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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 10:24

Que va t'il donc se passer à Marseille, Nice et Toulouse?

La direction d'Air France ne cache pas sont intention de réduire de façon drastique les "coûts" du modèle imposé par l'ex-dirigeant de la compagnie.

La direction régionale d'Air France doit faire une annonce au personnel "Sol" de la base de Marseille le 12 septembre et selon des représentants de cette même direction, je cite "...(ces) annonces vont vous toucher émotionnellement".

Malheureusement, il semble bien que ce soit le personnel au sol qui subira le plus violemment les mesures de restructuration mises en place par les nouveaux dirigeants du groupe.

Quand on pense que c'est le SNPL, syndicat des pilotes, qui a pratiquement imposé à Gourgeon le plan bases provinces...

Aéroport Marseille-Provence : Air France en quête d'économies

Air France ne fermera pas la base de province qu'elle a ouverte en 2011 sur l'aéroport de Marseille-Provence. Alors que la crainte d'une fermeture revient en effet régulièrement avec insistance, la compagnie dément invariablement. Tout comme elle le fait à propos de celle de Nice, qui fut la seconde à voir le jour, début 2012 cette fois.

En revanche, il ne fait aucun doute que Marseille va devoir réaliser de sérieuses économies. Pourquoi ? "Parce qu'après la Corse, Marseille est l'escale la plus coûteuse de France", confie un conseiller de Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports. Puis d'ajouter : "Il ne s'agit pas de parler à la place du patron d'Air France, mais il y a un sérieux problème de productivité. Il est reproché à Marseille de ne pas avoir suffisamment contribué au plan Transform qui a pour but de restaurer la compétitivité du groupe". Des propos sévères, alors qu'une évaluation des bases de province, jugées de toute manière "coûteuses", est actuellement en phase d'achèvement. Air France ne dit rien sur son contenu, se bornant à préciser "que le résultat de l'évaluation des bases de Marseille, Nice et Toulouse devrait être évoqué dans le courant du mois d'octobre".

Ce qui pourrait découler de la démarche en termes de réorganisation et d'emploi inquiète la CGT, qui sur Marseille évoque "un dossier chaud". Mais l'inquiétude est en fait globale. "Il faut bien comprendre que le contexte est difficile. Il y a la crise et les bases, qui ont été un élément de réponse pour lutter contre la concurrence low cost, perdent de l'argent. Rien n'est définitif, mais nous nous attendons à ce que des décisions soient arrêtées dans le cadre du second volet du plan Transform", confirme un administrateur salarié CFDT. Dans une lettre adressée au Premier ministre "à propos de la compétitivité du groupe Air France", l'ensemble de ces administrateurs dresse un état des lieux plutôt affolant. "Certes, depuis 2012 le plan Transform 2015 se déploie à Air France et l'on pourra juger dans quelques mois si les mesures mises en oeuvre permettent le redressement effectif du groupe et assurent son retour à la profitabilité. Ce plan constitue un véritable challenge, sachant que les pertes d'exploitation se sont élevées à près de 500 millions d'euros en 2012, clôturant le cinquième exercice déficitaire de suite. D'ores et déjà, il est évident que de nouvelles mesures seront indispensables pour réduire les pertes des secteurs moyen courrier et cargo qui sont dans un état critique." Puis de juger : "La compétitivité de la compagnie n'a jamais été posée de manière aussi brutale". Retour à Marseille. Dans ce contexte, la base a-t-elle malgré tout conquis des parts de marchés ? La réponse est oui. L'an passé, avec plus de 3,2 millions de passagers transportés en 2012 grâce à la navette sur Orly et 30 destinations desservies en direct, l'effet base a induit 600 000 passagers supplémentaires. D'après nos informations, au terme de juillet, l'activité était en recul de 1,3 %. Un chiffre qui semble bien inférieur à ce qui a pu se produire sur d'autres aéroports. Preuve que malgré les reproches, Marseille n'est pas une si mauvaise place pour Air France.

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