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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:25

Un peu d'actualités concernant notre beau secteur d'activité. Deux articles concernant l'augmentation de capital d'Alitalia et le meilleur pour la fin. Je ne publie içi que l'extrait de l'interview de Jacques Bankir parue hier dans Ouest France car elle n'est pas disponible dans sa version intégrale sur internet, mais pour l'avoir lu hier grâce à l'un de mes Camarades en déplacement Nantais, je vous asssure que ce n'est que du bonheur.

"Ah Jaaacques! Tu nous manque tu sais!". Comme quoi, ce ne sont pas les meilleurs qui restent.... N'empêche qu'avec un peu de recul, si notre ancien président n'avait pas un peu "tordu le bras" à AF quand à l'achat des Embraer190 pour Régional, dans quel état serions nous aujourd'hui... Déjà que ce n'est pas brillant.

Au niveau dirigeant, on est quand même passé d'un "visionnaire agité" à un "épicier". Utopiste, j'ai toujours eu un faible pour les visionnaires, les "marchands de tomates" ne me font pas réver, même avec un perroquet perché derrière la caisse enregistreuse...

Bonne lecture!!!!

Alexandre de Juniac: «Le plan de sauvetage d'Alitalia est incomplet»

Air France-KLM ne participera pas à l'augmentation de capital lancée pour sauver Alitalia de la faillite. Alexandre de Juniac, PDG de groupe franco-néerlandais, regrette que la direction de la compagnie italienne ait sous-estimé le volet financier du plan de restructuration. Il ne ferme toutefois pas la porte d'un partenariat dans les mois à venir.

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous décidé de ne pas participer à l'augmentation de capital d'Alitalia?

Alexandre de JUNIAC. - Rappelons d'abord pourquoi nous sommes actionnaires d'Alitalia et pourquoi nous avons partiticipé aux précédentes opérations. L'Italie est le quatrième marché d'Europe dans l'aérien. Il est très important pour Air France-KLM d'y avoir accès. Or cela n'est possible qu'à condition de s'appuyer sur une compagnie italienne puissante, dynamique et financièrement solide. Il n'a jamais été question de nous servir d'Alitalia ni de la mettre sous tutelle. Nous aurions souhaité faire avec Alitalia ce que nous avons su construire avec KLM pour le bénéfice de chacune des compagnies. Nous avons décidé de ne pas souscrire à l'augmentation de capital parce qu'un plan de redressement c'est un plan global, avec un volet industriel et un volet financier. Ce dernier aspect est clé pour que l'entreprise finance sa restructuration, se désendette et soit en mesure d'assurer son développement. Or nous constatons que la partie financière n'est pas au rendez vous.. C'est pourquoi, de manière logique, nous n'avons pas donné notre accord.

Les Italiens ont manifesté la crainte que vous vous réclamiez d'importantes suppressions de postes, que vous réduisiez l'importance du hub d'Alitalia à Rome… Quelles étaient vos exigences?

Nous n'avons jamais demandé de suppressions d'emplois. On a lu ici ou là que nous aurions voulu réduire Alitalia à une compagnie régionale ou même la détruire. Tout cela est absolument n'importe quoi. Nous n'avons jamais varié dans nos demandes formulées aussi bien dans l'intérêt d'Alitalia que dans celui d'Air France-KLM. Notre intérêt, c'est qu'Alitalia se développe.

Si vous aviez apporté votre aide aux dirigeants d'Alitalia, quelles mesures auriez-vous suggérées?

Nous avons depuis des années proposé notre soutien et notre expertise. Nous avons aussi demandé à avoir accès à des informations détaillées comme tout investisseur. On nous a refusé ce droit. Nous n'avons pas non plus été associés à l'élaboration, la construction et la mise en œuvre des plans. Pourtant, Air France-KLM est le seul des actionnaires d'Alitalia à exercer le métier de l'aérien et à avoir mis en œuvre un plan de redressement dans ce domaine. Il faudrait, comme c'est le cas dans les compagnies européennes aujourd'hui toutes confrontées à une crise sans précédent, réduire la voilure notamment dans le court et le moyen-courrier pour retrouver la compétitivité et les résultats. Sur le long-courrier où les synergies jouent à plein, il y a vraiment un potentiel mais il faut certainement faire une pause et attendre qu'Alitalia ait retrouvé une santé financière. Ce que nous avons déjà mis en place notamment sur l'Atlantique Nord avec Alitalia marche très bien.

Qui a aujourd'hui le pouvoir de faire avancer ce plan de restructuration?

Il y a des sacrifices à demander aux créanciers et notamment aux banques. Les actionnaires pour leur part ont déjà fait ces sacrifices. Nous-mêmes, nous sommes les premiers investisseurs. Nous avons investi 325 millions d'euros et il n'est reste rien puisque nous avons déprécié la totalité de nos actifs. Mais avons décidé de convertir notre prêt d'actionnaire qui nous permet de maintenir un niveau de participation important. Nous restons un partenaire stratégique d'Alitalia.

Dans les mois à venir imaginez-vous pouvoir nouer avec Alitalia ce partenariat qui a aujourd'hui achoppé?

Aujourd'hui, le management mène un plan industriel courageux et les pouvoirs publics ont été très engagés et très professionnels. Mais pour nous, comme vous l'aurez compris, ce n'est pas à l'ordre du jour. Si Alitalia parvient enfin à traiter ce volet financier, nous serons ouverts.

Air France-KLM lâche Alitalia : pourquoi c'est une bonne chose

Air France-KLM qui détient 25% du capital d'Alitalia devrait voir sa participation diluée à moins de 10%.Air France-KLM passe son tour dans le dossier Alitalia. Actionnaire à hauteur de 25%, le groupe français a annoncé officiellement ce jeudi qu'il ne participera pas à l'augmentation de capital de 300 millions d'euros de la compagnie italienne décidée mi-octobre. "Air France-KLM ne souscrira pas à l'augmentation de capital", a indiqué le groupe dans un communiqué. Les actionnaires actuels avaient jusqu'à minuit pour donner une réponse. Celle-ci n'a pas été décalée au 27 novembre pour permettre à Air France-KLM de revenir sur sa décision, comme l'avaient indiqué certains articles de presse. "Il s'agit, une fois la date limite atteinte pour les actionnaires actuels, d'ouvrir une période complémentaire pour permettre à d'autres actionnaires de participer à la recapitalisation. Cela n'a rien à voir avec Air France-KLM", explique un proche du dossier. Ce mercredi, les représentants du groupe tricolore au conseil d'administration d'Alitalia ont voté contre le plan de restructuration du transporteur transalpin, pourtant amélioré par rapport à sa version initiale. Mais, l'absence de restructuration de la dette (plus de 800 millions d'euros), ne permet pas, dit-on à Paris, de revenir rapidement à la rentabilité. "En effet, même si le volet industriel du nouveau plan présenté par Alitalia va dans la bonne direction et reçoit le plein soutien d'Air France-KLM, les indispensables mesures de restructuration financière ne sont toujours pas réunies", explique Air France. Résultat, Air France-KLM va voir sa participation dans le capital d'Alitalia se diluer et passer en dessous de 10%. Fin octobre, le groupe a complètement déprécié sa participation, acquise en 2009 pour 323 millions d'euros.

Le bon choix

Air France-KLM fait le bon choix. Déjà mobilisé à redresser Air France, en difficulté, le groupe ne pouvait se mettre un nouveau boulet au pied. Quand bien même, les banques-actionnaires d'Alitalia avaient accepté de restructurer la dette, quand bien même le plan industriel de la direction ait été plus en phase avec celui d'Air France-KLM de réduire les capacités sur le moyen-courrier et de les maintenir sur le long-courrier (Alitalia voulait les réduire sur le moyen-courrier mais de manière forte et les augmenter sur le long-courrier), quand bien même, il aurait eu un rôle plus actif dans la gestion opérationnelle, ce dossier comportait un grand risque d'exécution. En effet, difficile à imaginer qu'Air France-KLM ait pu avoir les mains libres, que les politiques italiens cessent de se mêler des affaires d'Alitalia. La moindre décision difficile prise par Air France-KLM aurait pu très vite se transformer en débat national. A cela s'ajoute l'environnement, non seulement conjoncturel qui est très difficile de l'autre côté des Alpes, mais surtout structurel dans lequel vit Alitalia. Au regard de la puissance des compagnies à bas coûts comme Easyjet, et de la forte concurrence du train à grande vitesse sur le marché italien qui tire les prix de Trenitalia et de NTV à la baisse (en particulier sur l'axe phare Milan-Rome), il est difficile d'imaginer un avenir à Alitalia sur les vols courte distance. La partie est très également très compliquée sur le long-courrier, avec d'un côté le groupe Lufthansa, très puissant en Italie du nord, et de l'autre les compagnies du Golfe, notamment Emirates.

Marché compliqué

Cette concurrence s'inscrit dans une structure du marché très compliqué. En raison de l'éternel clivage entre le Nord et le Sud de l'Italie l'exploitation du marché italien est extrêmement compliqué pour une compagnie classique (organisé en réseau). Celui-ci s'organise en effet avec des flux de trafic affaires partants de Milan et des flux de trafic loisirs entrants par Rome.

L’ancien président de Regional critique le transfert de l’aéroport de Nantes

En cinquante ans de carrière, Jacques Bankir a dirigé plusieurs compagnies aériennes, dont Regional, basée à Nantes. Mardi, à Nantes, il participait à une réunion publique organisée par les élus opposants au transfert de l’aéroport de Nantes dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes. Très critique, l’expert estime que Nantes « se tire une balle dans le pied » en déplaçant son aéroport à 30 km au nord ouest de la ville. En effet, explique-t-il dans une interview à Ouest-France, l’intérêt de Nantes est d’avoir les meilleures liaisons possibles vers l’Europe des affaires. « Ces trafics d’agglomération à agglomération sont favorisés par un aéroport proche, commode, et bien géré comme c’est le cas à Nantes Atlantique ». Selon ce spécialiste du transport aérien, l’aéroport actuel, facilement raccordable au tramway, pourrait être amélioré pour 100 millions d’euros. « Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures… »

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