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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 20:47
L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

Historique, c'est bien le mot!

Certes, l'histoire courte de notre compagnie pipe un peu les dés, mais si je dis "historique", c'est bien que jamais dans l'histoire des trois ex-filiales d'Air France, Airlinair, Britair et Régional, un mouvement de grève n'avait recueilli une telle mobilisation.

Aujourd'hui, premier jour du mouvement: 

210 vols annulés en "préventif", 127 vols Hop! et 83 vols Air France (sur Roissy-CDG, les Embraer de Hop! sont affrétés par Air France). Pour remplacer les avions cloués au sol par les différents arrêts de travail, Hop! (ou Air France, ou Hop! Air France, ou les deux, ou les trois, on ne sait plus!!!), ont fait appel à des compagnies "externes" au groupe (et au pays aussi parfois, d'ailleurs): 50 vols ont été effectués par ce moyen. Enfin, 40 plutôt, puisque 10 ont été repris en propre par Air France.

En fait, nous sommes assez habitués, même en tant normal, à voir des avions plus ou moins exotiques voler sur des lignes Hop!. Nos clients ont pu encore récemment, sur le Lille-Marseille ou sur le Lille-Toulouse, apprécier le délicat accent Batave du personnel de cabine. Donc, oui, il n'y a pas besoin d'être en grève pour voir Hop! louer des avions chez d'autres, alors qu'elle en a et "des" qui ne volent pas.... C'est d'ailleurs l'un des sujets qui ont motivé notre mouvement.

A noter, la malhonnêteté de notre direction qui annonce à la presse un nombre d'annulation en rajoutant les Airbus d'Air France, alors que son personnel n'est pas concerné par la grève.. A moins, et celà ne m'étonnerai pas plus que ça, que nos deux compagnies aient brusquement fusionnées dans la nuit de jeudi à vendredi...  A vraie dire, peu importe, hypocrisie, malhonnêteté, nous y sommes régulièrement confronté, c'est juste une question d'habitude. Et puis, celà nous fera des arguments pour le tribunal quand nous irons réclamer l'UES avec Air France.

Comment ça? Vous semblez étonnés? 

Dites donc, cadres de toutes dimensions et dirigeants plus ou moins éphémères, vous ne croyez tout de même pas que, vous, la grande compagnie Nationale, celle dont les pilotes ont appris à voler aux oiseaux, vous allez continuer comme ça pendant encore des plombes à démolir votre, presque, dernière filiale aérienne, profitant des avantages de son exploitation, de la bonne volonté et de la souplesse de ses salariés!

20 ans que les différents pistonnés gouvernementaux, ou les "Camarades" de bancs de grandes écoles se succèdent à la tête du fleuron du transport aérien mondial (ce n'est pas de moi), et qu'ils se cassent les dents à essayer de le reformer. 

Il aura fallut moins de deux ans aux salariés de Hop! pour atteindre un "presque équilibre financier". Ca s'était juste avant que vous ne décidiez qu'en fait, Hop! représentait un excellent réservoir pour compenser votre manque d'anticipation concernant le recrutement de pilotes. Et voilà, nous y étions presque... En fait, celà fait presque vingt ans que "nous y sommes presque" et celà fait presque vingt ans que vos interventions ou celle du SNPL nous empêche de nous développer.

Je radote, je sais, cinquante fois que je répète cette histoire.

Tiens justement, elle m'en rappelle une autre en relation avec les répétitions. Je n'arrive plus à me souvenir le nombre de fois ou mes Camarades et moi-même sommes intervenus pour vous alerter sur ce que vivaient les salariés de Hop! Combien de fois! Combien de PV de Comité d'Entreprise aux passages entiers sur la souffrance des salariés? PNC, personnel au Sol. Dirigeants, vous avez volontairement minimisés nos alertes, pire, vous avez laisser certains de vos cadres continuer à se comporter de façons totalement inapropriées avec des salariés déjà en souffrance.

Alors, Patron, Patronne et petits mitrons, quand j'apprends, par un indiscrétion, que vous ne comprenez pas le "pourquoi" de ce mouvement de grève, je reste, quand même, malgré une expérience du sujet que certains me reconnaissent, comment dire.... "sur le cul". Vous me passerez la familiarité, mais j'avoue que l'expression s'avère tout à fait approprier pour exprimer et l'étonnement, et le "non, ce n'est pas possible", et le "oh! les malhonnêtes" (en fait, ce n'était pas l'adjectif auquel je pensais, mais un gros mot par page, ça suffit).

Comment pouvez vous être encore sincèrement surpris(e)s par ce mouvement??

Etes vous vraiment sincères? Je doute encore.

Et puis, mon innocence naturelle s'envole quand je prends connaissance de la deuxième petite phrase rapportée par "la fuite": vous auriez prévenu les grévistes qu'ils allaient " faire fuir les nos clients".

Alors là, je ne m'étonne plus, j'explose!!! Vous vous moquez de qui messieurs zé Mesdames??

Qui fait fuir les clients? Qui a mis en place le plan Recoverex à la suite de la fusion parce que la compagnie était incapable d'assurer avec sa nouvelle organisation, d'assurer la totalité des vols de la compagnie? Voulez vous que je vous rappelle (sans prendre les chiffres d'Air France) combien de vols ont été annulés de votre fait? Voulez vous que nous parlions des vols de deux heures effectués par des turbopropulseurs en lieu et place des jets? Voulez vous que nous parlions des annulations de vols parce que la Maintenance, en complète désorganisation, n'avait parfois pas une simple roue de rechange pour en remplacer une usée? Voulez vous que nous parlions des fréquences changées, des lignes annulées, des lignes affrétées par des compagnies "étonnantes"? 

Et vous osez, VOUS OSEZ, accuser les grévistes de faire fuir les clients!! Mais dirigeants sourds et aveugles, vous l'avez tellement bien fait que nous ne pourrons jamais faire pire!

Il me vient à l'esprit une citation Audiardesque, concernant ceux qui osent. Pour la même raison que précedemment, je nous épargnerai sa retranscription.

Les chifres du jour:

89% des PNC sont en grève. Sur les différents sites, une forte mobilisation à Morlaix (près de 200 personnes), rassemblement à Rungis d'une cinquantaine de personne, idem à Nantes, bonne participation (exeptionelle?) des salariés du siège malgré l'avertissement de dernière minute du représentant local des "Ressources inhumaines" qui ne peut s'empêcher de rajouter toujours son petit mot pour "titiller". Merci à nos Camarades de l'AGO (syndicat CGT de l'aéroport) et de l'Union Locale CGT.

A Clermont-ferrand, piquet de grève tenu par "l'homme du jour" (selon La Montagne) depuis 00:00 et ce, jusqu'à samedi 24:00. Pas d'information quand à la mobilisation, mais environ 80% de grévistes. Sur les escales commerciales (enregistrement, bagages aux aéroports), 80% sur Nantes, 100% à Lyon ou les renseignements généraux avaient interdit tout rassemblement... Donc, elles étaient deux, et devinez qui?

Sur les escales techniques, Nantes, Strasbourg, Orly, Roissy CDG, Bordeaux, Biaritz, Pau,Toulouse, Lannion, Brest, Rennes, Lyon, et j'en oublie, plus de 70% des techniciens avaient cesser le travail. Souvent, seuls les intérimaires assuraient la Maintenance. Nous n'avons pas les informations en provenance de Lille et il semble que les salariés de Lyon-Maintenance aient totalement cessé le travail aussi.

Un mail à été adressé au secrétaire d'état aux transports pour lui demander la médiation du gouvernement dans ce conflit.

Nous ne mesurerons pas le succès de ce mouvement au nombre de vols annulés. Nous ne nous faisons aucun espèce de plaisir sadique à compliquer la vie de nos passagers et de toutes façons a direction arrivera toujours à "arranger" les chiffres. Par contre, à leur place, je me poserai certaines questions....89% des PNC... 100% au sol dans certains secteurs..."ça cause", "ça indique", "ça signifie", non?

Une grève réussit...Et sans les pilotes!!

 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 21:36

Laisser moi vous faire participer à quelques constatations et aux réflexions qu'elles me causent.

Il y a peu, j'avais une discussion forte intéressante bien que très peu décontractée avec l'une de mes Camarades. Nous parlions de la situation sociale en France et de notre préavis de grève.

En effet, et certains d'entre vous ne le savent peut'être pas, mais la CGT HOP! a déposé un préavis de grève illimitée contre la loi travail. Je n'aime pas dire "loi El Khomri", car je pense que cette dame n'est certainement pas la rédactrice du projet surtout quand on sait l'expérience qu'elle a sur le sujet « travail », puisqu'elle n'a pratiquement jamais travaillé dans le privé. Elle avait pû, d'ailleurs, montrer tout l'étalage de ses connaissances sur le CDD dans une émission télévisée.

Cette discussion tournait autour de "l'image" de l'organisation syndicale à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir, et je dis ça sans rire, mais je dirai sûrement plus loin pourquoi. Et puis si j'oublie, vous vous contenterez de ça.

En gros, je répète sans caricaturer ce qui m'a été dit, la CGT est un syndicat "sol", entièrement gouverné par les représentants syndicaux "sol" et entièrement soumis, donc, aux décisions syndicales du "sol".Un syndicat d'extrémiste, de brûleurs de palettes qui ne signe jamais rien.

Commençons par ça. Si être extrémiste consiste à réagir pour éviter de se faire tondre et d’essayer de préserver, un peu, l'avenir des générations suivantes, celles de nos enfants, je revendique cet extrémisme. Si les salariés font le choix de se laisser traîner dans la boue pendant que certains des plus grands dirigeants d'entreprise gagne en une journée ce que eux mettront une vie à gagner, peu importe, à chacun son niveau de fierté.

Et enfin, la CGT est le deuxième syndicat en France à signer des accords collectifs.

Voilà.


A la suite de cette discussion fort animée, ma Camarade a donc publié un article sur son blog « les ailes des PNC » et c'est en le lisant, en ressassant ses remarques, et en discutant avec des amis ce matin devant le tribunal de Bobigny en soutien à nos Camarades d'Air France inculpés dans « l'affaire de la chemise », que je me suis décidé à faire autres choses sur ce blog, que de recopier et transférer ce que l'on lit ici et là sur l'actualité sociale de notre pays.

Donc, pauvres navigant(e)s commerciaux, (PNC pour le reste du texte), vous voilà donc "soumis au SOL". La première réaction qui me viens serait de dire "oui, et alors". En effet, n'ayant pas adhéré à la CGT par le simple fait du hasard, parce que j'aimais bien les couleurs du logo, ou parce que mon Grand-père, ouvrier aux chantiers de l'Atlantique de Saint Nazaire y était lui même adhérent (alors que mon père avait horreur des syndicats...Ah tiens tiens, un début de piste... Freudienne en plus...), j'ai toujours du mal à comprendre cette triste division que les salariés établissent, entre eux, sans l'aide de personne. Un syndicat c'est fait pour unir, non?

Voiçi donc, et ne croyez pas que cela soit typique aux seuls salariés des compagnies aériennes c'est partout la même.

Un salarié dans une usine de production de cocotte minute ( les puristes ne m'en voudront pas de simplifier, le processus de fabrication de ce magnifique moyen de cuisson), affecté au polissage des cuves en aluminium. Peu qualifié, ce travail est salissant et pas très agréable.

Deux postes plus loin, l'opérateur sur une machine numérique, propre sur lui, le regarde avec condescendance. "Normal voyons". Voilà, à deux postes de différences, la ségrégation s'installe. Je ne parle pas, des "administratifs-qui-circulent-sur-la-passerelle" avec les chefs et pour qui, même le programmeur, très beau, très propre, n'est et ne restera qu'un "manard" dans la fosse (ah oui, vous avez remarqué comment sont souvent construits les sites de production? Les bureaux en haut et fenêtres, ou passerelle pour surplomber la fosse...).

A la SNCF les conducteurs de train. Même métier consistant à conduire une masse de ferraille entre deux rails du même métal et bien, même ségrégation, même différence de discours entre les salariés. Ceux qui conduisent les trains régionaux ne sont pas considérés du tout comme les conducteurs de TGV, ceux qui font les manœuvres entre dépôts, souvent dans des conditions nettement plus pénibles en plus, non plus. A tel point, que c'est maintenant un autre syndicat, créé pour l'occasion qui défend les chauffeurs de luxe par rapport "à la masse".

Le plus étonnant c'est que le quidam moyen trouve celà tout à fait normal: “ben, le conducteur de TGV, c’est normal qu’il soit mieux considéré” Ah bon, pourquoi? Parce que le train va plus vite? À cause de la formation plus difficile? Plus longue? Demandant un autre niveau d'étude? Nous rentrons là dans des détails pas même évoqués ou analysés par les “gens”, non, c’est comme ça, il faut une hiérarchie et la différence entre salariés est normal. Cela rassure de se savoir « mieux » que l’autre, ou moins bien, d’ailleurs, et de procéder à une auto flagellation culturellement défendu par certains.

Et puis “c’est comme ça”.

Revenons au sujet qui m’occupe.

Les représentants syndicaux du sol ne pourrait pas comprendre les “navigants” et donc ne pourrait pas les défendre.

Bien, pensez vous, par hasard, qu'il s'agisse d'une question de capacité intellectuelle? Non je l'espère, car je vous assure pour participer régulièrement à de nombreuses réunions “sociales” ou toutes les catégories de personnels et donc, tous les métiers sont représentés, voilà un critère, une qualité dont la répartition n'est effectivement pas très uniforme, mais je vous assure que cette répartition n'a rien à voir avec le métier de l'élu. Je vous assure également, que la proximité des oiseaux, du bleu azur ou des étoiles selon l’interprétation onirique du métier, n'amène ni à une amélioration de l'agilité intellectuelle, ni à l'attribution de quelques points en plus de QI. Pour certains dont je vois les visages en écrivant ces quelques mots, la tendance serait même plutôt inverse...

Donc, écartons les capacités intellectuelles défaillantes en fonction que l'on soit navigant ou pas.

Le boulot est différent.

Ah, ça oui, le boulot est différent.

Mais dites moi, les PNC sont bien gérées par un accord collectif?

Qu'est ce qui rendrait cet Accord Collectif du Personnel Navigant non-compréhensible au commun des mortels?

Il est écrit en Araméen?

Je sais, les abréviations ! Savez vous que sur un Maintenance Manuel d’Ejet la section concernant les acronymes contient une dizaine de pages...10 pages d'abréviations et leur signification ! Des “p’tits joueurs” vous êtes. Je vous le dis car moi, je l’ai lu l’ACPN complet, avec les annexes.

Mais de toutes façons, que je sache, il n'est pas demandé aux représentants syndicaux ”navigants” de connaître le bouquin par cœur, pas d'interrogation écrite ( et tant mieux, car je vous jure que l’on rigolerai 5 mn, c'est une chose de critiquer l'action de ses adversaires sur Facebook ou dans certaines publications, c’est autres choses, VRAIMENT autres choses, de savoir négocier et défendre les salariés. En fait, c’est en gros la différence entre une peste et une Délégue(e) Syndical(e)).

Donc je ne comprends toujours pas, pourquoi nous ne pourrions être polyvalent et se défendre tous et toutes. Je ne parle pas des syndicats de chauffeurs d'avion, qui, par construction, à l'exception d’une petite dizaine de vrais bons gars, sont génétiquement programmés pour ne défendre que leurs intérêts, il s’agit, d'après la faculté, d’un blocage comportemental appelé syndrome « d’il-n’y-a-que-moi” aggravé parfois par “les-autres-ne-servent-à-rien”. Ce n’est pas très grave et pas contagieux. Ils triplent d'ailleurs parfois ces deux syndromes avec un autre plus commun dans certaines sociétés, le « Je-ne-peux-manger-que-si-on-me-sert » mais c'est plus rare....

Tout ça pour dire que dans le cas qui nous occupe, bien égoïstement, ce n'est tout simplement pas le sujet !

Pourquoi ? Et bien parce que à la CGT HOP ! Les Camarades PNC se débrouillent, tout seul. Ils nous tiennent au courant de leurs discussions, des dossiers personnels, de ce qui se passe en CHSCT, nous adressent leurs Compte Rendu DP, mais personne, PERSONNE , n'interviens dans leurs affaires.

Une preuve ? PNC,adhérents, avez vous été appelées à la gréve par la CGT HOP !?

Vos responsables sont contre, je ne suis pas d'accord avec elles, d’où la discussion dont nous parlions plus haut, mais elles, ils, connaissent les salariés qu'ils, qu'elles défendent, jugent le moment peu propice à la mobilisation, elles, ils, décident.

Je ne suis pas d'accord sur le fond car nous seront toutes et tous touchés par cette loi si un jour elle s'applique !

Sol et navigants : le paiement des heures supplémentaires, le temps de travail, les temps de repos, il n'y aura aucun distingo entre salariés du sol et des étoiles ! Pour les dirigeants, tout cela c'est de l'argent, de la productivité, alors en avant !!!

Je vous joins une analyse des responsables de la CGT concernant ces conséquences, vous comprendrez....

Et puis, il faut arrêter avec ces histoires de syndicats sol/PNC.

Quizz : qui sont aujourd'hui les syndicats seulement PNC ?

Réponse : aucun ! La CGT, c'est la CGT. Le SNPNC est affilié à FO (qui est également contre la loi travail, d'ailleurs), l'UNAC c'est la CFE-CGC, syndicat de cadres dont le responsable chez Air France a salué le départ de De Juniac comme « celui d'un grand patron ». L'UNSA qui soutient également la loi travail est un syndicat Sol, la CFDT se cache maintenant derrière la création de l'Union Nationale PNC, SUD, c'est SUD.

Voilà la réalité.

Que les pilotes (certains) fassent « campagne » contre la CGT, cela se comprend, s'explique et s'analyse en faisant appel aux qualités précédemment citées. Je vous laisse quelques jours.

Pour terminer, ils sont vraiment biens vos syndicats « navigants » !

Ils ont laisser faire et pour certains milités, réclamés, la séparation des droits du travail. Il fallait sortir les navigants de la gestion par le Code du Travail. « Pensez donc, comment est-ce possible ! Nous n'allons pas continuer à être gérés comme les « rampants », beurk... » Et les patrons, « vous avez raison, et puisque vous le demandez... »

Bilan :

  • Durées maximum de temps de travail plus importantes pour les navigants, amplitude aussi.

  • Introduction de la notion de temps de service en vol à la place de la définition du code du travail : « temps pendant lequel le salarié est soumis à son employeur et ne peut librement vaquer à ses occupations »

  • Temps forfaitaire à la place du temps réel de travail

  • Temps de repos réduits (c'est bien les nuits courtes, hein!)

  • Publication, modification des plannings plus « souple »

  • Protection médicale sans cesse réduite

    Etc...etc...

« Merci nos syndicats. Heureusement que vous êtes là ! »

De l'avis même de certains responsables de l'Aviation Civile, la carrière d'un PNC doit être courte. Ces salariés doivent être jeunes et disponibles. « Ce n'est pas un métier, c'est un job » déclarent certains.

Et vous savez quoi, et bien il y a plein de gens qui trouvent ça normal et évident.

Comme pour les chauffeurs de trains.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 04:39
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:08

Deux choses:

Un texte de la Fondation Copernic qui replace les choses appelant pour cela l'Histoire. C'est important.

Ensuite, prenez donc le temps d'écouter cette émission diffusée sur France Inter samedi dernier. C'est édifiant! Et nous sommes loin, mais alors très loin d'une émission ayant pour invités de dangereux révolutionnaires...

La réforme du Code du travail ne fera pas loi

JEUDI, 3 MARS, 2016 L'HUMANITÉ


Photo : CGT

Le projet El Khomri doit être retiré. Non pas reporté, retiré. Son article premier suffit à le disqualifier, lui qui subordonne les droits et libertés des salariés au « bon fonctionnement de l’entreprise ». Il scelle la remise en cause historique, théorique, juridique d’un siècle entier de Code du travail.

Qu’est-ce que ce Code ? Qu’est-ce que la politique, sinon la mémoire qui informe l’action ? Ne jamais oublier. Et à gauche, se souvenir des désastres et des crimes, des vies brisées au nom du profit insatiable, pour cette « apothéose du coffre-fort » qu’évoque Balzac. Ne pas oublier, par exemple, que le Code du travail naît en 1910 après l’horreur de Courrières, dans le Pas-de-Calais. Après qu’en 1906, 1 099 mineurs avaient perdu la vie au fond des puits. Le patron exige alors que le travail reprenne immédiatement. Il stoppe la recherche des victimes. Cachez ces misères qui entravent l’entreprise. Et puis, douze jours plus tard, 14 survivants enfouis réapparaissent. Après des nuits de terreur et d’efforts. Miraculés. Enterrés vivants. Ouvriers morts avant d’être morts.

L’émotion est immense. Elle force à créer le ministère du Travail. Pourquoi ? Pour que ce ministère échappe aux diktats des employeurs et au ministère de l’Économie. Avec quel point d’appui, quelle barricade juridique pour résister ? Le Code du travail.

L’inverse est à l’œuvre : le ministère de l’Économie règle de nouveau la politique du ministère du Travail, réduit à n’être que son DRH.

Notre choix de civilisation fut depuis Courrières d’adapter le travail aux humains et non pas les humains au travail. Quand F. Hollande veut « adapter le droit au travail aux besoins des entreprises », il écrit l’histoire à l’envers.

Cela boostera l’embauche ? Par ordonnance, de 2004 à 2008, la mission Combrexelle a passé le Code du travail à l’acide, supprimant 500 lois, le réduisant de 10 %, en prétendant le simplifier. Cela n’a pas créé d’emploi.

Dans le contrat de travail, il y a inégalité. Le salarié subit un « lien de subordination juridique permanent ». C’est pourquoi il existe une « contrepartie » : un code spécifique. Les lois du travail sont, et doivent rester, universelles, car elles sont attachées aux droits humains, quelles que soient la taille de l’entreprise, sa spécificité, sa branche. Elles doivent l’emporter sur les contrats d’entreprise particuliers, les accords d’entreprise particuliers, les dérogations. C’est ce que garantissent la Déclaration des droits de l’homme de 1948, la charte européenne des droits fondamentaux de 1999, les conventions de l’OIT en leurs nos 81 ou 158.

Le droit du travail doit être un garde-fou par rapport au droit de la concurrence et non pas piétiné suivant le libre cours de la concurrence.

En ne voulant plus de durée légale pour tous, en actant le règne des dérogations, les projets El Khomri, Badinter, Macron, cassent les relations de travail au détriment du corps humain, de sa santé, de la vie de famille et de l’emploi pour tous.

La notion de durée légale est de facto supprimée, les patrons en décideront, au cas par cas, le pistolet sur la tempe de leurs salariés. Les syndicats majoritaires (élus avec un quorum !) pourront même être court-circuités par les syndicats minoritaires qui auront le droit d’en appeler au patron pour qu’il monte un référendum à ses ordres. C’est le come-back de l’employeur-maître !

La commission Badinter en finit d’ailleurs avec un Code du travail spécifique et le remplace par un mixte avec le Code civil, où les contrats commerciaux et les statuts d’indépendants sont mis sur le même plan que l’ex-contrat de travail. Dans ce texte, la « personne » remplace le salarié. Le salarié est traité comme l’indépendant. Et demain quoi ? L’ubérisation généralisée ? Pas d’horaires ? Pas de Smic ?

On comprend que les jeunes s’indignent. Que leur promet-on ? La précarité en début, au milieu et en fin de vie active. L’avenir bouché, interdit. Des jeunes méprisés au travail.

Que permettra la loi El Khomri, avec un simple accord d’entreprise, facile à arracher grâce au chantage à l’emploi ? Fini les 35 heures, les heures supplémentaires seront compensées et non plus majorées : on travaillera plus pour gagner moins. Il sera possible de travailler 12 heures par jour par « simple accord ». Le repos quotidien de 11 heures pourra être fractionné. La forfaitisation par accord individuel pourra aller au-delà de toute durée maximale, y compris 48 heures et 60 heures. L’annualisation du calcul des horaires se fera sur trois ans ! Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié aura « le droit » d’y renoncer pour de l’argent. Un apprenti pourra travailler 40 heures. Il n’y a même plus d’âge plancher pour le travail des enfants, lesquels dès 14 ans sont moins protégés contre les chutes ou les machines dangereuses. Trois CDD de suite sont autorisés au lieu de deux. Payer à la tâche sans référence au Smic ne sera plus interdit. Il n’y aura plus de plancher de 24 heures pour les temps partiels. Le patron décidera quand commence la semaine, de sorte qu’il évitera la majoration du dimanche. Les femmes seront les plus pénalisées.

Le Medef a coécrit ce projet de loi. Il lance d’ailleurs une pétition pour le soutenir.

Si ses profits et dividendes baissent, l’employeur pourra modifier les horaires à la hausse et sur une année les rémunérations à la baisse. La loi Warzmann l’autorisait pour un an, la loi Sapin plus encore, la loi El Khomri abaisse les possibilités pour les salariés de le contester.

La médecine du travail, les prud’hommes, l’indépendance de l’inspection du travail, les institutions représentatives du personnel sont laminés. Les licencieurs abusifs verront leurs condamnations baisser.

À quoi sert de faciliter les licenciements ? À faciliter les licenciements ! Pas à faire de l’embauche. Ce projet de loi vaut déclaration de guerre à 18 millions de salariés.

Le gouvernement entend repousser la présentation de cette loi, ce recul doit déboucher sur le retrait. Ensemble, nous appelons les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi, les précaires, les féministes, à rejoindre ce mouvement qui monte et qui exige le retrait de la loi El Khomri. La réforme du Code du travail ne fera pas loi.

Cent ans durant ce Code a été construit pour que les salarié-e-s échappent à la dictature de la rentabilité à courte vue. C’est un Code exceptionnel, une œuvre juridique rare, faite des luttes, des sueurs, des larmes, des grèves, des manifestations, bref de toute notre histoire sociale. Certes, on peut le modifier, le fortifier, renforcer les droits des salarié-e-s, rien n’est intangible. Nous allons d’ailleurs faire ensemble des propositions. Mais nul comité de technocrates ne peut, entre soi, hors du monde, le réécrire seul, tant il est le fruit, dans ses mille détails, des rapports de forces sociaux. En cela, le Code du travail est l’indice de mesure de la qualité d’une civilisation.

Texte collectif

Premiers signataires : Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT, Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, Noël Daucé, secrétariat national de la FSU, Gérard Filoche, membre du BN du PS, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, William Martinet, président de l’Unef, Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic, Danielle Simonnet, coordinatrice nationale du PG






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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 18:42

Les représentants syndicaux des différentes Organisations de HOP!Régional, ont enterré la hache de guerre, déterrée, comme souvent d'ailleurs, à l'issue des dernières élections professionnelles. C'est bien, c'est même très très bien! Contrairement à ce que certains pensent de mes positions, parfois retranscrites içi, ce n'est pas tel ou tel syndicat qui attire particulièrement une ire souvent bien compréhensible, non, il s'agit plus du comportement individuel de certains "personnages" aigris, à l'ego inapproprié (définition d'ego inapproprié: "quand on veut péter plus haut que son cul"... on se fait des trous dans le dos, ajouterai-je) ou défendant avec leur mandat leur seule situation personnelle. Je reste et resterai toujours un vrai partisan de l'Union Syndicale (voir l'excellent exemple de la mobilisation de tous PN compris devant l'Assemblée Nationale, jeudi dernier). De l'Union, pas de la dilution, je précise.

Voiçi donc deux choses:

- Un tract de l'union syndicale (inter-syndicale, ça ne veut rien dire...) avec un grand merci pour une réactivité exceptionnelle, liée surement à la colère, de tous.

- Une déclaration des élus Front de Gauche. Lisez, même si vous n'êtes pas fan du FDG. Vous verrez à quoi ont servi les subventions d'aide au entreprises... Je vous dis ça car vous fûtes nombreux et nombreuse à régir aux déclarations des élus Bretons concernant leur soutien au site de HOP!Britair. Ne vous laisser pas défavorablement influencés ou perturbés par des déclarations politiciennes faites à la veille d'échéances électorales. Ils seraient capables de vous promettre la lune (le mètre-étalon en la matière étant aujourd'hui à la tête de l'état). Je pense que nos collègues de DB ne sont pas dupes et qu'ils resteront vigilants. Je crois que l'on peut leur faire confiance.

Arrêtons donc de regarder dans la gamelle de l'autre. Nous sommes tous des salariés, tous dans la même galère. Après l'union des syndicats de Régional, l'union avec les syndicats de Britair?

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 21:56

J'avais décidé il y a quelques temps, de ne plus répondre, de ne plus commenter les comportements des "responsables" des autres syndicats, plus précisément du SMNSAC et de la CFDT. Je pensais, et pense, quand même, toujours que c'est une perte de temps et d'énergie.

"Il y a des limites à tout". Enfin, c'est ce que je croyais. Or, force est de constater qu'il y a au moins deux domaines où cet adage ne s'applique pas: la connerie, j'aurai dû y penser, et la malhonnêteté, j'y ai pensé, mais là, on atteint des sommets.

Rappelez-vous. Il y a maintenant quelques années, a été négocié un accord dit "accord Check "C"". Pour les étrangers à la maintenance des avions, la Check "C" correspond à l'entretien lourd des appareils, en complément des Check "A" qui elles, comprennent les visites plus légères. En pratique, si les secondes immobilisent l'aéronef durant une vacation de travail (fractionnées parfois sur plusieurs nuits), les premières sont de l'entretien bloqué sur plusieurs jours.

Les négociations avaient été ouvertes par la direction. Cet accord "largement écrit par la CGT Régional (pas HOP! à l'époque)" dixit les représentants de la direction (si, si..), avait été signé par le SMNSAC et la CFDT, entre autres, pas par le CGT.

"Ah" me direz-vous "comme d'habitude!" Vous vous fourrez le doigt dans l'oeil, mes bons, victimes conscientes ou inconscientes de la propagande des précédemment cités. A ce niveau là, ce n'est pas le doigt, mais le bras qui vient remplacer votre globe oculaire!

En effet, les temps étaient autres, la pression sociale presque inexistante, et donc, nous avions fort logiquement conclu que cet accord n'allait pas assez loin dans l'intérêt des salariés et que, donc, il n'y avait, bien que ce texte était, je re-cite les mêmes sources "le bébé de Joël" (et je rajouterai de Jean-marc), aucune raison d'y apposer cette signature. Constants dans les positions: c'est une avancé significative, on signe, ca ne l'est pas, on ne signe pas.

Les "autres" se sont bien foutus de nous. Donc "ils" signent. Sans vraiment tout comprendre car certains de ces "responsables" viendront même demander à nos Camarades des explications sur la construction du forfait faisant partie du document.

Jusque là, tout va bien. Rien qui ne constitue des summums de malhonnêteté. Je suis d'accord.

2013, création de HOP! Ça se tend...

2015, audit du cabinet BCG (tu parles d'un vaccin!!). Là, ça ne se tend plus, ça se crispe..

Revient, sur le tapis, la re-négociation de l'accord ce dont duquel je cause (si c'est français, je le tiens de San Antonio, plus précisement de son adjoint).

Les élections sont passées par là, la précision est utile. Le SAC et la CFDT font "alliance pour réussir". La réussite est totale: la CFDT n'est plus représentative.

La CGT signe l'accord check "C". Arrêtez de vous marrez! Oui, ils signent.

Pourquoi? 2013, 2015, une situation sociale, économique, totalement différente. Moins d'avions, réductions des coûts, augmentation de la productivité réclamée par le cabinet "vaccin Bilé de Camette & Guérin" (je vous jure que c'est le nom du BCG), l'intérêt des salariés ne se situe plus au même niveau. Il est essentiel de préserver l'existant, afin que la direction ne dénonce pas l'accord de façon unilatérale et n'applique "le minima". Danger, pourquoi? Parce que:

- Les horaires de travail sont imposés par l'employeur (influences sur la rémunération)

- les plannings sont imposés par l'employeur, après avis (consultatifs, je le rappelle) du CHSCT.

- Les temps de pause, les temps de déshabillage etc... peuvent être ramenés au strict conventionnel. Lisez donc ceçi (c'est un lien, je ne sais pas si ça se voit..)

Voilà juste pour l'essentiel.

Le risque était donc, de voir les salariés affectés à cette activité, perdre, perdre beaucoup! Donc, la CGT HOP!Regional a signé cet accord dans l'intérêt des salariés, fidèle à ses principes.

Et ce n'est pas un passage sur le "respect des horaires de travail et de pause" qui l'aurait fait changer d'avis, puisque ces "respects" font partie du contrat de travail de tous salariés et n'ont pas besoins de figurer dans un accord pour être applicables.

Voilà un bref résumé des faits.

Passons à la malhonnêteté, ça sera court mais intense.

Figurez-vous qu'un "responsable" d'un syndicat non-représentatif, qui donc, ne négocie plus et qui n'a que le droit et le pouvoir de signer des autographes auprès de ses admirateurs, déclare à qui veut l'entendre "Comment avez vous pu signer cette merde".

Si, si, les mêmes qui ont participé et signé l'accord d'origine, brocardant à l'époque les positions de la CGT, le qualifie aujourd'hui "d'accord de merde".

Il s'agit peut'être d'une crise d'amnésie.

Vous voyez, je lui trouve encore des excuses...

Check C
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 22:49

Je dois être le dernier à relayer cette information, peu importe.

J'en profite pour adresser un salut aux malfaisants qui racontaient dans le hangar de Clermont-ferrand que " la plainte n'aboutirait jamais car le secrétaire du CE (le successeur du voleur) ferrait tout pour enterrer la procédure".

Eh ben, pour une procédure qui n'aboutit pas...

Je vous adresse donc un salut, messieurs les malfaisants, que je décomposerais ainsi:

- la main gauche vient rapidement frapper la base du biceps du bras droit, à la limite de la fosse cubitale.

- Dans le même temps, le sus nommé se plie comme propulsé par l'intervention du membre opposé et le poing se ferme.

Essayez, vous verrez!

Essayez aussi de comprendre que, malgré les amitiés passées et trahies, quand on porte des valeurs et qu'elles mènent vos actions, les attachements du passé ne sont plus, tout simplement.

Il en va de même dans la conduite de la défense des intérêts des salariés.

Des valeurs. Ca vous parle?

Le communiqué du bureau du Comité d'Entreprise:

Le 7 mai 2015 a eu lieu au Tribunal Correctionnel de Nantes, le procès qui opposait le CE et l’ancien Secrétaire Joël NOTIN
concernant le détournement d’un montant total de 164 366€.

Ses faits se sont déroulés pendant la période d’avril 2007 à avril 2011.

La justice lui a demandé de s’expliquer sur les faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à :

- 18 mois de prison avec sursis.


*Pour rappel, dans cette procédure de détournement de fond,
le CE a gagné son procès contre la Caisse d’Epargne qui a été condamnée à rembourser la somme de 80 000€.


Le Bureau du CE

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:26

Un de nos Camarades nous a fait remonter deux questions « majeures » à mon avis, (dont l'une au moins nous interroge...), quand aux positions tenues par la CGT HOP!Régional sur l'accord "réduction des coûts".

« Pourquoi la CGT HOP!Regional a t'elle refusé de signer l'accord sur la réduction des coûts ? ».

Reprenons un peu l'histoire et ce qui a conduit à la non-signature de cet accord.

Lionel Guérin vint présenter le projet PRF aux élus de Régional à l'automne 2013.

La création du Pool Régional Français fait partie du plan Transform mis en place par Air France pour diminuer les pertes abyssales de son réseau court et moyen courrier.

Il est essentiellement basé sur une réduction drastique des coûts dans tous les secteurs de la compagnie.

L'esprit « groupe » est alors appliqué par la direction d'Air France et cette mesure est alors étendue aux filiales et ce dans les mêmes proportions que celles de la maison mère, à savoir -15%, cet effort financier se portant principalement sur les salariés au travers de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail. C'est le premier désaccord de fond avec la direction de HOP ! Et celle de notre compagnie.

Pourquoi ?

Les présentations faites par Lionel Guérin, montrent très clairement que, pour ne parler très égoïstement que de Régional, les « pistes » d'économie ne se trouvaient pas seulement sur le « dos » des salariés. Loin de là!

Notre avis était qu'il y avait bien d'autres options à exploiter pour diminuer nos coûts de fonctionnement, la première et la plus évidente se portant sur l'exploitation de nos avions.

Certes,mais, qui maîtrise l'attribution des lignes, la construction du réseau, le mode de répartition entre les affrètements et franchises, en gros, qui dirige? Certainement pas la direction de Régional, mais bien celle d'Air France, vous l'avez évidemment compris.

De plus, vous vous rendez bien compte, salariés de Régional, que les « avantages » sociaux, les conditions de travail, sont sensiblement différentes entre vous et les salariés d'AF. (encore que, il y a depuis, des choses à dire sur le sujet...

Pour reprendre un exemple que j'avais pris en Comité d'Entreprise, « Quand il fait -20°c, et que l'on demande aux gens de s'enlever un pull, la sensation de froid est différente selon qu'il en reste encore deux, ou que l'on se retrouve en chemise... » Devinez qui a la chance d'avoir encore deux pulls...?

Donc pour reprendre le « fondamental » de notre désaccord avec les directions : « il faut d'abord regarder ou sont les pistes d'économie sur l'organisation de la compagnie avant de prendre dans la poche des salariés ».

La position de la direction fût à la hauteur de notre (dés)espérance et, le petit doigt sur la couture du pantalon, elle appliqua les consignes d'Air France pour qui il n'était pas possible de demander des efforts à SES salariés alors que ceux des filiales étaient épargnés.

Voilà pourquoi, il était totalement infondé pour nous, de signer le moindre accord sur le sujet.

Les signataires se présentèrent comme les « sauveurs de l'emploi », la direction ayant, dans son préambule à la négociation, évoquée la possibilité de recourir à des licenciements si aucun accord n'était trouvé.

Notre analyse sur ce sujet particulier était aussi différente, et les événements nous donnèrent raison. La mise en œuvre du PSE au siège de la compagnie, la construction en parallèle de HOP ! causant déplacements et mise à disposition de nombreux salariés fit qu'il devint mathématiquement impossible de se séparer du moindre salarié, au point que, depuis, des recrutements extérieurs ont même été nécessaire.

Les signataires de l'accord n'avaient pas pris en compte la réalité de la situation et ont cédé au classique « chantage à l'emploi » arme habituelle de nos patrons dans les négociations.

En résumé, pourquoi n'avons nous pas signé l'accord sur la réductions des coûts ?: Parce qu'il n'apportait rien, ni aux salariés, ni à la compagnie.

Seconde question : "Pourquoi refusez vous de signer le CET (Compte Epargne Temps) ?"

La réponse va être extrêmement courte, car elle est dans la question : nous n'avons jamais refusé de signer un accord sur le CET, et ce pour une excellente raison, il n'existe pas...

Et pourtant, nous fumes la première organisation syndicale à proposer l'ouverture de discussions sur ce sujet. Seulement, pour discuter, il faut au moins être deux (à moins de souffrir de certaines affections psychiatrique, dont je m'enorgueillis de souffrir quand je suis satisfait de la cuisson de mon omelette), et la direction resta longtemps sur une position de refus.

Il n'y a que récemment, que pour forcer la signature de l'accord sur la réduction des coûts, elle fit miroiter aux naïfs l'ouverture de négociations, ultérieures... (Pour mémoire, elle avait promis d'ouvrir les discussions en début d'année 2015, nous sommes bientôt mi-2015).

La suite. Si ces négociations s'ouvrent réellement, nous y participerons, c'est une évidence, mais il ne faut pas attendre, de notre part, une signature pour une signature.

Notre position est toujours la même : si l'accord est favorable aux salariés et qu'il constitue une avancé sociale, nous le signerons. Si ce n'est pas le cas, nous expliquerons pourquoi il ne nous convient pas et consulterons nos adhérents.

Donc, en résumé, nous sommes POUR les négociations sur le CET.

A conditions que la direction les ouvre...

Par contre, interrogateur anonyme, il faudrait que tu retournes voir le "malfaisant" qui t'as raconté que la CGT refusait de signer un document qui n'existe même pas, te faisant passer, au mieux pour un naïf mal informé, au pire pour une grosse tanche.

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