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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 20:47
L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

Historique, c'est bien le mot!

Certes, l'histoire courte de notre compagnie pipe un peu les dés, mais si je dis "historique", c'est bien que jamais dans l'histoire des trois ex-filiales d'Air France, Airlinair, Britair et Régional, un mouvement de grève n'avait recueilli une telle mobilisation.

Aujourd'hui, premier jour du mouvement: 

210 vols annulés en "préventif", 127 vols Hop! et 83 vols Air France (sur Roissy-CDG, les Embraer de Hop! sont affrétés par Air France). Pour remplacer les avions cloués au sol par les différents arrêts de travail, Hop! (ou Air France, ou Hop! Air France, ou les deux, ou les trois, on ne sait plus!!!), ont fait appel à des compagnies "externes" au groupe (et au pays aussi parfois, d'ailleurs): 50 vols ont été effectués par ce moyen. Enfin, 40 plutôt, puisque 10 ont été repris en propre par Air France.

En fait, nous sommes assez habitués, même en tant normal, à voir des avions plus ou moins exotiques voler sur des lignes Hop!. Nos clients ont pu encore récemment, sur le Lille-Marseille ou sur le Lille-Toulouse, apprécier le délicat accent Batave du personnel de cabine. Donc, oui, il n'y a pas besoin d'être en grève pour voir Hop! louer des avions chez d'autres, alors qu'elle en a et "des" qui ne volent pas.... C'est d'ailleurs l'un des sujets qui ont motivé notre mouvement.

A noter, la malhonnêteté de notre direction qui annonce à la presse un nombre d'annulation en rajoutant les Airbus d'Air France, alors que son personnel n'est pas concerné par la grève.. A moins, et celà ne m'étonnerai pas plus que ça, que nos deux compagnies aient brusquement fusionnées dans la nuit de jeudi à vendredi...  A vraie dire, peu importe, hypocrisie, malhonnêteté, nous y sommes régulièrement confronté, c'est juste une question d'habitude. Et puis, celà nous fera des arguments pour le tribunal quand nous irons réclamer l'UES avec Air France.

Comment ça? Vous semblez étonnés? 

Dites donc, cadres de toutes dimensions et dirigeants plus ou moins éphémères, vous ne croyez tout de même pas que, vous, la grande compagnie Nationale, celle dont les pilotes ont appris à voler aux oiseaux, vous allez continuer comme ça pendant encore des plombes à démolir votre, presque, dernière filiale aérienne, profitant des avantages de son exploitation, de la bonne volonté et de la souplesse de ses salariés!

20 ans que les différents pistonnés gouvernementaux, ou les "Camarades" de bancs de grandes écoles se succèdent à la tête du fleuron du transport aérien mondial (ce n'est pas de moi), et qu'ils se cassent les dents à essayer de le reformer. 

Il aura fallut moins de deux ans aux salariés de Hop! pour atteindre un "presque équilibre financier". Ca s'était juste avant que vous ne décidiez qu'en fait, Hop! représentait un excellent réservoir pour compenser votre manque d'anticipation concernant le recrutement de pilotes. Et voilà, nous y étions presque... En fait, celà fait presque vingt ans que "nous y sommes presque" et celà fait presque vingt ans que vos interventions ou celle du SNPL nous empêche de nous développer.

Je radote, je sais, cinquante fois que je répète cette histoire.

Tiens justement, elle m'en rappelle une autre en relation avec les répétitions. Je n'arrive plus à me souvenir le nombre de fois ou mes Camarades et moi-même sommes intervenus pour vous alerter sur ce que vivaient les salariés de Hop! Combien de fois! Combien de PV de Comité d'Entreprise aux passages entiers sur la souffrance des salariés? PNC, personnel au Sol. Dirigeants, vous avez volontairement minimisés nos alertes, pire, vous avez laisser certains de vos cadres continuer à se comporter de façons totalement inapropriées avec des salariés déjà en souffrance.

Alors, Patron, Patronne et petits mitrons, quand j'apprends, par un indiscrétion, que vous ne comprenez pas le "pourquoi" de ce mouvement de grève, je reste, quand même, malgré une expérience du sujet que certains me reconnaissent, comment dire.... "sur le cul". Vous me passerez la familiarité, mais j'avoue que l'expression s'avère tout à fait approprier pour exprimer et l'étonnement, et le "non, ce n'est pas possible", et le "oh! les malhonnêtes" (en fait, ce n'était pas l'adjectif auquel je pensais, mais un gros mot par page, ça suffit).

Comment pouvez vous être encore sincèrement surpris(e)s par ce mouvement??

Etes vous vraiment sincères? Je doute encore.

Et puis, mon innocence naturelle s'envole quand je prends connaissance de la deuxième petite phrase rapportée par "la fuite": vous auriez prévenu les grévistes qu'ils allaient " faire fuir les nos clients".

Alors là, je ne m'étonne plus, j'explose!!! Vous vous moquez de qui messieurs zé Mesdames??

Qui fait fuir les clients? Qui a mis en place le plan Recoverex à la suite de la fusion parce que la compagnie était incapable d'assurer avec sa nouvelle organisation, d'assurer la totalité des vols de la compagnie? Voulez vous que je vous rappelle (sans prendre les chiffres d'Air France) combien de vols ont été annulés de votre fait? Voulez vous que nous parlions des vols de deux heures effectués par des turbopropulseurs en lieu et place des jets? Voulez vous que nous parlions des annulations de vols parce que la Maintenance, en complète désorganisation, n'avait parfois pas une simple roue de rechange pour en remplacer une usée? Voulez vous que nous parlions des fréquences changées, des lignes annulées, des lignes affrétées par des compagnies "étonnantes"? 

Et vous osez, VOUS OSEZ, accuser les grévistes de faire fuir les clients!! Mais dirigeants sourds et aveugles, vous l'avez tellement bien fait que nous ne pourrons jamais faire pire!

Il me vient à l'esprit une citation Audiardesque, concernant ceux qui osent. Pour la même raison que précedemment, je nous épargnerai sa retranscription.

Les chifres du jour:

89% des PNC sont en grève. Sur les différents sites, une forte mobilisation à Morlaix (près de 200 personnes), rassemblement à Rungis d'une cinquantaine de personne, idem à Nantes, bonne participation (exeptionelle?) des salariés du siège malgré l'avertissement de dernière minute du représentant local des "Ressources inhumaines" qui ne peut s'empêcher de rajouter toujours son petit mot pour "titiller". Merci à nos Camarades de l'AGO (syndicat CGT de l'aéroport) et de l'Union Locale CGT.

A Clermont-ferrand, piquet de grève tenu par "l'homme du jour" (selon La Montagne) depuis 00:00 et ce, jusqu'à samedi 24:00. Pas d'information quand à la mobilisation, mais environ 80% de grévistes. Sur les escales commerciales (enregistrement, bagages aux aéroports), 80% sur Nantes, 100% à Lyon ou les renseignements généraux avaient interdit tout rassemblement... Donc, elles étaient deux, et devinez qui?

Sur les escales techniques, Nantes, Strasbourg, Orly, Roissy CDG, Bordeaux, Biaritz, Pau,Toulouse, Lannion, Brest, Rennes, Lyon, et j'en oublie, plus de 70% des techniciens avaient cesser le travail. Souvent, seuls les intérimaires assuraient la Maintenance. Nous n'avons pas les informations en provenance de Lille et il semble que les salariés de Lyon-Maintenance aient totalement cessé le travail aussi.

Un mail à été adressé au secrétaire d'état aux transports pour lui demander la médiation du gouvernement dans ce conflit.

Nous ne mesurerons pas le succès de ce mouvement au nombre de vols annulés. Nous ne nous faisons aucun espèce de plaisir sadique à compliquer la vie de nos passagers et de toutes façons a direction arrivera toujours à "arranger" les chiffres. Par contre, à leur place, je me poserai certaines questions....89% des PNC... 100% au sol dans certains secteurs..."ça cause", "ça indique", "ça signifie", non?

Une grève réussit...Et sans les pilotes!!

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:40

Je vous l'ai souvent dit, on vit dans les les sociétés où nous travaillons les mêmes choses que dans la société ou nous vivons. En plus petit...

Ainsi, c'est le "matraquage" médiatique autour des déclarations de F. Hollande qui ont aujourd'hui réenclenché cette envie de pousser un coup gueule et l'extraction de l'un de mes nombreux brouillons, aidé en celà par le visionnage d'un petit film que notre direction avait bien voulu nous transmettre par courrier spécial.

Un peu con de nature, je n'avais pas compris au début que ce petit bout de plastique à l'effigie de notre belle compagnie contenait autant de choses. Il est vrai, j'avoue, que je ne l'avait pas déballé, le réservant pour une activité ultérieur, dans le plat ou l'on trouve en vrac et bien mélangés, des piles usagées, des piles neuves, des chewing gum, toutes les "serviettes rafraîchissantes" que je ne manque pas d'accepter à chaque fois que je me déplace en avion et que donc, je n'utilise jamais, trois ou quatre cléfs Ikea, des punaises, un stylo qui ne marche pas et que je pense foutre à la poubelle à chaque fois que j'en fais le constat, etc.. etc.. vous voyez de quel récipient je parle. Donc, la petite carte se trouvait là dedans. Ayant des joints de salle de bain à refaire, je m'étais dit que ca ne serait pas mal comme raclette à silicone.

C'était sans compter sur mes Camarades de travail dont la vivacité d'esprit est universellement connus (enfin presque tous). " c'est une clef USB, ta raclette à mastic. Regarde, tu vas passer un bon moment".

A vrai dire, j'ai pensé qu'ils se foutaient de moi, néanmoins, ayant dans ma carrière qui commence maintenant à être un peu longue, été tellement surpris à maintes occasions par l'imagination des publicitaires, j'ai quand même eu un doute et arrivé à la maison, j'ai donc déballé ce joli cadeau et ai inscrit sur ma liste de courses "acheter une palette pour les joints silicone".

Effectivement, il fallait retourner le présent et dégager la petite languette.

Mon dieu!! (auquel je ne crois pas, mais c'est une expression, et puis que dire...), je connaissais la loi de Moore sur la capacité de stockage des supports informatiques, mais alors là! Je ne pensais pas qu'autant d'auto-satisfaction pouvait tenir en si peu de place! Un peu plus d'un p 'tit giga et voiçi la présentation d'une compagnie dans laquelle les salariés doivent être heureux, on parle tellement d'eux, "nos collaborateurs", "nos équipes"!

Néanmoins, petit bémol d'un grincheux, on parle d'eux, mais ce sont les cadres, les chefs de projets qui sont interrogés... Ça doit être un manque de temps (il reste pourtant de la place sur la petite carte...).

Je dis "les salariés doivent être heureux dans cette compagnie", car même si j'y reconnais certains points communs avec celle ou j'exerce mon activité professionnelle, ce n'est manifestement pas la même.

Oui le chemin parcouru est immense!

Oui, beaucoup étaient pour cette fusion. Vous oubliez quand même que ce n'était pas le cas pour une grande partie et que, tristement (?), ca ne l'ai toujours pas.

Avez vous, Messieurs, les vraies remontées du terrain? Connaissez vous la situation alarmante de certains services en sous-effectifs, obligés parfois de former leurs collègues alors que la charge de travail a été multiplié par trois!

On parle beaucoup des systèmes d'information dans ce documentaire. Vous a t'on mis au courant des multiples coupures, ralentissement des réseaux, applications inaccessibles et cela souvent au pire des moments?

Savez vous que le transfert dû à une idée de génie, du contact entre les Personnels Navigants et Logistique/régulation vers des serveurs vocaux a une véritable influence sur la sécurité des vols?

Savez vous qu' à la question "ca va?"le mot le plus prononcé aujourd'hui entre "collaborateurs" de HOP! , c'est "Boff, comme toi.."

On ne peut exiger d'un film de propagande, pardon, de publicité qu'il présente les défauts du sujet qu'il est sensé encenser, néanmoins et celà sera ma vraie question:

Etes vous seulement conscients du 1/4 de ce que vivent présentement (même) les salariés de la compagnie?

Vos cadres, chefs de projets et patin couffin limonade, ont'ils eut la franchise que commande la situation de vous informer des difficultés vécues par "vos équipes", "vos collaborateurs" au quotidien en cette post fusion?

Je vous dis ça, car quand j'entends les propos d'au moins l'un d'entre eux, j'ai des doutes, de sérieux doutes et quand le doute m'assaille (comme dirait un copain Kenyan), ça me rends nerveux.

Pour en revenir à ce qui a réveillé mon envie d'écriture, j'ai pensé à vous en entendant Hollande qui déclarait "depuis que je suis au pouvoir, la France va mieux".

Lui c'est un menteur...

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:28
Faut'il retarder la fusion chez HOP!?

C'est vraiment la question que l'on est en droit de se poser...

Depuis la création du PRF, puis de HOP! nous avions été habitués à ce que les instances représentatives du personnel soient plus ou moins bien informées, plus ou moins bien traitées par les différentes directions des filiales et de la holding. Force est de constater que l'annonce de la fusion prochaine des trois compagnies, Airlinair, Britair et Régional au sein de HOP! conduit les directions à avancer à marche forcée. Comme si plus rien n'avait de valeurs ou d'importance, il faut fusionner au 1er avril 2016.

Alors qu'importe!

Qu'importe que les documents nécessaires aux élus pour un examen "honnête et loyal" du plan de fusion soient remis aux élus au mieux 3 jours avant la cession, le plus souvent, pendant la réunion, qu'importe que ceux-çi soient, pour certains, erronés, qu'importe! Il faut avancer!

Qu'importe que les cessions de "négociations" dans les locaux de la Holding durent moins de trois heures. Qu'importe, il faudra avoir fusionner le 1er avril.

Nous n'avons même pas terminé l'examen des postes supprimés, que prochainement l'entreprise va publier la liste de ceux que devrait créer la fusion! Qui comprend?!

Comment peut'on annoncer que les suppression de postes n’entraîneront "aucun départ contraint"? Quel sort sera réservé aux salariés qui ne souhaiteront pas accepter la mobilité professionnelle?

Il y a peu, je parlais de la situation avec une responsable RH d'une autre entreprise. Je lui faisais part de notre incompréhension devant les annonces-promesses de nos dirigeants concernant ce refus de procéder à des départs forcés. Eclat de rire de la dame! "Ben oui, c'est complètement psychologique! Les salariés se mettent déjà dans la situation. Ils voient leurs postes purement et simplement supprimés. Donc soit ils vont répondre massivement au PDV, soit ils vont accepter les mobilités. On a fait exactement la même chose dans ma boite. Des chefs d'agence ont même accepté des emplois très largement en dessous de leurs qualifications pour ne pas risquer de se retrouver dehors." "Le risque" a t'elle ajouté "c'est le départ massif de salariés hautement qualifiés, car se sont ceux qui se "vendent" le mieux. Vous êtes un peu dans la m...."

Nous avons longtemps penser, et personnellement je le pense encore, que la fusion était une bonne solution, pour ne pas dire la seule. Il est décevant de voir que la direction est dans l'incapacité de faire façe aux échéances et qu'elle nous emmène droit vers ce qu'il y a de pire, une fusion ratée.

En conséquence, je pense, et c'est la position que je défendrai auprès de mes Camarades que nous devrions retirer notre signature du relevé de conclusion sur la prolongation des mandats et aller voir un peu du coté des tribunaux ce que nous pourrions obtenir dans l'intérêt des salariés.

En fait, c'est plus que de la déception...

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:35

Une semaine déjà, que la direction de HOP! a annoncé la fusion, au bénéfice de la Holding, des trois compagnies Airlinair, Britair et Régional.

Les annonces faites dans la presse sont assez précises mais leurs analyses soulèvent quelques commentaires, la presse Bretonne étant nettement plus précise et plus réactive que l'Auvergnate.

En effet, le Télégramme, pour ne citer que lui, parle de "réelles craintes pour l'emploi sur le site de Morlaix". C'est vrai, comme elles le sont, dans des proportions tout aussi inquiétantes sur Clermont-ferrand (Régional), ou à Paris (Airlinair).

Je ne vais pas reprendre le couplet, désormais habituel, sur la nécessité de prendre conscience de la globalité du problème, on ne peut en vouloir, devant les annonces faites par la direction, de faire du "local" dans l'urgence. C'est humain. Je pense que cette manière de raisonner ne pourra pas durer, c'est tout.

Exceptionnellement, pour ne parler que de ma compagnie, je vous propose la mise en parallèles de deux chiffres:

- 80 salariés en sureffectif sur la famille Maintenance des trois compagnies, dit le projet.

- Suppression de l'entretien "mineur" (Check A pour les initiés) à Clermont-ferrand, d'après le même plan: 50 salariés concernés.

Ces suppressions de postes s'ajoutent à celles du Plan de Départs Volontaires mis en place depuis 2 mois. Je vous propose donc un troisième chiffre: 27.

Soit pour la seule Maintenance de HOP!Régional un total de 77 salariés!

Le premier PDV n'a pas lieu d'être, c'est une évidence. Je pense qu'il y a largement matière à discuter l'importance du second, quand on sait que des opérations d'entretien sur nos avions sont actuellement sous-traitées en externe (RAS et Latécoère), car nous ne pouvons faire face à la charge. A moins que la direction n'ait choisi d'hors et déjà la sous-traitance...

Le dimensionnement du sur-effectif est lié à l'analyse de l'audit du cabinet BCG sur la Maintenance des trois compagnies. Je ne connait pas le prix de ce travail, mais je pense qu'il va coûter cher, très cher au "futur leader européen du court-courrier".

Les positions de la CGT sont donc très claires: suppression du 1er PDV Maintenance, négociations sincères au sujet du second.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 17:34
Grève chez Britair
Il me semble que ce sujet nécessite un peu plus que le seul commentaire laissé sur l'article précédent.
D'autant qu'il a été rédigé plus en réaction à la question du suivi d'une "grève de la CFDT" (sic!) ce qui n'est pas la réalité que réellement sur le fond du "problème".
Avant toutes choses, il ne me viendrai pas à l'idée de contester cette grève ou de la critiquer (au sens que l'on donne généralement à ce mot, alors que...), j'apporte içi mes propres analyses et interrogations et tente de répondre aux questions (nombreuses) qui nous ont été posées sur ce sujet.
Je reprendrai quand même l'argument principal de ma réponse: "une grève, ça sert à quoi?". Cette question n'est pas une question dogmatique ou idéologique, ni même (encore que, dans certains cas), philosophique, elle pose seulement une question pratique, essentielle car elle détermine la raison du conflit, j'espère que nous serons tous d'accord sur ce sujet.
En l’occurrence, "nous voulons obtenir de la direction de HOP! qu'elle ne ferme pas le site de la compagnie Britair à Morlaix". Bien. C'est une excellente raison, mobilisatrice qui plus est, de rentrer dans un conflit. Mais, et je vais utiliser là un synonyme, un conflit c'est un désaccord. Il y a t'il désaccord dans la situation qui nous occupe? Difficile à dire, car le plan de restructuration sera présenté jeudi 16 juillet et à moins d'être doué de dons de divination, personne ne sais ce qu'il y a dedans. Ce que je sais seulement, pour avoir assister à plusieurs réunions sur le sujet de l'unification du secteur Maintenance de HOP!, et ce avec les représentants des syndicats de Britair, d'Airlinair et de Régional, c'est que jamais, n'a été évoqué ni la fermeture de Morlaix, ni celle de Lille, de Clermont ou de Lyon. Jamais!!
Pourquoi cette réaction alors?
Vous connaissez mon "amour" immodéré pour les cadres, et ce, quels qu'ils soient et de quelques appartenances que ce soient, vraisemblablement causé par mes expériences passées et présentes, mais je vais quand même essayé de trouver des circonstances atténuantes à leur comportement habituel. Voilà une catégorie particulière de salariés, parfois représentés par un syndicat, dont le rôle principal est de faire passer les différentes pilules que représentent les conséquences des plans de restructuration, réorganisations, fusions à leurs "équipes" et qui, dans 80% des cas, sont les premiers concernés par les conséquences de ces mesures. L'exercice n'est pas simple. Les voici en réunion, on leur projette un bel organigramme et ils réalisent, alors, que, "tiens", "je ne retrouve plus ma case". "Retourne au boulot mon petit et fait passer le message que ce projet d'entreprise est le meilleur du monde". "vous êtes gentil mon bon chef, mais je ne suis pas dedans...", "Certes, mais fais ton boulot, tu es cadre". Bon petit soldat! Remarquez, il y en a qui aime ça.
Pas facile, Is'n it....
Je pense, pour y avoir été confronté, que l’ancienneté de Britair et son histoire font que la plupart de son l'encadrement a, au lancement du PRF-HOP!, pensé, que la gouvernance générale de la future organisation lui revenait "de droit". Je ne vous rappelle pas les différentes et successives déclarations de chefs de services de la compagnie Bretonne "On va les bouffer", "Régional, on les aura.." j'en passe et des pas meilleures.
Je pense vraiment, pour aussi l'avoir vécu, que c'est de l'encadrement que viennent les rumeurs. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les syndicalistes sont peu écoutés, dans les premières phases des projets (quand arrivent les difficultés, c'est autres choses). Je crois donc, que l'une des grandes causes de la "panique" des salariés de Britair vient de son encadrement et de la frustration de tel ou tel risquant de ne pas trouver sa place au sein de la nouvelle organisation. Celà peu se comprendre. On comprend moins la même réaction quand il s'agit de personnes ayant visées promotion et "gloires" personnelles. Le pouvoir rend fou, je vous l'ai dit et répété...
De là à penser qu'il y a au minimum une influence "néfaste", au pire, manipulation de l'ensemble des salariés du siège de Morlaix, il y a un pas, que les informations en ma possession ne me feront pas franchir, mais quand même.
Le danger de cette situation, c'est que les salariés s'en aperçoivent et que le soufflet retombe au moment ou, justement, une mobilisation unitaire sera rendu nécessaire par l'actualité.
Passons aux syndicalistes. Qu'est ce qui fait que ce mouvement est déclenché seulement chez Britair (je ne parle pas d'Airlinair sciemment)? Je ne parle que de la CGT HOP!Régional, mais depuis le déclenchement de "l'aventure" PRF-HOP, ils ont été les premiers à dire que l'union ferait la force et que nous devions "faire ensemble". Que dire? Nous n'avons pas été entendu? C'est au minimum une évidence.
Ils n'ont pas confiance, c'est une triste réalité, et malgré nos prises de positions en Comité d'Entreprise sur la défense des TOUS les salariés, ceux de Régional, c'est évident, mais aussi ceux de Britair et d'Airlinair, malgré nos différentes rencontres avec les mêmes déclarations, la CGT de Britair continue à croire que nous ne ferrons rien pour eux et que nous les trahirons. Ils se trompent, et risquent bien par leur comportement (la CGT de Régional n'a pas été informée, au moins par "politesse" du préavis de grève) de décourager les plus "unionistes" de nos Camarades et de, surtout, décourager les salariés de Régional qui auraient pu, par solidarité, suivre un mouvement, car nous l'avions annoncé depuis le départ "si un seul site, quelqu'il soit est fermé, vous nous aurez en travers de votre chemin".
C'est triste et contre-productif, mais c'est la vie. Je ne pensais pas cela possible à la CGT, aux vues des valeurs qui ont fondé ce syndicat, mais bon, on en a tellement vu ces derniers temps...
Pour finir, il ne faut pas oublier, aussi, les échéances électorales chez Britair en mars prochain. J'aime beaucoup moins ce "scénario" mais sais que certains en sont largement capables. Imaginez un peu que certains instigateurs de la grève, qui eux ont participé aux réunions avec la direction contrairement aux salariés, imaginez, disais-je, qu'ils sachent que rien ne fermera. Il est alors facile d'appeler à la grève AVANT l'annonce (connue) et de se présenter le jour de la dite annonce, comme LES sauveurs du site de la compagnie et d'en tirer tous avantages. "Vous voyez, c'est grâce à nous qu'il n'ont pas fermé Morlaix"...
Voilà, un peu plus développées, les raisons qui me font penser, que nous n'avions aucune raison, chez Régional, de suivre cette grève. C'est, je le répète une analyse personnelle qui ne remet pas en cause leur mouvement, car après tout, je travaille chez Régio et ne suis pas dans leur tête, mais je continue à penser que c'est du gaspillage, au minimum, d'énergie. Et puis, quand on me demande, je réponds.
Nous verrons la suite....

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 21:28
Décidement, ce goût étrange pour les péniches

Décidément, ce goût qu'a notre direction pour les péniches, il faudrait que j'en parle au disciple de Freud qui touille de temps en temps le bouillon de mes névroses.

Vous trouverez en fin d'article, le texte du tract qui sera diffusé demain chez HOP!Régional, "Business Unit" de HOP!, elle même filiale d'Air France.

Pourquoi maintenir un suspense inutile, c'est d'un appel à la grève qu'il s'agit.

Vous lirez, je ne vais me substituer à cette communication. Il faut néanmoins que je vous dise ce que je pense du fond de cette histoire, hormis la "faute de goût" que constitue cette fête sur une péniche fusse t'elle ancrée dans la capitale.

La colére vient des salariés, pas des Organisations Syndicales, somme toute, relativement blasées des comportements des directions successives. Une colère légitime, dont les causes viennent de la propagande directoriale. "Réduction des coûts", "..Vous êtes trop chers.." etc... etc... Celà bientôt deux ans que ces propos sont répétés, martelés à l'ensemble des salariés du groupe et même si, en fin de compte, cette "sauterie" commerciale ne représentera pas grand chose dans les pertes de la compagnie HOP!, vous avouerez que c'est, au moins, maladroit.

Comme est particulièrement maladroit, la répétition permanente du leitmotiv pré-cité.

Quel en est l'effet, aujourd'hui? Un découragement total et profond!

La direction fait la démonstration permanente qu'il est impossible de lutter avec nos concurrents, nous restons en permanence trop chers.

Ainsi, la création de HOP! qui amenait pour certains un véritable espoir est en train de se transformer, par la faute des dirigeants, en démonstration d'impuissance. C'est le début d'un splendide gâchis. Ce n'est pas le premier.

Il y a bien longtemps que je n'ai plus d'illusion sur l'avenir du court et moyen courrier au sein du groupe Air France. Je pense que nous "boucherons les trous" et occuperons les créneaux d'utilisation des aéroports le temps que Transavia monte en puissance. Après...

Plus d'illusions si la situation évolue vers la peur que les directions d'Air France et de HOP! utilise comme moyen pour "asservir" (c'est fort, mais je ne trouve pas de synonyme) les salariés. La peur, dont parle Edward Bernays dans Propaganda (commenté dans l'édition française par Norman Baillargeon, excellent!!), est un moyen sûr de faire passer les choses. Peur qui entraîne division, réaction corporatiste, exclusion de l'autre. "Ouf, c'est tombé à côté..." sans ce rendre compte (ou si, justement), que la prochaine fois, il y a de grandes chances pour que ce soit ton tour.

Donc, il ne faut pas avoir peur. Et pour ne pas avoir peur, il faut s'unir et résister. C'est ce que nous sommes en train de faire avec les syndicats CGT d'Air France et de Britair.

Le texte du tract:

Le champagne coule à flot

chez HOP !

Les salariés trinquent

Le 28 mai lors du CE, la direction nous a informé qu’un PDV était en projet à la maintenance, avec à la clé la suppression de 27 postes.

Le même jour nos DS reçoivent avec stupéfaction 2 messages :

  • Les informant de l’annulation du séminaire social prévu de longue date,
  • Les invitant à un cocktail dinatoire sur une péniche à Paris le 15 juin.

D’un côté nos dirigeants remercient les salariés qui se sont investis avec un PDV, de l’autre coté ils remercient les clients et partenaires en les invitant à une soirée Jet set. Donc c’est Caviar pour les uns, PDV pour les autres. Il est temps de réagir, tout n’est pas perdu.

Nous savons également organiser des festivités, nous l’avons déjà prouvé par le passé. Le temps est venu pour nous de nous faire entendre.

Les affairistes qui ne pensent qu’à gérer leurs ambitions personnelles ne nous proposent aucune garantie pour l’avenir. Nous ne voyons toujours pas venir de projet industriel pour la maintenance.

Hop s’est construit sur le travail des différentes catégories de personnel des compagnies Régional, Brit’air et Airlinair et non sur les incertitudes financières, économiques et sociales d’apprentis sorcier. Ils ont oublié que ces salariés sont et seront toujours la richesse principale de la compagnie.

Nous sommes hermétiques à leur technique de division qui consiste à monter Brit’air contre Régional, Morlaix contre Clermont-Ferrand ou Lille.

Ce tract tient d’invitation pour Mr GUERIN et son équipe qui n’auront pas besoin de confirmer leur présence à la prochaine grillade party organisée à Clermont-Ferrand. Ils vous doivent des explications et surtout le respect.

Mais auront-ils le courage de venir ?

La CGT Régional appelle l’ensemble des salariés de la compagnie à un arrêt de travail le lundi 15 juin de 11 heures à 14 heures. Soyez nombreux à vous exprimer.

La CGT une force à vos

cotés

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:44
"Joyeux Noël, Félix"

Voici maintenant deux ans que HOP! a été créé. Deux ans que la direction a mis à profit pour créer une identité dans une compagnie qui n'en est pas une.

Deux ans durant lesquels les salariés ont consenti à des efforts, c'est indéniable, à une dégradation de leurs conditions de travail, c'est tout aussi indiscutable (cf, parmi d'autres situations, celles des salariés mis à dispositions ou celle de nos Camarades de l'escale "commerciale" de Lyon).
Les salariés ont, globalement, accepté cette situation, pensant à un avenir meilleur.... pour la plupart.
Le PDV qui a touché les salariés du siège de Régional à Nantes, est apparu "logique" à certains: "c'est normal, on ne va pas garder 3 sièges...". Ce n'était pas mon avis, loin de là!
Que dirons alors, aujourd'hui, ceux qui hier trouvaient le départ de salariés " justifiés"?
Le PDV mis en place à la Maintenance est'il, selon vous, tout aussi "nécessaire" ?
Pensez-vous qu'il y a "trop de monde" pour assurer l'entretien de nos avions?
Qui peut le dire? Oui, qui peut le dire, puisque nous n'avons, aujourd'hui, aucune idée de ce que sera la plan de réorganisation de cette activité.
Combien de sites? Pour faire quoi? Pour qui? Comment? Sous-traitance? Clients externes?
Alors donc, comment justifier un plan de départ volontaire?
Chers lecteurs, quand je vous aurai dit que ce plan n'a, dixit notre direction, "...rien à voir avec la future réorganisation de la maintenance...", je pense que vous comprendrez que l'avenir ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices.
" Il faut faire "maigre", voilà les consignes de HOP" me disait récemment un cadre.
Faire maigre?
Il est évident que la diminution drastique des flottes de Régional et de Britair, n'est pas étrangère au régime forcé que l'on tente aujourd'hui de nous imposer.
Et le problème est bien là!
Combien d'avions demain?
Quel activité?
Faire quoi?
Ce sont des questions fondamentales, leurs réponses conditionnent le dimensionnement en Femmes et en Hommes salariés des entreprises constituant HOP! demain.
Questions capitales auxquelles les directions n'ont toujours pas répondu.

Dans tous les cas, je pense qu'il ne faut pas s'habituer à ces Plans "Sociaux" à répétitions, et même si très égoïstement, ils peuvent arranger majoritairement les plus vieux d'entre vous, il faut savoir que, demain, le nombre de volontaire au départ diminuera simplement, mathématiquement, à cause de la pyramide des âges.
Nous avons envoyé à nos adhérents, un petit fichier Excel, destiné à faire prendre conscience à chacun, à combien pourrait se monter l’indemnité conventionnelle de départ de l'entreprise.
Beaucoup, pensaient, pensent encore, "partir avec un gros chèque".
A ceux qui n'ont pas notre tableau, demandez donc à vos syndicats qu'ils vous informent ou lisez le chapitre traitant de ce sujet sur notre convention collective (.gouv.fr).
Étonnant non?
Donc, une fois que les vieux seront partis, et que les jeunes voudront rester, quelles alternatives pour les directions?


Allez! Une piste, c'est comme un Plan de Départs Volontaires, mais ce n'est pas volontaire.

Bonne journée

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