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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:08
Ils sont impayables!

Je vais vous raconter ma journée.

Aujourd'hui se tenait à Rungis, avenue de Villeneuve au siège de Hop! une cession ordinaire du Comité d'Entreprise. Si cette cession était, ordinaire, le reste de la journée le fut moins.

Ce matin, alors que je tentais après une nuit assez courte d'ingurgiter, sans en mettre partout, une corne de croissant dégoulinante de chocolat, mon attention se vit perturber par l'arrivée d'un collègue Délégué Syndical de l'UNSA, que j'aime bien, en fait. M'étonnant (mollement, mais cette mollesse serait un peu longue à expliquer car lié à un échange assez "intense" de mails la veille au soir avec l'UNSA, la CFDT et la direction), m'étonnant disais-je de cette présence alors qu'aucune réunion syndicale n'était programmée ce jour, je m'entendis alors répondre "je viens signer les accords". Ma chance (et la sienne) a été que le croissant sus-nommé avait déjà été avalé et donc dépassé l'entrée du tuyau conduisant à l'estomac, sinon, je pense que mon pauvre collègue aurait sûrement vu sa magnifique liquette-repassée-pour-la signature, assez généreusement constellée d'auréoles Van Houten.

"Mais, mon bon Didier", lui dis-je, "pourquoi cet empressement?" "Ben c'est aujourd'hui que la direction veut qu'on signe". C'est dans ces moments là que l'on est assez content d'avoir disposé son séant sur une chaise plutôt que sur un tabouret. En effet (moi ça me fait ça, vous je ne sais pas), la réception de propos inattendus a pour conséquence immédiate un mouvement d'inclinaison/effondrement du torse et c'est là que le dossier du mobilier entre de manière salvatrice en action. Ainsi donc, "c'est aujourd'hui que la direction VOULAIT que l'on signe".

Je rêve, j'hallucine, pincez moi, mordez moi, répétez lentement en articulant doucement! Vite, réflexe de multiples stages de managment "faire répéter son interlocuteur afin de s'assurer de la compréhension mutuelle de la phrase" Vous me dites, mon bon, qu'après près de 8 mois de négociations, disposant d'un texte que vous même estimez "à relire avant signature", c'est la direction qui donne le jour et l'heure à laquelle devront être paraphés les documents? C'est çà? J'ai bien entendu? Il y avait de la drogue dans le Cacao?

Didier, tu es en train de me dire, qu'après que la CFDT et l'UNSA aient envoyé un mail à la direction estimant qu'une journée de relecture n'avait pas été suffisante pour relever l'ensemble des points nécessitant corrections, éclaircissements et autres sur LE SEUL accord ADOTT, et que l'accord ASR (rémunérations) n'avait même pas été relu, tu viens, malgré tout, apporter la signature de l'UNSA aux accords? Je pensais, bien innocemment, que l'épisode de la signature de l'accord "réduction des coûts" chez Ex Régional vous avait pourtant servi de leçon! Vous aviez bien paraphé un accord avec la "promesse directoriale" de l'ouverture de négociations sur le CET? Ces négos ont elles un jour été ouvertes? Hein? Qu'est ce que tu dis? Non? ah bon.

Nous avions (oui, "avions") donné notre accord de principe sur la globalité des textes, car, nous les trouvions dans leur globalité, satisfaisants. Hors, "le diable se cache dans les détails", et c'est pour cette raison que nous souhaitions obtenir certaines précisions ECRITES, pas orales, une confiance prudente gouvernant nos relations avec notre direction. Il faut quand même se rappeler que nous "fréquentons" Mr le DRH "Sol" depuis bien longtemps, et que force est de constater que nos fonctions, nos histoires, font, qu'étrangement, souvent, nos interprétations de textes, d'accords sont pratiquement totalement opposées, c'est étonnant non? Il ne s'agit en aucun cas de malhonnêtetés mutuelles, non, certainement pas, nos intérêts sont justes différents.

Quelle mouche (qui a d'ailleurs la vie dure, car ce n'est pas la première fois) a t'elle piquée les représentants de la CFDT et de l'UNSA (les cadres de la CFE CGC ayant d'autres intérêts) pour se trouver "obligés" d'obéir aux injonctions directoriales et de "courir" aller signer les deux accords?? Pour mémoire, et cela n'arrange rien , je vous rappelle qu'à l'ordre du jour du Comité d'Entreprise figuraient: la présentation des comptes de l'entreprise (une paille!), l'intégration de Lyon Maintenance (re-paille), le sort de l'atelier roue de Lyon et divers broutilles ne méritant sûrement, d'après eux, qu'une oreille et une attention limitée, toute force devant être mobilisée vers le fait que "la direction veut qu'on signe"....

Donc, le CE a été interrompu pour la "cérémonie", les Kikis allant même jusqu'à se faire photographier pour immortaliser l’événement. La direction ne revenant pas, la séance du Comité a été levée.

"Mais si, nous pourrons toujours modifier les textes"

On m'a souvent qualifié de naïf-crédule. Mais alors, là ! Croire que la direction modifiera les textes, de la façon que nous souhaitons, alors qu'ils sont applicables car paraphés, je suis largement, très largement battu!!!

"Le texte ne sera pas applicable, nous irons en justice, si jamais les modifs ne sont pas prises en compte"

T'as raison, Toto! Tu me trouveras un juge qui te donneras raison alors que ta signature figure au bas du texte, signature donnant accord sur ce qui est écrit au-dessus...Je l'entends déjà « ben les gars, il ne fallait pas signer »

Aujourd'hui, 29 juin 2017, la CFDT, l'UNSA et la CFE/CGC ont signé les accords ADOTT et ASR.

J'espère de tout cœur que les salariés ne le regretteront pas....

C'était une bien "belle" journée.

Au fait, la butée était fixée au 4 juillet, si mes souvenirs sont bons.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:39
Négociations? Monologue, plutôt...

Je ne suis, parait'il, intellectuellement pas plus mal doté que la pluspart de mes collègues. Pas plus mal, certes, mais pas mieux non plus et c'est bien là le problème car c'est bien de cette seconde affirmation que découle ma totale incompréhension devant la situation sociale de l'entreprise dont je suis le salarié. 

Je précise "sociale", je ne sais pas pourquoi, car en fait, je ne comprends plus rien du tout. Cette fusion nous aura amené tellement de situations inédites, que je pense et heureusement je ne suis pas le seul, que nous avons non seulement touché le fond en matière d'exploitation, de maintenance, de traitement des passagers, des salariés, mais que notre direction, persuadée d'être sur la bonne voie, creuse, creuse, encore et encore, si bien que, nous nous posons tous les jours la questions de savoir quand nous toucherons le fond. 

Etrange sensation que celle de penser que l'on ne ferra jamais "plus mal" et que, malgré tout, chaque jour nous prouve que c'est possible, qu'au lieu d'apprendre de ses erreurs et bien, l'"on" persiste, signe et affiche des attitudes d'étonnements béas quand on vous rapporte les situations "anormales".

Qu'attendre en fait de salariés plus occupés à tenter de corriger en permanence une désorganisation patente plutôt qu'à faire au mieux ce pour quoi ils sont payés (le tout commenté par direction et managers comme étant désormais une situation "normale". On rêve!)

Ce n'est pas pour dénoncer, une fois de plus les conséquences de la fusion que je me permets de vous écrire, longuement, encore (je précise).

Non, ce qui me m'interpelle, m'interloque, et pour tout dire, me scie la nouille (certaines expressions argotiques traduisent beaucoup mieux les sentiments que l'on peut ressentir devant certaines situations..), c'est l'attitude notre direction devant la soit-disante "avancée" des négociations concernant les accords collectifs des salariés du "sol".

Pour Ph. Micouleau, notre président, tout semble aller pour le mieux, les affaires avancent, bref, nous sommes à la veille d'une conclusion.

Dans les faits, et c'est ce que nous lui avons écrit la semaine dernière, nous n'avons concrètement avancé sur RIEN! C'est aussi simple que ça. Nous n'avons, à minima, certainement pas la même notion de l'imminence. 

En fait, concernant par exemple, l'accord dit "ADOTT" (organisation du travail), les deux premières réunions datant de fin 2016 ont défini les grands principes, un projet a été écrit par les RH de Hop! et depuis AUCUNE négociation ne s'est tenues autour du texte!

La direction a bien demandé aux syndicats de fournir des remarques écrites, (alors qu'en préambule des négociations, elle s'était engagée à négocier seulement durant les réunions plénières...) mais  à l'exception de trois ou quatre points, elle n'a intégrée aucune des remarques des organisations syndicales. 

Nous sommes donc à 15 jours de la fin des accords collectifs et, dans les faits, dans le concrets, nous n'avons pas commencé les négociations!

Je ne pousserai pas ce que certains appellent "la provocation" jusqu'à vous fournir des extraits du projet d'accord dont certains des termes sur lesquels nous étions d'accord en réunion, ont été étrangement modifiés à l'écrit...

De même, comment comprendre, que sur des sujets aussi basiques que la définition du temps de travail, ils aient procédé à une rédaction que je qualifierais gentiment de, pour le moins "obscure"... A moins que nous n'ayons à faire à une véritable manoeuvre délibérée de la part des RH ex-Régional qui consiste à fournir un texte tellement confus, qu'il permet ainsi toutes les interprétations. Nous voiçi donc partit pour une organisation du travail conflictuelle... Quelle bonne base de départ de la part d'une direction dont le but est, soit-disant, d'unir les salariés autour d'un même but!  

Unis dans la colère, quelle réussite!

Concernant la rémunération, je n'ose même pas vous rapporter nos discussions... Si, comme je vous le disais il y a peu, le principe de créations de primes "métiers" s'entendait assez bien, sa mise en oeuvre se révèle un véritable casse tête... Casse-tête compliqués par les erreurs dans certaines bases de calcul de la direction (si si...).

C'est donc avec ces arguments, et d'autres, que les syndicats ont écrit à Philippe Micouleau pour lui faire part de leurs inquiétudes à moins de trois semaines de la fin des accords collectifs des ex-compagnie.

Que croyez-vous qu'il répondit?

"j'ai bien reçu, on se voit la semaine prochaine"...

On parle d'urgence, on nous répond "eh, les kikis, vous êtes bien mignons, mais votre truc, là, ça attendra un peu"

Toujours assez étonnant, quand on sait que jeudi dernier un courrier a été envoyé aux syndicats de pilotes concernant la prolongation des accords. Aux pilotes, et c'est tout. En fait c'est un peu logique: si "ça peut attendre une semaine", ce n'est pas non plus la peine d'écrire.

Donc, en conséquence et comme il ne sert à rien de prévenir,  la base même de la dissuasion étant la possibilité de mettre ses menaces à exécution, "direction", nous vous informons, qu'à moins d'un retournement d'attitudes et de méthodes spectaculaires et néanmoins constructifs, la CGT Hop! appellera l'ensemble des salariés à cesser le travail (ou autres, d'ailleurs, ca sera la surprise..) et ce jusqu'à ce que, enfin, vous vous engagiez à commencer à négocier. Pas à seulement à "discuter", pas à "monologuer" pas à "imposer", non, à négocier, simplement.

Il arrive parfois que l'on perde ses "bases". afin de vous aider à en retrouver une partie, je me permets de vous rappeler la définition de ce qu'est, selon les académiciens, une négociation:

" La négociation est l'action de négocier, c'est-à-dire de : traiter une affaire avec quelqu'un, de faire du négoce, discuter sur les conditions d'un arrangement afin de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour toutes les parties, que ce soit dans le domaine privé ou public."

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 18:09
L'argent, toujours l'argent!

Alors que, jusqu'à présent, nous avions décidé de ne communiquer qu'auprès de nos adhérents sur « l'avancée » des négociations Organisations Syndicales/direction, des événements lors des cessions des deux dernières semaine font que c'est au plus grand nombre d'être informé, même si cette information sera toujours qualifiée de « partielle » et de « partiale ».

Certes, mais si le caractère incomplet peut être mis sur le compte de la fainéantise épistolaire, par contre, je revendique haut et fort la partialité, car je sais où est mon camp, je sais où sont mes Camarades et il y a au moins une chose de sûr, il ne seront jamais dans le camp de nos dirigeants et de leurs serviteurs.

Car oui, ne vous en déplaise, il y a des « camps ». Il y le camp de ceux qui font la compagnie au jour le jour, tentant depuis avril 2016 d'accomplir leurs tâches avec toutes les difficultés crées par les évènements résumés plus bas, et puis, il y a le camp des serviteurs, qui, pour la plupart souffrent tout autant, mais qui, le petit doigt sur la couture du pantalon, comme j'en ai connu tant, pensent que leur zéle, leur empressement à servir les décisions de leurs Patrons leur apportera quelques considérations pour les plus naïfs, une promotion pour les cyniques.

C'est à la première forme de ces comportements pathétiques que nous avons été confronté ces deux dernières semaines, je pense.... (enfin, j'espère, ...encore...)

La fusion des trois compagnie Airlinair, Britair, Régional a entrainé la dénonciation des accords collectif des trois compagnies. Voiçi donc plusieurs mois que nous sommes entrés en négociations avec la direction concernant l'établissement de nouveaux textes.

Nous nous étions entendus sur le découpage en plusieurs sujets: organisations du travail, rémunérations etc.. Si nous n'avions pas rencontrés de trop grandes difficultés lors du chapitre "Organisation du travail", le climat à totalement changé depuis que nous sommes entrés dans des sujets qui fâchent encore et toujours: l'argent.

Je dis "qui fâchent toujours", à vrai dire, ce n'est pas tout à fait exact. Assez étrangement, quand il s'agit d'accorder aux dirigeants stock option, primes et gratifications diverses, il est vrai que nos « décideurs » sont assez peu regardant et défendent d'ailleurs fort bien leurs positions quand à la justification des dites primes. Par contre, quand il s'agit comme dans le sujet qui nous intéresse, de trouver une méthode pour équilibrer les salaires des employés et des cadres de trois compagnies aux histoires, aux origines différentes et donc, aux accords sociaux et aux rémunérations différentes, là, les liens de la bourse sont nettement plus difficile à desserrer et les justification pour ne rien lâcher deviennent, là, évidentes.

Ainsi, nos demandes se voient le plus souvent taxées « d'irréalistes », ou « de surenchère » la direction accompagnant celle-çi de déclarations plus ou moins fleuries sur notre santé mentale, et sur notre sens des « réalités ». (Il faudra une jour que je vous parle de la différence entre réalité et vérité, c'est un sujet à la fois vaste et passionnant, mais pas aujourd'hui).

C'est drôle comme les réalités de la direction sont à géométrie variable. Cela doit venir du fait que nous sommes dans une compagnie aérienne.

La fusion :

Pour comprendre un peu mieux la situation qui est aujourd'hui vécu par les salariés de HOP!, il faut savoir que, contrairement à l'image portée par la direction et par ses cadres les plus serviles, la fusion est un échec! Un échec social, certes, mais également un échec opérationnel (et il faudra un jour que la DGAC explique comment elle a pû fermer les yeux, ignorer totalement les divers dysfonctionnements de l'exploitation des avions de HOP!). Les annulations de vols ne se compte plus, les modifications continuels de plannings ont fatigués les équipages. Les agents chargés de la gestion de leur activité ont pris de pleine face le manque de préparation pré-fusion de leur services. Durant plusieurs mois, quotidiennement, des salariées quittaient leurs postes en pleurs! 

La mobilité était la réponse de la direction à la non-fermeture de certains sites. La réorganisation avaient essaimé les services entre ces différents sites afin justement d'essayer de « trouver du travail pour tout le monde ». Il s'agissait, et la CGT l'avait dit et répèté à plusieurs reprises d'une véritable mesure sociale et nous avions salué cette volonté. Malheureusement, les décideurs ne sont pas les organisateurs. En fait, encore une fois, mal préparée, mal organisée, se heurtant à des comportements individualistes, carriéristes, passéistes, de « citoyen de village gaulois », à une manque de compétence flagrant des responsables de certains services, cette mobilité soit géographique, soit professionnelle, parfois les deux, est un échec ! Elle a engendré souffrance, mal être au travail.

Quelle fut la réaction de la direction devant ces situations maintes fois rapportées par les Syndicats de l'entreprise: mise en place de n° vert "aide psychologique". Enquête d'organismes "neutres" sur le sujet des RPS.

Un salarié se suicide à Lyon. Réaction : "Il avait des problèmes personnels". Celà vous rappelle sûrement les méthodologies de dirigeants d'autres entreprises ayant connus de semblables drames...

La situation n'a pas évolué, les problèmes restent les mêmes et s'aggravent même dans certains secteurs, les erreurs d'organisations entraînées par la fusion n'ont pas été corrigé , RIEN n'a changé, les erreurs ne peuvent venir des dirigeants, voyons!

En toute honnêteté, je me demande encore s'ils se rendent compte de l'état réel de la compagnie, réel, pas celui que rapporte la cour...

Négociations difficiles :

Ce long préambule sur la fusion alors que je souhaitais vous parler de l'actualité des négociations sur les accords collectifs pour une raison simple, devant tous ces événements, les salariés sont frustrés. Pour les salariés exBritair, "ce n'est pas une fusion, c'est une absorption (par Régional)". Pour les salariés exAirlinair traités comme les enfants pauvres de cette opération, (les comportements de salariés de Régional et de Britair ont d'ailleurs été à la limite de l'acceptable à leur encontre), c'est la résignation. Pour les exRégional considéré par certains comme les "bons élèves de l'histoire" c'est une régression, "20 ans en arrière" disent certains, dans la réalisation quotidienne de leur travail.

Il ne reste qu'une chose, UN SEUL et UNIQUE point qui permettrait de faire "passer la pilule": des accords collectifs et des rémunérations décentes.

Ainsi, la négociations actuelle va bien au delà, très très au delà de celle de simples textes organisant le travail dans une entreprise. Sa conclusion favorable pourrait être une forme de récompense du travail fournit pendant de bien noirs moments. C'est le sentiment de beaucoup de salariés.

Côté direction, même si ce n'est certainement pas à moi de me mettre à leur place, voilà une occasion unique d'unir les travailleurs des anciennes entreprises encore bien campés sur « l'histoire » de chacune. Celà pourrait avoir un coût, c'est vrai, mais, le jeu n'en vaut'il pas largement la chandelle ?

Pourquoi, alors, le climat des discussions s'est il brusquement dégradé ?

Pourquoi la direction, ses réprésentants en la personne de Mr L. Charbonnier et Mr B. Delahousse, refuse t'elle de nous dire à quelle masse salariale de référence rattacher nos discussions ?

Pourquoi n'arrivons nous pas à savoir quelle est l'enveloppe globale de la discussion ?

Pourquoi, alors que le départ des pilotes de HOP ! vers Air France coûte à notre compagnie (et seulement en terme de formation technique des remplaçants) plusieurs millions d'euros (ce qui est quand même extraordinaire quand on pense que la responsable de cette fuite de conducteurs d'avion est entièrement de la responsabilité de notre propriétaire, Air France et que c'est HOP qui en assume une partie de la charge financière. La double peine !), pourquoi refuser des mesures à quelques milliers d'euros ?

Comportement d'autant plus incompréhensible, que mardi soir, Mr Christophe Noël DRH de la Compagnie n'a eut aucune peine, lui, à lâcher l'enveloppe de négociations prévue pour le personnel navigant.

Nos représentants ont très logiquement demandés la même chose, ce qui semble avoir recueilli l'assentiment du Monsieur. Pourquoi alors, être resté sur « nous ne pouvons nous permettre de dérive de la masse salariale . Nous négocions à masse salariale constante »... ???

Nous sommes en train de mourir à petit feu.

Chaque mois nous apprenons que nous perdons des appareils du fait du manque d'équipage. Air France est en train de réfléchir à la place de HOP au sein de ses futurs plans et nos forces, nos capacités à effectuer le « boulot » diminuent chaque mois. Nous arrivons bientôt les trois compagnies réunies au nombre d'avion d'exRégional il y a quelques années. Si je parle de « nombre d'avion » sans parler de capacité, c'est dans une compagnie aérienne le nombre d'avion conditionne aussi un nombre d'emplois « support », ainsi, cette lente agonie touche bien tous les secteurs et nous attendons à d'autres annonces concernant l'emploi après les prochaines échéances électorales.

Pour ne pas « empêcher les actes de carrière des pilotes », nous nous dirigeons grâce à notre propriétaire, vers une lente agonie. J'espère que ceux qui ont un jour piloté Embraer, Bombardier et ATR se souviendront de ce qu'ils doivent et à qui ils le doivent.

Résistance côté financier, comportement de l'un de nos interlocuteurs durant les réunions, aussi.

Ex Directeur des Ressources Humaines de exRégional, Mr Laurent Charbonnier semble confondre « négociations » et « compétition entre Syndicat et Direction ». Lutte de mâles.

Notre histoire avec ce Monsieur est ancienne. Nous nous sommes beaucoup affronté lors de maintes réunions de négociations, mains Comité d'Entreprise ou il assistait Mme Selezneff, directrice de la compagnie.

A t'il lui aussi mal digéré la fusion ? Est'il tout simplement sous pression ?

Ne voilà t'il pas que ce Monsieur est persuadé que nous voulons l'éliminer (la CGT HOP!).

Une petite crise de paranoïa, Monsieur ?

La CGT HOP ! Ne veut la tête de personne ! Vous allez vous enfoncer ça dans la tête une bonne fois pour toute !

D'ailleurs, vous êtes largement assez grands, les cadres, pour vous « décapiter » entre vous ! Vous n'avez certainement pas besoin des OS pour ça.

Vous êtes un salarié, Monsieur, et même si nous n'avons aucun amour particulier pour vous, figurez vous que nous avons, vous et moi, aux yeux de la loi, le même statut de subordination à un employeur que nous avons aussi en commun.

Que vous ayez, comme beaucoup, compris que cette subordination s'accompagnait d'une certaine servilité, cela vous regarde. Ce n'est pas mon cas. Là ne s'arrête certainement pas nos divergences de vues sur de nombreux sujets.

Ainsi, nos interventions en séances ne sont certainement commandée par le fait de vous « dézingué » ou de faire de la figuration, encore moins du théâtre, Monsieur.

Si j'ai choisi le Syndicalisme, Monsieur, et celui, ce n'est pas anodin, de la Confédération Générale du Travail, ( je vous en communiquerais si vous le souhaitez les statuts enfin que vous vous rendiez bien compte des valeurs qui m'animent), ce n'est certainement pas pour jouer (malgré tout le respect que j'ai pour les professionnels du spectacle) ! Je ne passe pas des journées entières avec des personnes avec qui je n'ai d'ailleurs, le plus souvent, pas plus d'affinités que ca (et pas seulement dans votre camp), pour « jouer » !

Je n'ai, nous n'avons, qu'un unique soucis, un seul objectif : défendre du mieux possible les intérêts des salariés des TROIS Compagnies ! Un point c'est tout !

Vous savez ce qu'est un Syndicaliste Monsieur, me semble t'il ? Vous avez bien connu ce qu'est un engagement, un vrai. Alors de grâce, même très énervé, ne décrivez plus jamais le comportement de la délégation CGT comme celle de Comédiens en représentation !

Plus jamais !

Parce que là, je vous promets solennellement que le « spectacle » auquel vous assisterez n'aura rien à voir avec « au théâtre ce soir".


 



 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:55

Vous trouverez ci-dessous, en pdf, une communication de la CGT HOP! suite aux annonces faites par le nouveau président d'Air France jeudi 3 novembre.

Hormis le peu de cas que la direction fait des filiales du groupe en général et de HOP! en particulier, il faut revenir juste une petite minute sur ces annonces.

"Création d'une compagnie Low-cost par Air France" titraient l'ensemble des publications "spécialisées" jeudi et vendredi dernier. A l'exception d'un ou deux journalistes toujours extrêmement bien renseignés, peu d'entre eux avaient vraiment lus ou écoutés les propos de Mr Janaillac. En effet, si c'est de Low-cost dont il est question, cette "réduction" ne s'adresse pas aux passagers, mais bien aux salariés de cette future compagnie (à l'exception des pilotes, c'est vrai). 

De plus, cette compagnie ne s'envolera pas seulement vers de lointaines destinations, mais une partie de ses moyens sera destinée à alimenter les hubs de la compagnie avec des avions courts et moyens courriers, des "A320" cite monsieur le nouveau patron.

Les grands "perdants" de ce "thrust together"? Les PNC, sûrement, dont le métier subit une lente mais constante altération. Les salariés du sol également, ou les recours à la sous-traitance et la course, là aussi à la "réduction des coûts" entraînent, dégradation des conditions de travail et diminution des rémunérations.

C'est étonnant comment la distance entre le cockpit et le reste de la cabine augmente.

Je ne parle pas de celle entre ce poste de pilotage et le "sol"!

Pour des dirigeants qui voulaient restaurer la confiance et la solidarité entre les métiers, c'est assez réussit, non?

 

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:03
Vers quoi "vole" HOP!

Il en est de l'art de la communication comme de beaucoup de choses : le message que l'on cherche à faire passer n'est pas forcément celui qui est recu par les personnes à qui on le destine.

Ainsi les dernières publications de la direction de HOP !, notre direction, en ont fâché plus d'un(e).

C'est souvent le cas quand on diffuse à l'ensemble des salariés une communication qui, même à mots cachés, à l'aide d'expressions bien propres, vient passer un savon à tout le monde sans distinction, sous-entendant que les salariés « traînent des pieds ».

Quand on parle à tout le monde, la première des conséquences, est la suivante :

Ceux qui "traînent réellement des pieds", qui « n'en jouent pas », se tapent de tous les reproches, avertissements, mises en garde, menaces et autres. Ils sont dans la position du bégonia que l'on arrose et qui pousse, peu importe que l'on manie l'arrosoir avec plaisir ou en faisant la gueule, ils poussent. En gros, ils se tapent comme de leur premier rempotage, pour rester dans les allégories florales, de tout ce que l'on peut dire ou écrire de leur comportement.

La deuxième est nettement plus gênante, car elle vient toucher ceux qui, au quotidien, jours après jours, heures après heures, tentent de continuer à faire leur travail avec engagement et professionnalisme et ce malgré les difficultés souvent d'ailleurs, très largement minimisées par les publications patronales. Ce que nos direction appelle « la conscience professionnelle ». Personnellement, je la nomme autrement, mais ce n'est pas le sujet.

Nous arrivons donc au paradoxe connu en la matière : la communication sensée remettre les pendules à l'heure et remotiver les troupes a l'effet totalement inverse, elle conforte les inutiles et coupe les pattes au plus motivés...

Désastreux !

Nous étions, hier, au siège de l'ancienne compagnie Régional pour entendre les témoignages des salariés de la production PN.

Je dois dire que rarement il m'avait été donné d'assister à un tel déballage de problèmes d'organisation, de personnels, de méthodes de travail et surtout, SURTOUT, à de telles détresses.

PAS UN JOUR sans que quelqu'un ne craque.

Qui aujourd'hui peut ignorer cela ? QUI?!!!!

Comment avons nous pû en arriver là ?

Alors que la fusion n'était pas même évoquée et que nous sortions à peine de la présentation du Pôle Régional Français, nous avions rencontré la direction de HOP !, et en particulier Philippe Micouleau. Je ne me rappelle plus de la date exacte, mais je me souviens très bien de ce que je lui avais dit, nous parlions Maintenance, mais le propos pouvait être étendu à tous les secteurs de l'entreprise. « Dans la tête des salariés, c'est fait. Un jour ou l'autre nous serons amenés à tous travailler ensemble, c'est une évidence. Sur certaines escales techniques, les gars se donnent déjà des coups de main, se prêtent les outillages etc... Rédigez des procédures communes, formez les salariés, faites les travailler ensemble, de la même façon, négocions des accords collectifs communs, le reste coulera de source ».

Dire que nous n'avons pas été entendus est un doux euphémisme...

Quelles sont aujourd'hui les causes des difficultés qui se font jours dans tous les secteurs de l'entreprises ?

- Des procédures différentes qui doivent être appliquées par des gens qui ne les connaissent pas ou mal.

- Des formations inexistantes ou données « sur le vif » alors que la charge de travail ne le permet pas.

- Des accords collectifs et des règles d'emploi totalement différentes qui aboutissent à des erreurs graves sur l'activité du Personnel Navigant.

A cela s'ajoute les « mobilités volontaires » qui ne sont, en fait, dans 90% des cas que des mobilités forcées, ce qui n'arrange certainement pas les dispositions psychologiques des salariés.

Et comme si le tableau n'était pas assez noir, des, comment dire (poliment, c'est là la difficulté), des aberrations managériales qui font que l'on ne place pas la bonne personne au bon endroit pour des raisons... des raisons...je ne sais pas quoi dire, alors je me tais, que l'on ne forme pas une salarié ou qu'on la forme et qu'elle décide de quitter le service, ou qu'on la forme pour qu'ensuite elle se rende compte que le poste ne lui convient pas (la formatrice aurait sûrement pu être plus utile ailleurs si l'étude des candidatures avait été plus attentive).

Que l'on change une salarié de poste sous prétexte d'un refus de mobilité, pour qu'elle s'apercoive, en fait, que de mobilité il n'y a pas, chacun reste à sa place et que c'est d'autres qui tiennent son ex-poste. A t'elle seulement été écartée?

Le traitement des "ressources humaines" est aussi assez... déroutant (je sais, il y a plein de point de suspension, mais parfois les mots me manquent, ou alors ceux qui me viennent ne sont pas forcément publiables).

Elle est partie, donc je peux maintenant vous narrer une belle histoire. Un salariée, compétente sur plusieurs postes, en CDD depuis 7 ans (si, si vous avez bien lu, 7 ans, pas 7 mois ou 7 jours, 7 ans!!!), s'est vue annoncée que l'on mettait fin à son CDD, non pas pour le transformer en CDI, s'eut été parfait, non, que lundi prochain elle commençait dans une société d'intérim !

Son CDD prenait fin aujourd'hui. Elle est partie et ne reviendra pas lundi. Ni dans une société d'intérim, ni autrement d'ailleurs, alors que nous pouvions exiger de la direction une embauche en CDI. « NON » a-t-elle dit. Et on la comprend !

Voilà les « mesures » prises par HOP !

Pour réduire les coûts, sûrement.

Tous les secteurs de l'entreprise sont touchés : Informatique, Maintenance, support, production, PN : pas un endroit où les salariés ne soient totalement démoralisés, certains doutant maintenant sérieusement de la viabilité de HOP !

La « dernière » de la direction vient nous mettre le coup de grâce !

Dans une adresse aux salariés, cette après-midi, la direction générale annonce les premières mesures de « redressement de l'exploitation ».

Allègement du programme : notre activité en régression, encore.

  • Suspension des vols charter : une source complémentaire d'activité et donc de revenu qui disparaît sur une des périodes les plus demandées.

  • Renforcement de l'activité externe : que l'on paye. En plus, bien sûr, de nos avions qui feront du « béton » pendant que les autres voleront.

  • Renforcement des escales de Lyon et de Toulouse : et Orly ! Quelqu'un a pensé aux conditions de travail lamentables de nos Camarades d'Orly ?!!

  • 8 PNC recrutés : ah zut, dire que l'on nous répète depuis au moins deux ans que nous sommes en sureffectif, au point, d'ailleurs d'ouvrir au PDV des postes de PNC. Ah oui, pardon, ce sont des Chefs de Cabine. Remarquez, avec le nombre d'hôtesses et de stewards qui volent en « faisant fonction Chef de Cabine », vous faites d'une pierre deux coup. Ils assureront les deux fonctions.

  • Renfort de la présence de l'encadrement sur les bases : voilà une p... de bonne décision !

J'avais effectivement remarqué que les chignons tombaient un peu, et que le rouge à lèvre « bavait » au bout de 3 étapes et une nuit courte. « L'encadrement »

redressera la situation. Ce n'est pas ça ? Pourquoi, elles font autres choses ?

Et nous gardons le meilleur pour la fin : étude sur la reprise temporaire de l'activité de CDG par Air France.

Quel splendide message d'encouragement ! Quelle belle mesure ! Elle nous donne une confiance dans l'avenir ! C'est merveilleux !

Alors que les pilotes d'Air France viennent de voir leurs revendications satisfaites, nous « étudions » le transfert d'activité vers Air france. Auriez-vous oublié, Mesdames et Messieurs que l'une des revendications des PNT de la maison mère était « la reprise au sein d'Air France de l'activité » ?

Quel est donc ce signale étrange que vous envoyez aux salariés ?

« L'endroit du réseau qui ne verra jamais son activité diminuer ». Vous vous souvenez de vos propos j'espère ?

Voilà, il y aurait tellement à dire !

La production à Clermont-Ferrand.

La maintenance à Lille, où maintenant, les techniciens (le technicien, pardon), part en dépannage en Allemagne en voiture. Il paraît que ça compte comme séjour touristique.

Les problèmes du MCC, de la formation et des procédures d'utilisation du logiciel Amos, où, là aussi, on demande à un Chef d'équipe d'assurer la formation alors qu'il est en fonction (et qu'il a largement autres choses à faire, lui et les techniciens qu'il est censé former). Pour l'anecdote, il n'a pas été formé non plus d'ailleurs, enfin, certainement pas comme il aurait fallu le faire.

Et tellement encore....et encore....et encore.

Mais tout va bien.

Des chefs ont été nommés.

Des groupes de travail avaient travaillé et préparé la fusion.

Eh ben ! Qu'est-ce que ça aurait été si ça n'avait pas été organisé !

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:28
Faut'il retarder la fusion chez HOP!?

C'est vraiment la question que l'on est en droit de se poser...

Depuis la création du PRF, puis de HOP! nous avions été habitués à ce que les instances représentatives du personnel soient plus ou moins bien informées, plus ou moins bien traitées par les différentes directions des filiales et de la holding. Force est de constater que l'annonce de la fusion prochaine des trois compagnies, Airlinair, Britair et Régional au sein de HOP! conduit les directions à avancer à marche forcée. Comme si plus rien n'avait de valeurs ou d'importance, il faut fusionner au 1er avril 2016.

Alors qu'importe!

Qu'importe que les documents nécessaires aux élus pour un examen "honnête et loyal" du plan de fusion soient remis aux élus au mieux 3 jours avant la cession, le plus souvent, pendant la réunion, qu'importe que ceux-çi soient, pour certains, erronés, qu'importe! Il faut avancer!

Qu'importe que les cessions de "négociations" dans les locaux de la Holding durent moins de trois heures. Qu'importe, il faudra avoir fusionner le 1er avril.

Nous n'avons même pas terminé l'examen des postes supprimés, que prochainement l'entreprise va publier la liste de ceux que devrait créer la fusion! Qui comprend?!

Comment peut'on annoncer que les suppression de postes n’entraîneront "aucun départ contraint"? Quel sort sera réservé aux salariés qui ne souhaiteront pas accepter la mobilité professionnelle?

Il y a peu, je parlais de la situation avec une responsable RH d'une autre entreprise. Je lui faisais part de notre incompréhension devant les annonces-promesses de nos dirigeants concernant ce refus de procéder à des départs forcés. Eclat de rire de la dame! "Ben oui, c'est complètement psychologique! Les salariés se mettent déjà dans la situation. Ils voient leurs postes purement et simplement supprimés. Donc soit ils vont répondre massivement au PDV, soit ils vont accepter les mobilités. On a fait exactement la même chose dans ma boite. Des chefs d'agence ont même accepté des emplois très largement en dessous de leurs qualifications pour ne pas risquer de se retrouver dehors." "Le risque" a t'elle ajouté "c'est le départ massif de salariés hautement qualifiés, car se sont ceux qui se "vendent" le mieux. Vous êtes un peu dans la m...."

Nous avons longtemps penser, et personnellement je le pense encore, que la fusion était une bonne solution, pour ne pas dire la seule. Il est décevant de voir que la direction est dans l'incapacité de faire façe aux échéances et qu'elle nous emmène droit vers ce qu'il y a de pire, une fusion ratée.

En conséquence, je pense, et c'est la position que je défendrai auprès de mes Camarades que nous devrions retirer notre signature du relevé de conclusion sur la prolongation des mandats et aller voir un peu du coté des tribunaux ce que nous pourrions obtenir dans l'intérêt des salariés.

En fait, c'est plus que de la déception...

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 23:24

Une petite vidéo (les 19 premières minutes...) sur l'action CGT du jour à Clermont-ferrand.

Comme nous vous le disions dans nos différentes communication sur ce sujet, Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT était également présent et a pû rencontrer quelques salariés. Nous n'avons pas été aidé sur ce sujet, par la présence sur le site en guise de "vigile" de monsieur le DRH de HOP!Régional qui a refusé l'accès au site à certains de nos Camarades, en particulier à l'administrateur "salariés" CGT au Conseil d'Administration d'Air France, David Ricatte. A ce sujet un courrier de protestation devrait être adressé dans les prochains jours à A. De Juniac, F. Gagey, Lionel Guérin et Philippe Micouleau pour dénoncer l'attitude de ce cadre.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 22:37

Vous trouverez ci-dessous, le préavis de grève et le tract qui l'accompagne, concernant l'action de la CGT sur le site de HOP!Régional à Clermont-ferrand.

Philippe Martinez, Secrétaire Générale de la CGT, sera présent sur place et rencontrera salariés et syndiqués.

Seront également présents, en plus de délégations Auvergnates de militants, nos Camarades de la CGT d'Air France.

Merci de diffuser largement cette information autour de vous!

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



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