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  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:14

Camarades ,

voici une petite analyse de l'état psychologique qui caracterise la personalité des politiciens, des affairistes, et autre haut responsable d'entreprise.


"La  personnalité narcissique se décrit par l’existence d’au moins cinq des caractères suivants :

- un sens aigu de sa propre importance

- l’obsession du succès et du pouvoir personnel

- le sentiment d’être unique, spécial, exceptionnel

- le besoin d’être admiré, reconnu, approuvé

- la certitude que tout lui est dû

- l’utilisation, la  manipulation d’autrui dans les relations personnelles

- le manque d’empathie vraie

- la jalousie, la convoitise, l’envie

- l’absence de doutes, l’arrogance.

N’est-ce pas la description exacte du comportement ordinaire des politiciens ? 

Notons que le manque d’empathie réelle n’empêche nullement notre candidat de se précipiter vers la foule, bras ouverts, large sourire vendeur aux lèvres pour distribuer à la ronde d’innombrables et chaleureuses poignées de mains, tout en flattant la croupe des vaches...

 Certes, nous sommes tous plus ou moins névrosés et tout le monde connaît des petites crises de narcissisme, des petits épisodes pervers ou paranoïaques. Mais on en sort vite et l’on s’en rend compte.

C’est beaucoup plus grave quand on fonctionne en permanence dans ces registres douteux !!!

 Les politiciens sont les spécialistes de la communication ? Les pervers aussi. Parlons-en ! Qu’est-ce qui caractérise la communication perverse ? 

 -Le discours pervers est calculé pour être flou et imprécis, ce qui provoque la confusion de l’auditeur qui se trouve désarmé, en position de faiblesse.

 -Pour le pervers, la forme importe plus que le fond, il faut qu’il en impose en paraissant savant. Il existe même une école où l’on apprend tout cela : c’est l’ENA ; on en sort avec une maîtrise ès langue de bois. 

-Les pervers pratiquent le mensonge en toutes circonstances, même s’il est évident qu’ils mentent. Des politiciens corrompus, sanctionnés par les tribunaux ou menacés de l’être, sont réélus facilement par des électeurs grugés par leur aplomb. Il  n’est pas nécessaire de donner des noms. Tout le monde les connaît. Hélas, les Guignols de Canal +  ne sont  même plus une caricature !

-Le but d’un pervers, c’est la conquête du pouvoir et s’y maintenir par tous les moyens. ils savent naturellement manipuler, ce qui semble un atout dans le monde des affaires ou de la politique.

Le pouvoir est comme les drogues, il rend les hommes fous. Pour empêcher cette folie, on interdit bien les drogues (pas toutes, cela va de soi) mais on se garde bien de faire ce qu’il faut pour contrôler et limiter toutes les formes de pouvoirs par des systèmes efficaces !!! Forcément. Changer le pouvoir , c’est changer le mode de prise de décision  et le mode de désignation des personnes qui prennent ces décisions. Les pervers qui détiennent le pouvoir n’ont aucun intérêt à changer quoi que ce soit !!! 

Il est clair que la désignation de la représentation politique par les élections favorise les processus pervers et l’arrivée au pouvoir de personnalités perverses ou paranoïaques. 

Incapable d’affirmer ses principes avec netteté, la démocratie est incapable de fixer des limites aux abus et de réprimer ceux qui violent ses principes, parce que c’est ceux-là mêmes, qui violent ses principes, qui font la loi. Il y a donc une défaillance intrinsèque de la théorie démocratique actuelle qui empêche de corriger ses effets désastreux.

Qu’est-ce qui fait que les peuples se résignent et acceptent l’inacceptable ? Pour quelles raisons des millions d’hommes se laissent mener par une poignée de fous dans des guerres atroces et dans toutes sortes d’entreprises catastrophiques pour l’humanité ? "


extrait du "Manifeste pour une Vraie Démocratie" de Andre Tolmere.

Cet ouvrage est disponible gratuitement sur le net.  

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 13:37

 

"Les primaires de l'UMP ont une fois de plus démontré, selon le correspondant suisse, que le pire en politique est français. La Ve République doit changer, elle ne "fabrique que des nains".


Coluche disait après l'élection de Mitterand, "nous avons en France la droite la plus con du monde..." Il avait raison. Il aurait pû ajouter " Ainsi que les socialistes, les écolos, les libéraux démocrates etc...".

Le pouvoir rend fou, c'est tout.


Je ne fais pas parti de ceux qui se réjouissent de ce spectacle afligeant.

La droite nationale veille et rigole. Tout celà ne fait qu'acréditer leur "Tous pourris!" scandé à longueur d'interviews et de meetings par la blonde et son papa.

 

Plus que jamais, c'est au peuple se prendre en main, en dehors de toutes hierarchies et de toutes bureaucraties politiques, syndicales et qu'elles soient de "droite" ou de "gauche".

 

2011-cesar-A.jpg

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:40

 

"À partir de combien de morts à Gaza la fameuse communauté internationale passe-t-elle de la déploration à l'action ?"demande Pasal Boniface directeur de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Dimanche, alors que se multipliaient les scènes insoutenables de corps sans vie d'enfants gazaouis, morts durant la journée la plus sanglante du conflit (29 morts, dont une majorité de femmes et d'enfants)....

 

 1450 bombardements de l'armée Israélienne sur la bande de Gaza depuis le début de l'opération militaire.

 

Au bout de huit jours après:


154 morts Palestiniens

5 Israéliens

 

54 morts de plus en deux jours....

Et le peuple regarde incrédule, hargneux, les citoyens de cette enclave soumis depuis juin 2007 à un blocus qui les étranglent, distribuer des bonbons dans la rue et fêter ainsi l'attentat contre un bus à Tel Aviv...

Ne t'étonne spectateur du journal de Tf1, d'antenne2 ou de M6, la haine entraîne la haine, les terroristes et les fachistes (de tout bords) l'on compris depuis longtemps!

 

Pendant ce temps là, les enfants meurent...

Le dernier dans le bombardement de l'immeuble de L'AFP.


54 tués en deux jours.

Vous n'arriverez jamais à me convaincre qu'ils étaient tous membres du Hamas.

Par contre, il y a quelque chose de certain, ceux qui arriveront à vivre, à survivre, c'est vers cette voie qu'ils se dirigeront, cela ne fait aucun doute.

 

C'est bien cher payer le droit d'un état à se défendre.

C'est bien cher payer le "feu" dans toute une région, sur la planète entière, au nom "de la cause Palestinienne" que l'attachement à cette cause soit sincère ou serve seulement de prétexte à tous les hystériques de la planète.


"Nous recrutons pour le FLN" disait un officier français qui dénonçait les tortures pendant la guerre d'Algèrie et leurs conséquences contre-productives sur les algériens qui rejoignaient le maquis après être passés ou avoir assisté aux interogatoires de nos braves militaires.


ONU, Netanyahou, UE, Obama, "communauté internationale" vous fabriquez des terroristes




 

 

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:17

 

Le "coût du travail" est l'argument majeur développé par les patrons des entreprises en france pour justifier plans d'austérité, réductions de salaire, augmentations de productivité.

Il est utile de temps en temps de rappeler quelques éléments du problème....

 

 

 

 

 

Une analyse du prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, sur le recours à l'austérité.

Ne vous laissez pas gagner par la pensée unique, réagissez!

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:00

Toujours aussi bien informé, un article de "La Tribune" sur le bilan d'Alexandre De Juniac...au bout d'un an...

 

Un an aux commandes d'Air France, quel bilan pour Alexandre de Juniac ?

Vendredi 16 novembre, Alexandre de Juniac terminait sa première année à la tête d'Air France. Arrivé en pleine crise financière et de gouvernance, le bilan douze mois plus tard est dans l'ensemble positif même si la compagnie aérienne est loin d'être tirée d'affaires.


Alexandre de Juniac PDG d'Air France, An II. Depuis vendredi, ce quinquangénaire est entrée dans sa deuxième année à la tête d'Air France. C'est en effet le 16 novembre 2011 que cet ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde et ancien de Thales a été nommé PDG de la compagnie aérienne française en difficulté avec pour mission de la redresser. Quel bilan tirer un an après ? Quelles sont les prochaines étapes qui l'attendent, son avenir au sein du groupe ? La Tribune fait l'analyse.


Une arrivée dans des conditions rocambolesques

De l'avis de la grande majorité des personnes interrogés, le bilan d'Alexandre de Juniac est positif. Il y a un an, il est arrivé dans une entreprise aux abois avec l'étiquette de directeur de cabinet ministériel parachuté qui ne connaissait pas grand-chose au transport aérien, pris en sandwich entre un PDG d'Air France-KLM renforcé dans son pouvoir, Jean-Cyril Spinetta, qui lui préférait quelqu'un d'autre, et plusieurs numéros deux qui avaient eux aussi postulé au poste. Une arrivée dans un contexte extrêmement lourd qui clôturait une impitoyable guerre des chefs entre le directeur général d'Air France et d'Air France-KLM Pierre-Henri Gourgeon et Jean-Cyril Spinetta, alors président du conseil de surveillance des deux entités du groupe. Deux amis de trente ans qui ont mené une bataille à couteaux tirés à l'été 2011 en raison d'une divergence sur le choix du futur patron d'Air France. A ce moment, là, après le renouvellement de Pierre-Henri Gourgeon en assemblée générale en juillet 2011, il était en effet question que Pierre-Henri Gourgeon lâche les rênes exécutives d'Air France pour ne conserver que celles du holding Air France-KLM. Pour diriger Air France, Pierre-Henri Gourgeon avait jeté son dévolu sur Alexandre de Juniac. Un choix qui convenait très bien au précédent gouvernement, mais pas à Jean-Cyril Spinetta qui préférait Lionel Guérin, président de la fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM), mais aussi de la petite compagnie régionale Airlinair et de la filiale low-cost d'Air France, Transavia France. In fine, Jean-Cyril Spinetta a obtenu de l'Etat et du conseil d'administration la tête de Pierre-Henri Gourgeon, mais a dû accepter Alexandre de Juniac.


Changement de décor aujourd'hui

Douze mois après, le tableau est sensiblement différent. Le plan de restructuration a été élaboré et lancé sans générer les conflits sociaux que les Cassandre lui promettaient, les résultats sont aujourd'hui moins mauvais grâce, expliquent les proches d'Alexandre de Juniac, aux premières mesures prises par son PDG, le cours de l'action du holding est en hausse (mais il était difficile de tomber plus bas), le climat au niveau de la gouvernance s'est apaisé, et Alexandre de Juniac a su lever les doutes qui pesaient sur lui. Au sommet du groupe, « il a su se faire accepter par Jean-Cyril Spinetta et par Peter Hartman, le directeur général de KLM », explique une source interne. Pour Peter Hartman, ce n'était pas très difficile. Comme Alexandre de Juniac, il était lui aussi un proche de Gourgeon. Pour Jean-Cyril Spinetta, qui revenait aux manettes exécutives d'Air France-KLM renforcé par sa victoire sur Pierre-Henri Gourgeon, l'exercice était plus compliqué.

Mais les deux hommes ont su qu'ils étaient condamnés à s'entendre. Sans perdre la haute estime qu'il porte à Lionel Guérin, Jean-Cyril Spinetta s'est attaché à entretenir une bonne relation avec Alexandre de Juniac, en rappelant dès sa prise de fonction que ce dernier « n'était certes pas son choix premier, mais qu'il était très haut dans sa liste ». Bref, jusqu'ici Jean-Cyril Spinetta a soutenu Alexandre de Juniac. Ce qui ne l'a pas empêché d'avoir quelques points de désaccord ou de scepticisme sur certains choix.


Coup de pied dans la fourmilière

Aux niveaux au dessous de l'entreprise, les plus sceptiques sur ses qualités de manager ont revu leur point de vue. Après chaque réunion de cadres, ils le trouvent plutôt convaincant. « Il apporte du sang neuf et dit les choses telles quelles sont », confie l'un d'eux. Le discours tranche en effet avec son prédécesseur qui avait du mal à faire état des faiblesses de la compagnie. «Un peu à la manière de Christian Blanc mais sans aller aussi loin, Alexandre de Juniac a donné un coup de pied dans la fourmilière. Il a fait bouger les lignes dans le fonctionnement et la façon de penser », déclare un syndicaliste. « On voit qu'il a travaillé dans un groupe et vient d'un autre secteur (Thales, où il était promis à prendre les rênes avant l'arrivée de Dassault dans le capital). Il a une sensibilité plus importante au management que ses prédécesseurs », reconnaît un vieux routier de la maison. « Il a réussi à sensibiliser les directeurs de la nécessité de se rapprocher du terrain et des clients, même si la nouvelle organisation de l'entreprise est contestable », poursuit-il. Mais au-delà, son obsession pour la montée en gamme et la qualité de services a réussi à mettre au plus haut niveau de l'entreprise le client au centre des préoccupations.


Un bilan négatif pour la CGT

Appelé pour redresser Air France, qui perd de l'argent pour la quatrième année consécutive, Alexandre de Juniac prend des mesures d'urgence (gel des embauches, des salaires ...) et lance un plan de restructuration, dont les objectifs ont été fixés par l'actionnaire Air France-KLM. « Il a bien su gérer la situation à la fois dans la définition des mesures de restructuration que dans la façon de les gérer. Il a fait accepter sa conviction d'y arriver par la négociation », explique un directeur d'Air France. Cela n'a pas pour autant été aussi clair que cela quand, début janvier, il a évoqué la dénonciation des accords collectifs. « Il a voulu passer en force en annonçant la dénonciation des accords, avant de faire machine arrière. Ensuite il a négocié en mettant un canon sur la tempe des syndicats en menaçant de pratiquer à des départs contraints en cas d'absence d'accord (sur les efforts à faire, ndlr). Par ailleurs, nous ne l'avons quasiment jamais vu, comme s'il y avait une volonté de ne pas nous rencontrer. Nous sommes amers sur sa méthode », déclare David Ricatte de la CGT Air France, pour qui « le bilan d'Alexandre de Juniac est plus que négatif ».


Le message n'est pas passé auprès des PNC

Alexandre de Juniac n'a pas réussi non plus à convaincre l'ensemble des catégories du personnel. Si une majorité de syndicats de personnels au sol et le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, son meilleur allié aujourd'hui) ont signé un accord d'augmentation de 20% de l'efficacité économique (qui se traduit notamment pour les premiers par un plan de départs volontaires de 2767 personnes), les syndicats de personnels de cabine ont, eux, refusé de signer. « Le message d'Alexandre de Juniac ne passe pas. Il a pourtant essayé d'instaurer une communication plus directe », explique un syndicaliste PNC.

L'accord collectif du personnel de cabine arrive à échéance le 31 mars 2013, et, à partir de cette date, leurs conditions de travail et de rémunération sortiront du cadre contractuel et pourront être imposées de manière unilatérale par la direction, toujours à la recherche d'une amélioration de 20% de l'efficacité économique.


Un plan insuffisant?

Reste une inconnue. Ce plan sera-t-il suffisant pour dégager des bénéfices importants et assurer un avenir à la compagnie? Pour Alexandre de Juniac, les mesures déjà annoncées seront suffisantes. « En 2014, nous aurons retrouvé un bonne rentabilité qui nous permettra à nouveau de financer nos investissements », déclarait-il à La Tribune en septembre au salon Top Résa. Pour autant, pour la quasi-totalité des observateurs, les mesures prises ne vont pas assez loin. Un reproche qui lui aurait d'ailleurs été fait en conseil d'administration. « C'est vrai, plus le temps passe, plus la conjoncture se dégrade. Et il s'avère probable que les mesures prises ne suffiront pas. Pour autant, on ne peut pas lui reprocher aujourd'hui de ne pas être allé assez loin. Il a fait ce que l'actionnaire, Air France-KLM, lui a demandé. Il n'était pas leader sur la définition des objectifs (réduire la dette du groupe de 2 milliards d'ici à 2015, à 4,5 milliards d'euros, en générant 2 milliards de cash flow après investissements au cours des trois prochaines années). Et Alexandre de Juniac a toujours dit que c'était le minimum qu'il faudrait faire et qu'il ne s'engageait pas au-delà de la fin 2013 », explique un bon connaisseur de la compagnie. L'année 2013 sera effectivement un test pour savoir s'il faut aller plus loin. Les syndicalistes ne sont pas dupes. « Après le plan Transform « il y aura Transform 2, lequel posera la question du maintien ou pas de l'activité court-courrier dans le périmètre d'Air France », explique l'un d'entre eux . Transform 2 sera-t-il donc le vrai plan de transformation structurelle de la compagnie ? Celui dont Transform aurait dû faire l'objet ? «Je m'arrête sur ce mot (Transform ndrl), disait-il en janvier devant les Sénateurs. Il n'a pas été choisi au hasard. Il faut transformer la maison Air France ». Or, le plan de transformation n'est autre qu'un plan d'économies, certes plus drastique que les autres. « C'est un plan de restructuration, c'est vrai. Alexandre de Juniac n'a pas fondamentalement transformé Air France, pour le moment », expliquent de nombreuses sources internes. Pour autant, les mesures structurelles avancées ci et là (transfert de l'activité moyen- courrier à la low-cost Transavia, sous-traitance des activités sur les aéroports, une offre à bas prix sur le long-courrier sur des zones touristiques,...- sont une véritable poudrière sociale.


La qualité de services

A ces reproches sur l'absence de transformation d'Air France, beaucoup mettent en avant la stratégie de montée en gamme et d'amélioration de la qualité de services chère à Alexandre de Juniac. « Ce n'est pas un truc pour faire bien dans un plan de restructuration. Alexandre de Juniac est vraiment impliqué dans le produit, beaucoup plus que Jean-Cyril Spinetta et Pierre-Henri Gourgeon », explique un directeur. Cette montée en gamme est d'ailleurs stratégique. « Malgré le retard pris sur la qualité de notre classe affaires long-courrier, nous arrivons néanmoins à vendre les billets plus chers que nos concurrents. Si ce paradoxe s'arrête et que notre recette unitaire s'effondre, nous irons à la catastrophe », assure un cadre.


La réorganisation contestée

En fait l'un des plus gros bémol de la première année d'Alexandre de Juniac provient de sa dernière grosse mesure, annoncée mi-octobre : la réorganisation de la compagnie avec, notamment, la séparation de l'activité de transport de passagers en trois business units relativement autonomes : le long-courrier à Roissy, le moyen-courrier toujours à Roissy et l'activité de point-à-point court et moyen-courrier (Orly et bases provinces). « Je suis d'accord sur le fond qu'il fallait changer d'organisation pour des raisons d'efficacité, mais cette mesure est contestable. Il y a un grand scepticisme en interne sur l'intérêt de cette mesure », explique un directeur. « Personne n'y croit, à son truc », assure un autre, « les gens sont perdus », déclare un cadre. En outre, la création de business units indépendantes avec leurs comptes de résultats suscite la crainte des syndicats. «Ce sera plus facile à filialiser ou à céder », expliquent plusieurs syndicalistes, citant l'activité moyen-courrier de point-à-point (Orly et les bases de provinces), le fret, Servair ou encore la maintenance.


Favori pour succéder à Spinetta à Air France-KLM 

Et la suite ? Si tout se passe bien en 2013, il succèdera à Jean-Cyril Spinetta à la tête d'Air France-KLM, qui partira, comme il l'a dit récemment aux cadres, au plus tard lors de l'assemblée générale clôturant l'exercice 2013, soit en avril 2014. «Alexandre de Juniac est le favori. Il serait difficile de remplacer Jean-Cyril Spinetta par un candidat externe alors que le holding est appelé à se renforcer et il est également compliqué pour un candidat interne à Air France de prendre les commandes d'Air France-KLM sans avoir déjà pris celles d'Air France », explique une source proche du conseil d'administration. Quant à la nomination d'un Hollandais de KLM (rachetée par Air France en 2004), il en est hors de question.


Une route semée d'embûches

Pour autant, la route est encore longue pour Alexandre de Juniac. Et elle est semée d'embuches. Selon nos informations, plusieurs personnes au sein du nouveau gouvernement aimeraient bien s'en débarrasser avant même que la question de la succession ne soit tranchée.Le rôle de Jean-Cyril Spinetta aura une nouvelle fois toute son importance. D'autant plus qu'il a l'oreille de l'actuel gouvernement. « Le seul risque pour Alexandre de Juniac, c'est que Jean-Cyril Spinetta le lâche», explique un observateur.


Eviter les conflits sociaux

Dans ce contexte, Alexandre de Juniac a plutôt intérêt à éviter (ou à bien gérer) des conflits sociaux, qui pourraient donner du grain à moudre à ceux qui apprécieraient de le voir quitter l'entreprise. Le début d'année pourrait être tendu avec les premiers impacts sur la vie des salariés des décisions prises l'an dernier et surtout l'approche de la fin de l'accord collectif qui régit les conditions de travail des hôtesses et stewards (le 31 mars 2013). Certains syndicats pourraient être tentés de vouloir ferrailler avec la direction pour arracher un nouvel accord et éviter de se voir imposer les règles d'Air France.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 22:23

Israëlinvoque le droit à se défendre en ripostant aux tirs de roquettes venues de la bande de Gaza.

Barack Obama "soutient le droit d'Israël à se défendre"

 

Il y a une notion dans le droit à la légitime défense qui est celui du moyen de la riposte qui doit être appropriè à celui utilisé pour l'attaque.

 

Sincéremment, je ne pense pas que celà soit le cas...

 

 

Gaza-l-Huma-du-19Nov-copie-1.jpg

102 morts à Gaza

3 en Israël


3 de trop c'est une évidence!

102 palestiniens, femmes et enfants, c'est quoi? Le droit à se défendre?

 

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 12:53

 

 

 

Se tenait jeudi dernier au tribunal des Prud'homes de Clermont-Ferrand une audience qui avait pour nos Camarades de la CGT-Régional et pour l'Union Départementale 63, une importance particulière.

Elle concernait la plainte d'une salariée du site de maintenance d'Aulnat pour "discrimination salariale".

Vous êtes nombreux et nombreuses à avoir pris connaissance de cette affaire dont la première audience remonte au 29 mai dernier.

Caroline a remplacé durant son absence pour maladie, un cadre du service de Maintenance en Ligne.

Ce remplacement ne s'est pas accompagné de ce que nous estimons évident et normal,

- Reconnaissance de la fonction

  •  
    • - Augmentation de salaire

    •  

A travail égal, salaire égal!


Les audiences des tribunaux sont souvent des exercices extrêmement pénibles à supporter.

Avoir à entendre les arguments de la partie adverse, sans sourciller, sans réagir.

Une somme de raccourcis, de mensonges. Il faut absolument mettre "l'adversaire" à terre. L'attaque sera encore plus violente et malhonnête quand l'une des parties ne dispose pas d'éléments simples et évidents pour contrer les arguments de son adversaire.

Qu'importe la méthode, il faut “terrasser”!

 

Toujours un exercice difficile quand on a suivi le déroulement de l'histoire de l'intérieur, quand on a vécu les situations décrites par les avocats des deux parties,

en tant qu'acteur, d'entendre ce que l'on sait pertinemment être un travestissement, conscient qui plus est, de la vérité.

Caroline réduite à "une bien bonne fille" tout juste capable de faire ce que l'on lui dit et les 43 attestations de soutien fournies par les salariés qui vivaient concrètement, au jour le jour, la réalité de l'engagement de notre collègue, ses compétences, sa gentillesse, son sens de l'organisation, et bien ces 43 personnes ne sont que des "benêts" pas méchants mais bien, je cite de mémoire, incapables de se rendre compte de ce qui se passait réellement au sein du service MEL du site d'Aulnat, bien incapables également de se rendre compte de qui dirigeait vraiment ce

service... Eh oui... Tout juste bons à changer des roues, les copains.

 

L'avocat de la direction alla même jusqu'à affirmer que “sa collègue de bureau, ne supportant plus la pression dont Caroline était la cause (!!!), avait préféré quitter l'entreprise”. Alors que, nous le savons tous, elle avait seulement rejoint son compagnon en poste dans l'est de la France.

Vous jugerez de l'honnêteté de la plaidoirie du monsieur...


Bref, tout ça ne serait rien si nous n'assistions en fait à la mise à jour de ce qui est la réalité d'une discrimination sexiste.

La maintenance est un milieu de macho, et la direction de Régional, sous des apparences de management moderne, se révèle bien incapable de contrer les egos des différents responsables masculins de son site de maintenance.


Impossible de reconnaître qu'à responsabilité identiques la rémunération entre un homme et une représentante du "sexe faible" je cite les propos du patron des lieux ( le directeur du site), doit être identique.

Impossible de penser qu'une "simple assistante" puisse avoir les connaissances d'un "technicien dont les compétences ne peuvent être mise en doute".

 

C'est d'ailleurs sur le terrain scabreux de l'acharnement de la CGT, contre “un homme malade et diminué” que l'avocat de la direction de Régional basera la plus grande partie de sa plaidoirie, balayant d'un effet de manche, digne du professeur de droit qu'il est ( et oui, la direction ne se refuse rien), les 43 témoignages en faveur de notre Camarade.

 

Mais non Mademoiselle Oubrier n'est pas discriminée. La preuve, un SMS ou elle informe qu'elle aura quelques minutes de retard lundi 12 novembre, et le responsable MEL, ne la sanctionne pas”. Et de produire la copie du SMS....

Que faut'il en penser...?

 

Bref, un grand moment d'hypocrisie, de méchanceté, de mensonges.

Heureusement que les cadres présent ce jour n'avaient pas l'obligation de prêter serment....

J'en connais au moins une que les flammes de l'enfer guettent.

 

Un grand moment également celui où l'avocat de la direction reprochera à intéressée et aux deux syndicats CGT (Régional et Union Départementale 63), le fait de n'avoir aucune trace des griefs durant l'année 2010, alors que nos Camarades n'avaient cessé d'interpeller sans formaliser les demandes officiellement dans une véritable démarche de recherche de solutions, de faire remonter aux services des Ressources Humaine, la situation injuste que vivait notre collègue, au point d'ailleurs, qu'en réunion à Nantes, le RH "sol" s'était emporté en reprochant à nos Camarades présents le nombre d'interventios qu'ils faisaient sur ce dossier. ".....C'est une obsession!".


Accusée souvent d'être jusqu'au boutiste, voilà la CGT stigmatisée comme "mouton docile" par notre direction.

Nul doute que nos Camarades suivront maintenant les conseils avisés de ce professeur de droit.

Aïe aïe aïe....

 

Délibéré le 21 décembre

 

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 16:51

Chères amies, chers amis d’Avaaz en France,



Alors que les attaques aériennes succèdent aux tirs de roquettes, une demande de la Palestine à l’ONU pourrait étonnamment ouvrir la voie à une paix durable. Les États-Unis et Israël se sont lancés dans un lobbying acharné pour écraser la demande de reconnaissance d’un État palestinien. Alors que les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent dans quelques jours, la France n’a toujours pas pris position. Nos voix et un immense drapeau peuvent persuader François Hollande de voter oui. Signez maintenant notre appel pour la paix et la liberté:

Signez la pétition

Alors que les bombes pleuvent sur Gaza, Israéliens et Palestiniens pourraient bien replonger dans un cycle de violences et de représailles. Mais en ce moment-même, l’Autorité palestinienne prépare une résolution à l’ONU qui semble la meilleure chance pour la paix. Aidons-les à gagner la paix.

Les habitants du sud d’Israël vivent dans la peur perpétuelle des tirs de roquette et les Palestiniens de Gaza connaissent un siège permanent, enfermés dans une prison à ciel ouvert de 12 km de large. En Cisjordanie, les familles sont chassées de leurs terres au profit des colonies illégales; leurs malades restent bloqués pendant des heures aux check-points militaires israéliens sur le chemin de l’hôpital; et des familles sont divisées par un immense mur qui coupe leurs champs. Mais si la Palestine remporte le vote et devient un État, cette victoire peut marquer le début de la fin de 40 ans d’occupation et paver la chemin de la création de deux États, la Palestine et Israël, vivant côte-à-côte en paix et en sécurité.

Les États-Unis et Israël se sont lancés dans un lobbying acharné pour faire échouer ce vote onusien et les attaques sur Gaza ressemblent fort à une diversion et une tentative de présenter la Palestine comme un partenaire peu fiable. La France est plus hésitante que jamais, alors que les ministres européens des Affaires étrangères se rencontreront dans quatre jours. Faisons-nous entendre pour persuader la France de voter «oui» à la paix et à la liberté. Cliquez pour submerger ceux qui voudraient saboter le processus de paix ; nous remettrons notre message d’espoir via une immense pétition affichée sur 5 étages en face de la salle de réunion des ministres à Bruxelles (image à droite).

http://www.avaaz.org/fr/palestine_il_est_temps_fr/?bmxjabb&v=19261

Cette proposition légitime et non-violente représente une opportunité sans pareille pour dépasser les sempiternels pourparlers menés par les États-Unis, qui ne font que cautionner la dépossession illégale des terres palestiniennes par les «colonies» israéliennes. Un vote en faveur d’un nouveau statut pour la Palestine ouvrirait la voie à un processus de paix plus juste entre les deux pays.

Alors que les gouvernements israélien et américain ont qualifié la demande de l’Autorité palestinienne d’«unilatérale» et de «dangereuse», les autres pays du monde soutiennent dans leur immense majorité cette proposition diplomatique pour sortir de la violence. Par ailleurs, l’ONU, la Banque mondiale et le FMI sont unanimes: les Palestiniens seraient prêts pour l’indépendance si l’occupation cessait.

L’an dernier, les États-Unis ont opposé leur veto à une demande similaire au Conseil de Sécurité. Mais à l’Assemblée générale, tous les pays ont leur mot à dire. Cette résolution peut être une porte de sortie du conflit . S’il est pour l’instant impossible d’admettre pleinement la Palestine à l’ONU, la résolution peut faire de la Palestine un État et lui donner accès à un grand nombre d’organisations internationales. Il s’agirait d’un pas décisif vers la fin de l’occupation.

Les bombes et les tirs de roquettes tuent des citoyens en ce moment même. L’Europe détient la clé de cette occasion unique de paix et de liberté. Si nous pouvons persuader la France, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni de se tenir du bon côté de l’Histoire et de soutenir l’indépendance palestinienne avec appui politique et financier sans faille, ce vote pourrait être la pierre angulaire du processus de paix. Signez cette pétition maintenant et envoyez directement un message pour demander à la France de soutenir la résolution:

http://www.avaaz.org/fr/palestine_il_est_temps_fr/?bmxjabb&v=19261

L’accès de la Palestine au statut d’État ne résoudra pas le conflit d’un coup de baguette magique, mais une reconnaissance par l’ONU changera les dynamiques de négociation et ouvrira la voie à la liberté et à la paix. Dans toute la Palestine, les habitants se préparent, avec espoir et envie, à conquérir une liberté que des générations n’ont jamais connue. Soutenons-les.

Avec espoir et détermination,

Alice, Jeremy, Marie, Ricken, Aldine, Nick, Antonia, Pascal et toute l’équipe d’Avaaz.

POUR EN SAVOIR PLUS

Bande de Gaza : l'opération israélienne «Pilier de défense» se durcit (RFI)
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20121115-bande-gaza-operation-israelienne-pilier-defense-durcit

Palestine à l'ONU : le rétropédalage de Hollande (Le Point)
http://www.lepoint.fr/monde/palestine-a-l-onu-le-retropedalage-de-hollande-13-11-2012-1528448_24.php

France - Palestine : la volte-face de François Hollande (Blog de René Backmann, Le Nouvel Observateur)
http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/05/france-palestine-la-volte-face-de-francois-hollande.html

La vérité sur les colonies (Ha’Aretz dans Courrier International)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/11/la-verite-sur-les-colonies

Le droit international et la reconnaissance de l’Etat palestinien (IRIS)
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article7115

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Published by Ernesto - dans Actualité
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:22

Lisez donc, cela va sûrement vous rappeler quelques choses....

Comme l'écrit notre Camarade de l'UL de Roissy dont est extrait cet article, ce n'est pas un problème de gestion, qui est la cause de tous ces boulversements, mais bien un modèle économique qui impose ses modes opératoires.Le capitalisme est la cause direct des situations que nous vivons partout en Europe et dans le monde, n'accuser que les erreurs de gestions, se focaliser sur les individus est une erreur majeure d'appréciation de la situation.

Une seule solution: imposer autres choses, et c'est possible.


A ce titre, et je sais que je ne vais pas me faire des amis dans mon propre camp, les journées d'action à répétition à l'initiative des Organisation Syndicales, dont la CGT, ne servent pas cette cause. Elles ne servent qu'à faire sortir dans la rue, hors les responsables syndicaux, les plus convaincus des salariés.

Et les autres?

L'immense majorité qu'il FAUT justement convaincre, que voit elle?

L'incapacité justement à peser sur les décisions des gouvernements légalement élu par cette même immense majorité!

Les gouvernements changent, les politiques restent les mêmes!

Pourquoi?

Certainement pas parce qu'il n'y aurait qu'une solution, il est hors de question, pour nos gouvernants, de renoncer au "système", c'est tout!


Ne nous faisons aucune illusion, nos salaires seraient diminués de moitié, nous pourrions travailler 50 heures par semaine, que le problème resterait le même: nous coûterions toujours trop chers!

Je le répète encore une fois: le modèle économique capitaliste nous emmène inexorablement vers la misère, la précarité, l'injustice.


Le mode de réaction vers lequel nous traîne les responsables des centrales syndicales ce n'est pas de la révolte, c'est de la prière.

Il y a une sacré nuance entre nourrir, comme un service à minima, l'espoir sans construction de l'après et la conviction profonde que le "système" est mauvais, qu'il est nécessaire de se battre pour obtenir le changement, avoir l'espoir d'y arriver et tout mettre en oeuvre pour construire un véritable mouvement de l'ensemble d'une classe sociale.


Ce que font les syndicats sert nos ennemis de classe, qu'ils ne s'en rendent pas compte, surprend et interroge.


Personnellement, j'aurai tendance à penser qu'ils savent très bien ce qu'ils font.

 

Bonne lecture

 

 

La direction de la compagnie aérienne espagnole IBERIA - propriété du groupe IAG dont fait partie BRITISH AIRWAYS - vient d’annoncer son intention de procéder à des mesures d’austérité d’une violence inouïe. Elle intime l’ordre aux syndicats de la compagnie de donner leur accord, au plus tard fin janvier 2013, sur une série de mesures d’austérité telles que : la suppression de 4 500 emplois - près du quart des effectifs - et la baisse des salaires de l’ordre de -25 à -35 % ! Elle prévient qu’à défaut d’accord à cette date, elle prendra unilatéralement des mesures "plus radicales".

Mais ce ne sont pas les seules mesures prises. Car à plus long terme, les projets de la direction d’IBERIA sont d’opérer un transfert vers les compagnies "low cost". Début 2012, IBERIA a créé une filiale à bas coût - Iberia Express - et la veille de l’annonce de ces mesures d’austérité, le groupe IAG annonçait une offre de rachat de la compagnie espagnole à bas coût VUELING. En parallèle, la direction d’IBERIA annonce une diminution de 15% de ses capacités de transport. Le transfert d’activité vers le low cost est bel et bien en cours.

Mesures brutales d’austérité, transfert de l’activité vers des filiales "low cost", toutes les compagnies aériennes européennes et américaines subissent le même sort. Il n’existe pas de différence fondamentale entre les situations d’Air France, d’Iberia, de la Lufthansa, etc. Telle ou telle à pu être "mieux gérée" que l’autre, mais les causes fondamentales du désastre social vers lequel le patronat de l’aérien nous conduit tous, dans tous les pays, c’est la crise qui est due à la gestion capitaliste de l’économie.

Les trois principaux syndicats d’IBERIA - UGT, CCOO et le syndicat des pilotes SEPLA - ont d’ores-et-déjà annoncé leur rejet du plan d’austérité. L’UGT se dit prête à organiser une grève. L’UL CGT Roissy va établir le contact avec nos camarades espagnols et apporte son soutien à leur combat, qui est aussi le nôtre.

Lire ici (en espagnol) le communiqué de l’UGT d’IBERIA du 9 novembre 2012.

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Published by Ernesto - dans Grèves et actions
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:48

Business units Air France : diviser pour économiser, un pari risqué ?

déjà tenté par Iberia... il y a une dizaine d'années

 

Est-il souhaitable de mettre en compétition différentes activités d’un même groupe au risque de voir la culture d'entreprise voler en éclats ? La structure que prévoit d’adopter Air France à partir du mois de janvier 2013 n’évitera pas les frictions, voire les confrontations internes, liées, notamment, à la tarification des vols feeders du long courrier. Iberia a tenté ce modèle et l’a abandonné au bout de deux ans.

 

Le modèle économique recomposé en trois business units (long courrier, moyen courrier CDG et Orly/domestique) retenu par Alexandre de Juniac, le Pdg d’Air France, pour redonner de la compétitivité à Air France, est-il vraiment viable ?

Cette nouvelle structure de l’entreprise, annoncée comme totalement originale, ne l’est pas tant que cela. D’autres compagnies l’ont déjà tentée et notamment la voisine Iberia…. il y a une bonne dizaine d’années.

A l’époque, le transporteur espagnol devait déjà faire face aux premiers coups de boutoir des compagnies low cost.

Et ce d'autant plus que l’Espagne est par excellence la destination touristique de premier plan pour les marchés anglais et allemands et, de surcroît, totalement offerte aux transporteurs européens depuis l’ouverture du ciel.

Pour lutter contre cette concurrence alors nouvelle, Iberia n’a donc rien trouvé de mieux que de scinder en trois ses activités : l’intercontinental, l’Europe et le domestique.

Trois business units qui devaient être gérées de façon totalement indépendantes, aussi bien en terme de revenue management, que de commercial et de technique.

Raisonner en origine/destination était devenu impossible

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les personnels d’Iberia ont alors connu les plus grandes frustrations de leurs carrières.

A passer leurs temps à négocier pour acheter les segments complémentaires au réseau de leur propre business unit : des segments longs courriers pour les acteurs du moyen courrier et du domestique, et vice versa. Raisonner en origine/destination était devenu impossible.

Il n’a pas fallu longtemps pour que l’entreprise se rende compte que, si l’activité intercontinentale tirait le meilleur bénéfice de l’organisation,les business units jouant les feeders avaient beaucoup plus de mal à trouver leur rentabilité.

Pourtant, Iberia a persisté pendant plus de deux ans, avant de se rendre compte que cette organisation avait beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages en créant une culture d‘entreprise dissociée.

Et que, surtout, elle n’avait pas sauvé les activités moyen et court courrier toujours aussi chahutées par la concurrence des low cost.

Air France parviendra-t-elle à un coût opérationnel de quatre centimes le kilomètre ?

Alors Air France va-t-elle connaître les mêmes difficultés ?

Le point positif du projet français, c’est qu’il garde des services transversaux importants comme le commercial et le marketing et que c’est ce dernier qui fera les arbitrages, en dernier ressort, sur la tarification sur laquelle les business units long courrier et moyen courrier ne manqueront pas de se confronter…(Bon courage, le service marketing !).

Mais surtout, les business units Orly/province et moyen courrier/CDG auront-elles suffisamment de ressources pour redevenir bénéficiaires alors que la concurrence ne cessera de se manifester ?

Une concurrence low cost mais aussi une concurrence « legacy » qui, elle, se restructure en filiales low cost à l’exemple d’Iberia avec Iberia Express ou encore de Lufthansa avec Germanwings.

Air France parviendra-t-elle, au final, à travailler à un coût opérationnel de quatre centimes le kilomètre (celui des low cost) alors qu’à estimation de spécialistes, elle en serait plutôt à doubler ce ratio actuellement ?

Dans ces conditions, on pourrait se demander si la nouvelle structure d’Air France ne sera que passagère avant une décision stratégique de plus grande ampleur telle celle de la filialisation totale du court/moyen courrier et... plus si affinités ?


Rédigé par Geneviève BIEGANOWSKI le Mercredi 24 Octobre 2012



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