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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 18:59

"Les nuls" ... Rien de péjoratif, bien au contraire.

Les "désinformés", "les abusés", "les manipulés" serait plus juste...

 

C'est pédagogique mais tellement édifiant!

 

 


 
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Published by Ernesto - dans Actualité
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 17:42

 

Il y a peu, je vous rapportais un article du Monde Diplomatique sur la casse programmée du service public et  sur l'obstacle que constituait, pour l'offensive libérale, les acquis sociaux et le droit du travail des états.

 

Les responsables syndicaux ont souvent bien du mal (pour peu qu'ils en aient la volonté), à faire comprendre que les "petits" problèmes vécus au jour le jour dans leurs entreprises sont en relation direct avec la situation économique mondiale et les stratégies mises en place par les pouvoirs financiers et leurs serviteurs fidèles que sont les états.

 

Ces oublis, où défauts d'explications politiques, sont de véritables échec du monde syndical.

Jamais la situation économique n'a été aussi favorable aux thèses économiques alternatives au système capitaliste!

Tous les jours, des exemples nous sont donnés: nous fonçons dans le mur!

Selon Karl Marx, la recherche incessante du profit et de la valorisation du capital, incite à produire toujours plus alors que la consommation reste limitée. Les crises résultent des contradictions inhérentes au capitalisme.

C'est ce que nous vivons aujourd'hui, une contradiction.

 

Et pourtant, entendons nous les syndicats se lever contre cette fuite en avant et contre la faillite du modèle incontournable?

Non, loin de là.

Journée d'action par çi, diffusion de tracts par là... Comme le fait très bien remarquer Michel Onfray lors de son intervention au théâtre du Rond Point sur le Post-Anarchisme "...ce n'est pas militer ce genre d'actions, c'est prier..."

Une manif de Bastille à Nation, on plie les drapeaux et on rentre gentillement à la maison "Salut Robert, à la prochaine"!

 

Qui prends le temps dans les entreprises d'expliquer que la revendication portée pour l'amélioration des conditions de travail dans l'atelier est directement liée et conditionnée aux stratégies économiques internationales?

Il est beaucoup plus facile de satisfaire l'exigence immédiate et souvent corporatiste plutôt que faire faire comprendre à tous que les employés de bureau ont aussi les mêmes problèmes et que ceux de la boite d'à côté auraient bien aimés, eux aussi, se mobiliser et "faire ensemble".

C'est un peu ce que nous vivons aujourd'hui entre les "grands" syndicats et ceux de leurs filiales ou de leurs sous-traitants.

"Défendons les intérêts de nos syndiqués, les autres peuvent subir les dommages collatéraux, pourvu que l'on ne touche pas à nos acquis"

Quand ce n'est pas les "syndicalistes" eux mêmes qui crés la division corporatiste ou catégorielles par la simple et incontrôlable haine de "l'autre qui gagne plus", "qui est chaud pendant que je suis dehors", "qui a des primes alors que je n'en ai pas". Les patrons se régalent.

Il est loin le "Prolétaires de tous pays unissez vous!"

 

Et pourtant, deux exemples dans l'actualité qui devraient donner à réfléchir, le sujet du déploiement d'Air France en est un.

Voilà un groupe qui décide, bien tard, mais ce n'est pas le sujet, de reployer son activité en province.

Les conséquences sur ces propres filiales sont importantes: perte de lignes, fermetures d'escales techniques.

De plus, la direction d'Air France ne cache pas sa volonté de sous traiter une partie des activités sur ces bases.

Je pense qu'un signe syndical fort aurait pû être adressé aux salariés du groupe tout entier en disant "aucun travailleurs ne quittera sa base. Nous exigeons que l'emploi dans le groupe soit la priorité absolu au plan de réorganisation".

Et bien assez bizarrement, rien du genre... Chacun son problème semble t'il.

"Prolétaires du groupe Air France, unissez vous"...même pas...


Il y a pourtant à dire!

La direction veut avoir recours à la sous traitance et les propres salariés du groupe se retrouvent avec comme seule perspective "la mobilité".... sur Paris...


De plus, les dernières annonces du nouveau directeur d'Air France font bien états de possibilité de suppression d'emplois.

On arrive donc à transférer du travail aux sociétés extérieurs et à supprimer des emplois au sein même de la compagnie, et peut'être bientôt de ses filiales.

Et ce pour une unique raison: les acquis sociaux des salariés d'Air France coûtent. Et comme le disait le président de la banque centrale européenne, les acquis sociaux sont un frein aux développement économique et à la libre concurrence.


 

 

Le second sujet revient sur le corporatisme et son "petit" intérêt de son "petit" boulot bien coincé dans sa "petite" vie:

La grève du personnel navigant commercial d'Air France.

Il y avait là un vrai boulevard revendicatif, avec des liaisons politiques importantes.

Et malheureusement, la seule revendication portée ("entendue" serait plus juste) a été celle de la réduction d'équipage à l'intérieur des avions dont les pilotes ont appris à voler oiseaux.

Le boulevard changea de côté...

La direction n'eut qu'à expliquer que les autres compagnies volaient avec moins de PNC et que, c'était une simple application de la réglementation européenne et voilà, l'affaire était dans le sac.

 

Il y avait un boulevard car, et c'est là que je rejoins l'article du Monde diplo, ce sujet était (est) un vrai sujet politique, et la revendication y trouvait toute sa légitimité.

Depuis de nombreuses années, le lobying effectué par les compagnie aérienne auprès de la commission européenne n'a qu'un objectif: la réduction des coûts et la disparition des réglementations nationales protégeant les salariés du transport aérien.


Ainsi, le code du travail ne s'applique plus aux personnels navigants français ce qui a eu pour conséquence grave de dé-réglementer les temps et amplitudes de travail et donc, d'entrainer le risque d'une dégradation importante du niveau de sécurité.


Quelle est donc l'un des autres effets de la destruction des réglementations nationales?

Les compagnies souhaitent que le métier de PNC, à l'origine tourné principalement vers la sécurité, devienne un métier précaire de "serveuses de bar" (sans déprécier, bien sûr, cette profession), afin une fois encore de baisser les coûts d'exploitation.

Il aurait suffit pendant cette grève d'expliquer aux passagers que c'était avec leur sécurité que jouait aujourd'hui Air France avec la complicité des autorités européenne, d'expliquer qu'en cas de soucis, le nombre réduit de personnels chargés de leur sécurité à bord de l'avion ne garantissait pas leur sauvegarde, que parfois, les pilotes qui, au petit matin, les emmenaient vers leurs lieux de rendez vous ou en vacances, avaient dormit 4h dans la nuit (et pas parce qu'ils étaient attablés au bar de l'hôtel).

A la place de ça nous avons eu droit au "vous vous rendez compte, on va être à 3 au lieu d'être à 4. On va travailler plus".

Quel gâchis!!

 

Pour ces raisons, et pour tellement d'autres, nous devons nous emparer du débat.

Ne pas laisser les initiatives aux seuls "responsables" syndicaux .

La seule expression doit venir de la base et notre devoir est d'informer, d'expliquer à tous le monde dans lequel nous évoluons.


Pendant que nous perdons du temps, les manigances de l'état et des pouvoirs économiques sont à l'oeuvre et c'est une stratégie globale qu'ils mettent en place.

La riposte ouvrière doit prendre la même dimension et le manque de soutien des organisations syndicales au mouvement des indignés est, à mon sens, une erreur majeure.


Dire qu'ils y en a pour penser que ce mouvement est "petit bourgeois"...

Ils regrettent sûrement de voir s'éloigner le grand soir et de n'avoir jamais réussit à susciter la même mobilisation spontanée autour de leurs thèses.

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 21:28

Une communication des élus du CHSCT de Régional, avec à sa suite, la décision rendu par le Tribunal de Grande Instance de Nantes.

Mauvaise perdante, la direction de Régional se pourvoit donc en appel.

Quel drôle de "signe" à ses salariés...

Cette enquête n'étant demandée que dans l'intérêt des dits salariés...

 

(Désolé pour la mise en page parfois anachronique selon les navigateurs, mais le document d'origine a été converti du .pdf et retapé à la main pour certains passages mal scannés. L'original du jugement sur simple demande à l'adresse du blog)

 

 

 

jugement.jpg

 

 

IV - MOTIFS DE LA. DÉCISION DU JUGE

 

Attendu que la décision du comité d'hygiène et de sécurité de recourir à une expertise extérieure à l'entreprise en raison des risques psychosociaux graves qui pèseraient sur les

salariés de la direction "administration et escales" de la compagnie REGIONAL a éte prise

lors des réunions du comité des 18 janvier et 14 mars 2011; 


Attendu que si les procès-verbaux de ces deux réunions ne décrivent pas de manière

circonstanciée les risques graves pour lesquels le comité a décidé de recourir à une expertise sur, et ne les caractérisent donc pas, ils ont été complétés lors d'une nouvelle réunion extraordinaire du

CHSCT du 21 juin 2011, au cours de laquelle les trois membres élus du comité ont voté, contre l'avis du président, une résolution qui indique les signes et indicateurs qui traduisent des signes de souffrance au travail constituant, selon les élus, un risque grave « pour la santé  des salariés de la DES et des personnels administratifs du siège en lien avec l'exposition aux risques psychosociaux » ; que cette resolution fait référence à une augmentation de l'absentéisme, à une augmentation du turn-over dans certains services, notamment du poste de chef de l'escale de Nantes, à une décompensation de certains des salariés, faisant état d'une intervention du médecin du travail de Nantes lors d'une réunion du CHSCT du 28 septembre 2010 , à la survenue d'accidents de trajet qui seraient dus à des problèmes de pénibilité du planning des agents des escales, sujet présenté comme

conflictuel lors des réunions du CHSCT et du comité d'entreprise, au nombre de demandes de rendez-vous des salariés avec les médecins du travail, à l'intrusion alléguée du personnel encadrant dans la vie privée des agents de l'escale de Lyon, à des problèmes de communication entre les salariés et leur hiérarchie, à des pressions sur certains représentants du personnel et à une enquête en cours, suite à un droit d'alerte du mois d'avril 2010 sur les conditions de travail d'un salarié du service de formation enquête demandée par l'inspecteur du travail de Nantes ;

 

Attendu que cette liste est la simple reprise de points qui ont été soulevés et discutés lors des réunions précédentes du CHSCT ;

 

Attendu sue la lecture des procès-verbaux du CHSCT des trois dernières années qui sont versées aux débats fait ressortir un manque évident de confiance entre la direction de

 

l'entreprise et les représentants des salariés au sein du comité, toutes tendances syndicales confondues ; que les difficultés récurrentes sur le seul établissement des procès-verbaux des réunions du CHSCT est une illustration de cette défiance réciproque, certains des procès-verbaux constituant une relation parcellaire des échanges, qui ne se concluent pas sur des synthèses ou des résolutions argumentées claires ;

 

Attendu, d'autre part , que les initiatives prises par la direction, notamment par la mise en

 

place d'un projet dénommé "ÉQUILIBRE", visant à mesurer et qualifier la pénibilite des différents postes de travail et de leur organisation, ne parviennent pas à recueillir l'adhésion ou, à tout le moins, la compréhension des représentants du personnel, dont les interventions, telles que rapportées dans les procès-verbaux des réunions du CHSCT, paraissent indiquer que l'outil est plutôt destine, selon eux, à améliorer la gestion de l'entreprise au profit de celle-ci qu'à garantir les conditions de travail des salariés ; que si cette seule appréciation des représentants des salariés ne suffit évidemment pas à traduire l'existence du risque psychosocial invoqué par les élus du CHSCT, elle constitue cependant un signe supplémentaire des difficultés de cohésion sociale de l'entreprise ;

 

Attendu qu'il résulte du bilan social de l'entreprise pour l'année 2010 que si le nombre total

 

des journées d'absence pour accidents de trajet et de travail n'a que faiblement augmenté, passant de 1961 en 2008 à 2119 en 2010, le nombre des journées d'absence pour maladie a, lui, connu une augmentation significative, passant de 21843 en 2008 à 22419 en 2009 et à 29.179 en 2010; que l'augmentation de ces absences est particulièrement nette chez les agents de maîtrise, où leur nombre était de 4.303 en 2008 et de 5.201 en 2009, pour s'élever à 7,279 en 2010 ; que cette augmentation de l'absentéisme est susceptible de constituer un signe objectif d'une augmentation de la pénibilité au travail et de la difficulté ressentie pour les salariés à faire face à leurs tâches et obligations, dans les conditions qui leur sont offertes par l'entreprise ;

 

Attendu, par ailleurs, que la demande du CHSCT s'inscrit dans le cadre général particulièrement concurrentiel du transport aérien européen ; que les pressions économiques qui s'exercent sur la compagnie REGIONAL peuvent avoir des traductions de gestion des ressources humaines, comme en témoigne le projet de la direction, abandonné depuis, de spécialisation des filiales REGIONAL et BRIT AIR de la compagnie AIR FRANCE ; que les risques d'accentuation des pressions de rentabilisation et de rationalisation du travail évoqués par les élus du CHSCT, s'ils ne sont pas complètement établis en l'état du débat, ne peuvent toutefois pas être écartés dans ce contexte économique particulier;

 

Attendu que l'ensemble de ces éléments justifie, au regard des dispositions de l'article l'article L 4614-12 du Code du travail, la décision du juge de recourir à une expertise extérieure à l'entreprise; qu'il n'y a pas lieu d'annuler les décisions critiquées ;

 

Attendu que le CHSCT, qui ne dispose pas d'un budget de fonctionnement propre, produit la facture détaillée des honoraires de son avocat, qui n'est pas critiquée ; qu'il convient de faire droit à ce chef de demande;

 

Attendu que la nature de l'affaire justifie le prononcé de l'exécution provisoire de la présente décision ;

PAR CES MOTIFS LE JUGE DES RÉFÉRÉS,

 

Statuant publiquement et en premier ressort,

 

Rejette les demandes de la compagnie REGIONAL en annulation des délibérations du

CHSCT ADMINISTRATION & ESCALES des 18 janvier, 14 mars et 21 juin 2011 et dit quecelles-ci recevront effet dans les termes où elles ont été prises.

 

Condamne la compagnie REGIONAL à payer au CHSCT ADMINISTRATION & ESCALES la somme de 8.932,76 euros au titre des frais de procédures.

 

Ordonne l'éxécution provisoire

 

Condamne la compagnie REGIONAL aux dépends.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:52

Une communication de la CGT-Régional.

Le 1er décembre avait été choisit par la direction du site de Clermont-ferrand pour fêter le Saint patron des techniciens, St Eloi.

A cette occasion, elle avait invité force médias.

Les Camarades de la CGT-Régional avaient proposé aux salariés, parallèlement à l'opération de communication de la direction, un repas réellement fraternel loin des faux semblants et des discours démagogiques. (vous remarquerez d'ailleurs que la direction de cette filiale d'Air France le reconnaît elle même: "devant le risque d'étalage inoportun de nos tensions internes").

Car, depuis le dernier conflit du mois de juin dernier, les conflit subsistent et la situation actuelle du groupe Air France-KLM ne vient rien arranger, c'est le moins que l'on puisse dire...

 

 

tract st eloi

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:45

Un article paru dans "l'Humanité" la semaine dernière. Il traite de la révision (c'est le cas de le dire), des programmes scolaires:

 

 

La fin du régime nazi dans la même leçon que la fin de l’URSS ? Pas de problème.

Passer allègrement de la guerre froide aux attentats du 11 septembre ? Pas de problème non plus !

Pas un mot sur Mai 68, le traité de Versailles, la révolution russe ou encore Adam Smith ? Pas de problème, on vous dit !

À l’évidence, parler de coupes claires dans les nouveaux programmes d’histoire de première relève de l’euphémisme. À ce niveau-là, on est plutôt proches du trou noir…

Obligé de condenser sur une année ce qui se faisait en deux auparavant, le ministère de l’éducation nationale a réécrit les programmes en abandonnant l’approche chronologique.

À la place, cinq grands « thèmes » : « Croissance économique, mondialisation et mutation des sociétés depuis le milieu du XIXe siècle » ; « Les guerres au XXe siècle » ; « Le siècle des totalitarismes » ; « Colonisation et décolonisation » ; « Les Français et la République ».

« On se retrouve à enchaîner la guerre de 1914, la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide et la lutte contre le terrorisme en seize heures de cours !" explique Jérôme, prof d’histoire-géographie au lycée Récamier de Lyon.

"Ces guerres n’ont pas de causes et pour conséquence essentielle la recherche de la paix. Exit l’analyse du bouleversement de frontières.

Exit les rivalités impérialistes et le nationalisme pour comprendre la Première Guerre mondiale !

Exit la crise, le chômage et le nazisme pour comprendre la marche vers la Seconde Guerre mondiale… On nous répond qu’on a la liberté pédagogique de les traiter. Mais ils savent très bien qu’on n’a pas le temps de le faire, en plus du programme. »

Pour les enseignants, ce « zapping historique » risque d’avoir des conséquences lourdes. "Une dissertation demande un travail intellectuel et de solides notions", explique Éric, prof dans le Val-d’Oise. "Le risque, avec ces petites leçons qui s’enchaînent sans véritable sens, c’est de revenir aux anciens contrôles où l’on demandait 
aux élèves de recracher bêtement le cours. »

Les nouveaux programmes d’histoire de première abandonnent l’approche chronologique. À la place, de grands « thèmes », qui laissent de côté des pans entiers de l’histoire.


Des professeurs commencent à se mobiliser

La mobilisation contre le programme de première commence à se construire. Outre la pétition du Snes (1) et l’organisation, par l’APHG, d’états généraux de l’histoire-géographie le 28 janvier prochain, différentes initiatives, répertoriées sur le site Aggiornamento (2), ont été prises par les enseignants. Dans l’académie de Besançon, un collectif d’enseignants organise une « Quinzaine d’alerte pour l’histoire-géographie » du 21 novembre au 2 décembre. Des arrêts de cours se font dix minutes avant la sonnerie pour engager le dialogue avec les élèves sur cette réforme.

 

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:05

Dans le "Monde Diplomatique" de novembre...

La casse organisée des service publics (et donc citoyens), n'est pas une nécessité provoquée par les défécits budgétaires des états, c'est une idéologie capitaliste!

 

 

 

Au premier étage du siège de la Banque Centrale Européenne, lors de sa dernière conférence de presse, Jean-claude Trichet réaffirme, comme il y a huit ans, lors de sa prise de fonction en tant que président de la banque européenne la nécessité des "réformes structurelles sur le marché du travail".

Son prédecesseur, Wim Duissenberg, le psalmodiait déjà à chacune de ses interventions.

Mais ce jeudi 8 septembre 2011, la ritournelle se fait plus précise:

"Nous devons aller vers l'élimination des clauses d'indexation auromatique des salaires et un renforcement des accords entreprise par entreprise, de manière à ce que les salaires et les conditions de travail puissent s'adapter aux besoins spécifiques des entreprises. Ces mesures doivent s'accompagner de réformes structurelles, en particulier dans les services, dont la libéralisation des professions fermées, et quand c'est approprié de la privatisation de services aujourd'hui fournis par le secteur public, de manière à faciliter les gains de productivité et à soutenir la compétivité."

 

Pascal Canfin député Vert Européen, vice Président de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale au parlement de Strasbourg commente : "il s'agit d'un projet idéologique sans rapport avec les causes de la crise. Je ne vois oas en quoi flexibiliser le marché du travail, casser les services publics ou faire primer les accords d'entreprise sur le droit du travail répondrait à la déreglentation financière. Les dirigeants de la BCE déroulent le programme du Fond Monétaire International (FMI) avec ses plans d'ajustements structurels, lesquels ont largement échoués. Mais peu importe on recommence"

 

 

Et pour faciliter notre compréhension de la situation de la crise...

OK c'est en anglais, mais l'original était en grec...

 

 

Et avec l'aide et la collaboration de nos Camarades de Brit'Air...

 

Expertisons les experts !
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4481

@ux sources d'Olivier Delamarche, prophète de malheur

En pleine tempête économique, Maja a pris son courage à deux mains et a décidé d'aller aux sources d'un analyste financier. Cet analyste, c'est Olivier Delamarche, que l'on peut croiser sur BFM Business. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est loin d'être optimiste pour l'avenir de la France. Chaque semaine, il multiplie avec fougue ses prédictions catastrophistes, compilées sur ce blog.

Mais Delamarche n'est pas seulement catastrophiste. Sur le truquage des comptes de la Société Générale, ou sur les statuts exorbitants du FESF, il distille aussi, au fil de ses chroniques, des informations dont il est apparemment seul à disposer. D'où les tient-il ? Après plus d'une heure passée avec ce prophète des heures sombres, la situation paraît si grave à Maja qu'elle est revenue de ce reportage avec une seule idée en tête : se mettre à cultiver son potager, seul placement viable du moment...

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:10

Le texte n'émanant pas d'un des rédacteurs du Collectif "Ernesto", nous le publions comme un article "externe" en remerciant l'auteur pour cette contribution à l'analyse du la situation que vivent les salariés du groupe AF-KLM:

 

 

Avec la décentralisation de son activité Air France accomplit un virage stratégique majeur. 

 

La portée du « plan Bases Province » (en réalité au-delà du réseau intérieur) va être considérable, et pas seulement sur le plan commercial. A l’origine,  la crise de 2008 et l’effondrement de la haute contribution – cœur de recettes d’Air France – qui se caractérise aujourd’hui par le glissement de plus de 3 millions de passagers de la classe avant vers l’arrière de l’appareil mettant en cause le modèle économique d’Air France basé sur une logique commerciale visant à pomper du trafic partout pour le réacheminer partout avec pour cible principale : la fidélisation de la classe avant.

Si on examine de plus près les résultats du semestre, on constate une augmentation des capacités, c'est-à-dire du nombre de sièges produits (par le travail des salariés) que ne suit pas la recette unitaire. La performance commerciale est bonne, la performance économique se tient mais le résultat financier en total décalage. Il y a certes le prix du carburant (+ 16 % en 1 trimestre, + 100 % depuis 2004) et son emprise croissante par les groupes financiers.

Les relations classiques de l’offre et de la demande se sont effacées au profit de grandes manœuvres spéculatives alambiquées ayant peu à voir avec les besoins des entreprises et des consommateurs.

A moins de RE-réglementer ce marché, mais aussi celui des matières premières qui subit le même sort, aucun contrôle ni maîtrise possible.

Mais il y a surtout la conjoncture.

Et depuis 2008 la crise est durablement installée au cœur de nos sociétés. Les remèdes apportés par le pouvoir fédéral européen atlantiste aggrave la situation. Les plans de rigueur accroissent la baisse du niveau de vie. L’austérité appelant l’austérité, pas d’embellie à l’horizon. Sans changement fondamental type transformation de la société, l’Europe va sombrer inéluctablement dans le marasme, avec toutes les récupérations politiques que l’on peut craindre.  La contraction de l’économie entraine de fait une baisse de l’offre de transport aérien.


Double peine pour les salariés du transport aérien : de nouvelles guerres tarifaires en vue, un nouveau passage à la moulinette du darwinisme industriel Le plan « Bases Province » est la riposte choisie par la Cie pour opérer sa mue en quelque sorte. Les équilibres connus vont être bouleversés car n’ayant anticipé ce virage et posé sur le réseau des jalons solides, nous sommes comme mis au pied du mur. Une déclinaison multiple qui comprend un risque de fracture et de division entre les salariés (maison mère, filiales, sous-traitants): -        

 

Les escales éligibles :  Des bases en province à plusieurs facettes – de mini hub AF qui vont différer par leur structure « de coûts » 

     

Les escales non éligibles (envers du décor BP) : Externalisation et sous-traitance à outrance. AF accusée de financer le développement déficitaire de Transavia pour tuer la concurrence n’entend pas céder plus de terrain aux low cost concurrentes, et va privilégier Flybe et des partenaires sur mesure pour garder pied face à la déferlante low cost pour à terme y consolider son pôle low cost.

    

Le Hub : vers une modification de l’activité du fait d’une augmentation en province du point à point et des transversales (escales France entre elles) et donc du risque d’une baisse des correspondances à destination du court et moyen courrier. Des réorganisations sont évidentes en raison de cette redistribution des cartes.-        

 

Orly : le débat sur la délocalisation d’Orly fait écho à la forte baisse d’activité que va engendrer le virage d’Air France.-        

 

Cies du Groupe : les intégrer dans notre réflexion. Saisie de lignes rentables par la maison mère.  En décentralisant son activité, AF s’adapte aux nouvelles conditions de marché fixées par les low cost (la course au toujours plus bas) et la baisse de ses recettes – malgré et envers une productivité accrue de son personnel - du fait du changement de comportement imposé par la crise et la récession qu’elle produit.  Dans ce nouveau schéma dont nous entrevoyons encore à peine les conséquences, les escales Corse ne sont pas épargnées.

Le pire serait que dans ce changement de modèle Air France les considère équivalentes à des destinations Loisirs. La nouvelle stratégie d’Air France ne prévoit pas d’exception. Il est donc en effet indispensable d’élargir son champ de vision et prendre l’ensemble de la stratégie de la DGE comme point de mire, Cies du Groupe comprises

 

Dans le contexte particulièrement difficile qui se profile (récession de la zone Euro, déclin de l’économisme) il est indispensable d’inviter fortement l’Etat à prendre ses responsabilités en matière d’emploi, de parc industriel et de défense du pavillon national !

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:02

Répression et discrimination syndicales

Une nouvelle Note de la Fondation Copernic.

Louis-Marie Barnier, Yann Cochin, Anne Debregeas, Didier Gelot, Laurent Menghini, Robert Pelletier, Maria-Teresa Pignoni, Sabine Reynosa.
Note de la Fondation Copernic, Syllepse, 7 €.


La répression syndicale est un élément omniprésent dans les relations de travail en France. Faire taire les syndicalistes et les salariés qui troublent le climat serein nécessaire à l’exploitation, est une conception particulière des relations sociales en France. Pourtant, elle est ignorée, tue, écartée, admise.

Cette note de la Fondation Copernic vise à relever le défi : mettre le projecteur sur cette pratique courante, l’analyser, proposer quelques pistes pour s’y opposer et suggérer les bases d’un observatoire unitaire de la répression syndicale.


La répression est mal cernée : l’élément le plus visible en est sans doute le nombre, recensé par les inspecteurs du travail, d’élus et mandatés licenciés chaque année dont le licenciement fait l’objet d’une procédure spéciale. Plusieurs cas emblématiques (dont certains traités dans cette brochure) mettent régulièrement au grand jour cette pratique patronale qui concerne des milliers de militants supportant petits harcèlements quotidiens, retards de carrière, licenciement, procès…


Cette répression structurelle ne peut être comprise qu’en y intégrant son complément, la promotion d’un dialogue social qui peine en France à trouver sa place. La répression agit alors comme une pression permanente pour pousser le syndicalisme à s’inscrire dans ces relations, en excluant les syndicalistes rebelles, voire en réprimant un syndicalisme combatif par une discrimination collective. Autant d’éléments qui obligent le mouvement syndical à consacrer une énergie importante à sa propre défense, au nom du droit des salariés à s’organiser.


Les militants et sections syndicales sur le terrain qui résistent restent isolés face à cette répression, avec souvent pour seule issue le recours juridique (qui a fortement progressé ces dernières années et engrangé de nombreux succès). Nous avons besoin d'une campagne publique pour ce droit essentiel à l’expression et à la revendication. Cette proposition d’un observatoire unitaire de la répression syndicale, première pierre pour cette campagne,  ne pourra naitre qu’en étant reprise par l’ensemble du mouvement syndical et social. Pour que cesse ce déni démocratique.

L-M. B.

Pour toute commande, rencontres, débats autour de cette note, s'adresser aux auteurs, ou à

Louis-Marie Barnier               
lmbarnier@wanadoo.fr
06 82 93 39 95

Didier Gelot
dgelot@club-internet.fr
06 82 47 86 87

7€ l'exemplaire, 50 € les 10 exemplaires.

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 10:16

Une communication de la CGT de notre Compagnie.

Pour ajouter à la compréhension de la situation, il faut savoir que le déploiement d'Air France en province sur les aéroports de Marseille, Nice et Toulouse provoque la fermeture pure et simple des bases de Régional, les salariés affectés sur ces sites se voyant uniquement proposés des mesures de mobilité, exception faites des Personnels Navigants Commerciaux à qui des transferts vers Air France (avec sélections) ont été proposé.

Les négociations ouvertes après la mise en place du plan sur la base de Marseille ont été interrompues par la direction de cette filiale de la "compagnie nationale" suite au débarquement de P. H. Gourgeon par J.C. Spinetta, son remplacement récent par Alexandre de Juniac (ex du cabinet de Christine Lagarde) et la perspective de réorganisation du court et moyen courrier par la nouvelle équipe dirigeante.

 

Ainsi, les avions de Régional sont "air France", les billets sont "Air France", le service à bord est "Air France", mais quand il s'agit de discuter des conséquences d'un plan de déploiement "Air France", et bien, là, on ne parle plus d'"Air France" mais c'est aux directions des filiales de se débrouiller avec leurs salariés.

Le transfert des PNC évoqué plus haut est d'ailleurs édifiant, "avec sélections". On vend le produit tous les jours, mais il faut passer des tests éliminatoires, renoncer à son ancienneté et à ses qualifications pour pouvoir être transféré dans la Compagnie Nationale.... avec période d'essai.


Il faut savoir également, que tout développement des ces compagnies a été bloqué par la direction d'Air France et par son partenaire le Syndicat Nationale des Pilotes de Ligne (SNPL) par un accord signé en 2006 interdisant aux compagnies "partenaires" (à la botte, serait plus exact), d'opérer des avions de plus de 100places et réservant le développement de nouvelles lignes à la seule compagnie nationale....

 

Pieds et poings liés...et les salariés là dedans?



 

La com. de la CGT-Regional

 

 

 

 

Chers Camarades,

Demain le Comité d'Entreprise se réunira en séance ordinaire, comme tous les derniers jeudi de chaque mois.
A l'ordre du jour figure la "suite et fin de la consultation sur les bases de Toulouse et de Nice" concernant les conséquences du déploiement du plan "bases province" d'Air France.
Même si cette consultation ne revêt qu'un caractère "légal" d'information du Comité d'Entreprise, la CGT-Regional ne peut comprendre que cette consultation auprès des élus puisse être poursuivie alors que la direction a, unilatéralement, suspendue les négociations censées accompagner le volet social du plan mis en place par Air France.

Nous n'accepterons pas que l'on nous place, comme sur la fermeture de Marseille, devant le fait accompli et que les seules mesures d'accompagnement pour une partie des salariés soit tout bonnement "la mobilité".

Nous demandons la réouverture immédiate des négociations et ce, sans attendre, une fois de plus, le bon vouloir de l'actionnaire principal.
Pendant qu'Air France ajuste ses stratégies et écrit l'avenir (sombre?) des ses "partenaires", des salariés subissent au quotidien les conséquences d'une politique qui, par un manque d'anticipation coupable et une volonté d'empêcher tout développement des filiales, conduit à la situation sociale que nous connaissons aujourd'hui.

C'est le sens du préavis de grève que nous avons déposé dernièrement.
Exigence d'une définition du périmètre d'activité de Régional
Prise en compte de l'emploi au sein du groupe.

Nous vous proposerons rapidement des formes d'actions afin de VOUS permettre de peser un peu plus dans la défense de VOS intérêts.

--
Fraternellement.

Le texte du préavis de grève déposé par plusieurs Syndicats de Régional:

 

 

 

 

 

Monsieur Jean-Yves Grosse


Président Directeur Général de Régional


Aéroport de Nantes Atlantique


44345 BOUGUENAIS Cedex

 

 


 

Objet : Préavis de grève


 

Monsieur le Président,


 

Vous avez unilatéralement décidé la suspension des négociations.

 

Le protocole mis en place suite à la grève du mois de juin engageait la Direction et les


partenaires sociaux à des négociations jusqu'à fin décembre 2011.


 

En conséquence, à partir de lundi 21 novembre, 00h00 heure de Paris, nous nous réservons le

 

droit d’appeler les salariés que nous représentons, à cesser totalement le travail et ce, pour

 

une période indéterminée.

 


 

Nos revendications sont les suivantes :

 

  • La négociation d’un Accord du périmètre d'activité pour Régional


  • L’organisation par accord de la prolongation de carrière des personnels de Régional

  • vers Air France.

 

Si l’un de ces sujets était négocié dans une instance quelconque du Groupe sans la présence

 

des syndicats de Régional, nous appellerons immédiatement à cesser le travail.


 

Nos représentants se rendront disponibles pour toutes rencontres et négociations dans le

cadre de ces revendications et du présent préavis.


Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations.


 

Les syndicats : FUC, SNPL F ALPA, UNAC, CGT, SNPNC

 

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Published by Ernesto - dans La Compagnie
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 22:18

  Nouveau préavis de grève chez CityJet, filiale aérienne d'Air France.

Ca ne s'arrange pas, c'est le moins que l'on puisse dire

 

 

Roissy, le 2 Juin 2012 

Malgré une participation massive à la grève, preuve du désarroi des salariés de CityJet, la direction n’a, à ce jour, pas de réponses satisfaisantes à leurs revendications. 
Leur inquiétude vient même de franchir un nouveau seuil suite à la dernière assemblée générale du Groupe AF-KLM où CityJet a brillé par son absence de l’exposé, et où la simple évocation de son avenir a placé M. Spinetta dans un évident embarras. 
La déception des salariés est à la hauteur de leurs sacrifices consentis depuis quatre ans pour que la compagnie CityJet revienne à l’équilibre malgré les pertes engendrées par le développement du réseau londonien. 
En guise de remerciement, la direction poursuit sa politique de délocalisation des emplois en créant la base d’Edimbourg et en laissant le groupe Air France nous priver de notre ligne la plus rentable, Paris CDG – Zurich, sans aucune contrepartie. 
Cette situation a assez duré
Les employés de l’établissement français de CityJet, déjà en sous effectif sur leur réseau de Paris CDG, n’accepteront pas sans contre partie que leurs lignes servent de variable d’ajustement dans la cadre du plan Transform 2015. 
Ils refusent également de supporter les conséquences financières du bricolage structurel que le groupe a mis en place lors de la création de l’établissement français. 
Les salariés revendiquent : 

L’obtention, dans les plus brefs délais, d’un entretien entre le PDG d’Air France et les représentants syndicaux de City Jet afin de signer un protocole d’accord leur garantissant un emploi en France au sein du groupe Air France. 

L’obtention d’un moratoire sur le prélèvement irlandais de l’impôt sur le revenu. Les employés veulent payer leurs impôts en France, où ils sont résidents. Dans l’attente de la régularisation de la situation fiscale, la compagnie prendra en charge tout prélèvement irlandais effectué à la source, dès le mois de juin. 

Une revalorisation immédiate des salaires de la base de Paris afin d’équilibrer les revenus nets de l’ensemble des salariés de la compagnie 

Des plateaux repas équipages afin de palier à l’absence de pause repas. 

Pour cela, l’Intersyndicale CGT, SNPNC-FO, UNAC et SNPL France ALPA appelle l’ensemble des navigants de Cityjet basés à Paris à une grève illimitée à compter du 5 juin 2012 00h01, heure locale de Paris.
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