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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:05

Dans le "Monde Diplomatique" de novembre...

La casse organisée des service publics (et donc citoyens), n'est pas une nécessité provoquée par les défécits budgétaires des états, c'est une idéologie capitaliste!

 

 

 

Au premier étage du siège de la Banque Centrale Européenne, lors de sa dernière conférence de presse, Jean-claude Trichet réaffirme, comme il y a huit ans, lors de sa prise de fonction en tant que président de la banque européenne la nécessité des "réformes structurelles sur le marché du travail".

Son prédecesseur, Wim Duissenberg, le psalmodiait déjà à chacune de ses interventions.

Mais ce jeudi 8 septembre 2011, la ritournelle se fait plus précise:

"Nous devons aller vers l'élimination des clauses d'indexation auromatique des salaires et un renforcement des accords entreprise par entreprise, de manière à ce que les salaires et les conditions de travail puissent s'adapter aux besoins spécifiques des entreprises. Ces mesures doivent s'accompagner de réformes structurelles, en particulier dans les services, dont la libéralisation des professions fermées, et quand c'est approprié de la privatisation de services aujourd'hui fournis par le secteur public, de manière à faciliter les gains de productivité et à soutenir la compétivité."

 

Pascal Canfin député Vert Européen, vice Président de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale au parlement de Strasbourg commente : "il s'agit d'un projet idéologique sans rapport avec les causes de la crise. Je ne vois oas en quoi flexibiliser le marché du travail, casser les services publics ou faire primer les accords d'entreprise sur le droit du travail répondrait à la déreglentation financière. Les dirigeants de la BCE déroulent le programme du Fond Monétaire International (FMI) avec ses plans d'ajustements structurels, lesquels ont largement échoués. Mais peu importe on recommence"

 

 

Et pour faciliter notre compréhension de la situation de la crise...

OK c'est en anglais, mais l'original était en grec...

 

 

Et avec l'aide et la collaboration de nos Camarades de Brit'Air...

 

Expertisons les experts !
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4481

@ux sources d'Olivier Delamarche, prophète de malheur

En pleine tempête économique, Maja a pris son courage à deux mains et a décidé d'aller aux sources d'un analyste financier. Cet analyste, c'est Olivier Delamarche, que l'on peut croiser sur BFM Business. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est loin d'être optimiste pour l'avenir de la France. Chaque semaine, il multiplie avec fougue ses prédictions catastrophistes, compilées sur ce blog.

Mais Delamarche n'est pas seulement catastrophiste. Sur le truquage des comptes de la Société Générale, ou sur les statuts exorbitants du FESF, il distille aussi, au fil de ses chroniques, des informations dont il est apparemment seul à disposer. D'où les tient-il ? Après plus d'une heure passée avec ce prophète des heures sombres, la situation paraît si grave à Maja qu'elle est revenue de ce reportage avec une seule idée en tête : se mettre à cultiver son potager, seul placement viable du moment...

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:10

Le texte n'émanant pas d'un des rédacteurs du Collectif "Ernesto", nous le publions comme un article "externe" en remerciant l'auteur pour cette contribution à l'analyse du la situation que vivent les salariés du groupe AF-KLM:

 

 

Avec la décentralisation de son activité Air France accomplit un virage stratégique majeur. 

 

La portée du « plan Bases Province » (en réalité au-delà du réseau intérieur) va être considérable, et pas seulement sur le plan commercial. A l’origine,  la crise de 2008 et l’effondrement de la haute contribution – cœur de recettes d’Air France – qui se caractérise aujourd’hui par le glissement de plus de 3 millions de passagers de la classe avant vers l’arrière de l’appareil mettant en cause le modèle économique d’Air France basé sur une logique commerciale visant à pomper du trafic partout pour le réacheminer partout avec pour cible principale : la fidélisation de la classe avant.

Si on examine de plus près les résultats du semestre, on constate une augmentation des capacités, c'est-à-dire du nombre de sièges produits (par le travail des salariés) que ne suit pas la recette unitaire. La performance commerciale est bonne, la performance économique se tient mais le résultat financier en total décalage. Il y a certes le prix du carburant (+ 16 % en 1 trimestre, + 100 % depuis 2004) et son emprise croissante par les groupes financiers.

Les relations classiques de l’offre et de la demande se sont effacées au profit de grandes manœuvres spéculatives alambiquées ayant peu à voir avec les besoins des entreprises et des consommateurs.

A moins de RE-réglementer ce marché, mais aussi celui des matières premières qui subit le même sort, aucun contrôle ni maîtrise possible.

Mais il y a surtout la conjoncture.

Et depuis 2008 la crise est durablement installée au cœur de nos sociétés. Les remèdes apportés par le pouvoir fédéral européen atlantiste aggrave la situation. Les plans de rigueur accroissent la baisse du niveau de vie. L’austérité appelant l’austérité, pas d’embellie à l’horizon. Sans changement fondamental type transformation de la société, l’Europe va sombrer inéluctablement dans le marasme, avec toutes les récupérations politiques que l’on peut craindre.  La contraction de l’économie entraine de fait une baisse de l’offre de transport aérien.


Double peine pour les salariés du transport aérien : de nouvelles guerres tarifaires en vue, un nouveau passage à la moulinette du darwinisme industriel Le plan « Bases Province » est la riposte choisie par la Cie pour opérer sa mue en quelque sorte. Les équilibres connus vont être bouleversés car n’ayant anticipé ce virage et posé sur le réseau des jalons solides, nous sommes comme mis au pied du mur. Une déclinaison multiple qui comprend un risque de fracture et de division entre les salariés (maison mère, filiales, sous-traitants): -        

 

Les escales éligibles :  Des bases en province à plusieurs facettes – de mini hub AF qui vont différer par leur structure « de coûts » 

     

Les escales non éligibles (envers du décor BP) : Externalisation et sous-traitance à outrance. AF accusée de financer le développement déficitaire de Transavia pour tuer la concurrence n’entend pas céder plus de terrain aux low cost concurrentes, et va privilégier Flybe et des partenaires sur mesure pour garder pied face à la déferlante low cost pour à terme y consolider son pôle low cost.

    

Le Hub : vers une modification de l’activité du fait d’une augmentation en province du point à point et des transversales (escales France entre elles) et donc du risque d’une baisse des correspondances à destination du court et moyen courrier. Des réorganisations sont évidentes en raison de cette redistribution des cartes.-        

 

Orly : le débat sur la délocalisation d’Orly fait écho à la forte baisse d’activité que va engendrer le virage d’Air France.-        

 

Cies du Groupe : les intégrer dans notre réflexion. Saisie de lignes rentables par la maison mère.  En décentralisant son activité, AF s’adapte aux nouvelles conditions de marché fixées par les low cost (la course au toujours plus bas) et la baisse de ses recettes – malgré et envers une productivité accrue de son personnel - du fait du changement de comportement imposé par la crise et la récession qu’elle produit.  Dans ce nouveau schéma dont nous entrevoyons encore à peine les conséquences, les escales Corse ne sont pas épargnées.

Le pire serait que dans ce changement de modèle Air France les considère équivalentes à des destinations Loisirs. La nouvelle stratégie d’Air France ne prévoit pas d’exception. Il est donc en effet indispensable d’élargir son champ de vision et prendre l’ensemble de la stratégie de la DGE comme point de mire, Cies du Groupe comprises

 

Dans le contexte particulièrement difficile qui se profile (récession de la zone Euro, déclin de l’économisme) il est indispensable d’inviter fortement l’Etat à prendre ses responsabilités en matière d’emploi, de parc industriel et de défense du pavillon national !

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:02

Répression et discrimination syndicales

Une nouvelle Note de la Fondation Copernic.

Louis-Marie Barnier, Yann Cochin, Anne Debregeas, Didier Gelot, Laurent Menghini, Robert Pelletier, Maria-Teresa Pignoni, Sabine Reynosa.
Note de la Fondation Copernic, Syllepse, 7 €.


La répression syndicale est un élément omniprésent dans les relations de travail en France. Faire taire les syndicalistes et les salariés qui troublent le climat serein nécessaire à l’exploitation, est une conception particulière des relations sociales en France. Pourtant, elle est ignorée, tue, écartée, admise.

Cette note de la Fondation Copernic vise à relever le défi : mettre le projecteur sur cette pratique courante, l’analyser, proposer quelques pistes pour s’y opposer et suggérer les bases d’un observatoire unitaire de la répression syndicale.


La répression est mal cernée : l’élément le plus visible en est sans doute le nombre, recensé par les inspecteurs du travail, d’élus et mandatés licenciés chaque année dont le licenciement fait l’objet d’une procédure spéciale. Plusieurs cas emblématiques (dont certains traités dans cette brochure) mettent régulièrement au grand jour cette pratique patronale qui concerne des milliers de militants supportant petits harcèlements quotidiens, retards de carrière, licenciement, procès…


Cette répression structurelle ne peut être comprise qu’en y intégrant son complément, la promotion d’un dialogue social qui peine en France à trouver sa place. La répression agit alors comme une pression permanente pour pousser le syndicalisme à s’inscrire dans ces relations, en excluant les syndicalistes rebelles, voire en réprimant un syndicalisme combatif par une discrimination collective. Autant d’éléments qui obligent le mouvement syndical à consacrer une énergie importante à sa propre défense, au nom du droit des salariés à s’organiser.


Les militants et sections syndicales sur le terrain qui résistent restent isolés face à cette répression, avec souvent pour seule issue le recours juridique (qui a fortement progressé ces dernières années et engrangé de nombreux succès). Nous avons besoin d'une campagne publique pour ce droit essentiel à l’expression et à la revendication. Cette proposition d’un observatoire unitaire de la répression syndicale, première pierre pour cette campagne,  ne pourra naitre qu’en étant reprise par l’ensemble du mouvement syndical et social. Pour que cesse ce déni démocratique.

L-M. B.

Pour toute commande, rencontres, débats autour de cette note, s'adresser aux auteurs, ou à

Louis-Marie Barnier               
lmbarnier@wanadoo.fr
06 82 93 39 95

Didier Gelot
dgelot@club-internet.fr
06 82 47 86 87

7€ l'exemplaire, 50 € les 10 exemplaires.

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 10:16

Une communication de la CGT de notre Compagnie.

Pour ajouter à la compréhension de la situation, il faut savoir que le déploiement d'Air France en province sur les aéroports de Marseille, Nice et Toulouse provoque la fermeture pure et simple des bases de Régional, les salariés affectés sur ces sites se voyant uniquement proposés des mesures de mobilité, exception faites des Personnels Navigants Commerciaux à qui des transferts vers Air France (avec sélections) ont été proposé.

Les négociations ouvertes après la mise en place du plan sur la base de Marseille ont été interrompues par la direction de cette filiale de la "compagnie nationale" suite au débarquement de P. H. Gourgeon par J.C. Spinetta, son remplacement récent par Alexandre de Juniac (ex du cabinet de Christine Lagarde) et la perspective de réorganisation du court et moyen courrier par la nouvelle équipe dirigeante.

 

Ainsi, les avions de Régional sont "air France", les billets sont "Air France", le service à bord est "Air France", mais quand il s'agit de discuter des conséquences d'un plan de déploiement "Air France", et bien, là, on ne parle plus d'"Air France" mais c'est aux directions des filiales de se débrouiller avec leurs salariés.

Le transfert des PNC évoqué plus haut est d'ailleurs édifiant, "avec sélections". On vend le produit tous les jours, mais il faut passer des tests éliminatoires, renoncer à son ancienneté et à ses qualifications pour pouvoir être transféré dans la Compagnie Nationale.... avec période d'essai.


Il faut savoir également, que tout développement des ces compagnies a été bloqué par la direction d'Air France et par son partenaire le Syndicat Nationale des Pilotes de Ligne (SNPL) par un accord signé en 2006 interdisant aux compagnies "partenaires" (à la botte, serait plus exact), d'opérer des avions de plus de 100places et réservant le développement de nouvelles lignes à la seule compagnie nationale....

 

Pieds et poings liés...et les salariés là dedans?



 

La com. de la CGT-Regional

 

 

 

 

Chers Camarades,

Demain le Comité d'Entreprise se réunira en séance ordinaire, comme tous les derniers jeudi de chaque mois.
A l'ordre du jour figure la "suite et fin de la consultation sur les bases de Toulouse et de Nice" concernant les conséquences du déploiement du plan "bases province" d'Air France.
Même si cette consultation ne revêt qu'un caractère "légal" d'information du Comité d'Entreprise, la CGT-Regional ne peut comprendre que cette consultation auprès des élus puisse être poursuivie alors que la direction a, unilatéralement, suspendue les négociations censées accompagner le volet social du plan mis en place par Air France.

Nous n'accepterons pas que l'on nous place, comme sur la fermeture de Marseille, devant le fait accompli et que les seules mesures d'accompagnement pour une partie des salariés soit tout bonnement "la mobilité".

Nous demandons la réouverture immédiate des négociations et ce, sans attendre, une fois de plus, le bon vouloir de l'actionnaire principal.
Pendant qu'Air France ajuste ses stratégies et écrit l'avenir (sombre?) des ses "partenaires", des salariés subissent au quotidien les conséquences d'une politique qui, par un manque d'anticipation coupable et une volonté d'empêcher tout développement des filiales, conduit à la situation sociale que nous connaissons aujourd'hui.

C'est le sens du préavis de grève que nous avons déposé dernièrement.
Exigence d'une définition du périmètre d'activité de Régional
Prise en compte de l'emploi au sein du groupe.

Nous vous proposerons rapidement des formes d'actions afin de VOUS permettre de peser un peu plus dans la défense de VOS intérêts.

--
Fraternellement.

Le texte du préavis de grève déposé par plusieurs Syndicats de Régional:

 

 

 

 

 

Monsieur Jean-Yves Grosse


Président Directeur Général de Régional


Aéroport de Nantes Atlantique


44345 BOUGUENAIS Cedex

 

 


 

Objet : Préavis de grève


 

Monsieur le Président,


 

Vous avez unilatéralement décidé la suspension des négociations.

 

Le protocole mis en place suite à la grève du mois de juin engageait la Direction et les


partenaires sociaux à des négociations jusqu'à fin décembre 2011.


 

En conséquence, à partir de lundi 21 novembre, 00h00 heure de Paris, nous nous réservons le

 

droit d’appeler les salariés que nous représentons, à cesser totalement le travail et ce, pour

 

une période indéterminée.

 


 

Nos revendications sont les suivantes :

 

  • La négociation d’un Accord du périmètre d'activité pour Régional


  • L’organisation par accord de la prolongation de carrière des personnels de Régional

  • vers Air France.

 

Si l’un de ces sujets était négocié dans une instance quelconque du Groupe sans la présence

 

des syndicats de Régional, nous appellerons immédiatement à cesser le travail.


 

Nos représentants se rendront disponibles pour toutes rencontres et négociations dans le

cadre de ces revendications et du présent préavis.


Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations.


 

Les syndicats : FUC, SNPL F ALPA, UNAC, CGT, SNPNC

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 22:18

  Nouveau préavis de grève chez CityJet, filiale aérienne d'Air France.

Ca ne s'arrange pas, c'est le moins que l'on puisse dire

 

 

Roissy, le 2 Juin 2012 

Malgré une participation massive à la grève, preuve du désarroi des salariés de CityJet, la direction n’a, à ce jour, pas de réponses satisfaisantes à leurs revendications. 
Leur inquiétude vient même de franchir un nouveau seuil suite à la dernière assemblée générale du Groupe AF-KLM où CityJet a brillé par son absence de l’exposé, et où la simple évocation de son avenir a placé M. Spinetta dans un évident embarras. 
La déception des salariés est à la hauteur de leurs sacrifices consentis depuis quatre ans pour que la compagnie CityJet revienne à l’équilibre malgré les pertes engendrées par le développement du réseau londonien. 
En guise de remerciement, la direction poursuit sa politique de délocalisation des emplois en créant la base d’Edimbourg et en laissant le groupe Air France nous priver de notre ligne la plus rentable, Paris CDG – Zurich, sans aucune contrepartie. 
Cette situation a assez duré
Les employés de l’établissement français de CityJet, déjà en sous effectif sur leur réseau de Paris CDG, n’accepteront pas sans contre partie que leurs lignes servent de variable d’ajustement dans la cadre du plan Transform 2015. 
Ils refusent également de supporter les conséquences financières du bricolage structurel que le groupe a mis en place lors de la création de l’établissement français. 
Les salariés revendiquent : 

L’obtention, dans les plus brefs délais, d’un entretien entre le PDG d’Air France et les représentants syndicaux de City Jet afin de signer un protocole d’accord leur garantissant un emploi en France au sein du groupe Air France. 

L’obtention d’un moratoire sur le prélèvement irlandais de l’impôt sur le revenu. Les employés veulent payer leurs impôts en France, où ils sont résidents. Dans l’attente de la régularisation de la situation fiscale, la compagnie prendra en charge tout prélèvement irlandais effectué à la source, dès le mois de juin. 

Une revalorisation immédiate des salaires de la base de Paris afin d’équilibrer les revenus nets de l’ensemble des salariés de la compagnie 

Des plateaux repas équipages afin de palier à l’absence de pause repas. 

Pour cela, l’Intersyndicale CGT, SNPNC-FO, UNAC et SNPL France ALPA appelle l’ensemble des navigants de Cityjet basés à Paris à une grève illimitée à compter du 5 juin 2012 00h01, heure locale de Paris.
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:52

Comment Goldman Sachs, petite maison de courtage fondée en 1869 par un immigré allemand, est-elle devenue la banque d'affaires la plus puissante du monde ?

La première chose que l'on apprend chez Goldman Sachs c'est que l'on ne doit pas parler de Goldman Sachs. Les anciens ont peur, les stagiaires se cachent.

Depuis décembre 2006, les banquiers de Goldman Sachs savaient qu'une crise financière se préparait et ont largement tiré profit

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 23:53

Une émission d'ASI avec Frédéric Lordon.

On n'écoutera jamais assez les avis loin de la pensée unique:

 

 


 
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 20:20

Un excellent article (comme souvent) sur le site de Rue89. Le sujet est d'actualité et j'aimerai vous faire partager ma vision sur ce sujet. Lisez donc d'abord.

 Mélenchon tente une OPA sur les syndicats

 Si la mayonnaise prend, il faudra se souvenir que l'histoire a officiellement commencé là, dans la cour de la gare d'Austerlitz, entre une brique de Tropicana maxi-format et des chipolatas surveillées par des pompiers en grève.

C'est l'endroit qu'avait choisi Marie-George Buffet mardi midi pour lancer le « Front des luttes », une filiale du Front de Gauche censée « construire une grande mobilisation politique dans le monde du travail » (et drainer des voix vers la candidature Mélenchon).

Le postulat est énoncé par Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche : pour « changer les choses », il faut « être uni dans les luttes et dans les urnes ». Faire travailler ensemble des militants politiques et syndicaux quand ils ont des objectifs communs. Une évidence ? Certes. Sauf que cette stratégie n'a pas été appliquée depuis une éternité.

« On a été trop loin dans la neutralité »

« Il y a en France une énorme prévention des syndicats vis-à-vis des partis politiques. Ils gardent un mauvais souvenir de l'époque où des liens très forts unissaient la CGT et le PCF, la CFDT et le PS », explique l'historien du syndicalisme Stéphane Sirot. Il va plus loin :

« De la prise de distance entre syndicats et partis, on est passé dans les années 1990 à une prise de distance du monde syndical vis-à-vis des sujets qui ont une teneur politique. »

Didier Le Reste, le secrétaire général de la CGT Cheminots – qui, comme l'ex-leader de la FSU Gérard Aschieri, a rejoint ce « Front des Luttes » – ne dit pas autre chose :

« Je pense qu'on a été un peu trop loin dans la question de l'indépendance et la neutralité politique. Ça a conduit à une certaine dépolitisation, cela a contribué à affaiblir le rapport de forces. »

Il raconte aussi les psychodrames déclenchés par la décision des cheminots CGT de prendre position contre le traité instituant la communauté européenne (TCE) en 2005. « Pour nous, c'était logique, on se battait depuis des années contre la libéralisation des transports. » Mais prendre ainsi parti, lui ont expliqué nombre de camarades, ce n'était plus du syndicalisme, c'était de la politique...

« Récupération » de candidats en campagne

Six années ont passé et aujourd'hui, même si certains, comme Alex Jamain, président du Comité de soutien des salariés grévistes de la Fonderie du Poitou, répètent que « la politique, c'est la politique, et le syndicalisme, c'est le syndicalisme », la plupart des syndicalistes contactés regrettent le degré d'éloignement entre les deux mondes.

Il est devenu tel que certaines mobilisations n'arrivent même plus à trouver de relais politiques – « hormis les défilés de candidats en campagne qui tentent de faire de la récupération sur notre dos », grogne Xavier Lecoq, représentant CFE-CGC d'Arcelor-Mittal à Florange (Moselle).

Un temps, reconnaissent-ils, Besancenot a été un porte-voix efficace. Puis il est passé de mode et son successeur, Philippe Poutou, est jugé « sans charisme ».

Désormais, « il manque une courroie de transmission entre les syndicats et les partis politiques », résume Johnny Groutsche, délégué CGT des Fralib de Géménos (Bouches-du-Rhône)

« Courroie de transmission »

« Il ne s'agit pas de revenir à la courroie de transmission à l'envers [référence à la tutelle passée du PCF sur la CGT] », s'amuse Didier Le Reste. Mais il considère qu'il faut « créer des passerelles » et peser sur les politiques.

C'est aussi l'avis de Yann Cochin, responsable de Sud-Energie, un des déçus du NPA qui ont rejoint le Front de Gauche :

« Les syndicalistes doivent dire aux politiques : “Voilà ce que nous attendons de vous.” Ça ne remet pas en cause leur indépendance. »

Laurence Sauvage, conseillère régionale PG du Pas-de-Calais, raconte pour sa part qu'elle sent « un désir de réappropriation de la politique par les gens qui ont les mains dans le cambouis ».

Le Front de Gauche veut profiter de cet air du temps favorable et organiser cette « réappropriation ». Comment ? En faisant en sorte qu'éclosent « dans les usines » des « assemblées citoyennes ».

Encouragés par leurs représentants syndicaux, les « travailleurs », par leurs prises de parole, seront censés participer à la définition de la politique à mener – Ségolène Royal va pouvoir dire que ce n'est rien d'autre que de la « démocratie participative » – puis militer pour l'élection du candidat qui les incarnera.

A entendre les militants du Front de Gauche, cette amorce de retour de figures syndicales vers le monde politique répondrait à une demande de l'époque... Voilà pour la version positive.

Syndicats en déliquescence

On peut aussi considérer que c'est l'ultime occasion pour des syndicats en déliquescence de se régénérer. Comme le note Stéphane Sirot :

« Depuis dix ans, la France a connu une succession de mouvements sociaux très importants. Mais à part le CPE, ils se sont tous soldés par un échec. »

Plus grave, relève-t-il, « la mobilisation contre les retraites a même marqué une forme de soumission du temps social au temps politique : les syndicats avaient dès le début intégré l'idée qu'ils renonceraient à la mobilisation une fois que la loi serait votée au parlement. C'est inédit ! »

« A partir du moment où les syndicats n'arrivent plus à produire une pensée autonome, ni de nouvelles utopies, autant s'allier aux politiques qui y parviennent encore. »

Mathieu Deslandes
Journaliste Rue89

L'affiliation, la soumission pour certains, de la CGT a fait fuir nombre de militants (création à la fin de la seconde guerre mondiale de la CGT-FO, avec l'aide il faut quand même le signaler de la CIA, histoire reconnue par les propres dirigeants de ce syndicat). Cette affiliation-soumission a aussi détournée, et c'est encore plus grave, nombre de salariés de l'engagement syndical.

Wikimachintruc....Définition de "politique":

 Qui a rapport aux affaires publiques, au gouvernement d’un État, ou aux relations mutuelles des divers États.

Donc, le moindre investissement dans une association est également "politique", encore plus quand cette "association" a pour but la défense des intérêts des travailleurs, base de l'économie qu'elle soit capitaliste, socialiste, Marxiste ou autres. 

Faire du Syndicalisme c'est donc, évidemment, faire de la politique.

Je pense plutôt que c'est la manière de "faire de la politique" qui pose vraiment problème plus que la Politique en elle même. Avant d'être le parti des fusillés (surnom du PC à la fin de la guerre), le Parti Communiste était celui de la classe ouvrière. Qu'il ne le soit plus et que les plus défavorisés de nos concitoyens se laisse aller, en désespoir de cause, vers des idéos fachistes, interoge, c'est le moins que l'on puisse dire.

Est ce le programme commun de gouvernement avec les socialistes? Est ce la perte de contact avec la base? Il faut quand même reconnaître, que l'on compte sur les doigts de la main (allez, les deux..), les fois où les élus de municipalités dites de "gauche", se déplacent là où se tiennent les conflits sociaux... Et pourtant, ils n'ont que l'embarras du choix.

Il y a, bien évidemment des exceptions, et, il faut reconnaître que ces derniers mois, maires, conseillers régionaux, généraux, députés, deviennent de plus en plus "visibles". Ils y en a qui ne se forcent pas, c'est vrai, mais il faut également se rendre à l'évidence: l'approche des élections fait sortir du bois hommes et femmes politiques.

L'attitude de la CGT pose également un certain nombre de questions. La première, pourquoi avoir coupé tous liens officiels avec le PC et entraîné ainsi, de la part de nombreux responsables du syndicat, une orientation nettement moins politique du rôle de la CGT dans la société francaise? N'y avait'il pas une solution alternative, où les militants de la CGT auraient pû voir porter aux sein des instititions de la république leurs valeurs et la vision progressiste de la société?

Pour terminer, il faut que les travailleurs se prennent en main et, je pense, que nous n'avons pas besoin des hommes politiques "dit de gauche" senser, aujourd'hui, défendre nos intérêts, pour nous servir de porte-parole.

La courroie de transmission devrait fonctionner dans l'autre sens: les partis aux service des travailleurs.



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Published by Ernesto - dans Actualité
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 23:52

  Tu parles!!!!

 

Une version alternative à la pensée unique des experts de tous bords

 

 

 

 

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Published by Ernesto - dans Actualité
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 13:46

source le post.fr

 

Bonjour tout le monde, j'écris cet article (ce texte), en réaction à un article publié par Anne Applebaum sur Slate.fr . Cet article d'intitule: "le mouvement des Indignés est-il antidémocratique?" 

On y apprend en gros que le mouvement serait antidémocratique puisque non clairement en faveur de nos institutions politiques existantes. Les acteurs du mouvement seraient dangereux puisqu'ils affaibliraient la démocratie, ne sachant pas comment s'en servir.

Il suffira donc de rappeler une seule chose pour renvoyer cet article dans le casier des ânneries.
La démocratie est un système politique dans lequel tous les gens appartenant au corps politique sont susceptibles de prendre part à toutes les décisions politiques. En d'autres termes, la démocratie c'est le pouvoir au peuple.

C'est un système donc diamétralement opposé aux régimes politiques que nous connaissons dans nos pays, qui voient la population donner les pleins pouvoir à une extrême minorité de la population, sans aucun contrôle ensuite. Vous l'aurez compris, nous vivons en oligarchie consentie. En fait, les régimes oligarchiques ont été imposés à la masse sans que celle-ci ait son mot à dire; Ainsi en Tunisie ou dans les pays arabes ayant fait leur "révolution", le peuple ne participe pas dans son ensemble à la création d'un nouveau système politique et économique. C'est toujours une petite classe, ayant "volé la révolution", qui se charge de mettre en place un nouveau système politique qui permettra l'émergence d'une élite puissante.

Les Indignés ne sont donc clairement pas antidémocratiques, puisqu'ils mettent en place des assemblées populaires, ou la majorité des gens peut s'exprimer et participer à la prise de décision (même si le pouvoir appartient encore aux institutions oligarchiques). De plus le mouvement refuse toute mise en avant individuelle, de manière à ne pas permettre les abus de pouvoir, les détournements, ni la corruption engendrée par la polarisation du pouvoir.
Les Indignés SONT la démocratie, mais la démocratie réelle, celle qui n'a pas peur de la masse et qui permet tout simplement aux citoyens de prendre le contrôle de leur propre vie.
Et si de nos jours la majorité des gens pensent toujours vivre en démocratie, cela ne durera plus très longtemps, les travaux de réflexion et de pratique démocratiqueproduits par le mouvement, en Espagne et en Grèce notamment, mêlés aux choix suicidaires faits par les "représentants", ne pourront que conduire à une rupture avec les vieilles instances oligarchiques qui ont montré leur nocivité(crises, inégalités, injustices, environnement). 
Le grand soir où la démocratie remplacera l'oligarchie n'est peut-être pas pour tout de suite, mais avec plus de 8 millions d'Espagnols ayant déjà participé à la construction démocratique depuis mai 2011, la lutte pour la liberté ne peut plus être stoppée. Et quand la première "démocratie" sera tombée, et que les "démocraties" de tous les pays s'uniront en une seule force pour empêcher l'émergence d'une véritable démocratie, les gens du monde entier découvriront que la liberté et le bien des populations ne sont aucunement les buts de nos systèmes politiques.
Même en France de plus en plus de gens réfléchissent aux concepts de démocratie, d'oligarchie et de représentativité. Certains consacrent leur temps à l'étude des seules démocraties ayant existé, en Grèce antique: c'est le cas d'Etienne Chouard, fervent défenseur d'un régime politique combinant assemblées populaires et tirage au sort.

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Published by Ernesto - dans Actualité
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