités.

La compagnie est multi-site, encore plus depuis la fusion. Comment voulez vous que nous puissions rendre des visites régulières sur l'ensemble des sites!? De plus, les salariés sont exigeants, ils ne veulent voir que les Délégués Syndicaux ! Les autres, Délégués du Personnel, élus au CHSCT, « n'existent » pas : « on veut voir les chefs », sauf qu'à la CGT HOP ! il n'y a pas de chefs et les DS encore moins que les autres. Nous sommes dirigés par une Commission Exécutive d'une vingtaine d'adhérents seule habilitée à prendre les décisions finales. Les DS obéïssent. Donc, vous vous trompez de « cible » mes bons ! Un élu DP, CH ou CE peut répondre et traiter vos soucis de la même manière que nos Délégués Syndicaux, encore mieux parfois car eux sont moins occupés que certains de nos DS.

Et puis, les reproches envers les élus et mandatés ne devraient ils pas être adressés à la direction de la compagnie ?

Est ce les syndicalistes qui ont mis l'entreprise dans l'état que l'on connaît ? Dois-je rappeler la façon dont nous avons été traité à l'annonce de la création du Pôle Régional Français ? J'espère que ceux qui nous insultaient à l'époque sont satisfaits du résultat..

En conclusion et pour terminée, la réflexion qui me fâche vraiment dans le commentaire. Ainsi, j'aurai « besoin des non-adhérents » et je ferrai « ...appel à tous ». Ce qui me désespère dans cette remarque car c'est exactement le sentiment que j'ai ressenti en lisant, c'est que des salariés puissent encore penser que nous « recrutons des bras » !

Nous sommes en train de négocier des accords collectifs pour près de 3000 salariés et vous pensez encore qu'il est nécessaire de « rameuter » pour VOUS défendre !!!

Il y a encore des salariés qui pensent que nous devons « ratisser » !!!

Ce sujet capital ne concerne t'il que la petite dizaine de négociateurs toutes organisations confondues !

Pensez vous que nous avons besoin de ceux qui, aujourd'hui, ne se sentiraient pas concernés et qu'il faille donc obligatoirement aller les chercher, les prendre par la main ?

Il y a encore des salariés qui ne se sentent pas concernés ??!!

Mon cher, pour répondre à l'auteur du commentaire, mais je pense qu'il n'est pas le seul à penser ce qui est écrit, je ne milite pas à la CGT pour faire le « rabatteur » et ainsi, manipuler les consciences pour les amener à suivre des positions que j'estimerai bonnes pour eux (ou pour moi si l'on va un peu plus loin dans l'extrapolation), et ce quoi qu'en pense mes adversaires qui cumulent souvent provocation, erreurs de jugement et méconnaissance des gens avec qui ils discutent.

Si j'écris et si je prends tout ce temps pour expliquer c'est simplement, béatement peut-être pour informer justement les salariés qui ont choisis et c'est tout à fait respectable, de ne rejoindre aucune organisation syndicale sur la situation actuelle de nos discussions, du climat dans lequel elles se déroulent (ce qui est significatif de beaucoup de choses). Ce que j'écris c'est seulement ce que je peux dire !

J'informe. Que certains estiment que je ne dis rien est de leur responsabilité. J'explique en long et en large ce qui est entrain de se passer dans l'entreprise concernant l'avenir, mais "je ne dis rien" !

Jamais nous n'avons été dans une telle situation, j'explique, mais je ne dis « rien de concret ! » » « du blabla », en somme.

Vous voulez le projet d'accord de la direction sur l'organisation du travail? Pas de souci, je vous l'envoi sur simple demande sur l'adresse de contact. Lisez le bien, apprenez le par cœur et quand la version finale sera mise en application, si vous le voulez bien, nous en rediscuterons. Dans l'intervalle, vous aurez toutes latitudes pour critiquer les Organisations Syndicales qui « négocient de la m.... », « qui ne communiquent pas » « que l'on ne voit jamais ».

Donc, je ne fais pas monter la mayonnaise parce que j'ai besoin de « vous », j'écris parce que ça me détend, que ça m'économise une consultation chez mon Psy, que ça plaît à certains.

Mais c'est comme tout, on ne peut plaire à tout le monde, et franchement, ça me rassure !

Philippe Guégan-Benadel

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 18:09
L'argent, toujours l'argent!

Alors que, jusqu'à présent, nous avions décidé de ne communiquer qu'auprès de nos adhérents sur « l'avancée » des négociations Organisations Syndicales/direction, des événements lors des cessions des deux dernières semaine font que c'est au plus grand nombre d'être informé, même si cette information sera toujours qualifiée de « partielle » et de « partiale ».

Certes, mais si le caractère incomplet peut être mis sur le compte de la fainéantise épistolaire, par contre, je revendique haut et fort la partialité, car je sais où est mon camp, je sais où sont mes Camarades et il y a au moins une chose de sûr, il ne seront jamais dans le camp de nos dirigeants et de leurs serviteurs.

Car oui, ne vous en déplaise, il y a des « camps ». Il y le camp de ceux qui font la compagnie au jour le jour, tentant depuis avril 2016 d'accomplir leurs tâches avec toutes les difficultés crées par les évènements résumés plus bas, et puis, il y a le camp des serviteurs, qui, pour la plupart souffrent tout autant, mais qui, le petit doigt sur la couture du pantalon, comme j'en ai connu tant, pensent que leur zéle, leur empressement à servir les décisions de leurs Patrons leur apportera quelques considérations pour les plus naïfs, une promotion pour les cyniques.

C'est à la première forme de ces comportements pathétiques que nous avons été confronté ces deux dernières semaines, je pense.... (enfin, j'espère, ...encore...)

La fusion des trois compagnie Airlinair, Britair, Régional a entrainé la dénonciation des accords collectif des trois compagnies. Voiçi donc plusieurs mois que nous sommes entrés en négociations avec la direction concernant l'établissement de nouveaux textes.

Nous nous étions entendus sur le découpage en plusieurs sujets: organisations du travail, rémunérations etc.. Si nous n'avions pas rencontrés de trop grandes difficultés lors du chapitre "Organisation du travail", le climat à totalement changé depuis que nous sommes entrés dans des sujets qui fâchent encore et toujours: l'argent.

Je dis "qui fâchent toujours", à vrai dire, ce n'est pas tout à fait exact. Assez étrangement, quand il s'agit d'accorder aux dirigeants stock option, primes et gratifications diverses, il est vrai que nos « décideurs » sont assez peu regardant et défendent d'ailleurs fort bien leurs positions quand à la justification des dites primes. Par contre, quand il s'agit comme dans le sujet qui nous intéresse, de trouver une méthode pour équilibrer les salaires des employés et des cadres de trois compagnies aux histoires, aux origines différentes et donc, aux accords sociaux et aux rémunérations différentes, là, les liens de la bourse sont nettement plus difficile à desserrer et les justification pour ne rien lâcher deviennent, là, évidentes.

Ainsi, nos demandes se voient le plus souvent taxées « d'irréalistes », ou « de surenchère » la direction accompagnant celle-çi de déclarations plus ou moins fleuries sur notre santé mentale, et sur notre sens des « réalités ». (Il faudra une jour que je vous parle de la différence entre réalité et vérité, c'est un sujet à la fois vaste et passionnant, mais pas aujourd'hui).

C'est drôle comme les réalités de la direction sont à géométrie variable. Cela doit venir du fait que nous sommes dans une compagnie aérienne.

La fusion :

Pour comprendre un peu mieux la situation qui est aujourd'hui vécu par les salariés de HOP!, il faut savoir que, contrairement à l'image portée par la direction et par ses cadres les plus serviles, la fusion est un échec! Un échec social, certes, mais également un échec opérationnel (et il faudra un jour que la DGAC explique comment elle a pû fermer les yeux, ignorer totalement les divers dysfonctionnements de l'exploitation des avions de HOP!). Les annulations de vols ne se compte plus, les modifications continuels de plannings ont fatigués les équipages. Les agents chargés de la gestion de leur activité ont pris de pleine face le manque de préparation pré-fusion de leur services. Durant plusieurs mois, quotidiennement, des salariées quittaient leurs postes en pleurs! 

La mobilité était la réponse de la direction à la non-fermeture de certains sites. La réorganisation avaient essaimé les services entre ces différents sites afin justement d'essayer de « trouver du travail pour tout le monde ». Il s'agissait, et la CGT l'avait dit et répèté à plusieurs reprises d'une véritable mesure sociale et nous avions salué cette volonté. Malheureusement, les décideurs ne sont pas les organisateurs. En fait, encore une fois, mal préparée, mal organisée, se heurtant à des comportements individualistes, carriéristes, passéistes, de « citoyen de village gaulois », à une manque de compétence flagrant des responsables de certains services, cette mobilité soit géographique, soit professionnelle, parfois les deux, est un échec ! Elle a engendré souffrance, mal être au travail.

Quelle fut la réaction de la direction devant ces situations maintes fois rapportées par les Syndicats de l'entreprise: mise en place de n° vert "aide psychologique". Enquête d'organismes "neutres" sur le sujet des RPS.

Un salarié se suicide à Lyon. Réaction : "Il avait des problèmes personnels". Celà vous rappelle sûrement les méthodologies de dirigeants d'autres entreprises ayant connus de semblables drames...

La situation n'a pas évolué, les problèmes restent les mêmes et s'aggravent même dans certains secteurs, les erreurs d'organisations entraînées par la fusion n'ont pas été corrigé , RIEN n'a changé, les erreurs ne peuvent venir des dirigeants, voyons!

En toute honnêteté, je me demande encore s'ils se rendent compte de l'état réel de la compagnie, réel, pas celui que rapporte la cour...

Négociations difficiles :

Ce long préambule sur la fusion alors que je souhaitais vous parler de l'actualité des négociations sur les accords collectifs pour une raison simple, devant tous ces événements, les salariés sont frustrés. Pour les salariés exBritair, "ce n'est pas une fusion, c'est une absorption (par Régional)". Pour les salariés exAirlinair traités comme les enfants pauvres de cette opération, (les comportements de salariés de Régional et de Britair ont d'ailleurs été à la limite de l'acceptable à leur encontre), c'est la résignation. Pour les exRégional considéré par certains comme les "bons élèves de l'histoire" c'est une régression, "20 ans en arrière" disent certains, dans la réalisation quotidienne de leur travail.

Il ne reste qu'une chose, UN SEUL et UNIQUE point qui permettrait de faire "passer la pilule": des accords collectifs et des rémunérations décentes.

Ainsi, la négociations actuelle va bien au delà, très très au delà de celle de simples textes organisant le travail dans une entreprise. Sa conclusion favorable pourrait être une forme de récompense du travail fournit pendant de bien noirs moments. C'est le sentiment de beaucoup de salariés.

Côté direction, même si ce n'est certainement pas à moi de me mettre à leur place, voilà une occasion unique d'unir les travailleurs des anciennes entreprises encore bien campés sur « l'histoire » de chacune. Celà pourrait avoir un coût, c'est vrai, mais, le jeu n'en vaut'il pas largement la chandelle ?

Pourquoi, alors, le climat des discussions s'est il brusquement dégradé ?

Pourquoi la direction, ses réprésentants en la personne de Mr L. Charbonnier et Mr B. Delahousse, refuse t'elle de nous dire à quelle masse salariale de référence rattacher nos discussions ?

Pourquoi n'arrivons nous pas à savoir quelle est l'enveloppe globale de la discussion ?

Pourquoi, alors que le départ des pilotes de HOP ! vers Air France coûte à notre compagnie (et seulement en terme de formation technique des remplaçants) plusieurs millions d'euros (ce qui est quand même extraordinaire quand on pense que la responsable de cette fuite de conducteurs d'avion est entièrement de la responsabilité de notre propriétaire, Air France et que c'est HOP qui en assume une partie de la charge financière. La double peine !), pourquoi refuser des mesures à quelques milliers d'euros ?

Comportement d'autant plus incompréhensible, que mardi soir, Mr Christophe Noël DRH de la Compagnie n'a eut aucune peine, lui, à lâcher l'enveloppe de négociations prévue pour le personnel navigant.

Nos représentants ont très logiquement demandés la même chose, ce qui semble avoir recueilli l'assentiment du Monsieur. Pourquoi alors, être resté sur « nous ne pouvons nous permettre de dérive de la masse salariale . Nous négocions à masse salariale constante »... ???

Nous sommes en train de mourir à petit feu.

Chaque mois nous apprenons que nous perdons des appareils du fait du manque d'équipage. Air France est en train de réfléchir à la place de HOP au sein de ses futurs plans et nos forces, nos capacités à effectuer le « boulot » diminuent chaque mois. Nous arrivons bientôt les trois compagnies réunies au nombre d'avion d'exRégional il y a quelques années. Si je parle de « nombre d'avion » sans parler de capacité, c'est dans une compagnie aérienne le nombre d'avion conditionne aussi un nombre d'emplois « support », ainsi, cette lente agonie touche bien tous les secteurs et nous attendons à d'autres annonces concernant l'emploi après les prochaines échéances électorales.

Pour ne pas « empêcher les actes de carrière des pilotes », nous nous dirigeons grâce à notre propriétaire, vers une lente agonie. J'espère que ceux qui ont un jour piloté Embraer, Bombardier et ATR se souviendront de ce qu'ils doivent et à qui ils le doivent.

Résistance côté financier, comportement de l'un de nos interlocuteurs durant les réunions, aussi.

Ex Directeur des Ressources Humaines de exRégional, Mr Laurent Charbonnier semble confondre « négociations » et « compétition entre Syndicat et Direction ». Lutte de mâles.

Notre histoire avec ce Monsieur est ancienne. Nous nous sommes beaucoup affronté lors de maintes réunions de négociations, mains Comité d'Entreprise ou il assistait Mme Selezneff, directrice de la compagnie.

A t'il lui aussi mal digéré la fusion ? Est'il tout simplement sous pression ?

Ne voilà t'il pas que ce Monsieur est persuadé que nous voulons l'éliminer (la CGT HOP!).

Une petite crise de paranoïa, Monsieur ?

La CGT HOP ! Ne veut la tête de personne ! Vous allez vous enfoncer ça dans la tête une bonne fois pour toute !

D'ailleurs, vous êtes largement assez grands, les cadres, pour vous « décapiter » entre vous ! Vous n'avez certainement pas besoin des OS pour ça.

Vous êtes un salarié, Monsieur, et même si nous n'avons aucun amour particulier pour vous, figurez vous que nous avons, vous et moi, aux yeux de la loi, le même statut de subordination à un employeur que nous avons aussi en commun.

Que vous ayez, comme beaucoup, compris que cette subordination s'accompagnait d'une certaine servilité, cela vous regarde. Ce n'est pas mon cas. Là ne s'arrête certainement pas nos divergences de vues sur de nombreux sujets.

Ainsi, nos interventions en séances ne sont certainement commandée par le fait de vous « dézingué » ou de faire de la figuration, encore moins du théâtre, Monsieur.

Si j'ai choisi le Syndicalisme, Monsieur, et celui, ce n'est pas anodin, de la Confédération Générale du Travail, ( je vous en communiquerais si vous le souhaitez les statuts enfin que vous vous rendiez bien compte des valeurs qui m'animent), ce n'est certainement pas pour jouer (malgré tout le respect que j'ai pour les professionnels du spectacle) ! Je ne passe pas des journées entières avec des personnes avec qui je n'ai d'ailleurs, le plus souvent, pas plus d'affinités que ca (et pas seulement dans votre camp), pour « jouer » !

Je n'ai, nous n'avons, qu'un unique soucis, un seul objectif : défendre du mieux possible les intérêts des salariés des TROIS Compagnies ! Un point c'est tout !

Vous savez ce qu'est un Syndicaliste Monsieur, me semble t'il ? Vous avez bien connu ce qu'est un engagement, un vrai. Alors de grâce, même très énervé, ne décrivez plus jamais le comportement de la délégation CGT comme celle de Comédiens en représentation !

Plus jamais !

Parce que là, je vous promets solennellement que le « spectacle » auquel vous assisterez n'aura rien à voir avec « au théâtre ce soir".


 



 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:09

Vous trouverez içi la retranscription d'un article paru sur le blog des Communistes Libertaires.

Ce texte, long mais très argumenté serait, d'après les administrateurs du blog, écrit "à plusieurs mains, par des responsables Confédéraux".

Il reprend tellement de choses avec lesquelles je suis d'accord en tant que simple militant, qu'il m'a semblé utile de le publier intégralement.

LA CGT APPARTIENT A SES ADHERENTS ET AUX SYNDICATS QUI COMPOSENT SES STRUCTURES

A peine un an après le 50ème congrès confédéral de la CGT, qui s'est déroulé à Toulouse en Mars 2013, le dernier CCN de la CGT des 11 et 12 Février 2014 à Montreuil a révélé des fractures idéologiques importantes entre les dirigeants de la CGT.

Les faits ne sont pas une surprise pour les observateurs rigoureux qui étudient l'évolution de la CGT, mais cette fois les réactions de nombreux secrétaires généraux d'UD et de fédérations suite au rapport introductif du secrétaire général (T. Lepaon) pour ouvrir ce CCN, confirment que la fronde ouverte avant le 50ème Congrès est loin d'être terminée.

Pour la grande majorité majorité des membres du CCN jamais depuis l'épisode de la Constitution Européenne, frontalement le bureau confédéral n'aura autant été mis en cause.

Même si dans le CCN les interventions sont dans la plupart des cas très alambiquées, cette fois les interpellations et questionnements sur la stratégie et le positionnement de la Confédération ont été plus nets.

Quand plus d'un tiers des dirigeants des structures, UD, Fédé -même de manière feutrée­ mettent en cause le positionnement, la stratégie de la Confédération la situation de l'organisation devient dès plus compliquée.

Si ce qui vient de se produire dans le CCN -qui est l'organisme de décision entre deux congrès­ s'additionne aux débats aux couteaux dans la plupart des congrès des structures depuis maintenant des mois, la CGT est devenue un véritable champ de bataille.

L'accélération des politiques antisociales conduites par le patronat, les gouvernements successifs avec le passage à un rythme effréné sous la mandature de Sarkozy des réformes régressives poursuivies par Hollande, a conduit un grand nombre de syndicalistes de la CGT à ne plus analyser les choses dans le processus du déroulement historique des rapports de force.

Cet engrenage conditionné par le pilonnage des média pour déboussoler le salariat, a engendré une perte de réflexion et d'analyse parmi les militants du mouvement ouvrier, les amenant à réfléchir sur l'immédiat sans prendre le recul nécessaire, sans mettre en cohérence ce à quoi ils se confrontent et sans tenir compte de l'histoire, de la stratégie et des objectifs du Capital.

Apprécier ce qui se passe dans la CGT en ce début 2014, sans se pencher sur le long processus de l'évolution de son orientation, de sa stratégie revendicative, de son mode d'organisation et de sa politique de cadres syndicaux, ne peut conduire à raisonner que sur les apparences et la surface d'un débat de fond qui secoue toute la CGT.

Un débat qui va bien au-delà d'une simple opposition entre réformistes et révolutionnaires, mais qui porte sur la transformation complète du syndicalisme CGT, de sa culture, de ses modes de vie et de toute sa stratégie, pas seulement unitaire et revendicative !

Si certes, ce sont les femmes et les hommes qui font l'histoire, qu'elles et ils sont les acteurs du combat social (pour ce qui nous intéresse au plan syndical), nous ne pouvons ignorer qu'elles et ils traduisent dans leurs interventions, leurs rôles, l'expression de courants idéologiques qui s'affrontent et se confrontent depuis la création de la CGT.

Il est courant depuis plusieurs congrès confédéraux, dans les débats dans la CGT, que des militants fassent référence à la CGT révolutionnaire, sans que souvent les mêmes puissent traduire ce que sous-tend cette affirmation.

D'autres, de plus en plus excédés par les non positionnements de la CGT vis-à-vis de la politique gouvernementale et la dérive vers l'accompagnement du système économique en place, reviennent constamment sur le réformisme qui se serait emparé de la CGT !

Peut-on apprécier objectivement la trajectoire historique de la CGT par ces qualificatifs réducteurs à la lumière des faits ?

Les révolutionnaires, les réformistes et les anarchistes se sont constamment confrontés dans cette CGT qui reste, même affaiblie numériquement et du point de vue de ses capacités de direction, de ses forces organisées une organisation syndicale de masse, numériquement parlant.

La CGT n'a jamai s été une organisation révolutionnaire, mais une organisation syndicale de classe très influencée par ses dirigeants longtemps issus du courant révolutionnaire.

Ce sont les cadres syndicaux, issus du terrain des entreprises et du courant Révolutionnaire, qui ont permis à la CGT d'être une organisation syndicale de classe, de masse, démocratique, indépendante et unitaire.

Une organisation longtemps respectée par la puissance publique, le patronat pour son engagement son rôle dans les périodes tragiques de l'histoire de la France et pour son patrimoine constitué des grandes conquêtes sociales.

Une grande organisation dont les dirigeants très souvent communistes à la tête des structures de la CGT et dans ses directions, ont tenus une ligne syndicale de classe, se sont battus pour l'unité du salariat dans les luttes, se sont engagés dans les combats contre le fascisme, le racisme, le colonialisme et en faveur de la Paix.

La situation aujourd'hui dans la CGT a considérablement évoluée du fait du combat des militants, issus du courant réformiste, des conditions historiques qui ont accéléré les abandons idéologiques du camp progressiste, des retards et des erreurs des révolutionnaires.

Ne perdons pas de vue, le poids du courant réformiste qui a poussé la CGT à soutenir le programme commun de gouvernement de 72 à 78, la bataille conduite par les réformistes au 40ème congrès de la CGT de Grenoble en 78 battus dans les commissions chargés de la rédaction des documents.

Ceux qui ont été battus à cette époque, les Jean­ Louis Moynot, Christiane Gilles, Jacqueline Lambert, René Bull, Gérard Gaumé (parmi les plus en avant) ont continué leur œuvre sans forcément être dans les directions.

La période de 81, les débats de fond qui ont secoué le PCF jusqu'au départ des ministres communistes du gouvernement Mauroy en 84, ont conduit à la naissance de l'association Confrontation France et Europe. La confrontation a été l'outil principal pour permettre aux réformistes de diriger idéologiquement la CGT.

Les principaux acteurs de cette construction dans la CGT ont été : Gérard Alezard UD 75 fédération équipement, J-C. Leduigou de la fédération finances, J-C Moynot fédération équipement, Sylvie Salmontareau fédération transports, André Sainjon fédération métaux, Jean Dominique Simonpoli de la fédération des banques et assurances, J-C Boual fédération de l'équipement, Nicole Rondeau espace syndicalisme société, responsable des territoires, Philippe Ourcade fédération des organismes sociaux, Pierrette Crosmarie fédération finances, Francine Blanche fédération des métaux, Michel Muller fédération du livre, Joël Decaillon de la fédération des cheminots et Daniel Rotureau,...

En fait, tout ce beau monde a tissé tout un réseau à l'interne de la Confédération et des fédérations pour orienter les débats et ensuite imposer leurs idées.

Les Comités Régionaux ont fait l'objet d'une attention particulière de ce réseau pour distiller les thèses de cette association composée de patrons, de syndicalistes de la CGT, de la CFDT, de l'UNSA, de politiques allant de la droite, en passant par le PS, le PC mais tous très influencés par l'église catholique.

En fait depuis maintenant des décennies, la CGT comme l'ensemble du mouvement ouvrier Françaisont été atteins de ce virus inoculé par la Sociale démocratie qui privilégie les conceptions délégataires sur l'intervention du peuple.

Au plan politique, cela s'est traduit par un électoralisme et des combines politiciennes pour la recherche du pouvoir dans un système électoral dont les règles ont été cadrées pour empêcher que les libéraux perdent les majorités. Au plan syndical la culture du dialogue social prime contre l'intervention dans les luttes des salariés.

La chute du mur de Berlin a amplifié les efforts idéologiques de cette partie de dirigeants de la CGT acquis au réformisme face à de nombreux dirigeants devenus orphelins de la disparition de l'Union Soviétique considérant le triomphe du capitalisme comme à présent indépassable.

Il faut relire les interventions au CCN de la CGT qui a suivi la chute du mur de Berlin pour comprendre l'offensive du camp réformiste dans la CGT et l'opération de grande envergure engagée durant la deuxième période du mandat de L. Viannet pour transformer la CGT.

Comment le courant réformiste de la CGT pourrait-il influencer à ce point la CGT (la Confédération, les Fédérations, les UD, les Comités Régionaux, les Unions Locales et les Syndicats) si idéologiquement, ses idées, ses thèmes, ses analyses et propositions n'avaient été étudiés dans les formations, diffusés, relayés, pour devenir des références aujourd'hui ?

Si les idées et la culture réformiste n'avaient pas gagné l'adhésion de nombreux militants et dirigeants de la CGT, les dirigeants confédéraux ne pourraient pas aller aussi loin dans leurs prises de positions publiques aujourd'hui !

En fait, celles et ceux qui continuent à lutter pour que la CGT privilégie le travail syndical, pour construire avec les syndiqués la mobilisation revendicative des salariés en éclairant le débat de propositions pour imposer la transformation sociale, contester les choix du Capital, transformer la société en se libérant du capitalisme, subissent aussi cette pression idéologique du camp réformateur.

Ils et elles subissent l'idéologie dominante dans la CGT en transférant très souvent le débat sur les personnes, les dirigeants, les directions voire sur la forme sans mener la bataille idéologique sur le fond, faute de réfléchir aux idées qu'il conviendrait de mettre en débat pour sortir de cet étau.

Pourquoi cette situation dans le CGT ?

Parce que bon nombre d'arguments développés, ressassés par la sociale démocratie, l'église catholique (voir la doctrine sociale de l'église) se sont imposés comme des évidences.

- On ne lutte plus contre, on se bat pour une autre réforme, on ne combat plus les restructurations, les licenciements, on se bat pour un plan social de haut niveau, on ne revendique plus la gestion et la direction des entreprises par les salariés, on réclame de bons repreneurs !

- On ne conteste plus l'Union Européenne, on agit pour une autre Europe, on ne met plus en cause le capitalisme et la dictature qu'il orchestre, on réclame la dimension sociale des entreprises, des politiques publiques, de l'Union Européenne ... !

- On ne combat plus les politiques d'austérité, l'offensive régressive du patronat, on est entré dans le diagnostic, les solutions partagées dans le cadre du dialogue social !

- Contester les pouvoirs décisionnels du patronat, le lien de subordination qu'il inflige aux salariés est devenu dogmatique !

- Mettre en cause le système économique en place, la main invisible du marché est devenu irréaliste, d'une autre époque ! Celles et ceux qui luttent pour changer la société deviennent des idéalistes nostalgiques du passé !

Les militants de la CGT à la tête des actions des salariés dans les entreprises sont qualifiés de caricatures, et les formes de luttes décidées par les salariés comme ne correspondant pas à la stratégie syndicale ambiante !

Ces discours totalement délirant des dirigeants d'une organisation syndicale de classe comme la CGT cultive le découragement et la colère parmi les militants et font les choux gras de FO et de Sud.

En fait ce qui est devenu essentiel aux yeux de nombreux dirigeants, ce n'est pas comment la CGT peut être perçue par les salariés, mais comment elles et ils sont appréciés par les acteurs du camp d'en face.

Ce besoin de reconnaissance par les politiques, le patronat, de nombreux membres de la direction de la CGT, nombreux conseillers confédéraux, témoigne d'un profond malaise qui révèle l'échec d'une stratégie qui ne permet pas de comptabiliser des avancées sociales.

Mesurons bien que ce qui se passe dans la CGT en ce début 2014 est lourd de conséquences pour les syndiqués et au final pour les salariés.

Les syndiqués et militants subissent dans la CGT le déferlement idéologique du camp des réformateurs de droite comme de gauche acquis à la logique capitaliste.

Ils et elles doivent se battre contre la répression organisée par les directions dans les entreprises privées comme dans le public avec de moins en moins de soutien des structures de la CGT et maintenant, elles et ils doivent aussi batailler sur les positions de leur propre organisation syndicale quand ce n'est pas les attaques internes auxquelles ils doivent se confronter.

Ce qui se passe dans les groupes qui arrosent généreusement tous ceux qui se complaisent dans le dialogue social hors sol produit des situations de rentes dont la contrepartie est conditionnée à la paix sociale.

Ce qui se produit dans les territoires avec la multiplication des lieux de discussions pour sortir le syndicalisme des lieux du travail, tout cela génère la destruction du syndicalisme de classe.

L'épisode du CCN et ce qui se passe depuis dans la confédération, montre combien la politique des cadres syndicaux a été organisée et pensée par le sérail confédéral pour favoriser une prise de contrôle de tout l'appareil confédéral, des directions de très nombreuses fédérations, UD et Comités Régionaux par des syndicalistes acquis aux thèses et objectifs de la sociale démocratie.

Des syndicalistes propulsés aux responsabilités avec de moins en moins d'expérience de terrain, quelques-fois issus de la CFDT (ex : Marie Laurence Bertrand du bureau confédéral, Patrick Brody responsable à la vie syndicale ou Jérôme Vérité Secrétaire Général de la fédération des transports ...)et de nombreux militants encartés au PS nombreux au bureau confédéral et à la CE confédérale.

L'objectif des dirigeants confédéraux n'est plus depuis longtemps de disposer de cadres syndicaux en capacité de réfléchir par eux-mêmes de produire de la réflexion, des analyses et des propositions pour alimenter le débat interne, les initiatives avec les salariés mais de disposer de bons petits soldats aux ordres de la direction comme à la cfdt !

En fait ce qui est visé est de passer d'un mode de fonctionnement sous l'autorité de la base, à un fonctionnement très centralisé du type CFDT répondant aux exigences de l'Union Européenne et de son outil d'intégration social qu'est la CES.

L'interview du 20 Février de T. Lepaon dans le Nouvel Economiste qui plaide publiquement pour l'alliance entre le Capital et le Travail confirme qu'un véritable virage idéologique de la CGT beaucoup plus grave qu'il n'apparaissait aux yeux de nombreux militants au moment du 50 ème Congrès, est en cours.

Si de nombreuses directions de syndicats, d'UL et d'UD écrivent et protestent par rapport à la stratégie confédérale de la CGT, les dirigeants en place managent les débats en gauchisant le discours en fonction des réactions dans les réunions pour emporter par l'illusion des apparences sur la forme l'adhésion de la majorité.

C'est se qui c'est passé les 11et 12 Février 2014, au CCN après un rapport introductif présentant la journée d'action du 6 Février comme une journée de grande mobilisation est assez incroyable.

Les méthodes de management de l'appareil confédéral qui ne veut pas pousser aux luttes et qui qualifie d'importantes les mobilisations du 6/2 illustrent comment les dirigeants peuvent se permettre de s'asseoir sur l'expression d'un grand nombre d'adhérents de la CGT et rouler dans la farine un CCN dans lequel il y a bien longtemps que le débat d'idées a été éteint.

Qualifier la journée du 6 février de mobilisation importante n'est ni sérieux, ni responsable, pourtant la ficelle utilisée par T. Lepaon a fonctionné devant le CCN !

Avec des participations de salariés extrêmement réduites dans la grève dans les professions, de nombreuses organisations de la CGT qui n'appelaient pas à l'action, le refus des autres OS d'appeler les salariés à l'action, le CCN apprécie majoritairement comme positive la journée interprofessionnelle du 6 février sans discuter du réel sur le terrain !

Dans cette ambiance curieuse des voix, cette fois beaucoup plus nombreuse, sont intervenues pour condamner dans le CCN la rencontre CGT avec le CRIF, pour contester la plate forme de janvier avec notamment la CFDT et pour réclamer que la CGT donne des suites à la mobilisation. Plusieurs UD et fédérations ont réclamé de s'inscrire dans la journée d'action proposée par FO, du 18 Mars.

Le Bureau confédéral est resté de marbre face à ces interpellations sans ne jamais se prononcer sur la rencontre CGT-CRIF et pas davantage sur la journée du 18 Mars 2014.

La fédération des organismes sociaux est intervenue le 2ème jour pour resituer l'origine de la journée du 18 Mars : un appel de la fédération CGT des organismes sociaux pour défendre la protection sociale attaquée par les mesures du Gouvernement (URSSAF, CAF, régime d1indemnisation du chômage), les directives Européennes.

A la suite de cette décision, elle s'est adressée aux fédérations des autres organisations syndicales pour essayer de faire du 18 mars 2014 une journée nationale d'action unitaire avec manif à Paris des personnels des organismes sociaux.

La Confédération FO s'est ensuite emparée de cette action pour la récupérer à son compte.

Si effectivement la CGT avait pris ses responsabilités, si l'appareil confédéral avait accepté d'entendre ceux qui revendiquaient au CCN (notamment) un débat sur le financement et la gestion de la protection sociale, nous n'en serions pas là !

Seulement voilà, très majoritairement, le bureau Confédéral de la CGT et sans doute la CE Confédérale sont acquis à ce que préconise le PS en matière de financement de la Sécu, des retraites comme de l'indemnisation du chômage.

Accepter ce débat obligerait chacun(e) à se positionner, donc à, livrer ses positions et donc à dévoiler des collusions dont les dirigeants confédéraux ne veulent pas.

La question est la même concernant le positionnement de la CGT sur l'Union Européenne et la tarte à la crème de l'Europe sociale.

Plusieurs intervenants ont pointé durant ce CCN de février les questionnements dans les structures des militants sur l'utilité de continuer à participer à des discussions dans les ministères, alors qu'il n'y avait rien à attendre dans ce cadre.

Ces questionnements se sont soldés par la non réponse des dirigeants confédéraux !.

Un point a été donné sur les discussions concernant le financement des Organisations syndicales par l'administrateur Confédéral E. Lafon sans aucune proposition d'information et de mobilisation des salariés.

Seule la fédération des métaux a réagi par la voix de P. Martinez dénonçant les escrocs de l'UIMM, plus largement du patronat et invitant à la

mobilisation de la CGT contre cette attaque du gouvernement contre le syndicalisme.

Mourad Rabbi de THC a proposé de discuter comment répartir sur les structures, la baisse des moyens ce qui de fait conduit à stériliser toute bataille et laisser tranquillement le gouvernement pour porter des coups principalement à la CGT.

Dans ces débats, il est à noter également le rôle de Mohamed Oussedic qui lui aussi, sur une autre partition, plaide pour l'alliance Capital Travail (rien de surprenant de la part de ces deux dirigeants de la CGT appartenant au parti socialiste !)

Le débat sur le devenir de la NVO, qui avait dès le départ suscité des réactions, s'est conclut sans réelle décision si ce n'est un vote à l'arrachée dans la confusion générale pour arrêter des décisions au prochain CCN de Mai et permettre au BC de la CGT de poursuivre l'opération de liquidation du journal et des éditions de la VO.

Pour la première fois le CCN s'est achevé sans aucune conclusion des débats par le bureau confédéral, confirmant si besoin était le marasme ambiant dans l'édifice confédéral.

Les organisations de la CGT sont maintenant confrontées à des interrogations sur le positionnement réels de la CGT pour le 18 Mars avec des structures qui appellent, d'autre pas, un flou artistique de la Confédération qui est obligée d'être dans l'appel avec 3 autres OS sur des contenus plus que divers.

- Avec un salariat massivement précarisé, profondément frappé par les politiques régressives depuis le début des années 70.

- Avec un paysage syndical de désolation avec pas moins de huit organisations profondément divisées et un syndicalisme affaiblit, loin d'être présent dans la majorité des entreprises.

- Avec un gouvernement et ses majorités à l'assemblée Nationale, dans 20 Régions sur 22, dans la majorité des conseils généraux et grandes villes qui travaillent à l'intégration du syndicalisme à la logique de l'Union Européenne au service des grands groupes,

Les questions qui sont à présent posées à ce stade sont :

- Comment redonner confiance au salariat désabusé par le fait politique, désespéré de ne pas être entendu, révolté par l'accroissement des inégalités ?

- Comment redonner confiance dans l'action collective à la jeunesse, aux salariés en activité, aux privés d'emploi, aux retraités après quarante années sans mobilisation interprofessionnelle victorieuse ?

- Comment créer les conditions d'une syndicalisation de masse à la CGT en nous réappropriant une CGT de classe, de masse dans les entreprises, les localités, les départements et professions ?

La perspective du 18 mars ne peut laisser perdurer la confusion dans la CGT.

Nous n'avons pas d'illusion sur les intentions des dirigeants des autres organisations syndicales de salariés qui n'ont pas été créées pour développer les luttes des salariés face à l'adversaire de classe et encore moins pour favoriser l'unité et le rassemblement des salariés.

FO comme la FSU et SUD s'activent dans cette période pour préparer les élections de représentativité dans la Fonction Publique en décembre prochain, et cela dans une période où la CGT affiche d'importantes incohérences entre ses structures et ses dirigeants, des discours très contradictoires, y compris du secrétaire général d'une déclaration à l'autre.

Si les prétextes ne manquent pas pour agîr, réagir, manifester, se mettre en grève pour revendiquer l'augmentation des salaires, le développement du travail salarié, stable, qualifié sous statut ou convention collective, pour conforter notre système de protection sociale, reconquérir sa gestion par les salariés, Faisons du 18 mars un tremplin de la contre-offensive du salariat dans les luttes.

Le 18 mars doit être l'occasion de faire monter le refus de l'austérité des politiques publiques et de la dictature idéologique, sociale, économique du MEDEF et de ses satellites, UIMM, FSB, FNSEA,....

La mobilisation des salariés ne se décrète pas, elle se construit pas à pas par le travail militant de terrain, par la consultation, le débat avec les salariés sur les lieux de travail, à la porte des entreprises.

Elle suppose le débat le plus large avec des militants et syndiqués en capacité d'échanger, d'emporter la conviction des autres sur la justesse de la proposition d'entrer tous ensemble dans l'action le 18 mars prochain.

Réamorcer une dynamique de grandes mobilisations pour gagner sur les revendications faire barrage aux prétentions du Medef et à la politique d'austérité du gouvernement impose une construction revendicative sur les lieux du travail et en premier lieu avec les militants et syndiqués de la CGT.

Comme rien n'est naturel, ni spontané au plan de la démocratie syndicale et de la démocratie salariale, les premiers dirigeants des syndicats, des UI, des UD et autres structures de la CGT, les dirigeants ont le devoir et la responsabilité d'impulser, d'organiser et créer les conditions de ces débats dans lesquels chacun(e) doit pouvoir donner son avis, exprimer son opinion et ses propositions sur le contenu revendicatif, la forme et la durée de l'action.

Des PV de réunions recueillant les opinions exprimées et décisions prises doivent être adressées à l'ensemble des structures pour secouer le CGT, créer l'émulation dans l'organisation.

Si la CGT appartient à ses adhérent(e)s, elles et ils doivent se faire entendre et ce qu'ils expriment doit être pris en compte par les directions de toutes les structures de la CGT présents au CCN de la CGT.

Intervenons, faisons connaître dans l'organisation, les prises de positions de syndicats, de syndiqués, de directions de structures qui s'opposent à intégrer le syndicalisme d'accompagnementprôné principalement au plan syndical par la CFDT, la CFTC, la CGC, la CES, au plan politique pour le PS et les Verts les partis de droite.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 15:01

Communiqué de presse de l'Union Locale CGT de Roissy / Syndicat national CGT Air France / Fédération CGT des Transports : « Assez de répression antisyndicale chez Air France ! Réintégration immédiate de Francis Smaïl ! »

 

Depuis plus d'un an, notre camarade Francis SMAÏL, délégué du personnel CGT, mène un combat judiciaire contre le licenciement dont il a fait l'objet par AIR FRANCE, qui lui reproche d'avoir soutenu les grévistes d'une de ses filiales en Guyane, pendant ses congés payés !

 

Le tribunal administratif vient de casser son licenciement ce qui ouvre droit pour Francis à une réintégration immédiate chez AIR FRANCE. Francis en a fait la demande dès la décision du tribunal connue, mais AIR FRANCE n'a pas donné suite. C'est pour cette raison que Francis s'est présenté ce matin à son poste de travail afin de demander à être immédiatement réintégré dans son emploi.

 

Pris par surprise, AIR FRANCE lui annonce en réponse accepter sa réintégration mais poursuivre une ancienne procédure disciplinaire menée à son encontre – pour une autre affaire – qui a pourtant fait l'objet d'un rejet par l'inspection du travail et est juridiquement “éteinte”. Il est donc impossible pour AIR FRANCE de “reprendre” cette procédure.

 

Ce que cherche à faire AIR FRANCE avec ces procédures disciplinaires à répétition, et les longs combats judiciaires qui s'en suivent, c'est maintenir un militant syndical CGT à l'extérieur de l'entreprise, par tous les moyens possibles. AIR FRANCE préfère perdre du temps et de l'argent devant les tribunaux plutôt que de devoir tolérer la présence de militants combatifs capables d'organiser les salariés en défense de leurs intérêts. Et comme en témoigne le plan d'austérité “Transform 2015”, les intérêts de la direction d'AIR FRANCE ne sont pas les intérêts des salariés !

Cet acharnement de la direction d'AIR FRANCE contre Francis doit cesser sur le champ. Pour obtenir satisfaction, nous menons dès à présent un combat sur tous les fronts : Nous avons saisi l'inspection du travail et les tribunaux ; des militants CGT sont actuellement mobilisés aux côtés de Francis ; une grande mobilisation militante se prépare.

 

Afin que ces pratiques cessent, le gouvernement socialiste doit intervenir clairement

en amnistiant les militants syndicaux victimes de procédures disciplinaires.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 22:24
Étonnant, (parait'il,  pas tant que ça..)

Nos camarades d'Orly, dont on suit les péripéties depuis quelques articles, se voient aujourd'hui sévèrement remis dans l'axe par leur propre secrétaire général.
Dans une lettre du 6 février adressée au secrétaire de la section, celui-çi rappelle quelques règles de  bases sensées assurer le fonctionnement acceptable d'un syndicat:

"Sans contact avec moi ou un membre du Bureau National, vous publiez dès le lundi 2 février un tract se voulant une réponse à la lettre citée" (celle de la direction des ressources humaines d'Air France).
"Ce n'est pas un fonctionement acceptable"
"Court-circuiter le Syndicat, fonctionner, non pas comme une section syndicale, mais comme un syndicat autonome, sont sources de dysfonctionnements et je te demande au nom du Bureau National d'y mettre fin"


Si l'on peut , éventuellement ,discuter du fonctionnement de la com à l'intérieur d'un syndicat ou de toute autre organisation du même genre, le ton est ferme et les propos laissent bien peu de place à une éventuelle expression démocratique.
Nos camarades osent communiquer sur un évènement international (fut-il aussi important que le conflit Israëlo-Palestinien)!!!


"Des tracts de ta section, qui me semblent négatifs" (??),"voire outranciers, coupés des revendications et des besoins des salariés d'Orly, sont je le répète encore une fois de votre seule responsabilité. Mais le conflit que vous traitez régulièrement, à savoir le conflit au Moyen-Orient, mérite du discernement et de la mesure"
"N'oublions pas que les militants de la CGT sont différents dans leurs convictions politiques, philosophiques ou religieuses et que tous doivent se sentir à l'aise dans notre syndicat"


Est ce en "bridant " l'expression, que les syndiqués se sentiront mieux dans leur Syndicat?
Et les valeurs de la CGT, là dedans....

 Tout ceci me semble l'expression d'une conception unilatérale.....

Bref...
J'aurai naïvement pensé, que le SG serrait immédiatement monté aux créneaux pour défendre ses Camarades, quitte, entre quatre yeux, à se mettre une ronflée sur la façon de procéder.
A la place de ça, la lettre se termine par une menace à peine voilée:


"Nous avons deux pour remonter la pente, pour retrouver le lien avec les salarié d'Orly-Escales, pour organiser collectivement leur défense et pour que la CGT Orly-Escales, qui est tombée au niveau des adhérents et des résultats électoraux au plus bas, retrouve sa place, c'est à dire la première"

En gros "tu ferrais mieux de faire ton boulot (dans ma conception), plutôt que de soutenir les Palestiniens"

Personne ne semble mettre en cause l'orientation du BN de la CGT-AF dans les résultats électoraux ou dans le manque de confiance affiché des salariés vis à vis de notre Organisation.
Et pourtant, aux élections prud'homales, les PN ont délaissé massivement la CGT. Ne serait-ce pas à cause des positions ambigües du Syndicat lors des négos sur l'Accord Collectif, ou, faut'il le rappeler, les responsable syndicaux CGT s'étaient rangés sous la proposition de la direction.
Il fallut un référendum et ses conséquences pour que le syndicat, mis en minorité, revoit sa position.

Et l'accord NAO 2008 "La CGT adhère à l'accord....mais subordonne sa signature..."?
Et l'interdiction de grève sur les GP avant les vacances?

Enfin...
La réponse des Copain d'Orly:


Orly, le 9 février 2009.


  • A l’attention de XXXX XXXXXXXX



Comme la CGT de l’Union Départementale 94 qui nous envoie ce message : « Félicitations concernant le retrait de la plainte de la Direction par rapport à votre juste expression face au drame vécu par le peuple palestinien », on s’attendait à ce que tu partages la joie sincère de celles et ceux qui nous ont écrit lors du retrait de la plainte de la Direction d’Air France contre le droit d’expression de notre section syndicale CGT


Comment ne pas nous étonner et regretter de voir que tu préfères utiliser des arguments quasi-similaires à ceux de la Direction qui sont empreints de mauvaise foi, de mensonges et de sous-entendus que tu sembles partager en faisant des amalgames avec d’autres publications. Comme si, sur une plateforme qui compte des dizaines de milliers de salariés et de citoyens, il n’y avait pas nature à diversité. Cependant, aucune de celles qui ont été présentées par la police judiciaire, lors de notre audition, ne présentaient un caractère d’appel à la haine ou à l’antisémitisme.

 

Ce n’est pas à toi que nous allons rappeler que les Statuts de notre syndicat laissent, par ailleurs, toute liberté à celles et ceux qui professent, en dehors de l’organisation syndicale, la manifestation de leurs opinions ; mais, en l’occurrence s’agissant de notre section, les propos tenus dans les tracts à l’en-tête de notre Syndicat sont assumés et revendiqués et c’est bien mal nous connaître que penser que nous n’assumerions pas nos responsabilités !


Quoiqu’il en soit, la lettre de Colin attaque bien notre Section et le contenu de nos tracts et la plus élémentaire des corrections aurait été de nous tenir immédiatement informés, mais il est vrai que le canal hiérarchique fut plus rapide que celui de notre syndicat. Un constat, cependant, sept jours après cet envoi, nous n’avons pas vu le moindre mot de ta part pour protester contre les écrits totalement écœurants de dirigeants d’AF qui osent parler « d’incitation à la haine » !!!


Malheureusement, nous avions remarqué aussi qu’aucun tract à l’entête du syndicat d’Air France n’était paru pour appeler aux manifestations, auxquelles appelait notre confédération, contre une guerre qui, en trois semaines, aura quand même tué 1315 personnes dont la plupart étaient des civils (et dont 413 étaient des enfants)



La Direction a choisi d’attenter à notre liberté d’expression sur le contenu de nos journaux CGT « Résister Ensemble n° 6 et 7 », considérés contenir des « articles à caractère purement politique. Cette diffusion étant illégale ». A partir de contacts avec notre Union Départementale et l’Union locale, nous avons réaffirmé au travers



de plusieurs communiqués, notre attachement à interpeller les salariés pour agir en vue d’obtenir une Paix durable au Proche-Orient. Il est clair que les communiqués de presse étant publics ils peuvent, fort heureusement, être repris par la presse et d’autres associations.


Oui, nos Statuts nous permettent de disposer du droit d’expression « que nous devons défendre jalousement » (comme tu dis toi-même) ; par ailleurs, tu comprendras que nous ne partagions pas ta vision pessimiste de l’important travail effectué par nos militants(es) et notre section. Oui, nous avons traité « régulièrement » (serait-ce un reproche) de cette sale guerre au Moyen-Orient ; n’est-ce pas un sujet qui le mérite ?. Notre syndicat, et c’est l’une de nos fiertés, a toujours œuvré pour la Paix et le désarmement, pour les Droits de l’Homme et le rapprochement des Peuples : c’est d’ailleurs ce dimanche 8 février l’anniversaire de la mort de neuf militants de la CGT, au Métro Charonne, pour avoir fait vivre leurs idées pour la Paix en Algérie.


La Confédération CGT a publié huit communiqués sur ce thème et des tracts appelant aux manifestations pour la Paix et ce sont, pour l’essentiel, ces communiqués qui ont été repris dans nos publications. Comment par ailleurs peux-tu te permettre de nous reprocher une absence de discernement vis-à-vis des salariés et adhérents alors que, justement, nous avons pris la précaution afin d’éviter toute dérive d’opposition, de prendre aussi un communiqué de l’association « Union juive française pour la Paix » (UJFP), qui existe depuis 1982 sur le plan international, et pour laquelle il faudrait avoir un peu plus de respect et d’informations, car tu sembles ignorer qu’il s’agit d’une organisation « laïque » progressiste.


Ne t’inquiètes pas notre indépendance ne saurait être remise en cause, nous venons encore une fois d’en faire la démonstration. Quant à l’avenir, tu peux être assuré de notre ténacité pour défendre aussi l’intérêt de nos collègues sur Orly et d’ailleurs les dernières élections prud’homales ont démontré, avec nos + 9,8% sur les dernières DP et + 0,6% sur les prud’hommes de 2002, que les salariés savaient pouvoir compter sur leurs militants et leur section sur Orly.


Maintenant, çà suffit, il est temps de se ressaisir. Temps de cesser cet ostracisme récurrent vis-à-vis de notre section qui nous éloigne aujourd’hui de la défense des meilleures traditions de la C.G.T., celle de sa lutte incessante contre tous racismes, contre le colonialisme et pour la Paix dans le monde.


OUI, il serait temps de relever le challenge pour mettre en place un véritable plan de travail à Air France et d’avancer des propositions pour mobiliser l’ensemble des personnels dans des actions coordonnées, face à la politique d’un Gouvernement et d’un patronat, qui menacent l’avenir de nos emplois, de nos rémunérations, de nos conditions de travail et de nos acquis.



Les militants(es) de la section CGT ORLY OUEST





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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 22:50
Pour faire suite aux discours démagogiques de notre petit (par la taille aussi) président, une reproduction fidèle du tract de nos Camarades d'Orly.

Vous allez dire "il ne s'embête pas en ce moment, à part des "copier-coller".
Certes, mais que voulez vous, ils disent exactement ce que l'on pense...

 

Section Orly Escales


Orly Ouest – 3e étage

94396 Orly Aérogares Cedex A 194

Tél. : 01 41 75 63 67 Fax : 01 41 75 61 03

e-mail : cgtorlyouest@free.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfumage Présidentiel : les salariés qui auront regardé son discours n’auront pas trouvé réponse a leurs interrogations, à leur colère, à leurs aspirations. Pire, à écouter le Président, nous sommes devenus : « les classes moyennes », parce qu’il serait devenu dans la norme aujourd’hui d’être payé au SMIC ! Les classes dirigeantes (très éloignées de cette menue monnaie) n’imaginent même pas comment on peut tenter de vivre avec moins de 1300€ bruts par mois ?

Le Président de tous les français n’aura pas eu un mot, non plus, pour ceux de la Guadeloupe, en grève générale depuis plus de 15 jours, pour ceux de la Martinique qui les rejoignent, et rien que du mépris toujours pour les fonctionnaires, dont il faudrait supprimer un emploi sur deux ! Mais quelle France veulent-ils laisser à nos enfants avec moins de « dépenses » pour l’enseignement, pour la recherche, pour les hôpitaux ?

Ailleurs, la patronne des patrons, Mme Parisot se dit « consternée » lorsqu’elle voit les photos des manifestants français à la Une du Wall strett, ruinant ainsi notre réputation !. Elle se dit tout aussi « consternée » par l’idée, du Président Américain, de bloquer à 500.000$ annuels les salaires des dirigeants d’établissement financiers soutenus par l’Etat !!! Toujours plus, elle exige la suppression de la taxe professionnelle et elle l’obtient. Par contre, pour nous le monde du travail, le Président vante les vertus du « chômage à temps partiels » (une RTT à bas coût) à l’écouter, plus avantageux que le « chômage tout court »…

Une seule proposition à retenir dans ce discours, non pas comme une nouvelle promesse pour enfumer le bas peuple, mais sous forme DE LOI à imposer pour un retour à la redistribution des richesses que nous créons par le travail.

OUI A UN TIERS DE PROFITS POUR NOUS

Un calcul rapide : environ 450 milliards (selon l’Insee) d’EBE (excédent brut d’exploitation) à diviser par la population active (environ 15,458 millions d’individus selon les chiffres du ministère du travail). Soit un tiers de profit : 146 milliards d’euros divisés = 9.168,75 euros par salariés par an (environ 760€ de plus chaque mois )


.....et le communiqué de la Confédération:


Montreuil, le 6 février 2009

Un nouveau rendez-vous de

mobilisation s’impose

De l’entretien télévisé de Nicolas Sarkozy d’hier, on retiendra surtout qu’il réagissait à l’immense mobilisation des salariés du 29 janvier. Force est de constater que si le Président de la République s’est présenté à l’écoute des inquiétudes, il n’apporte aucune réponse concrète aux revendications exprimées.

Le Chef de l’Etat convoque le 18 février une rencontre entre les pouvoirs publics, le patronat et les syndicats. Ce cycle de discussions pourrait notamment porter sur le partage des profits entre les actionnaires et les salariés. Cela confirme la force des revendications pour la revalorisation des salaires, la profondeur du sentiment d’injustice suscité par les réponses gouvernementales à la crise financière et économique. Mais Nicolas Sarkozy continue de justifier sa politique opposant la relance de l’investissement à celle de la consommation, pour mieux rejeter toute idée de revalorisation du SMIC et des salaires.

Face à l’expression des préoccupations sur l’emploi, il a dû occuper le terrain. Il s’est prononcé pour l’arrêt des délocalisations de l’industrie automobile, mais est resté muet sur les moyens qu’il entend mettre en œuvre pour y parvenir. Il n’a apporté aucune réponse à la revendication de nouveaux droits collectifs d’intervention des salariés pour s’opposer aux suppressions d’emplois et aux fermetures d’entreprise. Pire, la seule décision prise est un nouveau cadeau accordé sans contrepartie aux entreprises : la suppression de la taxe professionnelle, annonciatrice d’un alourdissement de la fiscalité locale, au détriment du pouvoir d’achat des salariés, chômeurs et retraités.

Il a dû reconnaître que l’accord sur l’assurance chômage, non signé par 4 confédérations sur 5 et auquel la CGT s’est opposée, ainsi que celui sur le chômage partiel, ne répondait pas à l’évolution des besoins d’indemnisation des chômeurs. Il a envisagé des mesures complémentaires en matière de chômage partiel, pour les précaires et pour les jeunes. Mais aucune disposition immédiate n’a été annoncée, tout a été renvoyé à de nouvelles discussions.

En revanche, la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite est confirmée. Alors que les instituts officiels pronostiquent des centaines de milliers de suppressions d’emplois en 2009 dans le secteur privé, cela ne peut que réduire encore plus les offres d’emploi et aggraver le chômage.

Ni les propos du Président de la République ni ceux de la Présidente du MEDEF ne répondent aux revendications de la déclaration commune du 5 janvier des 8 organisations syndicales. Ils confirment le bien fondé de la mobilisation des salariés et la nécessité de la poursuivre et de l’amplifier. Dans les entreprises, le nouveau rapport de force créé par l’ampleur de la mobilisation doit se traduire en actions pour les salaires et l’ensemble des revendications. La pression de la mobilisation doit s’exercer sur la rencontre du 18 février. Un nouveau rendez-vous de mobilisation national interprofessionnel unitaire doit être proposé aux salariés.


Ces perspectives seront l’objet de la réunion de lundi des 8 organisations syndicales ayant appelé à l’action du 29 janvier, sur la base de leur déclaration revendicative commune.



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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 22:22
Des rebondissements dans l'affaire qui oppose nos camarades de la CGT d'Orly Ouest à la direction d'Air France.

Nos collègues ont été convoqués par la police suite à un dépôt de plainte de la direction d'Air France...
L'article dans Le Parisien du 5 février:


Un pas en avant, deux en arrière. Air France ne rime pas avec versatile et pourtant, la compagnie aérienne a porté plainte contre le syndicat CGT d’Orly-Ouest avant de la retirer sans apporter véritablement d’explication. Dans une lettre envoyée au syndicat CGT datée du 29 janvier, le directeur général adjoint des ressources humaines écrit : « Il a été porté à notre connaissance que des membres de la section Orly-Ouest de votre syndicat ont exercé une activité militante, partisane, de nature non syndicale dans les locaux de l’entreprise.

» Directement visée, la distribution de tracts, fin janvier, appelant à manifester contre l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Pour la compagnie aérienne, dans une autre lettre datée du 26 janvier : « Cette diffusion est illégale. Elle est contraire aux dispositions de l’article L 213-1 du Code du travail, qui définit l’objet exclusif des syndicats professionnels. L’action syndicale doit se différencier de toute action politique. »

Incompréhension de la CGT

Dans la foulée, une plainte est déposée et en début de semaine, des responsables de la CGT d’Orly sont entendus par la police : « Les enquêteurs nous ont demandé qui décidait du contenu de nos tracts, comment ils étaient distribués, pourquoi la CGT a des expressions à caractère politique, énumère Claire Brochard, délégué syndicale CGT. C’est la première fois qu’on porte plainte pour ça contre nous. C’est incompréhensible. On a distribué des tracts contre les expulsions de sans-papiers, pour la libération de Nelson Mandela, contre les profanations au cimetière de Carpentras… il n’y a jamais eu de problème. Pourquoi cette fois-ci ? »

Visiblement le sujet embarrasse. Interrogée, Air France a d’abord nié avoir porté plainte avant de reconnaître à demi-mot qu’une plainte avait bien été déposée avant d’être retirée. « On s’est rendu compte que cette affaire était interne au syndicat », explique d’une manière lacunaire un porte-parole.
Dans un communiqué, la CGT condamne « cette tentative dans une entreprise qui prône un dialogue social de qualité qui passe par une confiance mutuelle ». Et le syndicat de conclure : « Notre section se réserve le droit d’entamer une procédure pour dénonciation calomnieuse. »

Le Parisien

 


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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 07:11
Prévue début juillet à l'annonce de la mesure de diminution des facilités de transport pour le personnel Air France et pour certaines de ses filiales, une grève avait été reportée. Nous ne reviendrons pas sur la façon dont celà s'était passé....
Re-voiçi la "menace" suite aux promesse non tenues de la direction d'Air Franc
e:

Menace de grève à Air France : réunion des syndicats jeudi

L'intersyndicale d'Air France, qui a menacé de faire grève à la suite de l'augmentation du prix des billets à tarifs réduits pour les salariés du groupe, doit se réunir jeudi pour décider si elle maintient son mot d'ordre, après avoir rencontré la direction mercredi.
La grande majorité des syndicats d'Air France, qui composent l'intersyndicale, menacent depuis le 2 février de faire grève à partir du 26 février en raison de l'augmentation au 1er janvier du prix de certains billets à prix réduit dont bénéficient les 70.000 salariés, les "R1" réservables à l'avance.
L'intersyndicale, qui s'est réuni mercredi avec la direction des ressources humaines de la compagnie, doit se concerter jeudi pour décider du maintien ou du retrait du préavis de grève reconductible déposé pour le 26 février, a-t-on appris jeudi auprès de plusieurs sources syndicales concordantes.
Selon ces sources, les syndicats ne sont pas d'accord entre eux. Certains estiment qu'ils ont obtenu des gestes suffisamment forts de la direction pour ne pas aller au conflit, d'autres, qui semblent minoritaires, seraient favorables au maintien du préavis de grève pour obtenir plus de la direction.
Un porte-parole d'Air France a confirmé que la direction de la compagnie avait rencontré les syndicats mercredi au sujet de l'augmentation des tarifs des billets à prix réduit sans faire d'autres commentaires


Quand on prend une position ou l'on préfère allez discutez avec les sénateurs plutot que de s'appuyer sur les salariés, sur ses propres adhérents, on prends le risque de se faire "envoyer sur les roses" au moment d'une re-mobilisation...
Comment expliquer que "c'est le moment, il faut y aller" alors que la situation n'a pas vraiment changé depuis juillet??

Afin, ça ne reste qu'une question...

Plus triste, nos Copains d'Orly, suite à l'article sur la Palestine, nous apprenne que la direction d'Air France à portée plainte pour "
....diffusion de tract à caractère politique, non respect article L 2131-1 du Code du travail. " Ils ont été auditionné par la police aujourd'hui.

Li
berté...... Liberté???
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 20:38
....et surtout ne pas dénoncer les exactions de l'état Sioniste.
"Un syndicat n'est certainement pas là pour se prononcer, donner son avis sur l'actualité et encore moins sur les évènements internationaux"
Sauf que, Mr le Directeur Adjoint, la CGT n'a jamais été un syndicat "spectateur", mais bien un acteur de la vie sociale et, par voie de conséquence, de la vie politique du pays.
Différence fondamentale entre l'accompagnement et le progressisme (entre autres).

Préambule pour vous "introduire" à la petite guerre qu'intente la direction de notre extraordinaire companie propriétaire à la CGT-AF, section Orly, suite à la publication dans leur journal syndical d'un article de soutiens à la population Palestinienne de Gaza et dénonçant la violence de l'action de l'armée Israëlienne.


Extrait du journal:

Solidarité - Aide syndicale pour Gaza

mardi 13 janvier 2009

La crise humanitaire à Gaza est aujourd’hui extrêmement grave. Il y a un besoin urgent d’aide internationale. Avec la Confédération syndicale internationale et, en coopération avec la PGFTU (Palestine), la GFJTU (Jordanie) et la Fédération internationale des ouvriers des transports (ITF), un mécanisme a été mis en place pour garantir à la population de Gaza dans le besoin, la livraison d’aide humanitaire, y compris du matériel médical et des denrées de première nécessité.

Un premier convoi est déjà arrivé en Egypte. Un airbus A310, affrêté et chargé par les adhérents de la Fédération jordannienne des transports, et par l’ITF, a atterri à l’aéroport Al-Areesh à 11.30 GMT le 8 janvier 2009. Cet avion transportait trois ambulances, du matériel médical, de la nourriture et de l’eau. Le convoi est en route sous la responsabilité du Croissant Rouge, qui se chargera de la distribution sur place, au titre de « Aide syndicale pour Gaza ».

La CGT, avec l’Avenir Social entend participer à cet appel. Elle compte sur une réaction rapide et massive à cet appel à la solidarité.

Il faut arrêter le massacre de civils par l’armée Israélienne (par Bernard Thibault)

Le massacre de civils par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, conséquence de l’engrenage meurtrier de l’intervention militaire, doit cesser immédiatement. Les bombardements condamnables du Hamas sur le Sud d’Israel ne peuvent justifier ce déferlement de violence.


Aucune guerre ne pourra régler le conflit israélo-palestinien. Au contraire, la violence appelle la violence et éloigne pour longtemps tout espoir de solution politique. C’est déjà ce qui a résulté du blocus de la bande de Gaza par Israël conduisant à des conditions de vie extrêmement dures pour la population palestinienne.


Dans cette situation dramatique, la CGT exprime sa totale solidarité à l’égard du peuple palestinien et à ses représentants syndicaux, notamment à la PGFTU syndicat qui se bat pour défendre les conditions de vie des travailleurs palestiniens.

Le gouvernement français et l’Union européenne doivent prendre l’initiative d’une résolution des Nations Unies afin d’obtenir un cesser le feu immédiat, sous peine de sanctions, le retrait des forces israéliennes et l’installation d’une force de protection. Dès maintenant, le gouvernement français et l’Union européenne doivent suspendre l’accord d’association avec l’Etat d’Israël et cesser toute coopération militaire afin de faire pression sur les autorités Israéliennes.


La communauté internationale doit faire respecter ses propres résolutions, qui sont la base d’un règlement du conflit, notamment la création d’un Etat palestinien pleinement souverain sur l’ensemble des territoires occupés.

 



La direction d'AF condamne entre autres, "Des tracts dévellopant des propos, exprimant une conception unilatérale d'un sujet d'une particulière dureté".

Pensez vous que le fait de dénoncer des massacres, rapportés également par des représentants de l'ONU sur place, et pouvant selon ces mêmes émissaires, faire l'objet de plaintes pour crimes de guerre, pensez vous dis-je, que ces dénonciations sont le fait d'une "conception unilatérale"

Que le Hamas bombarde le sud d'Israël, comme le dit (et le condamne) dans son intervention, Bernard Thibault,  peut'il excuser la mort de plusieurs centaines d'enfants?        
                         pas de combattants, d'enfants!!

"Conception unilatérale", vous aurez mal lu, à moins que les propos ne vous ait été simplement rapportés, occupiez que vous étiez à préparer vos plans de suppressions d'emplois.
Mais je m'égare, il ne s'agit que d'une conception unilatérale d'une situation économique.

La réponse des copains et des copines:


LA PAIX !


Et voilà que le Directeur Général adjoint d’Air France, fidèle lecteur des publications de la CGT et, en l’occurrence de celles de notre section syndicale, envoyait le 29 Janvier, alors que nous manifestions avec quelques 2,5 millions de salariés en colère, une lettre nous faisant reproche d’un « comportement irresponsable, dommageable pour Air France ». Trop respectueux, sans nul doute du droit de grève, il ne s’agissait pas de critiquer notre appel à la grève, mais de vilipender notre « activité militante, partisane de nature non syndicale dans les locaux de l’entreprise» et nos soi-disantes « conceptions unilatérales d’une particulière dureté, dénués de toute pondération » quant aux « évènements intervenus dans la bande de Gaza »


En effet, le Directeur général adjoint aurait lu dans nos publications1 des choses qui n’y sont pas, notamment en terme de boycott ; faut-il croire que les « colporteurs » (nous n’osons pas, en l’occurrence utiliser le terme qui sied d’habitude, celui de collaborateurs) aient fait preuve de zèle ?, mais ce qu’il a pu lire, à l’entête de notre section, c’est l’expression de notre solidarité vis-à-vis du peuple Palestinien, la dénonciation du massacre de centaines de civils, l’exigence d’un cessez le feu immédiat dans la bande de Gaza, le respect des résolutions notamment celle de la création d’un état Palestinien pleinement souverain, c’est le soucis de faire parler ceux qui oeuvrent pour la paix de quelqu’origines soient-ils : CELA NOUS LE REVENDIQUONS.


C’est nouveau, la Direction parle au nom de « nombre de salariés d’Orly », une fois n’est pas coutume, elle se fait tout à coup porteuse d’ « un dévoiement de l’activité syndicale ». Si tant est que cette affirmation soit réelle, car notre proximité et nos heures d’info n’ont pas entendus de telles critiques….toutefois, les salariés d’Orly aimeraient sûrement que la Direction porte autant d’attention à leur récurrentes questions et interventions regroupant toutes les organisations syndicales quant à l’avenir de leurs emplois sur Orly.


Nous n’avons pas besoin de la censure patronale, nous prenons nos responsabilités et dénonçons fermement l’ingérence de dirigeants qui osent intimer l’ordre de « cessation immédiate et définitive des agissements de certains membres de notre syndicat » ?!!


A Air France, comme ailleurs, on ose faire des amalgames intolérables contre celles et ceux qui revendiquent toujours « haut et fort » la Paix au Proche Orient.



1 Se référer à nos journaux « Résister Ensemble » n° 7 – 8 -

  • un tract interne serait ainsi coupable de faire fuir « ses clients dans toute leur diversité », mais l’utilisation des avions d’Air France pour expulser, parfois violemment, de nombreux sans-papiers, n’est-ce pas de nature à choquer notre clientèle notamment du continent Africain ?

  • le plus grave étant cette tentative d’accuser les pacifistes que nous sommes « d’inciter ouvertement à la haine, mettant gravement en danger la cohésion sociale, plus que jamais indispensable ».


C’EST INTOLERABLE ET INDIGNE



Une lecture, sélective ou rapide, n’a sans doute pas permis à nos dirigeants de s’informer auprès de nos nombreuses publications syndicales ou site CGT qui développent (et nous en sommes fiers) de nombreux articles et communiqués en ce sens (Options – Vie Nouvelle – Vie Ouvrière – Communiqués de la Confédération du 29 et 31 décembre et des 7, 8, 13, 26 janvier 2009)



PAS DE LECON DE MORALE. ETIEZ-VOUS A NOS COTES LORSQUE :


  • NOUS ETIONS DANS LA RUE CONTRE LES PROFANATIONS DE CARPENTRAS,

  • NOUS ETIONS DANS LA RUE CONTRE LE MASSACRE DE CENTAINES DE PALESTINIENS CIVILS (dont 413 enfants) POUR QUE LA PRESSION INTERNATIONALE IMPOSE LE RESPECT DES RESOLUTIONS POUR LA CREATION D’UN ETAT PALESTINIEN


Et nous y serons encore, si nécessaire. Les admonestations patronales n’y feront rien !




Sachant combien nos dirigeants portent d’intérêts au social et à l’enfance, nous suggérons d’ajouter aux nombreuses actions de notre entreprise, celle de participer, avec notre syndicat CGT, au travers d’ « Avenir Social » , à la Solidarité pour Gaza en lien avec nos collègues de la CSI, en coopération avec la PGFTU (Palestine), la GFJTU ( Jordanie) et la Fédération internationale des ouvriers des transports (ITF), à l’affrètement d’avions (à notre connaissance, pas ceux d’AF malheureusement) pour convoyer des ambulances, du matériel médical, de la nourriture, de l’eau, mais peut-être est-ce déjà fait ?


Il faut soutenir les copains de la CGT-D'orly, car mon petit doigt me dit que tout le monde ne le ferra pas.....

Section Orly Escales


Orly Ouest – 3e étage

94396 Orly Aérogares Cedex A 194

Tél. : 01 41 75 63 67 Fax : 01 41 75 61 03

e-mail : cgtorlyouest@free.fr


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