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  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 12:33

Une année 2017 "lourde" en élections.

Il est indiscutable que la notion même de suffrage universel ne nous offre plus aucun espoir.

Oui, le système est pourri, totalement corrompu. La justice poursuit les salariés qui défendent leurs emplois et relaxe les Wildenstein et Lagarde.

Les "politiques" se serrent les coudes pour se maintenir au pouvoir, les grands patrons n'ont jamais été aussi riches, les actionnaires n'ont jamais reçu autant de dividendes et les droits des salariés et de ceux qui les défendent, après plus d'un demi-siècle de progrès se voient attaqués de toutes parts au nom, encore, du profit maximum.

Les 62 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards le plus pauvres! (A lire içi).

Dans ces conditions, espérer un changement de société par les urnes, alors que tous ont intérêt à ce que SURTOUT rien ne change, ce n'est plus de la naïveté....

Il est essentiel, à mon avis, de lire ce point de vue sur les scrutins divers et variés (que je partage, mais ce n'est certainement pas le plus important) publié sur "Lepressoir-info.org".

 

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

 

Dans le contexte électorale qui vient, ce texte me parait important à lire. Les pseudo-arguments pro-vote se multiplient. Effectivement les parties politiques et autres institutions jouent leurs légitimités. C’est pas de président, c’est de société qu’il faut changer.
Ecrit pendant les élections municipales de 2014 par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique...

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

Je suis le coupable.

Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

Observons cette loi physique.

     2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
     2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
     2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue.

Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler. 
Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

Par conviction.

Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
J’estime à l’heure actuelle que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change. 
A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

Encore et encore.

Qui est utopiste ?

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 14:57

Voilà ce que pourrait écrire le gouvernement aux directions des différentes confédérations syndicales:

"Nous tenons à remercier chaudement les directions Confédérales et Fédérales de la CGT (et autres) pour leurs appels successifs à la grève depuis ces dernières semaines.

Ils ont pour effet de décourager ceux de leurs adhérents les plus impliqués pour qui les pertes de salaires commencent à lourdement peser sur leurs engagements.

Merci de ne pas appeler à la grève générale, mais d'user les salariés avec ces mouvements à répétition"

Cordialement

F. Hollande, E. Valls, E. Macron, M. El Khomri, L. Berger

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:08

Deux choses:

Un texte de la Fondation Copernic qui replace les choses appelant pour cela l'Histoire. C'est important.

Ensuite, prenez donc le temps d'écouter cette émission diffusée sur France Inter samedi dernier. C'est édifiant! Et nous sommes loin, mais alors très loin d'une émission ayant pour invités de dangereux révolutionnaires...

La réforme du Code du travail ne fera pas loi

JEUDI, 3 MARS, 2016 L'HUMANITÉ


Photo : CGT

Le projet El Khomri doit être retiré. Non pas reporté, retiré. Son article premier suffit à le disqualifier, lui qui subordonne les droits et libertés des salariés au « bon fonctionnement de l’entreprise ». Il scelle la remise en cause historique, théorique, juridique d’un siècle entier de Code du travail.

Qu’est-ce que ce Code ? Qu’est-ce que la politique, sinon la mémoire qui informe l’action ? Ne jamais oublier. Et à gauche, se souvenir des désastres et des crimes, des vies brisées au nom du profit insatiable, pour cette « apothéose du coffre-fort » qu’évoque Balzac. Ne pas oublier, par exemple, que le Code du travail naît en 1910 après l’horreur de Courrières, dans le Pas-de-Calais. Après qu’en 1906, 1 099 mineurs avaient perdu la vie au fond des puits. Le patron exige alors que le travail reprenne immédiatement. Il stoppe la recherche des victimes. Cachez ces misères qui entravent l’entreprise. Et puis, douze jours plus tard, 14 survivants enfouis réapparaissent. Après des nuits de terreur et d’efforts. Miraculés. Enterrés vivants. Ouvriers morts avant d’être morts.

L’émotion est immense. Elle force à créer le ministère du Travail. Pourquoi ? Pour que ce ministère échappe aux diktats des employeurs et au ministère de l’Économie. Avec quel point d’appui, quelle barricade juridique pour résister ? Le Code du travail.

L’inverse est à l’œuvre : le ministère de l’Économie règle de nouveau la politique du ministère du Travail, réduit à n’être que son DRH.

Notre choix de civilisation fut depuis Courrières d’adapter le travail aux humains et non pas les humains au travail. Quand F. Hollande veut « adapter le droit au travail aux besoins des entreprises », il écrit l’histoire à l’envers.

Cela boostera l’embauche ? Par ordonnance, de 2004 à 2008, la mission Combrexelle a passé le Code du travail à l’acide, supprimant 500 lois, le réduisant de 10 %, en prétendant le simplifier. Cela n’a pas créé d’emploi.

Dans le contrat de travail, il y a inégalité. Le salarié subit un « lien de subordination juridique permanent ». C’est pourquoi il existe une « contrepartie » : un code spécifique. Les lois du travail sont, et doivent rester, universelles, car elles sont attachées aux droits humains, quelles que soient la taille de l’entreprise, sa spécificité, sa branche. Elles doivent l’emporter sur les contrats d’entreprise particuliers, les accords d’entreprise particuliers, les dérogations. C’est ce que garantissent la Déclaration des droits de l’homme de 1948, la charte européenne des droits fondamentaux de 1999, les conventions de l’OIT en leurs nos 81 ou 158.

Le droit du travail doit être un garde-fou par rapport au droit de la concurrence et non pas piétiné suivant le libre cours de la concurrence.

En ne voulant plus de durée légale pour tous, en actant le règne des dérogations, les projets El Khomri, Badinter, Macron, cassent les relations de travail au détriment du corps humain, de sa santé, de la vie de famille et de l’emploi pour tous.

La notion de durée légale est de facto supprimée, les patrons en décideront, au cas par cas, le pistolet sur la tempe de leurs salariés. Les syndicats majoritaires (élus avec un quorum !) pourront même être court-circuités par les syndicats minoritaires qui auront le droit d’en appeler au patron pour qu’il monte un référendum à ses ordres. C’est le come-back de l’employeur-maître !

La commission Badinter en finit d’ailleurs avec un Code du travail spécifique et le remplace par un mixte avec le Code civil, où les contrats commerciaux et les statuts d’indépendants sont mis sur le même plan que l’ex-contrat de travail. Dans ce texte, la « personne » remplace le salarié. Le salarié est traité comme l’indépendant. Et demain quoi ? L’ubérisation généralisée ? Pas d’horaires ? Pas de Smic ?

On comprend que les jeunes s’indignent. Que leur promet-on ? La précarité en début, au milieu et en fin de vie active. L’avenir bouché, interdit. Des jeunes méprisés au travail.

Que permettra la loi El Khomri, avec un simple accord d’entreprise, facile à arracher grâce au chantage à l’emploi ? Fini les 35 heures, les heures supplémentaires seront compensées et non plus majorées : on travaillera plus pour gagner moins. Il sera possible de travailler 12 heures par jour par « simple accord ». Le repos quotidien de 11 heures pourra être fractionné. La forfaitisation par accord individuel pourra aller au-delà de toute durée maximale, y compris 48 heures et 60 heures. L’annualisation du calcul des horaires se fera sur trois ans ! Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié aura « le droit » d’y renoncer pour de l’argent. Un apprenti pourra travailler 40 heures. Il n’y a même plus d’âge plancher pour le travail des enfants, lesquels dès 14 ans sont moins protégés contre les chutes ou les machines dangereuses. Trois CDD de suite sont autorisés au lieu de deux. Payer à la tâche sans référence au Smic ne sera plus interdit. Il n’y aura plus de plancher de 24 heures pour les temps partiels. Le patron décidera quand commence la semaine, de sorte qu’il évitera la majoration du dimanche. Les femmes seront les plus pénalisées.

Le Medef a coécrit ce projet de loi. Il lance d’ailleurs une pétition pour le soutenir.

Si ses profits et dividendes baissent, l’employeur pourra modifier les horaires à la hausse et sur une année les rémunérations à la baisse. La loi Warzmann l’autorisait pour un an, la loi Sapin plus encore, la loi El Khomri abaisse les possibilités pour les salariés de le contester.

La médecine du travail, les prud’hommes, l’indépendance de l’inspection du travail, les institutions représentatives du personnel sont laminés. Les licencieurs abusifs verront leurs condamnations baisser.

À quoi sert de faciliter les licenciements ? À faciliter les licenciements ! Pas à faire de l’embauche. Ce projet de loi vaut déclaration de guerre à 18 millions de salariés.

Le gouvernement entend repousser la présentation de cette loi, ce recul doit déboucher sur le retrait. Ensemble, nous appelons les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi, les précaires, les féministes, à rejoindre ce mouvement qui monte et qui exige le retrait de la loi El Khomri. La réforme du Code du travail ne fera pas loi.

Cent ans durant ce Code a été construit pour que les salarié-e-s échappent à la dictature de la rentabilité à courte vue. C’est un Code exceptionnel, une œuvre juridique rare, faite des luttes, des sueurs, des larmes, des grèves, des manifestations, bref de toute notre histoire sociale. Certes, on peut le modifier, le fortifier, renforcer les droits des salarié-e-s, rien n’est intangible. Nous allons d’ailleurs faire ensemble des propositions. Mais nul comité de technocrates ne peut, entre soi, hors du monde, le réécrire seul, tant il est le fruit, dans ses mille détails, des rapports de forces sociaux. En cela, le Code du travail est l’indice de mesure de la qualité d’une civilisation.

Texte collectif

Premiers signataires : Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT, Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, Noël Daucé, secrétariat national de la FSU, Gérard Filoche, membre du BN du PS, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, William Martinet, président de l’Unef, Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic, Danielle Simonnet, coordinatrice nationale du PG






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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 10:50

La condamnation de militants syndicaux à une peine de prison ferme est une première sous la Vème République.

Sarko avait essayé, Hollande l'a fait. Difficile après de ne pas penser que "ce sont tous les mêmes". Heureusement, il y a d'autres alternatives à la seule politique "libérale" des deux derniers gouvernements, les exemples de Syrisa (1ere version), ou de Podemos en proposent de très intéressantes, très...

En attendant, le passage chez Canal de Mickaël Wamen. Je partage totalement et sans aucune réserve ses propos.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 20:37

Observez bien les réactions des cadres présents.... Le dédain, ce n'est pas de la violence?!

Voiçi encore quelques vidéos et un article des Echos sur les "événements" d'Air France.

La propagande des dirigeants semble avoir un peu de mal à prendre. Et Vals qui répète,serviteur zélé des patrons, les arguments de De Juniac. Pas un mot, PAS UN MOT, pour les 3000 postes supprimés! Il tente la division des catégories de salariés en stigmatisant, comme l'autre s......ie, les pilotes.Je me souviens de Georges Marchais parlant de "l'ennemi socialiste", il avait foutrement raison, le bougre! Ce gouvernement, comme le précédent, est l'acteur direct des difficultés que connait la Compagnie Nationale. Aucune intervention vis à vis des Low-cost, où pourtant des aides publiques subventionnent directement la concurrence, ventes des avions de Mr Dassault en contrepartie d'accès facilités aux compagnies du golfe sur les aéroports français etc...

Revenons sur l’élément médiatique central de cette propagande gouvernemento-patronale.

"100 heures de travail de plus par an, ce n'est pas grand chose". Sauf qu'il ne s'agit pas de 100 heures de travail mais de 100 heures de vol, ce qui est totalement différent! En gros, 1 mois et demi de travail de plus par an. Dites moi, qui pourrait accepter ça aujourd'hui sans protester? QUI!

Allons juste derrière cette "demande" présentée comme essentielle au redressement d'Air France par Gagey et De Juniac. Faire travailler plus dans un moment où l'on réduit l'activité, dites-moi,ça aboutit à quoi? Et oui, il ne faut pas avoir fait de grandes écoles de commerce pour trouver le résultat de cette équation "productiviste": création de sureffectif. C'est pour cette raison que nous disions depuis le début de l'histoire du plan A (travailler plus, pas licenciements), plan B (licenciements) n'était rien d'autre que de la poudre aux yeux. Ils voulaient licencier, et ce depuis le début!

Je vous propose quelques lectures et visionnages. Oui, il vont tous dans le même sens. Comme allait dans le même sens "l'information" des médias nationaux lundi dernier...

L'article des Echos de ce matin:

Air France : « On n’en arrive pas là sans que la direction ait aussi des responsabilités »
Les Echos du 08/10/2015

Chercheur en sciences politiques et spécialiste des conflits sociaux et des syndicats, Jean-Marie Pernot a accepté de répondre aux questions des « Echos » suite aux violences chez Air France. Entretien.

Comment expliquez-vous et jugez-vous les violences intervenues à Air France ?

Je suis avant tout surpris de tout l’engouement et du déchaînement médiatique autour de cette affaire. Il faut remettre les choses à leur juste proportion : c’est un conflit social qui dérape, comme il y en a déjà eu et comme il y en aura encore. Certains ont pété les plombs, c’est un incident d'une triste banalité mais il n’y a pas mort d’homme, il faut passer à autre chose et arrêter le défilé des bien-pensants.

Il est aussi facile de ne tourner les regards que vers les syndicats. On n’en arrive pas à de telles situations sans que le management ait aussi des responsabilités. La direction porte une part assez lourde dans la dégradation du climat social, notamment dans sa gestion des annonces, voire sur la versatilité de sa stratégie.

Je note aussi que le climat s’est nettement dégradé à Air France depuis que la nouvelle direction est en place (en juillet 2013, ndlr). Peut-être parce que Jean-Cyril Spinetta prenait le temps de discuter avec les syndicats et n’affichait pas le même dédain qu’Alexandre de Juniac. Il faut rendre la complexité de la situation et regarder des deux côtés de la table lorsque ce genre de relations se développe.

Philippe Martinez, le leader de la CGT, a refusé de condamner ces actes. Cela ne risque-t-il pas de dégrader encore plus l’image du syndicat ?

La CGT, sans les cautionner, n’a jamais pour autant condamné ce type d’évènements. Souvenez-vous de Bernard Thibaut, qui ne l’avait pas fait lors du conflit des « Conti » à Clairoix. La CGT considère qu’elle défend les travailleurs et n’a pas à se joindre au concert des bien-pensants. Je ne pense pas que son image en souffrira beaucoup auprès des populations qu’elle entend représenter et défendre.

Ces violences peuvent-elles être un point de départ pour d’autres conflits ?

Non je ne pense pas, c’est un évènement isolé. Il y en a eu d'autres, avec des salariés menaçant de faire exploser leur entreprise avec des bouteilles de gaz par exemple, au début des années 2000 ou en 2009. Cette « recherche de la négociation par l'émeute » comme l’ont énoncé les historiens Edward Shorter et Charles Tilly en 1971 est assez courante dans nos relations sociales.

Sur le fond, ce qui me surprend, c'est plutôt qu’il n'y en ait pas davantage dans le climat actuel. Il ne faut pas sous-estimer la violence sociale d’aujourd'hui : on nous répète que la situation va mieux et que la croissance revient mais le chômage continue d’augmenter et les plans sociaux de rythmer l’actualité. Les gens ont conscience que, passé 50 ans, le chômage équivaut à une quasi-mort sociale. On ne peut pas s’étonner ensuite que certains craquent par désespoir.

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Deux liens qui ne s'affichent malheureusement pas directement dans l'interface du Blog:

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-air-france-je-refuse-de-condamner-les-violences-des-manifestants-0710-653751.html

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021385369286-manifestation-dair-france-philippe-martinez-ne-condamne-pas-les-violences-1163100.php

Interview de Migel Fortéa, SG de la CGT Air France

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 21:04

Voiç une lettre parue vendredi dernier sur Agoravox et lien du site,içi

vendredi 3 avril - par Robert GIL

Lettre d’un chômeur au banquier/ministre Macron

« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord », nous a sorti dernièrement Emmanuel Macron.

Il se dit déterminé à se « battre » sans prendre le risque de perdre son combat devant l’Assemblée. Craignant de voir son projet de loi retoqué par la représentation nationale, il est passé en force avec l’article 49-3. Petit bras !

Et lui, « l’immunisé du chômage » par son statut ultra privilégié d’énarque et d’Inspecteur des Finances, le voilà qui nous donne la leçon sur la posture à adopter face à la perte d’un emploi. Comme si Liliane Bettencourt prodiguait ses conseils aux smicards pour ne pas finir dans le rouge en fin de mois. Désopilant !

Eh bien, Monsieur Macron, je vais vous conter la vraie vie du vrai chômeur que vous ne serez jamais. D’un demandeur d’emploi du bas de l’échelle, accroché à son RSA comme une moule à son rocher.

Moi, Monsieur Macron, je n’attends rien des autres qui pourtant m’empoisonnent la vie avec leur contrôle social. Tout ça pour moins de 400 euros par mois d’allocations, de quoi ne pas crever de faim.

Tous les deux mois, je dois rendre des comptes sur mes recherches d’emploi auprès du centre d’insertion qui me suit à la demande du département qui subventionne ma misère.

Tous les trimestres, j’ai obligation de déclarer l’ensemble de mes ressources et de mes avoirs à la CAF (Caisse d’allocations familiales) qui, en fonction, fixe le montant de mon RSA.

Vous savez quoi Monsieur Macron ? Comme j’ai mis de côté 30 000 euros (en 33 ans de boulot) dans lesquels je pioche pour me tenir à flot, la CAF défalque de mon RSA annuel 3% de ce montant (c’est la règle), c’est-à-dire 900 euros par an ou encore 75 euros par mois, sous prétexte que je touche des intérêts de mes « juteux placements ».

En réalité, Monsieur Macron, mes 30 000 euros ne m’en rapportent pas la moitié. Mon RSA est donc amputé injustement de 500 euros par an que je n’ai jamais perçus.

Et quand ce n’est pas le centre d’insertion qui me convoque, c’est chez Pôle Emploi que je dois traîner ma carcasse.

Là encore, passage en revue de mes actes positifs de recherche, de mes candidatures spontanées, de mes investigations, de mes réponses…

Tous les mois, Monsieur Macron, je perds une demi-journée à me justifier, à expliquer encore et toujours que personne ne veut embaucher un vieux de 57 ans. C’est bien simple, je n’ai pas obtenu un seul entretien ces 5 dernières années. Mon CV est invariablement éliminé de la liste des postulants. Pas pour insuffisance de références professionnelles et savoir-faire probants, juste pour une question d’âge.

Monsieur Macron, cela fait 8 ans que je me bats au quotidien pour retrouver un emploi digne de ce nom, que je suis ouvertement discriminé des procédures d’embauche, que je n’en dors plus, que j’en suis malade tellement mes démarches infructueuses me minent le moral, me désespèrent. Et vous savez quoi Monsieur Macron ? Je suis condamné à double peine car ces années que je passe au RSA ne m’ouvrent aucun droit à la retraite.

J’ai été un travailleur au revenu modeste. Je suis un chômeur enraciné sous le seuil de pauvreté. Je serai un « retraité » miséreux. Je mourrai indigent. Voilà la perspective des 10, 20 ou 30 ans qu’il me reste à vivre.

Je n’en aurai certainement pas le courage Monsieur Macron. À force de se battre, on s’épuise, on se résigne peu à peu à l’inéluctable. La corde au cou, une balle dans la tête, une capsule de cyanure, un cocktail mortel de médicaments… J’ai passé en revue toutes les possibilités de me foutre en l’air pour en retenir une.

On me retrouvera probablement, un jour ou l’autre, pendu à la branche d’un chêne en forêt de Melun-Sénart. J’ai repéré l’endroit. L’arbre centenaire n’attend que moi.

Le seul infime espoir que je caresse encore, est qu’un jour on vire les comme vous à grands coups de pied où je pense. La France a su le faire parfois, se débarrasser des arrogants, des possédants, des donneurs de leçon profiteurs du système inégalitaire auquel ils nous soumettent. Je crains malheureusement qu’elle n’en ait plus la volonté, la capacité, tant les comme vous Monsieur Macron ont gagné la bataille.

En 2015, la lutte des classes est toujours d’actualité, sauf que ce sont les riches et les nantis qui l’ont remportée.

Plus que mon statut de pauvre, de chômeur, de Rsaste, cette cruelle défaite me désole. Le jour où je n’y croirai vraiment plus, je partirai me perdre en forêt de Melun-Sénart…

Gilles – 57 ans ; Chômeur depuis 8 ans qui survit avec quelques centaines d’euros par mois.

« N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur »… Albert Einstein

Voici également une galerie de personnages intéressants …

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:22

Vous trouverez çi dessous, un appel dénonçant l’iniquité du système de retraite proposé par le gouvernement.

Signez Mesdames!

L'appel est publié aujourd'hui sur Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-batailles-de-legalite/article/090913/retraites-les-femmes-demandent-reparation

« Très loin du compte »: c'est ainsi que les 24 signataires de cet appel, syndicalistes, féministes... jugent le projet gouvernemental de réforme des retraites. Des responsables de la CGT, de la FSU, de l'Union syndicale Solidaires, et du CNDF, OLF, Fondation Copernic, Attac, Femmes égalité, etc. appellent « les femmes et les hommes de toutes générations à manifester le 10 septembre pour défendre l’égalité des droits »

Retraites : les femmes demandent réparation !

Le gouvernement avait promis une réforme des retraites « basée sur l’équité », mais le projet qu’il a présenté ne répond pas à sa promesse et poursuit la logique des réformes passées. Les mesures en direction des femmes sont très marginales, alors que les inégalités de pension entre les sexes sont importantes : la pension de droit direct des femmes est inférieure en moyenne de 42 % à celle des hommes, leur pension globale de 28 %. Les femmes ont en moyenne des carrières plus courtes que les hommes ; elles partent plus tard à la retraite (1,4 an plus tard pour les personnes parties en 2008) ; elles sont plus souvent concernées par la décote et bénéficient beaucoup moins de dispositifs comme la surcote ou la retraite anticipée pour carrières longues.

Si la mesure qui permet une meilleure validation de trimestres pour les petits temps partiels est bienvenue, elle ne concerne que les personnes au smic qui ont un emploi à temps partiel de moins de 15 heures par semaine, ce qui représente au maximum 2,6 % de l’ensemble des salarié-es.

La mesure qui permet de mieux prendre en compte la maternité dans le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue ne fait que corriger – à peine – l’injustice du décret pris par… ce même gouvernement en 2012. Elle ne modifiera qu’à la marge l’accès des femmes à la retraite anticipée, dont les bénéficiaires sont à 79 % des hommes.

Enfin, la refonte annoncée depuis plusieurs mois de la majoration de 10 % pour trois enfants relève de l’entourloupe : elle est renvoyée au-delà de 2020, par contre, ce qui est décidé dès 2014, c’est… sa fiscalisation ! Même les retraité-es de revenus modestes verront leur revenu net baisser. Pourtant, il serait juste de modifier cette majoration qui, étant proportionnelle à la pension, profite essentiellement aux hommes puisqu’ils ont des pensions plus élevées, alors que ce sont majoritairement les femmes qui sont pénalisées dans leur carrière par la prise en charge des enfants.

Au final, ces mesures ne permettront pas de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes. Il est notable d’ailleurs que le chiffrage officiel des mesures cumulées pour les jeunes, les femmes, les carrières heurtées et les petites pensions fasse apparaître un coût nul jusqu’en 2030 !

Le gouvernement fait le choix de continuer à augmenter la durée de cotisation nécessaire pour une pension sans décote, alors que cette mesure se traduit, en pratique, par une baisse de la pension pour le plus grand nombre. Elle touche plus durement les femmes du fait des carrières plus courtes et les jeunes car ils accèdent de plus en plus tard à un emploi stable.

Une autre orientation est possible et nécessaire. Elle suppose d’en finir avec l’austérité, de relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique et une meilleure répartition des richesses.

Le renforcement des droits directs à pension des femmes est une priorité. Il passe notamment par une meilleure prise en compte du temps partiel. Cette forme d’emploi est souvent imposée par l’employeur pour qui elle est bénéfique : il serait légitime d’instaurer une surcotisation patronale sur le temps partiel, qui permettrait ensuite un meilleur niveau de pension. Le minimum contributif devrait être sensiblement augmenté, la légère revalorisation du plafond qui a été annoncée étant très insuffisante. Il faut non seulement en finir avec l’allongement régulier de la durée de cotisation mais aussi faire en sorte que la durée demandée soit réalisable par l’ensemble des salarié-es. La décote doit en outre être supprimée.

Il faut agir en parallèle sur les inégalités professionnelles, en amont donc de la retraite. La réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les taux d’activité et les salaires améliorerait très fortement les recettes des caisses de retraite ainsi que le droit des femmes à une pension. Cela suppose de lutter contre les discriminations salariales, mener des politiques pour inciter les pères à s’investir dans la prise en charge des enfants, créer un service public de la petite enfance accessible à tou-te-s et à un coût abordable, afin d’éviter aux femmes d’interrompre leur travail à l’arrivée des enfants.

Le projet de réforme qui a été présenté est décidément très loin du compte. Nous appelons les femmes et les hommes de toutes générations à manifester le 10 septembre pour défendre l’égalité des droits.

Geneviève Azam, porte-parole d'Attac
Ana Azaria, présidente de Femmes égalité ;
Sophie Binet, bureau confédéral de la CGT ;
Annick Coupé, porte-parole de Solidaires ;
Solange Cidreira, Féministes pour une autre Europe ;
Monique Dental, présidente du Collectif féministe Ruptures ;
Maryse Dumas, membre du CESE ;
Anne Feray, secrétaire nationale de la FSU,
Clémence Helfter, Osez le féminisme !
Cécile Gondard-Lalanne, secrétaire nationale de Solidaires ;
Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ;
Esther Jeffers, Économistes atterrés ;
Gaïa Laussaube, porte-parole des efFRONTé-e-s ;
Julie Mandelbaum, secrétaire générale de l’UNEF ;
Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial ;
Christiane Marty, Fondation Copernic ;
Julie Muret, porte-parole d'Osez le féminisme!;
Muriel Naessens, Féminisme-Enjeux ;
Martine Noël, Cadac ;
Marie-Josée Pépin, collectif Tenon ;
Suzy Rotjman, porte-parole du CNDF,
Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires ;
Maya Surduts, porte-parole du CNDF ;
Céline Verzeletti, commission "Femmes Mixité" de la CGT.

Cet appel pourra être signé sur http://www.retraites2013.org/?p=143

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:13

Quand il ne faut pas confondre "membres d'un gouvernement", "dirigeants" disposant de quelques pouvoirs que ce soit, et militants honnêtes et engagés.

C'est les premiers qu'il faut dénoncer, et aider les seconds à faire entendre leurs voix!

le NON de socialistes à tout nouveau recul : pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

Bonjour,

Les militantes et militants qui ont lancé cet appel de socialistes, http://www.socialistes-pour-les-retraites.fr/

, remercient les signataires qui ont répondu à leur proposition de manifester le NON de socialistes à tout nouveau recul.

Cet appel réunit déjà 1 200 « premières signatures » alors que, membres de la fédération socialiste des Pyrénées-Atlantiques, nous l'avons lancé à la mi-juillet après avoir fait adopter, par le bureau fédéral 64, une résolution qui refusait toute baisse du montant des pensions.
Maintenant, nous proposons à toutes et à tous les signataires de faire signer toutes les militantes et tous les militants socialistes de leur entourage. Nous voulons que la vigilance socialiste s'exprime parce qu'elle redonnera confiance aux électrices et électeurs de gauche qui doutent, qui manifestent souvent leur déception et parfois leur colère.
Nous savons qu'une position affirmée, venue de l'intérieur du Parti Socialiste et disant « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins », facilitera les mobilisations unitaires qui marqueront la rentrée sociale et qui seront nécessaires pour construire le rapport de forces face au Medef et à la droite.

Nous rendons public cet appel par la conférence de presse que nous tiendrons, avec des responsables socialistes signataires, le samedi 24 août, à 18 heures, à La Rochelle (hôtel Mercure). Soyez-y nombreux !
Notre démarche est très simple, elle peut obtenir le soutien de la majorité des socialistes et l'approbation de la majorité du peuple de gauche que nous voulons encourager à se mobiliser contre les exigences du Medef. En effet, l'enjeu immédiat, par rapport auquel nous nous positionnons, se résume dans notre exigence : aucun nouveau recul. Les travailleurs ont assez payé !
Nous n'attaquons pas le gouvernement de François Hollande, qui est notre gouvernement puisque nous l'avons mis en place. Nous nous défendons contre une nouvelle attaque, que programme le Medef depuis longtemps. Exigence contre exigence. Celle du Medef, celle du peuple de gauche.
Nous refusons notamment la mesure qui a la faveur du patronat : l'allongement du nombre d'annuités qui, rendant le taux plein inatteignable, ferait sévèrement baisser les pensions et pousserait les plus riches vers les assurances privées…

Aujourd'hui, ce sont celles et ceux qui ont mis en place le gouvernement et sa majorité, qui se mobilisent. Ce n'est pas comme en 2010, ce n'est pas à la droite que nous demandons la satisfaction de nos revendications. C'est pourquoi, le peuple de gauche, uni, peut et doit gagner.
Le NON socialiste à tout nouveau recul est le signe que cette unité est en marche et qu'elle sera majoritaire. Notre intervention dans le mouvement social qui se prépare est indispensable pour y créer cette confiance. Nous proposons de réunir les signataires dans chaque département, chaque ville, pour faire connaître l'appel.
Nous vous proposons de faire connaître, par communiqué et conférence de presse, les signataires de votre fédération et votre soutien aux manifestations du mardi 10 septembre. Nous vous proposons d'y distribuer massivement le texte de l'appel, de ses signataires départementaux et des responsables nationaux signataires.

Bref, nous vous proposons de faire campagne pour l'intérêt des travailleurs et pour l'honneur du socialisme et de la gauche.

Amitiés socialistes.
Pierre Ruscassie
(membre du BF 64), pour les initiateurs de l'appel

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 11:59

Ah ben, nous voilà bien!

A moins d'un mois de la journée de mobilisation du 10 septembre, voilà la CGT critiquée par certains de ses propres adhérents.

Nous ferrions "le jeu de la droite" qu'ils disent. Ce ne sont certes pas de adhérents ordinaires, puisque ces critiques émanent de militants du Parti "Socialiste".

Pour eux, la CGT devrait s’abstenir de tout appel à mobilisation contre les réformes et la politique d'un gouvernement "ami"...

Gouvernement "ami"...????

Je ne vois pas en quoi F. Hollande, JM Ayrault et ses ministres pourraient être considérés comme les amis des travailleurs. Ils ont trompés les électeurs (cf le discours du Bourget, c'est hallucinant), et simplement continués la politique économique de leurs prédécesseurs.

Pour ne parler que de notre métier, souvenez vous du passage à l'assemblée nationale de la loi Diard. Ah ça, ils criaient les députés de l'opposition de l'époque, qui contre une atteinte inadmissible aux droits fondamentaux des travailleurs, qui contre une mesure populiste totalement démagogique. Il eut été logique de voir, dès les premières semaines du quinquennat, cette loi inique abrogée. Que nenni mes petits! Quand on a des amis comme ça....

Et pourtant, je pense que les instances de la CGT ont été particulièrement conciliantes durant les premiers mois du mandat Hollande. Imaginez seulement que l'Accord National Interprofessionnel ait été négocié sous Sarkozy! On en parlerait encore.

Militants Socialistes (la majuscule est volontaire), ce qui fait le jeu de la droite c'est Hollande, vos ministres et vos dirigeants, pas plus, pas moins! Ils ont trahis vos idéos! Et il ne faudrait rien dire!

Deuxième aspect de la question, pourquoi un syndicat, organisation regroupant des salariés, devrait'il "soutenir" un gouvernement?

Pensez vous que nos intérêts soient convergents? Le système économique capitaliste peut'il se permettre le soutien d'un état aux travailleurs? (Il en va de même, d'ailleurs, dans la vision soviétique de l'économie collectiviste). A partir du moment ou le pouvoir est confisqué par un groupe, un parti, ou quoi que se soit du même acabit, ce pouvoir s'exercera au détriment du plus grand nombre, il générera des modes de fonctionnements ou il protégera SES intérêts aidé en ça par sa main-mise sur la police, l'armée, la justice.

Donc, pour moi, un Syndicat digne de ce nom ne peut'être la courroie de transmission entre un parti et les travailleurs. Il doit fermement garder son indépendance, et pour ne parler que du seul qui m'intéresse, la CGT, sur la base de la défense farouche des idées qui ont amené à sa création.

Nous ne sommes pas là pour servir la soupe! A qui que ce soit!

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