Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
  • Contact

Recherche

6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
Repost 0
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 23:24

Une petite vidéo (les 19 premières minutes...) sur l'action CGT du jour à Clermont-ferrand.

Comme nous vous le disions dans nos différentes communication sur ce sujet, Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT était également présent et a pû rencontrer quelques salariés. Nous n'avons pas été aidé sur ce sujet, par la présence sur le site en guise de "vigile" de monsieur le DRH de HOP!Régional qui a refusé l'accès au site à certains de nos Camarades, en particulier à l'administrateur "salariés" CGT au Conseil d'Administration d'Air France, David Ricatte. A ce sujet un courrier de protestation devrait être adressé dans les prochains jours à A. De Juniac, F. Gagey, Lionel Guérin et Philippe Micouleau pour dénoncer l'attitude de ce cadre.

Repost 0
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:25

Tract CGT-AF "ils mentent!"

Certains diront "encore!". Et bien oui, encore.

Contrairement à ce que pense beaucoup d'entre vous, "l'affaire" du Comité Central d'Entreprise de la compagnie nationale n'est pas la conséquence d'un problème interne à cette société emblématique. Nous sommes bien là devant une réaction de colère de salariés que l'absence de dialogue a porté à des réactions de colère, incontrôlées, quoi qu'en disent certains esprits fâcheux.

Il n'y a pas que chez Air France que les salariés et leurs porte-parole, se retrouvent dans la situation du "c'est comme ça et pas autrement". Et l'on ose appeler ça "dialogue social". Quoi qu'en pensent Hollande, Vals, patrons, DRH et cie, le dialogue ce n'est pas l'imposition de plans aux conséquences sociales désastreuses avec comme seules contreparties "ne vous plaigniez pas, c'est ça ou on ferme". Le chantage permanent à l'emploi! Voilà le dialogue social à la sauce socialo-patronale.

Pour revenir très égoïstement à notre société, "faites des efforts....Vous êtes trop chers..." Et oui, nous sommes trop chers. Par rapport à qui? A quoi? Nous serons toujours trop chers, c'est une évidence tant que les salariés français pourront bénéficier de dispositifs de santé, de retraites (le sujet mérite d'être développé, mais pas maintenant), d'un système éducatif (idem) etc... Etes vous toutes et tous prêts à payer pour les biens essentiels que sont votre santé, l'éducation de vos enfants, capitaliser pour vos retraites alors que dans le même temps vos salaires stagnent? L'avenir, faire des choix. "j'envoie le petit à la Fac, ou je vais chez le dentiste"? Est-ce vraiment votre volonté? C'est ce que vous souhaitez laisser à vos gosses?

L'arrivée de la sous-traitance sur le site de CFE se fait au nom des économies, au nom de la réduction des coûts. Aujourd'hui ce sont les ARCA et les chaudronniers qui sont trop chers. Et demain, croyez vous vraiment que les mesures s'arrêteront là? Techniciens, demain vous aurez la "joie" d'apprendre que ceux d'Europe de l'est pourraient vous remplacer pour travailler plus et être payé 30% de moins. Et puis, un jour, ceux çi seront remplacés par des Malaisiens, des Pakistanais (voir l'exemple du personnel d'entretien d'Emirates ou d'Etiad dans le golfe).

Alors oui! Bien sûr que oui, nous devons garder de l'activité. Après avoir accepté quoi? Qui travaillera demain dans nos hangars? Une grosse dizaine de préposés à la signature, quelques cadres...

Vous pouvez toujours vous cacher la réalité, la stratégie de nos patrons n'obéit qu'à une chose, comme ils le disent eux-mêmes d'ailleurs: le marché. Le marché commande, aux salariés de se plier à sa loi!

Ainsi, pour revenir au sujet de l'article, le sujet Air France n'est pas un sujet Air France seulement mais bien le symbole de résistances de salariés qui ne veulent pas se laisser faire.

Après, c'est un choix. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenu.

Quelques lectures, dont celle çi, d'un OPL d'Air France trouvé sur un réseau "social" qui semble bien suivre ce qui se passe chez AFI (c'est, à titre personnel, ce à quoi je pense depuis longtemps...):

**********

Des mécaniciens d'AF industrie nous appris qu'ils débordaient de travail et que la compagnie refusait d'ouvrir des postes pourtant nécessaire pour honorer les contrats.
La raison :
La compagnie souhaite ouvrir le capital de la maintenance à Ethiad et le volet social doit les satisfaire ( le minimum de personnel, payés au minimum avec des conditions de travail dégradées au maximum ).
Nous nous sommes toujours étonnés du manque de stratégie de nos dirigeants et de l'état.
Mais maintenant tout s'éclaire.
On commence par vendre la partie la plus rentable de la compagnie et on fait un premier élagage social dans la maison mère au goût des futurs actionnaires des émirats.
La compagnie devient cliente de sa propre maintenance.
Elle est ainsi piégée entre les factures de la maintenance et celle d'ADP dont on peut penser qu'elle est aussi à vendre (au moins en partie), l'état ayant besoin de sous (la corruption de nos politiques devant certainement jouer à plein dans cette affaire).
La compagnie ainsi affaiblie trouve un sauveur pour monter à son capital, vous devinerez qui ?
Celui-ci en profite pour faire un deuxième élagage.
Et voici comment l'état va vendre ses bijoux de famille aux émirats au prix de milliers d'emplois et d'une dégradation des conditions de travail et de rémunération sans précédent.
C'est pourquoi il faut tenir tête à ces voyous irresponsables.
Le meilleur moyen étant de les dénoncer par la voie de manifestations intersyndicales nationales.
Les français (et les électeurs) doivent savoir que nos énarques ont prévu de dépouiller le pays de ses joyaux créateurs d'emplois et donc de richesses.

PS: J'ai vécu un scénario du genre quand les suisses ont acheté illégalement AOM.
Faisons en sorte que cela ne se reproduise pas.

************

Tract CGT-AF "Ils mentent"

Enfin, des soutiens internationaux à la lutte des salariés de la compagnie nationale et un lien vers une caisse de solidarité pour les 6 mis à pieds sans solde.

 

Déclaration de l'ITF:

22 octobre 2015

L’ITF soutient les syndicats d’Air France

Le Comité exécutif de l’ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport), qui représente les syndicats des transports du monde entier, réuni aujourd’hui à Chennai, en Inde, a pris position en faveur des syndicats confrontés au plan de restructuration d’Air France. Le Comité a également exprimé son soutien, et celui des syndicats affiliés à l’ITF, à la mobilisation organisée aujourd’hui à Paris*.

Zainil Nizaraly, membre du Comité exécutif et secrétaire fédéral du syndicat FEETS-FO, a déclaré : « La résolution adoptée aujourd’hui par le Comité exécutif de l’ITF est un message de soutien fort pour les salariés et les militants d'Air France qui se battent contre la violence sociale des suppressions d’emplois et contre les tentatives de criminalisation de l’action syndicale. »

Le Président de l’ITF, Paddy Crumlin, a ajouté : « Les messages de soutien aux personnels d’Air France et à leur intersyndicale affluent de toutes parts, et ce soutien international des affiliés de l’ITF sera palpable à Paris aujourd’hui et dans les semaines qui viennent, tant que ce plan de suppression de postes ne sera pas abandonné. »

Le texte de la résolution adoptée par le Comité exécutif en Inde aujourd’hui est le suivant :

Le Comité exécutif de l’ITF, réuni à Chennai le 22 octobre 2015 :

NOTE qu’Air France compte supprimer 2900 postes – 1700 au sol, 900 hôtesses et stewards, et 300 pilotes – en 2016.

NOTE que la Section de l’aviation civile de l’ITF a soutenu l’action des syndicats et continuera d’être là pour nos affiliés dans leur combat contre la direction.

NOTE que nos affiliés d’Air France ont immédiatement dénoncé l’incident isolé qui a émaillé la manifestation du 5 octobre, par ailleurs pacifique, et qui a débouché sur l’interpellation et la mise en garde à vue de cinq syndicalistes.

NOTE que les syndicats des personnels d’Air France réclament un dialogue social tripartite pour définir une stratégie de redéveloppement social de la compagnie, plutôt qu’une destruction des emplois et une réduction des coûts. Ils ont déjà collaboré avec la direction pour mettre en œuvre d’importants efforts de productivité.  

ESTIME que la vraie violence, c’est de précipiter des travailleurs qualifiés vers le chômage.

S’OPPOSE à toute tentative de criminalisation des actions des syndicats, et réclame la levée des procédures disciplinaires engagées contre les salariés interpellés.

S’OPPOSE à tout plan de licenciement au sein du groupe Air France-KLM.

ENCOURAGE les affiliés à agir ensemble et à soutenir l’intersyndicale d’Air France lors de la journée de mobilisation nationale le 22 octobre (AUJOURD’HUI) pour protester contre le plan de restructuration et exiger un autre avenir pour Air France.

APPELLE LES AFFILIÉS DE L’ITF à soutenir ce combat.

***********************

La caisse de solidarité:

https://www.lepotcommun.fr/pot/h8micqm8

 

 

Repost 0
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



Repost 0
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 21:28
Décidement, ce goût étrange pour les péniches

Décidément, ce goût qu'a notre direction pour les péniches, il faudrait que j'en parle au disciple de Freud qui touille de temps en temps le bouillon de mes névroses.

Vous trouverez en fin d'article, le texte du tract qui sera diffusé demain chez HOP!Régional, "Business Unit" de HOP!, elle même filiale d'Air France.

Pourquoi maintenir un suspense inutile, c'est d'un appel à la grève qu'il s'agit.

Vous lirez, je ne vais me substituer à cette communication. Il faut néanmoins que je vous dise ce que je pense du fond de cette histoire, hormis la "faute de goût" que constitue cette fête sur une péniche fusse t'elle ancrée dans la capitale.

La colére vient des salariés, pas des Organisations Syndicales, somme toute, relativement blasées des comportements des directions successives. Une colère légitime, dont les causes viennent de la propagande directoriale. "Réduction des coûts", "..Vous êtes trop chers.." etc... etc... Celà bientôt deux ans que ces propos sont répétés, martelés à l'ensemble des salariés du groupe et même si, en fin de compte, cette "sauterie" commerciale ne représentera pas grand chose dans les pertes de la compagnie HOP!, vous avouerez que c'est, au moins, maladroit.

Comme est particulièrement maladroit, la répétition permanente du leitmotiv pré-cité.

Quel en est l'effet, aujourd'hui? Un découragement total et profond!

La direction fait la démonstration permanente qu'il est impossible de lutter avec nos concurrents, nous restons en permanence trop chers.

Ainsi, la création de HOP! qui amenait pour certains un véritable espoir est en train de se transformer, par la faute des dirigeants, en démonstration d'impuissance. C'est le début d'un splendide gâchis. Ce n'est pas le premier.

Il y a bien longtemps que je n'ai plus d'illusion sur l'avenir du court et moyen courrier au sein du groupe Air France. Je pense que nous "boucherons les trous" et occuperons les créneaux d'utilisation des aéroports le temps que Transavia monte en puissance. Après...

Plus d'illusions si la situation évolue vers la peur que les directions d'Air France et de HOP! utilise comme moyen pour "asservir" (c'est fort, mais je ne trouve pas de synonyme) les salariés. La peur, dont parle Edward Bernays dans Propaganda (commenté dans l'édition française par Norman Baillargeon, excellent!!), est un moyen sûr de faire passer les choses. Peur qui entraîne division, réaction corporatiste, exclusion de l'autre. "Ouf, c'est tombé à côté..." sans ce rendre compte (ou si, justement), que la prochaine fois, il y a de grandes chances pour que ce soit ton tour.

Donc, il ne faut pas avoir peur. Et pour ne pas avoir peur, il faut s'unir et résister. C'est ce que nous sommes en train de faire avec les syndicats CGT d'Air France et de Britair.

Le texte du tract:

Le champagne coule à flot

chez HOP !

Les salariés trinquent

Le 28 mai lors du CE, la direction nous a informé qu’un PDV était en projet à la maintenance, avec à la clé la suppression de 27 postes.

Le même jour nos DS reçoivent avec stupéfaction 2 messages :

  • Les informant de l’annulation du séminaire social prévu de longue date,
  • Les invitant à un cocktail dinatoire sur une péniche à Paris le 15 juin.

D’un côté nos dirigeants remercient les salariés qui se sont investis avec un PDV, de l’autre coté ils remercient les clients et partenaires en les invitant à une soirée Jet set. Donc c’est Caviar pour les uns, PDV pour les autres. Il est temps de réagir, tout n’est pas perdu.

Nous savons également organiser des festivités, nous l’avons déjà prouvé par le passé. Le temps est venu pour nous de nous faire entendre.

Les affairistes qui ne pensent qu’à gérer leurs ambitions personnelles ne nous proposent aucune garantie pour l’avenir. Nous ne voyons toujours pas venir de projet industriel pour la maintenance.

Hop s’est construit sur le travail des différentes catégories de personnel des compagnies Régional, Brit’air et Airlinair et non sur les incertitudes financières, économiques et sociales d’apprentis sorcier. Ils ont oublié que ces salariés sont et seront toujours la richesse principale de la compagnie.

Nous sommes hermétiques à leur technique de division qui consiste à monter Brit’air contre Régional, Morlaix contre Clermont-Ferrand ou Lille.

Ce tract tient d’invitation pour Mr GUERIN et son équipe qui n’auront pas besoin de confirmer leur présence à la prochaine grillade party organisée à Clermont-Ferrand. Ils vous doivent des explications et surtout le respect.

Mais auront-ils le courage de venir ?

La CGT Régional appelle l’ensemble des salariés de la compagnie à un arrêt de travail le lundi 15 juin de 11 heures à 14 heures. Soyez nombreux à vous exprimer.

La CGT une force à vos

cotés

Repost 0
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:26

Un de nos Camarades nous a fait remonter deux questions « majeures » à mon avis, (dont l'une au moins nous interroge...), quand aux positions tenues par la CGT HOP!Régional sur l'accord "réduction des coûts".

« Pourquoi la CGT HOP!Regional a t'elle refusé de signer l'accord sur la réduction des coûts ? ».

Reprenons un peu l'histoire et ce qui a conduit à la non-signature de cet accord.

Lionel Guérin vint présenter le projet PRF aux élus de Régional à l'automne 2013.

La création du Pool Régional Français fait partie du plan Transform mis en place par Air France pour diminuer les pertes abyssales de son réseau court et moyen courrier.

Il est essentiellement basé sur une réduction drastique des coûts dans tous les secteurs de la compagnie.

L'esprit « groupe » est alors appliqué par la direction d'Air France et cette mesure est alors étendue aux filiales et ce dans les mêmes proportions que celles de la maison mère, à savoir -15%, cet effort financier se portant principalement sur les salariés au travers de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail. C'est le premier désaccord de fond avec la direction de HOP ! Et celle de notre compagnie.

Pourquoi ?

Les présentations faites par Lionel Guérin, montrent très clairement que, pour ne parler très égoïstement que de Régional, les « pistes » d'économie ne se trouvaient pas seulement sur le « dos » des salariés. Loin de là!

Notre avis était qu'il y avait bien d'autres options à exploiter pour diminuer nos coûts de fonctionnement, la première et la plus évidente se portant sur l'exploitation de nos avions.

Certes,mais, qui maîtrise l'attribution des lignes, la construction du réseau, le mode de répartition entre les affrètements et franchises, en gros, qui dirige? Certainement pas la direction de Régional, mais bien celle d'Air France, vous l'avez évidemment compris.

De plus, vous vous rendez bien compte, salariés de Régional, que les « avantages » sociaux, les conditions de travail, sont sensiblement différentes entre vous et les salariés d'AF. (encore que, il y a depuis, des choses à dire sur le sujet...

Pour reprendre un exemple que j'avais pris en Comité d'Entreprise, « Quand il fait -20°c, et que l'on demande aux gens de s'enlever un pull, la sensation de froid est différente selon qu'il en reste encore deux, ou que l'on se retrouve en chemise... » Devinez qui a la chance d'avoir encore deux pulls...?

Donc pour reprendre le « fondamental » de notre désaccord avec les directions : « il faut d'abord regarder ou sont les pistes d'économie sur l'organisation de la compagnie avant de prendre dans la poche des salariés ».

La position de la direction fût à la hauteur de notre (dés)espérance et, le petit doigt sur la couture du pantalon, elle appliqua les consignes d'Air France pour qui il n'était pas possible de demander des efforts à SES salariés alors que ceux des filiales étaient épargnés.

Voilà pourquoi, il était totalement infondé pour nous, de signer le moindre accord sur le sujet.

Les signataires se présentèrent comme les « sauveurs de l'emploi », la direction ayant, dans son préambule à la négociation, évoquée la possibilité de recourir à des licenciements si aucun accord n'était trouvé.

Notre analyse sur ce sujet particulier était aussi différente, et les événements nous donnèrent raison. La mise en œuvre du PSE au siège de la compagnie, la construction en parallèle de HOP ! causant déplacements et mise à disposition de nombreux salariés fit qu'il devint mathématiquement impossible de se séparer du moindre salarié, au point que, depuis, des recrutements extérieurs ont même été nécessaire.

Les signataires de l'accord n'avaient pas pris en compte la réalité de la situation et ont cédé au classique « chantage à l'emploi » arme habituelle de nos patrons dans les négociations.

En résumé, pourquoi n'avons nous pas signé l'accord sur la réductions des coûts ?: Parce qu'il n'apportait rien, ni aux salariés, ni à la compagnie.

Seconde question : "Pourquoi refusez vous de signer le CET (Compte Epargne Temps) ?"

La réponse va être extrêmement courte, car elle est dans la question : nous n'avons jamais refusé de signer un accord sur le CET, et ce pour une excellente raison, il n'existe pas...

Et pourtant, nous fumes la première organisation syndicale à proposer l'ouverture de discussions sur ce sujet. Seulement, pour discuter, il faut au moins être deux (à moins de souffrir de certaines affections psychiatrique, dont je m'enorgueillis de souffrir quand je suis satisfait de la cuisson de mon omelette), et la direction resta longtemps sur une position de refus.

Il n'y a que récemment, que pour forcer la signature de l'accord sur la réduction des coûts, elle fit miroiter aux naïfs l'ouverture de négociations, ultérieures... (Pour mémoire, elle avait promis d'ouvrir les discussions en début d'année 2015, nous sommes bientôt mi-2015).

La suite. Si ces négociations s'ouvrent réellement, nous y participerons, c'est une évidence, mais il ne faut pas attendre, de notre part, une signature pour une signature.

Notre position est toujours la même : si l'accord est favorable aux salariés et qu'il constitue une avancé sociale, nous le signerons. Si ce n'est pas le cas, nous expliquerons pourquoi il ne nous convient pas et consulterons nos adhérents.

Donc, en résumé, nous sommes POUR les négociations sur le CET.

A conditions que la direction les ouvre...

Par contre, interrogateur anonyme, il faudrait que tu retournes voir le "malfaisant" qui t'as raconté que la CGT refusait de signer un document qui n'existe même pas, te faisant passer, au mieux pour un naïf mal informé, au pire pour une grosse tanche.

Repost 0
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 10:06

Dans la presse aujourd'hui, au sujet du procès opposant les élus du Comité d'Entreprise à la direction de Régional, avec en embuscade HOP et Air France, puisqu'une avocate de la compagnie "mère" était également présente à l'audience.

Air France : la direction de Régional retire son plan social

Le SNPL poursuit toutefois son action en justice sur le fond contre le PSE, qui menacait 47 postes de pilotes en 2013 et 15 en 2014. La direction de Hop ! Régional a retiré le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévu concernant les pilotes de la compagnie, annonce le SNPL Régional. Ce retrait, selon un compte rendu du syndicat, "pourrait être en relation avec la procédure judiciaire engagée par le CE sur le PSE et dont le jugement sur le fond" était "prévu le 5 novembre 2013". Contactée par l'Echo touristique, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations. "Si la justice nous donnait raison sur les reclassements chez Transavia en cas de licenciement, cela pourrait bien faire jurisprudence dans tout le groupe Air France", assure le syndicat, qui attend un verdict le 19 décembre. De fait, le plan social présenté par la direction ne prévoyait pas de reclassement des pilotes de Regional au sein du groupe Air France, alors que Transavia, filiale en plein développement, est en train d'embaucher et accueille des pilotes de la compagnie nationale.(plus une prime. Ndr)

"L'objectif de ce PSE, c'était de nous mettre la pression pour que l'on accepte une baisse générale de nos salaires de 15% pendant les négociations collectives. Mais ça ne passe pas car un tel chantage est inacceptable" répond Armand Simon, délégué SNPL Régional. Le PDG de Hop !, Lionel Guérin, s'est en effet engagé à réduire les coûts de 15%, ce qui passe par la renégociation des accords collectifs au sein des différentes entités de Hop ! : Régional, Britair et Airlinair. Problème, les trois entités ont des conventions et des niveaux de rémunération différents. "Alors que chez Britair une augmentation de productivité de 16% a été signée, les salaires moyens des pilotes de Régional sont toujours inférieurs de 12% à 18% à ceux de Britair" déclare Armand Simon.

Pour l’instant, seuls les syndicats d’Airlinair et de Britair ont trouvé un accord avec la direction pour les nouvelles conditions de travail et de rémunération. Mais la convention signée par Britair pourrait être caduque avant la fin de l’année, puisqu'elle prévoit des clauses suspensives concernant notamment le droit à un reclassement chez Transavia. "Il ne reste plus que 7 mois pour trouver un accord chez Régional. Si cela n'est pas fait, la direction pourra nous imposer les conditions de travail européennes. Mais dans ce cas, on repassera sur la règle qui prévoit de payer les pilotes au temps réel de vol. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque nous sommes payés au forfait. Par conséquent au lieu d'optimiser leurs vols dans l'intérêt de la compagnie, comme c'est le cas aujourd'hui, les pilotes risquent de faire l'inverse pour rattraper le pouvoir d'achat perdu. Il est donc évident qu'une telle situation ne serait pas sans conséquences sur la régularité des vols et sur l'économie générale de Hop!", alerte Armand Simon. Le plan social chez Régional prévoyait 47 suppressions de postes chez les pilotes en 2013 et 15 en 2014. L'autre volet du plan social, qui concerne 65 postes sur le personnel au sol, est maintenu.

Repost 0
15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 14:38

Une communication du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail de la Maintenance de notre belle compagnie.

Ca remue un peu car je pense que la direction n'avait vraiment pas pris la mesure des conséquences de la réorganisation de la société.

De plus, et là il ne s'agit plus de négligences mais d'une démarche "douteuse", les plans initiaux ont été largement bouleversés et nous constatons des transferts de charges de travail entre services, certains se retrouvant brusquement privés d'une importante partie de leurs activités.

Il s'agit pour nous d'une tentative malhonnête de création de sureffectif par la direction.

Vous comprendrez donc l'importance de répondre à cette enquête.

Bonne lecture

Madame, Monsieur

Le CHSCT Maintenance s’associe à la démarche menée par la médecine du travail pour évaluer votre vécu au travail. Les indicateurs fournis nous permettrons de renforcer notre action pour continuer à améliorer vos conditions de travail, préserver votre santé et limiter toute apparition de risques psychosociaux.

Cette enquête est l’aboutissement d’un long travail mené depuis des années par le CHSCT Maintenance. Nous souhaitions que tout problème survenant dans le cadre de votre poste de travail ou de vos relations professionnelles soit détecté le plus amont possible pour pouvoir intervenir le plus efficacement possible. Actuellement nous sommes le plus souvent informés lorsque les situations sont déjà fortement dégradées !

Il est nécessaire que vous répondiez massivement à ce questionnaire pour nous permettre d’obtenir un état des lieux précis de la situation à la maintenance. Cela permettra de mettre en place les mesures essentielles et adéquates pour prévenir et remédier à toute détérioration de vos conditions de travail.

Nous vous garantissons le respect de l’anonymat de vos réponses qui comme le souligne la médecine du travail est soumis au secret médical. L’objectif est d’obtenir un état des lieux collectif et non la situation personnelle de chaque agent.

Nous ne doutons pas de votre implication et de votre volonté de faire respecter et progresser vos conditions de travail en répondant massivement à cette enquête.

Le secrétaire du CHST Le président du CHSCT

Jean-Marc TAVERNIER Daniel MARTEL

Repost 1
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 14:13

Vous avez pû le constater, celà fait quelques fois que je re-poste des articles du blog "les ailes des PNC".

Ce moyen de communication est animé par Sylvia, Chef De Cabine chez Régional qui a décidé hier de rejoindre la CGT-Regional. Il y a donc des PNC CGT chez Régional.

Ce n'est certainement pas une victoire pour nos Camarades. Ils se sont opposés pendant des mois à la création d'une section afin de ne pas mettre à mal l'entente exceptionnelle (ce n'est pas nous qui le disions) au sein des organisations syndicales de cette ex-filiale d'Air France. Il se trouve que malheureusement, les dissensions internes régnant au sein d'un syndicat PNC ont fait que nous ne pouvions laisser quelqu'un de la qualité des "gens laissés sur la touche" rejoindre d'autres organisations. Les "révoltés" souhaitaient rejoindre la CGT plutôt que tout autre Orga, voilà, c'est fait.

A titre personnel, j'espère que cet épisode ne troublera pas les bonnes relations que nous entretenons avec la plus-part des représentants du syndicat d'origine de nos nouvelles Camarades. Je regrette vraiment que la réconciliation n'a pas été possible... Le pouvoir transforme, je vous l'ai toujours dit...

Donc, j'ai reposté ce matin un article du blog de nos Camarades PNC retraçant les discussions du Comité d'Entreprise de Régional.

J'aimerai ajouter une ou deux choses.

Lundi matin se tenait la Commission Economique du CE. Y sont présents des élus et Représentants Syndicaux FUC, SNPL, SNMSAC (cadre), CGT et le Secrétaire du CE.

Quelle ne fût pas notre surprise de voir notre Directeur Financier nous communiquer une analyse décrivant le résultat des lignes directement impactées par le plan Bases Province, document que la direction refuse obstinément de nous communiquer depuis des mois.

Assez surprenant à quelques poignées de semaines de l'annonce officielle de l'échec de ce plan, que la direction nous prouve, chiffres à l'appuis que nous avions raison depuis le départ.

Ainsi, nous avons pû constater que même compensées par la soulte versée par Air France uniquement sur la première année post-base province (5 M€), jamais la perte de l'exploitation des lignes au départ de Nice, Marseille & Toulouse n'a été financièrement amortie! Je ne parle ni du social, ni des conséquences sur l'exploitation de nos avions.

Mme Seleznef a donc beaucoup de mal à nous convaincre, tel un membre du Politbureau s'apercevant de l'erreur du collectivisme sur la production des Trabans, que "Bon, on oublie tout! Du passé, faisons table rase". A t'elle, elle aussi, fait partie du cabinet de Charles Fitermann?

Trève de plaisanterie, car il n'y a pas franchement de quoi rire: la situation que nous vivons actuellement est bien le résultat des erreurs de gestions de l'ex-actionnaire principal, même si, comme vous nous l'avez dit, Madame, nous étions régulièrement recapitalisé. Vraiment stupide de se plaindre, non?

Sauf qu'à part pour l'Assurance Maladie, et pour d'excellentes raisons, qui peut se contenter de travailler en faisant n'importe quoi sachant que X ou Y viendra de toutes façons "compenser ses pertes"? Quel magnifique projet d'entreprise...

Le second complément d'information vient de nos interrogations sur l'augmentation de la productivité. En effet, comment faire "voler plus" avions et équipages, puisque celà fait partie de ce que demande AF via HOP, quand la construction même du réseau fait qu'il est impossible de les exploiter, par endroit, plus de 5h/jour (pour mémoire, plus de 12h/jour pour les 320 d'AF en bases province)? Qui paiera ce manque de productivité forcée? Les salariés?

Enfin et pour terminer, plus de 60% de l'activité de Régional réalisée en affrètement pour Air France. 60%!!!

Que se passera t'il si demain le SNPL d'AF décide, pour sauver les fesses de ses adhérents, qu'il serait quand mieux que les alimentations du HUB soient réalisées par des avions et des équipages d'AF? Hein? Qu'est ce que l'on ferra à part, peut'être, tremper Mr Barber dans le goudron et les plumes?

En tout cas, je pense que l'on va investir dans un grand chaudron, parce que, promis, si ça "merde", vous allez vous retrouver nombreux dans la bassine...

Du goudron! Et des plumes! ....de perroquets...

Repost 0
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:26

Juste une remarque avant de vous laissez lire ces deux articles, l'un sur le bas-coûts en général, l'autre sur Ryanair.

Il faut quand même ne pas confondre et mettre dans le même panier tous les secteurs d'activités touchés par ce nouveau modèle économique.

Je me pose juste une question. Quand la concurrence de Ryanair, Volotea et autres aura disparue, pensez vous sérieusement que les dirigeants de ces compagnies renonceront aux profits possibles d'un secteur dont ils seront devenus les maîtres?

Pensez vous que ces grands philanthropes saisiront cette opportunité pour améliorer les conditions de travail et augmenter les salaires de ceux qui auront permis le développement spectaculaires de ces sociétés?

Allez donc voir ce que la libéralisation du secteur aérien a provoquée aux états-unis...

Le low cost révolutionne le quotidien des consommateurs

Le consommateur veut des produits simples, de qualité et bon marché, revenant à l'essentiel, sans superflu. C'est le principe même du low cost !

Le modèle du low-cost apparu dans les années 70 fait aujourd’hui tâche d'huile. Après les vols aériens, l'alimentaire, la voiture, la téléphonie... le modèle s'impose dans un nombre croissant d'offres produits parmi lesquels l'hôtellerie, la restauration, la coiffure, la location de voiture, les cosmétiques, l'habillement, les médicaments, les assurances... Même la SNCF s'y met, c'est dire !

Comment expliquer cette vague déferlante ?

Selon les experts du low-cost, ce phénomène s'inscrit dans l'air du temps. Et plus encore que la crise qui influe sur les arbitrages, le succès du low cost repose avant tout sur les changements de comportement des consommateurs. Après l'époque de la consommation à tous crins de ces dernières décennies qui a fait éclore des dérives nombreuses au nom du progrès, le consommateur veut revenir à l'essentiel : des produits simples et utiles à pas cher. Cette nouvelle demande va à l'encontre de la vague de sophistication développée par les industriels de la consommation de masse. L'idée est bien de consommer de façon raisonnée, des produits qui vont durer longtemps et qui répondent vraiment à un besoin. Autrement dit, l'ère du gadget jetable est révolue. D'autant plus qu'à ces premiers critères s'en ajoutent d'autres comme notamment la préservation des emplois en France, ou encore la préservation de l'environnement, le respect de conditions de travail humainement correctes... Plus encore que le prix à tout prix, le low-cost développe une logique bien à lui autour d'une offre pas chère mais évolutive.

Un prix bas mais sous conditions

Contrairement au hard-discount qui a bâti sa réussite sur des produits pas chers mais trop souvent bas de gamme, le low-cost suit une toute autre logique, celle de la simplicité sans sacrifier sur la qualité. La nuance est subtile diront certains, et en effet, la frontière est bien ténue entre un produit simple à pas cher et un produit médiocre à pas cher. Mais dans l'esprit des entreprises low-cost, la différence est flagrante.Le produit vendu low-cost est un produit de qualité dont on a extirpé le superflu. Pour une compagnie aérienne par exemple, la sécurité des appareils est primordiale, tandis que le service à bord est superflu. Chez Dacia, la longévité de la robuste Logan démontre de sa qualité, même si ce modèle n'embarque pas les dernières technologies sorties. Et l'on peut bien évidemment multiplier les exemples.Clairement, le low-cost s'écarte donc bien de la logique hard-discount où le prix est l'argument massue, l'unique préoccupation, la pierre angulaire. En low-cost, la logique est plus basée sur le bon rapport qualité/prix. Un prix bas sous conditions en somme, qui s'obtient non pas en rabotant sur la qualité mais en gérant au plus juste les process de fabrication et de distribution. La logique du low-cost se rapporte de ce fait à celle des MDD et du supermarché. Les ventes en gros volume permettent de tirer les prix vers le bas.

Du sur-mesure à la carte

Le principe du low-cost se démarque surtout du hard-discount en ce sens qu'il propose le plus souvent des prestations évolutives. Une fois que l'essentiel est défini dans une offre à bas prix, libre choix est en effet laissé aux consommateurs de rajouter des options payantes pour améliorer cette offre essentielle. Cette logique du sur-mesure à la carte est particulièrement importante en low-cost. Elle révolutionne la définition du produit à la source en éclatant les propositions en une multitude d'options. Le pack « all included » qui a permis pendant des années de faciliter la vie des consommateurs quitte à payer plus cher est balayé d'un revers de manche. Et ça marche ! Surtout en ces temps de crise où un sou est un sou, et où la demande de personnalisation est en plein boom. En décembre 2011, le Club des entreprises Low Cost tout juste créé, définissait en ces termes la valeur ajoutée du modèle : « Le Low Cost repose sur le rejet du superflu, la simplification maximale des processus. Les produits et services sont repensés pour être segmentés, découpés, dépouillés de leurs fonctions annexes jusqu’à n’en retenir que le cœur, c’est-à-dire la fonction essentielle. À cet égard, le Low Cost peut être appréhendé comme un retour à la fonctionnalité première des produits et/ou services. »

Un modèle adaptable à tous les secteurs d'activité

Sachant que le low-cost n'est rien d'autre qu'une reformulation des offres pour arriver à une économie maximum et à des ventes en gros volumes, le modèle peut être appliqué à quasi tous les secteurs d'activité. Et c'est justement pour cette raison que de plus en plus d'enseignes s'y mettent sans perdre de leur aura, bien au contraire. En effet, face à une offre low-cost, le client y gagne puisqu'il peut bénéficier d'un prix bas pour un produit ou service de qualité. L'entreprise y gagne également puisqu'en proposant un prix en rupture avec les prix habituels du marché, elle trouve les moyens de se différencier de la concurrence, sans rien perdre sur ses marges qui plus est ! Le produit de base est rentable et les options achèvent de rentabiliser l'offre. De plus, le prix d'appel démultiplie le spectre du fichier client pour une rentabilisation des produits au volume plutôt qu'à l'unité. Tous ces « avantages » intrinsèques du modèle explique le pourquoi du succès du low-cost ces 10 dernières années. Selon le Club des entreprises low-cost, « longtemps cantonné à l’hôtellerie, l’aérien ou encore à la distribution alimentaire, le Low Cost se diffuse aujourd’hui dans plusieurs secteurs: automobile, banque, assurance, coiffure, jardinerie, salles de gym, téléphonie mobile, etc. La plupart des activités s’adressent d’abord aux consommateurs et se développent aujourd’hui aux entreprises de prestation de services B to B. »

Le low-cost en franchise

Le low-cost en franchise est devenu monnaie courante depuis quelques années. A ceci rien d'étonnant d'ailleurs puisque la franchise par définition est un moyen de proposer à un indépendant, un concept actuel reposant sur une demande consommateur avérée. Conceptualisées d'entrée de jeu selon le modèle low-cost en privilégiant les petits prix et les gros volumes sans sacrifier sur la qualité, les offres low-cost en franchise émanent soit de réseaux mono-enseigne soit de grands groupes multi-enseignes qui souhaitent ajouter à leurs propositions historiques, un volet discount dans l'air du temps.

Charente : Ryanair gagne une bataille juridique

Le Syndicat Mixte Aéroports Charente (SMAC) a été débouté par le tribunal de Poitiers dans sa requête contre la compagnie aérienne low cost Ryanair, à qui il réclamait de 865 000 euros pour « rupture anticipée et brutale ».

La décision du tribunal administratif de Poitiers du 20 juin 2013, dans laquelle il se déclare incompétent, n’a surpris personne : on voyait mal les juges aller à l’encontre de la décision du Conseil d’Etat en avril, qui avait reconnu la compétence de la cour arbitrale de Londres. Le litige entre le SMAC et la spécialiste irlandaise du vol pas cher porte sur un contrat commercial international qui stipule ce recours, comme l’avait souligné début juin le rapporteur public – qui avait donc plaidé l’incompétence.

La liaison entre Londres et l’aéroport d’Angoulême, inaugurée en 2007 par Ryanair, avait été supprimée trois ans plus tard, le syndicat mixte refusant de verser les 175 000 euros de rallonge pour les aides au marketing exigées par la low cost. Saisie par cette dernière, la cour internationale d’arbitrage lui avait donné raison et condamné la Charente à verser 400 000 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat.

Si la dernière bataille judiciaire a été gagnée par Ryanair, la guerre peut encore durer : un appel contre la décision du tribunal de Poitiers reste possible, et une autre procédure est en cours sur l’instance judiciaire apte à procéder à l’exécution du jugement londonien. La cour d’appel de Paris se prononcera sur ce dernier point le 10 septembre prochain.

Rappelons que le président du conseil général Michel Boutant avait fait condamner en correctionnelle le PDG de Ryanair Michael O’Leary, qui l’avait attaqué en diffamation après avoir été traité de « flibustier », à lui payer 3000 euros de dommages et intérêts. Maigre victoire alors que l’aéroport d’Angoulême – Cognac, géré par SNC-LAvalin, attend toujours une ligne régulière.

Repost 0