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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:08
Ils sont impayables!

Je vais vous raconter ma journée.

Aujourd'hui se tenait à Rungis, avenue de Villeneuve au siège de Hop! une cession ordinaire du Comité d'Entreprise. Si cette cession était, ordinaire, le reste de la journée le fut moins.

Ce matin, alors que je tentais après une nuit assez courte d'ingurgiter, sans en mettre partout, une corne de croissant dégoulinante de chocolat, mon attention se vit perturber par l'arrivée d'un collègue Délégué Syndical de l'UNSA, que j'aime bien, en fait. M'étonnant (mollement, mais cette mollesse serait un peu longue à expliquer car lié à un échange assez "intense" de mails la veille au soir avec l'UNSA, la CFDT et la direction), m'étonnant disais-je de cette présence alors qu'aucune réunion syndicale n'était programmée ce jour, je m'entendis alors répondre "je viens signer les accords". Ma chance (et la sienne) a été que le croissant sus-nommé avait déjà été avalé et donc dépassé l'entrée du tuyau conduisant à l'estomac, sinon, je pense que mon pauvre collègue aurait sûrement vu sa magnifique liquette-repassée-pour-la signature, assez généreusement constellée d'auréoles Van Houten.

"Mais, mon bon Didier", lui dis-je, "pourquoi cet empressement?" "Ben c'est aujourd'hui que la direction veut qu'on signe". C'est dans ces moments là que l'on est assez content d'avoir disposé son séant sur une chaise plutôt que sur un tabouret. En effet (moi ça me fait ça, vous je ne sais pas), la réception de propos inattendus a pour conséquence immédiate un mouvement d'inclinaison/effondrement du torse et c'est là que le dossier du mobilier entre de manière salvatrice en action. Ainsi donc, "c'est aujourd'hui que la direction VOULAIT que l'on signe".

Je rêve, j'hallucine, pincez moi, mordez moi, répétez lentement en articulant doucement! Vite, réflexe de multiples stages de managment "faire répéter son interlocuteur afin de s'assurer de la compréhension mutuelle de la phrase" Vous me dites, mon bon, qu'après près de 8 mois de négociations, disposant d'un texte que vous même estimez "à relire avant signature", c'est la direction qui donne le jour et l'heure à laquelle devront être paraphés les documents? C'est çà? J'ai bien entendu? Il y avait de la drogue dans le Cacao?

Didier, tu es en train de me dire, qu'après que la CFDT et l'UNSA aient envoyé un mail à la direction estimant qu'une journée de relecture n'avait pas été suffisante pour relever l'ensemble des points nécessitant corrections, éclaircissements et autres sur LE SEUL accord ADOTT, et que l'accord ASR (rémunérations) n'avait même pas été relu, tu viens, malgré tout, apporter la signature de l'UNSA aux accords? Je pensais, bien innocemment, que l'épisode de la signature de l'accord "réduction des coûts" chez Ex Régional vous avait pourtant servi de leçon! Vous aviez bien paraphé un accord avec la "promesse directoriale" de l'ouverture de négociations sur le CET? Ces négos ont elles un jour été ouvertes? Hein? Qu'est ce que tu dis? Non? ah bon.

Nous avions (oui, "avions") donné notre accord de principe sur la globalité des textes, car, nous les trouvions dans leur globalité, satisfaisants. Hors, "le diable se cache dans les détails", et c'est pour cette raison que nous souhaitions obtenir certaines précisions ECRITES, pas orales, une confiance prudente gouvernant nos relations avec notre direction. Il faut quand même se rappeler que nous "fréquentons" Mr le DRH "Sol" depuis bien longtemps, et que force est de constater que nos fonctions, nos histoires, font, qu'étrangement, souvent, nos interprétations de textes, d'accords sont pratiquement totalement opposées, c'est étonnant non? Il ne s'agit en aucun cas de malhonnêtetés mutuelles, non, certainement pas, nos intérêts sont justes différents.

Quelle mouche (qui a d'ailleurs la vie dure, car ce n'est pas la première fois) a t'elle piquée les représentants de la CFDT et de l'UNSA (les cadres de la CFE CGC ayant d'autres intérêts) pour se trouver "obligés" d'obéir aux injonctions directoriales et de "courir" aller signer les deux accords?? Pour mémoire, et cela n'arrange rien , je vous rappelle qu'à l'ordre du jour du Comité d'Entreprise figuraient: la présentation des comptes de l'entreprise (une paille!), l'intégration de Lyon Maintenance (re-paille), le sort de l'atelier roue de Lyon et divers broutilles ne méritant sûrement, d'après eux, qu'une oreille et une attention limitée, toute force devant être mobilisée vers le fait que "la direction veut qu'on signe"....

Donc, le CE a été interrompu pour la "cérémonie", les Kikis allant même jusqu'à se faire photographier pour immortaliser l’événement. La direction ne revenant pas, la séance du Comité a été levée.

"Mais si, nous pourrons toujours modifier les textes"

On m'a souvent qualifié de naïf-crédule. Mais alors, là ! Croire que la direction modifiera les textes, de la façon que nous souhaitons, alors qu'ils sont applicables car paraphés, je suis largement, très largement battu!!!

"Le texte ne sera pas applicable, nous irons en justice, si jamais les modifs ne sont pas prises en compte"

T'as raison, Toto! Tu me trouveras un juge qui te donneras raison alors que ta signature figure au bas du texte, signature donnant accord sur ce qui est écrit au-dessus...Je l'entends déjà « ben les gars, il ne fallait pas signer »

Aujourd'hui, 29 juin 2017, la CFDT, l'UNSA et la CFE/CGC ont signé les accords ADOTT et ASR.

J'espère de tout cœur que les salariés ne le regretteront pas....

C'était une bien "belle" journée.

Au fait, la butée était fixée au 4 juillet, si mes souvenirs sont bons.

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 20:47
L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

Historique, c'est bien le mot!

Certes, l'histoire courte de notre compagnie pipe un peu les dés, mais si je dis "historique", c'est bien que jamais dans l'histoire des trois ex-filiales d'Air France, Airlinair, Britair et Régional, un mouvement de grève n'avait recueilli une telle mobilisation.

Aujourd'hui, premier jour du mouvement: 

210 vols annulés en "préventif", 127 vols Hop! et 83 vols Air France (sur Roissy-CDG, les Embraer de Hop! sont affrétés par Air France). Pour remplacer les avions cloués au sol par les différents arrêts de travail, Hop! (ou Air France, ou Hop! Air France, ou les deux, ou les trois, on ne sait plus!!!), ont fait appel à des compagnies "externes" au groupe (et au pays aussi parfois, d'ailleurs): 50 vols ont été effectués par ce moyen. Enfin, 40 plutôt, puisque 10 ont été repris en propre par Air France.

En fait, nous sommes assez habitués, même en tant normal, à voir des avions plus ou moins exotiques voler sur des lignes Hop!. Nos clients ont pu encore récemment, sur le Lille-Marseille ou sur le Lille-Toulouse, apprécier le délicat accent Batave du personnel de cabine. Donc, oui, il n'y a pas besoin d'être en grève pour voir Hop! louer des avions chez d'autres, alors qu'elle en a et "des" qui ne volent pas.... C'est d'ailleurs l'un des sujets qui ont motivé notre mouvement.

A noter, la malhonnêteté de notre direction qui annonce à la presse un nombre d'annulation en rajoutant les Airbus d'Air France, alors que son personnel n'est pas concerné par la grève.. A moins, et celà ne m'étonnerai pas plus que ça, que nos deux compagnies aient brusquement fusionnées dans la nuit de jeudi à vendredi...  A vraie dire, peu importe, hypocrisie, malhonnêteté, nous y sommes régulièrement confronté, c'est juste une question d'habitude. Et puis, celà nous fera des arguments pour le tribunal quand nous irons réclamer l'UES avec Air France.

Comment ça? Vous semblez étonnés? 

Dites donc, cadres de toutes dimensions et dirigeants plus ou moins éphémères, vous ne croyez tout de même pas que, vous, la grande compagnie Nationale, celle dont les pilotes ont appris à voler aux oiseaux, vous allez continuer comme ça pendant encore des plombes à démolir votre, presque, dernière filiale aérienne, profitant des avantages de son exploitation, de la bonne volonté et de la souplesse de ses salariés!

20 ans que les différents pistonnés gouvernementaux, ou les "Camarades" de bancs de grandes écoles se succèdent à la tête du fleuron du transport aérien mondial (ce n'est pas de moi), et qu'ils se cassent les dents à essayer de le reformer. 

Il aura fallut moins de deux ans aux salariés de Hop! pour atteindre un "presque équilibre financier". Ca s'était juste avant que vous ne décidiez qu'en fait, Hop! représentait un excellent réservoir pour compenser votre manque d'anticipation concernant le recrutement de pilotes. Et voilà, nous y étions presque... En fait, celà fait presque vingt ans que "nous y sommes presque" et celà fait presque vingt ans que vos interventions ou celle du SNPL nous empêche de nous développer.

Je radote, je sais, cinquante fois que je répète cette histoire.

Tiens justement, elle m'en rappelle une autre en relation avec les répétitions. Je n'arrive plus à me souvenir le nombre de fois ou mes Camarades et moi-même sommes intervenus pour vous alerter sur ce que vivaient les salariés de Hop! Combien de fois! Combien de PV de Comité d'Entreprise aux passages entiers sur la souffrance des salariés? PNC, personnel au Sol. Dirigeants, vous avez volontairement minimisés nos alertes, pire, vous avez laisser certains de vos cadres continuer à se comporter de façons totalement inapropriées avec des salariés déjà en souffrance.

Alors, Patron, Patronne et petits mitrons, quand j'apprends, par un indiscrétion, que vous ne comprenez pas le "pourquoi" de ce mouvement de grève, je reste, quand même, malgré une expérience du sujet que certains me reconnaissent, comment dire.... "sur le cul". Vous me passerez la familiarité, mais j'avoue que l'expression s'avère tout à fait approprier pour exprimer et l'étonnement, et le "non, ce n'est pas possible", et le "oh! les malhonnêtes" (en fait, ce n'était pas l'adjectif auquel je pensais, mais un gros mot par page, ça suffit).

Comment pouvez vous être encore sincèrement surpris(e)s par ce mouvement??

Etes vous vraiment sincères? Je doute encore.

Et puis, mon innocence naturelle s'envole quand je prends connaissance de la deuxième petite phrase rapportée par "la fuite": vous auriez prévenu les grévistes qu'ils allaient " faire fuir les nos clients".

Alors là, je ne m'étonne plus, j'explose!!! Vous vous moquez de qui messieurs zé Mesdames??

Qui fait fuir les clients? Qui a mis en place le plan Recoverex à la suite de la fusion parce que la compagnie était incapable d'assurer avec sa nouvelle organisation, d'assurer la totalité des vols de la compagnie? Voulez vous que je vous rappelle (sans prendre les chiffres d'Air France) combien de vols ont été annulés de votre fait? Voulez vous que nous parlions des vols de deux heures effectués par des turbopropulseurs en lieu et place des jets? Voulez vous que nous parlions des annulations de vols parce que la Maintenance, en complète désorganisation, n'avait parfois pas une simple roue de rechange pour en remplacer une usée? Voulez vous que nous parlions des fréquences changées, des lignes annulées, des lignes affrétées par des compagnies "étonnantes"? 

Et vous osez, VOUS OSEZ, accuser les grévistes de faire fuir les clients!! Mais dirigeants sourds et aveugles, vous l'avez tellement bien fait que nous ne pourrons jamais faire pire!

Il me vient à l'esprit une citation Audiardesque, concernant ceux qui osent. Pour la même raison que précedemment, je nous épargnerai sa retranscription.

Les chifres du jour:

89% des PNC sont en grève. Sur les différents sites, une forte mobilisation à Morlaix (près de 200 personnes), rassemblement à Rungis d'une cinquantaine de personne, idem à Nantes, bonne participation (exeptionelle?) des salariés du siège malgré l'avertissement de dernière minute du représentant local des "Ressources inhumaines" qui ne peut s'empêcher de rajouter toujours son petit mot pour "titiller". Merci à nos Camarades de l'AGO (syndicat CGT de l'aéroport) et de l'Union Locale CGT.

A Clermont-ferrand, piquet de grève tenu par "l'homme du jour" (selon La Montagne) depuis 00:00 et ce, jusqu'à samedi 24:00. Pas d'information quand à la mobilisation, mais environ 80% de grévistes. Sur les escales commerciales (enregistrement, bagages aux aéroports), 80% sur Nantes, 100% à Lyon ou les renseignements généraux avaient interdit tout rassemblement... Donc, elles étaient deux, et devinez qui?

Sur les escales techniques, Nantes, Strasbourg, Orly, Roissy CDG, Bordeaux, Biaritz, Pau,Toulouse, Lannion, Brest, Rennes, Lyon, et j'en oublie, plus de 70% des techniciens avaient cesser le travail. Souvent, seuls les intérimaires assuraient la Maintenance. Nous n'avons pas les informations en provenance de Lille et il semble que les salariés de Lyon-Maintenance aient totalement cessé le travail aussi.

Un mail à été adressé au secrétaire d'état aux transports pour lui demander la médiation du gouvernement dans ce conflit.

Nous ne mesurerons pas le succès de ce mouvement au nombre de vols annulés. Nous ne nous faisons aucun espèce de plaisir sadique à compliquer la vie de nos passagers et de toutes façons a direction arrivera toujours à "arranger" les chiffres. Par contre, à leur place, je me poserai certaines questions....89% des PNC... 100% au sol dans certains secteurs..."ça cause", "ça indique", "ça signifie", non?

Une grève réussit...Et sans les pilotes!!

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:49
Conférence de presse suite à la grève chez HOP!

Bonsoir

Suite à l'annonce de notre mouvement de grève du 7 et 8 avril prochain, une conférence de presse se tiendra demain à 13h devant le siège de la compagnie rue de Villeneuve à Rungis (à deux pas de la gare RER C de La Fraternelle), avec la participation de Mme Lebranchu.

Si vos pas vous conduisent dans le coin....

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:57

Les commentaires à mes articles apportent souvent beaucoup.

Ils ont l'immense propriété, hors les insultes ou les congratulations qui, bien qu’aux conséquences opposées, ne parlent en fait qu’à l’égo (« on peut mieux tuer quelqu’un en lui prodiguant sans cesse des caresses » Bob Dylan.), ils ont donc, disais-je, la faculté d’éclairer le rédacteur, moi en l’occurrence, quand à la vision du lecteur sur le sujet traité. Ils peuvent mettre en évidence le fait que l’analyse, l’article, les réflexions ont « tapé à côté de la plaque ». Ils permettent donc de rectifier mon analyse sur le sujet.

Le dernier et l’unique commentaire suite à l'article sur la situation de l’entreprise en est un bon exemple

Il y a plusieurs choses dans ces quelques lignes qui amènent tout autant de réponses et de réactions. Attention ! il ne s’agit pas pour moi de « régler mes comptes » avec un commentateur anonyme, non, je vais essayer de répondre le plus précisément possible aux reproches qui sont fait à la fois aux personnes qui négocient, aux responsables syndicaux, et finalement à terminer par une mise au point sur un sujet, LE sujet qui me tient le plus à cœur et qui est en fait la raison de cette nouvelle publication.

Commençons par les négociations, et les reproches qui nous sont fait sur la façon dont nous communiquons sur ce sujet.

Avant toutes choses, une précision : suis salarié sur une escale technique de la compagnie et je crains que la vision de la situation sociale de l’entreprise, certes peut-être pervertie par l’isolement, ne me fait pas du tout partager l’analyse du commentateur.

« Il semble que la fronde gagne du terrain ». Pour moi, la révolte des salariés est ancienne. J’ai beaucoup de mal à croire avec ce que j’entends içi et là que la vision serait « jusque-là ça allait, mais maintenant ça suffit ». Je ne crois pas, je ne veux pas croire que des salariés aient pû être assez naïfs pour penser "jusqu’içi tout va bien". Nous étions lundi de la semaine dernière sur l’escale de Nantes, ou des sujets sur lesquels je reviendrai sûrement nous occupent. Nous sommes ensuite passés au siège d’ex-Régional. Toutes les personnes que nous avons rencontrées durant cette journée nous ont fait état des problèmes quotidiens pour faire, simplement, leur travail.

Toutes.

Pas un service n’échappe à cette constatation.

Pas un !

Donc, dire que c’est seulement récemment que la fronde gagne du terrain est, à mon sens, une erreur d'analyse. Ce que je pense, c’est que nous avons atteint les limites, limites physiques, morales, intellectuelles, qui font qu’aujourd’hui, ce n'est simplement plus possible. Ce n’est donc pas "une prise de conscience", mais un raz le bol devant une situation ancienne qui n'évolue pas. La fronde ne gagne pas du terrain. Le terrain est occupé par la fronde bien avant la fusion.

Donc, la grogne est bien ancienne, avant même la fusion que la plupart d'entre nous jugeait inévitable.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'écris que les salariés attendent beaucoup de ces négociations et que cette attente va bien au delà de la seule problématique d'unification des statuts collectifs : un « salarié à 2000 € » malheureux dans son travail, restera malheureux, après une courte période de satisfaction s'il devient « « salarié à 2200€ ». C'est un ensemble de critères qu'il faut satisfaire et les conditions de travail sont largement plus importantes que la rémunération, à long terme.

Par contre, dans l'exemple de cette fusion que je continue à juger « ratée », analyse personnelle mais largement partagée, le problème des rémunérations a une tout autre résonance. On dit « pépette » et l'on entend « justice », « récompense ». « Comment pourrai-je faire le même boulot que cet ex- XXXX, avec un salaire différent ? ». On ne parle souvent pas de montant mais de différence de rémunération.

Cette longue précision sur un court passage du commentaire pour appuyer la dernière partie de mon argumentaire...Tout à l'heure...

La communication.

Je, (je dis "je" parce que c'est un secteur de l'organisation à laquelle j'appartiens que j'ai en charge), communique tous les lundi sur l'actualité de la semaine, sauf quand il n'y en a pas (d'actualité), précision qui a son importance. On ne parle pas pour rien dire, on ne « remplit pas l'espace » pour le remplir. C'est un principe. Ca n'a pas toujours été le cas, mais maintenant c'est comme ça.

Lorsque les négociations ont commencé, nous avons pris la décision de ne communiquer que lorsque nous serions absolument certain que nous étions sur des points actés, confirmés, écrits. Il nous apparaissait totalement irresponsable d'écrire sur un projet en discussion. Il est en effet, et c'est la cas chez les PNC, extrêmement facile de "mettre le feux" avec des positions directoriales totalement inacceptables et de les présenter comme non négociables ou comme "vous vous rendez compte de ce qu'ils osent nous proposer!".

Voilà, notre parti pris de départ: « surtout ne pas rajouter des sujets d'inquiétude à des salariés qui souffrent dejà assez ».

Et ce, malgré ce qu'en pense la direction générale....

Nos adhérents et eux seulement, ce qui est à mon sens quand même un minimum aux vues de leur participation financière à la construction de leur syndicat, reçoivent donc l'actualité de nos négos et les grands points d'accords sur lesquels je prends d'ailleurs bien soin de préciser à chaque fois qu'il « s'agit seulement de relevés de positions et que c'est sur un texte, revu aussi, que nous jugerons, avec leur participation (celle des adhérents), de la possibilité d'avaliser ou non les propositions de la direction.

Donc, nous communiquons. Vers une partie seulement du personnel, mais pour reprendre une comparaison dramatique que l'on m'a fait un jour en mettant en parallèle une organisation syndicale et une assurance ( ce qui est peut-être le cas de certaines, mais pas de la notre...), quand on est assuré à la GMF, on ne demande pas, en cas de sinistre, à être indemnisé par Axa... Ou bien, lorsque l'on est pas assuré et bien on prend ses risques et ses responsabilités. (et on ne reçoit ni les lettres d'informations d'Axa ni celles de la GMF...)

Ce n'a pas toujours éte ma vision des choses mais sans tomber dans la vulgarité, et pour rester un tant soit peu correct "chat échaudé craint l'eau froide", « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse » etc … etc...

Par contre, et plusieurs salariés le savent, quand je suis interrogé lors de déplacements professionnels ou autres, je réponds toujours aux questions que l'on me pose, et ce, quelque soit mon interlocuteur (ce qui représente parfois un véritable effort, particulièrement quand on sait que la personne que l'on a en face de soi vous critique dès le dos tourné).

Les visites

C'est un reproche constant des salariés : « on ne vous voit jamais ».

Anecdote : « il faut absolument que vous passiez nous voir à XXXX, on ne vous voit que pendant les campagnes électorales. », « on est complètement délaissés » « personne ne s'occupe de nos problèmes ».

Ok, nécessité fait loi : on annule deux déplacements prévus de longue date, je pose un délégation un peu à l'arrache, d'autres s'arrangent avec leurs conjoints pour faire garder les enfants et, en avant ! Mails, annonces locales de notre passage. Résultat magnifique et extraordinaire : sur un service de près de 70 salarié(e)s, 1 personne est venue nous rencontrer. Sujet principal de son intervention : les machines à café, les prestations du Comité d'Entreprise.... Comment vous dire, l'envie que j'ai d'y retourner....

Attention, je ne dis pas que les actions « sociales » du CE n'ont pas leurs importances et ne justifieraient pas le déplacement d'élu(e)s, non, ce que je dis seulement, c'est qu'à la vue de la situation de l'entreprise, et à entendre les « appels au secours » des salariés, je m'attendais à autres choses.

Nous avons tous et toutes une activité professionnelle. J'ai toujours pensé qu'il était indispensable à un élu, à un mandaté, de ne pas se détacher complètement de la réalité du terrain, et donc, de ne pas devenir un « permanent syndical ». Il y en a dans toutes les organisations, la transformation des relations sociales dans les entreprises est la cause des « plannings de ministres » des élus et des mandatés. Dans le même temps, il faut donc que nous occupions aussi nos postes de travail afin, justement de ne pas être totalement « largués » et, pour certains, de garder leurs compétences sur avions, de rester au courant des évolutions des procédures, des logiciels etc... Celà limite aussi les disponibilités.

La compagnie est multi-site, encore plus depuis la fusion. Comment voulez vous que nous puissions rendre des visites régulières sur l'ensemble des sites!? De plus, les salariés sont exigeants, ils ne veulent voir que les Délégués Syndicaux ! Les autres, Délégués du Personnel, élus au CHSCT, « n'existent » pas : « on veut voir les chefs », sauf qu'à la CGT HOP ! il n'y a pas de chefs et les DS encore moins que les autres. Nous sommes dirigés par une Commission Exécutive d'une vingtaine d'adhérents seule habilitée à prendre les décisions finales. Les DS obéïssent. Donc, vous vous trompez de « cible » mes bons ! Un élu DP, CH ou CE peut répondre et traiter vos soucis de la même manière que nos Délégués Syndicaux, encore mieux parfois car eux sont moins occupés que certains de nos DS.

Et puis, les reproches envers les élus et mandatés ne devraient ils pas être adressés à la direction de la compagnie ?

Est ce les syndicalistes qui ont mis l'entreprise dans l'état que l'on connaît ? Dois-je rappeler la façon dont nous avons été traité à l'annonce de la création du Pôle Régional Français ? J'espère que ceux qui nous insultaient à l'époque sont satisfaits du résultat..

En conclusion et pour terminée, la réflexion qui me fâche vraiment dans le commentaire. Ainsi, j'aurai « besoin des non-adhérents » et je ferrai « ...appel à tous ». Ce qui me désespère dans cette remarque car c'est exactement le sentiment que j'ai ressenti en lisant, c'est que des salariés puissent encore penser que nous « recrutons des bras » !

Nous sommes en train de négocier des accords collectifs pour près de 3000 salariés et vous pensez encore qu'il est nécessaire de « rameuter » pour VOUS défendre !!!

Il y a encore des salariés qui pensent que nous devons « ratisser » !!!

Ce sujet capital ne concerne t'il que la petite dizaine de négociateurs toutes organisations confondues !

Pensez vous que nous avons besoin de ceux qui, aujourd'hui, ne se sentiraient pas concernés et qu'il faille donc obligatoirement aller les chercher, les prendre par la main ?

Il y a encore des salariés qui ne se sentent pas concernés ??!!

Mon cher, pour répondre à l'auteur du commentaire, mais je pense qu'il n'est pas le seul à penser ce qui est écrit, je ne milite pas à la CGT pour faire le « rabatteur » et ainsi, manipuler les consciences pour les amener à suivre des positions que j'estimerai bonnes pour eux (ou pour moi si l'on va un peu plus loin dans l'extrapolation), et ce quoi qu'en pense mes adversaires qui cumulent souvent provocation, erreurs de jugement et méconnaissance des gens avec qui ils discutent.

Si j'écris et si je prends tout ce temps pour expliquer c'est simplement, béatement peut-être pour informer justement les salariés qui ont choisis et c'est tout à fait respectable, de ne rejoindre aucune organisation syndicale sur la situation actuelle de nos discussions, du climat dans lequel elles se déroulent (ce qui est significatif de beaucoup de choses). Ce que j'écris c'est seulement ce que je peux dire !

J'informe. Que certains estiment que je ne dis rien est de leur responsabilité. J'explique en long et en large ce qui est entrain de se passer dans l'entreprise concernant l'avenir, mais "je ne dis rien" !

Jamais nous n'avons été dans une telle situation, j'explique, mais je ne dis « rien de concret ! » » « du blabla », en somme.

Vous voulez le projet d'accord de la direction sur l'organisation du travail? Pas de souci, je vous l'envoi sur simple demande sur l'adresse de contact. Lisez le bien, apprenez le par cœur et quand la version finale sera mise en application, si vous le voulez bien, nous en rediscuterons. Dans l'intervalle, vous aurez toutes latitudes pour critiquer les Organisations Syndicales qui « négocient de la m.... », « qui ne communiquent pas » « que l'on ne voit jamais ».

Donc, je ne fais pas monter la mayonnaise parce que j'ai besoin de « vous », j'écris parce que ça me détend, que ça m'économise une consultation chez mon Psy, que ça plaît à certains.

Mais c'est comme tout, on ne peut plaire à tout le monde, et franchement, ça me rassure !

Philippe Guégan-Benadel

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 00:23
Et si l'on se passait des syndicats?

L'anecdote date du 6 juillet dernier, mon bon, vous savez ce que c'est..
Je vous laisse lire, je vous proposerai remarques et commentaires ensuite.

Débrayage surprise du personnel d'Air France ce matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

La Dépêche 6 juillet 2016

Un débrayage surprise du personnel d'Air France a eu lieu tôt ce matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, entraînant une belle pagaille dans la zone d'embarquement et le retard de plusieurs vols.

Les agents du service client d'Air France débrayent

Ce mercredi matin, les agents du service client d'Air France ont cessé de travailler de 7h20 à 8h45 lors d'une assemblée générale spontanée, hors syndicats. Ce mouvement fait suite à l'annonce ce matin même de la sous-traitance de l'accompagnement d'enfants par la boîte toulousaine City One mais aussi face aux conditions de travail de plus en plus dégradés et aux cadences accrues dues aux départ en vacances pour la période estivale. 33 personnes ont pris part à ce débrayage surprise, soit 90% du personnel qui devait travailler ce matin.

Lors du cet arrêt, une queue d'une centaine de mètres s'est formée devant l'enregistrement des bagages d'Air France. Certains vols on été retardés de plusieurs heures.

Voilà."les agents du service client d'Air France ont cessé de travailler de 7h20 à 8h45 lors d'une assemblée générale spontanée, hors syndicats".


C'est la fin de cette phrase qui me vaut le plaisir permanent, mais pas constant, certes, de vous écrire.
"hors syndicats", quelle victoire!


Fervent partisan et ardent défenseur de la libre expression, de l'auto-gestion et de toutes formes d'initiatives permettant à l'individu de prendre en main son destin, dans un cadre collectif, plutôt qu'à le déléguer à "ceux qui savent", (mais qui s'avèrent être, en fait, "ceux qui veulent en tirer le plus d'intérêt personnel"), j'aurai très bien pu garder cette information pour moi.
Hors, elle est venue en écho avec une situation que je vous décrivait il y a peu.

.
La désorganisation de services provoquée par une fusion mal estimée, mal "jaugée", une gestion des êtres humains plus que perfectible (je déteste le terme désormais établit de "ressources humaines". Prenez deux minutes, et pesez les mots, vous verrez...), des salariés qui craquent, fondent en larmes, j'en passe et des pas forcément meilleures...
Certains d'entre eux nous posent donc la question suivante: "qu'est ce que l'on peut faire?".
Nous arrivons là à la VRAIE question! Celle que nous devrions toutes et tous nous poser:

"Qu'est ce que l'on peut faire?", "Qu'est ce que l'on doit faire" surtout.

Souvent, la réaction des salariés consiste à déléguer aux seules organisations syndicales les actions à mener. Pourtant, c'est une grave erreur, car les syndicalistes, les meilleurs soient'ils (et ce n'est pas la majorité), ne sont rien, absolument rien sans l'aide, le soutien formel des personnes qu'ils sont chargés de défendre. C'est une notion fondamentale: les syndicalistes "représentent", il ne "sont" pas la masse des salariés.

Cette notion doit être parfaitement comprise dans la période fort mouvementée que vit notre Compagnie. D'importantes échéances nous attendent toutes et tous et les négociations qui se tiendront durant les prochains mois auront des conséquences directes sur vos vies et, par répercussions bien évidentes, sur celles de vos familles. Plannings, rémunérations, congés, conditions de travail, tous ces sujets seront revus, révisés. Les nouvelles mesures s'appliqueront à tout le monde et pas seulement à la dizaine de personnes qui assisteront aux négociations.

Alors, comment comprendre qu'en de telles circonstances la "passivité", la "délégation" persiste?

Rien ne se ferra sans vous!

Vous représentez le vrai pouvoir. Il suffit seulement que vous en preniez conscience.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 21:36

Laisser moi vous faire participer à quelques constatations et aux réflexions qu'elles me causent.

Il y a peu, j'avais une discussion forte intéressante bien que très peu décontractée avec l'une de mes Camarades. Nous parlions de la situation sociale en France et de notre préavis de grève.

En effet, et certains d'entre vous ne le savent peut'être pas, mais la CGT HOP! a déposé un préavis de grève illimitée contre la loi travail. Je n'aime pas dire "loi El Khomri", car je pense que cette dame n'est certainement pas la rédactrice du projet surtout quand on sait l'expérience qu'elle a sur le sujet « travail », puisqu'elle n'a pratiquement jamais travaillé dans le privé. Elle avait pû, d'ailleurs, montrer tout l'étalage de ses connaissances sur le CDD dans une émission télévisée.

Cette discussion tournait autour de "l'image" de l'organisation syndicale à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir, et je dis ça sans rire, mais je dirai sûrement plus loin pourquoi. Et puis si j'oublie, vous vous contenterez de ça.

En gros, je répète sans caricaturer ce qui m'a été dit, la CGT est un syndicat "sol", entièrement gouverné par les représentants syndicaux "sol" et entièrement soumis, donc, aux décisions syndicales du "sol".Un syndicat d'extrémiste, de brûleurs de palettes qui ne signe jamais rien.

Commençons par ça. Si être extrémiste consiste à réagir pour éviter de se faire tondre et d’essayer de préserver, un peu, l'avenir des générations suivantes, celles de nos enfants, je revendique cet extrémisme. Si les salariés font le choix de se laisser traîner dans la boue pendant que certains des plus grands dirigeants d'entreprise gagne en une journée ce que eux mettront une vie à gagner, peu importe, à chacun son niveau de fierté.

Et enfin, la CGT est le deuxième syndicat en France à signer des accords collectifs.

Voilà.


A la suite de cette discussion fort animée, ma Camarade a donc publié un article sur son blog « les ailes des PNC » et c'est en le lisant, en ressassant ses remarques, et en discutant avec des amis ce matin devant le tribunal de Bobigny en soutien à nos Camarades d'Air France inculpés dans « l'affaire de la chemise », que je me suis décidé à faire autres choses sur ce blog, que de recopier et transférer ce que l'on lit ici et là sur l'actualité sociale de notre pays.

Donc, pauvres navigant(e)s commerciaux, (PNC pour le reste du texte), vous voilà donc "soumis au SOL". La première réaction qui me viens serait de dire "oui, et alors". En effet, n'ayant pas adhéré à la CGT par le simple fait du hasard, parce que j'aimais bien les couleurs du logo, ou parce que mon Grand-père, ouvrier aux chantiers de l'Atlantique de Saint Nazaire y était lui même adhérent (alors que mon père avait horreur des syndicats...Ah tiens tiens, un début de piste... Freudienne en plus...), j'ai toujours du mal à comprendre cette triste division que les salariés établissent, entre eux, sans l'aide de personne. Un syndicat c'est fait pour unir, non?

Voiçi donc, et ne croyez pas que cela soit typique aux seuls salariés des compagnies aériennes c'est partout la même.

Un salarié dans une usine de production de cocotte minute ( les puristes ne m'en voudront pas de simplifier, le processus de fabrication de ce magnifique moyen de cuisson), affecté au polissage des cuves en aluminium. Peu qualifié, ce travail est salissant et pas très agréable.

Deux postes plus loin, l'opérateur sur une machine numérique, propre sur lui, le regarde avec condescendance. "Normal voyons". Voilà, à deux postes de différences, la ségrégation s'installe. Je ne parle pas, des "administratifs-qui-circulent-sur-la-passerelle" avec les chefs et pour qui, même le programmeur, très beau, très propre, n'est et ne restera qu'un "manard" dans la fosse (ah oui, vous avez remarqué comment sont souvent construits les sites de production? Les bureaux en haut et fenêtres, ou passerelle pour surplomber la fosse...).

A la SNCF les conducteurs de train. Même métier consistant à conduire une masse de ferraille entre deux rails du même métal et bien, même ségrégation, même différence de discours entre les salariés. Ceux qui conduisent les trains régionaux ne sont pas considérés du tout comme les conducteurs de TGV, ceux qui font les manœuvres entre dépôts, souvent dans des conditions nettement plus pénibles en plus, non plus. A tel point, que c'est maintenant un autre syndicat, créé pour l'occasion qui défend les chauffeurs de luxe par rapport "à la masse".

Le plus étonnant c'est que le quidam moyen trouve celà tout à fait normal: “ben, le conducteur de TGV, c’est normal qu’il soit mieux considéré” Ah bon, pourquoi? Parce que le train va plus vite? À cause de la formation plus difficile? Plus longue? Demandant un autre niveau d'étude? Nous rentrons là dans des détails pas même évoqués ou analysés par les “gens”, non, c’est comme ça, il faut une hiérarchie et la différence entre salariés est normal. Cela rassure de se savoir « mieux » que l’autre, ou moins bien, d’ailleurs, et de procéder à une auto flagellation culturellement défendu par certains.

Et puis “c’est comme ça”.

Revenons au sujet qui m’occupe.

Les représentants syndicaux du sol ne pourrait pas comprendre les “navigants” et donc ne pourrait pas les défendre.

Bien, pensez vous, par hasard, qu'il s'agisse d'une question de capacité intellectuelle? Non je l'espère, car je vous assure pour participer régulièrement à de nombreuses réunions “sociales” ou toutes les catégories de personnels et donc, tous les métiers sont représentés, voilà un critère, une qualité dont la répartition n'est effectivement pas très uniforme, mais je vous assure que cette répartition n'a rien à voir avec le métier de l'élu. Je vous assure également, que la proximité des oiseaux, du bleu azur ou des étoiles selon l’interprétation onirique du métier, n'amène ni à une amélioration de l'agilité intellectuelle, ni à l'attribution de quelques points en plus de QI. Pour certains dont je vois les visages en écrivant ces quelques mots, la tendance serait même plutôt inverse...

Donc, écartons les capacités intellectuelles défaillantes en fonction que l'on soit navigant ou pas.

Le boulot est différent.

Ah, ça oui, le boulot est différent.

Mais dites moi, les PNC sont bien gérées par un accord collectif?

Qu'est ce qui rendrait cet Accord Collectif du Personnel Navigant non-compréhensible au commun des mortels?

Il est écrit en Araméen?

Je sais, les abréviations ! Savez vous que sur un Maintenance Manuel d’Ejet la section concernant les acronymes contient une dizaine de pages...10 pages d'abréviations et leur signification ! Des “p’tits joueurs” vous êtes. Je vous le dis car moi, je l’ai lu l’ACPN complet, avec les annexes.

Mais de toutes façons, que je sache, il n'est pas demandé aux représentants syndicaux ”navigants” de connaître le bouquin par cœur, pas d'interrogation écrite ( et tant mieux, car je vous jure que l’on rigolerai 5 mn, c'est une chose de critiquer l'action de ses adversaires sur Facebook ou dans certaines publications, c’est autres choses, VRAIMENT autres choses, de savoir négocier et défendre les salariés. En fait, c’est en gros la différence entre une peste et une Délégue(e) Syndical(e)).

Donc je ne comprends toujours pas, pourquoi nous ne pourrions être polyvalent et se défendre tous et toutes. Je ne parle pas des syndicats de chauffeurs d'avion, qui, par construction, à l'exception d’une petite dizaine de vrais bons gars, sont génétiquement programmés pour ne défendre que leurs intérêts, il s’agit, d'après la faculté, d’un blocage comportemental appelé syndrome « d’il-n’y-a-que-moi” aggravé parfois par “les-autres-ne-servent-à-rien”. Ce n’est pas très grave et pas contagieux. Ils triplent d'ailleurs parfois ces deux syndromes avec un autre plus commun dans certaines sociétés, le « Je-ne-peux-manger-que-si-on-me-sert » mais c'est plus rare....

Tout ça pour dire que dans le cas qui nous occupe, bien égoïstement, ce n'est tout simplement pas le sujet !

Pourquoi ? Et bien parce que à la CGT HOP ! Les Camarades PNC se débrouillent, tout seul. Ils nous tiennent au courant de leurs discussions, des dossiers personnels, de ce qui se passe en CHSCT, nous adressent leurs Compte Rendu DP, mais personne, PERSONNE , n'interviens dans leurs affaires.

Une preuve ? PNC,adhérents, avez vous été appelées à la gréve par la CGT HOP !?

Vos responsables sont contre, je ne suis pas d'accord avec elles, d’où la discussion dont nous parlions plus haut, mais elles, ils, connaissent les salariés qu'ils, qu'elles défendent, jugent le moment peu propice à la mobilisation, elles, ils, décident.

Je ne suis pas d'accord sur le fond car nous seront toutes et tous touchés par cette loi si un jour elle s'applique !

Sol et navigants : le paiement des heures supplémentaires, le temps de travail, les temps de repos, il n'y aura aucun distingo entre salariés du sol et des étoiles ! Pour les dirigeants, tout cela c'est de l'argent, de la productivité, alors en avant !!!

Je vous joins une analyse des responsables de la CGT concernant ces conséquences, vous comprendrez....

Et puis, il faut arrêter avec ces histoires de syndicats sol/PNC.

Quizz : qui sont aujourd'hui les syndicats seulement PNC ?

Réponse : aucun ! La CGT, c'est la CGT. Le SNPNC est affilié à FO (qui est également contre la loi travail, d'ailleurs), l'UNAC c'est la CFE-CGC, syndicat de cadres dont le responsable chez Air France a salué le départ de De Juniac comme « celui d'un grand patron ». L'UNSA qui soutient également la loi travail est un syndicat Sol, la CFDT se cache maintenant derrière la création de l'Union Nationale PNC, SUD, c'est SUD.

Voilà la réalité.

Que les pilotes (certains) fassent « campagne » contre la CGT, cela se comprend, s'explique et s'analyse en faisant appel aux qualités précédemment citées. Je vous laisse quelques jours.

Pour terminer, ils sont vraiment biens vos syndicats « navigants » !

Ils ont laisser faire et pour certains milités, réclamés, la séparation des droits du travail. Il fallait sortir les navigants de la gestion par le Code du Travail. « Pensez donc, comment est-ce possible ! Nous n'allons pas continuer à être gérés comme les « rampants », beurk... » Et les patrons, « vous avez raison, et puisque vous le demandez... »

Bilan :

  • Durées maximum de temps de travail plus importantes pour les navigants, amplitude aussi.

  • Introduction de la notion de temps de service en vol à la place de la définition du code du travail : « temps pendant lequel le salarié est soumis à son employeur et ne peut librement vaquer à ses occupations »

  • Temps forfaitaire à la place du temps réel de travail

  • Temps de repos réduits (c'est bien les nuits courtes, hein!)

  • Publication, modification des plannings plus « souple »

  • Protection médicale sans cesse réduite

    Etc...etc...

« Merci nos syndicats. Heureusement que vous êtes là ! »

De l'avis même de certains responsables de l'Aviation Civile, la carrière d'un PNC doit être courte. Ces salariés doivent être jeunes et disponibles. « Ce n'est pas un métier, c'est un job » déclarent certains.

Et vous savez quoi, et bien il y a plein de gens qui trouvent ça normal et évident.

Comme pour les chauffeurs de trains.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 21:09

Deux fois en un jour! Non, vous ne rêvez pas.

Je viens de tomber sur un article du Monde Diplomatique, journal que je recommande d'ailleurs chaudement à ceux qui pense que la tête n'est pas là seulement pour servir de support aux oreilles et au reste, article signé de Serge Halimi son rédacteur en chef.

Lisez donc, mes bons...

Vous réaliserez, sans doute, que rien n'arrive par hasard:

Eloge des syndicats

par Serge Halimi, avril 2015

Puisque chacun prétend se soucier de l’envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est-elle passée à ce point inaperçue (1) ? En raison de ses conclusions ? Dans une étude présentée en mars dernier, deux économistes issues de ce temple du libéralisme relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-elles ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

Selon ces économistes du FMI, « une moitié environ » du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs impersonnels (mondialisation, technologies, etc.) découlerait du déclin des organisations de salariés. Doit-on s’en étonner ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. Et son absence, libérer une place qu’envahissent aussitôt l’extrême droite et l’intégrisme religieux, s’employant l’une comme l’autre à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

Or l’effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En avril 1947, alors que l’Occident s’apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Friedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : « Si nous voulons entretenir le moindre espoir d’un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes. » Hayek prêche alors dans le désert, mais quelques décennies plus tard, grâce à l’intervention directe — et brutale — de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, lors de conflits du travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984-1985), le « pouvoir syndical » a rendu l’âme. Entre 1979 et 1999, le nombre annuel de grèves impliquant au moins mille salariés passe aux Etats-Unis de deux cent trente-cinq à dix-sept, celui des jours de travail « perdus », de vingt millions à deux millions (2). Et la part du salaire dans le revenu national recule... En 2007, sitôt élu président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L’année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. »

En bonne logique, l’étude du FMI aurait dû insister sur l’urgence sociale et politique de renforcer les organisations de salariés. Elle estime plutôt qu’« il reste à déterminer si l’accroissement des inégalités dû à l’affaiblissement des syndicats est bon ou mauvais pour la société »...Ceux qui ont déjà une petite idée de la réponse en tireront sans effort la conclusion qui s’impose.

Serge Halimi

(1) Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, « Le pouvoir et le peuple » (PDF),Finances & Développement, Washington, DC, mars 2015.

(2) George Melloan, « Whatever happened to the labor movement ? », The Wall Street Journal, New York, 4 septembre 2001.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 21:00

"Prendre les choses en main: convertir l'indignation en mouvement politique"

"Podemos!" Nous pouvons!

Regardez donc cette de Pablo Iglesias Turrion, figure du parti Espagnol Podemos.

Il propose une "façon de faire" à laquelle j'adhère totalement. Un VRAI changement est possible, et ce n'est pas par la politique-politicienne qu'il passera mais bien par le Citoyen. Il suffit juste d'en prendre conscience...

"Prendre les choses en main: convertir l'indignation en mouvement politique"

"Podemos!" Nous pouvons!

Regardez donc cette vidéo de l'intervention de Pablo Iglesias Turrion, figure du parti Espagnol Podemos.

Il propose une "façon de faire" à laquelle j'adhère totalement. Un VRAI changement est possible, et ce n'est pas par la politique-politicienne qu'il passera mais bien par le Citoyen. Il suffit juste d'en prendre conscience...

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:47

Les chômeurs: l'armée de réserve du capitalisme!

Ce n'est pas de moi...

C'est un peu comme chez Régional pour certains techniciens. Tu es libre de partir, mais on passe des coups de fil pour t'empêcher de trouver du boulot.

La liberté du travail en somme...

Ryanair réplique à la formation d’un syndicat

Suite à la formation du premier conseil exécutif du Ryanair Pilot Group, Ryanair affirme dans un communiqué ne pas reconnaître son existence en tant que « groupe de pilotes Ryanair ».

« Le RPG n’est pas un groupe de pilotes Ryanair et est en réalité un groupe de pilotes non-Ryanair. Les cinq membres du conseil « Ryanair » incluent quatre pilotes de compagnies concurrentes – Aer Lingus, KLM, Air France et Southwest, a déclaré Jonathan Brisy, directeur vente et marketing sur la Belgique, France et Maroc. Ce conseil montre que le European Cockpit Association n’a pas assez de pilotes Ryanair pour même former un comité. N’importe quel pilote Ryanair qui n’est pas satisfait est libre de quitter l’entreprise vu que nous avons une liste d’attente de 5000 pilotes et membres d’équipages souhaitant se joindre à Ryanair. »

Rappelons que plus de la moitié des 3500 pilotes de Ryanair aurait rejoint le groupe RPG, fondé à l’automne 2012, selon ce syndicat. Le commandant de bord en activité chez Ryanair, l’Irlandais John Goss, les commandants de bord Evert Van Zwol (777, Hollande – président) et Carl Kuwitzky (737 chez Southwest Airlines, USA), l’officier pilote Samuel Giezendanner (France) et l’ancien dirigeant d’ALPA Irlande Ted Murphy viennent d’être élus au tout nouveau conseil exécutif intérimaire. RPG a en outre fait savoir dans le quotidien allemand Die Zeit que si la direction refusait de les reconnaître dans de prochaines négociations, elle n’excluait pas de préparer une grève. Ce qui serait un événement plus qu’historique, et même une petite révolution au sein de la low cost irlandaise.

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