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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 21:26

Lundi 13 mai se tiendra un Comité d'Entreprise extraordinaire.

A l'ordre du jour, l'avis des élus sur le document décrivant les modalités de mise en place et d'exécution de ce que la loi appelle un "Plan de Sauvegarde de l'Emploi".

Je vous ai relaté durant ces derniers mois les péripéties qui avaient conduit la CGT-Régional à réclamer la mise ne place de ce dispositif législatif à la place du pseudo Plan de Départs Volontaires que la direction souhaitait imposer.

La CGT avait alors tenté de convaincre l'ensemble des élus de la nécessité d'obtenir ce dispositif aidé en celà par le cabinet d'expertise Progexa et par l'avocat conseil du CE et de séparer l'avis sur la partie "exploitation" du projet HOP de celui du volet social.

Les élus avaient donc fait front et portés cette demande légitime.

Pourquoi légitime?

Nous avions appris par des salariés du siège social de Nantes, que ce PDV n'avait, pour certains, de volontaire que le nom. Des pressions, de "petits sous-entendus" sur l'avenir de tel ou tel salarié, de la charge de travail qui disparaissait du jour au lendemain, bref, du volontariat au départ provoqué.

De plus, il apparaissait indispensable aux élus et représentant de la CGT d'au minimum prévoir l'avenir. En effet, il ne faut pas être grand clerc pour douter, au minimum, de l'avenir du projet HOP et de l'avenir de Régional au sein de cette histoire.

Ne rien dire ce coup çi et pousser des cris d'orfraie dans quelques mois? Une attitude irresponsable!

Imaginez les élus devoir se retourner devant la justice pour réclamer un PSE après avoir "laisser faire" au nom, comme le dise certains aujourd'hui, de ne pas "gêner la mise en place du produit HOP".

Depuis, bien des choses se sont passés...

Le communiqué de la CGT-Regional:

Les discussions sur la mise en place du Plan de Sauvegarde de l'Emploi sont sur le point d'aboutir.

Contrairement à ce que voudraient faire croire les plus malhonnêtes de ceux qui sont aujourd'hui nos adversaires, les élus et représentants syndicaux de la CGT-Regional n'ont JAMAIS adopté de positions de « principes » ayant pour but le blocage sans raisons de la situation.

C'est même l'inverse ! Depuis le début, nous tentons de faire évoluer le texte qui régira demain l'éventuel départ de certains salariés de l'entreprise.

C'est notre devoir d'élus, notre devoir de Syndicalistes !

D'autres auront choisi la compromission...

Si nous n'avions pas réclamé, tout simplement l'application de la loi, c'est un Plan de Départs Forcés qui nous aurait été imposé. Certains d'entre vous savent ce que nous voulons dire...

La direction nous assure qu'il n'y aura, « vraisemblablement », pas de départs contraints (licenciement).

Et demain ? Qui sait ce qu'adviendra HOP ?

Quel avenir pour les salariés de Régional au sein de ce « bric à brac » mis en place en urgence par Air France pour répondre aux mauvais résultats économiques de son secteur Court et Moyen Courrier ?

Qui peut croire qu'en cas de restructuration profonde (et pratiquement certaine) de cette activité, notre propriétaire privilégiera le sort des salariés des filiales au détriment de ceux d'Air France ?

Les discussions que nous avons mené autour de ce PSE sont aussi là pour cela : être prêts pour l'avenir

Aurions nous dû, comme le demandaient au moins deux ou trois élus du Comité d'Entreprise (sur les quatorze), rendre un avis depuis de nombreuses semaines ? Pour qui ? Cinq ou six personnes qui souhaitent quitter rapidement Régional ?

Et les autres ?

Se contenter d’éléments qui favorisaient exclusivement les personnes volontaires au départ ?

Et les éventuels licenciés ?

La liste des éléments du document qu'ont fait évoluer la plupart des élus du CE (pas tous, malheureusement) avec le conseil et l'aide de leur avocat, est longue, très longue.

Alors, être accusé, encore et toujours de faire « blocage », de ne vouloir que « brûler des palettes et sortir la sono », c'est non seulement un mensonge mais une véritable désinformation !

Une réflexion à vous soumettre : à qui profite la mise en place rapide du départ des 45 salariés « Sol » de l'entreprise ? Aux salariès ?

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