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Samedi 14 mars 2009
Rapportée par Rue89 et commentée également sur RTL et France Inter (les matinales), la question suivante:
Qui a payé les vacances du président et de Madame en visite d'état au Mexique?

"En visite d'état", la précision est importante, puisque cet homme, issu du suffrage universel, représente la France lors de ce type de déplacement.
Lisez donc, et dites nous si vous vous retrouvez dans les "valeurs" de ce monsieur (et de son épouse):

Mexique : Sarkozy a-t-il séjourné chez un narco présumé ?


Ce Nicolas Sarkozy quel homme extraordinaire!
Dire que De Gaulle avait fait installer un compteur EDF dans ses appartements de l'élysée afin de payer, à ses propres frais, sa consommation d'électricité...
Vous me direz, il avait foutu l'OTAN dehors, alors que l'autre nous remet dedans.

Ily a eu de grands présidents, tous, pour l'instant, aux antipodes de nos conceptions de ce que devrait être notre société, mais là, je pense que nous aurons du mal à trouver pire...

Encore que....

Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 12 mars 2009
Lu sur l'excellent site "Rue89" et pas entendu ailleurs:

Numéricable : un salarié écrasé mais une « affaire classée »

Par David Servenay | Rue89 | 12/03/2009 | 17H22

La plainte pour « violences aggravées » déposée par le salarié gréviste écrasé par la voiture de son PDG a été classée sans suite.

Y aura-t-il une enquête judiciaire sur l'affaire Numéricable ? Cette semaine, Patrick Bérol, salarié gréviste de l'opérateur qui s'est fait écraser par une voiture de la direction, a reçu une lettre du procureur de la République l'informant que sa plainte pour « violences aggravées » était classée sans suite, « faute d'éléments probants ». Une décision surprenante, alors que plusieurs témoins ont raconté une version qui ne colle pas avec celle de la direction.

Version contre version :  les grévistes et la direction s'opposent frontalement

Qui dit vrai ? Patrick Bérol, victime d'une triple fracture après avoir été écrasé lundi 16 février par une voiture de la direction sur le parking de l'entreprise ? Son témoignage a été diffusé sur Dailymotion par les Désobéissants en version longue. (Voir la vidéo à la 2e et à la 4e minute)

Sur le moment même, une première vidéo filmée par les Désobéissants ne montrait pas le choc, mais la course de la voiture du PDG, Pierre Danon, accélérant sur le parking de l'entreprise et, juste après, Patrick Bérol à terre. (Voir la vidéo aux alentours de 3 minutes 44)



Que dire de la version de Numéricable, bien différente de celle des grévistes ? Antoine Boulay, communicant de crise employé par l'opérateur, avait avancé l'histoire suivante, juste après les faits : 

« J'ai trois témoins parmi les cadres de l'entreprise qui ont affirmé à la police que la personne a placé exprès sa jambe sous la roue arrière, en criant d'ailleurs “Maintenant ils vont raquer”. Est-ce que vous pensez vraiment qu'il aurait roulé à dessein sur son salarié ? C'est bien que ce dernier a accepté de se faire rouler dessus. »

Quant au délit de fuite reproché au patron par le collectif des Désobéissants, il le balayait d'un revers de main : 

« Dans la voiture, ni le conducteur ni le passager ne pouvaient se rendre compte de la gravité de la situation. Ils
ont quitté l'entreprise sans savoir pour la fracture. C'est moi qui ai appelé le PDG quand il est sorti de son rendez-vous à la Défense. Il a décidé d'aller déposer aussitôt au commissariat. »

Un témoin des faits entendu par la police

Pour tirer au clair cette histoire, le parquet de Meaux aurait été inspiré d'ouvrir une information judiciaire. Mais, apparemment, il a décidé de n'en rien faire. En début de semaine, Patrick Bérol a reçu un courrier l'informant que sa plainte pour « violences aggravées » serait classée sans suite, « faute d'éléments probants ».

Pourtant, la police a entendu plusieurs témoins, dont une militante des Désobéissants qui a vu toute la scène. Précision :  Caroline, cadre de 35 ans dans le milieu associatif, fait partie du collectif depuis un an mais elle n'est pas une « militante professionnelle ».

« Nous attendions la reprise des négociations avec le PDG. Soudain, vers 16 heures, une voiture part en trombe et fait le tour du parking en U. Nous sommes alors trois ou quatre à le traverser. Patrick s'allonge sur la chaussée pour la stopper, je suis juste derrière lui. Comme il est sur la droite, la voiture essaie de passer sur la gauche. Elle arrive très vite, face à nous.
Elle évite Patrick, mais freine et s'arrête car il y a un vigile dans le passage. Puis elle repart en avant. A ce moment-là, Patrick se relève et court le long de la voiture, côté conducteur, au niveau des portières.
Elle lui roule dessus. Patrick hurle, mais la voiture continue en avant, comme si elle passait sur un dos d'âne. Elle me fonce dessus. Je pose mes deux mains sur le capot et je croise le regard du chauffeur. J'ai compris qu'il fallait m'écarter. J'ai eu très peur et j'ai été vraiment choquée par ce qui s'est passé. »

Sollicité à plusieurs reprises, le parquet de Meaux n'a pas souhaité répondre à nos appels. Quant à Patrick Bérol, hospitalisé dans un centre de convalescence, il a l'intention de porter plainte avec constitution de partie civile. Pour qu'une enquête judiciaire soit enfin ouverte.


Lisez donc ceçi, maintenant:

Un procès exemplaire de violences policières au tribunal de grande instance d’Avignon

Patrick Mohr, citoyen suisse, metteur en scène et directeur de théâtre avait été mis en garde à vue après avoir été violemment plaqué au sol, blessé par les menottes et inculpé d’outrage, rébellion et incitation à l’émeute le 21 juillet 2008 en Avignon. Il avait eu le tort d’être intervenu poliment alors qu’il était témoin, pendant le Festival, Place du Palais des Papes, d’un contrôle d’identité par trois CRS visant exclusivement deux musiciens africains. Contrôle qui lui paraissait discriminatoire sur un lieu où se trouvaient pourtant des centaines de personnes.

Après avoir eu connaissance du récit circonstancié des faits, la Commission Nationale Citoyen/Justice/Police a délégué une observatrice, Madame Chantal Mainguy pour assister à ce procès qui a eu lieu mardi 3 mars 2009 au TGI d’Avignon.

Assistaient également, des militants de la Ligue des Droits de l’Homme, Anne Biquart (Observatoire sur les violences policières illégitimes), Jacqueline Angelini-Martin (section Istres Ouest Provence) et Jean-Claude Aparicio (membre du Comité Central). La Ligue des Droits de l’Homme Suisse était représentée par son Président Damien Scalia.

Les quatre heures de débats, en l’absence des policiers accusateurs qui réclamaient 3 000 euros de dommages et intérêts ont permis à Maitre Bourdon, avocat de Monsieur Mohr, de réduire à néant les chefs d’accusation.

Madame le Procureur Général a déclaré :

« ce n’est pas parce que la violence a paru disproportionnée que les CRS ont accompli des actes illégaux… » puis, tentant de dissiper la notion du contrôle discriminatoire, « la théorie de l’apparence suffit à justifier un contrôle… »

Parmi tous les témoins, unanimes à démentir la version des policiers, l’un d’eux a affirmé avec solennité : « j’étais en face d’un acte arbitraire qui ne faisait pas honneur à nos institutions… »

Le Procureur a requis une amende de 500 euros et bien sûr Me Bourdon a demandé la relaxe de Patrick Mohr.

Le jugement est mis en délibéré et sera rendu le 8 avril 2009 à 8h30.

Avignon, le 3 mars 2009

 

Pour avoir le récit de l’arrestation raconté par Patrick Mohr, voir Mille Bâbords 9142

"Les gouvernements de tout bords doivent maintenir la peur, la crainte de la police et de l'armée, c'est la base même du maintien de l'ordre dans quelques formes de sociétés que ce soit"
"La suite dans les idées" émission de France Culture du mardi 10 mars

Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 8 mars 2009
Un article du "Monde" qui nous met un peu de baume au coeur....

Comment l'antisarkozysme progresse



L'antisarkozysme est de retour. Ce qui n'était encore qu'une réaction des milieux les plus militants et radicaux aux débuts de la présidence de Nicolas Sarkozy devient un sentiment plus répandu dans l'opinion. Alors qu'il peine à convaincre de la pertinence de son plan anticrise, le chef de l'Etat cristallise un mécontentement croissant.

Ce dernier s'exprime dans les grèves ouvrières contre les fermetures d'usines, mais aussi dans des catégories jusqu'ici relativement protégées : magistrats, avocats, médecins, enseignants, étudiants et cadres. "On assiste à une déception incontestable de l'électorat. Elle ne s'est pas encore transformée en désaffection. Mais la crise et la remontée du chômage ne peuvent que générer un mouvement social qui va se traduire par un antisarkozysme plus marqué", analyse Denis Pingaud, vice-président exécutif de l'institut Opinionway.

Le refus d'une société mise en fiches, déshumanisée et au service de l'argent roi, s'est élargi. Multiforme, la contestation va des altermondialistes aux Verts, en passant par les militants anti-OGM et les opposants à l'incarcération de Julien Coupat dans l'affaire des sabotages des lignes SNCF.

L'"Appel des appels" en est la traduction. Depuis son foyer d'origine (les milieux psychanalytiques), il a su fédérer une multitude de mécontentements via les collectifs "Non au fichier Edvige", "Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans", "Sauvons l'hôpital public", "Sauvons les Rased" (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), "Sauvons la recherche", "Sauvons l'université"... L'initiative surfe sur les réformes tous azimuts voulues par M. Sarkozy.

"Le temps est venu, de coordonner ces différents mouvements et d'en tirer tout le sens politique", préviennent les signataires de ce manifeste qui a déjà conquis 71 000 personnes. L'un de ses initiateurs, Roland Gori, psychanalyste, souhaite, lors d'une réunion à Paris, le 22 mars, transformer la pétition en "cahier des charges, comme les cahiers de doléances de 1789" et constituer un front uni des protestations.

"CONVERGENCE DES LUTTES"

D'autres expériences militantes témoignent de ce changement de climat. Leila Chaibi, une des animatrices de "l'Appel et la pioche", collectif de jeunes précaires et salariés proches du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), assure que les actions de réquisition qu'elle organise dans des supermarchés attirent de plus en plus de monde. "Les gens sentent bien que le pouvoir se fout d'eux et qu'on peut repousser les limites de la désobéissance civile", explique-t-elle.

Le même écho provient des militants de Génération précaire, qui dénoncent les stages gratuits, ou de Jeudi noir dans le domaine du logement. "Les mauvaises réponses à la crise fédèrent contre Sarkozy, et le ras-le-bol monte", confirme Julien Bayou, qui participe à ces mouvements. Les politologues notent que Nicolas Sarkozy n'a plus le monopole du "mouvement" sur la scène politique, dont il disposait encore à l'automne 2008 malgré une popularité en baisse. L'aggravation de la crise économique et le sentiment que le plan de relance n'est pas à la hauteur ont changé la donne.

"La logique du mouvement perpétuel voulue par Sarkozy est arrivée à épuisement. Elle ne marche plus parce que le mouvement social a réussi à faire le lien entre des mobilisations aussi différentes que celle des enseignants-chercheurs, celle contre les licenciements dans l'automobile ou dans le secteur hospitalier", résume Vincent Tiberj, chercheur à l'Institut d'études politiques de Paris.

La montée de la contestation sociale, sectorielle, puis nationale avec l'entrée en scène des confédérations syndicales, a, semble-t-il, donné un sens au ressentiment anti-Sarkozy. La grande manifestation interprofessionnelle du 29 janvier en a été, à ce jour, l'expression la plus forte. "L'antisarkozysme fédérait tout", remarque Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

"Le 29, s'est exprimé le rejet du mépris ressenti de la part du président. Le slogan "tu l'as vu ma grève ?" en était le symbole", renchérit Jérome Fourquet, directeur de l'IFOP.

"C'est l'expression d'un anti-sarkozysme par le bas, d'un nouvel imaginaire politique inscrit dans le mouvement social", assure encore Stéphane Rozès, directeur général de l'institut CSA. Un climat dont profite la gauche radicale, M. Besancenot en tête. La victoire du Collectif LKP en Guadeloupe s'est inscrite dans ce paysage.

Le maître mot est désormais la "convergence des luttes". Prochain rendez-vous : le 19 mars, nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle.


Marc Dupuis et Sylvia Zappi

Et une petite photo pour rire,

Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 5 mars 2009
Nous aurons sûrement des explications dans les jours qui viennent, mais nous avons appris en fin d'après-midi, que la cession du Comité d'Entreprise de notre belle Compagnie, dont les déroulements habituels font plus penser à des cessions de nuit de l'assemblée Nationale, qu'a des séances de négociations LKP-Medef, avait connu une singulière animation.

Raison du désordre: les plannings de travail des escales techniques.

Nous vous avons déjà parlé de ce sujet qui, comme le serpent de mer, réapparaît avec à chaque fois les mêmes dissensions, toutes les saisons IATA (6mois).

Notre Direction ne comprends toujours pas que des Techniciens biens dans leurs rythmes de travail effectuent des prestations de meilleures qualité, sont moins fatigués et au bout du compte, assurent la garantie de la sécurité des vols de la Compagnie.

Au lieu de cela, pour des raisons de Production et de soit disantes "économies" , la Direction accroît le nombre de jours de travail successifs tout en réduisant les temps de repos.

Je pense que tout ça va finir en "eau de boudin", mais en fin de compte, c'est à se demander si ce n'est pas ce qu'ils cherchent.

Par Ernesto - Publié dans : La Compagnie
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Jeudi 5 mars 2009
Un appel des comités du 11 Novembre, constitués, je vous le rappel, contre le maintien en détention de Julien Coupat:

<< Venez nombreux et faites tourner l'info. >>

Rassemblement vendredi 6 mars 2009 pour la libération de Julien Coupat.
Rendez-vous à 14H devant la chambre de l'instruction, esc A, au Tribunal
de Grande Instance de Paris (M°cité).

Ce vendredi 6 mars, après un nouveau rejet de la demande de mise ne
liberté de Julien Coupat par le Juge des Libertés (alors qu’un autre
Juge des libertés, dessaisis depuis, l’avait jugé libérable le 19
décembre 2008), la cour d’appel devra déterminer si ce rejet est fondé.
Force est de constater que le dossier des mis en examens dans l’affaire
dite « des sabotages de la SNCF » n’a cessé depuis novembre de se
dégonfler, que les détenus ont été un à un libérés sans que jamais un
seul nouvel élément à charge ne soit porté à la connaissance de la
défense et a fortiori du public.

Julien Coupat est le dernier des neuf mis en examen dans cette affaire à
être encore en « détention préventive », sous le chef d’inculpation de
« direction d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise
terroriste ». Ce chef d’inculpation relève du régime « criminel » et
l’expose à une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.

Nous considérons que les pouvoirs publics et l’institution judiciaire
cherchent à ne pas perdre la face en reportant tout leur acharnement sur
une figure de « chef » qu’ils ont eux-mêmes monté de toutes pièces. Nous
appelons donc à un rassemblement pour exiger la libération de Julien et
la fin d’un feuilleton politico judiciaire qui n’a que trop duré.

_______________________________________________
Diffusion mailing list
Diffusion@soutien11novembre.org
https://boum.org/mailman/listinfo/diffusion


Par Ernesto - Publié dans : Les combats - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 5 mars 2009
Sans même attendre l'avis du conseil constitutionel, Petit Nicolas prend un peu d'avance et prévoit de se débarrasser du Président de Radio France.
Les chroniques de Stéphane Guillon sur dominique Strauss-Kahn et sur Martine Aubry avaient déjà fait quelques vagues (à voir sur le site de Radio France)  et c'est maintenant la main mise de la gauche sur cette Radio de service publique que reprocherait notre démocrate de Président à celui de Radio France.
"Cluzel n'en fait qu'à sa tête, il est manipulé par la Gauche et les Syndicats" aurait'il déclaré (dans un avion, de retour d'Italie. Le nombre de conneries raportées par la presse, qui sont dites dans les avions! A moi que ce soit la fréquentation du Mussolini lifté)
Il ne digère pas, non plus (est ce l'origine de son courou, coucou), que le Président de notre belle Radio ait posé récemment pour le calendrier d'ActUp.

Quelques explication extraites de Libé et du "nouvelObs":



Sarkozy met du zèle à débarquer Cluzel



C’est le premier poste sur lequel Nicolas Sarkozy va pouvoir tester ses nouveaux super pouvoirs de nomination des patrons de l’audiovisuel public : la présidence de Radio France, dont le mandat du vacataire, Jean-Paul Cluzel, arrive à échéance en mai prochain. Et l’affaire s’annonce déjà croquignolette.

Hier, c’est un étrange communiqué qu’a publié Jean-Paul Cluzel à l’attention de ses salariés et de la presse. Il écrit avoir «pris connaissance avec stupéfaction de l’article du Canard enchaîné daté du 4 mars le concernant.[Et] il tient à marquer qu’il ne peut accorder le moindre crédit à des affirmations prétendument rapportées qui porteraient si gravement atteinte à son intégrité, à son honneur et à ceux des personnels de Radio France». Quel crime a donc commis le volatile du mercredi ?


Calendrier. Selon le Canard, Cluzel, étiqueté chiraquien et proche d’Alain Juppé, n’est pas du tout dans les petits papiers du président de la République et doit déjà s’attendre à chercher du boulot. Sarkozy se serait en effet indigné «devant ses conseillers» des chroniques de l’humoriste Stéphane Guillon, notamment celle brocardant le goût prononcé pour la bagatelle de Dominique Strauss-Kahn, ainsi qu’une autre sur le physique de Martine Aubry. Mais ce n’est pas tout : toujours selon l’hebdo satirique, Sarkozy reprocherait à Jean-Paul Cluzel, qui revendique son homosexualité, d’avoir posé pour un calendrier réalisé au bénéfice d’Act Up. C’est pour le mois de mars que Cluzel - qui n’est pas crédité sur les photos, sinon en tant qu’«anonymous model» - apparaît, torse nu et tatoué, un masque de catcheur sur la tête. Ce cliché, relevé par Canal + en janvier, est totalement assumé par Cluzel, qui s’en explique alors sans aucune gêne auprès des salariés de Radio France et notamment des syndicats.

C’est un acte citoyen et moderne. Je ne l’ai pas fait en tant que Président de Radio France, mais en tant qu’homme de plus de 60 ans, fier de son corps bien conservé et libre d’être ce qu’il est, notamment gay et tatoué. D’autant que j’ai toujours milité pour la diversité et la lutte contre le Sida. Par ailleurs, même si Act Up est une association controversée. La cause dépasse l’association”. (le nouvelObs

A l’Elysée, on dément. «Il [le président de la République, ndlr] n’a rien dit du tout, ni en public, ni en privé. Nous n’avons pas encore étudié la succession éventuelle de Jean-Paul Cluzel.» Et pourtant, selon nos informations, le 24 février, s’en revenant de Rome en avion, Sarkozy s’est laissé aller à quelques confidences, devant des journalistes cette fois. Cluzel ne sera pas renouvelé, a-t-il annoncé, évoquant effectivement le cas de Stéphane Guillon, mais pas le calendrier d’Act Up. Et Sarkozy a déjà son candidat, qu’il garde encore secret mais dont il a défini le profil devant l’aréopage de journalistes : ce sera un journaliste «ni de droite, ni de gauche».

http://www.tele-news.org/article-28615533.html



A Radio France, le communiqué de Cluzel a déclenché l’étonnement : «Ce qu’il dit dans ce communiqué, c’est qu’il est blessé dans sa personne et qu’il ne peut pas croire qu’un personnage aussi haut placé que Sarkozy puisse dire des choses aussi basses.»

«Chien». Du côté des syndicats, la CGT de Radio France a aussitôt réagi : «Où est l’obscénité ? Militer pour la défense des libertés individuelles et démocratiques en

soutenant une association, ou annoncer 300 000 nouveaux licenciements en 2009 ? Où est la manipulation ? Défendre le service public de l’audiovisuel et la libre information, ou nommer et révoquer autoritairement et unilatéralement les présidents de France Télévisions et de Radio France ?» Quant au SNJ, joint par Libération, il souligne le bilan de Cluzel : «Le sarkozysme, c’est la culture du résultat, et du point de vue du résultat, Cluzel est loin d’être le plus mauvais président de Radio France, son bilan est globalement positif.Et puis, si Sarkozy a le droit légal de tuer son chien, qu’il le tue ; il n’a pas besoin de sortir des histoires pareilles.»


"Les libertés en danger"

Mais non, voyons!!

"Des craintes de Gauchistes! (les mêmes qui manipulent le Président de Radio France, suremment)"


Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 3 mars 2009
Figurez vous que notre bon Directeur des Ressources Humaines "Sol", après avoir persécuté notre Syndicat sur de la "propagande Syndicale" utilisant le réseau Internet de l'entreprise, vient de répondre à notre Déléguée Syndicale qui l'interrogeait sur le faite que d'autres organisations dites Syndicales, de chez Régional utilisaient également la messagerie interne pour divulguer leurs infos.
En substance, cette personne complétement impartiale (??), trouve toutes les excuses et en invente, pour justifier ce traitement discriminatoire.
Décidément, il ne nous aime pas, et nous conforte dans nos jugements sur le personnage.

Bref, ne perdons pas de temps.
Jeudi 5 mars, comité d'entreprise à Nantes.
Au programme, entre autres, les plannings des escales techniques, déjà marqués du refus à l'unanimité des membres du CHSCT "Maintenance".

Pour les "non-initiés", ces plannings de travail changent à chaque saison IATA (tous les six mois) et ne font depuis deux ans au moins,
que dégrader les conditions de vie et de travail des techniciens chargés de la maintenance des avions de Régional.
Nul doute que nos représentant au CE appuieront et expliqueront à l'ensemble des membres, les raisons du refus de leurs Camarades chargés, on l'oubli un peu trop souvent, des conditions de travail et de la sécurité du travail.

Dans un autre domaine, tout aussi important, la CGT-Régional va dénoncer l'accord Congés Payés et ce pour plusieurs raisons:

Cet "accord" est injuste, et pénalise sensiblement les travailleurs "en décalés". Déjà exposés à des conditions de travail les plus pénibles, nos camarades sont les grands perdants de ce texte.
En effet, et contrairement à ce qui a été dit et largement répandu (sur le réseau de l'entreprise, hein Mr le RH?) par les signataires de cet accord, puisque le texte précise que les vacances se posent en semaines complètes, nos camarades, pour obtenir une semaine de congés, voient
également décompter leurs jours de repos parfois programmés en milieu de semaine.
A l'inverse, un salarié sur des horaires classiques qui part une semaine en vacances, ne se voit retirer que les jours de travail de la semaine en question, puisque ses repos sont programmés le Week-end, Week-end qui ne sont plus pris en compte dans le nouveau système de décompte.

De plus, un technicien, programmé sur un WE à la veille de ses vacances, se verra obligé de poser (et donc de se voir décompter) ces deux jours pour pouvoir partir, comme un salarié "en administratif", le vendredi soir. Si par malheur, il travaille de nuit le vendredi, ce n'est plus deux, mais trois jours de plus qu'il se verra décompter par rapport à son collègue.
Idem pour le retour au cas ou celui serrait planifié pour travaillé sur le Week-end de fin de vacances.
Enfin, nous sommes absolument opposés au système des "deux dates dans l'année" pour poser des desiderata de vacances annuelles.
L'aberration de cette soit disante prévision est telle, qu'aux échéance retenues par le texte, aucun Techniciens d'escale ne connait sa planification, les programmes IATA cités plus haut, arrivant après ces dates!!!

On marche sur la tête!

Mal ficelé, conclu sans consultation des salariés une fois de plus, nous nous devions de dénoncer ce texte.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de l'évolution de cette histoire....

Enfin, et pour finir de rire, il semblerait que le service paye de notre belle Cie, ait une pratique pour le moins étrange sur le calcul des retenues pour "absences sans motif", autrement dit nos jours de grève.
A ceux qui ont l'habitude de suivre les appels, jetez donc un coup d'oeil à vos fiche de paie et faite nous remonter vos constatations.
En gros, le taux horaire calculé pour la retenue est sensiblement plus élevé que celui utilisé pour payer nos jours d'activité.

Peut'être pourrions nous réclamer l'application de cetaux pour nos prochains salaires....

Et en parlant de retenues:

 prochaine mobilisation le 19 Mars
Par Ernesto - Publié dans : La Compagnie
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Mardi 17 février 2009

Air France-KLM prend le tournant de la rigueur

Confronté à des pertes sans précédent, le groupe a annoncé des mesures d'urgence, dont la poursuite de la réduction des effectifs et un renforcement du plan d'économies, avec des reports de livraisons d'avions.


Malgré l'annonce d'une perte nette de 505 millions d'euros pour la période d'octobre à décembre - sans précédent dans l'histoire du groupe -, l'action Air France-KLM figurait parmi les plus fortes hausses du CAC 40 vendredi, gagnant à la clôture 3,25 %, à 7,98 euros. Et ce malgré le fait que, pour la première fois depuis 1996, le groupe aérien s'achemine vers une perte nette annuelle.

Ses dirigeants ont apparemment su rassurer les investisseurs. Le directeur général, Pierre-Henri Gourgeon, a réaffirmé l'objectif d'un résultat d'exploitation positif pour l'exercice 2008-2009, après l'avoir préservé sur neuf mois, à 445 millions. Si le trimestre en cours est simplement aussi mauvais que le troisième, il resterait quelque 200 millions en fin d'exercice. Surtout, la direction du groupe franco-néerlandais a su accompagner sa présentation de l'annonce de nouvelles mesures de réduction des coûts.

La plus commentée fut l'annonce d'une réduction des effectifs de 1.000 à 2.000 postes, sans licenciement sec. Ce n'était pourtant pas vraiment nouveau. Le 22 octobre, Jean-Cyril Spinetta avait annoncé aux salariés une croissance zéro pour l'exercice en cours et les deux suivants. Avec, à la clef, une réduction de moitié sur trois ans des prévisions d'embauches, qui ne couvriraient plus les départs naturels et se traduiraient par une diminution des effectifs d'environ 3,1 % d'ici à mars 2011. De fait, le groupe prévoit une baisse de l'offre passagers de 2 % à l'été 2009 et de 15 % sur le cargo. Or, d'après un calcul interne, chaque point de croissance ou de décroissance de l'offre représente entre 600 et 800 embauches. L'objectif de 3,1 % d'effectifs en moins chez Air France d'ici à mars 2011, déjà annoncé, s'est donc fort logiquement précisé vendredi en un recul de 2 % pour l'exercice 2008-2009 en cours.

Gel des embauches

Un objectif d'ailleurs déjà atteint, puisque les embauches sont gelées depuis l'été dernier. Quelque 2.000 départs n'ont pas été remplacés au sein du seul groupe Air France, dont un millier chez Air France. Même chose chez KLM, qui n'a pas remplacé un millier de départs au cours des trois derniers mois. Soit au total 2,5 % des effectifs totaux du groupe Air France-KLM, comparé à son plus haut niveau du 30 septembre 2008 (111.300). Le groupe compte descendre à 108.500 salariés fin mars 2009, contre 111.000 salariés en mars 2008, uniquement par les départs naturels ou volontaires et le non-renouvellement des contrats à durée indéterminée. L'accord triennal, signé en 2006 et valable jusqu'en juillet 2009, exclut en effet tout recours aux licenciements.

Seule nouveauté : les personnels proches de la retraite se verraient proposer des incitations au départ, sous forme du rachat de leurs trimestres manquants. Le dispositif concernerait les fonctions support et les escales de province. En revanche, Air France-KLM devrait continuer à embaucher des jeunes pilotes, malgré un sureffectif prévu de 200 à 300 personnes sur les trois prochaines années, afin de ne pas tarir les filières de recrutement.

Mais beaucoup plus significatif pour l'avenir du groupe est le débouclage des couvertures pétrolières, dont la dévalorisation a amputé le résultat net de 759 millions d'euros sur neuf mois. A force de renégociations, Air France-KLM est parvenu à ramener ses taux de couverture de 80 % à 43 % pour l'exercice 2009-2010, pour un prix moyen de 67 dollars le baril, de 60 % à 18 % pour 2010-2011, à 72 dollars le baril, et de 60 % à 21 % pour 2011-2012. De quoi pouvoir enfin bénéficier, même partiellement, de la baisse du prix du carburant et réduire la facture de 1,6 milliard dès l'an prochain.

Autre annonce majeure faite vendredi, une révision à la baisse des investissements. Au 1,6 milliard d'économies sur trois ans, annoncé en novembre, s'ajoutent 600 millions supplémentaires sur l'exercice en cours et le suivant. Selon nos informations, les livraisons de trois Boeing 777-300 prévus pour 2010 devraient glisser en 2011, 2012 et 2013, tandis qu'un des trois Boeing 777 cargos attendus cette année serait repoussé de dix-huit mois. Air France pourrait également reporter de 2010 à 2012 la livraison d'un A380, dont les deux premiers exemplaires lui seront livrés en fin d'année.
Par Ernesto - Publié dans : Actualité
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Lundi 16 février 2009
Vendredi 13, la presse annonce des suppressions de postes à hauteur "de 1000 à 1200 salariés" chez le transporteur aérien national...
Hormis le fait que les journalistes soient mieux informés que les organisations syndicales (les militants, plus précisément..), c'est un véritable coup de massue pour les salariés...pas pour tous.
En effet, que ceux qui ont des actions de leur "magnifique entreprise" se rassure, l'annonce des supressions de postes a immédiatement provoqué une hausse de 3,22 % de l'action de la compagnie.
Tout n'est pas négatif, Ils auront, peut-être, bientôt assez de temps pour consulter leur portefeuille d'action...

Encore un coup, le tract des Copains d'Orly:


Section Orly Escales


Orly Ouest – 3e étage

94396 Orly Aérogares Cedex A 194

Tél. : 01 41 75 63 67 Fax : 01 41 75 61 03

e-mail : cgtorlyouest@free.fr







1.200 = + 3,22%

le calcul cynique des financiers


Dès l’annonce des « dégraissages de 1200 de nos emplois à Air France » le prix de l’action AF progressait immédiatement de 3,22% !!! C’est ainsi chez ces gens là !


Mais pourtant, les Echos (13.02) annoncent que, « malgré la crise, les sommes versées aux actionnaires en 2008 ont progressé de 14% ». Le CAC 40 se porte bien : 43 milliards de dividendes en 2008 (soit 43.000 millions d’euros au lieu de 38.000 millions en 2007).


A Air France aussi, les gains de productivité sont accaparés par les actionnaires (en 2008, ils ont vu leurs dividendes progresser de 27,6% à 171 millions d’euros).


La productivité a augmenté de 34% à AF et nous aurions travaillé plus :

  1. pour avoir moins d’emplois ?

  2. pour avoir des salaires qui ne bénéficient pas de ces 27% d’augmentation, versés en un an, aux actionnaires ?


Arrêtons de voir gonfler les poches de spéculateurs vautrés dans leurs fauteuils de cuir.

L’ARGENT DOIT SERVIR L’EMPLOI


SUPPRESSION N’EST PAS LICENCIEMENT

Cette campagne de suppressions de nos emplois, orchestrée en haut lieu, n’a pour but que de NOUS FAIRE PEUR, NOUS FAIRE TAIRE. N’oublions pas que nous sommes en début d’année et qu’on devrait plutôt parler de l’augmentation de nos salaires ! D’autant que nous avons des raisons d’exiger un partage des richesses qui n’oublie pas les salariés.


Mais revenons à nos emplois. La peur n’évite pas le danger et le danger est grand quand on laisse partir des emplois, même s’il s’agit de ne pas remplacer les départs naturels. Selon la presse, toujours mieux informée que les structures légales de l’entreprise (CCE – CE – syndicats) il s’agirait de voir disparaître sur le Groupe (AF/KLM) de l’ordre de 2.800 emplois (de 111.300 à 108.500).


POLITIQUE DOUBLEMENT DANGEREUSE POUR NOUS

  1. dangereuse, parce que ces emplois qui disparaissent (et les milliers d’autres en France) vont laisser durablement des milliers de jeunes au chômage

  2. dangereuse, parce que les secteurs concernés par ces « dégraissages » massifs risquent de ne jamais repartir lorsque la crise sera passée


UN CAS D’ECOLE CELUI DES CHAUFFEURS DE CARS AF

Un exemple, parmi d’autres ; il suffit de lire la presse patronale, en l’occurrence : « CARS INFO » du 2 février 2009 : 

« La Compagnie a choisi de se désengager progressivement de l’activité en PROPRE des cars Air France. Ce désengagement s’est caractérisé par l’arrêt des embauches lors des départs du service et par la création d’une filiale Aérolis »

« La qualité de l’exploitation ainsi que celle des comptoirs de Vente vont être de plus en plus pénalisés par la baisse des effectifs. Les personnels subiront ainsi une pression croissante » !!!


C’EST CLAIR ! SUPPRESSION D’EMPLOI = ABANDON D’ACTIVITE

en plus, la Direction ose se couvrir de bons sentiments en parlant de «personnels pénalisés par la baisse des effectifs qui subiront une pressions croissante» !!!! Le double langage personnifié !


Exigeons, TOUS ENSEMBLE, d’autres choix de gestion.

  • Ce ne sont pas les salariés qui ont choisi de baser la stratégie de rentabilité sur la clientèle « haute contribution »

  • Ce ne sont pas les salariés qui sont responsables du fait qu’Air France a payé au prix fort une assurance garantissant un approvisionnement en pétrole autour de 70$ le baril et qui ne bénéficie pas de la chute de l’or noir.

  • Ce ne sont pas les salariés qui sont responsables des amendes liées aux coupables ententes tarifaires au Fret, etc……


Les salariés ne sont pas des « postes de dépenses »

ils sont la première richesse de l’entreprise


Baisser la tête, c’est leur faciliter la tâche ; ne laissons pas « le voisin » disparaître en attendant notre tour… moins nous serons nombreux et moins nous serons fort. Ne regardons pas les emplois tomber sans réagir.


Nos revendications sont justes, il faut les faire vivre :

  • Maintien et développement d’emplois stables dans le transport aérien (la sûreté et la sécurité l’exigent)

  • Renationalisation d’Air France et arrêt de l’engraissage des actionnaires

  • Reprise des activités sous-traitées (traitement par les personnels AF des passagers, du Fret, de l’industriel, des filiales régionales et des compagnies membres de sky-Team en France)

  • Revenir à une politique tarifaire au service de toutes les clientèles, y compris « basse-contribution »

  • Ouverture de lignes AF internationales à ORY

  • Maintien du pouvoir d’achat et augmentation des salaires les plus bas

  • Retraite anticipée (pleine et entière) sur la base du volontariat et embauches correspondantes

  • Maintien des acquis (dont celui des GP)



Comme en Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion….

AGISSONS TOUS ENSEMBLE







Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 13 février 2009


Air France-KLM prépare des mesures d'économie

Le groupe franco-néerlandais est dans une mauvaise passe. Après la chute sans précédent de son activité cargo au mois de janver (-23,3%), les rumeurs évoquent des réductions de masse salariale.

C'est le quotidien économique Les Echos qui annonce, dans son édition de ce matin, qu'"au gel des investissements, déjà annoncés en interne, s'ajouteront, dans les prochains jours, des mesures d'économie supplémentaires destinées à réduire la masse salariale". Et le quotidien de préciser que ce dispositif pourrait être annoncé vendredi, à l'occasion de la présentation des résultats trimestriels du groupe.

 

Les transporteurs low cost ''sortiront-ils'' les compagnies régulières ?

la crise donne des ailes aux transporteurs à bas coût

Il y a quelques années de ça, on aurait qualifié le titre de cet article (et sa thèse) d'"abracadabrantesque". D'hypothèse farfelue. Et pourtant, la crise actuelle qui accentue les difficultés des transporteurs traditionnels, la rend de plus en plus plausible.

 

Tandis que les low cost surfent sur la lame de fond de la crise, les legal carriers (*) semblent s'y noyer inexorablement.

Les parts de marché des premières ne cessent d'augmenter au détriment des secondes. Les derniers résultats communiqués par l'Association qui rassemble les principaux acteurs du marché, sont éloquents.

En 2008, les compagnies adhérentes (*) de l'European Low Fares Airline Association (ELFAA) ont transporté 149,5 millions de passagers, soit une progression de 15,7% avec 81,5% de taux d'occupation. Désormais les transporteurs à bas prix représentent plus de... 35% du trafic intra-européen !

 

8 années plus tard, un tableau guère plus réjouissant...

Un pourcentage qui est loin de laisser de marbre les responsables d'Iata. La puissante organisation internationale qui évoque régulièrement les pertes prévues de ses adhérentes pour les mois à venir, place chaque fois la barre un peu plus haut.

L'unité de compte est le milliard de dollars... Une paille !
Mais ce n'est pas nouveau. Les transporteurs traditionnels n'ont jamais vraiment gagné de l'argent au cours des 30 dernières années, malgré l'expansion continue du trafic passager.

Au point que Richard Branson, patron de Virgin Airways, s'amusait à dire que pour devenir millionnaire il suffisait d'être milliardaire... et se lancer dans le business de l'aérien.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont accéléré la nécessaire mutation de cette industrie. Le coup était sévère.

 

2008 : 35 compagnies ont déposé le bilan

Le trafic dans le monde a reculé de 50% dans les 3 semaines qui ont suivi ce dramatique évènement.

Aux Etats Unis les Big five (*) n'ont dû leur salut qu'au fameux Chapter 11, dispositif qui prévoit le soutien étatique jusqu'à ce que la compagnie puisse de nouveau assumer ses obligations.

Huit années plus tard, le tableau n'est guère plus réjouissant. En 2008, 35 compagnies dans le monde ont déposé le bilan. Les restructurations n'ont pas suffit. Certes celles qui vivaient sur un grand pied ont atterri brutalement.

Mais fondamentalement, rien n'a changé. Malgré l'adoption d'un certain nombre de mesures calquées sur les transporteurs low cost (allègements des charges, renouvellement de flotte, repas payants...) le business model de ces acteurs semble périmé.

Porteurs d'une lourde culture d'entreprise, handicapés par un corporatisme et un syndicalisme exacerbés, plombés par des salaires et des avantages exorbitants, ils semblent de plus en plus fragiles et désarmés face à la crise.

 

Air France-KLM, semble avoir mangé son pain blanc

Celle-ci n'est certes pas sans incidence chez les concurrents à bas prix. Cependant, moins lourdement "chargés", ces derniers tirent mieux leur épingle du jeu.

Pris en cisaille par la hausse brutale du baril de pétrole contre laquelle ils s'étaient insuffisamment protégées, puis par l'effondrement brutal des cours contre lequel ils se sont trop protégés, les transporteurs aériens n'en finissent pas de panser leurs plaies.

Plus inquiétant : même les "entreprises vertueuses" comme Air France-KLM, semblent désormais avoir mangé leur pain blanc et ne plus échapper aux turbulences qui secouent le transport aérien mondial.

Avec deux low cost solidement implantées sur son pré carré, la compagnie tricolore aura fort à faire dans les mois à venir.

Les passagers, de leur côté, plébiscitent la stratégie de point à point des transporteurs à bas coût. Une approche à l'opposé de celle du hub qu'affectionne AF-KLM.

Certes, comme aime à le rappeler J.-C. Spinetta, on ne peut avoir des liaisons directes partout en France.
Mais la donne pourrait être chamboulée encore si demain les low cost se mettaient (c'est dans les tuyaux) à faire du long courrier.

Que resterait-t-il alors aux "grandes" ?


(*) clickair, easyJet, flybe, Jet2.com, myair.com, norvégien, Ryanair, Sky Europe, Sverige Flyg, transavia.com et Wizz Air.
(*) Legal carriers - Compagnies régulières
(*) American, Continental, United, Delta, US Airways,


Par Ernesto - Publié dans : Actualité
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