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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 11:37

Bonjour Camarades

 

Un rassemblement organisé par Equidemos le 26 février à partir de 11h devant le centre Georges Pompidou pour échanger des idées, débattre, assister à des conférences ....



SITUATION ET CONSTAT



Nous sommes conscient d'un groupe a l'autre de la nécessité d'agir concrètement dans le contexte local tant que national.

En effet, la volonté exprimée des différents membres de groupes, réseaux et collectifs, à vouloir agir sur le terrain est si forte que nous avons décidés, dans l'intérêt de tous, de proposer une réunion ouverte a tous le 26/02/2011 pour une première mobilisation de mise en contact des différents participants et protagonistes de projets communs.

En effet, nombres d'entre nous font passer les informations, tentent de mobiliser et d'éveiller les consciences, de mettre en avant leurs idées, leur compétences et approches autour de sujet commun en vue de militer et de rassembler autour de celle ci, de fédérer et d'agir concrètement pour le bien de tous. En somme, le potentiel est la, bien présent et doit faire écho...

Après concertation entre différents membres et responsables de mouvements, la date du 26/02/2011 a été posée pour qu'enfin nous nous retrouvions. Il va de soi que le mouvement est pacifique.

Aspirant a une volonté collective de changement dénué de clivage politique et religieux, dans l'intention partagée de remettre l'humain et son environnement au centre de l'économie et de leur retour dans le débat collectif visant a les repositionner au centre de tout projet, ce qui est fondamentalement l'aspiration la plus profonde et logique qui soit.


Cette réunion aura lieu a Paris, devant le centre Georges Pompidou, IV arrondissement, Paris a partir de 11heure le 26 fevrier 2011.

Beaucoup de cafés et sandiwicheries autour du centre. Un Hall immense qui peut nous acueillir en cas de mauvais temps...

Toute personne se sentant concernée par les idées gravitant autour de l'écologie, la remise en cause du système actuel ainsi que la mise en place de réseaux locaux actifs. Sont invités a nous rejoindre dans la plus grande des concertations, les porteurs d'idées et de projets ainsi que leur entourage afin de les exposer a l'ensemble des participants. Le principe d'ouverture est la motivation principale.

 


 

Les axes principaux de ces thèmes sont les suivant :

- Organisation d'un réseau actifs d'actions citoyennes interconnectés sur tout sujets sociétal importants.

-Création de comités citoyens de réflexions citoyenne et d'implications dans la création de dossier visant a être déposé devant une cours pénale. ( Vaccins, chemtrails, Haarp, lois liberticides, forages de gaz de shistes, droits au logements, droits a la dignité, etc...).

-Responsabilisation en vue de retrouver la souveraineté de la population

- L'information via tout supports :

Films, tractations, échanges diverses sur support informatique, projections et responsabilisation puis ralliement a des causes diverses. Informations devant les magasins, banques, usines, sièges sociaux, etc..

- Développement de réseau locaux interconnectés d'actions décroissantes et suivi d'échanges sur une plateforme centrale visant a partager tout procédés et soutiens par les personnes actives de chaque centres.

-Rejoindre ou créer des collectifs de personnes sur des projets communs de permacultures, élevages, échanges de connaissances et soutien au développement d'habitation autonomes, énergies nouvelles, distribution de vivres, retour a des soins réels, retour de la confiance entre les personnes et des liens sociaux fondamentaux, du petit commerce, de la connaissance partagés et de l'entraide humaine, aide aux petits artisan et aux reprises de leur entreprise hors endettement bancaires, banques citoyenne fonctionnant hors spéculations, moteur penthone ou autres , recyclages et récupérations, etc...

- Mise en place de système de trocs divers. ( Monnaies locales, S.E.L., somme de travail/valeurs d'objets. Dons ).

Le but étant au fur et a mesure de nous détourner du modèle imposé actuellement par le système ultralibéral par la désobéissance civile et civique, puis en nous recentrant au coeur du débat d'idées et passant par l'information citoyenne, l'entraide solidaire, l'action populaire effective et la création d'une société altruiste et indulgente.

Tout ce qui est énuméré ci dessus doit être complété et débattu, pensé et disséqué, on peut en ajouter ou en enlever, le faire évoluer et le compléter et ce dans la concertation la plus pure et intelligente qui soit.

Chacun sera entendu, l'unité et le respect sera mis en avant.

Avec amitiés et sincérité de voir nos projets être mis en oeuvre. Rien n'est impossible lorsque la volonté est forte et et que la foi nous accompagne. Nous sommes le peuple et nous sommes forcément les porteurs de nos propres valeurs. A vous d'être les acteurs du changement, les créateurs de vos modèles, de prendre en main vos existences.

Avec toute l'amitié et l'intelligence du coeur qui soit !!!

Les ALTER-ACTIFS...

 


 

Bonne journée à tous!

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 15:32

Toutes les news que nous avons relayé précédemment sur ce blog, sont maintenant sur le site de la CGT-Régional.

Tout neuf!

CGT Regional

 

Le blog continu néanmoins son existence hors de cet outil de communication de nos Camarades de la CGT. 

Nous continuerons donc à dénoncer et à "appuyer la où ça gène".

Et puis tant que l'on y est, on va faire de la pub pour un autre Blog: celui de la direction de notre belle compagnie.

Allez y, salariés chanceux! Un Pilote digne de ce nom répond à un article du directeur général de la maintenance, c'est une belle mise au point.


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Published by Ernesto - dans La Compagnie
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 20:10

Un bref panorama de l'actualité de notre beau métier.

Un petit tour des aéroports français...

Deux articles sur les ennuis de Maman avec ses fils chéris

Mais pour commencer, un mot sur Ryanair....

 

 

 

Ryanair occupe les juges à plein temps

 Les avocats de Ryanair doivent connaître la carte des tribunaux européens par cœur. Il ne se passe pas un mois sans qu'on apprenne qu'une nouvelle plainte soit déposée contre la compagnie.

C'est le quotidien La Provence qui raconte l'histoire : "Le 14 septembre dernier, une passagère se rend à Nantes aux obsèques de sa tante. Un vol Ryanair Marseille-Tours. L'aller se passe normalement". C'est moins drôle au rtetour : le vol prévu à 22 heures ne décolle que le lendemain à 15h55. La compagnie aérienne ayant refusé de l'indemniser, la cliente poursuivre Ryanair et lui réclame 465 euros. Ca, pour Ryanair, c'est just routine. Un jugement d'un tribunal de Barcelone est en revanche bien plus préoccupant pour la compagnie. Il indique que la low cost n'a pas le droit d'exiger 40 euros aux passagers qui n'ont pas imprimés chez eux leur carte d'embarquement. Si elle perdait en appel, on connaît déjà la réaction de la réaction de la compagnie. Elle refoulerait tout simplement les passagers qui n'ont pas en poche le sésame. Et, quand Ryanair menace, ce n'est pas pour amuser la galerie. Il suffit de demander à l'aéroport de Marseille.

 

 

Ryanair. La ligne aérienne Brest-Luton s'arrête


Mauvaise surprise pour ceux et celles qui comptaient se rendre à Londres prochainement en utilisant la ligne Brest-Luton, exploitée par la compagnie Ryanair, mise en place à l'aéroport deBrest-Bretagne. Cette ligne cessera, en effet, ses activités à compter du 1er mars. Les personnes qui avaient déjà réservé leur billet d'avion à partir de cette date pour Londresauprès de Ryanair ont été informées de cette annonce inattendue par un e-mail laconique expédié par la compagnie "low-cost" irlandaise.

Mis devant le fait accompli

Raoul Laurent, de la chambre de commerce et d'industrie de Brest (gestionnaire de l'équipement), interrogé sur les raisons de cette décision surprise qui pénalise nombre de clients de Ryanair, précise avoir été mis, lui aussi, devant le fait accompli : "La décision de supprimer cette ligne a été prise par Ryanair. Il s'agit d'une relation commerciale entre une compagnie et ses passagers. Il est vrai que Ryanair a une manière de communiquer qui est assez courte et plus précipitée que les autres compagnies...". Le responsable de la CCI deBrest indique ignorer s'il s'agit là d'une annulation définitive ou simplement d'une suspension temporaire. Toujours est-il qu'il n'est plus possible de réserver des billets pour cette liaison aérienne au-delà du 26 février.

Un moyen de pression ?

Début d'explication ? Le contrat qui lie Ryanair à la CCI de Brest pour l'utilisation de l'aéroport approche de son terme. Les deux parties sont en discussion pour un éventuel renouvellement. De là à en déduire qu'il s'agirait d'un moyen pour le propriétaire de Ryanair de tenter de mettre la pression sur la CCI.... Nous avons tenté de contacter la compagnie aujourd'hui, mais nos demandes n'ont pas eu de résultats.

 

 

 

 

 

 

 

Air France réveille la guerre du ciel à Marseille

Après le retrait de Ryanair, la compagnie veut ouvrir cet été une base avec 10 appareils. Objectif : réduire ses coûts de 15%. Le TGV est en ligne de mire. Mars 2009. Jean-Cyril Spinetta, le président du groupe Air France, participe à une rencontre avec des chefs d'entreprises, organisée par la direction de l'Europôle de l'Arbois, dans le Pays d'Aix. La discussion aborde évidemment la question de la concurrence, notamment celle des compagnies low cost. "Un modèle économique qui prend de l'ampleur et nous fait mal. Cela va continuer et on ne pourra pas rester les bras croisés sans réagir. Nous songeons à des aménagements qui pourraient nous permettre de répliquer", répondait l'invité.

Dix-huit mois plus tard, la question est plus que jamais d'actualité. Les compagnies à bas coût sont devenues incontournables et Ryanair, la plus puissante d'entre elles, taille des croupières au poids lourd de l'alliance Sky Team. Ce n'est pas tout : Air France doit aussi affronter la concurrence de plus en plus féroce du train à grande vitesse. Exemple : en 2010, au départ de Marseille- Provence, le trafic sur Paris a chuté de 4,8%, un taux porté à 8,4% pour la navette qui dessert Orly. Pour réagir, le groupe Air France a lui aussi développé un modèle low cost autour de deux filiales : Transavia et Brit Air.

La première offre des vols réguliers où à la demande aux voyagistes; la seconde, basée en Bretagne, exploite une quarantaine d'avions jusqu'à 100 places et opère en franchise ou en affrètement, des lignes pour le compte de sa maison-mère. Un premier pas insuffisant qu'Air France cherche à compléter d'une "task force" qui conduirait à l'ouverture de bases sur quatre aéroports de province : Bordeaux, Toulouse, Nice et surtout Marseille. À chaque fois, il s'agirait de positionner dix appareils avec leurs équipages afin d'exploiter des lignes sensibles.

Un projet qui suppose, pour être lancé, une baisse des coûts d'exploitation d'environ 15%. Un sujet sensible, car Air France, qui n'entend pas supprimer ses prestations clientèle de ligne régulière (journaux, collations servies à bord, possibilité d'avoir des bagages), doit donc trouver des économies ailleurs. C'est ce qui se négocie actuellement avec les pilotes et les personnels de cabine. Le principe est simple: il sera demandé à des équipages volontaires - environ 200 personnes pour les 40 appareils - plus de souplesse et davantage d'heures de vol en contrepartie d'une hausse des rémunérations.

"Si ces négociations n'aboutissent pas, alors le projet ne pourra pas être lancé", insiste-t-on chez Air France. D'où la prudence de la compagnie, qui aimerait bien ouvrir sa première base à Marseille au début de l'été. Mais à la différence de sa filiale Transavia et surtout de Ryanair qui sont des low cost, le terminal MP2 ne sera pas le point de départ ou d'arrivée.

Reste à savoir les destinations qui pourraient être desservies : "Court et moyen courrier", répond Air France de façon laconique. Avec, en ligne de mire, ce n'est pas un secret, les lignes abandonnées par Ryanair lors de la fermeture de sa base marseillaise, il y a quelques jours. Comme quoi, le monde aérien a lui aussi horreur du vide. Le 21/01/11 laprovence.com

 

 

 

 

 

 

 

Première pierre du T3, à Lyon-Saint Exupéry

La première pierre du terminal low cost T3 vient d'être posée en grandes pompes. D'un coût de 34 millions d'€, le nouveau terminal aura une capacité d'accueil, dès la fin de cette année ou au début de 2012, de 3 millions de passagers, contre 1 470 000 accueillis en 2010.

Aujourd'hui, seulement trois compagnies opèrent sur ce segment de trafic : Easyjet, avec 4 avions basés sur le site, Air Arabia Maroc et Transavia. En plus d'Easyjet qui étudie le positionnement d'un cinquième appareil, d'autres pourraient être intéressées avec une redevance passager réduite de 40% par rapport aux autres terminaux.

Un différence qui se justifie, entre autre, par l'éloignement de la desserte "Rhônexpress", qui relie l'aéroport au centre-ville, et qui devrait accueillir cette année 1,5 million de passagers. A l'horizon 2016, le T3 sera directement relié au T1, créant un espace commun de 15 000 m2, dont 4 000 m2 de boutiques.

"Après avoir démarré assez tardivement, le trafic low cost, qui était de 3 % en 2007, a atteint 19 % aujourd'hui et devrait dépasser les 30 %, en 2015, avant de se stabiliser"
, à déclaré Yves Guyon, président du directoire de la société Aéroports de Lyon.

Cet équipement contribue à la montée en puissance globale de Saint Exupéry. Alors que sa fréquentation a frôlé les 8 millions de passagers, en 2010, sa capacité globale d'accueil doit évoluer au-delà des 12 millions, à l'horizon 2016.

 

Hub : Air India pourrait s'installer à Lyon


L'information est confirmée à la fois par Air India et Aéroports de Lyon : les deux parties sont en discussion. La compagnie, qui souhaite délocaliser son hub européen, aujourd'hui installé à Francfort, étudie la possibilité de s'installer à Lyon-Saint-Exupéry. Mais d'autres plates-formes sont aussi dans la course : on parle notamment de Madrid, Dublin, Copenhague… La place lyonnaise présente certains avantages, dont son positionnement au cœur de l'Europe. Egalement, Air India doit prochainement intégrer Star Alliance, un groupement qui à Saint-Exupéry a le vent en poupe. En 2010, grâce à Lufthansa, Austrian et Swiss, elle prend, ici, des parts de marché significatives par rapport à SkyTeam. Le choix de Saint-Exupéry par Air India réglerait sa principale lacune : sa quasi-absence du segment long-courrier. On parle en effet, dès le départ de 4 liaisons aériennes (Mumbaï et Delhi, d'un côté, New-York et Washington, de l'autre). La réponse, en provenance du siège d'Air India, est attendue pour les prochaines semaines, pour une mise en œuvre à l'occasion des prochains horaires de l'hiver 2011.


 

Aéroport de Nantes : le trafic repart


La plate-forme a enregistré une croissance de 14,4 % l'année dernière, avec une forte progression des vols internationaux et d'affaires. Le trafic de l'aéroport Nantes Atlantique a connu en 2010 une croissance de 14,4 % pour atteindre 3.031.556 passagers, en dépit de conditions contraires, comme l'éruption du volcan islandais, les mouvements sociaux et les conditions météorologiques de fin d'année. En 2009, l'aéroport avait vu sa fréquentation baisser de 3 % sous l'impact de la crise économique. Mais sur le long terme, sa progression est constante, de l'ordre de 30 % tous les cinq ans. La plate-forme enregistrait 2 millions de passagers en 2005 et 1 million en 1998.

Selon la direction, la croissance de 2010 est liée, pour une moitié, à l'effet nouveauté créé par l'ouverture de destinations et, pour l'autre moitié, à la reprise du marché business, dont les taux de remplissage augmentent. Prudente dans ses prévisions, la direction anticipe une croissance de 2 % cette année avec notamment l'impact de l'arrêt de la liaison Nantes-Marseille par Ryanair (200.000 passagers). En 2010, le segment international et Europe a progressé à lui seul de 28 %, notamment grâce à Transavia, compagnie à bas coût du groupe Air France-KLM, qui a implanté sept lignes. EasyJet est monté en puissance avec des lignes vers Genève et Bâle-Mulhouse. Le lien vers Londres s'est aussi renforcé avec Flybe, qui a installé un Nantes-Gatwick en concurrence avec Air France (CityJet), dont les avions se posent au London City Airport.

« Un socle solidifié »

Le marché national est en progression de 18 %, également grâce aux compagnies low cost, dont easyJet vers Lyon et bientôt Toulouse. Nantes bénéficie aussi de la montée en puissance de ses liaisons avec les hubs, dont celui d'Orly, reconnecté par Air France après quinze ans d'interruption. Quant au marché du charter, il se stabilise, nombreuses étant les lignes qui deviennent régulières. Ainsi, l'aéroport compte à présent 48 destinations régulières avec 14 opérateurs. « C'est là un socle solidifié et diversifié », indique la direction de la plate-forme concédée depuis le 1 er janvier à Vinci Airports, lequel succède ainsi à la CCI de Nantes. Ce groupe conduira le transfert de l'aéroport nantais sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Ce chantier de 556 millions d'euros, dont on entrevoit désormais les partis pris architecturaux, doit commencer à la mi-2014, après une phase d'études de quatre ans. Sa mise en service est désormais envisagée pour la fin 2017, avec une capacité de 4 millions de passagers.

 

 

 

Record à l'aéroport de Toulouse-Blagnac en 2010: 6,5 millions de passagers


L'aéroport de Toulouse-Blagnac a battu en 2010 un nouveau record avec 6,4 millions de passagers (+ 2%), et la ligne Toulouse-Paris est désormais la première en France, a annoncé mardi à la presse le président du directoire de l'aéroport, Jean-Michel Vernhes.

En ce qui concerne le chiffre d'affaires de Toulouse-Blagnac, les estimations le placent à 96,3 millions d'euros, soit une augmentation de 6,5 %, a-t-il précisé.

Si le trafic national s'est légèrement érodé avec 3,85 millions de passagers, soit une baisse de 0,7 %, le trafic international a fait un bond de 6,2 % avec 2,47 millions de passagers, a-t-il encore dit en faisant le bilan de l'année passée.

Le record de trafic a été réalisé malgré deux épisodes neigeux qui ont bloqué partiellement l'aéroport en début et en fin d'année, et l'éruption du volcan Eyjafjallajokull qui a gêné le trafic aérien international en avril, a souligné le président du directoire.

La ligne Toulouse-Paris a accueilli à elle seule quelque 2,95 millions de passagers dont plus de 500.000 sur la compagnie low cost (à bas coûts) britannique easyJet. Quant aux lignes transversales, a estimé M. Vernhes, elles disposent encore d'un "fort potentiel avec l'apport des low cost".

La vie de l'aéroport a été marquée en 2010 par l'ouverture d'un nouveau hall, le terminal "D", consacré aux vols européens et internationaux qui, avec ses 40.000 m2, a doublé la superficie de l'aérogare et a accueilli 41 compagnies (13 régulières traditionnelles, 6 low cost et 22 charters).

L'année 2011, a rappelé M. Vernhes, sera marquée par l'installation d'une base de la première compagnie espagnole à bas coût, Vueling, qui commencera à opérer en avril à destination de sept villes européennes dont Barcelone. Par ailleurs, Turkish Airlines ouvrira un Toulouse-Istanbul, easyJet un Toulouse-Nantes et Alitalia un Toulouse-Rome.

Enfin, a-t-il indiqué, l'offre en places de parking passera en juin à 12.000, avec l'ouverture d'un nouveau parc de 3.200 places qui aura coûté 29 millions d'euros.

 


 

L'aéroport de Strasbourg change de statut


L'aéroport de Strasbourg sera au mois de mai le 5e aéroport français à passer sous statut de société d'exploitation aéroportuaire, avec effet rétroactif au 1er janvier. Le redressement passe par le charter.

L'aéroport de Strasbourg, dont le trafic a baissé pour la quatrième année consécutive en 2010 pour atteindre 1,06 million de passagers (- 4,4 %) en 2010, passera au mois de mai sous statut de société d'exploitation aéroportuaire, avec effet rétroactif au 1er janvier. Strasbourg sera le cinquième aéroport français à adopter cette réforme, prévue pour accompagner le désengagement des chambres de commerce et d'industrie dont la concession arrive à terme dans les aéroports de plus d'1 million de passagers.

A Strasbourg, la concurrence du TGV-Est depuis juin 2007 a entraîné le report de la moitié du trafic vers le rail. L'Etat, la chambre de commerce et les collectivités locales, futurs actionnaires de la société d'exploitation, entendent enrayer la chute du trafic en développant le trafic charter. Il souhaitent aussi conforter le statut international de la plate-forme, actuellement réduite à 9 lignes régulières, en invitant des compagnies à ouvrir ou relancer des dessertes vers Londres, Barcelone, Berlin, Rome, Varsovie et Budapest, toutes absentes des grilles horaires vers la capitale parlementaire européenne.

 

 

 

Aéroport de Strasbourg : l'important, c'est l'atterrissage...


L’aéroport de Strasbourg-Entzheim a annoncé vendredi une nouvelle baisse du trafic passagers (-4,4%) pour l’année 2010. La chute continue donc, mais ralentit, grâce au trafic international. Les responsables de l'aéroport se montrent plutôt optimistes.  «C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. A chaque étage il se répète : Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien"… Mais l’important ce n'est pas la chute : c’est l’atterrissage». La phrase extraite du film La Haine, restée culte, pourrait décrire la trajectoire de l'aéroport strasbourgeois ces dernières années. Après deux années de pertes vertigineuses – moins 16,6% en 2009, et même 23,3% en 2008 – l’aéroport de Strasbourg-Entzheim enregistre une nouvelle baisse du trafic, mais limite les dégâts. Le trafic international (+8,4%) a tiré la plateforme vers le haut, à l’inverse des vols intérieurs (-6,8%). Malgré la concurrence des aéroports voisins, notamment en Allemagne, et de la ligne TGV Paris-Strasbourg, l’aéroport alsacien semble donc sortir un peu la tête de l’eau et ses responsables espèrent même présenter un résultat positif pour 2010. L'aéroport de Strasbourg-Entzheim adoptera le statut de société aéroportuaire en mai prochain.

 

 

 

 

Sécurité : les failles d'Air France révélées


Le rapport indépendant demandé après le crash du Rio-Paris met en cause la direction et les pilotes. Organisation inadaptée, manque de leadership, comportements déviants. La conclusion du rapport sur la sécurité des vols chez Air France, diffusé hier en interne, est plutôt sévère pour la compagnie. Dans ce document, dont Libération a obtenu copie, les huit experts internationaux indépendants mandatés à la suite du crash du Rio-Paris (228 morts) font 35 propositions de réforme. Et renvoient dos à dos la direction et les pilotes, qui s'étaient violemment affrontés après le drame. Air France doit revoir sa gouvernance «en commençant par le sommet». Les experts diagnostiquent «un manque de confiance des employés envers leurs chefs» et «une absence de leadership fort à tous les niveaux du management». Cela commence chez «le PDG et les cadres dirigeants». Si ces derniers disent placer la sécurité au premier rang de leurs priorités, «ce message ne semble pas avoir imprégné les personnels. On n'entend pas souvent "la sécurité d'abord". Cela peut conduire certains salariés à croire que les considérations de sécurité sont secondaires par rapport aux considérations commerciales». «Autocratique». La compagnie souffre également d'une «organisation trop complexe» en matière de sécurité, qui «rend floues» les responsabilités et le rôle de chacun. Par exemple, tous les responsables de terrain ne rapportent pas directement au vice-président en charge de la sécurité. Le rapport propose que le directeur des opérations aériennes devienne la seule tour de contrôle et assume l'ensemble des responsabilités, comme c'est déjà le cas «dans la plupart des autres compagnies aériennes». De plus, l'entreprise a trop tendance à traiter les incidents plutôt que d'«anticiper les risques». Le document tacle, enfin, les navigants. Il pointe un problème dans la formation et le recrutement, y compris des instructeurs. Mais aussi «la culture et le comportement» d'une «petite minorité de pilotes». Ces brebis galeuses ont tendance à s'écarter des procédures internes pour agir à leur guise. Certains traitent les hôtesses, stewards et les agents de maintenance «de manière arrogante et autocratique». Même s'ils sont peu nombreux, ces comportements déviants dégradent de manière importante la «morale et la discipline» du personnel navigant. Surtout, Air France ne sanctionne jamais les pilotes fautifs, ce qui conduit à rajouter sans cesse des procédures plutôt qu'à ramener les individus dans le droit chemin. «Les cadres devraient avoir tous les outils nécessaires pour assurer leurs responsabilités dans le management des pilotes», plaide le rapport. Qui épingle au passage la division syndicale et la volonté d'Air France de préserver «la paix sociale à tout prix». Aveuglement. Bien accueilli, le rapport a toutefois provoqué de premières tensions. «Nous sommes d'accord à 95%. Nous souhaitons nous mettre au travail de manière positive, y compris sur les aspects qui nous dérangent. Mais la direction doit faire de même», souligne Gérard Arnoux, président du syndicat de pilotes UFPL. Sauf que le patron, Pierre-Henri Gourgeon, a fait l'inverse dans son interview hier au Figaro, où il ne reprend que les passages antipilotes. Un aveuglement dénoncé par le syndicat de pilotes UNPL, qui rejette en bloc ces accusations. Enfin, Air France ne voulait rien publier du tout et n'a diffusé en interne que les conclusions du rapport, en gardant au secret le document complet. Signe que la sécurité reste un sujet aussi sensible qu'embarrassant.

 

 

 

Air France : le rapport des experts sur la sécurité fait des vagues chez les pilotes


Le rapport de la mission externe sur la sécurité des vols d'Air France, présenté lundi en interne, suscitait des réactions diverses hier. Si le principal syndicat de pilotes SNPL se dit plutôt satisfait, un autre syndicat, l'UNPL, en récuse certains passages, dévoilés hier par l'AFP, qui mettent en cause l'implication de certains pilotes sur la sécurité. «Les cadres supérieurs d'Air France [...] placent indiscutablement la sécurité comme priorité numéro 1. Mais ce message ne semble pas avoir été diffusé au sein des effectifs, soulignent les auteurs du rapport. On n'entend pas couramment la "sécurité avant tout ". Ceci conduit certains employés à croire que les considérations de sécurité sont secondaires par rapport aux considérations commerciales», ajoutent-ils.

 

 

 

 

Comment Air France a perdu la bataille de Roissy


D'après La Tribune, les compagnies Emiraties auront désormais plus de vols à destination de Roissy, et ce malgré le lobby intensif d'Air France. Le gouvernement français aura fait passer d'autres intérêts prioritaires à ceux d'Air France qui joue pourtant très gros...

Un véritable camouflet pour Air France-KLM ! D’après La Tribune, la France aurait finalement cédé aux demandes insistantes des compagnies émiraties d’un plus grand accès à l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle. Emirates et Etihad pourront progressivement obtenir jusqu’à quatre vols de plus par semaine contre 14 actuellement (ou très prochainement dans le cas d’Etihad). Air France-KLM aura pesé de tout son poids auprès des administrations et du gouvernement pour repousser les revendications de ces compagnies, considérées comme de redoutables concurrents. 

Emirates et Etihad sont déjà les premières compagnies étrangères en termes de trafic passagers à relier Roissy et le grand Est. L’enjeu est immense parce qu’il s’agit de relier le hub de Roissy et donc ses multiples liaisons européennes à la zone Asie-Océanie. Or, les compagnies émiraties bénéficient d’un avantage comparatif par rapport à Air France. Le modèle industriel d’Emirates et Etihad repose sur la position géostratégique des Emirats Arabes Unis à mi-chemin entre l’Occident et l’Asie-Océanie. Ces compagnies ont pu constituer un catalogue de ligne particulièrement judicieux grâce aux multiples correspondances et escales possibles. Pour renforcer leur offensive commerciale contre les compagnies européennes, Etihad envisage même d’attaquer le marché transatlantique, chasse gardée de British Airways, et dans une moindre mesure d’Air France-KLM via son alliance Skyteam (Delta Airlines), en s’intéressant au dossier Virgin Atlantic. Etihad pourrait alors truster les lignes transatlantiques jusqu’en Asie, grâce à son réseau d’aéroports.

 

Quand l'Elysée s'en mêle...

Pour Air France-KLM, perdre des parts de marchés sur des lignes long-courriers est un coup porté à ses lignes les plus rentables. Elles le sont d’autant plus que le marché domestique des courts et moyens-courriers est rogné par les compagnies low cost. Les experts estiment que sous 25% de parts de marché, Air France-KLM n’a plus intérêt à se maintenir sur une ligne long-courrier. Pas étonnant qu’Air France-KLM ait alors obtenu du ministère des Transports français qu’il prenne son parti. Mais les Emiraties ne renoncent pas, et l’affaire remonte jusqu’à l’Elysée. 

A la présidence, on perçoit très rapidement les enjeux de cette affaire pour les intérêts économiques de la France, et les Emirats Arabes Unis n’hésitent pas à faire pression. D’un côté, Etihad et Emirates menacent d’annuler des commandes d’A380 arguant que sans dessertes, ces avions ne leur sont d’aucune utilité. D’autre part, le gouvernement Emiratie doit statuer sur un contrat d’achat de Rafales. Pour Paris, la vente de Rafales figure en tête des priorités. L’avion de combat multimission de Dassault n’a encore jamais été exporté, et un échec commercial serait vécu comme un handicap d’un point de vue stratégique et militaire. Après le recul du Brésil sur la vente de Rafales, le symbole est trop grand pour prendre le risque de perdre le contrat Emiratie. Il faut dire que le contrat est absolument immense. Les Emirats Arabes Unis pourraient acheter jusqu’à 60 Rafales pour 8 milliards d’euros.

Air France-KLM ne cache pas son exaspération et accuse les compagnies dites du «Golfe» de concurrence déloyale, car financées par les fonds pétroliers de leurs Etats actionnaires. Une façon de dire que si Etihad et Emirates sont soutenues par leur gouvernement, on ne peut pas en dire autant pour la compagnie nationale française…

 

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Published by Ernesto - dans Actualité
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:07

 

Nous publions un communiqué commun de SAPS-FO et de la CGT Régional.

Il fait suite au mouvements du personnel au sol d'Air France sur l'escale de Nantes où la direction de la compagnie nationale a annoncé, comme elle l'avait déjà fait sur le projet "Bases Provinces", ne plus créer d'emplois sur ses escales mais avoir recours systématiquement maintenant à la sous-traitance.


Cette annonce a provoqué l'indignation des salariés de cette escale où les problèmes sociaux et les cas de souffrances au travail sont nombreux, un salarié travaillant sur cette escale s'est suicidé l'année dernière.

 

Nous venons également d'apprendre (31/01) que l'escale Air France de Lyon vient de se mettre en grève.

 

Les directions tentent d'opposer les salariés de la compagnie "mère" et des filiales.

C'est de "bonne guerre"?

Je ne sais pas...En tout cas, il est vrai que par moment nous avons vraiment l'impression que "C'est la guerre"...

Allons nous nous mettre à citer, nous aussi, les hauteurs de stratégies militaires?

 

Enfin, toujours est'il que nos Camarades de la CGT Régional ont écrit à leur fédération pour manifester leurs inquiétudes sur les risques d'opposition entre salariés des filiales et de ceux de l'actionnaire principal... L'action  CGT dans le groupe est en marche.

 

Encore heureux, car les patrons eux ne traînent.... pas la preuve!

 

Il ne reste plus qu'à informer encore et encore les salariés...

Ceux qui ne comprennent pas que demain, ce sera leur tour.

Ceux qui ne comprennent pas que sans un minimum de solidarité, rien n'est possible.

Ceux qui, contre un billet de 100€, sont prêts à trahir les gens qu'ils croisent tous les jours.

 

Je dirai bien à quel beau métier, de telles réactions me font penser, mais j'ai trop de respect pour ces Dames... (pas celles qui remplaceraient les grévistes...)

 

Allez....

 

L'escale Air France de Nantes connaît depuis quelques jours des débrayages pour protester contre le projet de sous-traitance de certaines tâches du personnel au sol.

 

Avec cette politique de réduction des coûts le Groupe AF s'attaque sans complexe au démantèlement des métiers du sol. 

 

Quelle est la réaction du Groupe face aux protestations des salariés ?

 

Une concertation, une négociation ?

Non !!! Rien de tout cela !

 

La solution pour nos dirigeants est de signer en catastrophe un contrat d’assistance pour faire travailler les salariés de Régional sur les avions de Britair habituellement assistés par des Agents AF.

 

Sans formation sur les avions Britair et sans leurs demander leur avis, Régional impose à ses agents d’escale et ses agents de piste de Nantes de traiter les vols de leurs camarades grévistes d’AF !

 

En voilà une… belle preuve de logique de Groupe…

 

SAPS-FO et la CGT ont aussi une logique de groupe et de solidarité : pour protester contre ces manœuvres scandaleuses, nous appelons les salariés de l’escale de Régional à des débrayages.

 

SAPS-FO et la CGT dénoncent les manipulations de la part de la Direction… Comme par magie, après quelques jours de grève AF, un contrat d’Assistance est signé entre Britair et Régional…

 

Diviser pour mieux régner… Telle doit être la devise de nos dirigeants… En obligeant les salariés de Régional à remplacer les grévistes d’AF, ils instaurent un climat malsain qui fait passer nos agents de Régional pour des briseurs de grève.

 

Nous affirmons ici notre entière solidarité à nos camarades d’Air France dans leurs revendications.

 

Vos délégués syndicaux SAPS-FO et CGT, à Nantes le 30 janvier 2011

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 19:55

La crise!

En son temps, s'était Yves Montand qui nous l'avait "vendue" comme une chance!

"A bas le socialisme à Papa", vive le Tacherisme et le néo-libéralisme...L'émission portée par Alain Minc, présenté à l'époque comme un socialiste moderne et aujourd'hui conseiller intérimaire de Nicolas Sarkozy, avait en février 1984, fait grand bruit. 

"Libération" avait même, en guise de soutient à l'émission, sortit un supplément intitulé "Vive la crise!" qui contenait un édito de Laurent Joffrin, intitulé: "la pédagogie de la gaffe":

Il y a un néo-réalisme français. en dix ans de crise, on aessayé de par le monde toutes les médications possibles. Aucune n'a réussi. Très longtemps pourtant les Français ont refusé de voir la crise en face. Pendant presque une décennie, ils ont cultivé l'illusion du bout du tunnel, refusant toute baisse du pouvoir d'achat, poursuivant leur quête sans fin du bien-être matériel, négligeant l'investissement;......

 

C'est donc un fatalité?

Rappelez vous, nous étions en 1984!

25 ans après, on a vu où le libéralisme à tout prix nous a mené... Alors quand on nous remet le couvert avec un économiste auteur à succès, Daniel Cohen, un écrivain, Eric Orsenna et un acteur "de gauche", on se méfie...

Regardez donc cette explication de Michel Collon

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 21:04

Soutenu par l'europe et pariculièrement par notre président, Ben Ali a pris un grand coup de pieds au cul!

Et il l'a reçu grâce à la mobilisation plus que courageuse de Union Générale des Travailleurs Tunisens. 

Une fois de plus, nos Camarades prouvent que le syndicalisme n'est pas le problème, mais bien la solution.

Dans le JDD, un extrait de l'analyse de Vincent Geisser, sociologue:

Garance Le caisne (JDD);  Des membres de syndicat UGTT pourraient-ils aussi jouer un rôle? 

Vincent Geisser: Oui. Derrière une façade monolithique, l’UGTT [Union générale des travailleurs tunisiens] est la seule organisation qui a fait le lien avec le mouvement social. La grève générale aujourd’hui à Tunis, c’est l’UGTT, avec des gens du peuple, bien sûr. Et les représentants locaux étaient présents dans les manifestations dans tout le pays. Les bâtiments des syndicats ont servi de refuge et de repli aux manifestants. L’UGTT va devenir un acteur central, pas seulement syndical mais politique. Il confirme son rôle de maillon faible du régime de Ben Ali. C’est la seule institution qui pouvait à la fois développer des compromis avec le pouvoir et jouer un rôle très fort auprès de la population.

 

 

 

Communiqué de l'UGTT:

Publié le Samedi 15 Janvier 2011 à 18:34

TAP - L'Union Générale Tunisienne du Travail(UGTT) a rendu hommage au peuple tunisien pour son combat contre l'injustice, l'oppression et toutes les formes de corruption et de mauvaise gestion, réitérant sa ferme condamnation des assassinats perpétrés contre les civils désarmés qui manifestaient pour leur droit à l'emploi décent et réaffirmant l'impératif d'œuvrer à protéger les citoyens et les familles contre les actes de pillage et d'agression et de veiller à leur sécurité.

Dans une déclaration publiée, samedi, Le bureau exécutif de l'UGTT se félicite du rôle de l'Union dans l'organisation des luttes menées par les travailleurs, sous la direction de leurs structures syndicales régionales et sectorielles, et leur réussite à mobiliser les autres catégories du peuple et à défendre leurs droits et leurs intérêts sociaux.

L'UGTT appelle au respect de la constitution et particulièrement ses articles relatifs aux mécanismes permettant de trouver une issue à cette crise et de former un gouvernement de coalition nationale composé des différentes sensibilités intellectuelles, politiques et sociales.

L'UGTT souligne également la nécessité de former immédiatement une commission d'établissement des faits afin de faire comparaître devant la justice toute personne impliquée dans l'assassinat des citoyens tunisiens, à travers le tir de balles réelles ou en donnant des ordres. L'Union appelle, en outre, à la constitution d'une commission d'enquête sur la corruption et les personnes corrompues, composée de personnalités indépendantes et de juristes et d'une commission nationale pour la révision de la Constitution et du Code électoral et toutes les lois ayant trait à la réforme politique de manière à réunir les conditions appropriées pour l'organisation d'élections démocratiques.

L'UGTT appelle, également, à la liberté effective de l'information, à une amnistie générale, au pluralisme réel ainsi qu'à la révision de la notion de la sécurité, de ses structures et de sa mission, mettant l'accent sur le droit à la manifestation pacifique et à l'organisation loin de toute pression ou entrave.

La déclaration souligne l'impératif qu'il y a à préserver les biens publics et privés, insistant sur la nécessité de s'exprimer de manière pacifique et libre, appelant les chefs d'entreprises et les propriétaires des locaux de commerce à reprendre leur activité économique et à ouvrir leurs locaux, afin de satisfaire les besoins des citoyens, pour mettre un terme aux actes de déprédation commis par des bandes non identifiées.

L'UGTT invite les structures syndicales régionales et locales à mettre sur pied des comités de protection de leurs sièges, des biens publics et des entreprises ainsi que des familles et des citoyens de toute forme d'agression.

 

Le seul bémol de cette affaire, est encore une fois, l'attitude du gouvernement de notre pays.

Mercredi après-midi, l'ancienne ministre de la défense aujourd'hui aux affaires étrangères, n'a eu comme toute réponse a l'annonce des tirs à balle réelle de la police du pouvoir tunisien sur les manifestants, que la promotion du savoir faire francais "reconnus par tous", en matière de maintien de l'ordre...

Les flasball, la matraque et les gaz en lieu et place du 9mm...

Autrefois connus dans le monde pour nos valeurs démocratiques, nous voilà avec une réputation universelle de spécialiste de la répression.

On aurait attendu mieux d'un ministre de l'ex patrie des droits de l'homme

 Ministres, qui poussent des cris d'orfraie devant le "non respect des résultats du suffrage universel au Gabon".

 Ministres encore, qui dénoncent la loi sur la presse en hongrie en oubliant, comme l'a très bien rappelé le président de ce beau pays, que la france est assez mal placé pour donner des leçons en matière de libertés de la presse, car contrairement à ce qui se passe  dans l'ex patrie des droits de l'homme, en hongrie, les présidents de chaines de télévisions ou de radio ne sont pas nommés par le pouvoir....

"Mon ami Ben Ali" disait justement il y a peu un citoyen d'origine hongroise....

J'ai honte....

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 20:40

Suite à notre article sur l'émission de France2 "C'est scandaleux nous avons introduit un 9mm dans un avion", un agent de sûreté a posté un commentaire sur ce sujet.

Nous avons pensé que cette réponse, de la part de quelqu'un qui vit les problèmes au quotidien, devait être publié de façon plus li-visible....

 

 

 

Alors parlons de la formation, il y a environ 7 ans les agents de sûreté étaient formés sur Paris, là ils étudiaient les différents types d'armes et d'explosifs... Ils voyaient également à quoi ça ressemblait en vrai... Donc ils avaient une bonne formation mais cela coute cher de faire monter des agents sur Paris et de les héberger.
Donc maintenant les formations sont faite sur le site de l'aéroport par un formateur de l'entreprise qui pense plus à boire son café et fumer sa clope que nous former... On apprend toujours les différents types d'armes et d'explosif mais nous n'en avons jamais vu en vrai et encore moins démontées... La formation pour le contrôle radioscopique se fait sur un ordinateur entre 2 cafés...
De plus nous subissons une pression de la part du gestionnaire qui nous fait surveiller par ces agents qui se prennent pour des cow boy et se croient au dessus de nous. Sans parler des tests que nous subissons par les agents de l'état (pour ne pas les citer...) Qui demandent même aux passagers de cacher un révolvers factice par exemple, pour voir si on le trouve.
Je tiens aussi à rajouter que beaucoup de nous sommes à temps partiel, que nous avons des horaires qui changent tous les jours, des coupures, plus les retards avions où nous devons rester donc pas de vie privée.
Un plan social a été annoncé en avril 2009 (car nous sommes en sur-effectif) nous l'attendons toujours... Notre employeur en profite pour nous faire du chantage, nous n'avons eu aucune augmentation depuis 2 ans. De plus avec la mise en place de la carte professionnelle pour les agents de sécurité et de sureté, certains agents se voient régresser dans leur travail car ils n'ont pas pu avoir leur carte pro par équivalence et se retrouvent à faire du rapprochement documentaire à l'accueil du PIF... Et la réponse de la direction pour une demande de formation (le CGP agent de sureté aéroportuaire) est : "l'action de formation choisie ne s'instaurant pas dans les priorités définies par notre société, nous sommes au regret de ne pas pouvoir donner une suite favorable à votre demande"
Donc ce n'est pas une priorité que les agents travaillent légalement...

Pour finir le rôle de l'agent de sûreté est surtout de la dissuasion car nous le savons bien, si l'on veut faire entrer quelque chose en ZR ce n'est pas bien compliqué...

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:46

Quand on vous disait que le déploiement en province d'Air Inter, heu, d'Air France faisait "causer"...

Avant toutes choses, un article sur une émission de France2...

Décidément, les aéroports sont un créneau porteur.. Entre la neige, les mosquées dans les galeries bagages, ce sont des sources intarissables de reportage pour les reporters en mal de sensations.

Il suffit qu'ils nous demandent, nous allons leurs expliquer comment les contrôles de sécurité concernent surtout les gens qui travaillent sur l'aéroport (et le "chantage" au badge qui va avec), et ne font que gêner les passagers pour un effet seulement psychologique.

Enfin, s'ils le désirent, les milles et une manière de passer un bagage sans qu'il soit fouillé, comment on fait rentrer, avec des badges VIP, en Zone Réservée, des vigiles pour démonter des locaux syndicaux, et comment, on se retrouve privé de badge et mis en examen pour la diffusion d'un tract.

Et pour finir sur le sujet, un ancien directeur de l'Aviation Civile Etasunienne déclarait il y a quelques années:

"Le principal problème (il parlait de la sûreté des vols suite aux attentats du 11septembre), et les responsables des administrations des aviations civiles de tout les pays devraient vraiment en prendre conscience, est le niveau de rémunération et de formation des agents de sûreté de nos aéroports"

Avons nous pris en compte la leçon?

 

 

Aéroport : les contrôles de sécurité inefficaces ?

 

Dans "La Provence" de ce soir (7janvier 2011)

 

 

C'est un reportage de 50 minutes qui a jeté hier soir une lumière crue sur la sécurité des aéroports, et notamment Marseille-Provence. Une journaliste d'Envoyé spécial(France 2) est parvenue, le 8 novembre, à faire passer un pistolet de calibre 9mm qu'elle avait pris soin de démonter préalablement au contrôle des bagages de cabine. Comment est-ce possible ? Y a-t-il un pilote dans l'avion de la sécurité ?

Pour l'une des sources policières que nous avons interrogées, le "taux de manquement", lors de tests, serait même de 25% sur Marseille-Provence... Bref, dans un cas sur quatre, la détection ne remplirait pas son rôle. Faut-il repenser tout le système ? "Il existe de nombreux pays dans le monde où la sécurité est effectuée par des sociétés privées. Peut-être suffit-il que les contrôles soient faits selon de bonnes méthodes et par des gens compétents et bien formés", suggère le contrôleur général Bernard Reymond-Guyamier, directeur zonal de la police aux frontières (Paf).

Il paraît en tout cas impensable de repasser à un système qui rendrait à l'État sa mission régalienne. "Il faudrait au moins 100 fonctionnaires de plus",dit-il, alors qu'une centaine de policiers restent affectés aux contrôles transfrontières et à la sécurité générale. Fouilles des bagages, palpations, vérification des cartes d'embarquement: le travail des agents de sûreté de l'aéroport n'est pas aisé. L'un d'eux confie néanmoins, sous le sceau de l'anonymat, que"certaines armes sont quasi indétectables",notamment le Glock, de fabrication autrichienne, en raison de la souplesse de ses matériaux.

"On est continuellement surveillés. Par la police aux frontières, par la gendarmerie, par la Direction générale de l'aviation civile", insiste cet agent pour dire qu'ils n'ont pas le temps de tirer au flanc. Et l'homme de déplorer l'initiative de ces journalistes "qui s'amusent à nous tester". "Cette jeune femme est passée en zone réservée avec une arme. Qu'est-ce qui empêche le procureur d'Aix de la poursuivre pour de tels faits ?" "Ces agents ne sont pas formés pour détecter des armes. Certains les découvrent même pour la première fois", réplique Valérie Montmartin, la codirectrice de Ligne de Mire, l'agence de presse qui a travaillé pour Envoyé spécial.

Après la Brink's et Main Sécurité, c'est Astriam qui a remporté le marché. Pour David-Olivier Reverdy, délégué du syndicat de police Alliance, "l'aéroport est en sous-effectif chronique de policiers". L'ennui, confie-t-il, c'est que "si tu veux faire correctement ton boulot, les avions ne partent plus jamais à l'heure !" Alliance pointe lui aussi le nombre d'heures de formation des agents de sûreté en France, qui est "deux fois moins élevé que celui des autres pays européens". Et le coût horaire va de pair : forcément deux fois moins cher que chez nos voisins.

 

Denis TROSSERO

 

 


 

Air France : les syndicats doutent de l'ouverture d'une base en province en juin

Les négociations sur la création de bases de province par la compagnie se poursuivent mais les syndicats ne croient pas que la première puisse voir le jour en juin, comme escompté par la direction.

"Il semble invraisemblable que l'on puisse tenir le calendrier. Personne n'y croit plus. On est plutôt parti pour un report", a déclaré hier à l'AFP Franck Mikula, porte-parole du syndicat UNAC (hôtesses et stewards). Il souligne que de nouvelles réunions de négociations sont programmées avec personnels navigants et commerciaux et pilotes les semaines à venir mais relève les "nombreuses réserves" sur ce projet. "On est réservé sur les conséquences sociales concernant les PNC, en particulier la soutenabilité de ce type d'activité : peut-on faire la quantité d'heures annuelles envisagées par la direction, 40 à 50% de plus (de 500 heures aujourd'hui à 750) ?", a-t-il commenté.

Il ajoute en outre que face à cette productivité, les compensations (rémunération, temps de repos supplémentaires) ne sont toujours pas formulées. Selon lui, l'hypothèse est plutôt d'ouvrir la première base à l'hiver 2011/2012, sans doute à Marseille et non plus Nice, compte tenu du départ de l'irlandaise Ryanair.

Côté pilotes, même scepticisme. "On ne nous a rien présenté de précis, pas de texte servant de base pour un accord sur lequel nous pourrions négocier. On ne voit donc pas très bien comment tenir le calendrier", a résumé Christophe Pesenti, porte-parole du syndicat Alter.


L'UNAC a pourtant déjà promis, d'après nos informations, à ses adhérents des filiales, des transferts "automatiques" vers la Compagnie Mère, et pourtant depuis le début de l'affaire, l'augmentation des temps de vol mensuel est annoncée, c'est même une des conditions du déploiement.

 Il est évident qu'il est plus facile de dire à un PNC de Régional "Tu travailleras 75heures/mois et ne t'inquiète pas on s'occupe de tout" que d'avoir à expliquer à un PNC d'Air France la nouvelle donne....

A quand les dirigeants des grands syndicats dans les filiales?

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 23:40

Une revue de presse de début de fin de semaine....

Et deux communiqués de la CGT, le premier de la Confédération, le second émane de nos Camarades d'Aéroport de Paris, attaqués par un « expert » de l'émission « c dans l'air ».

Le déploiement d'Air France continu. Au moins à faire « causer »...

Toujours aucune information n'émane de la Direction de Régional et la cession extraordinaire du Comité d'Entreprise, convoqué sur le sujet, hier à Nantes, avait à son ordre du jour l'influence de ce déploiement sur notre activité, nos emplois. Cette séance sur notre avenir a duré moins de deux heures, et, pour la Direction, seule la Directrice des Ressources Humaine était présente et représentait tout les hommes absents ce jour, qui en réunion avec Air France, qui toujours en vacances (véridique...).

Si bien que rien n'est sortit de cette réunion si ce n'est pour les élus, le sentiment, renforcé, d'être pris pour des c..s.

Lisez bien le détail des lignes qu'Air France « récupère » sur Toulouse....

 

Et puis parce qu'il faut bien rire, l'anecdote de la semaine nous vient de la Direction Maintenance.

Figurez vous que lundi soir, l'alarme incendie du site de Clermont-Ferrand retentie.

Tous les salariés évacuent donc, comme prévue par les consignes de sécurité, le hangar, les bureaux attenants et rejoignent les points de rassemblement.

Tous? Et bien non!

Un salarié résiste à l'injonction du responsable au prétexte qu'il a du travail...sous entendant ainsi que les autres sont surement là pour assister à un match de tennis.

Devant l'insistance du responsable il évacue enfin son poste de travail.

 

Non content d'avoir résister, ne voilà t'il pas que le bougre pressé de retourner à la tâche, rentre dans les locaux de Régional par la porte extérieur de la direction technique (pour ceux qui s'en rappellent, la porte par laquelle nous accédions avant la mise en place du Poste d'Inspection Filtrage).

Il pénètre donc au mépris de toutes les règles de sûreté dans des locaux situés en Zone Réservée.

Si nous suivons les consignes données par notre hiérarchie, il eusse fallut que nous le dénoncions, car comme nous l'avons déjà écrit ici, la délation est désormais encouragée au sein de la DM.

Hors il en est de la délation comme du reste: elle est exigée quand c'est le bas peuple qui est dénoncé, pas les "princes"..

Car figurez vous, que le bourreau de travail dont nous parlions plus haut, n'est autres que...que....

Le Directeur Général de la Maintenance!!

 

Ainsi donc, quand nous pensions, assez naïvement que cette amour pour la dénonciation de son petit camarade était culturelle et donc bien excusable, et bien,  voilà une nouvelle facette du multiculturalisme!

 

Résumons nous:

On dénonce:  (culture anglo-saxone)

  • quand ce n'est pas un chef

  • quand il ne peut pas se défendre

On ne dénonce pas: (culture latine)

  • Quand c'est moi


    Et dire qu'il y en a encore qui pense que le mélange des cultures n'est pas une chance!

 

Bonne lecture....

 

 

 

Communiqué de la Confédération Générale du Travail

 

Pourquoi la CGT n’ira pas...

mercredi 5 janvier 2011



L’année 2010 à été marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s’opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces.

Face à ce mouvement d’ampleur exceptionnelle de plusieurs mois, soutenu par une très large majorité de la population, qui revendiquait l’ouverture de réelles négociations, ce fut l’intransigeance du coté du Président de la République et le dédain à l’égard des positions syndicales sur un choix de société qui conditionne l’avenir pour des millions de salariés.

C’est dans ce contexte que se présente la cérémonie habituelle des vœux de l’Elysée aux « forces vives » du pays.

Sans nul doute l’encouragement au « dialogue social » et la nécessité de « syndicats forts » seront classiquement présents dans les vœux présidentiels.

La CGT refuse d’apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l’invitation de la Présidence pour les vœux de 2011.

Le mouvement sur les retraites a mis en évidence la nécessité de revoir les politiques d’emploi, de conditions de travail et du temps de travail, les exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises ...

Plutôt que d’apporter des réponses à ces revendications, plusieurs responsables politiques, largement relayés par les médias, lancent une attaque en règle sur le temps de travail et les salaires en mettant les 35 heures dans leur ligne de mire.

La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette offensive visant une fois encore à culpabiliser les salariés en arguant des coûts excessifs du travail dans notre pays.

La CGT appelle ses organisations et les salariés à résister à toute velléité d’aggravation des conditions de vie et de travail qu’entraînerait la remise en cause des 35 heures dans le public comme dans le privé.

La meilleure réponse est d’être, ensemble, exigeants et mobilisés pour la prise en compte des revendications sociales dans les entreprises et les branches professionnelles.



Montreuil, le 5 janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

Air France déclare la guerre aux low cost

 

La compagnie tricolore espère ouvrir une nouvelle base à Toulouse d'ici octobre afin de concurrencer les low cost. Les syndicats doivent donner leur accord.

Il s'agit d'un des plus importants projets stratégiques d'Air France. La compagnie prévoit de créer quatre bases en province à Toulouse, Bordeaux, Nice et Marseille. L'idée est de baser dix avions sur chacun de ses aéroports afin de le faire voler douze heures par jour au lieu de huit actuellement et ainsi se rapprocher du modèle économique des low cost.

Deux équipages seront affectés à chaque avion à raison de six heures de travail par jour et par équipe. C'est effectivement un plan anti low cost que veut dégainer Air France qui a vu ses parts de marché grignoter par l'arrivée d'Easyjet notamment à Toulouse. Par ailleurs, dès le printemps la low cost Vueling installera une base à Blagnac avec un Airbus à demeure offrant 40 vols apr semaine.

Le projet d'Air France augmentera le nombre d'heures de vol réelles des équipages (740 par an, contre 569 actuellement) afin d'être de nouveau compétitif face à cette concurrence car les coûts chuteront de 15 %. « C'est un projet qui inverse la tendance. Sans ce projet les vols de point à point en France seraient en danger, déclare Bruno Matheu, directeur général délégué commercial d'Air France.

Mais les équipages affectés aux bases ne seront recrutés que sur la base du volontariat. » En effet, pour parvenir à ses fins, Air France doit encore obtenir l'accord des représentants du personnel.

Nouvelles lignes à Toulouse

La première base qui pourrait être Marseille doit ouvrir en juin prochain puis suivront Nice, Toulouse et Bordeaux. « Nous travaillons sur ce projet en nous assurant de réunir toutes les conditions notamment sociales pour lancer la base » assure Christian Lahccen, le directeur régional d'Air France.

Si les tarifs pour les passagers ne baisseront pas, ils pourront profiter de nouvelles destinations. « Les bases nous permettront de renforcer les dessertes des lignes existantes et d'ouvrir de nouvelles lignes » confirme Bruno Matheu. En effet, sur les dix avions affectés par base, deux serviront à répondre à la croissance.

Si rien n'est arrêté, une ligne comme Toulouse-Rome offre le profil idéal pour être renforcée car les liaisons françaises sont concernées mais aussi les vols européens.

275 salariés dédiés par base

Outre le personnel au sol qui verrait ses effectifs garantis, la base de Toulouse se verrait affecter cent pilotes et copilotes (PNT), 175 hôtesses et stewarts (PNC) ainsi que cinq A319 et cinq A320.

 

 

 

Marseille-Provence, future Base régionale d'Air France ?

 

l'interview de Pierre Régis, DG de l'Aéroport Marseille-Provence

Le 11 janvier, Ryanair mettra sa menace à exécution de supprimer sa base marseillaise. Dans la foulée, la low cost irlandaise stoppera 13 lignes dont les dessertes de Lille, Nantes, Brest, Beauvais et Tours. Le nombre de passagers traités par la compagnie passera de 1,7 million à 500 000. Pourtant, Pierre Regis, DG de l’aéroport, se montre raisonnablement optimiste.

 

TourMaG.com : Comment l’aéroport de Marseille peut-il compenser la perte de plus d’un million de passagers, chiffre avancé par Ryanair?

Pierre Régis : Ces chiffres sont un peu exagérés. Ryanair a enregistré un total d’un peu plus d’un million de passagers à Marseille en 2010. omme la compagnie va continuer à opérer un programme de lignes conséquent, la perte de passagers ne sera pas aussi importante. Il y aura une inflexion de trafic entre la mi-janvier et la fin mars mais cela devrait repartir à la hausse ensuite. D’ailleurs, Ryanair travaille actuellement à reprogrammer un certain nombre de lignes avec des dessertes en "W" lorsque la base sera fermée. Il n’y a pas encore de programme définitif mais je peux vous assurer que la compagnie ne va pas abandonner le terrain aussi vite. Nous avons également des contacts avec d’autres opérateurs low cost que nous attendons pour le programme printemps-été. Les vols ne seront pas nécessairement ouverts le 1er avril avec la saison IATA comme pour les vols réguliers mais plutôt vers la fin du printemps ou le début de l’été.

TourmMaG.com : L’aéroport jouissait d’un certain équilibre entre les opérations low cost de Ryanair et le programme de vols d’Air France. Ne craignez-vous pas à nouveau une toute puissance d’Air France sur la plate-forme ?

Pierre Régis : Par le passé nous avons vécu quelques moments difficiles lorsque Air France qui voyait la menace que représentait l’arrivée des low cost en 2004, avait mal pris la construction d’une aérogare qui leur serait dédiée. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre. Transavia qui est la filiale d’Air France opère sur Agadir et prévoit d’ouvrir Marrakech ce printemps. Et surtout, dans le projet d'Air France de déploiement de bases régionales dédiées à la desserte de lignes moyen courrier, Marseille pourrait bien être retenue.

Pour l’instant, rien n’est fait. Le projet est discuté avec les syndicats et la décision finale appartient à Air France, mais j’ai bon espoir que cela se réalise.

TourMaG.com : Le réseau moyen courrier s’est bien développé en 2010, qu’en est-il du long courrier en 2011 ?

Pierre Régis : Nous sommes en négociation avec certaines compagnies du Golfe, comme d’autres aéroports d’ailleurs. Mais à ce stade, rien n’est finalisé.

 

 

 

Le rebond d'Air France-KLM

 

Après les pertes record de 2009-2010, le groupe a renoué avec les bénéfices d'exploitation, au prix d'une refonte de son activité qui n'est pas encore achevée. Si 2010 a été l'année du rebond pour Air France-KLM, elle fut d'abord celle des pertes record : 1,5 milliard d'euros pour l'exercice 2009-2010 clos le 31 mars, pour un chiffre d'affaires en baisse de 15 %, à 21 milliards. Du jamais-vu depuis que la compagnie avait frôlé la faillite ! Mais, contrairement à 1993, le groupe franco-néerlandais bénéficie d'une situation financière saine - avec une trésorerie confortable qui le met à l'abri du dépôt de bilan -et d'une relative paix sociale, qui vont lui permettre de mettre en oeuvre son plan de redressement. Au point de pouvoir viser un retour aux bénéfices d'exploitaion dès cette année. La première phase, amorcée dès la fin 2008, a consisté à stopper l'hémorragie financière en taillant dans l'offre, les coûts et les effectifs. Entre les départs naturels non remplacés et les départs volontaires encouragés, les effectifs du groupe Air France-KLM doivent ainsi passer de 113.000 avant la crise à un peu plus de 100.000 début 2011. Le second volet, engagé en mars avec l'introduction du nouveau service Neo court et moyen-courrier, est plus ambitieux. Il consiste non pas à réinventer Air France mais du moins à l'adapter aux nouvelles tendances de fond du marché : à savoir l'attrait des passagers pour les bas tarifs, y compris pour les déplacements professionnels, et le développement du trafic sur les marchés émergents, devenus les principaux pourvoyeurs de croissance du transport aérien.

Stratégie d'alliance profitable

Sur le réseau long-courrier, Air France a été aidé par la chance. Sa nouvelle classe Premium Voyageur, intermédiaire entre la classe affaires et l'éco et imaginée avant la crise comme un moyen de faire monter en gamme une partie de la clientèle éco, arrive juste à temps pour éviter, au contraire, un glissement encore plus massif de la clientèle d'affaires vers l'arrière de l'appareil. De même, les premiers A380 lui permettront d'économiser des millions d'euros sur Paris-New York, en supprimant un vol quotidien sans réduire son offre de sièges. Surtout, le groupe continue de tirer profit de sa stratégie d'alliance à l'international, en développant son accord de coentreprise avec Delta sur l'Atlantique nord et en multipliant les partenariats commerciaux, en direct ou au sein de SkyTeam. Déjà leader sur l'Atlantique nord, l'alliance devient ainsi virtuellement numéro un sur le marché chinois, en recrutant, après China Southern, China Eastern et Shanghai Airlines. S'y sont ajoutés China Airlines à Taiwan, Garuda en Indonésie, MEA à Beyrouth, Aerolinas Argentinas en Amérique du Sud et Saudia Arabia en Arabie saoudite. De quoi contrebalancer les regroupements réalisés par ses principaux concurrents en Europe (fusion entre British Airways et Iberia) et aux Etats-Unis (United et Continental). Sur le réseau moyen-courrier, le chantier est plus long à démarrer. Si le lancement du produit Neo a touché sa cible, enrayant l'érosion de la clientèle professionnelle, les coûts restent à adapter aux recettes, en berne. D'où l'idée de baser une dizaine d'appareils sur chacune des quatre principales bases de province (Nice, Marseille, Toulouse et Bordeaux) pour des lignes de point à point, avec des personnels navigants dédiés, de manière à effectuer le maximum d'heures de vol dans la journée. Cela permettrait d'augmenter la productivité de 15 % sans toucher au salaire, de sortir le réseau moyen-courrier du rouge et de renouer avec la croissance et les ouvertures de lignes face aux low cost. Reste à convaincre les syndicats de navigants, et notamment les pilotes, de signer d'ici au mois de mars un accord collectif, qui reviendra aussi à accepter de travailler plus pour le même prix. Ce qui ne sera pas chose simple dans un contexte d'élections professionnelles très disputées.

 

 

Communiqué de presse SICTAM CGT d’ADP : Non, nous n'étions pas en grève !

Le Sictam CGT d'Aéroports de Paris (Syndicat des Ingénieurs, Cadres, Techniciens et Agents de Maitrise CGT, Ndr) souhaite réagir vivement aux propos tenus par Monsieur Pascal PERRY lors de l'émission "C'est dans l'air" sur France 5 le 4 janvier 2011. Cet économiste a mis en cause les agents d'Aéroports de Paris qui n'auraient pas déchargé le glycol provenant d'Allemagne suite à un mouvement de grève. Nous tenons à rétablir la vérité sur ces propos mensongers qui remettent en cause le professionnalisme des agents d'Aéroports de Paris qui étaient mobilisés pour venir en aide aux passagers. Cet éminent économiste devrait vérifier ses sources d'information car pendant toute cette période, aucun préavis de grève relatif aux missions des agents d'Aéroports de Paris n'a été déposé.

 


 

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 20:52

Avant toutes choses, et comme à notre habitude, nous ne sacrifirons pas à la traditionelle et mièvre séance du "bonne année, bonne santé".

Comme nous l'avons déjà écrit içi, "un con le 31 décembre à 23h59 a peu de chance de se transformer en être remarquable ou même simplement passable, au seul motif qu'une bande d'exités à l'euphorie alcoolique, se jeteront à son cou en lui criant tout en l'arrosant soigneusement de postillons au mousseux "Bonne année! Bonne santé". 

Si la solution était là, le monde aurait changé depuis le temps que l'on "se lèche la goule" chaque premier jour de l'année.

Je vous propose de continuer à lire, vous informer, construire des réseaux de désobéissance civile pour résister à l'état quand il oubli son devoir: oeuvrer pour le bien de tous et non pas défendre une minorité de nantis.

Voiçi donc relevé dans la presse de ce matin par Progexa (il faut toujours citer ses sources et, par là, récompenser le travail fourni), quelques articles qui, de près où de loin, nous concernent.

 

Intempéries : la facture sera lourde pour Air France et ADP

Elle devrait dépasser celle du blocage des aéroports européens lors de l’éruption du volcan islandais en mars 2010. 

La pagaille qui a régné pendant dix jours dans les aéroports parisiens est enfin presque régulée. Jeudi soir, Air France, qui génère 57 % du trafic à Roissy, l’aéroport le plus affecté en France, ne comptait plus que 2 000 bagages en souffrance, après un pic de 20 000 au lendemain de Noël. EasyJet, la deuxième compagnie la plus active à Roissy (5,2 % du trafic), n’en comptabilisait elle aucun.

Après la gestion plus ou moins hasardeuse des intempéries, l’heure des comptes approche pour les opérateurs de l’Hexagone. BAA, la compagnie qui gère l’aéroport de Heathrow, a déjà estimé ses pertes dues à la neige à plus de 40 millions de livres (47 millions d’euros). Soit, rapporte le Financial Times, un montant similaire aux coûts engendrés par l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll, qui avait entraîné la fermeture des aéroports européens pendant cinq jours en mars 2010.

Refusant d’estimer l’impact du maelström neigeux sur le trafic ou sur ses comptes, Aéroports de Paris (ADP) se contentait mercredi de rappeler que les trois quarts des vols au départ de Roissy avaient pu décoller au pire des intempéries. En comparaison, le volcan islandais, qui a coûté 20 millions d’euros à ADP, avait entraîné l’annulation de la totalité des vols, mais sur cinq jours seulement.

Économie de carburant 

Le directeur général d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, avait de son côté évalué, le 21 décembre, le coût des intempéries à 25 ou 35 millions d’euros. Un montant proche de la facture du volcan islandais, 35 millions pour les deux compagnies. Mais l’épisode neigeux, qui a démarré le 17 décembre, s’est prolongé jusqu’au 25 décembre. Cela risque d’alourdir sérieusement la facture finale.

Air France doit en effet verser des indemnisations pour les bagages en souffrance, au minimum 100 euros par passager, acquitter les frais d’acheminement des valises amenées à destination par camion, indemniser le personnel supplémentaire appelé à la rescousse (500 personnes, soit 10 % des effectifs habituels de la compagnie sur l’aéroport), les voyages annulés…

À ces frais d’indemnisation s’ajoutent le coût de la restauration des passagers coincés dans l’aéroport (46.000 repas et sandwichs, 1500 petits pots pour bébés) et les frais d’hébergement. La compagnie française a dû réserver 20 046 chambres du 17 au 25 décembre dans les Ibis, Sheraton et autres hôtels proches de Roissy. Air France a également envoyé 192.000 SMS à ses passagers.

Seule bonne nouvelle pour la compagnie : l’annulation de 2700 vols diminuera d’autant la facture de carburant. La compagnie britannique easyJet reconnaît elle, pour l’instant, que la réservation de 36.000 chambres d’hôtel dans toute l’Europe pendant le premier week-end des intempéries, contre 100.000 pendant l’éruption du volcan, qui lui a coûté au total 65 millions de livres.

Alors qu’une mission d’inspection se penche sur les responsabilités de la pagaille, en particulier sur l’insuffisance des stocks d’antigel, gérés par ADP, la polémique fait rage. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, soulignant qu’ADP avait «réservé 300 chambres d’hôtel», a déjà estimé qu’il n’était «pas normal que certaines compagnies, en particulier des low-costs, n’assument pas leurs responsabilités dans la prise en charge de leurs voyageurs». La table ronde prévue le 10 janvier, avec Thierry Mariani, secrétaire d’État aux Transports, promet d’être animée.

L’association de consommateurs CLCV, qui demande une place autour de la table, réclame la mise en place d’un dispositif contraignant les compagnies aériennes (et notamment low-costs) à prendre en charge les frais de communication, rafraîchissements, restauration et hébergement imposés par la réglementation européenne.

 

Et Paff! On se ratrappe....

Les taxes d'aéroport augmentent de 15% dans les aéroports parisiens en 2011

Les taxes d'aéroport vont augmenter de 15% dans les aéroports parisiens au 1er janvier 2011, selon un arrêté paru au Journal officiel vendredi, une hausse vivement critiquée par les compagnies aériennes.
A Roissy et Orly, exploités par les Aéroports de Paris (ADP), la taxe atteindra désormais 11,50 euros par passagers contre 10 euros jusqu'alors, selon cet arrêté du ministère de l'Ecologie et des Transports. 
Elle est payée pour chaque passager embarqué par les compagnies aériennes et reversée par l'Etat au profit de l'exploitant des aéroports pour leurs missions de sécurité et de sûreté.
Les compagnies aériennes ont déjà manifesté leur inquiétude face à cette nouvelle hausse.
La Fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM) s'étonnait ainsi que la taxe d'aéroport à Orly et Roissy doive augmenter de 15%, "alors que l'inflation devrait ressortir à 1,5% en 2010", dans un communiqué publié à la mi-décembre.
"Ces augmentations, à la charge des clients aériens, impactent directement le prix du billet d'avion et pénalisent lourdement les compagnies aériennes, au moment où le secteur tente de sortir d'une crise économique majeure, et d'une année 2010 marquée par l'éruption du volcan islandais, les mouvements sur la réforme des retraites et les grèves dans le contrôle aérien", selon la FNAM.
La taxe est diminuée dans certains aéroports moyens (de 8,22 à 7,93 euros à Nice par exemple), tandis qu'elle augmente de 11,50 à 12 euros dans la plupart des petits aéroports (comme Bastia ou Montpellier).
A la taxe d'aéroport s'ajoutent par ailleurs un certain nombre d'autres prélèvements (taxe de l'aviation civile, redevances de navigation aérienne, taxe sur les nuisances sonores aériennes, taxe de solidarité sur les billets d'avion).

 

 

 

Pour les Nantais....

 

Vinci, désigné par la DGAC pour la construction et l'exploitation du futur aéroport du Grand Ouest


Désigné par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en juillet dernier, Vinci Concessions a signé, hier, avec le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, le contrat de concession, d'une durée de 55 ans, pour la construction et l'exploitation du futur aéroport du Grand Ouest, situé à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).


 

 

Une décision de justice très importante...reste l'éventuel pourvoit en cassation.

Ils ne pourraient plus virer un salarié sur le seul motif du retrait de son badge?

Affaire à suivre....

 

Air France condamné pour licenciement abusif

C’est une première : la compagnie doit payer une indemnité à un salarié licencié car il ne portait plus de badge de sécurité.

Bagagistes, hôtesses, pilotes, personnels de sécurité… Ils pourraient être « des dizaines de milliers de salariés d’Air France », selon l’avocat Eric Moutet, à être concernés par une récente décision de justice. Le 16 décembre, selon nos informations, la cour d’appel de Paris a condamné Air France à payer « 30 000 € d’indemnité pour licenciement sans faute réelle ni sérieuse » à l’un de ses anciens salariés.

Jérôme Breban travaillait alors en contrat à durée indéterminée depuis cinq ans chez Air France : l’entreprise avait décidé de résilier son contrat de travail dès qu’elle a appris que la préfecture du Val-de-Marne n’avait pas renouvelé son badge d’accès aux zones réservées.

La société a une « obligation d’adaptation à l’emploi »

Car, pour Air France, les contrats de travail qui la lient aux salariés étaient jusqu’à présent limpides : « Le port apparent du laisser-passer ou badge (…) est une obligation absolue et permanente qui conditionne l’exercice de votre activité », dit ainsi le contrat de M. Breban. « Le présent contrat de travail serait automatiquement résilié si les services de police de l’air refusaient de vous délivrer un titre d’accès. » C’est ce qu’on appelle le « fait du prince » : il suffit que l’administration — qui ne se contente plus de condamnations pénales, comme avant 2002, mais interroge dorénavant le fichier Stic* — refuse de renouveler certains badges pour rendre caduc le contrat de travail.    (c'est ainsi que des collègues se sont vus retirer leur badge pour des amendes impayés, un retard de pension alimentaire, ou de simple erreur de traitement de leur dossier ...Ndm.      voir içi.)
C’est cette automaticité que les magistrats ont pour la première fois battue en brèche : non seulement, estime la cour d’appel, le fait du prince doit s’entendre comme « un événement (…) imprévisible ». Or, le retrait possible par la préfecture d’une autorisation le rend, au contraire, tout à fait prévisible. Surtout, « la société dispose de nombreux postes de travail situés en zone non réservée ». « Au moment même de la rupture du contrat, elle disposait dans cette zone de postes compatibles avec les capacités du salarié, tels que les postes de vendeur ou de magasinier. » En clair? La société a tourné le dos à son « obligation d’adaptation à l’emploi ».
Air France va-t-il se pourvoir en cassation? Contacté hier, l’avocat d’Air France, Me Aurélien Boulanger, ne nous avait toujours pas rappelés dans la soirée. « Si la société ne se pourvoit pas en cassation, c’est toute sa politique de ressources humaines qu’elle devra remanier », analyse Eric Moutet.

* Le fichier de police Stic recense les infractions routières, querelles de voisinage, vols… En 2009, pointant de nombreux dysfonctionnements, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) l’avait qualifié de « dangereux ».

 

 

 

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