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  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:55

Vous trouverez ci-dessous, en pdf, une communication de la CGT HOP! suite aux annonces faites par le nouveau président d'Air France jeudi 3 novembre.

Hormis le peu de cas que la direction fait des filiales du groupe en général et de HOP! en particulier, il faut revenir juste une petite minute sur ces annonces.

"Création d'une compagnie Low-cost par Air France" titraient l'ensemble des publications "spécialisées" jeudi et vendredi dernier. A l'exception d'un ou deux journalistes toujours extrêmement bien renseignés, peu d'entre eux avaient vraiment lus ou écoutés les propos de Mr Janaillac. En effet, si c'est de Low-cost dont il est question, cette "réduction" ne s'adresse pas aux passagers, mais bien aux salariés de cette future compagnie (à l'exception des pilotes, c'est vrai). 

De plus, cette compagnie ne s'envolera pas seulement vers de lointaines destinations, mais une partie de ses moyens sera destinée à alimenter les hubs de la compagnie avec des avions courts et moyens courriers, des "A320" cite monsieur le nouveau patron.

Les grands "perdants" de ce "thrust together"? Les PNC, sûrement, dont le métier subit une lente mais constante altération. Les salariés du sol également, ou les recours à la sous-traitance et la course, là aussi à la "réduction des coûts" entraînent, dégradation des conditions de travail et diminution des rémunérations.

C'est étonnant comment la distance entre le cockpit et le reste de la cabine augmente.

Je ne parle pas de celle entre ce poste de pilotage et le "sol"!

Pour des dirigeants qui voulaient restaurer la confiance et la solidarité entre les métiers, c'est assez réussit, non?

 

 

..

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 02:56

Voilà! C'est un pilote qui parle. Certes, en matière de positionnement politique, Alter n'est pas le SNPL, mais dans le Syndicalisme comme ailleurs, se sont souvent les Hommes qui comptent avant le logo.

Ecoutez! Ecoutez attentivement, François résume en une intervention ce qu'est le problème non seulement d'Air France, mais celui d'un système économique et sociale.

De quoi nous réconcilier avec les pilotes...

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 13:42

Air France-KLM : révélations sur les coups fourrés d'une grève à 300 milions d'euros

LAURENCE DEQUAY - MARIANNE

Alors que les pilotes tentent de négocier avec leur direction le paiement de leurs jours de grève, "Marianne" révèle qu’Alexandre de Juniac, leur PDG, avant le conflit et donc toute négociation avec ses navigants, a constitué une nouvelle société aérienne profilée pour accompagner le développement de ses vols low cost : Transavia Company. Et qu'une holding Transavia Europe Aviation a été discrètement préenregistrée… au Portugal.

Décidemment, Air France-KLM n’en finit plus de surprendre. Alors que la compagnie préférée des Français a réussi à rétablir, après quatorze jours de mouvement social, la totalité de ses vols, la tension remonte à Roissy. Selon les informations du Point et duFigaro, certains commandants de bord et copilotes, ergotent en effet sur le décompte de leurs jours de grève et tentent de s’en faire rembourser une partie. Des réclamations que la compagnie, s’appuyant sur une jurisprudence de la Cour de cassation, exclut de satisfaire. D’autant plus qu’elles ulcèrent les stewards, les hôtesses, les vendeurs qui ont vu leurs primes fondre de plusieurs centaines d’euros au bas de leur feuilles de paye, du fait de l’annulation des vols…

Gageons donc que dans ce climat délétère, les documents que révèlent Marianne ne vont pas apaiser les salariés, ni les syndicats de pilotes , SNPL Air France ALPA, Spaf et Alter. Les actes du greffe de Bobigny que nous nous sommes procurés, indiquent en effet qu’Alexandre de Juniac, avant même que les pilotes ne déposent leur préavis de grève le 29 août dernier, avait déjà constitué une nouvelle société aérienne, aujourd'hui dénommée Transavia Company, capable selon ses status de prendre des initiatives sur des sujets bloqués au sein de Transavia France. Et pour le faire à la barbe de ses personnels, le PDG a pris un chemin bien solitaire…

Une coquille dormante est réactivée

Tout commence à la fin juillet 2014 (voir les documents ci-dessous). Alexandre de Juniac se fait nommer à la présidence d’une coquille dormante d’Air France-KLM Finance, enregistrée depuis 2012 sous le nom de Mileshouse dont l’objet officiel est l’exploitation notamment de programmes de fidélité. Dès le 1er août, il en change l’activité. Mileshouse devient alors une société de transport aérien de personnes et de marchandises dont l’objet est autant de louer des avions, que d’en acheter ou de prendre des participations dans des compagnies tierces. Bref une toute nouvelle compagnie aérienne à laquelle il ne manque plus qu’un agrément.

Cliquez sur les documents pour les visualiser en grand

Le 10 août, dans la torpeur des vacances, nouvelle étape. Le PDG cède toujours discrètement la présidence de cette société par actions simplifiées à Abraham Graber, le président de la société hollandaise Transavia.com.

Enfin, le 19 septembre, alors que les pilotes sont déjà en grève depuis quatre jours, Mileshouse prend le nom de Transavia Company. S'agit-il pour Alexandre de Juniac, épaulé par Abraham Graber de commander discrètement les Boeing 737 dont il a besoin sans alerter ses navigants ? De signer des leasings ? De recruter sans attendre au moins 15 mois, comme l’y oblige les clauses de dénonciations de l’accord en vigueur avec les pilotes de Transavia France? Contactée par Marianne, la direction d'Air France nous a simplement communiqué cette énigmatique réponse: « Comme tout groupe, Air France-KLM dispose d'entités juridiques activables en fonction de ses besoins : partenariat, financement et développement. »

Mais ce n’est pas tout. En consultant le registre des sociétés commerciales du Portugal du 1er octobre, Marianne a également découvert qu’une étrange holding dénommée Transavia Europe Aviation y était toujours pré-enregistrée sous le numéro 513 237 810. S'agit-il de la holding que le PDG défendait avant d'affirmer renoncer officiellement à ce projet le 24 septembre, devant ses salariés, le gouvernement et le Premier ministre Manuel Valls ? Sans apporter aucune explication au pré-enregistrement d'une entité lusitanienne au nom de Transavia, éventuellement par un tiers avocat, la direction d'Air France-KLM affirme simplement que« Transavia Europe n'a jamais existé et n'existe pas. Aucune société dans la perspective du projet Transavia n'a été déposé par Air France ou Air France-KLM. »

Socialement, politiquement, ce manque de transparence est pourtant risqué. Car les personnels d’Air France-KLM, comme ceux de Transavia France, déboussolés, risquent de perdre confiance dans leur direction. Quant aux députés auxquels Alexandre de Juniac a déclaré, la main sur le cœur, fin septembre en audition, qu’il menait un dialogue social ouvert, de haute volée, ils pourraient s’estimer menés en bateau. Surtout, dans une compagnie qui, de l’aveu même de son PDG, n’a que quelques mois devant elle pour offrir aux Français des vols de loisirs qui les détournent d’Easy Jet ou de Ryan air, il devient urgent d'asseoir toutes les professions à la table des négociations. Si du moins, c'est encore possible...

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 19:06

Voici, un article qui va conclure l'épisode de ma fonction de relais bénévole du SNPL ALPA, mais je n'ai pas pu résister à l'envie de vous faire partager la réponse de son Président (si si, la majuscule est méritée) à celui d'Air France qui avait tenté, fort maladroitement d'ailleurs, de discréditer la grève prévue pour ce joli mois de mai en publiant une lettre ouverte diffusée sur les réseaux d'information de l'entreprise.

Si je me suis vraiment régalé à lire cet "argumentaire", c'est qu'il est, outre le ton, extrêmement instructif. Prenez donc un peu de temps.

Et puis, un petit mot pour un collègue qui me disait encore aujourd'hui tout le bien qu'il pense des pilotes d'avion. Que je me souvienne ses termes, "...espèces d'enfoirés nantis à qui on cède quand ils menacent seulement de faire grève..." .

Je crois que l'enfoiré n'est pas celui qu'on pense. Au lieu de dire "ça c'est des histoires de syndicats, moi je m'en tape" ou alors "de toutes façons cette grève ne me concerne pas.." et de regarder dans l'assiette de l'autre ce qu'il trouve anormal d'y voir, au lieu d'essayer d'être aussi bien servi, le salarié se prive de toutes possibilités d'améliorer sa vie dans l'entreprise, mais aussi au sein de la société.

Penses-tu, mon interlocuteur aigri et haineux, que la catégorie professionnelle dont tu as fait ton "adversaire", soit aujourd'hui aussi bien traitée parce qu'elle passe son temps dans le ciel et que cela fait rêver les enfants? Les patrons sont rarement romantiques, c'est un constat. Les cadeaux ne sont pas plus leur genre, donc si les salaires sont aussi élevés, c'est que tout simplement, il faut un pilote dans l'avion, et que la solidarité, certes corporatiste, qu'ils affichent leurs permet de maintenir une pression constante sur les dirigeants des compagnies. Cela s'appelle "le rapport de force".

Je pense en définitive, que toi et tes collègues, pleurez seulement sur ce que vous ne croyez  pas possible: être aussi solidaires et aussi efficaces.

Plus facile de critiquer que d'essayer de construire.

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Published by Ernesto - dans air france SNPL grève
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:42

Une claque, une vraie pour le SNPL d'Air France.

Il va de soit que quand on lit, en fin d'article, le commentaire du représentant du SPAF, on ne peut que s’interroger... "Le SNPL a demandé trop aux pilotes sans contre-parties"!

Une remarque qui va faire plaisir aux pilotes des filiales (qui ont, de plus, votés lors de ces élections)!

Deux mondes, je vous dis: Air France et le reste.

La Tribune, le 30/04/2014

Majoritaire chez les pilotes de la compagnie, le SNPL a perdu mercredi son siège au conseil d'administration au profit du SPAF (syndicat des pilotes d'Air France), minoritaire aux dernières élections professionnelles.

C'est une énorme claque pour le puissant syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), contre-pouvoir historique au sein d'Air France (un poids qu'il ne perd pas pour autant). Alors que le SNPL national fait l'objet de nombreuses critiques pour son préavis de grève de 27 jours à partir du 3 mai, sa section Air France, la plus puissante, majoritaire chez les pilotes de la compagnie a perdu mercredi son siège au conseil d'administration au profit du SPAF (syndicat des pilotes d'Air France), minoritaire aux dernières élections professionnelles, selon des sources concordantes.

"Victime de l'usure"

Même s'il ne s'agit que du conseil d'administration d'Air France l'une des deux grosses filiales d'Air France-KLM (où le SNPL est représenté) et que la participation n'a pas été que de 40%, ce résultat, à un an des prochaines élections représentatives au comité d'entreprise, est "une défaite lourde" pour le SNPL, "victime de l'usure", a commenté le représentant d'un syndicat des personnels au sol. Aux dernières élections au CE, le SNPL avait totalisé 72% des voix des pilotes.

La CFE-CGC conserve son siège

Le plus souvent pris de haut par la direction et le SNPL, le SPAF, syndicat constestaire et hostile au plan de restructuration Transform, a remporté 58,20% des suffrages contre 41,80% pour le SNPL, à l'issue du second tour qui a également permis à la CFE-CGC de conserver son siège pour les cadres, selon les résultats officiels. En 2010, le SNPL (syndicat national des pilotes de ligne) avait décroché son siège avec 56% des voix dès le premier tour.

Lors du premier tour en mars, les personnels au sol non cadres et les hôtesses et stewards avaient élu leurs représentants, soit trois sièges pour les premiers (CGT, CFDT, FO) et un pour les seconds (intersyndicale UNSA-SNPNC/FO).

Il s'agissait des premières élections internes depuis la mise en oeuvre du plan de restructuration Transform, qui a entraîné depuis 2012 plus de 5.100 départs et 2.800 autres d'ici 2015.

"Ce résultat est la conséquence du plan Transform. Le SNPL a demandé trop aux pilotes sans contreparties. En retour, l'entreprise ne s'est pas vraiment transformée", a estimé Fabrice Cueille, président du SPAF.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 10:24

Que va t'il donc se passer à Marseille, Nice et Toulouse?

La direction d'Air France ne cache pas sont intention de réduire de façon drastique les "coûts" du modèle imposé par l'ex-dirigeant de la compagnie.

La direction régionale d'Air France doit faire une annonce au personnel "Sol" de la base de Marseille le 12 septembre et selon des représentants de cette même direction, je cite "...(ces) annonces vont vous toucher émotionnellement".

Malheureusement, il semble bien que ce soit le personnel au sol qui subira le plus violemment les mesures de restructuration mises en place par les nouveaux dirigeants du groupe.

Quand on pense que c'est le SNPL, syndicat des pilotes, qui a pratiquement imposé à Gourgeon le plan bases provinces...

Aéroport Marseille-Provence : Air France en quête d'économies

Air France ne fermera pas la base de province qu'elle a ouverte en 2011 sur l'aéroport de Marseille-Provence. Alors que la crainte d'une fermeture revient en effet régulièrement avec insistance, la compagnie dément invariablement. Tout comme elle le fait à propos de celle de Nice, qui fut la seconde à voir le jour, début 2012 cette fois.

En revanche, il ne fait aucun doute que Marseille va devoir réaliser de sérieuses économies. Pourquoi ? "Parce qu'après la Corse, Marseille est l'escale la plus coûteuse de France", confie un conseiller de Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports. Puis d'ajouter : "Il ne s'agit pas de parler à la place du patron d'Air France, mais il y a un sérieux problème de productivité. Il est reproché à Marseille de ne pas avoir suffisamment contribué au plan Transform qui a pour but de restaurer la compétitivité du groupe". Des propos sévères, alors qu'une évaluation des bases de province, jugées de toute manière "coûteuses", est actuellement en phase d'achèvement. Air France ne dit rien sur son contenu, se bornant à préciser "que le résultat de l'évaluation des bases de Marseille, Nice et Toulouse devrait être évoqué dans le courant du mois d'octobre".

Ce qui pourrait découler de la démarche en termes de réorganisation et d'emploi inquiète la CGT, qui sur Marseille évoque "un dossier chaud". Mais l'inquiétude est en fait globale. "Il faut bien comprendre que le contexte est difficile. Il y a la crise et les bases, qui ont été un élément de réponse pour lutter contre la concurrence low cost, perdent de l'argent. Rien n'est définitif, mais nous nous attendons à ce que des décisions soient arrêtées dans le cadre du second volet du plan Transform", confirme un administrateur salarié CFDT. Dans une lettre adressée au Premier ministre "à propos de la compétitivité du groupe Air France", l'ensemble de ces administrateurs dresse un état des lieux plutôt affolant. "Certes, depuis 2012 le plan Transform 2015 se déploie à Air France et l'on pourra juger dans quelques mois si les mesures mises en oeuvre permettent le redressement effectif du groupe et assurent son retour à la profitabilité. Ce plan constitue un véritable challenge, sachant que les pertes d'exploitation se sont élevées à près de 500 millions d'euros en 2012, clôturant le cinquième exercice déficitaire de suite. D'ores et déjà, il est évident que de nouvelles mesures seront indispensables pour réduire les pertes des secteurs moyen courrier et cargo qui sont dans un état critique." Puis de juger : "La compétitivité de la compagnie n'a jamais été posée de manière aussi brutale". Retour à Marseille. Dans ce contexte, la base a-t-elle malgré tout conquis des parts de marchés ? La réponse est oui. L'an passé, avec plus de 3,2 millions de passagers transportés en 2012 grâce à la navette sur Orly et 30 destinations desservies en direct, l'effet base a induit 600 000 passagers supplémentaires. D'après nos informations, au terme de juillet, l'activité était en recul de 1,3 %. Un chiffre qui semble bien inférieur à ce qui a pu se produire sur d'autres aéroports. Preuve que malgré les reproches, Marseille n'est pas une si mauvaise place pour Air France.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 21:50

C'est une communication qui émane des Organisations Syndicales du Personnel Navigant de Régional.

Vous comprendrez certainement mieux pourquoi nos collègues refusent de signer l'accord sur la réduction des coûts.

N'en déplaise aux esprits chagrins qui ne manquent jamais de stigmatiser ou de critiquer les "navigants", et bien eux, au moins, quand ils disent "non", ils le disent en bloc et comme un seul homme. Bel exemple d'union, il faut le reconnaître...D'autres ferraient bien de prendre des leçons.

A Roissy, le 10 juin 2013

INACCEPTABLE parce qu'INÉQUITABLE



De tous les pilotes des compagnies aériennes de droit français, filiales du Groupe AF, les pilotes de Régional sont les plus productifs et de loin les moins chers.

Nous sommes donc les moins-disant social du Groupe !

C'est pour cette raison simple, mais évidente que le SNPL Régional, ainsi que l'ensemble des autres Organisations Syndicales PN refusent obstinément de continuer à dégrader encore plus notre contrat social.

L'enjeu ne se situe pas seulement au niveau de Régional, il concerne toute la corporation et plus particulièrement les pilotes du Groupe AF.

S’il est parfaitement légitime que ceux qui ont le meilleur contrat le défendent, il est encore plus légitime que ceux qui ont le plus mauvais déploient toute leur énergie lorsqu'il s'agit de leur survie.

En clair, si nous acceptions de concéder les baisses de salaire qui nous sont demandées, ce n'est pas seulement toute la profession qui serait tirée vers le bas, mais cela accentuerait encore plus la vulnérabilité de nos emplois si la crise devait se poursuivre ou s'amplifier.

Depuis 2008, les pilotes de Régional ont abandonné 8% de leur pouvoir d'achat du fait que les salaires n'ont pas été rehaussés de l'inflation, alors que nous avions déjà les Salaires Mensuels Minimums Garantis les plus bas du Groupe.


Autrement dit en période de crise, lorsque l'activité diminue c'est toujours le moins cher et/ou le plus vulnérable qui dérouille.
C'est donc parce que nous sommes les moins chers du Groupe, que nous avons perdu 20% de notre activité.

On nous brandit que le secteur ERJ n’est pas rentable ! Évidemment : ils sont positionnés sur le réseau lyonnais, sur les vols les plus courts et parsemé de long standby, dans de telles conditions il est impossible d’être rentable.

Mais en attribuant ce réseau à ceux qui coutent le moins chers lorsque leur niveau d’activité est faible, HOP! fait une très bonne affaire !

Nos couts plus faibles expliquent aussi pourquoi le module moyen a augmenté plus vite chez Britair que chez Régional.

Ces négociations auront été l'occasion pour nous de procéder à un comparatif plus approfondi de nos conditions de travail et de rémunération avec celles de Britair issue de leur dernier accord cadre.


De ce benchmark, il ressort que les Salaires Mensuels Minimums Garantis des pilotes de Régional sont en moyenne inférieurs de 12,6% pour les CDB EJet à 17% pour les OPL ERJ.
A cela il faut ajouter que l'heure supplémentaire est payée à 21% pour YS contre 25% pour DB et qu'ils ont 12 jours OFF garantis contre seulement 11 pour Régional.

C’est sans parler des 16 jours OFF des pilotes AF en bases province, car cela serait indécent.

C'est donc parce que nos SMMG sont les plus faibles que nous sommes au minimum garanti depuis 2008 alors que les pilotes de Britair, qui eux coutent très chers, ont toujours été en heures supplémentaires et qu'ils ont les vols les plus longs à Lyon.

Forts de ces constats, nous sommes déterminés à obtenir par tous les moyens, que nos conditions ne soient plus dégradées par rapport à celle de Britair. Cette exigence n'est pas seulement destinée à réduire les écarts de salaire entre les pilotes de Régional et de Britair, c'est avant tout une mesure élémentaire de protection de notre activité et donc de nos emplois au sein de HOP!.

Maintenant nous sommes capables d’entendre que le GAF doit se réformer pour s’adapter au marché et nous sommes tout à fait favorables à un véritable benchmark avec les compagnies comparables, au niveau européen.

Si tous les pilotes du groupe doivent travailler au tarif issu de ce benchmark pour être rentables, alors nous accepterons une grille de salaire identique pour tous les pilotes du Groupe AF, mais certainement pas de baisser nos salaires, déjà trop inférieurs à ceux de nos collègues !


Le SNPL Régional

SYNDICAT NATIONAL DES PILOTES DE LIGNE FRANCE ALPA

Roissypôle Le Dôme – 5 rue de La Haye – BP 19955 - 95733 Roissy CDG CEDEX

Tel. (33) 01 49 89 24 00 – Fax (33) 01 49 89 24 10 – e-mail : snpl@snpl.com

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