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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:57

Les commentaires à mes articles apportent souvent beaucoup.

Ils ont l'immense propriété, hors les insultes ou les congratulations qui, bien qu’aux conséquences opposées, ne parlent en fait qu’à l’égo (« on peut mieux tuer quelqu’un en lui prodiguant sans cesse des caresses » Bob Dylan.), ils ont donc, disais-je, la faculté d’éclairer le rédacteur, moi en l’occurrence, quand à la vision du lecteur sur le sujet traité. Ils peuvent mettre en évidence le fait que l’analyse, l’article, les réflexions ont « tapé à côté de la plaque ». Ils permettent donc de rectifier mon analyse sur le sujet.

Le dernier et l’unique commentaire suite à l'article sur la situation de l’entreprise en est un bon exemple

Il y a plusieurs choses dans ces quelques lignes qui amènent tout autant de réponses et de réactions. Attention ! il ne s’agit pas pour moi de « régler mes comptes » avec un commentateur anonyme, non, je vais essayer de répondre le plus précisément possible aux reproches qui sont fait à la fois aux personnes qui négocient, aux responsables syndicaux, et finalement à terminer par une mise au point sur un sujet, LE sujet qui me tient le plus à cœur et qui est en fait la raison de cette nouvelle publication.

Commençons par les négociations, et les reproches qui nous sont fait sur la façon dont nous communiquons sur ce sujet.

Avant toutes choses, une précision : suis salarié sur une escale technique de la compagnie et je crains que la vision de la situation sociale de l’entreprise, certes peut-être pervertie par l’isolement, ne me fait pas du tout partager l’analyse du commentateur.

« Il semble que la fronde gagne du terrain ». Pour moi, la révolte des salariés est ancienne. J’ai beaucoup de mal à croire avec ce que j’entends içi et là que la vision serait « jusque-là ça allait, mais maintenant ça suffit ». Je ne crois pas, je ne veux pas croire que des salariés aient pû être assez naïfs pour penser "jusqu’içi tout va bien". Nous étions lundi de la semaine dernière sur l’escale de Nantes, ou des sujets sur lesquels je reviendrai sûrement nous occupent. Nous sommes ensuite passés au siège d’ex-Régional. Toutes les personnes que nous avons rencontrées durant cette journée nous ont fait état des problèmes quotidiens pour faire, simplement, leur travail.

Toutes.

Pas un service n’échappe à cette constatation.

Pas un !

Donc, dire que c’est seulement récemment que la fronde gagne du terrain est, à mon sens, une erreur d'analyse. Ce que je pense, c’est que nous avons atteint les limites, limites physiques, morales, intellectuelles, qui font qu’aujourd’hui, ce n'est simplement plus possible. Ce n’est donc pas "une prise de conscience", mais un raz le bol devant une situation ancienne qui n'évolue pas. La fronde ne gagne pas du terrain. Le terrain est occupé par la fronde bien avant la fusion.

Donc, la grogne est bien ancienne, avant même la fusion que la plupart d'entre nous jugeait inévitable.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'écris que les salariés attendent beaucoup de ces négociations et que cette attente va bien au delà de la seule problématique d'unification des statuts collectifs : un « salarié à 2000 € » malheureux dans son travail, restera malheureux, après une courte période de satisfaction s'il devient « « salarié à 2200€ ». C'est un ensemble de critères qu'il faut satisfaire et les conditions de travail sont largement plus importantes que la rémunération, à long terme.

Par contre, dans l'exemple de cette fusion que je continue à juger « ratée », analyse personnelle mais largement partagée, le problème des rémunérations a une tout autre résonance. On dit « pépette » et l'on entend « justice », « récompense ». « Comment pourrai-je faire le même boulot que cet ex- XXXX, avec un salaire différent ? ». On ne parle souvent pas de montant mais de différence de rémunération.

Cette longue précision sur un court passage du commentaire pour appuyer la dernière partie de mon argumentaire...Tout à l'heure...

La communication.

Je, (je dis "je" parce que c'est un secteur de l'organisation à laquelle j'appartiens que j'ai en charge), communique tous les lundi sur l'actualité de la semaine, sauf quand il n'y en a pas (d'actualité), précision qui a son importance. On ne parle pas pour rien dire, on ne « remplit pas l'espace » pour le remplir. C'est un principe. Ca n'a pas toujours été le cas, mais maintenant c'est comme ça.

Lorsque les négociations ont commencé, nous avons pris la décision de ne communiquer que lorsque nous serions absolument certain que nous étions sur des points actés, confirmés, écrits. Il nous apparaissait totalement irresponsable d'écrire sur un projet en discussion. Il est en effet, et c'est la cas chez les PNC, extrêmement facile de "mettre le feux" avec des positions directoriales totalement inacceptables et de les présenter comme non négociables ou comme "vous vous rendez compte de ce qu'ils osent nous proposer!".

Voilà, notre parti pris de départ: « surtout ne pas rajouter des sujets d'inquiétude à des salariés qui souffrent dejà assez ».

Et ce, malgré ce qu'en pense la direction générale....

Nos adhérents et eux seulement, ce qui est à mon sens quand même un minimum aux vues de leur participation financière à la construction de leur syndicat, reçoivent donc l'actualité de nos négos et les grands points d'accords sur lesquels je prends d'ailleurs bien soin de préciser à chaque fois qu'il « s'agit seulement de relevés de positions et que c'est sur un texte, revu aussi, que nous jugerons, avec leur participation (celle des adhérents), de la possibilité d'avaliser ou non les propositions de la direction.

Donc, nous communiquons. Vers une partie seulement du personnel, mais pour reprendre une comparaison dramatique que l'on m'a fait un jour en mettant en parallèle une organisation syndicale et une assurance ( ce qui est peut-être le cas de certaines, mais pas de la notre...), quand on est assuré à la GMF, on ne demande pas, en cas de sinistre, à être indemnisé par Axa... Ou bien, lorsque l'on est pas assuré et bien on prend ses risques et ses responsabilités. (et on ne reçoit ni les lettres d'informations d'Axa ni celles de la GMF...)

Ce n'a pas toujours éte ma vision des choses mais sans tomber dans la vulgarité, et pour rester un tant soit peu correct "chat échaudé craint l'eau froide", « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse » etc … etc...

Par contre, et plusieurs salariés le savent, quand je suis interrogé lors de déplacements professionnels ou autres, je réponds toujours aux questions que l'on me pose, et ce, quelque soit mon interlocuteur (ce qui représente parfois un véritable effort, particulièrement quand on sait que la personne que l'on a en face de soi vous critique dès le dos tourné).

Les visites

C'est un reproche constant des salariés : « on ne vous voit jamais ».

Anecdote : « il faut absolument que vous passiez nous voir à XXXX, on ne vous voit que pendant les campagnes électorales. », « on est complètement délaissés » « personne ne s'occupe de nos problèmes ».

Ok, nécessité fait loi : on annule deux déplacements prévus de longue date, je pose un délégation un peu à l'arrache, d'autres s'arrangent avec leurs conjoints pour faire garder les enfants et, en avant ! Mails, annonces locales de notre passage. Résultat magnifique et extraordinaire : sur un service de près de 70 salarié(e)s, 1 personne est venue nous rencontrer. Sujet principal de son intervention : les machines à café, les prestations du Comité d'Entreprise.... Comment vous dire, l'envie que j'ai d'y retourner....

Attention, je ne dis pas que les actions « sociales » du CE n'ont pas leurs importances et ne justifieraient pas le déplacement d'élu(e)s, non, ce que je dis seulement, c'est qu'à la vue de la situation de l'entreprise, et à entendre les « appels au secours » des salariés, je m'attendais à autres choses.

Nous avons tous et toutes une activité professionnelle. J'ai toujours pensé qu'il était indispensable à un élu, à un mandaté, de ne pas se détacher complètement de la réalité du terrain, et donc, de ne pas devenir un « permanent syndical ». Il y en a dans toutes les organisations, la transformation des relations sociales dans les entreprises est la cause des « plannings de ministres » des élus et des mandatés. Dans le même temps, il faut donc que nous occupions aussi nos postes de travail afin, justement de ne pas être totalement « largués » et, pour certains, de garder leurs compétences sur avions, de rester au courant des évolutions des procédures, des logiciels etc... Celà limite aussi les disponibilités.

La compagnie est multi-site, encore plus depuis la fusion. Comment voulez vous que nous puissions rendre des visites régulières sur l'ensemble des sites!? De plus, les salariés sont exigeants, ils ne veulent voir que les Délégués Syndicaux ! Les autres, Délégués du Personnel, élus au CHSCT, « n'existent » pas : « on veut voir les chefs », sauf qu'à la CGT HOP ! il n'y a pas de chefs et les DS encore moins que les autres. Nous sommes dirigés par une Commission Exécutive d'une vingtaine d'adhérents seule habilitée à prendre les décisions finales. Les DS obéïssent. Donc, vous vous trompez de « cible » mes bons ! Un élu DP, CH ou CE peut répondre et traiter vos soucis de la même manière que nos Délégués Syndicaux, encore mieux parfois car eux sont moins occupés que certains de nos DS.

Et puis, les reproches envers les élus et mandatés ne devraient ils pas être adressés à la direction de la compagnie ?

Est ce les syndicalistes qui ont mis l'entreprise dans l'état que l'on connaît ? Dois-je rappeler la façon dont nous avons été traité à l'annonce de la création du Pôle Régional Français ? J'espère que ceux qui nous insultaient à l'époque sont satisfaits du résultat..

En conclusion et pour terminée, la réflexion qui me fâche vraiment dans le commentaire. Ainsi, j'aurai « besoin des non-adhérents » et je ferrai « ...appel à tous ». Ce qui me désespère dans cette remarque car c'est exactement le sentiment que j'ai ressenti en lisant, c'est que des salariés puissent encore penser que nous « recrutons des bras » !

Nous sommes en train de négocier des accords collectifs pour près de 3000 salariés et vous pensez encore qu'il est nécessaire de « rameuter » pour VOUS défendre !!!

Il y a encore des salariés qui pensent que nous devons « ratisser » !!!

Ce sujet capital ne concerne t'il que la petite dizaine de négociateurs toutes organisations confondues !

Pensez vous que nous avons besoin de ceux qui, aujourd'hui, ne se sentiraient pas concernés et qu'il faille donc obligatoirement aller les chercher, les prendre par la main ?

Il y a encore des salariés qui ne se sentent pas concernés ??!!

Mon cher, pour répondre à l'auteur du commentaire, mais je pense qu'il n'est pas le seul à penser ce qui est écrit, je ne milite pas à la CGT pour faire le « rabatteur » et ainsi, manipuler les consciences pour les amener à suivre des positions que j'estimerai bonnes pour eux (ou pour moi si l'on va un peu plus loin dans l'extrapolation), et ce quoi qu'en pense mes adversaires qui cumulent souvent provocation, erreurs de jugement et méconnaissance des gens avec qui ils discutent.

Si j'écris et si je prends tout ce temps pour expliquer c'est simplement, béatement peut-être pour informer justement les salariés qui ont choisis et c'est tout à fait respectable, de ne rejoindre aucune organisation syndicale sur la situation actuelle de nos discussions, du climat dans lequel elles se déroulent (ce qui est significatif de beaucoup de choses). Ce que j'écris c'est seulement ce que je peux dire !

J'informe. Que certains estiment que je ne dis rien est de leur responsabilité. J'explique en long et en large ce qui est entrain de se passer dans l'entreprise concernant l'avenir, mais "je ne dis rien" !

Jamais nous n'avons été dans une telle situation, j'explique, mais je ne dis « rien de concret ! » » « du blabla », en somme.

Vous voulez le projet d'accord de la direction sur l'organisation du travail? Pas de souci, je vous l'envoi sur simple demande sur l'adresse de contact. Lisez le bien, apprenez le par cœur et quand la version finale sera mise en application, si vous le voulez bien, nous en rediscuterons. Dans l'intervalle, vous aurez toutes latitudes pour critiquer les Organisations Syndicales qui « négocient de la m.... », « qui ne communiquent pas » « que l'on ne voit jamais ».

Donc, je ne fais pas monter la mayonnaise parce que j'ai besoin de « vous », j'écris parce que ça me détend, que ça m'économise une consultation chez mon Psy, que ça plaît à certains.

Mais c'est comme tout, on ne peut plaire à tout le monde, et franchement, ça me rassure !

Philippe Guégan-Benadel

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 21:56

J'avais décidé il y a quelques temps, de ne plus répondre, de ne plus commenter les comportements des "responsables" des autres syndicats, plus précisément du SMNSAC et de la CFDT. Je pensais, et pense, quand même, toujours que c'est une perte de temps et d'énergie.

"Il y a des limites à tout". Enfin, c'est ce que je croyais. Or, force est de constater qu'il y a au moins deux domaines où cet adage ne s'applique pas: la connerie, j'aurai dû y penser, et la malhonnêteté, j'y ai pensé, mais là, on atteint des sommets.

Rappelez-vous. Il y a maintenant quelques années, a été négocié un accord dit "accord Check "C"". Pour les étrangers à la maintenance des avions, la Check "C" correspond à l'entretien lourd des appareils, en complément des Check "A" qui elles, comprennent les visites plus légères. En pratique, si les secondes immobilisent l'aéronef durant une vacation de travail (fractionnées parfois sur plusieurs nuits), les premières sont de l'entretien bloqué sur plusieurs jours.

Les négociations avaient été ouvertes par la direction. Cet accord "largement écrit par la CGT Régional (pas HOP! à l'époque)" dixit les représentants de la direction (si, si..), avait été signé par le SMNSAC et la CFDT, entre autres, pas par le CGT.

"Ah" me direz-vous "comme d'habitude!" Vous vous fourrez le doigt dans l'oeil, mes bons, victimes conscientes ou inconscientes de la propagande des précédemment cités. A ce niveau là, ce n'est pas le doigt, mais le bras qui vient remplacer votre globe oculaire!

En effet, les temps étaient autres, la pression sociale presque inexistante, et donc, nous avions fort logiquement conclu que cet accord n'allait pas assez loin dans l'intérêt des salariés et que, donc, il n'y avait, bien que ce texte était, je re-cite les mêmes sources "le bébé de Joël" (et je rajouterai de Jean-marc), aucune raison d'y apposer cette signature. Constants dans les positions: c'est une avancé significative, on signe, ca ne l'est pas, on ne signe pas.

Les "autres" se sont bien foutus de nous. Donc "ils" signent. Sans vraiment tout comprendre car certains de ces "responsables" viendront même demander à nos Camarades des explications sur la construction du forfait faisant partie du document.

Jusque là, tout va bien. Rien qui ne constitue des summums de malhonnêteté. Je suis d'accord.

2013, création de HOP! Ça se tend...

2015, audit du cabinet BCG (tu parles d'un vaccin!!). Là, ça ne se tend plus, ça se crispe..

Revient, sur le tapis, la re-négociation de l'accord ce dont duquel je cause (si c'est français, je le tiens de San Antonio, plus précisement de son adjoint).

Les élections sont passées par là, la précision est utile. Le SAC et la CFDT font "alliance pour réussir". La réussite est totale: la CFDT n'est plus représentative.

La CGT signe l'accord check "C". Arrêtez de vous marrez! Oui, ils signent.

Pourquoi? 2013, 2015, une situation sociale, économique, totalement différente. Moins d'avions, réductions des coûts, augmentation de la productivité réclamée par le cabinet "vaccin Bilé de Camette & Guérin" (je vous jure que c'est le nom du BCG), l'intérêt des salariés ne se situe plus au même niveau. Il est essentiel de préserver l'existant, afin que la direction ne dénonce pas l'accord de façon unilatérale et n'applique "le minima". Danger, pourquoi? Parce que:

- Les horaires de travail sont imposés par l'employeur (influences sur la rémunération)

- les plannings sont imposés par l'employeur, après avis (consultatifs, je le rappelle) du CHSCT.

- Les temps de pause, les temps de déshabillage etc... peuvent être ramenés au strict conventionnel. Lisez donc ceçi (c'est un lien, je ne sais pas si ça se voit..)

Voilà juste pour l'essentiel.

Le risque était donc, de voir les salariés affectés à cette activité, perdre, perdre beaucoup! Donc, la CGT HOP!Regional a signé cet accord dans l'intérêt des salariés, fidèle à ses principes.

Et ce n'est pas un passage sur le "respect des horaires de travail et de pause" qui l'aurait fait changer d'avis, puisque ces "respects" font partie du contrat de travail de tous salariés et n'ont pas besoins de figurer dans un accord pour être applicables.

Voilà un bref résumé des faits.

Passons à la malhonnêteté, ça sera court mais intense.

Figurez-vous qu'un "responsable" d'un syndicat non-représentatif, qui donc, ne négocie plus et qui n'a que le droit et le pouvoir de signer des autographes auprès de ses admirateurs, déclare à qui veut l'entendre "Comment avez vous pu signer cette merde".

Si, si, les mêmes qui ont participé et signé l'accord d'origine, brocardant à l'époque les positions de la CGT, le qualifie aujourd'hui "d'accord de merde".

Il s'agit peut'être d'une crise d'amnésie.

Vous voyez, je lui trouve encore des excuses...

Check C
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:26

Un de nos Camarades nous a fait remonter deux questions « majeures » à mon avis, (dont l'une au moins nous interroge...), quand aux positions tenues par la CGT HOP!Régional sur l'accord "réduction des coûts".

« Pourquoi la CGT HOP!Regional a t'elle refusé de signer l'accord sur la réduction des coûts ? ».

Reprenons un peu l'histoire et ce qui a conduit à la non-signature de cet accord.

Lionel Guérin vint présenter le projet PRF aux élus de Régional à l'automne 2013.

La création du Pool Régional Français fait partie du plan Transform mis en place par Air France pour diminuer les pertes abyssales de son réseau court et moyen courrier.

Il est essentiellement basé sur une réduction drastique des coûts dans tous les secteurs de la compagnie.

L'esprit « groupe » est alors appliqué par la direction d'Air France et cette mesure est alors étendue aux filiales et ce dans les mêmes proportions que celles de la maison mère, à savoir -15%, cet effort financier se portant principalement sur les salariés au travers de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail. C'est le premier désaccord de fond avec la direction de HOP ! Et celle de notre compagnie.

Pourquoi ?

Les présentations faites par Lionel Guérin, montrent très clairement que, pour ne parler très égoïstement que de Régional, les « pistes » d'économie ne se trouvaient pas seulement sur le « dos » des salariés. Loin de là!

Notre avis était qu'il y avait bien d'autres options à exploiter pour diminuer nos coûts de fonctionnement, la première et la plus évidente se portant sur l'exploitation de nos avions.

Certes,mais, qui maîtrise l'attribution des lignes, la construction du réseau, le mode de répartition entre les affrètements et franchises, en gros, qui dirige? Certainement pas la direction de Régional, mais bien celle d'Air France, vous l'avez évidemment compris.

De plus, vous vous rendez bien compte, salariés de Régional, que les « avantages » sociaux, les conditions de travail, sont sensiblement différentes entre vous et les salariés d'AF. (encore que, il y a depuis, des choses à dire sur le sujet...

Pour reprendre un exemple que j'avais pris en Comité d'Entreprise, « Quand il fait -20°c, et que l'on demande aux gens de s'enlever un pull, la sensation de froid est différente selon qu'il en reste encore deux, ou que l'on se retrouve en chemise... » Devinez qui a la chance d'avoir encore deux pulls...?

Donc pour reprendre le « fondamental » de notre désaccord avec les directions : « il faut d'abord regarder ou sont les pistes d'économie sur l'organisation de la compagnie avant de prendre dans la poche des salariés ».

La position de la direction fût à la hauteur de notre (dés)espérance et, le petit doigt sur la couture du pantalon, elle appliqua les consignes d'Air France pour qui il n'était pas possible de demander des efforts à SES salariés alors que ceux des filiales étaient épargnés.

Voilà pourquoi, il était totalement infondé pour nous, de signer le moindre accord sur le sujet.

Les signataires se présentèrent comme les « sauveurs de l'emploi », la direction ayant, dans son préambule à la négociation, évoquée la possibilité de recourir à des licenciements si aucun accord n'était trouvé.

Notre analyse sur ce sujet particulier était aussi différente, et les événements nous donnèrent raison. La mise en œuvre du PSE au siège de la compagnie, la construction en parallèle de HOP ! causant déplacements et mise à disposition de nombreux salariés fit qu'il devint mathématiquement impossible de se séparer du moindre salarié, au point que, depuis, des recrutements extérieurs ont même été nécessaire.

Les signataires de l'accord n'avaient pas pris en compte la réalité de la situation et ont cédé au classique « chantage à l'emploi » arme habituelle de nos patrons dans les négociations.

En résumé, pourquoi n'avons nous pas signé l'accord sur la réductions des coûts ?: Parce qu'il n'apportait rien, ni aux salariés, ni à la compagnie.

Seconde question : "Pourquoi refusez vous de signer le CET (Compte Epargne Temps) ?"

La réponse va être extrêmement courte, car elle est dans la question : nous n'avons jamais refusé de signer un accord sur le CET, et ce pour une excellente raison, il n'existe pas...

Et pourtant, nous fumes la première organisation syndicale à proposer l'ouverture de discussions sur ce sujet. Seulement, pour discuter, il faut au moins être deux (à moins de souffrir de certaines affections psychiatrique, dont je m'enorgueillis de souffrir quand je suis satisfait de la cuisson de mon omelette), et la direction resta longtemps sur une position de refus.

Il n'y a que récemment, que pour forcer la signature de l'accord sur la réduction des coûts, elle fit miroiter aux naïfs l'ouverture de négociations, ultérieures... (Pour mémoire, elle avait promis d'ouvrir les discussions en début d'année 2015, nous sommes bientôt mi-2015).

La suite. Si ces négociations s'ouvrent réellement, nous y participerons, c'est une évidence, mais il ne faut pas attendre, de notre part, une signature pour une signature.

Notre position est toujours la même : si l'accord est favorable aux salariés et qu'il constitue une avancé sociale, nous le signerons. Si ce n'est pas le cas, nous expliquerons pourquoi il ne nous convient pas et consulterons nos adhérents.

Donc, en résumé, nous sommes POUR les négociations sur le CET.

A conditions que la direction les ouvre...

Par contre, interrogateur anonyme, il faudrait que tu retournes voir le "malfaisant" qui t'as raconté que la CGT refusait de signer un document qui n'existe même pas, te faisant passer, au mieux pour un naïf mal informé, au pire pour une grosse tanche.

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