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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:03

Nous vivons dans un monde de menteurs. C'est un triste constat, mais c'est la réalité.

Il est impossible de faire confiance à qui que ce soit et en particulier, et c'est le plus grave, à nos dirigeants, aux décideurs.

De manière très anecdotique, mais parce que c'est un sujet qui me tiens particulièrement à coeur, je voudrai vous faire partager cette déclaration du dirigeant de Transavia parue dans une interview à DéplacementsPros.com.

Transavia est un sujet capital dans la construction de ce que deviendra le court et le moyen courrier d'Air France. Il ne faut pas oublier que la création de HOP n'était pas la seule mesure prise par le "propriétaire" pour restructurer les liaisons courtes et moyennes. Depuis les premières déclarations, dans la presse, de L. Guérin sur le sujet, Transavia a toujours fait partie du plan et je dirai même plus, en est la véritable épine dorsale, HOP n'étant que le faire valoir domestique. Il suffit pour s'en rendre compte de voir la tournure que prennent les choses sur le programme "été", les avions de Britair, AirLinair et de Régional (hormis sur CDG), sont réduits à effectuer des liaisons locales. Aucun développement de lignes vers l'Europe, l'Afrique du Nord ou vers des destinations que leurs capacités auraient permis de desservir facilement (je ne parle pas des ATR, bien entendu).

L. Guérin a toujours déclaré aux élus des Comités d'Entreprise des ex-filiales d'AF que Transavia était une compagnie sur un secteurs "loisirs" et que sa vocation n'était pas de venir empiéter sur le secteur d'activité de la futur HOP (on parlait à l'époque du Pôle Régional Français). Pour lui, à HOP le marché business et clients à haute contribution (business), à Transavia le touriste fauché.

Je me souviens encore des passes d'armes entre élus CGT, SNPL, FUC et direction sur le sujet! "Pourquoi êtes vous inquiets? Transavia n'est pas sur le même secteur de clientèle que vous!". "Vous n'avez rien à craindre de Transavia, voyons"...

A ben ça pour voir, on voit!!!

Transavia est en passe de remplacer les avions d'Air France sur les liaisons domestiques AUSSI, celà devient une évidence! Le tout avec la complicité inconsciente du SNPL Air France qui laisse partir vers une Low cost un pan entier de l'activité de la compagnie.

Le coût du Siège Kilomètre Offert a bondi de plusieurs centimes chez Transavia du fait de "l'intégration" de pilotes d'Air France. Pensez vous que la direction du groupe le supportera longtemps, en cette période de "réduction des coûts"? Je ne le crois pas. Ainsi tout sera dit. Après la fin des bases province que la direction risque bien de fermer en en rejetant la responsabilité sur les syndicats ayant porté plainte sur la mise en place de l'accord conditions de travail "province" des PNC, Transavia remplacera plus ou moins "brutalement" les avions de l'ex compagnie nationale et il ne restera aux salariés "low cost" qu'à se rappeler du temps béni où ils volaient dans des avions bleus, blancs, rouges

Lisez donc cette édifiante conversation:

Antoine Pussiau, Transavia France: «Aujourd’hui, 15 à 20 % de nos passagers sont des voyageurs d’affaires»

C’est à Seattle où le patron de Transavia France, Antoine Pussiau, est venu chercher un Boeing 737 que nous avons accompagné celui qui a en charge le développement de la compagnie low-cost d’Air France. Pour ce spécialiste de l’aérien, il ne faut pas avoir peur des mots: «Les gens comprennent bien aujourd’hui ce qu’est une low-cost. Il ne faut pas jouer sur les mots. Nous offrons un prix attractif accompagné d’un service de qualité agrémenté par des options payantes».

Patron de Transavia France depuis un an, Antoine Pussiau remarque que 15 à 20% des passagers de la filiale d'Air France sont des voyageurs d'affaires. Et parmi les 70 escales du programme été 2014 «Certaines offrent une véritable alternative aux voyages d’affaires même s’il n’y a pas toujours la flexibilité ou les fréquences attendues», reconnait Antoine Pussiau, «Mais quand nous avons deux ou trois liaisons quotidiennes vers la même destination, il est clair que nous sommes à même de séduire des voyageurs d’affaires». Une vision confortée par l’ouverture d’une ligne vers Tel Aviv où se mélangent clientèle ethnique et hommes d’affaires. «Nous avons quelques lignes de ce type qui permettent une telle ouverture à la diversité de clientèle. Nous allons en développer d'autres», poursuit le patron de Transavia France. Rencontre avec un pro atypique de l’aérien.

DeplacementsPros.com : Un nouvel avion, c’est une fête. Nous venons de le vivre ici à Seattle. Mais comment avez-vous abordé la réception de cet appareil ?

Antoine Pussiau : En 2013, transavia.com

a accueilli 3 nouveaux appareils dans sa flotte, passant de 8 à 11 B737-800 de nouvelle génération. En 2014, la compagnie poursuit ce programme de développement avec 3 nouveaux appareils du même type : le 12ème en mars, le 13ème en avril et le 14ème en mai. Cette augmentation de la flotte accompagne le développement du réseau de la compagnie : cet été, transavia.com

ouvre 18 nouvelles lignes au départ de 5aéroports français (Paris-Orly Sud, Nantes, Lyon, Lille et Strasbourg). Pour nous, toute nouvelle arrivée d’un appareil renforce notre capacité à desservir de nouvelles lignes ou à offrir plus de destinations sur celles qui fonctionnent le mieux. Pour moi, c’est un moment fort car en visitant Boeing, on visualise à la fois le dynamisme du transport aérien mais aussi notre capacité à respecter notre programme de développement. Oui, c’est un moment de fête.

DeplacementsPros.com : La réception d’un nouvel avion, c'est aussi un moment technique

Antoine Pussiau : Dans le jargon du métier on appelle cela un Ferry Flight. Mais ce n’est pas moi qui vais gérer l’ensemble de l’opération. Nous avons ici, à Seattle, deux commandants de bord et un copilote plus des techniciens qui vérifient que l’avion est conforme à notre demande. L’équipage est présent depuis près d’une semaine. Ils ont déjà fait un vol d’essai. Le second après le vol test de l’avionneur. C’est un vol de contrôle qui dure environ 2h30 et qui permet de passer en revue toutes les données techniques de l’appareil. Une fois le vol certifié conforme, nous prenons la route du départ. Mais avant, il y a une petite cérémonie avec un couper de ruban et une coupe de champagne pour fêter cette acquisition. Parfois on me demande si l’on m’a remis les clés de l’appareil ce qui me fait sourire car il n’y en a pas. Dernier volet du ferry flight, le retour à Orly. Nous nous arrêtons en Islande pour refaire le plein car les 21 tonnes de carburant embarqués ne suffisent pas pour atteindre directement Paris.

DéplacementsPros.com : Quand on est chez Boeing, quel sentiment ressent-on en récupérant un nouvel appareil ?

Antoine Pussiau : De la fierté mais également de l’inquiétude quand on voit ces dizaines de compagnies présentes dans les ateliers. Des plus connues aux plus anonymes. On se dit que le transport aérien est une industrie en marche qui se développe. C’est bien pour nous aussi. La fierté, c’est de se dire que nous sommes un maillon fort et que notre progression sur nos marchés passe par l’acquisition de nouveaux appareils plus économiques, plus écologiques, plus adaptés au court et moyen-courrier et doté de technologies modernes, que ce soit pour le service ou le confort des passagers.

DeplacementsPros.com : Il faut avoir les reins solides pour absorber ces acquisitions. Quelles sont vos perspectives pour 2014?

Antoine Pussiau : En 2013, nous avons transporté 142 404 passagers ce qui représente une hausse de 43% par rapport à décembre 2012. Le taux de remplissage des vols réguliers s’est établi à 82,4 %, soit 4,2 points de plus qu’en 2012. Sur l’ensemble de l’année 2013, Transavia France a effectué 16 689 vols, en hausse de 35% comparé à 2012, a transporté 2 692 537 passagers (soit +38,7%), et le coefficient de remplissage des vols réguliers a atteint 85,5%, en progression de 2,7 points. 2013 est à l’évidence une année de forte croissance. Pour 2014, il est encore trop tôt pour le dire mais a priori, le développement de nouvelles lignes devrait porter à nouveau de bons résultats. Il m’est encore difficile de dire quand Transavia France sera à l’équilibre. Sans doute rapidement mais impossible pour autant de donner une date précise. A contrario, je peux vous dire que nous gérons avec infiniment de finesse les coûts d’exploitation pour être compétitifs. Aujourd’hui, notre coût kilomètre (autour de 5cts) est proche de celui des meilleures compagnies low-cost.

DeplacementsPros.com : Visez-vous un développement de la clientèle business ?

Antoine Pussiau : Nous ne choisissons pas nos clients. Ce sont eux qui viennent à nous si l’offre proposée correspond à leurs besoins. Nous, nous connaissons nos atouts, en matière de prix et de services. Nous disons à nos passagers qu’ils trouveront chez nous la volonté de faire au mieux pour les conduire d’un point à un autre avec les limites que j’évoquais il y a quelques instants : flexibilité et fréquences. Deux points qui vont encore évoluer au fil des années. Nous avons un autre atout : nous appartenons au groupe Air France. C’est aussi la garantie d’un groupe qui offre désormais une forte palette dans le monde du transport aérien.

DeplacementsPros.com : Avec la possibilité d'utiliser ses miles flying Blue sur Transavia, vous ne craignez pas l’arrivée de trop de clients qui ne payent pas leur transport ?

Antoine Pussiau : Erreur, le mile flying Blue est une monnaie que je convertis en revenus. Il a une valeur qui couvre, bien évidemment, le coût du transport. Au-delà, c’est une force qui va permettre aux voyageurs fréquents de découvrir Transavia France et son offre. Il y a aujourd’hui 21 millions de porteurs de cartes. Je pense que la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée est faible et que nous avons une carte à jouer. Au-delà, c’est là aussi la force d’un groupe comme Air France/KLM que de créer des passerelles entre l’ensemble des compagnies pour répondre aux attentes de nos clients.

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