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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 20:42
Et tout ça pour ça...

Et voilà.

Le 6 mars dernier, la CGT HOP ! déclenchait le processus de conflit. Héritage « social » de la fusion entre les trois compagnies Airlinair, Britair et Régional, le processus dit de « veille sociale » en vigueur dans la compagnie Bretonne était censé donner aux partenaires sociaux, le temps de négocier avant un éventuel mouvement de grève.

C'est une forme « d'obligation à négocier » qui, il faut bien le dire, à totalement disparu dans le transport aérien du fait de la loi Diard, en effet, l'obligation faite par cette loi aux grévistes de se déclarer 48heures avant de cesser le travail, devait servir à permettre l'ouverture de négociations. Or, la réalité est bien autre, et ces 48 heures sont seulement mis à profit pour déployer des dispositifs de remplacement des salariés en grève.

Le dispositif de « veille sociale » prévoit donc, deux réunions entre les Organisations Syndicales qui sont à l'origine de la mise en œuvre du cette procédure, la CGT HOP ! et l'UNAC, dans le cas qui nous concerne aujourd'hui, et la direction.

Ces réunions se sont tenues, la seconde lundi dernier.

Nous ne pouvons que constater, avec regrets d'ailleurs, que la direction ne répond à aucune de nos revendications.

Ah si, il faut reconnaître, concernant l'activité de la compagnie : « nous vous garantissons 70 charges (avions, pour faire simple) pour le programme hiver 2017...si nous avons les pilotes ».

Il vaut mieux en rire, car c'est bien le sujet principal sur lequel nous avons interpellé la direction depuis le début de cette « hémorragie » de chauffeurs d'avion vers Air France, notre propriétaire.

Je rappelle, pour ceux qui n'auraient pas lu nos dernières publications, les revendications de la CGT HOP !:

  • Définition d'un périmètre d'activité de la compagnie HOP ! au sein du groupe Air
    France

  • Présentation d'un business plan.

  • Devenir du secteur Turbo-propulseur

  • Mesures concrètes concernant l'amélioration des conditions de travail et la
    gestion des RPS

  • Négociation des futurs accords collectifs dans une véritable démarche
    d'harmonisation sociale

En fait, tous les points découlent du premier !

Quelle est la place de HOP ! dans le groupe Air France.

 

La main-mise d'Air France

Pour les salariés des trois ex compagnies, Airlinair, Britair, Régional cela fait plus de 10 ans que « ça dure » !

10 ans de déclarations d'intentions, pour arriver à cette fusion, que je juge, ratée.

En fait, Air France ne s'occupe de ses filiales que lorsqu'elle y trouve SON intérêt, et seulement le sien.

C'est une tradition des dirigeants, des cadres et des syndicats de cette compagnie : « seuls nos intérêts comptent ».

Ainsi quand l'activité à Toulouse et à Marseille fut reprise par Air France, Régional fut tout simplement retiré de ses bases et les compensations financières accordées furent loin, mais alors très loin de combler les pertes d'exploitation de la filiale.

« Nous offrons des postes de PNC à celles de vos hôtesses qui souhaitent rester chez elles à Marseille et à Toulouse ….Naturellement, elles passeront les sélections et seront incorporées sans aucune ancienneté ». « Vous comprenez la chance et l'honneur que nous leur faisons d'incorporer la compagnie nationale, quand même »

En fait, la vérité, c'est que le plan « base province » initié par les dirigeants de cette compagnie, se trouvait contrecarré par le manque de volontaires chez les PNC d'Air France, la modification de leurs conditions de travail qu’entraînait cette mutation n'attirant pas les « masses ».

Air France ne faisait donc de cadeau à personne, les organisateurs de ce plan avaient simplement besoin de monde pour lancer la première de leur base... Marseille.

Une fois que le bouche à oreille eut fonctionné, et que les effectifs furent au complet, personne n'avait plus besoin des Toulousain(e)s de Régional qui avaient pourtant réussit les sélections. Elles attendent toujours...

Pendant des années, Air France s'est servit des filiales pour, soit « défricher » des lignes, soit les faire effectuer en affrètement à des coûts tels, qu'ils mettaient en danger la survie économique des entreprises.

Les dirigeants, les cadres, les Syndicats d'Air France dirigent et tentent de sauver Air France, le reste (les filiales) ne sont que des faire-valoir et cela fait bien longtemps que cela dure....

 

Air France manque de pilotes :

Aujourd'hui, c'est des pilotes dont Air France à besoin.

Une fois de plus, (encore), c'est au manque d'anticipation des cadres dirigeants que nous devons cette situation. Ces mêmes cadres dirigeants qui étaient capables de dire à la veille de la décennie « les low-cost ? Pffff, ce n'est qu'un épiphénomène ». Ben l'épi, effectivement, il est phénoménal !

Rassurez vous, en excellents politiciens-technocrates, ils vous expliquent avec le même aplomb frisant la plus totale mauvaise foi, qu'en fait, vous n'avez rien compris, le marché évolue, à l'époque cela était vrai... etc...etc.... Ils n'auront de toutes façons jamais tord !

Donc, il manque des pilote chez Air France de part un manque total d'anticipation des besoins par ses dirigeants. « Qu'à cela ne tienne ! On va leur refaire le coup des bases provinces, et comme en plus, les chauffeurs d'avion ne rêvent que d'une chose, voler sur des avions toujours plus gros, nous ne risquons pas de manquer de volontaires.... signons donc un accord avec le SNPL et notre manque de prévoyance paraîtra une excellente mesure de carrière de salariés des filiales ».

Accord signé, l’hémorragie débute. Les conséquences n'ont pas tarder à se faire sentir.

Plus de pilotes pour les avions de HOP !

Déjà extrêmement fragilisé par une fusion précipitée, l'exploitation de cette toute nouvelle compagnies se retrouve gravement affecté.

La flotte diminue, diminue encore. Alors que la direction d'Air France jure ses grands dieux que nous sommes « un maillon essentiel » dans les plans sur l'avenir du court courrier d'Air France, il faut bien se rendre à l'évidence, si les un peu plus de 3000 salariés après fusion correspondent à une flotte de 75 charges, ce niveau ne pourra bientôt plus être maintenu...

 

Tout ça pour ça !

Voilà.... un an d'effort, un an de sacrifice, de pleurs, pour certaines, de véritables drames humains provoqués par les mobilités professionnelles et géographiques, et tout cela remis en cause parce Air France à besoin de Pilotes !

C'est quand même formidable : Air France est à l'origine de la fusion (on ne me ferra jamais croire qu'une telle décision ait pu être prise au seul niveau de la direction de l'ex holding HOP !...), Air France est donc responsable pour partie de ce que nous subissons aujourd'hui et c'est Air France qui est en train de « dynamiter » ce qu'elle a créer.

On marche sur la tête !

Tout cela pousserait plutôt à la rigolade, si des vies de femmes et d'homme n'étaient très largement, au minimum, perturbées.

Accords collectifs, RPS, fin de secteurs, maintien de la flotte : tout ces problèmes ont la même origine ! Tout, en fait, découle directement de notre place au sein de groupe Air France.

Pourquoi se mobiliser seulement sur les discussions en cours concernant nos accords collectifs, alors que même l'avenir de l'entreprise en en jeu.

C'est la raison qui a fait que la CGT HOP ! et l'UNAC ont déclenché ce processus de veille sociale.

 

Une direction perdue

Il ne faut pas s'étonner de voir la direction de HOP ! bien incapable d'apporter la moindre réponse concrètes à nos questions.

Nous y avons été habitués par la passé : les directions des filiales ne dirigent pas, elles sont aux ordres. Même si je leur accorde, par naïveté sûrement, au moins la volonté d'essayer, la décision finale appartient à la maison mère.

« Normale » me direz vous.

Certes, quand cela obéit à une certaine logique. Quand on « s'emmanche » dans la création d'une nouvelle compagnie, et que, dans le même temps, on lui enlève ses « bras », il faudra quand même m'expliquer la logique commerciale et opérationnelle de la manœuvre.

Il semble bien que les partisans de Transavia aient réussi à faire valoir leur thèse. En effet, c'est bien à cette compagnie que la direction d'AF souhaite transférer une partie de l'activité court et moyen courrier. Le projet de la voir opérer sur le réseau domestique est ancien, il avait été baptisé du doux nom de « Mimosas » et prévoyait le développement à partir de bases en province (et oui...) de lignes effectuées par cette soit disant low-cost.

Je dis « soit-disant » car cette compagnie n'a rien en fait d'une compagnie à bas coûts. Elle vit ses coûts au siège-kilomètre-offert (CSKO) très sensiblement impactés quand il fallut, après un accord avec le SNPL d'Air France, intégrer des pilotes d'Air France aux salaires d'Air France. Il y a deux jours, la presse relatait également l'augmentation générale des salaires des PNT de cette compagnie pour les amener, tous, au niveau de ceux de la compagnie mère.

Quelle logique commerciale et économique !

Tandis que l'on demande à l'ensemble des salariés du groupe des efforts, à grand coûts d'accords « réduction des coûts » (que certains par une naïveté coupable s'empressent de signer, imposant par là, des mesures d'économie totalement injustifiées aux moins bien lotis), on lâche des augmentations salariales aux seuls pilotes d'une compagnie qui n'a jamais, jamais gagné d'argent.

La précision est d'importance !

Des cadeaux au SNPL d'Air France et un avenir sombre pour le reste ! (PNC compris, ce qui est quand même formidable pour des gens travaillant, en fait, dans le même avion...).

 

Appel à la grève :

Cet exposé un peu long pour annoncer un échec, car la grève est un échec et je n'ai, personnellement, aucun plaisir à appeler les salariés à cesser le travail.

Pourtant, je vous assure que nous ne voyons aucun dénouement positif à la situation que vivent les hommes et les femmes de la compagnie.

Nous pensons qu'il y a une absolue nécessité à ce que les salariés de HOP ! montrent, enfin, leur colère devant ce monumental gâchis.

La CGT HOP !, l'UNAC et, je l'ai appris dans la journée, la CFDT et le SAC (mieux vaut tard que jamais), appellent l'ensemble des salariés de la compagnie à se mobiliser les 7 et 8 avril 2017.

 

Nous ne pouvons rester simples spectateurs de décisions qui mettent en jeu notre avenir !

Ne rien faire c'est accepter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 18:42

Dans la presse du week-end...

C'est vrai qu'à côté de "l'évènement" OM-PSG, la suppression de 2800 postes n'est pas grand chose. On ne doit donc pas s'étonner d'en avoir peu entendu parler:

Air France précise que 1800 des 2800 départs volontaires concerneront les personnels au sol... Et demanderait 4000 licenciements chez Alitalia

Comme on s'y attendait, c'est le personnel au sol qui devrait connaître le plus de départs volontaires chez Air France. Frédéric Gagey, le nouveau PDG de la compagnie l'a confirmé en marge du CCE. Les syndicats, de leur côté, attendent plus de précisions techniques avant de se prononcer. La CGT s'interroge de son côté sur la réalité de ce nouveau PDV en raison de la situation actuelle de l'emploi.

Parallèlement, le quotidien italien, "Il Messaggero", affirme qu'Air France exigerait la suppression de 4.000 emplois chez Alitalia accompagnée d'une réduction massive de la flotte qui devrait être divisée par deux. Toujours selon le quotidien, AF-KLM demanderait également le transfert en France des centres de gestion de la compagnie et une forte réduction des opérations à Rome Fiumicino. Air France propose à Alitalia de faire de Paris un hub fort vers une grande partie des destinations desservies par la compagnie française. Seuls les vols directs d'Italie vers l'Asie et les USA seraient conservés.

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Ah ben il doivent être content les salariés et les syndicalistes qui ont "signé" des augmentations de productivité pour permettre le lancement des bases province de Toulouse, Nice et Marseille.

Deux ans, et Hop, "merci Messieurs Mesdames, vous remontez à Paris":

Air France marginalise les bases de province

La deuxième version du plan Transform 2015 d’Air France, présentée le 31 juillet dernier, prévoit 2 800 départs volontaires. Le CCE qui se tenait aujourd’hui à Roissy-CDG a détaillé la répartition de 1 800 de ces 2 800 départs concernant les postes au sol et les escales. Ce plan de départs volontaires (PDV) devrait débuter le 28 février et s’achever le 21 décembre 2014. Resteront à définir les départs intéressant les navigants. Les résultats commerciaux espérés par les bases de province, créées l’an dernier, ont été décevants et celles-ci devront faire profil bas et adopter une saisonnalité plus marquée des dessertes. L’enjeu des bases de province était de résorber les sureffectifs en augmentant leur trafic. Les passagers n’ont pas été au rendez-vous, déjà sollicités par les low cost présentes. Le réseau moyen-courrier, très déficitaire, va donc être profondément remanié. "Il n’y aura pas de suppression de destination au départ de Roissy-CDG, nous assurait récemment Frédéric Gagey, Pdg d’Air France, mais des réductions de fréquences."

La CFDT demande une expertise

On sait que des transferts de ligne sont par ailleurs prévus à Orly comme en province vers Transavia, la low cost qui doit monter en puissance. Elle sous-traite son assistance en escale à des prestataires autres qu’Air France. Conséquence pour Air France, il n’y aura plus que sept avions à Marseille au lieu de onze ; cinq à Nice au lieu de six ; tandis que Toulouse garderait ses huit appareils. Sur le plan de l’emploi, cela s’accompagnera respectivement de 188, 104 et 90 suppressions de postes. Globalement, les suppressions portent sur 600 à 700 postes dans les escales, 600 postes à Roissy-Charles-de-Gaulle, une centaine à Orly, 300 dans l'activité fret et 100 dans les fonctions support. La compagnie nationale ne dit mot de la Corse pourtant source importante de pertes. Cette réorganisation doit s’accompagner, selon la direction, d'une meilleure organisation des services et du travail en fonction du caractère saisonnier de l'activité, notamment dans les trois bases de province, Nice, Marseille et Toulouse où un gain de 60 millions d'euros est ciblé. L’annualisation du temps de travail va être un enjeu majeur des prochaines négociations. A Marseille, des mouvements syndicaux avec un bref blocage de l’aéroport il y a deux jours avaient anticipé ces annonces. La CFDT a, pour sa part, décidé de demander une expertise sur les raisons objectives de suppressions de postes aussi importantes escale par escale, site par site.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 22:07

Voiçi un tract de nos Camarades d'Air France suite aux annonces au Comité Central d'Entreprise de vendredi dernier:

CGT Air France: Transform2015 deuxième acte

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:21

Emploi à Air France : les bases de province touchées

Les bases de province ne seront pas épargnées par la nouvelle phase du plan de restructuration Transform 2015, les syndicats annonçant que la compagnie aérienne Air France supprimera 188 postes à Marseille, 104 à Nice et 90 à Toulouse.

Alors que la compagnie nationale française réunit le 4 octobre 2013 un nouveau Comité central d’entreprise pour détailler la nouvelle vague de suppressions de postes, estimée à 2800 l’année prochaine, des premiers éléments ont été fournis hier aux syndicats par la direction. Le sureffectif concernerait environ 350 pilotes, 700 hôtesses et stewards et 1700 à 1800 personnels au sol, des chiffres qui seront bien sûr négociés – tout comme la répartition entre les différentes catégories de personnel et les conditions de ce nouveau Plan de Départs Volontaires (non-remplacement de poste, temps partiel etc.). Et comme l’avait annoncé le PDG d’Air France Frédéric Gagey, si les bases de province ne seront pas fermées, leur activité sera réduite.

Traduction selon les syndicats : la base de l’aéroport Marseille – Provence perdra 188 postes, celle de Nice – Côte d’Azur 104, et celle de Toulouse – Blagnac 90. Des chiffres qui ont poussé le délégué CGT Didier Fauvette à déclarer que « les bases sont mortes pour les salariés d’Air France », reprenant les mots du PDG qui affirmait qu’Air France « pouvait mourir » sans Transform 2015. La CFDT est plus mesurée : les chiffres du PDV sont « un peu trop gros », et « il doit être le dernier parce qu’on a atteint la limite de viabilité », estime Michel Salomon avant de s’interroger sur la possibilité de trouver suffisamment de volontaires au départ – et d’insister sur la nécessité de repenser l’organisation du travail, les chiffres avancés par la direction pouvant être retravaillés.

Air France : la tension monte

A la veille de la réunion du Comité central d’entreprise (CCE), la tension monte chez Air France. C’est en effet demain que la direction dévoilera le détail de son nouveau plan de départs volontaires qui concernera 2 800 salariés en 2014. Hier la CGT a diffusé un tract qui annonce une vague de suppression de postes dans toutes les escales de la compagnie aérienne. Le syndicat avance le chiffre de «90 postes» menacés pour la base de Toulouse. Cette base compte neuf Airbus à l’aéroport de Blagnac et permet de desservir treize destinations en vol direct depuis Toulouse vers l’Europe et le Maghreb. à la direction régionale d’Air France on réfute en bloc ces allégations. «Ce genre de déclaration n’engage que le syndicat CGT» lâche-t-on au siège toulousain de la compagnie. Dans ce tract, la CGT croit savoir que 188 postes seraient supprimés à Marseille, 104 à Nice, etc. «Le détail du plan de départs volontaires sera présenté aux partenaires sociaux ce vendredi» répète la direction d’Air France. Si aucun détail n’est encore connu, la base de la compagnie ne sera pas fermée comme l’avait évoqué un temps des rumeurs de presse. Le programme des vols pourra être ajusté en fonction de la fréquentation des différentes lignes. Concrètement, les lignes qui sont des succès seront maintenues voire renforcées sur les pointes estivales par exemple, les autres pourraient être allégées. Dans tous les cas, les départs de salariés se feront sur la base du volontariat. Sur les 2 800 suppressions de postes envisagées, le sureffectif concerne environ 350 pilotes, 700 hôtesses et stewards et 1 700 à 1 800 personnels au sol, selon des éléments fournis aux syndicats par la direction. La réorganisation affecterait principalement les bases de Marseille, Nice et Toulouse. Hier, le PDG d’Air France KLM a déclaré que sans ce plan d’économies baptisé Transform 2015 «Air France pouvait mourir». Le but est d’économiser deux milliards d’euros en trois ans pour ramener la dette de la compagnie de 6,5 milliards à 4,5 milliards.

Air France : le développement de Transavia inquiète les petites compagnies françaises

Le développement de la filiale à bas coûts d'Air France inquiète des compagnies françaises à vocation loisirs comme Europe Airpost ou Air Méditerranée.

La montée en puissance annoncée de Transavia, la filiale à bas coûts d'Air France, destinée à contrer les transporteurs low-cost comme Easyjet ou Vueling, inquiète les autres compagnies aériennes françaises à vocation loisirs. "La concurrence de Transavia, qui n'a pas de souci de rentabilité immédiate, est épouvantable. Leur développement nous inquiète. Il nous faut aller sur d'autres marchés", explique à La Tribune, Jean-François Dominiak, le PDG d'Europe Airpost, qui finalise un plan stratégique à trois ans. Même discours, plus virulent, chez Antoine Ferretti, le PDG d'Air Méditerranée : "Transavia tire le marché vers le bas. La présence de cette compagnie est anti-économique. Transavia, ça sert à quoi ? Cette compagnie perd de l'argent, cause des problèmes aux petites compagnies françaises et ne fait rien contre Easyjet".

L'Etat interpellé

Ces deux transporteurs ne digèrent pas le soutien d'Air France à cette compagnie qui n'a atteint l'équilibre économique qu'en 2012, pour la première fois depuis son lancement en 2007. Une situation qui a d'ailleurs poussé Air France à devoir recapitaliser Transavia en 2009 à hauteur de 30 millions. Début 2013, ces deux compagnies, mais aussi XL Airways, avaient d'ailleurs interpellé l'Etat sur cette concurrence jugée déloyale. Depuis son lancement en effet, Transavia, avec son modèle de commercialisation hybride (une partie aux tour-opérateurs, l'autre en vols secs auprès du grand public) est venue marcher sur les plate-bandes des autres compagnies travaillant avec les tour-opérateurs. Ce modèle est néanmoins appelé à évoluer vers un modèle essentiellement "B to C".

30 avions en 2016

Parmi les mesures supplémentaires annoncées par Air France pour atteindre l'objectif du plan Transform 20015, figure le développement de Transavia. Sa flotte doit passer de 11 avions aujourd'hui à 30 en 2015-2016. Alors qu'Air France va réduire la voilure à Orly, Transavia va utiliser ses créneaux pour desservir des destinations européennes.

Interrogé, François Bacchetta, le directeur général France et Benélux d'Easyjet fait état d'une "saine inquiétude". "Je considère toujours mes concurrents avec sérieux", explique-t-il. "Après, nous verrons en fonction du rythme du développement de Transavia. Nous, nous sommes installés. Easyjet est une marque forte. C'est très important pour vendre non seulement en France mais aussi à l'autre bout de la ligne. Sur Paris-Naples, la moitié des passagers viennent de Naples". Cet exemple n'est pas anodin. Attaquée par Transavia sur cette ligne, Easyjet a répondu en desservant Naples au départ de Roissy (le hub d'Air France) en plus de ses vols d'Orly. "Nous réagissons sur les choses qui nous paraissent importantes". Transavia est prévenue.

Quelques articles dans la presse concernant la suite de Transform2015.

Des annonces sont faites, en ce moment, au Comité Central d'Entreprise d'Air France.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 20:56

En "avant première" des annonces du Comité Central d'Entreprise de vendredi, une vidéo à regarder d'urgence:

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 10:24

Que va t'il donc se passer à Marseille, Nice et Toulouse?

La direction d'Air France ne cache pas sont intention de réduire de façon drastique les "coûts" du modèle imposé par l'ex-dirigeant de la compagnie.

La direction régionale d'Air France doit faire une annonce au personnel "Sol" de la base de Marseille le 12 septembre et selon des représentants de cette même direction, je cite "...(ces) annonces vont vous toucher émotionnellement".

Malheureusement, il semble bien que ce soit le personnel au sol qui subira le plus violemment les mesures de restructuration mises en place par les nouveaux dirigeants du groupe.

Quand on pense que c'est le SNPL, syndicat des pilotes, qui a pratiquement imposé à Gourgeon le plan bases provinces...

Aéroport Marseille-Provence : Air France en quête d'économies

Air France ne fermera pas la base de province qu'elle a ouverte en 2011 sur l'aéroport de Marseille-Provence. Alors que la crainte d'une fermeture revient en effet régulièrement avec insistance, la compagnie dément invariablement. Tout comme elle le fait à propos de celle de Nice, qui fut la seconde à voir le jour, début 2012 cette fois.

En revanche, il ne fait aucun doute que Marseille va devoir réaliser de sérieuses économies. Pourquoi ? "Parce qu'après la Corse, Marseille est l'escale la plus coûteuse de France", confie un conseiller de Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports. Puis d'ajouter : "Il ne s'agit pas de parler à la place du patron d'Air France, mais il y a un sérieux problème de productivité. Il est reproché à Marseille de ne pas avoir suffisamment contribué au plan Transform qui a pour but de restaurer la compétitivité du groupe". Des propos sévères, alors qu'une évaluation des bases de province, jugées de toute manière "coûteuses", est actuellement en phase d'achèvement. Air France ne dit rien sur son contenu, se bornant à préciser "que le résultat de l'évaluation des bases de Marseille, Nice et Toulouse devrait être évoqué dans le courant du mois d'octobre".

Ce qui pourrait découler de la démarche en termes de réorganisation et d'emploi inquiète la CGT, qui sur Marseille évoque "un dossier chaud". Mais l'inquiétude est en fait globale. "Il faut bien comprendre que le contexte est difficile. Il y a la crise et les bases, qui ont été un élément de réponse pour lutter contre la concurrence low cost, perdent de l'argent. Rien n'est définitif, mais nous nous attendons à ce que des décisions soient arrêtées dans le cadre du second volet du plan Transform", confirme un administrateur salarié CFDT. Dans une lettre adressée au Premier ministre "à propos de la compétitivité du groupe Air France", l'ensemble de ces administrateurs dresse un état des lieux plutôt affolant. "Certes, depuis 2012 le plan Transform 2015 se déploie à Air France et l'on pourra juger dans quelques mois si les mesures mises en oeuvre permettent le redressement effectif du groupe et assurent son retour à la profitabilité. Ce plan constitue un véritable challenge, sachant que les pertes d'exploitation se sont élevées à près de 500 millions d'euros en 2012, clôturant le cinquième exercice déficitaire de suite. D'ores et déjà, il est évident que de nouvelles mesures seront indispensables pour réduire les pertes des secteurs moyen courrier et cargo qui sont dans un état critique." Puis de juger : "La compétitivité de la compagnie n'a jamais été posée de manière aussi brutale". Retour à Marseille. Dans ce contexte, la base a-t-elle malgré tout conquis des parts de marchés ? La réponse est oui. L'an passé, avec plus de 3,2 millions de passagers transportés en 2012 grâce à la navette sur Orly et 30 destinations desservies en direct, l'effet base a induit 600 000 passagers supplémentaires. D'après nos informations, au terme de juillet, l'activité était en recul de 1,3 %. Un chiffre qui semble bien inférieur à ce qui a pu se produire sur d'autres aéroports. Preuve que malgré les reproches, Marseille n'est pas une si mauvaise place pour Air France.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 19:32

.... des patrons.

Et non, ce n'est pas une nouvelle affaire touchant la ,police de cette belle ville, bien qu'à mon avis, ça devrait le devenir, au moins concernant les donneurs d'ordre de ce qui c'est passé dans le tract de la CGT Air France de Marseille que je vous fait partager.

Je reprends après:

Ainsi, comme nous le constatons trop souvent, les "forces de l'ordre" viennent servir de bras armé à nos patrons. La loi Diard ne leur suffisaient pas, il faut avoir recours à la police.

Nous l'avions déjà vu à plusieurs reprises en particulier sur les aéroports parisiens, ou ces derniers n'hésitent jamais à pratiquer confiscations de badges, manœuvres d'intimidation, j'en passe et des meilleures. Nous pensions bien naïvement qu'il s'agissait de comportements normaux sous un régime de droite et espérions beaucoup suite au changement à la tête de l'état.

Force est de constater, et c'est ce que je pense personnellement depuis bien longtemps,que le pouvoir est au service du capital, un point c'est tout. Socialistes, UMP ou autres, le résultat est le même: d'un côté les salariés, de l'autre l'état et ses forces de répression.

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