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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:49
Conférence de presse suite à la grève chez HOP!

Bonsoir

Suite à l'annonce de notre mouvement de grève du 7 et 8 avril prochain, une conférence de presse se tiendra demain à 13h devant le siège de la compagnie rue de Villeneuve à Rungis (à deux pas de la gare RER C de La Fraternelle), avec la participation de Mme Lebranchu.

Si vos pas vous conduisent dans le coin....

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 20:42
Et tout ça pour ça...

Et voilà.

Le 6 mars dernier, la CGT HOP ! déclenchait le processus de conflit. Héritage « social » de la fusion entre les trois compagnies Airlinair, Britair et Régional, le processus dit de « veille sociale » en vigueur dans la compagnie Bretonne était censé donner aux partenaires sociaux, le temps de négocier avant un éventuel mouvement de grève.

C'est une forme « d'obligation à négocier » qui, il faut bien le dire, à totalement disparu dans le transport aérien du fait de la loi Diard, en effet, l'obligation faite par cette loi aux grévistes de se déclarer 48heures avant de cesser le travail, devait servir à permettre l'ouverture de négociations. Or, la réalité est bien autre, et ces 48 heures sont seulement mis à profit pour déployer des dispositifs de remplacement des salariés en grève.

Le dispositif de « veille sociale » prévoit donc, deux réunions entre les Organisations Syndicales qui sont à l'origine de la mise en œuvre du cette procédure, la CGT HOP ! et l'UNAC, dans le cas qui nous concerne aujourd'hui, et la direction.

Ces réunions se sont tenues, la seconde lundi dernier.

Nous ne pouvons que constater, avec regrets d'ailleurs, que la direction ne répond à aucune de nos revendications.

Ah si, il faut reconnaître, concernant l'activité de la compagnie : « nous vous garantissons 70 charges (avions, pour faire simple) pour le programme hiver 2017...si nous avons les pilotes ».

Il vaut mieux en rire, car c'est bien le sujet principal sur lequel nous avons interpellé la direction depuis le début de cette « hémorragie » de chauffeurs d'avion vers Air France, notre propriétaire.

Je rappelle, pour ceux qui n'auraient pas lu nos dernières publications, les revendications de la CGT HOP !:

  • Définition d'un périmètre d'activité de la compagnie HOP ! au sein du groupe Air
    France

  • Présentation d'un business plan.

  • Devenir du secteur Turbo-propulseur

  • Mesures concrètes concernant l'amélioration des conditions de travail et la
    gestion des RPS

  • Négociation des futurs accords collectifs dans une véritable démarche
    d'harmonisation sociale

En fait, tous les points découlent du premier !

Quelle est la place de HOP ! dans le groupe Air France.

 

La main-mise d'Air France

Pour les salariés des trois ex compagnies, Airlinair, Britair, Régional cela fait plus de 10 ans que « ça dure » !

10 ans de déclarations d'intentions, pour arriver à cette fusion, que je juge, ratée.

En fait, Air France ne s'occupe de ses filiales que lorsqu'elle y trouve SON intérêt, et seulement le sien.

C'est une tradition des dirigeants, des cadres et des syndicats de cette compagnie : « seuls nos intérêts comptent ».

Ainsi quand l'activité à Toulouse et à Marseille fut reprise par Air France, Régional fut tout simplement retiré de ses bases et les compensations financières accordées furent loin, mais alors très loin de combler les pertes d'exploitation de la filiale.

« Nous offrons des postes de PNC à celles de vos hôtesses qui souhaitent rester chez elles à Marseille et à Toulouse ….Naturellement, elles passeront les sélections et seront incorporées sans aucune ancienneté ». « Vous comprenez la chance et l'honneur que nous leur faisons d'incorporer la compagnie nationale, quand même »

En fait, la vérité, c'est que le plan « base province » initié par les dirigeants de cette compagnie, se trouvait contrecarré par le manque de volontaires chez les PNC d'Air France, la modification de leurs conditions de travail qu’entraînait cette mutation n'attirant pas les « masses ».

Air France ne faisait donc de cadeau à personne, les organisateurs de ce plan avaient simplement besoin de monde pour lancer la première de leur base... Marseille.

Une fois que le bouche à oreille eut fonctionné, et que les effectifs furent au complet, personne n'avait plus besoin des Toulousain(e)s de Régional qui avaient pourtant réussit les sélections. Elles attendent toujours...

Pendant des années, Air France s'est servit des filiales pour, soit « défricher » des lignes, soit les faire effectuer en affrètement à des coûts tels, qu'ils mettaient en danger la survie économique des entreprises.

Les dirigeants, les cadres, les Syndicats d'Air France dirigent et tentent de sauver Air France, le reste (les filiales) ne sont que des faire-valoir et cela fait bien longtemps que cela dure....

 

Air France manque de pilotes :

Aujourd'hui, c'est des pilotes dont Air France à besoin.

Une fois de plus, (encore), c'est au manque d'anticipation des cadres dirigeants que nous devons cette situation. Ces mêmes cadres dirigeants qui étaient capables de dire à la veille de la décennie « les low-cost ? Pffff, ce n'est qu'un épiphénomène ». Ben l'épi, effectivement, il est phénoménal !

Rassurez vous, en excellents politiciens-technocrates, ils vous expliquent avec le même aplomb frisant la plus totale mauvaise foi, qu'en fait, vous n'avez rien compris, le marché évolue, à l'époque cela était vrai... etc...etc.... Ils n'auront de toutes façons jamais tord !

Donc, il manque des pilote chez Air France de part un manque total d'anticipation des besoins par ses dirigeants. « Qu'à cela ne tienne ! On va leur refaire le coup des bases provinces, et comme en plus, les chauffeurs d'avion ne rêvent que d'une chose, voler sur des avions toujours plus gros, nous ne risquons pas de manquer de volontaires.... signons donc un accord avec le SNPL et notre manque de prévoyance paraîtra une excellente mesure de carrière de salariés des filiales ».

Accord signé, l’hémorragie débute. Les conséquences n'ont pas tarder à se faire sentir.

Plus de pilotes pour les avions de HOP !

Déjà extrêmement fragilisé par une fusion précipitée, l'exploitation de cette toute nouvelle compagnies se retrouve gravement affecté.

La flotte diminue, diminue encore. Alors que la direction d'Air France jure ses grands dieux que nous sommes « un maillon essentiel » dans les plans sur l'avenir du court courrier d'Air France, il faut bien se rendre à l'évidence, si les un peu plus de 3000 salariés après fusion correspondent à une flotte de 75 charges, ce niveau ne pourra bientôt plus être maintenu...

 

Tout ça pour ça !

Voilà.... un an d'effort, un an de sacrifice, de pleurs, pour certaines, de véritables drames humains provoqués par les mobilités professionnelles et géographiques, et tout cela remis en cause parce Air France à besoin de Pilotes !

C'est quand même formidable : Air France est à l'origine de la fusion (on ne me ferra jamais croire qu'une telle décision ait pu être prise au seul niveau de la direction de l'ex holding HOP !...), Air France est donc responsable pour partie de ce que nous subissons aujourd'hui et c'est Air France qui est en train de « dynamiter » ce qu'elle a créer.

On marche sur la tête !

Tout cela pousserait plutôt à la rigolade, si des vies de femmes et d'homme n'étaient très largement, au minimum, perturbées.

Accords collectifs, RPS, fin de secteurs, maintien de la flotte : tout ces problèmes ont la même origine ! Tout, en fait, découle directement de notre place au sein de groupe Air France.

Pourquoi se mobiliser seulement sur les discussions en cours concernant nos accords collectifs, alors que même l'avenir de l'entreprise en en jeu.

C'est la raison qui a fait que la CGT HOP ! et l'UNAC ont déclenché ce processus de veille sociale.

 

Une direction perdue

Il ne faut pas s'étonner de voir la direction de HOP ! bien incapable d'apporter la moindre réponse concrètes à nos questions.

Nous y avons été habitués par la passé : les directions des filiales ne dirigent pas, elles sont aux ordres. Même si je leur accorde, par naïveté sûrement, au moins la volonté d'essayer, la décision finale appartient à la maison mère.

« Normale » me direz vous.

Certes, quand cela obéit à une certaine logique. Quand on « s'emmanche » dans la création d'une nouvelle compagnie, et que, dans le même temps, on lui enlève ses « bras », il faudra quand même m'expliquer la logique commerciale et opérationnelle de la manœuvre.

Il semble bien que les partisans de Transavia aient réussi à faire valoir leur thèse. En effet, c'est bien à cette compagnie que la direction d'AF souhaite transférer une partie de l'activité court et moyen courrier. Le projet de la voir opérer sur le réseau domestique est ancien, il avait été baptisé du doux nom de « Mimosas » et prévoyait le développement à partir de bases en province (et oui...) de lignes effectuées par cette soit disant low-cost.

Je dis « soit-disant » car cette compagnie n'a rien en fait d'une compagnie à bas coûts. Elle vit ses coûts au siège-kilomètre-offert (CSKO) très sensiblement impactés quand il fallut, après un accord avec le SNPL d'Air France, intégrer des pilotes d'Air France aux salaires d'Air France. Il y a deux jours, la presse relatait également l'augmentation générale des salaires des PNT de cette compagnie pour les amener, tous, au niveau de ceux de la compagnie mère.

Quelle logique commerciale et économique !

Tandis que l'on demande à l'ensemble des salariés du groupe des efforts, à grand coûts d'accords « réduction des coûts » (que certains par une naïveté coupable s'empressent de signer, imposant par là, des mesures d'économie totalement injustifiées aux moins bien lotis), on lâche des augmentations salariales aux seuls pilotes d'une compagnie qui n'a jamais, jamais gagné d'argent.

La précision est d'importance !

Des cadeaux au SNPL d'Air France et un avenir sombre pour le reste ! (PNC compris, ce qui est quand même formidable pour des gens travaillant, en fait, dans le même avion...).

 

Appel à la grève :

Cet exposé un peu long pour annoncer un échec, car la grève est un échec et je n'ai, personnellement, aucun plaisir à appeler les salariés à cesser le travail.

Pourtant, je vous assure que nous ne voyons aucun dénouement positif à la situation que vivent les hommes et les femmes de la compagnie.

Nous pensons qu'il y a une absolue nécessité à ce que les salariés de HOP ! montrent, enfin, leur colère devant ce monumental gâchis.

La CGT HOP !, l'UNAC et, je l'ai appris dans la journée, la CFDT et le SAC (mieux vaut tard que jamais), appellent l'ensemble des salariés de la compagnie à se mobiliser les 7 et 8 avril 2017.

 

Nous ne pouvons rester simples spectateurs de décisions qui mettent en jeu notre avenir !

Ne rien faire c'est accepter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:57

Les commentaires à mes articles apportent souvent beaucoup.

Ils ont l'immense propriété, hors les insultes ou les congratulations qui, bien qu’aux conséquences opposées, ne parlent en fait qu’à l’égo (« on peut mieux tuer quelqu’un en lui prodiguant sans cesse des caresses » Bob Dylan.), ils ont donc, disais-je, la faculté d’éclairer le rédacteur, moi en l’occurrence, quand à la vision du lecteur sur le sujet traité. Ils peuvent mettre en évidence le fait que l’analyse, l’article, les réflexions ont « tapé à côté de la plaque ». Ils permettent donc de rectifier mon analyse sur le sujet.

Le dernier et l’unique commentaire suite à l'article sur la situation de l’entreprise en est un bon exemple

Il y a plusieurs choses dans ces quelques lignes qui amènent tout autant de réponses et de réactions. Attention ! il ne s’agit pas pour moi de « régler mes comptes » avec un commentateur anonyme, non, je vais essayer de répondre le plus précisément possible aux reproches qui sont fait à la fois aux personnes qui négocient, aux responsables syndicaux, et finalement à terminer par une mise au point sur un sujet, LE sujet qui me tient le plus à cœur et qui est en fait la raison de cette nouvelle publication.

Commençons par les négociations, et les reproches qui nous sont fait sur la façon dont nous communiquons sur ce sujet.

Avant toutes choses, une précision : suis salarié sur une escale technique de la compagnie et je crains que la vision de la situation sociale de l’entreprise, certes peut-être pervertie par l’isolement, ne me fait pas du tout partager l’analyse du commentateur.

« Il semble que la fronde gagne du terrain ». Pour moi, la révolte des salariés est ancienne. J’ai beaucoup de mal à croire avec ce que j’entends içi et là que la vision serait « jusque-là ça allait, mais maintenant ça suffit ». Je ne crois pas, je ne veux pas croire que des salariés aient pû être assez naïfs pour penser "jusqu’içi tout va bien". Nous étions lundi de la semaine dernière sur l’escale de Nantes, ou des sujets sur lesquels je reviendrai sûrement nous occupent. Nous sommes ensuite passés au siège d’ex-Régional. Toutes les personnes que nous avons rencontrées durant cette journée nous ont fait état des problèmes quotidiens pour faire, simplement, leur travail.

Toutes.

Pas un service n’échappe à cette constatation.

Pas un !

Donc, dire que c’est seulement récemment que la fronde gagne du terrain est, à mon sens, une erreur d'analyse. Ce que je pense, c’est que nous avons atteint les limites, limites physiques, morales, intellectuelles, qui font qu’aujourd’hui, ce n'est simplement plus possible. Ce n’est donc pas "une prise de conscience", mais un raz le bol devant une situation ancienne qui n'évolue pas. La fronde ne gagne pas du terrain. Le terrain est occupé par la fronde bien avant la fusion.

Donc, la grogne est bien ancienne, avant même la fusion que la plupart d'entre nous jugeait inévitable.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'écris que les salariés attendent beaucoup de ces négociations et que cette attente va bien au delà de la seule problématique d'unification des statuts collectifs : un « salarié à 2000 € » malheureux dans son travail, restera malheureux, après une courte période de satisfaction s'il devient « « salarié à 2200€ ». C'est un ensemble de critères qu'il faut satisfaire et les conditions de travail sont largement plus importantes que la rémunération, à long terme.

Par contre, dans l'exemple de cette fusion que je continue à juger « ratée », analyse personnelle mais largement partagée, le problème des rémunérations a une tout autre résonance. On dit « pépette » et l'on entend « justice », « récompense ». « Comment pourrai-je faire le même boulot que cet ex- XXXX, avec un salaire différent ? ». On ne parle souvent pas de montant mais de différence de rémunération.

Cette longue précision sur un court passage du commentaire pour appuyer la dernière partie de mon argumentaire...Tout à l'heure...

La communication.

Je, (je dis "je" parce que c'est un secteur de l'organisation à laquelle j'appartiens que j'ai en charge), communique tous les lundi sur l'actualité de la semaine, sauf quand il n'y en a pas (d'actualité), précision qui a son importance. On ne parle pas pour rien dire, on ne « remplit pas l'espace » pour le remplir. C'est un principe. Ca n'a pas toujours été le cas, mais maintenant c'est comme ça.

Lorsque les négociations ont commencé, nous avons pris la décision de ne communiquer que lorsque nous serions absolument certain que nous étions sur des points actés, confirmés, écrits. Il nous apparaissait totalement irresponsable d'écrire sur un projet en discussion. Il est en effet, et c'est la cas chez les PNC, extrêmement facile de "mettre le feux" avec des positions directoriales totalement inacceptables et de les présenter comme non négociables ou comme "vous vous rendez compte de ce qu'ils osent nous proposer!".

Voilà, notre parti pris de départ: « surtout ne pas rajouter des sujets d'inquiétude à des salariés qui souffrent dejà assez ».

Et ce, malgré ce qu'en pense la direction générale....

Nos adhérents et eux seulement, ce qui est à mon sens quand même un minimum aux vues de leur participation financière à la construction de leur syndicat, reçoivent donc l'actualité de nos négos et les grands points d'accords sur lesquels je prends d'ailleurs bien soin de préciser à chaque fois qu'il « s'agit seulement de relevés de positions et que c'est sur un texte, revu aussi, que nous jugerons, avec leur participation (celle des adhérents), de la possibilité d'avaliser ou non les propositions de la direction.

Donc, nous communiquons. Vers une partie seulement du personnel, mais pour reprendre une comparaison dramatique que l'on m'a fait un jour en mettant en parallèle une organisation syndicale et une assurance ( ce qui est peut-être le cas de certaines, mais pas de la notre...), quand on est assuré à la GMF, on ne demande pas, en cas de sinistre, à être indemnisé par Axa... Ou bien, lorsque l'on est pas assuré et bien on prend ses risques et ses responsabilités. (et on ne reçoit ni les lettres d'informations d'Axa ni celles de la GMF...)

Ce n'a pas toujours éte ma vision des choses mais sans tomber dans la vulgarité, et pour rester un tant soit peu correct "chat échaudé craint l'eau froide", « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse » etc … etc...

Par contre, et plusieurs salariés le savent, quand je suis interrogé lors de déplacements professionnels ou autres, je réponds toujours aux questions que l'on me pose, et ce, quelque soit mon interlocuteur (ce qui représente parfois un véritable effort, particulièrement quand on sait que la personne que l'on a en face de soi vous critique dès le dos tourné).

Les visites

C'est un reproche constant des salariés : « on ne vous voit jamais ».

Anecdote : « il faut absolument que vous passiez nous voir à XXXX, on ne vous voit que pendant les campagnes électorales. », « on est complètement délaissés » « personne ne s'occupe de nos problèmes ».

Ok, nécessité fait loi : on annule deux déplacements prévus de longue date, je pose un délégation un peu à l'arrache, d'autres s'arrangent avec leurs conjoints pour faire garder les enfants et, en avant ! Mails, annonces locales de notre passage. Résultat magnifique et extraordinaire : sur un service de près de 70 salarié(e)s, 1 personne est venue nous rencontrer. Sujet principal de son intervention : les machines à café, les prestations du Comité d'Entreprise.... Comment vous dire, l'envie que j'ai d'y retourner....

Attention, je ne dis pas que les actions « sociales » du CE n'ont pas leurs importances et ne justifieraient pas le déplacement d'élu(e)s, non, ce que je dis seulement, c'est qu'à la vue de la situation de l'entreprise, et à entendre les « appels au secours » des salariés, je m'attendais à autres choses.

Nous avons tous et toutes une activité professionnelle. J'ai toujours pensé qu'il était indispensable à un élu, à un mandaté, de ne pas se détacher complètement de la réalité du terrain, et donc, de ne pas devenir un « permanent syndical ». Il y en a dans toutes les organisations, la transformation des relations sociales dans les entreprises est la cause des « plannings de ministres » des élus et des mandatés. Dans le même temps, il faut donc que nous occupions aussi nos postes de travail afin, justement de ne pas être totalement « largués » et, pour certains, de garder leurs compétences sur avions, de rester au courant des évolutions des procédures, des logiciels etc... Celà limite aussi les disponibilités.

La compagnie est multi-site, encore plus depuis la fusion. Comment voulez vous que nous puissions rendre des visites régulières sur l'ensemble des sites!? De plus, les salariés sont exigeants, ils ne veulent voir que les Délégués Syndicaux ! Les autres, Délégués du Personnel, élus au CHSCT, « n'existent » pas : « on veut voir les chefs », sauf qu'à la CGT HOP ! il n'y a pas de chefs et les DS encore moins que les autres. Nous sommes dirigés par une Commission Exécutive d'une vingtaine d'adhérents seule habilitée à prendre les décisions finales. Les DS obéïssent. Donc, vous vous trompez de « cible » mes bons ! Un élu DP, CH ou CE peut répondre et traiter vos soucis de la même manière que nos Délégués Syndicaux, encore mieux parfois car eux sont moins occupés que certains de nos DS.

Et puis, les reproches envers les élus et mandatés ne devraient ils pas être adressés à la direction de la compagnie ?

Est ce les syndicalistes qui ont mis l'entreprise dans l'état que l'on connaît ? Dois-je rappeler la façon dont nous avons été traité à l'annonce de la création du Pôle Régional Français ? J'espère que ceux qui nous insultaient à l'époque sont satisfaits du résultat..

En conclusion et pour terminée, la réflexion qui me fâche vraiment dans le commentaire. Ainsi, j'aurai « besoin des non-adhérents » et je ferrai « ...appel à tous ». Ce qui me désespère dans cette remarque car c'est exactement le sentiment que j'ai ressenti en lisant, c'est que des salariés puissent encore penser que nous « recrutons des bras » !

Nous sommes en train de négocier des accords collectifs pour près de 3000 salariés et vous pensez encore qu'il est nécessaire de « rameuter » pour VOUS défendre !!!

Il y a encore des salariés qui pensent que nous devons « ratisser » !!!

Ce sujet capital ne concerne t'il que la petite dizaine de négociateurs toutes organisations confondues !

Pensez vous que nous avons besoin de ceux qui, aujourd'hui, ne se sentiraient pas concernés et qu'il faille donc obligatoirement aller les chercher, les prendre par la main ?

Il y a encore des salariés qui ne se sentent pas concernés ??!!

Mon cher, pour répondre à l'auteur du commentaire, mais je pense qu'il n'est pas le seul à penser ce qui est écrit, je ne milite pas à la CGT pour faire le « rabatteur » et ainsi, manipuler les consciences pour les amener à suivre des positions que j'estimerai bonnes pour eux (ou pour moi si l'on va un peu plus loin dans l'extrapolation), et ce quoi qu'en pense mes adversaires qui cumulent souvent provocation, erreurs de jugement et méconnaissance des gens avec qui ils discutent.

Si j'écris et si je prends tout ce temps pour expliquer c'est simplement, béatement peut-être pour informer justement les salariés qui ont choisis et c'est tout à fait respectable, de ne rejoindre aucune organisation syndicale sur la situation actuelle de nos discussions, du climat dans lequel elles se déroulent (ce qui est significatif de beaucoup de choses). Ce que j'écris c'est seulement ce que je peux dire !

J'informe. Que certains estiment que je ne dis rien est de leur responsabilité. J'explique en long et en large ce qui est entrain de se passer dans l'entreprise concernant l'avenir, mais "je ne dis rien" !

Jamais nous n'avons été dans une telle situation, j'explique, mais je ne dis « rien de concret ! » » « du blabla », en somme.

Vous voulez le projet d'accord de la direction sur l'organisation du travail? Pas de souci, je vous l'envoi sur simple demande sur l'adresse de contact. Lisez le bien, apprenez le par cœur et quand la version finale sera mise en application, si vous le voulez bien, nous en rediscuterons. Dans l'intervalle, vous aurez toutes latitudes pour critiquer les Organisations Syndicales qui « négocient de la m.... », « qui ne communiquent pas » « que l'on ne voit jamais ».

Donc, je ne fais pas monter la mayonnaise parce que j'ai besoin de « vous », j'écris parce que ça me détend, que ça m'économise une consultation chez mon Psy, que ça plaît à certains.

Mais c'est comme tout, on ne peut plaire à tout le monde, et franchement, ça me rassure !

Philippe Guégan-Benadel

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 14:38

Une communication du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail de la Maintenance de notre belle compagnie.

Ca remue un peu car je pense que la direction n'avait vraiment pas pris la mesure des conséquences de la réorganisation de la société.

De plus, et là il ne s'agit plus de négligences mais d'une démarche "douteuse", les plans initiaux ont été largement bouleversés et nous constatons des transferts de charges de travail entre services, certains se retrouvant brusquement privés d'une importante partie de leurs activités.

Il s'agit pour nous d'une tentative malhonnête de création de sureffectif par la direction.

Vous comprendrez donc l'importance de répondre à cette enquête.

Bonne lecture

Madame, Monsieur

Le CHSCT Maintenance s’associe à la démarche menée par la médecine du travail pour évaluer votre vécu au travail. Les indicateurs fournis nous permettrons de renforcer notre action pour continuer à améliorer vos conditions de travail, préserver votre santé et limiter toute apparition de risques psychosociaux.

Cette enquête est l’aboutissement d’un long travail mené depuis des années par le CHSCT Maintenance. Nous souhaitions que tout problème survenant dans le cadre de votre poste de travail ou de vos relations professionnelles soit détecté le plus amont possible pour pouvoir intervenir le plus efficacement possible. Actuellement nous sommes le plus souvent informés lorsque les situations sont déjà fortement dégradées !

Il est nécessaire que vous répondiez massivement à ce questionnaire pour nous permettre d’obtenir un état des lieux précis de la situation à la maintenance. Cela permettra de mettre en place les mesures essentielles et adéquates pour prévenir et remédier à toute détérioration de vos conditions de travail.

Nous vous garantissons le respect de l’anonymat de vos réponses qui comme le souligne la médecine du travail est soumis au secret médical. L’objectif est d’obtenir un état des lieux collectif et non la situation personnelle de chaque agent.

Nous ne doutons pas de votre implication et de votre volonté de faire respecter et progresser vos conditions de travail en répondant massivement à cette enquête.

Le secrétaire du CHST Le président du CHSCT

Jean-Marc TAVERNIER Daniel MARTEL

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 21:48

Déjà en octobre 2012, les CHSCT Administrations & Escales et maintenance avaient mis en œuvre leur droit d’alerte quant aux risques de souffrances de salariés suite aux restructurations et Plan de Départ Volontaire.

La direction répondait à ce droit d’alerte en mettant en place certaines mesures, dont une qui avait pour but de proposer aux salariés, une écoute psychologique à travers un cabinet professionnel, « Pros-Consulte ». Vous avez tous reçu avec votre fiche de paye de décembre 2012 les explications pour avoir recours à cette écoute.

Ce cabinet, qui devait garantir une confidentialité sans faille devait, également rendre compte mensuellement, sous forme de bilan aux CHSCTs.

Dans les faits, ce rapport mensuel était communiqué uniquement au service RH qui n’a jamais cru bon en informer le CHSCT Administrations & Escales ni le CHSCT maintenance, sauf lorsque ce point était porté à l’ordre du jour d’une réunion.

Le 17 juin dernier, un bilan mensuel officiel nous était présenté. Ce rapport faisait état d’un appel et la teneur de celui-ci, qui faisait apparaître une analyse laissant deviner clairement l’identité de la personne, nous alertait sur l’aspect confidentiel et anonyme des conversations.

Dans ces conditions, le CHSCT Administrations & Escales, réuni en réunion ordinaire le 05 octobre dernier votait une motion, soutenue par le CHSCT Maintenance, réuni le 10 octobre, pour alerter les salariés et leur conseiller de ne plus appeler ce cabinet d’écoute psychologique.

Nous vous informerons des prochaines mesures mises en place

Motion CHSCT du 04 octobre 2013 concernant le cabinet « Pros-Consulte »

Pour répondre en partie au droit d'alerte du CHSCT du mois d'octobre 2012, la Direction de Regional mettait en place, une cellule de soutien et d'écoute psychologique pour les salariés par l'intermédiaire du cabinet « Pros-Consulte ».

Ce cabinet, garantissant l'anonymat des appels téléphoniques et qui devait rendre compte, tous les mois, à l'aide d'un bilan la Direction n'a pas respecté ses engagements puisque le CHSCT n'a pas eu connaissance de ces bilans.

Le cabinet « Pros-Consulte » ne donne pas les garanties d'un anonymat sans faille puisque l'un des contenus de ces bilans comprenait les échanges téléphoniques qui permettent d'identifier le salarié.

En conséquence, le CHSCT demande que soit mis un terme sans délai à cette mesure.

Le CHSCT se dissocie complètement de cette démarche et conteste tous les éléments fournis par ce cabinet.

Vote :

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 22:00

C'est bien ce que rapportent depuis des mois les élus du CHSCT de Régional, filiale d'Air France.

La direction refuse de prendre en compte les avertissements et les alertes qui ont été faites à maintes reprises par les instances. Il aura fallut une réunion du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail en charge des salariés des escales et du siège social à laquelle ont assisté l'Inspectrice et le médecin du travail, pour que "l'affaire" sorte du périmètre étroit dans lequel la direction souhaitait restreindre cette affaire (dans le .pdf joint, un article sur le sujet dans l'Humanité).

De plus, alors que nos Camarades avaient souhaité communiqué loyalement sur ce sujet et attendait de réaliser une information commune avec la direction dans un véritable soucis de prise en compte loyal et sérieuse (ce que leur avait assuré le président du CHSCT), martine Séleznef, DG, envoyait une lettre aux salariés les assurant de toute sa bonne volonté sur le sujet: "n'hésitez pas à vous confiez à vos encadrants" conseille t'elle en substance. Sauf qu'une partie des problèmes vient de là et que, les dits "encadrants", ont, jusqu'à présent, seulement montrés leurs incapacités à gérer les situations que cette même DG met en place à marche forcée sous les directives d'Air France et de Lionel Guérin.

Et pendant ce temps là, les restructurations de services, jeux de chaises musicales, retrait de charge de travail "bon tu vois, on ne va pas vous garder à deux dans le service, il y a à peine du boulot pour une personne", et autres continuent sous la houlette de notre tout nouveau directeur des ressources sois-disante humaines.

Voiçi donc la communication de nos Camarades du CHSCT qui date de vendredi dernier et que la direction a donc choisit de ne pas faire commune.

Information CHSCT administration & escales

Le 5 septembre dernier, le CHSCT Administration & Escales s’est réuni pour traiter du point suivant « souffrance psychologique des salariés du siège social et des escales suite aux annonces de suppression de postes ».

Le médecin, l’infirmière et l’inspectrice du travail étaient présents.

En début de séance, le docteur Boyer a fait une déclaration mettant en alerte la Direction sur l’état de santé physique et mentale des salariés de Régional (cf pièce jointe).

Au vu des événements soulevés dans cette déclaration, les élus ont mis en œuvre leur droit d’alerte :

Suite à la déclaration d’alerte de la médecine du travail en date du 05 septembre 2013, et aux nombreux témoignages de souffrance psychologique des salariés de Regional, les élus considèrent que les mesures prises par la Direction après le droit d’alerte d’octobre 2012 sont inefficaces.

En effet, nous constatons que le danger grave et imminent persiste et que la situation psycho-sociale se dégrade de manière significative depuis la mise en place des restructurations et du Plan de Départ Volontaire.

En conséquence, nous vous informons que nous mettons une nouvelle fois en œuvre un droit d’alerte suivant l’article L.4131-2 du code du travail.

Conformément à celui-ci, nous vous demandons de procéder sans délai à une enquête commune et de prendre les dispositions nécessaires pour remédier à la situation.

Nous vous rappelons qu’en cas de carence et d’inaction de votre part, nous nous réservons le droit de saisir l'inspection du travail.

Pour le CHSCT Administrations & Escales,

Le secrétaire,

Laurent CRETAGNE

Le 13 septembre, à l’initiative de la Direction (comme la loi le prévoit), une nouvelle réunion extraordinaire était organisée pour décider des modalités d’actions urgentes à mettre en place et l’ouverture d’une enquête.

Le CHSCT vous informera de l’avancée de ces actions. Vous pouvez d’ores et déjà joindre les élus ou le médecin du travail pour toute question ou pour leur exposer vos doléances et interrogations en toute confidentialité.

Des salariés en détresse chez Régional?

Ce qui nous concerne est dans l'encadré au milieu de l'article

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 14:02

Cette communication émane de nos Camarades du Comité Hygiène Sécurité & Conditions de Travail de Régional.

Il semble bien que notre tout nouveau directeur RH, Mr Laurent Charbonnier, ait fait la preuve, cette fois devant des témoins extérieurs à l'entreprise, de sa mauvaise foi.

Les témoignages recueillis par le médecin du travail en consultation sont éloquents et rejoignent ceux collectés par les élus du CHSCT: il y a un vrai problème de souffrance au sein du personnel du siège social de Nantes, ce que continue à nier Mr Charbonnier, n'hésitant pas à réclamer l’identité des salariés touchés afin de pouvoir traiter leurs cas... Vraisemblablement, comme par le passé, en leurs conseillant de quitter l'entreprise.

"Mais Mr Charbonnier, je vous rappelle que je suis tenu par le secret médical" lui a rétorqué le médecin du travail ajoutant que c'était à l'entreprise d'empêcher que les salariés se retrouvent dans cet état et non pas au médecin de tenter de réparer les dégâts après coup.

Et dire que l'on nous traitait "d'incendiaires", que nous étions juste bon à "foutre le feux"...

Et oui, c'est bien d'avoir un regard extérieur parfois...

Et oui, les incendiaires ne sont pas ceux qu'on croit...

Laurent Cretagne Secrétaire CHSCT Administrations & Escales

HOP-Regional

Hier 05 septembre 2013, se tenait une réunion extraordinaire du CHSCT Administrations & Escales à la demande de 2 élus. Initialement demandée par deux élus début juillet, elle avait été reportée en raison du manque de disponibilité des invités extérieurs à l’entreprise :

Le médecin du travail, Dr Frederic Boyer,

l'infirmière de la médecine du travail Mme Le Corre

l'Inspectrice du Travail de Nantes Mme Boudigou.

Ces 3 personnalités ainsi que tous les élus et 2 RS (dont notre représentant syndical CGT : Stéphane Chaussidon) étaient présents pour alerter la direction sur l'état de souffrance psychologique grave de certains salariés, notamment du siège de Nantes.

Mr Charbonnier, en tant qu'invité et Mr Cros, Président nouvellement mandaté par Regional en remplacement de Mr Chaumet représentaient la Direction.

Comme à son habitude, Mr Charbonnier a tenté de prendre la main sur cette instance mais s'est très vite enfoncé dans des contradictions auxquelles nous avons coupé court.

Le Docteur Boyer est intervenu pour lire une déclaration d'alerte qui sera jointe au CR de cette réunion et qui est jointe également à mon mail. Cette déclaration est édifiante et fait froid dans le dos mais n'a pas semblé émouvoir notre DRH qui a repris ses provocations remettant même en doute mes prises de notes et la retranscription des débats dans mon compte rendu.

Une nouvelle fois, Mr Charbonnier dépassait les bornes, je demandais donc une suspension de séance pour changer de salle et permettre l'enregistrement des débats (et des mensonges et mauvaise fois).

À la reprise, malgré plusieurs recadrages du médecin et de l'inspectrice du travail,notre Directeur des Ressources Humaines, toujours avec la même arrogance a tenté de mobiliser la parole et avons dû demander une nouvelle suspension de séance pour expliquer au médecin, à l'infirmière et l'inspectrice du travail que nous allions couper court à cette séance en mettant en œuvre un droit d'alerte du CHSCT suite à la déclaration de Dr Boyer.

Vous trouverez en pièce jointe ce droit d'alerte.

Ces deux alertes seront envoyées ce jour à Mme Selezneff (DG Hop-Regional) et à Mme Claver (DRH HOP) avec copie à l'inspection du travail, la CARSAT (ex CPAM ou CRAM), les élus CHSCT et le Président en lettre recommandée avec accusé de réception.

Ce droit d'alerte du CHSCT, faisant état d'un risque grave et imminent pour la santé des salariés de Regional est renforcé par plusieurs témoignages de salariés qui devront se multiplier dans les jours à venir pour mener à bien notre procédure.

Les élus CHSCT Administrations & Escales

HOP-Regional

A bouguenais, le 05 septembre 2013

A Monsieur Serge CROS, Président

du CHSCT Administrations & Escales.

HOP-Regional

Copie : Mme Martine Selezneff (DG HOP-Regional)

Mme Boudigou (Inspecteur du Travail)

Dr Frederic Boyer (Médecin du Travail)

Droit d’alerte :

Monsieur le Président,

Suite à la déclaration d’alerte de la médecine du travail en date du 05 septembre 2013, et aux nombreux témoignages de souffrance psychologique des salariés de Regional, les élus considèrent que les mesures prises par la Direction après le droit d’alerte d’octobre 2012 sont inefficaces.

En effet, nous constatons que le danger grave et imminent persiste et que la situation psycho-sociale se dégrade de manière significative depuis la mise en place des restructurations et du Plan de Départ Volontaire.

En conséquence, nous vous informons que nous mettons une nouvelle fois en œuvre un droit d’alerte suivant l’article L.4131-2 du code du travail.

Conformément à celui-ci, nous vous demandons de procéder sans délai à une enquête commune et de prendre les dispositions nécessaires pour remédier à la situation.

Nous vous rappelons qu’en cas de carence et d’inaction de votre part, nous nous réservons le droit de saisir l'inspection du travail.

Pour le CHSCT Administrations & Escales,

Le secrétaire,

Laurent CRETAGNE

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