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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 08:24

il est vrai que chez HOP en général et chez Régional en particulier, nous avons plûtot l'habitude de subir les décisions du SNPL. IL est plus juste d'ailleurs de dire de la "section" Air France de ce grand, au moins par son nombre d'adhérents,  syndicat corpotatiste.

Aussi, on ne peut que saluer cet appel à cesser le travail quand dans les revendications apparait l'abrogation de la loi Diard, loi qui a, de fait, totalement jugulée le droit de grève dans le secteur du transport aérien.

Voiçi donc le communiqué du SNPL FRANCE:

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 16:09
Le grand échiquier

Nous ne sommes pas sans savoir que nombre d'entre vous attendiez de nos nouvelles à l'issue des 2 journées de négociations qui se sont tenues mardi 22 et mercredi 23 avril... Malheureusement, nous n'avions rien de spécial à vous communiquez.

Hier, jeudi 24, à l'issue d'un CE à l'ordre du jour, une fois de plus, conséquent, nous avons reçu la visite de Lionel Guérin.

La présence de ce dernier aura au moins eu le mérite de débloquer la situation.

La Direction de Régional nous a reconvoqué mardi et mercredi prochain car elle souhaite aboutir à un accord cadre qui de fait, prolongerait notre ACPN actuel jusqu'à une éventuelle entente sur un nouvel accord de substitution, intégrant les économies recherchées.

Durant cette période de prolongation, nous avons obtenu qu'aucune modification de nos conditions actuelles ne soient mises en place avant la fin des négociations.

Afin de ne pas troubler les discussions en cours et de maintenir un front syndical uni, les détails seront fournis à nos adhérents.

Cependant, n'hésitez pas à nous contacter, via nos boites mail respectives, car nous avons besoin de vos avis pour avancer nos "pièces".

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Published by Briand Sylvia - Naima Ouazar. - dans Régional - ACPN.
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:06
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Published by Ernesto - dans HOP! Entrave
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 13:57

Communiqué CHSCT Administration-Escales

Le mardi 15 avril 2014 se tenait la réunion CHSCT Administration-Escales pour la restitution du rapport du cabinet Progexa sur les Risques Psychosociaux au sein de notre entreprise.

Ce rapport a été présenté par Daphné Breton (Psychologue du travail) et Jean-Vincent Koster (Sociologue), experts du cabinet Progexa, aux membres du comité (Laurent Cretagne-Secrétaire, élu CGT, Isabelle Feldmann, élue CGT, Isabelle Martin, élue CGT, Florian Thebaud, élu FO, Khalid Houmani, élu FO, Stéphane Chaussidon, Représentant Syndical CGT, Mickaël Guyon, Représentant Syndical CFDT, Docteur Boyer, médecin du travail de la SSTRN, Madame Le Corre, infirmière du travail de la SSTRN, Madame Boudigou, Inspectrice du travail et Serge Cros, Responsable CCO et Président du CHSCT, représentant la Direction de Regional).

Suite à cette présentation, les débats autour des axes de travail proposés par le cabinet Progexa pour permettre au CHSCT de construire des préconisations ont unanimement été orientés vers l’indignation et la stupéfaction de constater qu’une nouvelle fois la Direction de Regional entendait les différentes alertes sur la gravité d’état de santé psychique des salariés mais ne proposait aucune mesure forte pour y remédier.

Lors de ces débats, plusieurs propositions ont été faites au Président pour faire face à cette situation d’urgence, plusieurs alertes ont été renouvelées par le médecin du travail, l’infirmière et l’inspectrice du travail, qui a informé le Président que si cela était nécessaire, elle userait de ses pouvoirs (mise en demeure) pour faire appliquer dans l’urgence les préconisations proposées par le CHSCT.

En effet, lors de son intervention, le secrétaire du CHSCT demandait au Président que soit stoppée immédiatement toute forme, tout projet de réorganisation dans quelque service que ce soit pour permettre de retrouver une certaine stabilité dans le travail et d’apaiser le climat de désorganisation provoqué par la restructuration et, notamment le PDV

Concernant les principaux axes de travail proposés par le cabinet Progexa, aucun commentaire n’a été fait par le Président, à part de nous annoncer le remplacement de Mr Portmann et la mise en place d’une écoute psychologique pour les salariés, qui est certes nécessaire mais pas suffisantes.

Rappel des principaux axes de travail :

  • Améliorer le dialogue social en restaurant un climat de confiance.

  • Inscrire le CHSCT dans les futurs processus de changement.

  • Actualiser le Document Unique pour améliorer la reconnaissance et la prévention de la pénibilité et des RPS et TMS.

  • Stabiliser l’organisation du travail et donner des repères aux salariés.

  • Améliorer la communication en interne et sur les chiffres de l’avenir de l’entreprise.

  • Favoriser et renforcer les modes de reconnaissance.

  • Ouvrir des espaces d’échanges sur l’activité de travail.

  • Clarifier les périmètres, les missions et les rôles des managers.

  • Mener des actions de prévention à différents niveaux.

Sur tous ces points, le CHSCT souhaite aller plus loin pour définir une vraie stratégie de mise en place d’un plan de prévention pour éviter toute forme de risques psychosociaux.

En préalable, le CHSCT demandait dans un délai de 24h, que des propositions soient faites par la direction pour annoncer des mesures fortes pour répondre aux attentes des salariés.

Ce préalable, n’ayant pas été respecté, le Secrétaire, en accord avec les élus, demande l’appui de l’Inspection du travail et la mise en application de mise en demeure énoncée dans le document joint.

Nous pouvons joindre également le rapport synthétisé du cabinet Progexa et ses grandes lignes. Ce rapport dans son intégralité comporte 160 pages et comme nous l'avions indiqué, la confidentialité des entretiens aura été garantie. C'est pour cette raison que nous ne pouvons diffuser la totalité de ce rapport.

A la lecture, vous comprendrez mieux les raisons du non aboutissement de la première expertise en 2012 qui avait été contestée en justice par la direction de Regional.

L'inspectrice du travail, la médecine du travail et les experts du cabinet de Progexa se sont dits attérés par la négligence de notre direction face à la santé des salariés et surtout l'absence de Mme Selezneff à cette réunion de présentation du rapport d'expertise.

Les élus CHSCT Administration-Escales restent à votre disposition pour plus de détails sur ce rapport.

Le secrétaire du CHSCT Administration-Escales

Laurent Cretagne

Communication CHSCT "administration-escale" Régional HOP!
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Published by Ernesto - dans CHSCT RPS
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:06

Pour répondre à certaines de vos questions, voici une communication de nos collègues Britair.

Bonne lecture.

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Published by Briand Sylvia - dans HOP!Britair
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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:03

Nous vivons dans un monde de menteurs. C'est un triste constat, mais c'est la réalité.

Il est impossible de faire confiance à qui que ce soit et en particulier, et c'est le plus grave, à nos dirigeants, aux décideurs.

De manière très anecdotique, mais parce que c'est un sujet qui me tiens particulièrement à coeur, je voudrai vous faire partager cette déclaration du dirigeant de Transavia parue dans une interview à DéplacementsPros.com.

Transavia est un sujet capital dans la construction de ce que deviendra le court et le moyen courrier d'Air France. Il ne faut pas oublier que la création de HOP n'était pas la seule mesure prise par le "propriétaire" pour restructurer les liaisons courtes et moyennes. Depuis les premières déclarations, dans la presse, de L. Guérin sur le sujet, Transavia a toujours fait partie du plan et je dirai même plus, en est la véritable épine dorsale, HOP n'étant que le faire valoir domestique. Il suffit pour s'en rendre compte de voir la tournure que prennent les choses sur le programme "été", les avions de Britair, AirLinair et de Régional (hormis sur CDG), sont réduits à effectuer des liaisons locales. Aucun développement de lignes vers l'Europe, l'Afrique du Nord ou vers des destinations que leurs capacités auraient permis de desservir facilement (je ne parle pas des ATR, bien entendu).

L. Guérin a toujours déclaré aux élus des Comités d'Entreprise des ex-filiales d'AF que Transavia était une compagnie sur un secteurs "loisirs" et que sa vocation n'était pas de venir empiéter sur le secteur d'activité de la futur HOP (on parlait à l'époque du Pôle Régional Français). Pour lui, à HOP le marché business et clients à haute contribution (business), à Transavia le touriste fauché.

Je me souviens encore des passes d'armes entre élus CGT, SNPL, FUC et direction sur le sujet! "Pourquoi êtes vous inquiets? Transavia n'est pas sur le même secteur de clientèle que vous!". "Vous n'avez rien à craindre de Transavia, voyons"...

A ben ça pour voir, on voit!!!

Transavia est en passe de remplacer les avions d'Air France sur les liaisons domestiques AUSSI, celà devient une évidence! Le tout avec la complicité inconsciente du SNPL Air France qui laisse partir vers une Low cost un pan entier de l'activité de la compagnie.

Le coût du Siège Kilomètre Offert a bondi de plusieurs centimes chez Transavia du fait de "l'intégration" de pilotes d'Air France. Pensez vous que la direction du groupe le supportera longtemps, en cette période de "réduction des coûts"? Je ne le crois pas. Ainsi tout sera dit. Après la fin des bases province que la direction risque bien de fermer en en rejetant la responsabilité sur les syndicats ayant porté plainte sur la mise en place de l'accord conditions de travail "province" des PNC, Transavia remplacera plus ou moins "brutalement" les avions de l'ex compagnie nationale et il ne restera aux salariés "low cost" qu'à se rappeler du temps béni où ils volaient dans des avions bleus, blancs, rouges

Lisez donc cette édifiante conversation:

Antoine Pussiau, Transavia France: «Aujourd’hui, 15 à 20 % de nos passagers sont des voyageurs d’affaires»

C’est à Seattle où le patron de Transavia France, Antoine Pussiau, est venu chercher un Boeing 737 que nous avons accompagné celui qui a en charge le développement de la compagnie low-cost d’Air France. Pour ce spécialiste de l’aérien, il ne faut pas avoir peur des mots: «Les gens comprennent bien aujourd’hui ce qu’est une low-cost. Il ne faut pas jouer sur les mots. Nous offrons un prix attractif accompagné d’un service de qualité agrémenté par des options payantes».

Patron de Transavia France depuis un an, Antoine Pussiau remarque que 15 à 20% des passagers de la filiale d'Air France sont des voyageurs d'affaires. Et parmi les 70 escales du programme été 2014 «Certaines offrent une véritable alternative aux voyages d’affaires même s’il n’y a pas toujours la flexibilité ou les fréquences attendues», reconnait Antoine Pussiau, «Mais quand nous avons deux ou trois liaisons quotidiennes vers la même destination, il est clair que nous sommes à même de séduire des voyageurs d’affaires». Une vision confortée par l’ouverture d’une ligne vers Tel Aviv où se mélangent clientèle ethnique et hommes d’affaires. «Nous avons quelques lignes de ce type qui permettent une telle ouverture à la diversité de clientèle. Nous allons en développer d'autres», poursuit le patron de Transavia France. Rencontre avec un pro atypique de l’aérien.

DeplacementsPros.com : Un nouvel avion, c’est une fête. Nous venons de le vivre ici à Seattle. Mais comment avez-vous abordé la réception de cet appareil ?

Antoine Pussiau : En 2013, transavia.com

a accueilli 3 nouveaux appareils dans sa flotte, passant de 8 à 11 B737-800 de nouvelle génération. En 2014, la compagnie poursuit ce programme de développement avec 3 nouveaux appareils du même type : le 12ème en mars, le 13ème en avril et le 14ème en mai. Cette augmentation de la flotte accompagne le développement du réseau de la compagnie : cet été, transavia.com

ouvre 18 nouvelles lignes au départ de 5aéroports français (Paris-Orly Sud, Nantes, Lyon, Lille et Strasbourg). Pour nous, toute nouvelle arrivée d’un appareil renforce notre capacité à desservir de nouvelles lignes ou à offrir plus de destinations sur celles qui fonctionnent le mieux. Pour moi, c’est un moment fort car en visitant Boeing, on visualise à la fois le dynamisme du transport aérien mais aussi notre capacité à respecter notre programme de développement. Oui, c’est un moment de fête.

DeplacementsPros.com : La réception d’un nouvel avion, c'est aussi un moment technique

Antoine Pussiau : Dans le jargon du métier on appelle cela un Ferry Flight. Mais ce n’est pas moi qui vais gérer l’ensemble de l’opération. Nous avons ici, à Seattle, deux commandants de bord et un copilote plus des techniciens qui vérifient que l’avion est conforme à notre demande. L’équipage est présent depuis près d’une semaine. Ils ont déjà fait un vol d’essai. Le second après le vol test de l’avionneur. C’est un vol de contrôle qui dure environ 2h30 et qui permet de passer en revue toutes les données techniques de l’appareil. Une fois le vol certifié conforme, nous prenons la route du départ. Mais avant, il y a une petite cérémonie avec un couper de ruban et une coupe de champagne pour fêter cette acquisition. Parfois on me demande si l’on m’a remis les clés de l’appareil ce qui me fait sourire car il n’y en a pas. Dernier volet du ferry flight, le retour à Orly. Nous nous arrêtons en Islande pour refaire le plein car les 21 tonnes de carburant embarqués ne suffisent pas pour atteindre directement Paris.

DéplacementsPros.com : Quand on est chez Boeing, quel sentiment ressent-on en récupérant un nouvel appareil ?

Antoine Pussiau : De la fierté mais également de l’inquiétude quand on voit ces dizaines de compagnies présentes dans les ateliers. Des plus connues aux plus anonymes. On se dit que le transport aérien est une industrie en marche qui se développe. C’est bien pour nous aussi. La fierté, c’est de se dire que nous sommes un maillon fort et que notre progression sur nos marchés passe par l’acquisition de nouveaux appareils plus économiques, plus écologiques, plus adaptés au court et moyen-courrier et doté de technologies modernes, que ce soit pour le service ou le confort des passagers.

DeplacementsPros.com : Il faut avoir les reins solides pour absorber ces acquisitions. Quelles sont vos perspectives pour 2014?

Antoine Pussiau : En 2013, nous avons transporté 142 404 passagers ce qui représente une hausse de 43% par rapport à décembre 2012. Le taux de remplissage des vols réguliers s’est établi à 82,4 %, soit 4,2 points de plus qu’en 2012. Sur l’ensemble de l’année 2013, Transavia France a effectué 16 689 vols, en hausse de 35% comparé à 2012, a transporté 2 692 537 passagers (soit +38,7%), et le coefficient de remplissage des vols réguliers a atteint 85,5%, en progression de 2,7 points. 2013 est à l’évidence une année de forte croissance. Pour 2014, il est encore trop tôt pour le dire mais a priori, le développement de nouvelles lignes devrait porter à nouveau de bons résultats. Il m’est encore difficile de dire quand Transavia France sera à l’équilibre. Sans doute rapidement mais impossible pour autant de donner une date précise. A contrario, je peux vous dire que nous gérons avec infiniment de finesse les coûts d’exploitation pour être compétitifs. Aujourd’hui, notre coût kilomètre (autour de 5cts) est proche de celui des meilleures compagnies low-cost.

DeplacementsPros.com : Visez-vous un développement de la clientèle business ?

Antoine Pussiau : Nous ne choisissons pas nos clients. Ce sont eux qui viennent à nous si l’offre proposée correspond à leurs besoins. Nous, nous connaissons nos atouts, en matière de prix et de services. Nous disons à nos passagers qu’ils trouveront chez nous la volonté de faire au mieux pour les conduire d’un point à un autre avec les limites que j’évoquais il y a quelques instants : flexibilité et fréquences. Deux points qui vont encore évoluer au fil des années. Nous avons un autre atout : nous appartenons au groupe Air France. C’est aussi la garantie d’un groupe qui offre désormais une forte palette dans le monde du transport aérien.

DeplacementsPros.com : Avec la possibilité d'utiliser ses miles flying Blue sur Transavia, vous ne craignez pas l’arrivée de trop de clients qui ne payent pas leur transport ?

Antoine Pussiau : Erreur, le mile flying Blue est une monnaie que je convertis en revenus. Il a une valeur qui couvre, bien évidemment, le coût du transport. Au-delà, c’est une force qui va permettre aux voyageurs fréquents de découvrir Transavia France et son offre. Il y a aujourd’hui 21 millions de porteurs de cartes. Je pense que la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée est faible et que nous avons une carte à jouer. Au-delà, c’est là aussi la force d’un groupe comme Air France/KLM que de créer des passerelles entre l’ensemble des compagnies pour répondre aux attentes de nos clients.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:59
Les FOURBERIES de Régional

Face à une Direction totalement tunnelisée par son objectif de réduction de coûts sur la masse salariale de la population PN, cette dernière dégaine sans cesse SES velléités sans tenir compte de nos propres revendications et encore moins de la perte de salaire que ces vicissitudes occasionneraient.

- Perte de 9,2% de pouvoir d’achat due au gel des dernières Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).

- Nouveau gel des NAO sur 2014-2015.

- Gel des grilles de salaires sur les 2 prochaines années.

- Révision à la baisse des temps de roulage. - Baisse de l’indemnité pressing.

- Disparition de la prime « compopeq ».

- Suppression de l’indemnité « nouvelles technologies ».

- Primes « montées terrain » soumises à charges.

Sincèrement, « entre nous », combien va nous coûter cette comédie burlesque ??

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Published by Briand Sylvia - Naima Ouazar - dans Régional - ACPN.
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:09

Vous trouverez içi la retranscription d'un article paru sur le blog des Communistes Libertaires.

Ce texte, long mais très argumenté serait, d'après les administrateurs du blog, écrit "à plusieurs mains, par des responsables Confédéraux".

Il reprend tellement de choses avec lesquelles je suis d'accord en tant que simple militant, qu'il m'a semblé utile de le publier intégralement.

LA CGT APPARTIENT A SES ADHERENTS ET AUX SYNDICATS QUI COMPOSENT SES STRUCTURES

A peine un an après le 50ème congrès confédéral de la CGT, qui s'est déroulé à Toulouse en Mars 2013, le dernier CCN de la CGT des 11 et 12 Février 2014 à Montreuil a révélé des fractures idéologiques importantes entre les dirigeants de la CGT.

Les faits ne sont pas une surprise pour les observateurs rigoureux qui étudient l'évolution de la CGT, mais cette fois les réactions de nombreux secrétaires généraux d'UD et de fédérations suite au rapport introductif du secrétaire général (T. Lepaon) pour ouvrir ce CCN, confirment que la fronde ouverte avant le 50ème Congrès est loin d'être terminée.

Pour la grande majorité majorité des membres du CCN jamais depuis l'épisode de la Constitution Européenne, frontalement le bureau confédéral n'aura autant été mis en cause.

Même si dans le CCN les interventions sont dans la plupart des cas très alambiquées, cette fois les interpellations et questionnements sur la stratégie et le positionnement de la Confédération ont été plus nets.

Quand plus d'un tiers des dirigeants des structures, UD, Fédé -même de manière feutrée­ mettent en cause le positionnement, la stratégie de la Confédération la situation de l'organisation devient dès plus compliquée.

Si ce qui vient de se produire dans le CCN -qui est l'organisme de décision entre deux congrès­ s'additionne aux débats aux couteaux dans la plupart des congrès des structures depuis maintenant des mois, la CGT est devenue un véritable champ de bataille.

L'accélération des politiques antisociales conduites par le patronat, les gouvernements successifs avec le passage à un rythme effréné sous la mandature de Sarkozy des réformes régressives poursuivies par Hollande, a conduit un grand nombre de syndicalistes de la CGT à ne plus analyser les choses dans le processus du déroulement historique des rapports de force.

Cet engrenage conditionné par le pilonnage des média pour déboussoler le salariat, a engendré une perte de réflexion et d'analyse parmi les militants du mouvement ouvrier, les amenant à réfléchir sur l'immédiat sans prendre le recul nécessaire, sans mettre en cohérence ce à quoi ils se confrontent et sans tenir compte de l'histoire, de la stratégie et des objectifs du Capital.

Apprécier ce qui se passe dans la CGT en ce début 2014, sans se pencher sur le long processus de l'évolution de son orientation, de sa stratégie revendicative, de son mode d'organisation et de sa politique de cadres syndicaux, ne peut conduire à raisonner que sur les apparences et la surface d'un débat de fond qui secoue toute la CGT.

Un débat qui va bien au-delà d'une simple opposition entre réformistes et révolutionnaires, mais qui porte sur la transformation complète du syndicalisme CGT, de sa culture, de ses modes de vie et de toute sa stratégie, pas seulement unitaire et revendicative !

Si certes, ce sont les femmes et les hommes qui font l'histoire, qu'elles et ils sont les acteurs du combat social (pour ce qui nous intéresse au plan syndical), nous ne pouvons ignorer qu'elles et ils traduisent dans leurs interventions, leurs rôles, l'expression de courants idéologiques qui s'affrontent et se confrontent depuis la création de la CGT.

Il est courant depuis plusieurs congrès confédéraux, dans les débats dans la CGT, que des militants fassent référence à la CGT révolutionnaire, sans que souvent les mêmes puissent traduire ce que sous-tend cette affirmation.

D'autres, de plus en plus excédés par les non positionnements de la CGT vis-à-vis de la politique gouvernementale et la dérive vers l'accompagnement du système économique en place, reviennent constamment sur le réformisme qui se serait emparé de la CGT !

Peut-on apprécier objectivement la trajectoire historique de la CGT par ces qualificatifs réducteurs à la lumière des faits ?

Les révolutionnaires, les réformistes et les anarchistes se sont constamment confrontés dans cette CGT qui reste, même affaiblie numériquement et du point de vue de ses capacités de direction, de ses forces organisées une organisation syndicale de masse, numériquement parlant.

La CGT n'a jamai s été une organisation révolutionnaire, mais une organisation syndicale de classe très influencée par ses dirigeants longtemps issus du courant révolutionnaire.

Ce sont les cadres syndicaux, issus du terrain des entreprises et du courant Révolutionnaire, qui ont permis à la CGT d'être une organisation syndicale de classe, de masse, démocratique, indépendante et unitaire.

Une organisation longtemps respectée par la puissance publique, le patronat pour son engagement son rôle dans les périodes tragiques de l'histoire de la France et pour son patrimoine constitué des grandes conquêtes sociales.

Une grande organisation dont les dirigeants très souvent communistes à la tête des structures de la CGT et dans ses directions, ont tenus une ligne syndicale de classe, se sont battus pour l'unité du salariat dans les luttes, se sont engagés dans les combats contre le fascisme, le racisme, le colonialisme et en faveur de la Paix.

La situation aujourd'hui dans la CGT a considérablement évoluée du fait du combat des militants, issus du courant réformiste, des conditions historiques qui ont accéléré les abandons idéologiques du camp progressiste, des retards et des erreurs des révolutionnaires.

Ne perdons pas de vue, le poids du courant réformiste qui a poussé la CGT à soutenir le programme commun de gouvernement de 72 à 78, la bataille conduite par les réformistes au 40ème congrès de la CGT de Grenoble en 78 battus dans les commissions chargés de la rédaction des documents.

Ceux qui ont été battus à cette époque, les Jean­ Louis Moynot, Christiane Gilles, Jacqueline Lambert, René Bull, Gérard Gaumé (parmi les plus en avant) ont continué leur œuvre sans forcément être dans les directions.

La période de 81, les débats de fond qui ont secoué le PCF jusqu'au départ des ministres communistes du gouvernement Mauroy en 84, ont conduit à la naissance de l'association Confrontation France et Europe. La confrontation a été l'outil principal pour permettre aux réformistes de diriger idéologiquement la CGT.

Les principaux acteurs de cette construction dans la CGT ont été : Gérard Alezard UD 75 fédération équipement, J-C. Leduigou de la fédération finances, J-C Moynot fédération équipement, Sylvie Salmontareau fédération transports, André Sainjon fédération métaux, Jean Dominique Simonpoli de la fédération des banques et assurances, J-C Boual fédération de l'équipement, Nicole Rondeau espace syndicalisme société, responsable des territoires, Philippe Ourcade fédération des organismes sociaux, Pierrette Crosmarie fédération finances, Francine Blanche fédération des métaux, Michel Muller fédération du livre, Joël Decaillon de la fédération des cheminots et Daniel Rotureau,...

En fait, tout ce beau monde a tissé tout un réseau à l'interne de la Confédération et des fédérations pour orienter les débats et ensuite imposer leurs idées.

Les Comités Régionaux ont fait l'objet d'une attention particulière de ce réseau pour distiller les thèses de cette association composée de patrons, de syndicalistes de la CGT, de la CFDT, de l'UNSA, de politiques allant de la droite, en passant par le PS, le PC mais tous très influencés par l'église catholique.

En fait depuis maintenant des décennies, la CGT comme l'ensemble du mouvement ouvrier Françaisont été atteins de ce virus inoculé par la Sociale démocratie qui privilégie les conceptions délégataires sur l'intervention du peuple.

Au plan politique, cela s'est traduit par un électoralisme et des combines politiciennes pour la recherche du pouvoir dans un système électoral dont les règles ont été cadrées pour empêcher que les libéraux perdent les majorités. Au plan syndical la culture du dialogue social prime contre l'intervention dans les luttes des salariés.

La chute du mur de Berlin a amplifié les efforts idéologiques de cette partie de dirigeants de la CGT acquis au réformisme face à de nombreux dirigeants devenus orphelins de la disparition de l'Union Soviétique considérant le triomphe du capitalisme comme à présent indépassable.

Il faut relire les interventions au CCN de la CGT qui a suivi la chute du mur de Berlin pour comprendre l'offensive du camp réformiste dans la CGT et l'opération de grande envergure engagée durant la deuxième période du mandat de L. Viannet pour transformer la CGT.

Comment le courant réformiste de la CGT pourrait-il influencer à ce point la CGT (la Confédération, les Fédérations, les UD, les Comités Régionaux, les Unions Locales et les Syndicats) si idéologiquement, ses idées, ses thèmes, ses analyses et propositions n'avaient été étudiés dans les formations, diffusés, relayés, pour devenir des références aujourd'hui ?

Si les idées et la culture réformiste n'avaient pas gagné l'adhésion de nombreux militants et dirigeants de la CGT, les dirigeants confédéraux ne pourraient pas aller aussi loin dans leurs prises de positions publiques aujourd'hui !

En fait, celles et ceux qui continuent à lutter pour que la CGT privilégie le travail syndical, pour construire avec les syndiqués la mobilisation revendicative des salariés en éclairant le débat de propositions pour imposer la transformation sociale, contester les choix du Capital, transformer la société en se libérant du capitalisme, subissent aussi cette pression idéologique du camp réformateur.

Ils et elles subissent l'idéologie dominante dans la CGT en transférant très souvent le débat sur les personnes, les dirigeants, les directions voire sur la forme sans mener la bataille idéologique sur le fond, faute de réfléchir aux idées qu'il conviendrait de mettre en débat pour sortir de cet étau.

Pourquoi cette situation dans le CGT ?

Parce que bon nombre d'arguments développés, ressassés par la sociale démocratie, l'église catholique (voir la doctrine sociale de l'église) se sont imposés comme des évidences.

- On ne lutte plus contre, on se bat pour une autre réforme, on ne combat plus les restructurations, les licenciements, on se bat pour un plan social de haut niveau, on ne revendique plus la gestion et la direction des entreprises par les salariés, on réclame de bons repreneurs !

- On ne conteste plus l'Union Européenne, on agit pour une autre Europe, on ne met plus en cause le capitalisme et la dictature qu'il orchestre, on réclame la dimension sociale des entreprises, des politiques publiques, de l'Union Européenne ... !

- On ne combat plus les politiques d'austérité, l'offensive régressive du patronat, on est entré dans le diagnostic, les solutions partagées dans le cadre du dialogue social !

- Contester les pouvoirs décisionnels du patronat, le lien de subordination qu'il inflige aux salariés est devenu dogmatique !

- Mettre en cause le système économique en place, la main invisible du marché est devenu irréaliste, d'une autre époque ! Celles et ceux qui luttent pour changer la société deviennent des idéalistes nostalgiques du passé !

Les militants de la CGT à la tête des actions des salariés dans les entreprises sont qualifiés de caricatures, et les formes de luttes décidées par les salariés comme ne correspondant pas à la stratégie syndicale ambiante !

Ces discours totalement délirant des dirigeants d'une organisation syndicale de classe comme la CGT cultive le découragement et la colère parmi les militants et font les choux gras de FO et de Sud.

En fait ce qui est devenu essentiel aux yeux de nombreux dirigeants, ce n'est pas comment la CGT peut être perçue par les salariés, mais comment elles et ils sont appréciés par les acteurs du camp d'en face.

Ce besoin de reconnaissance par les politiques, le patronat, de nombreux membres de la direction de la CGT, nombreux conseillers confédéraux, témoigne d'un profond malaise qui révèle l'échec d'une stratégie qui ne permet pas de comptabiliser des avancées sociales.

Mesurons bien que ce qui se passe dans la CGT en ce début 2014 est lourd de conséquences pour les syndiqués et au final pour les salariés.

Les syndiqués et militants subissent dans la CGT le déferlement idéologique du camp des réformateurs de droite comme de gauche acquis à la logique capitaliste.

Ils et elles doivent se battre contre la répression organisée par les directions dans les entreprises privées comme dans le public avec de moins en moins de soutien des structures de la CGT et maintenant, elles et ils doivent aussi batailler sur les positions de leur propre organisation syndicale quand ce n'est pas les attaques internes auxquelles ils doivent se confronter.

Ce qui se passe dans les groupes qui arrosent généreusement tous ceux qui se complaisent dans le dialogue social hors sol produit des situations de rentes dont la contrepartie est conditionnée à la paix sociale.

Ce qui se produit dans les territoires avec la multiplication des lieux de discussions pour sortir le syndicalisme des lieux du travail, tout cela génère la destruction du syndicalisme de classe.

L'épisode du CCN et ce qui se passe depuis dans la confédération, montre combien la politique des cadres syndicaux a été organisée et pensée par le sérail confédéral pour favoriser une prise de contrôle de tout l'appareil confédéral, des directions de très nombreuses fédérations, UD et Comités Régionaux par des syndicalistes acquis aux thèses et objectifs de la sociale démocratie.

Des syndicalistes propulsés aux responsabilités avec de moins en moins d'expérience de terrain, quelques-fois issus de la CFDT (ex : Marie Laurence Bertrand du bureau confédéral, Patrick Brody responsable à la vie syndicale ou Jérôme Vérité Secrétaire Général de la fédération des transports ...)et de nombreux militants encartés au PS nombreux au bureau confédéral et à la CE confédérale.

L'objectif des dirigeants confédéraux n'est plus depuis longtemps de disposer de cadres syndicaux en capacité de réfléchir par eux-mêmes de produire de la réflexion, des analyses et des propositions pour alimenter le débat interne, les initiatives avec les salariés mais de disposer de bons petits soldats aux ordres de la direction comme à la cfdt !

En fait ce qui est visé est de passer d'un mode de fonctionnement sous l'autorité de la base, à un fonctionnement très centralisé du type CFDT répondant aux exigences de l'Union Européenne et de son outil d'intégration social qu'est la CES.

L'interview du 20 Février de T. Lepaon dans le Nouvel Economiste qui plaide publiquement pour l'alliance entre le Capital et le Travail confirme qu'un véritable virage idéologique de la CGT beaucoup plus grave qu'il n'apparaissait aux yeux de nombreux militants au moment du 50 ème Congrès, est en cours.

Si de nombreuses directions de syndicats, d'UL et d'UD écrivent et protestent par rapport à la stratégie confédérale de la CGT, les dirigeants en place managent les débats en gauchisant le discours en fonction des réactions dans les réunions pour emporter par l'illusion des apparences sur la forme l'adhésion de la majorité.

C'est se qui c'est passé les 11et 12 Février 2014, au CCN après un rapport introductif présentant la journée d'action du 6 Février comme une journée de grande mobilisation est assez incroyable.

Les méthodes de management de l'appareil confédéral qui ne veut pas pousser aux luttes et qui qualifie d'importantes les mobilisations du 6/2 illustrent comment les dirigeants peuvent se permettre de s'asseoir sur l'expression d'un grand nombre d'adhérents de la CGT et rouler dans la farine un CCN dans lequel il y a bien longtemps que le débat d'idées a été éteint.

Qualifier la journée du 6 février de mobilisation importante n'est ni sérieux, ni responsable, pourtant la ficelle utilisée par T. Lepaon a fonctionné devant le CCN !

Avec des participations de salariés extrêmement réduites dans la grève dans les professions, de nombreuses organisations de la CGT qui n'appelaient pas à l'action, le refus des autres OS d'appeler les salariés à l'action, le CCN apprécie majoritairement comme positive la journée interprofessionnelle du 6 février sans discuter du réel sur le terrain !

Dans cette ambiance curieuse des voix, cette fois beaucoup plus nombreuse, sont intervenues pour condamner dans le CCN la rencontre CGT avec le CRIF, pour contester la plate forme de janvier avec notamment la CFDT et pour réclamer que la CGT donne des suites à la mobilisation. Plusieurs UD et fédérations ont réclamé de s'inscrire dans la journée d'action proposée par FO, du 18 Mars.

Le Bureau confédéral est resté de marbre face à ces interpellations sans ne jamais se prononcer sur la rencontre CGT-CRIF et pas davantage sur la journée du 18 Mars 2014.

La fédération des organismes sociaux est intervenue le 2ème jour pour resituer l'origine de la journée du 18 Mars : un appel de la fédération CGT des organismes sociaux pour défendre la protection sociale attaquée par les mesures du Gouvernement (URSSAF, CAF, régime d1indemnisation du chômage), les directives Européennes.

A la suite de cette décision, elle s'est adressée aux fédérations des autres organisations syndicales pour essayer de faire du 18 mars 2014 une journée nationale d'action unitaire avec manif à Paris des personnels des organismes sociaux.

La Confédération FO s'est ensuite emparée de cette action pour la récupérer à son compte.

Si effectivement la CGT avait pris ses responsabilités, si l'appareil confédéral avait accepté d'entendre ceux qui revendiquaient au CCN (notamment) un débat sur le financement et la gestion de la protection sociale, nous n'en serions pas là !

Seulement voilà, très majoritairement, le bureau Confédéral de la CGT et sans doute la CE Confédérale sont acquis à ce que préconise le PS en matière de financement de la Sécu, des retraites comme de l'indemnisation du chômage.

Accepter ce débat obligerait chacun(e) à se positionner, donc à, livrer ses positions et donc à dévoiler des collusions dont les dirigeants confédéraux ne veulent pas.

La question est la même concernant le positionnement de la CGT sur l'Union Européenne et la tarte à la crème de l'Europe sociale.

Plusieurs intervenants ont pointé durant ce CCN de février les questionnements dans les structures des militants sur l'utilité de continuer à participer à des discussions dans les ministères, alors qu'il n'y avait rien à attendre dans ce cadre.

Ces questionnements se sont soldés par la non réponse des dirigeants confédéraux !.

Un point a été donné sur les discussions concernant le financement des Organisations syndicales par l'administrateur Confédéral E. Lafon sans aucune proposition d'information et de mobilisation des salariés.

Seule la fédération des métaux a réagi par la voix de P. Martinez dénonçant les escrocs de l'UIMM, plus largement du patronat et invitant à la

mobilisation de la CGT contre cette attaque du gouvernement contre le syndicalisme.

Mourad Rabbi de THC a proposé de discuter comment répartir sur les structures, la baisse des moyens ce qui de fait conduit à stériliser toute bataille et laisser tranquillement le gouvernement pour porter des coups principalement à la CGT.

Dans ces débats, il est à noter également le rôle de Mohamed Oussedic qui lui aussi, sur une autre partition, plaide pour l'alliance Capital Travail (rien de surprenant de la part de ces deux dirigeants de la CGT appartenant au parti socialiste !)

Le débat sur le devenir de la NVO, qui avait dès le départ suscité des réactions, s'est conclut sans réelle décision si ce n'est un vote à l'arrachée dans la confusion générale pour arrêter des décisions au prochain CCN de Mai et permettre au BC de la CGT de poursuivre l'opération de liquidation du journal et des éditions de la VO.

Pour la première fois le CCN s'est achevé sans aucune conclusion des débats par le bureau confédéral, confirmant si besoin était le marasme ambiant dans l'édifice confédéral.

Les organisations de la CGT sont maintenant confrontées à des interrogations sur le positionnement réels de la CGT pour le 18 Mars avec des structures qui appellent, d'autre pas, un flou artistique de la Confédération qui est obligée d'être dans l'appel avec 3 autres OS sur des contenus plus que divers.

- Avec un salariat massivement précarisé, profondément frappé par les politiques régressives depuis le début des années 70.

- Avec un paysage syndical de désolation avec pas moins de huit organisations profondément divisées et un syndicalisme affaiblit, loin d'être présent dans la majorité des entreprises.

- Avec un gouvernement et ses majorités à l'assemblée Nationale, dans 20 Régions sur 22, dans la majorité des conseils généraux et grandes villes qui travaillent à l'intégration du syndicalisme à la logique de l'Union Européenne au service des grands groupes,

Les questions qui sont à présent posées à ce stade sont :

- Comment redonner confiance au salariat désabusé par le fait politique, désespéré de ne pas être entendu, révolté par l'accroissement des inégalités ?

- Comment redonner confiance dans l'action collective à la jeunesse, aux salariés en activité, aux privés d'emploi, aux retraités après quarante années sans mobilisation interprofessionnelle victorieuse ?

- Comment créer les conditions d'une syndicalisation de masse à la CGT en nous réappropriant une CGT de classe, de masse dans les entreprises, les localités, les départements et professions ?

La perspective du 18 mars ne peut laisser perdurer la confusion dans la CGT.

Nous n'avons pas d'illusion sur les intentions des dirigeants des autres organisations syndicales de salariés qui n'ont pas été créées pour développer les luttes des salariés face à l'adversaire de classe et encore moins pour favoriser l'unité et le rassemblement des salariés.

FO comme la FSU et SUD s'activent dans cette période pour préparer les élections de représentativité dans la Fonction Publique en décembre prochain, et cela dans une période où la CGT affiche d'importantes incohérences entre ses structures et ses dirigeants, des discours très contradictoires, y compris du secrétaire général d'une déclaration à l'autre.

Si les prétextes ne manquent pas pour agîr, réagir, manifester, se mettre en grève pour revendiquer l'augmentation des salaires, le développement du travail salarié, stable, qualifié sous statut ou convention collective, pour conforter notre système de protection sociale, reconquérir sa gestion par les salariés, Faisons du 18 mars un tremplin de la contre-offensive du salariat dans les luttes.

Le 18 mars doit être l'occasion de faire monter le refus de l'austérité des politiques publiques et de la dictature idéologique, sociale, économique du MEDEF et de ses satellites, UIMM, FSB, FNSEA,....

La mobilisation des salariés ne se décrète pas, elle se construit pas à pas par le travail militant de terrain, par la consultation, le débat avec les salariés sur les lieux de travail, à la porte des entreprises.

Elle suppose le débat le plus large avec des militants et syndiqués en capacité d'échanger, d'emporter la conviction des autres sur la justesse de la proposition d'entrer tous ensemble dans l'action le 18 mars prochain.

Réamorcer une dynamique de grandes mobilisations pour gagner sur les revendications faire barrage aux prétentions du Medef et à la politique d'austérité du gouvernement impose une construction revendicative sur les lieux du travail et en premier lieu avec les militants et syndiqués de la CGT.

Comme rien n'est naturel, ni spontané au plan de la démocratie syndicale et de la démocratie salariale, les premiers dirigeants des syndicats, des UI, des UD et autres structures de la CGT, les dirigeants ont le devoir et la responsabilité d'impulser, d'organiser et créer les conditions de ces débats dans lesquels chacun(e) doit pouvoir donner son avis, exprimer son opinion et ses propositions sur le contenu revendicatif, la forme et la durée de l'action.

Des PV de réunions recueillant les opinions exprimées et décisions prises doivent être adressées à l'ensemble des structures pour secouer le CGT, créer l'émulation dans l'organisation.

Si la CGT appartient à ses adhérent(e)s, elles et ils doivent se faire entendre et ce qu'ils expriment doit être pris en compte par les directions de toutes les structures de la CGT présents au CCN de la CGT.

Intervenons, faisons connaître dans l'organisation, les prises de positions de syndicats, de syndiqués, de directions de structures qui s'opposent à intégrer le syndicalisme d'accompagnementprôné principalement au plan syndical par la CFDT, la CFTC, la CGC, la CES, au plan politique pour le PS et les Verts les partis de droite.

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Published by Ernesto - dans La CGT
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:34

le lien pour la petition : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

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Published by Ernesto
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:06
HOP!: deux nouveautés à Lille cet été.

Voici quelques nouvelles, aujourd'hui, de l'aéroport de Lille relatées par Air Journal. Nous sommes ravis(...!) d'apprendre que " Lille représente une base significative pour le réseau de HOP! ", surtout après notre " éviction " des lignes Lille-Marseille et Lille-Nice avec la création des bases provinces d'Air France. Lourd traumatisme pour Régional et ses salariés ces bases provinces, mais comme aime le répéter nos dirigeants, " oublions le passé et regardons vers l'avenir ", ben voyons!!!

La compagnie aérienne HOP! ajoute cet été à Lille deux nouvelles liaisons vers Biarritz et Perpignan, portant le total de routes directes à 12 depuis l’aéroport du nord de la France.

Tous les samedis du 12 avril au 10 mai 2014, puis du 28 juin au 6 septembre, la filiale régionale d’Air France déploiera un Embraer ERJ145 de 50 places entre l’aéroport de Lille-Lesquin et celui de Biarritz-Anglet-Bayonne. Le départ est prévu à 11h30 pour arriver à 13h10, le vol retour quittant la côte basque à 13h40 pour atterrir à 15h15. Pas de concurrence pour HOP! sur cette route, qui est proposée hors de ces périodes avec escale à Lyon.

Le Lille – Perpignan-Rivesaltes n’est toujours pas proposé en ligne ce lundi matin, mais devrait être opéré en juillet et août le jeudi et le samedi.

HOP opère à Lesquin quatre vols quotidiens vers Lyon-St Exupéry (son principal hub avec 20 destinations françaises et 9 européennes); un vol quotidien vers Montpellier, trois quotidiens vers Strasbourg, Bordeaux, Nantes et Toulouse. Sans oublier les vols estivaux la Corse (Figari, Bastia, Calvi et Ajaccio), qui reprendront dès fin avril.

La compagnie rappelle que Lille « représente une base significative pour le réseau de HOP! », où elle a enregistré une hausse de son trafic passager de 10% pour une croissance de l’offre en sièges de 6%. Le coefficient d’occupation y atteint 66% (+2,5 points), et elle y vise une capacité de 600 000 sièges en 2014.

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Published by Briand Sylvia. - dans Régional - HOP!
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