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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:35

Une semaine déjà, que la direction de HOP! a annoncé la fusion, au bénéfice de la Holding, des trois compagnies Airlinair, Britair et Régional.

Les annonces faites dans la presse sont assez précises mais leurs analyses soulèvent quelques commentaires, la presse Bretonne étant nettement plus précise et plus réactive que l'Auvergnate.

En effet, le Télégramme, pour ne citer que lui, parle de "réelles craintes pour l'emploi sur le site de Morlaix". C'est vrai, comme elles le sont, dans des proportions tout aussi inquiétantes sur Clermont-ferrand (Régional), ou à Paris (Airlinair).

Je ne vais pas reprendre le couplet, désormais habituel, sur la nécessité de prendre conscience de la globalité du problème, on ne peut en vouloir, devant les annonces faites par la direction, de faire du "local" dans l'urgence. C'est humain. Je pense que cette manière de raisonner ne pourra pas durer, c'est tout.

Exceptionnellement, pour ne parler que de ma compagnie, je vous propose la mise en parallèles de deux chiffres:

- 80 salariés en sureffectif sur la famille Maintenance des trois compagnies, dit le projet.

- Suppression de l'entretien "mineur" (Check A pour les initiés) à Clermont-ferrand, d'après le même plan: 50 salariés concernés.

Ces suppressions de postes s'ajoutent à celles du Plan de Départs Volontaires mis en place depuis 2 mois. Je vous propose donc un troisième chiffre: 27.

Soit pour la seule Maintenance de HOP!Régional un total de 77 salariés!

Le premier PDV n'a pas lieu d'être, c'est une évidence. Je pense qu'il y a largement matière à discuter l'importance du second, quand on sait que des opérations d'entretien sur nos avions sont actuellement sous-traitées en externe (RAS et Latécoère), car nous ne pouvons faire face à la charge. A moins que la direction n'ait choisi d'hors et déjà la sous-traitance...

Le dimensionnement du sur-effectif est lié à l'analyse de l'audit du cabinet BCG sur la Maintenance des trois compagnies. Je ne connait pas le prix de ce travail, mais je pense qu'il va coûter cher, très cher au "futur leader européen du court-courrier".

Les positions de la CGT sont donc très claires: suppression du 1er PDV Maintenance, négociations sincères au sujet du second.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 19:37
Quelques infos...

Se tenait aujourd'hui au siège de la compagnie, la réunion n°1 sur la mise en oeuvre d'un Plan de Départs Volontaires encadré par un Plan de Sauvegarde de l'Emploi sans départ contraint à la Maintenance de HOP!Régional. 27 postes sont concernés.

Cette mesure, qui s'inscrit dans la droite ligne de la politique de réduction des coûts du groupe Air France, est, d'après la direction, rendue nécessaire par l'attrition de notre flotte, moins d'avions, moins d'heures de maintenance programmée: 55 avions en 2008, 43 en 2012, 40 en 2013, 37 en exploitation à ce jour.

Ce sont les raisons invoquées par la compagnie. Néanmoins, comment comprendre cette précipitation alors que la "fusion" des Maitenance des trois compagnies (Britair, Régional, Airlinair) est annoncée pour 2016, fusion qui entraînera de fait un sureffectif qui nécessitera un ou plusieurs Plan de Départs Volontaires (au mieux)?

Notre avis est sensiblement différent... Chaque jour, les mesures drastiques misent en plaçe chez Air France font les unes de la presse nationale. Il serait mal venu que toutes les sociétés du groupe ne mettent en oeuvre, le doigt sur la couture du pantalon, ce qui est imposé aux salariés de la maison mère. Nous pensons que ce plan a, au minimum, autant d'importance vis à vis des économies qu'il entraîne que sur le simple effet "cosmétique" de l'annonce.

La suite de l'argumentation de la DM:

La politique de recherche de clients extérieurs menée depuis quelques années par notre explosif Directeur Maintenance, ne permettrait plus de compléter le plan de charge de notre hangar en raison du coût de la main d'oeuvre.

Je m'explique, ou plutôt, je retranscris içi les propos du "Chef".

Jusqu'à présent, l'activité propre sur nos appareils, permettait "grosso-merdo" d'occuper tout le monde. Les creux dans le plan de charge étaient complétés par des clients occasionnels. La réduction du nombre d'avion et ses conséquences, font que les trous sont de plus en plus importants et qu'il faudrait alors, pour les "boucher" développer une véritable politique client, non plus anecdotique, mais structurée et organisée. Or, c'est là que nous retrouvons le sujet de nos coûts face à ceux de la concurrence. 55€ de l'heure chez RAS, atelier Allemand qui entretenait (qui entretient?) les ATR d'Airlinair. J'entends déjà les techniciens qui connaissent le sujet éclater de rire (pour les plus joyeux...). Nous avons tous eut à constater, l'extraordinaire "qualité" de l'entretien réalisé sur les avions d'Airlinair pour 55€ de l'heure...

Combien ont réellement coûté les révisions à 55€, à posteriori? La question est intéressante, mais ce n'est pas aujourd'hui que nous avons obtenu une réponse.

Autre exemple connu, Atlantique Air Industrie, qui avait réalisé avec brio, une check sur l'un de nos Embraer 145 pendant la grève de 2011. 52€ de l'heure! Vous me direz, on en a eut pour notre argent. Quelle est la situation de 2AI aujourd'hui? Le redressement judiciaire.

Le PSE proposé par la direction de HOP!Régional avait fait l'objet d'un certain nombre de commentaires lors de la réunion 0. L'ensemble de ces remarques ont été prises en compte par la direction et le document a été rectifié.

Nous avons constaté, qu'en dehors de ce PDV, des postes étaient supprimés par des départs naturels (départ en retraite, par exemple), les élus CGT ont demandé que cette diminution de fait de la masse salariale rentre en ligne de compte dans les futures mesures économiques qui ne manqueront pas de nous être demandées. Dans les mesures d'accompagnement au départ, chapitre "formation", nous avons demandé la prise en charge d'une qualification avion pour ceux qui le désireraient.

A l'issu de cette réunion, les élus ont estimé ne pas pouvoir rendre d'avis sur ce plan et ont désigné le cabinet Progexa pour les conseiller. A prendre en compte également, l'avis du CHSCT Maintenance qui se réunira le 8 juillet.

Prochaine et dernière réunion sur ce sujet: au plus tard le 25 août.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:56

Se tenait aujourd'hui, la première cession de la nouvelle mandature du Comité d'Entreprise de HOP!Régional.

La journée a été en partie consacrée aux élections des membres du bureau, des différentes commissions etc... etc.... La mise en place normale de l'instance.

En fin de journée, Martine Selezneff, directrice générale de la compagnie et présidente du CE, nous a annoncé la mise en oeuvre prochaine d'un Plan de Départs Volontaires au sein de la Maintenance de la compagnie. Nous avions appris dans la matinée que la même annonce avait été faite au Comité d'Entreprise de HOP!Britair.

Les détails de ce plan ne sont pas encore connus, c'est pourquoi je me garderai bien de faire quelques "projections" que se soit sur ce sujet.

Encore une fois, l'Humain est traité désormais comme une simple variable d'ajustement des plans de réorganisation mis en place par toutes les directions quelles qu'elles soient, d'ailleurs. "Nous avons réduit le nombre d'avions, il est logique de réduire le nombre de techniciens". Et pourtant, il y a quelques mois, "il fallait faire des efforts..." "Nous comptons sur l'investissement de chacun" j'en passe et des pas meilleures.

Voilà, salarié mon frère (pas tous ..), réveille toi, tu ne seras plus mieux traité qu'un bout de ferraille même doté d'ailes et de gros moteurs.

Enfin, et comme j'ai un méchant fond, je regrette également que les positions de certains syndicats qui réclamaient à tue-tête un PSE/PDV à la Maintenance, parce que celui-çi arrangeait certains de leurs adhérents (voir l'épisode du premier PSE au "Sol"), aient été comprises par la direction comme une "acceptation" tacite de leurs funestes idées.

Du coup, je pense que, au Sol, la CGT va se retrouver bien seul à brailler sur le sujet.

Mais vous connaissez le dicton..

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:30

Alors que la direction générale de Régional accompagne l'abandon de le projet de Plan de Sauvegarde de l'Emploi du Personnel Navigant Technique de la volonté de discussions "autour d'un projet industriel" (??!!), nos Camarades de la CGT donnent la position de leur Organisation par un communiqué de presse.

Pour mémoire, ce projet industriel, c'est ce que réclament FUC, SNPL, CGT depuis plus de trois ans. Définition d'un périmètre d'activité et mise en oeuvre d'une exploitation dans ce périmètre.

Il faut se rendre à l’évidence, il n'est pas dans l'habitude des dirigeants d'entreprise d'écouter leurs salariés. C'est étonnant comme réaction, car ce sont justement les salariés qui font tourner la boite...

Si c'était les patrons, ça se saurait....depuis le temps...

Le PSE/PDV PNT annulé par la direction

25/10/2013

C'est avec satisfaction que nous avons reçue l'annonce de l'abandon du PSE/PDV par la direction de Régional.

La détermination des élus du Comité d'Entreprise a payé.

Néanmoins, la procédure n'est pour, l'instant, pas annulée car ce n'est pas la direction qui est la plaignante dans cette affaire, mais bien les élus.

En effet, ce procès soulève un problème majeur concernant le reclassement des salariés des filiales au sein de la "maison mère" et de ses autres sociétés.

Rappelons pour mémoire que le recours à la justice, considéré comme "continuel" (!!!) par la directrice générale de Régional, concerne ce point essentiel et le traitement particulièrement injuste qu'il en est fait par Air France:

Des postes sont ouverts chez Transavia: un accord SNPL-AF/ direction AF réserve ces emplois à des pilotes d'Air France accompagnés d'une prime (100 000€), AUCUN poste de pilote n'étant pourtant supprimé chez Air France.

Des postes sont supprimés chez Régional: PSE/PDV, reclassement INTERDIT chez Transavia

Nous pensons que la direction générale devrait, tout d'abord, s'interroger sur le caractère qu'elle juge "continuel" des recours en justice du Comité d'Entreprise.

Ne devrait elle pas, au lieu de tenter d'imposer l'injustice tenter de mettre en place ses plans de restructuration en tenant compte de l'Humain?

La direction d'Air France, qui continue à diriger HOP et ce malgré les discours "indépendantistes" de Lionel Guérin, ne devrait elle pas enfin comprendre que la compagnie a beaucoup à gagner dans une utilisation intelligente et rationnelle de ses filiales?

Le PSE/PDV est annulé, mais le problème reste entier.

La CGT-Régional salut la détermination des élus du Personnel Navigant qu'il soit Commercial ou Technique et regrette que cette Union autour d'un sujet majeur n'est pas pû être réalisé pour le PSE/PDV du personnel au Sol, la signature de l'accord sur la réduction des coûts par 3 organisations syndicales (FO-UNSA SNMSAC-CFDT) ayant entraîné de facto sa mise en place.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:21

Emploi à Air France : les bases de province touchées

Les bases de province ne seront pas épargnées par la nouvelle phase du plan de restructuration Transform 2015, les syndicats annonçant que la compagnie aérienne Air France supprimera 188 postes à Marseille, 104 à Nice et 90 à Toulouse.

Alors que la compagnie nationale française réunit le 4 octobre 2013 un nouveau Comité central d’entreprise pour détailler la nouvelle vague de suppressions de postes, estimée à 2800 l’année prochaine, des premiers éléments ont été fournis hier aux syndicats par la direction. Le sureffectif concernerait environ 350 pilotes, 700 hôtesses et stewards et 1700 à 1800 personnels au sol, des chiffres qui seront bien sûr négociés – tout comme la répartition entre les différentes catégories de personnel et les conditions de ce nouveau Plan de Départs Volontaires (non-remplacement de poste, temps partiel etc.). Et comme l’avait annoncé le PDG d’Air France Frédéric Gagey, si les bases de province ne seront pas fermées, leur activité sera réduite.

Traduction selon les syndicats : la base de l’aéroport Marseille – Provence perdra 188 postes, celle de Nice – Côte d’Azur 104, et celle de Toulouse – Blagnac 90. Des chiffres qui ont poussé le délégué CGT Didier Fauvette à déclarer que « les bases sont mortes pour les salariés d’Air France », reprenant les mots du PDG qui affirmait qu’Air France « pouvait mourir » sans Transform 2015. La CFDT est plus mesurée : les chiffres du PDV sont « un peu trop gros », et « il doit être le dernier parce qu’on a atteint la limite de viabilité », estime Michel Salomon avant de s’interroger sur la possibilité de trouver suffisamment de volontaires au départ – et d’insister sur la nécessité de repenser l’organisation du travail, les chiffres avancés par la direction pouvant être retravaillés.

Air France : la tension monte

A la veille de la réunion du Comité central d’entreprise (CCE), la tension monte chez Air France. C’est en effet demain que la direction dévoilera le détail de son nouveau plan de départs volontaires qui concernera 2 800 salariés en 2014. Hier la CGT a diffusé un tract qui annonce une vague de suppression de postes dans toutes les escales de la compagnie aérienne. Le syndicat avance le chiffre de «90 postes» menacés pour la base de Toulouse. Cette base compte neuf Airbus à l’aéroport de Blagnac et permet de desservir treize destinations en vol direct depuis Toulouse vers l’Europe et le Maghreb. à la direction régionale d’Air France on réfute en bloc ces allégations. «Ce genre de déclaration n’engage que le syndicat CGT» lâche-t-on au siège toulousain de la compagnie. Dans ce tract, la CGT croit savoir que 188 postes seraient supprimés à Marseille, 104 à Nice, etc. «Le détail du plan de départs volontaires sera présenté aux partenaires sociaux ce vendredi» répète la direction d’Air France. Si aucun détail n’est encore connu, la base de la compagnie ne sera pas fermée comme l’avait évoqué un temps des rumeurs de presse. Le programme des vols pourra être ajusté en fonction de la fréquentation des différentes lignes. Concrètement, les lignes qui sont des succès seront maintenues voire renforcées sur les pointes estivales par exemple, les autres pourraient être allégées. Dans tous les cas, les départs de salariés se feront sur la base du volontariat. Sur les 2 800 suppressions de postes envisagées, le sureffectif concerne environ 350 pilotes, 700 hôtesses et stewards et 1 700 à 1 800 personnels au sol, selon des éléments fournis aux syndicats par la direction. La réorganisation affecterait principalement les bases de Marseille, Nice et Toulouse. Hier, le PDG d’Air France KLM a déclaré que sans ce plan d’économies baptisé Transform 2015 «Air France pouvait mourir». Le but est d’économiser deux milliards d’euros en trois ans pour ramener la dette de la compagnie de 6,5 milliards à 4,5 milliards.

Air France : le développement de Transavia inquiète les petites compagnies françaises

Le développement de la filiale à bas coûts d'Air France inquiète des compagnies françaises à vocation loisirs comme Europe Airpost ou Air Méditerranée.

La montée en puissance annoncée de Transavia, la filiale à bas coûts d'Air France, destinée à contrer les transporteurs low-cost comme Easyjet ou Vueling, inquiète les autres compagnies aériennes françaises à vocation loisirs. "La concurrence de Transavia, qui n'a pas de souci de rentabilité immédiate, est épouvantable. Leur développement nous inquiète. Il nous faut aller sur d'autres marchés", explique à La Tribune, Jean-François Dominiak, le PDG d'Europe Airpost, qui finalise un plan stratégique à trois ans. Même discours, plus virulent, chez Antoine Ferretti, le PDG d'Air Méditerranée : "Transavia tire le marché vers le bas. La présence de cette compagnie est anti-économique. Transavia, ça sert à quoi ? Cette compagnie perd de l'argent, cause des problèmes aux petites compagnies françaises et ne fait rien contre Easyjet".

L'Etat interpellé

Ces deux transporteurs ne digèrent pas le soutien d'Air France à cette compagnie qui n'a atteint l'équilibre économique qu'en 2012, pour la première fois depuis son lancement en 2007. Une situation qui a d'ailleurs poussé Air France à devoir recapitaliser Transavia en 2009 à hauteur de 30 millions. Début 2013, ces deux compagnies, mais aussi XL Airways, avaient d'ailleurs interpellé l'Etat sur cette concurrence jugée déloyale. Depuis son lancement en effet, Transavia, avec son modèle de commercialisation hybride (une partie aux tour-opérateurs, l'autre en vols secs auprès du grand public) est venue marcher sur les plate-bandes des autres compagnies travaillant avec les tour-opérateurs. Ce modèle est néanmoins appelé à évoluer vers un modèle essentiellement "B to C".

30 avions en 2016

Parmi les mesures supplémentaires annoncées par Air France pour atteindre l'objectif du plan Transform 20015, figure le développement de Transavia. Sa flotte doit passer de 11 avions aujourd'hui à 30 en 2015-2016. Alors qu'Air France va réduire la voilure à Orly, Transavia va utiliser ses créneaux pour desservir des destinations européennes.

Interrogé, François Bacchetta, le directeur général France et Benélux d'Easyjet fait état d'une "saine inquiétude". "Je considère toujours mes concurrents avec sérieux", explique-t-il. "Après, nous verrons en fonction du rythme du développement de Transavia. Nous, nous sommes installés. Easyjet est une marque forte. C'est très important pour vendre non seulement en France mais aussi à l'autre bout de la ligne. Sur Paris-Naples, la moitié des passagers viennent de Naples". Cet exemple n'est pas anodin. Attaquée par Transavia sur cette ligne, Easyjet a répondu en desservant Naples au départ de Roissy (le hub d'Air France) en plus de ses vols d'Orly. "Nous réagissons sur les choses qui nous paraissent importantes". Transavia est prévenue.

Quelques articles dans la presse concernant la suite de Transform2015.

Des annonces sont faites, en ce moment, au Comité Central d'Entreprise d'Air France.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 14:02

Cette communication émane de nos Camarades du Comité Hygiène Sécurité & Conditions de Travail de Régional.

Il semble bien que notre tout nouveau directeur RH, Mr Laurent Charbonnier, ait fait la preuve, cette fois devant des témoins extérieurs à l'entreprise, de sa mauvaise foi.

Les témoignages recueillis par le médecin du travail en consultation sont éloquents et rejoignent ceux collectés par les élus du CHSCT: il y a un vrai problème de souffrance au sein du personnel du siège social de Nantes, ce que continue à nier Mr Charbonnier, n'hésitant pas à réclamer l’identité des salariés touchés afin de pouvoir traiter leurs cas... Vraisemblablement, comme par le passé, en leurs conseillant de quitter l'entreprise.

"Mais Mr Charbonnier, je vous rappelle que je suis tenu par le secret médical" lui a rétorqué le médecin du travail ajoutant que c'était à l'entreprise d'empêcher que les salariés se retrouvent dans cet état et non pas au médecin de tenter de réparer les dégâts après coup.

Et dire que l'on nous traitait "d'incendiaires", que nous étions juste bon à "foutre le feux"...

Et oui, c'est bien d'avoir un regard extérieur parfois...

Et oui, les incendiaires ne sont pas ceux qu'on croit...

Laurent Cretagne Secrétaire CHSCT Administrations & Escales

HOP-Regional

Hier 05 septembre 2013, se tenait une réunion extraordinaire du CHSCT Administrations & Escales à la demande de 2 élus. Initialement demandée par deux élus début juillet, elle avait été reportée en raison du manque de disponibilité des invités extérieurs à l’entreprise :

Le médecin du travail, Dr Frederic Boyer,

l'infirmière de la médecine du travail Mme Le Corre

l'Inspectrice du Travail de Nantes Mme Boudigou.

Ces 3 personnalités ainsi que tous les élus et 2 RS (dont notre représentant syndical CGT : Stéphane Chaussidon) étaient présents pour alerter la direction sur l'état de souffrance psychologique grave de certains salariés, notamment du siège de Nantes.

Mr Charbonnier, en tant qu'invité et Mr Cros, Président nouvellement mandaté par Regional en remplacement de Mr Chaumet représentaient la Direction.

Comme à son habitude, Mr Charbonnier a tenté de prendre la main sur cette instance mais s'est très vite enfoncé dans des contradictions auxquelles nous avons coupé court.

Le Docteur Boyer est intervenu pour lire une déclaration d'alerte qui sera jointe au CR de cette réunion et qui est jointe également à mon mail. Cette déclaration est édifiante et fait froid dans le dos mais n'a pas semblé émouvoir notre DRH qui a repris ses provocations remettant même en doute mes prises de notes et la retranscription des débats dans mon compte rendu.

Une nouvelle fois, Mr Charbonnier dépassait les bornes, je demandais donc une suspension de séance pour changer de salle et permettre l'enregistrement des débats (et des mensonges et mauvaise fois).

À la reprise, malgré plusieurs recadrages du médecin et de l'inspectrice du travail,notre Directeur des Ressources Humaines, toujours avec la même arrogance a tenté de mobiliser la parole et avons dû demander une nouvelle suspension de séance pour expliquer au médecin, à l'infirmière et l'inspectrice du travail que nous allions couper court à cette séance en mettant en œuvre un droit d'alerte du CHSCT suite à la déclaration de Dr Boyer.

Vous trouverez en pièce jointe ce droit d'alerte.

Ces deux alertes seront envoyées ce jour à Mme Selezneff (DG Hop-Regional) et à Mme Claver (DRH HOP) avec copie à l'inspection du travail, la CARSAT (ex CPAM ou CRAM), les élus CHSCT et le Président en lettre recommandée avec accusé de réception.

Ce droit d'alerte du CHSCT, faisant état d'un risque grave et imminent pour la santé des salariés de Regional est renforcé par plusieurs témoignages de salariés qui devront se multiplier dans les jours à venir pour mener à bien notre procédure.

Les élus CHSCT Administrations & Escales

HOP-Regional

A bouguenais, le 05 septembre 2013

A Monsieur Serge CROS, Président

du CHSCT Administrations & Escales.

HOP-Regional

Copie : Mme Martine Selezneff (DG HOP-Regional)

Mme Boudigou (Inspecteur du Travail)

Dr Frederic Boyer (Médecin du Travail)

Droit d’alerte :

Monsieur le Président,

Suite à la déclaration d’alerte de la médecine du travail en date du 05 septembre 2013, et aux nombreux témoignages de souffrance psychologique des salariés de Regional, les élus considèrent que les mesures prises par la Direction après le droit d’alerte d’octobre 2012 sont inefficaces.

En effet, nous constatons que le danger grave et imminent persiste et que la situation psycho-sociale se dégrade de manière significative depuis la mise en place des restructurations et du Plan de Départ Volontaire.

En conséquence, nous vous informons que nous mettons une nouvelle fois en œuvre un droit d’alerte suivant l’article L.4131-2 du code du travail.

Conformément à celui-ci, nous vous demandons de procéder sans délai à une enquête commune et de prendre les dispositions nécessaires pour remédier à la situation.

Nous vous rappelons qu’en cas de carence et d’inaction de votre part, nous nous réservons le droit de saisir l'inspection du travail.

Pour le CHSCT Administrations & Escales,

Le secrétaire,

Laurent CRETAGNE

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 14:06

Vous trouverez ci-dessous la délibération adoptée aujourd'hui à l'unanimité par les élus du CE.

Bien que l'avis rendu, négatif à l'unanimité, est considéré comme suffisant pour la mise en place du PSE, les élus ont souhaité accompagner cette consultation d'une délibération qui replace les choses et qui explique leur vote.

Voiçi:

Délibération

Le comité d’entreprise, réuni le 13 mai 2013, sur l’ordre du jour suivant:

- Consultation du Comité d'Entreprise sur le Plan de Sauvegarde de l'Emploi

- Présentation des cabinet Altedia et Sodesi (Ndr: cabinets chargés d'assister les salariés dans leurs projets, suite aux départs volontaires où non)

Rappelle que :

l’engagement de la société de reprendre la procédure initialement engagée,

l’injonction du Tribunal de Grande Instance de Nantes du 7 mars 2013 faisant notamment interdiction de poursuivre « la procédure spécifique de recrutement au sein de la holding PRF » (recrutement au sein de HOP !) inscrite au titre III du plan de départ volontaire du personnel au sol,

l’indication selon laquelle cette procédure ne pourrait être mise en œuvre qu’après l’avis des trois comités d’entreprise REGIONAL, BRIT AIR et AIRLINAIR, la procédure de recrutement au sein de la société HOP ! a été mise en œuvre dès le 9 janvier 2013, et n’a pas cessé de l’être depuis.

le comité d’entreprise estime, plus généralement, que la procédure d’information et de consultation n’a pas été conduite loyalement, ce qu’il a été dû dénoncer à maintes reprises, notamment aux termes de ses délibérations des 26 octobre et 21 décembre 2012, 7 janvier et 2 avril 2013, et de sa lettre du 26 mars 2013,

sur le fond, le comité d’entreprise prend note des modifications apportées au PSE SOL par rapport à la version présentée le 2 avril 2013.

Le comité d’entreprise rappelle que ces modifications font suite à ses demandes circonstanciées de voir compléter le plan de mesures conformes à la loi et propres à assurer le repositionnement professionnel du plus grand nombre, à l’extérieur comme à l’intérieur du groupe AIR FRANCE – KLM.

À cet égard, le comité d’entreprise sera particulièrement vigilant au respect :

  • des mesures inscrites dans la version du 13 mai 2013 du PSE SOL,

  • de l’obligation de reclassement à laquelle la société REGIONAL est tenue, et qui a pour périmètre le groupe AIR FRANCE - KLM.

Le comité d’entreprise regrette, par ailleurs, qu’il n’ait pas été tenu compte de nombre de ses demandes et observations, s’agissant notamment :

- du budget des formations, dont les montants sont en deçà du coût réel des formations,

du versement d’une allocation de reclassement de 80 % du salaire de référence, qui aurait permis un maintien du salaire net pendant la période de reclassement, et ainsi un maintien du niveau de vie au cours de cette période cruciale,

de l’absence de recensement et de mise à jour des postes de reclassement disponibles dans l’ensemble du groupe,

de l’absence d’instance paritaire de validation et de suivi des mesures du PSE, la direction ayant systématiquement une voix prépondérante.

Ces observations ne sont pas exhaustives, et le comité d’entreprise déplore, à cet égard, un PSE dont les mesures n’apparaissent pas en lien avec les moyens dont disposent le groupe AIR FRANCE – KLM.

En conséquence,

Mise au vote :

Nombre de votants: 13

Pour : 13 (pour la motion, contre le projet)

Contre : 0

Abstentions : 0

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 21:26

Lundi 13 mai se tiendra un Comité d'Entreprise extraordinaire.

A l'ordre du jour, l'avis des élus sur le document décrivant les modalités de mise en place et d'exécution de ce que la loi appelle un "Plan de Sauvegarde de l'Emploi".

Je vous ai relaté durant ces derniers mois les péripéties qui avaient conduit la CGT-Régional à réclamer la mise ne place de ce dispositif législatif à la place du pseudo Plan de Départs Volontaires que la direction souhaitait imposer.

La CGT avait alors tenté de convaincre l'ensemble des élus de la nécessité d'obtenir ce dispositif aidé en celà par le cabinet d'expertise Progexa et par l'avocat conseil du CE et de séparer l'avis sur la partie "exploitation" du projet HOP de celui du volet social.

Les élus avaient donc fait front et portés cette demande légitime.

Pourquoi légitime?

Nous avions appris par des salariés du siège social de Nantes, que ce PDV n'avait, pour certains, de volontaire que le nom. Des pressions, de "petits sous-entendus" sur l'avenir de tel ou tel salarié, de la charge de travail qui disparaissait du jour au lendemain, bref, du volontariat au départ provoqué.

De plus, il apparaissait indispensable aux élus et représentant de la CGT d'au minimum prévoir l'avenir. En effet, il ne faut pas être grand clerc pour douter, au minimum, de l'avenir du projet HOP et de l'avenir de Régional au sein de cette histoire.

Ne rien dire ce coup çi et pousser des cris d'orfraie dans quelques mois? Une attitude irresponsable!

Imaginez les élus devoir se retourner devant la justice pour réclamer un PSE après avoir "laisser faire" au nom, comme le dise certains aujourd'hui, de ne pas "gêner la mise en place du produit HOP".

Depuis, bien des choses se sont passés...

Le communiqué de la CGT-Regional:

Les discussions sur la mise en place du Plan de Sauvegarde de l'Emploi sont sur le point d'aboutir.

Contrairement à ce que voudraient faire croire les plus malhonnêtes de ceux qui sont aujourd'hui nos adversaires, les élus et représentants syndicaux de la CGT-Regional n'ont JAMAIS adopté de positions de « principes » ayant pour but le blocage sans raisons de la situation.

C'est même l'inverse ! Depuis le début, nous tentons de faire évoluer le texte qui régira demain l'éventuel départ de certains salariés de l'entreprise.

C'est notre devoir d'élus, notre devoir de Syndicalistes !

D'autres auront choisi la compromission...

Si nous n'avions pas réclamé, tout simplement l'application de la loi, c'est un Plan de Départs Forcés qui nous aurait été imposé. Certains d'entre vous savent ce que nous voulons dire...

La direction nous assure qu'il n'y aura, « vraisemblablement », pas de départs contraints (licenciement).

Et demain ? Qui sait ce qu'adviendra HOP ?

Quel avenir pour les salariés de Régional au sein de ce « bric à brac » mis en place en urgence par Air France pour répondre aux mauvais résultats économiques de son secteur Court et Moyen Courrier ?

Qui peut croire qu'en cas de restructuration profonde (et pratiquement certaine) de cette activité, notre propriétaire privilégiera le sort des salariés des filiales au détriment de ceux d'Air France ?

Les discussions que nous avons mené autour de ce PSE sont aussi là pour cela : être prêts pour l'avenir

Aurions nous dû, comme le demandaient au moins deux ou trois élus du Comité d'Entreprise (sur les quatorze), rendre un avis depuis de nombreuses semaines ? Pour qui ? Cinq ou six personnes qui souhaitent quitter rapidement Régional ?

Et les autres ?

Se contenter d’éléments qui favorisaient exclusivement les personnes volontaires au départ ?

Et les éventuels licenciés ?

La liste des éléments du document qu'ont fait évoluer la plupart des élus du CE (pas tous, malheureusement) avec le conseil et l'aide de leur avocat, est longue, très longue.

Alors, être accusé, encore et toujours de faire « blocage », de ne vouloir que « brûler des palettes et sortir la sono », c'est non seulement un mensonge mais une véritable désinformation !

Une réflexion à vous soumettre : à qui profite la mise en place rapide du départ des 45 salariés « Sol » de l'entreprise ? Aux salariès ?

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 17:13

Dites moi si ça vous parle....

« PSA nous a redéployés vers Pôle emploi »

L'Humanité du 26 avril 2013

À Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), PSA a fermé un site de 800 salariés par mobilités et départs «volontaires» uniquement. Une illustration de la politique des groupes visant à liquider des emplois sans en assumer toute la responsabilité.

Supprimer des postes «sans plan social», «sans licenciements secs». À l’heure où les chiffres du chômage explosent et dépassent le record de 1997 (lire page 6), c’est désormais le nec plus ultra des grands groupes et des pouvoirs publics, soucieux d’alimenter la fiction selon laquelle il serait possible de restructurer « en douceur », sans drames sociaux et passages à la case chômage. À Moissy-Cramayel, près de Melun (Seine-et-Marne), c’est une tout autre histoire que racontent d’anciens salariés du site PSA de pièces détachées, qui a fermé définitivement ses portes l’été dernier. Ils lèvent le voile sur la manière avec laquelle le groupe a pu siphonner, en quatre ans, une usine de 800 salariés, uniquement par mobilités ou départs « volontaires ». Un miracle accompli sous le regard bienveillant, pour ne pas dire complice, des pouvoirs publics.

En ce vendredi d’avril, une poignée d’ex-PSA, la plupart anciens adhérents ou délégués CGT, s’est donné rendez-vous dans un café face à la préfecture de Melun, où ils ont obtenu une rencontre avec le cabinet du préfet et des responsables de l’administration (Direccte). Ils comptent demander une « enquête » sur ce qui s’est passé dans leur usine – ils ne l’obtiendront pas. Ils ne décolèrent pas de la manière dont PSA a « manipulé » son personnel. En 2008, la plate-forme logistique de Moissy, qui alimente en pièces détachées des succursales Peugeot et Citroën, compte 800 salariés en CDI, lorsque le groupe décide de regrouper l’activité sur son site de Vesoul, ce qui signifie à terme la fermeture du site francilien. Le groupe commence par mettre en place un plan de redéploiement des emplois et des compétences (Prec), pour supprimer 150 postes sur deux ans. Les salariés peuvent soit être mutés vers un autre site du groupe, soit quitter l’entreprise par rupture à l’amiable avec un « projet personnel », à savoir un autre travail ou une création d’entreprise, avec à la clé une prime de sept mois de salaire brut. « Ils s’y sont tellement bien pris qu’ils ont obtenu 300 volontaires, raconte Patrick Patault, ancien délégué syndical CGT du site. Pour les avoir, ils ont joué sur les peurs, en disant que ça commençait à mal tourner pour le site, qu’il valait mieux partir maintenant avec l’argent, qu’on ne savait pas ce qu’il y aurait après. Ils s’attaquaient aux salariés les plus faibles, les plus influençables. Pour certains, ça permettait de régler des dettes de jeu, de crédits à la consommation. »

La pression redouble

À l’issue du Prec, fin mars 2010, l’effectif a chuté à 400 à Moissy. C’est alors que, le 20 avril en comité central d’entreprise, PSA annonce la fermeture du site. Or, un an plus tôt, PSA et Renault s’étaient engagés à ne fermer aucune usine et à ne pas licencier, en échange d’un prêt de 6,5 milliards d’euros de l’État. Avec une belle pirouette, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, déclare alors que la fermeture de Moissy ne contrevient pas à cet engagement, « puisqu’il ne s’agit pas d’un site de production, et qu’il n’y aura pas de plan social ». Pris en étau en quelque sorte, PSA innove. Au lieu de mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), il lance un second Prec, toujours entièrement basé sur le volontariat, même si la contradiction est flagrante avec l’objectif de fermeture.

La prime de départ passe à huit mois de salaire, et la pression redouble. Dans l’usine, une cellule emploi mobilité est mise en place, chargée d’accompagner les « projets » des salariés avec l’appui du cabinet Altedia. « Le matin, on avait des briefings de trente minutes par les chefs, se souvient Nahima Hammoumi. Ils nous disaient qu’il fallait absolument trouver quelque chose, que ça allait fermer, qu’il n’y aurait pas de plan social, qu’il fallait profiter du pactole. Ils avaient des primes s’ils réussissaient à nous convaincre. » À raison de dix-quinze salariés par mois, l’usine se vide progressivement. Mais d’après les anciens, très peu de collègues avaient de vrais projets. Si en principe, il faut une promesse d’embauche pour valider le départ, une simple inscription dans une boîte d’intérim suffisait, témoignent-ils. « Parfois, c’est même PSA qui nous envoyait dans telle boîte d’intérim qui était complice », raconte Françoise. La prime supplémentaire de 6 000 euros pour création d’entreprise pousse certains à se lancer dans une autoentreprise. « Mais ils ont atterri au chômage au bout de quelques mois, après avoir gagné trois sous », ajoute-t-elle. « Une fois dehors, il n’y avait plus d’accompagnement », précise un ex-salarié.

Fin 2011, la situation se complique puisqu’il reste 67 salariés dans l’usine, qui n’ont opté ni pour une mobilité, ni pour un « projet personnel ». PSA envisage alors de lancer un plan de sauvegarde de l’emploi, mais avec des primes inférieures à ce qui est prévu pour les départs volontaires, ce qui pousse certains syndicats à réclamer la poursuite du Prec. La direction ajourne alors le PSE. Fin mars 2012, il ne reste que 28 « récalcitrants », essentiellement des délégués et syndiqués CGT. « Mais ils nous ont eus à l’usure, en menaçant de nous licencier avec rien », se souvient Françoise, de la CFDT. Les derniers Mohicans finissent par s’inscrire dans une boîte d’intérim pour valider leur dossier et partir, eux aussi, contraints et forcés, par « rupture amiable ». Au premier juillet 2012, le site est vendu par PSA, après zéro licenciement.

Les prud’hommes saisis

Sur les 800 salariés, PSA fait état de 216 mutations dans le groupe, ce qui laisse plus de 500 salariés dans la nature. « Prec, ça veut dire plan de redéploiement des emplois, mais on a été redéployés au Pôle emploi ! » s’emporte Nahima Hammoumi, pour qui l’écrasante majorité des ex-PSA pointe aujourd’hui au chômage. Cet automne, les anciens ont monté une association pour partir à l’attaque. Avec l’avocat Philippe Brun, déjà une centaine d’entre eux ont saisi les prud’hommes de Melun pour faire requalifier les ruptures à l’amiable en licenciements économiques, et le Prec en plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). « PSA aurait dû faire un PSE dès le début, il est en infraction », estime Me Brun. « Un plan de départs volontaires, c’est plus discret, moins coûteux puisqu’il n’y a pas la notion de proportionnalité avec les moyens du groupe, et c’est une façon de sécuriser juridiquement les ruptures de contrats, puisque le salarié signe. Si on laisse passer cette affaire, bientôt il n’y aura plus de plans sociaux en France ! » souligne-t-il, s’interrogeant sur un possible « deal » entre le constructeur et les pouvoirs publics. De son côté, le porte-parole de PSA affirme qu’« il y a bien eu un PSE même si le mot n’a pas été prononcé officiellement », mais pas de licenciements – et c’est tant mieux –, parce que « la totalité du personnel s’est positionnée sur une mobilité ou des départs volontaires ».

Un « modèle » pour Aulnay ? Un « succès », qui « servira de modèle aux sites de Rennes et Aulnay », c’est ainsi que PSA a qualifié en janvier la fermeture du site de Melun, en affirmant que, sur 400 salariés du site, 216 sont partis sur un autre site du groupe, et 182 ont quitté PSA, tandis que 360 CDI ont été créés sur le bassin d’emploi. Mais ces nouveaux emplois n’ont pas bénéficié aux ex-PSA, rétorque la CGT. Et PSA « oublie » que l’effectif initial à Melun était de 800 salariés.

Fanny Doumayrou

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