Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
  • Contact

Recherche

15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 19:48
C'est un peu le chemin que ça prend...

C'est un peu le chemin que ça prend...

Je vais vous parler "grève".

Non, lecteur pressé, le fait que je sois largement plus proche de la fin que du début d'une vie, ma foi, forte intéressante jusque là, n'altère pas (encore) mes capacités intellectuelles. Je pense que cela viendra, j'ai des exemples....

Non, je voulais, très brièvement parce que mon plumard (et la couette) me fait de l’œil, simplement vous faire partager ce qui fut, dans un premier temps, une belle colère, puis un événement qui m'a plongé dans une profonde prostration. Ça me fait ça quand je ne comprends pas, ou alors quand la bêtise atteint des sommets qui me laissent sans aucune possibilité d'en trouver la moindre justification.

Ores donc, mes Camarades et les autres représentants syndicaux étaient en négociations cette semaine à Rungis. (Ils étaient aussi au ministère des transports, jeudi, ou ils ont rencontré le Secrétaire d’État, mais je réserve le CR de cette réunion aux adhérents. Et oui...) Cette cession devait présenter les propositions de la direction concernant le sujet rémunérations et la quadrature du cercle (Wiki), il faut le reconnaître, que représente l'harmonisation salariale entre les salariés des trois ex-compagnies fusionnées au sein de HOP!

C'est là que les bras m'en tombent, que la chaise, sous mon fessier, se dérobe, que yeux et langue se voient pris dans un mouvement TexAveresque.!

Vous savez ce que nous avons vécu? Ce que fut la réalité de la mobilisation des salariés en grève durant les deux jours de notre mouvement? "Historique", c'est bien le mot qui décrivait le mieux ce qui c'est passé vendredi et samedi dernier. Et bien, croyez le, ou pas, Dimanche, Lundi, deux petits jours... Mardi, qu'est donc venue proposer la direction en la personne du gouleyant responsable des "ressources humaines" détaché sur le site de Nantes? Accrochez-vous: un mécanisme "d'harmonisation" entraînant, dans un premier temps, une baisse du taux horaire des salariés!

Pour ceux qui ne sont pas très au fait des conséquences de la moindre diminution du taux horaire sur un salaire, c'est la base de calcul du salaire! toutes les majorations d'heures de nuit, de jour fériés, de dimanche, supplémentaires, éventuellement sont calculées avec cette base. Imaginez! Nous entrons très clairement dans un dispositif de baisse des salaires, on ne parle même plus de "maintien"! Bien sûr, la direction vient, comment dire, parce que ce mot ne se prête pas du tout à la situation, "tempérer" sa proposition en parlant de mise en place de primes différentielles et donc de conservation de la rémunération.

Et puis, j'oubliais, noix de coco sur le baba au rhum le dispositif s'appliquerait (le "...querait", est capital) aux techniciens de l'escale de Roissy-CDG... "Parce que ça serait là que le problème est le plus probant du fait de la "juxtaposition" de salariés ex-DB et ex-YS"... C'est vrai, c'est probant, ça doit être sûrement le seul endroit ou il y a "juxtaposition"!

L'exemple est vraiment bien choisit!

Voilà une escale ou la plus grande partie des techniciens est régulièrement en grève, défendent, avec les conséquences financières que cela entraîne pour eux, leurs conditions de travail et une certaine éthique professionnelle, escale dont je suis, accessoirement salarié, et bien, il n'y a qu'un exemple à prendre sur les, quoi, 1200, 1300 salariés du Sol et c'est celui là!

Je ris, car je sais que le monsieur précédemment cité va sûrement me taxer de "manipulateur", de, comme quoi "je déforme totalement la réalité", "que c'était l'exemple le plus parlant" etc... etc...

Je sais, non, je pense, que vous ne l'avez peut-être pas fait sciemment, mais que, conduit par votre logique de maniaco-dépressif de la réduction des coûts, vous ayez choisit ce qui était, peut-être, cela, d'ailleurs, reste à démontrer, l'exemple, avec un grand E, deux jours après notre mouvement....Ce qui me navre, me désespère, m'exaspère, m'use, m'attriste, m'énerve, me révolte et au bout du compte, me laisse complètement anéantis, c'est que vous n'avez même pas la décence, dans un soucis, à minima, d'apaisement, de respecter le message envoyé par les salariés!

Non, ça c'est impossible! Il faut en "remettre une couche", rappeler leur "place" aux employés. "Ils appellent "ça" une victoire, on va leur montrer qui c'est qui commande", provoquer, avoir le dernier mot! Même si vous venez, deux jours plus tard, préciser que la proposition n'était qu'une "hypothèse de travail"... Y'en a pas d'autres à trouver des hypothèses!??

Je le répète, et cette répétition n'est pas plus que précédemment le fruit d'une affection neurodégénérative, NOUS, Direction et Salariés (vous aurez remarqué la majuscule, c'est un signe typographique historiquement unique sur ce blog, il salut la fonction idyllique parfois d'ailleurs tenue avec succès par des ouvriers), NOUS, avions l'occasion unique de réaliser du "grand", pas une vague d'augmentation générale, les salariés pensaient le projet irréalisable, mais une harmonisation salariale cohérente, une vraie mise à plat des statuts professionnelles, des anciennetés! Cette solution avait une avantage majeur: elle obéissait à une démarche logique, justifiée, basée sur des points concrets connus et partagés, les "jalousies" et autres positions égoïstes se seraient facilement "diluées" avec le temps.

Au lieu de ça, la solution du siècle: des primes différentielles. La prime Proteus, le retour!!

Direction, aveugle! Sourde! Tu continues à te comporter comme si rien ne s'était passée! Je ne dirai qu'une chose, continue, le cap est le bon! Toutes ces années passées à défendre les intérêts des travailleurs, m’ont appris une chose: les meilleurs Syndicalistes, ce sont les patrons qui les font!...

Les Patrons, et les RH...

 

les suites.... mais certainement pas la fin!
Repost 0
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:13
Et après..?

Bon, on a vécu quelque chose d'incroyable.

Malheureusement (ou heureusement, d'ailleurs), un trait de caractère particulièrement pénible, parfois, compose l'ensemble de la personnalité complexe qui tente de vous faire partager ses réflexions sur, entre autre, la Compagnie: il se trouve que j'ai tendance, après la joie ou la peine causée par un événement quelconque, à éviter de rejoindre l'opinion général... En fait, je me satisfait rarement des élans fanatiques du "groupe", idem pour les séances d'affliction. 

En l'occurrence, nous avons vécu un moment historique. Oui, et après?

Ce n'est pas tant aux salariés, qu'ils faut d'ailleurs encore féliciter pour leur mobilisation, que je souhaite adresser mes réflexions, mais plus aux "syndicalistes" de tous bords, et quelque soit leur appartenance, leur étiquette, plutôt.

Je pense que le signal qu'envoie cette mobilisation ne s'adressait pas seulement à la direction de Hop! ou d'Air France. Elle met l'ensemble du "corps social" (c'est pompeux, non? Surtout quand on sait ce que, parfois, il représente...), devant ses responsabilités. Beaucoup d'entre nous se sont un peu reposés sur "l'effet fusion", beaucoup aussi, ont passé du temps à se déchirer entre ex Machin, ex Truc. On a entendu des "choses" concernant les salariés des autres sociétés qui ne devrait jamais se retrouver dans la bouche de "syndicalistes" (vous me passerez, j'en suis sûr, les guillemets... j'ai tellement de respect pour ce qu'est le Syndicalisme, tellement d'admiration pour ceux qui souffrent, poursuivis par les tribunaux, harcelés par leur patrons, que je ne peux utiliser sans prévenir le même mot pour désigner ce que je pense être fondamentalement différent).

Les salariés se sont mobilisés, nous nous devons être à leur côté. Pour ceux qui en doutaient, je crois que le signal est fort: ce sont eux qui commandent. 

Je ne vais parler que pour l'Organisation dont je suis adhérent, militant, plus exactement.  Nous avions, à la demande des salariés, d'ailleurs, laissés de côté nos ex-pratiques que certain(e)s qualifiaient de "positions de blocage" (quand on confond "blocage" et "détermination"). Il fallait laisser, nous disait t'on, du temps pour que la nouvelle société se mette en place.

Je pense que les événements qui ont immédiatement suivis la fusion de Hop!, ont largement contribué à la perte de contact avec les salariés. Si dans un premier temps, chacun s'est vraiment concentré sur son activité professionnelle, tentant d'arranger les choses à son niveau, très rapidement, dans certains services ils et elles ont perdu pieds. Informés, nous avons réagit de façon très sage, en fait, alertes auprès de la direction, en CE, en DP,  avec les CHSCT. C'est là, en fait, que nous aurions dû comprendre!

Au lieu de prendre nos remarques fonctionnelles en compte, ce qu'aurait fait n'importe lequel dirigeant pragmatique qui souhaite "avancer", les méthodes pratiquées dans les compagnies avant fusion ont perduré. Celà aurait dû nous alerter. Comment, alors que nous étions censés tous avancer dans le même sens, avec le même objectif et que nous apportions des remarques et des solutions pour faire avancer le projet, des critiques souvent constructives, comment la direction pouvait t'elle maintenir "le cap", ne changeant rien, ni a ses méthodes de négociations, ni dans la prise en considération des alertes?

En fait, il s'agissait d'une véritable stratégie! Nous nous sommes laissés embobinés, enfermés dans des réunions, des "groupes de travail", chacun pensant avoir des relations privilégiées avec la direction. Nous n'avons pas (la CGT) échappé aux conséquences de cette pratique.

Entre les difficultés au Comité d'Entreprise, (élus ne se connaissant pas, rivaux au sein de la même organisation syndicale parfois), l'organisation des nouvelles instances, et de nombreuses petites "broutilles" habituelles dans la vie d'une organisation quelle qu'elle soit, nous n'avions plus le temps nécessaire pour entendre et écouter. De plus, la diversité géographique des sites représente aussi une difficulté, il est de plus en plus difficile d'aller à la rencontre des salariés.

Ors, pourtant, la solution est bien là. Le Secrétaire Générale de la CGT, l'homme dont le monde entier nous envie la moustache nous le disait lors de son passage à CFE "nous devons reprendre le contact direct avec les salariés.../... nous nous sommes trop laissés enfermer dans ces réunions... c'est un véritable changement de comportement des patrons, nous le voyons dans toutes les boites..."

Donc, syndicalistes,  il faut absolument se mettre au boulot, TOUS et TOUTES! Bien faire comprendre à nos dirigeants que l'on à cesser de rire et que, maintenant, on va réellement discuter! C'est d'autant plus facile que l'on sait maintenant qui nous avons derrière nous. 

Serrons nous à la hauteur de la situation?  Je n'en doute pas. Il faudra seulement arrêter de négocier "étroit" en ne pensant qu'à son ancienne société, ou à son métier, à son service. Il faudra aussi ne pas limiter sa participation à une action syndicale au simple envoi de son Logo (fusse t'il "déposé" d'ailleurs).

"Tout ça pour ça". Patron(e)s, vous auriez dû être sincères, travailler dans le véritable intérêt des salariés et de la compagnie, avec une CGT qui pour une fois était bien disposée, c'est dommage... C'était possible, je vous l'assure.

Et dire que tout celà a démarré lors des négociations "Sol"....

Et après..?
Repost 0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 20:47
L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

L'entrée du site de maintenance HOP! à Morlaix

Historique, c'est bien le mot!

Certes, l'histoire courte de notre compagnie pipe un peu les dés, mais si je dis "historique", c'est bien que jamais dans l'histoire des trois ex-filiales d'Air France, Airlinair, Britair et Régional, un mouvement de grève n'avait recueilli une telle mobilisation.

Aujourd'hui, premier jour du mouvement: 

210 vols annulés en "préventif", 127 vols Hop! et 83 vols Air France (sur Roissy-CDG, les Embraer de Hop! sont affrétés par Air France). Pour remplacer les avions cloués au sol par les différents arrêts de travail, Hop! (ou Air France, ou Hop! Air France, ou les deux, ou les trois, on ne sait plus!!!), ont fait appel à des compagnies "externes" au groupe (et au pays aussi parfois, d'ailleurs): 50 vols ont été effectués par ce moyen. Enfin, 40 plutôt, puisque 10 ont été repris en propre par Air France.

En fait, nous sommes assez habitués, même en tant normal, à voir des avions plus ou moins exotiques voler sur des lignes Hop!. Nos clients ont pu encore récemment, sur le Lille-Marseille ou sur le Lille-Toulouse, apprécier le délicat accent Batave du personnel de cabine. Donc, oui, il n'y a pas besoin d'être en grève pour voir Hop! louer des avions chez d'autres, alors qu'elle en a et "des" qui ne volent pas.... C'est d'ailleurs l'un des sujets qui ont motivé notre mouvement.

A noter, la malhonnêteté de notre direction qui annonce à la presse un nombre d'annulation en rajoutant les Airbus d'Air France, alors que son personnel n'est pas concerné par la grève.. A moins, et celà ne m'étonnerai pas plus que ça, que nos deux compagnies aient brusquement fusionnées dans la nuit de jeudi à vendredi...  A vraie dire, peu importe, hypocrisie, malhonnêteté, nous y sommes régulièrement confronté, c'est juste une question d'habitude. Et puis, celà nous fera des arguments pour le tribunal quand nous irons réclamer l'UES avec Air France.

Comment ça? Vous semblez étonnés? 

Dites donc, cadres de toutes dimensions et dirigeants plus ou moins éphémères, vous ne croyez tout de même pas que, vous, la grande compagnie Nationale, celle dont les pilotes ont appris à voler aux oiseaux, vous allez continuer comme ça pendant encore des plombes à démolir votre, presque, dernière filiale aérienne, profitant des avantages de son exploitation, de la bonne volonté et de la souplesse de ses salariés!

20 ans que les différents pistonnés gouvernementaux, ou les "Camarades" de bancs de grandes écoles se succèdent à la tête du fleuron du transport aérien mondial (ce n'est pas de moi), et qu'ils se cassent les dents à essayer de le reformer. 

Il aura fallut moins de deux ans aux salariés de Hop! pour atteindre un "presque équilibre financier". Ca s'était juste avant que vous ne décidiez qu'en fait, Hop! représentait un excellent réservoir pour compenser votre manque d'anticipation concernant le recrutement de pilotes. Et voilà, nous y étions presque... En fait, celà fait presque vingt ans que "nous y sommes presque" et celà fait presque vingt ans que vos interventions ou celle du SNPL nous empêche de nous développer.

Je radote, je sais, cinquante fois que je répète cette histoire.

Tiens justement, elle m'en rappelle une autre en relation avec les répétitions. Je n'arrive plus à me souvenir le nombre de fois ou mes Camarades et moi-même sommes intervenus pour vous alerter sur ce que vivaient les salariés de Hop! Combien de fois! Combien de PV de Comité d'Entreprise aux passages entiers sur la souffrance des salariés? PNC, personnel au Sol. Dirigeants, vous avez volontairement minimisés nos alertes, pire, vous avez laisser certains de vos cadres continuer à se comporter de façons totalement inapropriées avec des salariés déjà en souffrance.

Alors, Patron, Patronne et petits mitrons, quand j'apprends, par un indiscrétion, que vous ne comprenez pas le "pourquoi" de ce mouvement de grève, je reste, quand même, malgré une expérience du sujet que certains me reconnaissent, comment dire.... "sur le cul". Vous me passerez la familiarité, mais j'avoue que l'expression s'avère tout à fait approprier pour exprimer et l'étonnement, et le "non, ce n'est pas possible", et le "oh! les malhonnêtes" (en fait, ce n'était pas l'adjectif auquel je pensais, mais un gros mot par page, ça suffit).

Comment pouvez vous être encore sincèrement surpris(e)s par ce mouvement??

Etes vous vraiment sincères? Je doute encore.

Et puis, mon innocence naturelle s'envole quand je prends connaissance de la deuxième petite phrase rapportée par "la fuite": vous auriez prévenu les grévistes qu'ils allaient " faire fuir les nos clients".

Alors là, je ne m'étonne plus, j'explose!!! Vous vous moquez de qui messieurs zé Mesdames??

Qui fait fuir les clients? Qui a mis en place le plan Recoverex à la suite de la fusion parce que la compagnie était incapable d'assurer avec sa nouvelle organisation, d'assurer la totalité des vols de la compagnie? Voulez vous que je vous rappelle (sans prendre les chiffres d'Air France) combien de vols ont été annulés de votre fait? Voulez vous que nous parlions des vols de deux heures effectués par des turbopropulseurs en lieu et place des jets? Voulez vous que nous parlions des annulations de vols parce que la Maintenance, en complète désorganisation, n'avait parfois pas une simple roue de rechange pour en remplacer une usée? Voulez vous que nous parlions des fréquences changées, des lignes annulées, des lignes affrétées par des compagnies "étonnantes"? 

Et vous osez, VOUS OSEZ, accuser les grévistes de faire fuir les clients!! Mais dirigeants sourds et aveugles, vous l'avez tellement bien fait que nous ne pourrons jamais faire pire!

Il me vient à l'esprit une citation Audiardesque, concernant ceux qui osent. Pour la même raison que précedemment, je nous épargnerai sa retranscription.

Les chifres du jour:

89% des PNC sont en grève. Sur les différents sites, une forte mobilisation à Morlaix (près de 200 personnes), rassemblement à Rungis d'une cinquantaine de personne, idem à Nantes, bonne participation (exeptionelle?) des salariés du siège malgré l'avertissement de dernière minute du représentant local des "Ressources inhumaines" qui ne peut s'empêcher de rajouter toujours son petit mot pour "titiller". Merci à nos Camarades de l'AGO (syndicat CGT de l'aéroport) et de l'Union Locale CGT.

A Clermont-ferrand, piquet de grève tenu par "l'homme du jour" (selon La Montagne) depuis 00:00 et ce, jusqu'à samedi 24:00. Pas d'information quand à la mobilisation, mais environ 80% de grévistes. Sur les escales commerciales (enregistrement, bagages aux aéroports), 80% sur Nantes, 100% à Lyon ou les renseignements généraux avaient interdit tout rassemblement... Donc, elles étaient deux, et devinez qui?

Sur les escales techniques, Nantes, Strasbourg, Orly, Roissy CDG, Bordeaux, Biaritz, Pau,Toulouse, Lannion, Brest, Rennes, Lyon, et j'en oublie, plus de 70% des techniciens avaient cesser le travail. Souvent, seuls les intérimaires assuraient la Maintenance. Nous n'avons pas les informations en provenance de Lille et il semble que les salariés de Lyon-Maintenance aient totalement cessé le travail aussi.

Un mail à été adressé au secrétaire d'état aux transports pour lui demander la médiation du gouvernement dans ce conflit.

Nous ne mesurerons pas le succès de ce mouvement au nombre de vols annulés. Nous ne nous faisons aucun espèce de plaisir sadique à compliquer la vie de nos passagers et de toutes façons a direction arrivera toujours à "arranger" les chiffres. Par contre, à leur place, je me poserai certaines questions....89% des PNC... 100% au sol dans certains secteurs..."ça cause", "ça indique", "ça signifie", non?

Une grève réussit...Et sans les pilotes!!

 

Repost 0
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:49
Conférence de presse suite à la grève chez HOP!

Bonsoir

Suite à l'annonce de notre mouvement de grève du 7 et 8 avril prochain, une conférence de presse se tiendra demain à 13h devant le siège de la compagnie rue de Villeneuve à Rungis (à deux pas de la gare RER C de La Fraternelle), avec la participation de Mme Lebranchu.

Si vos pas vous conduisent dans le coin....

 

Repost 0
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:57

Les commentaires à mes articles apportent souvent beaucoup.

Ils ont l'immense propriété, hors les insultes ou les congratulations qui, bien qu’aux conséquences opposées, ne parlent en fait qu’à l’égo (« on peut mieux tuer quelqu’un en lui prodiguant sans cesse des caresses » Bob Dylan.), ils ont donc, disais-je, la faculté d’éclairer le rédacteur, moi en l’occurrence, quand à la vision du lecteur sur le sujet traité. Ils peuvent mettre en évidence le fait que l’analyse, l’article, les réflexions ont « tapé à côté de la plaque ». Ils permettent donc de rectifier mon analyse sur le sujet.

Le dernier et l’unique commentaire suite à l'article sur la situation de l’entreprise en est un bon exemple

Il y a plusieurs choses dans ces quelques lignes qui amènent tout autant de réponses et de réactions. Attention ! il ne s’agit pas pour moi de « régler mes comptes » avec un commentateur anonyme, non, je vais essayer de répondre le plus précisément possible aux reproches qui sont fait à la fois aux personnes qui négocient, aux responsables syndicaux, et finalement à terminer par une mise au point sur un sujet, LE sujet qui me tient le plus à cœur et qui est en fait la raison de cette nouvelle publication.

Commençons par les négociations, et les reproches qui nous sont fait sur la façon dont nous communiquons sur ce sujet.

Avant toutes choses, une précision : suis salarié sur une escale technique de la compagnie et je crains que la vision de la situation sociale de l’entreprise, certes peut-être pervertie par l’isolement, ne me fait pas du tout partager l’analyse du commentateur.

« Il semble que la fronde gagne du terrain ». Pour moi, la révolte des salariés est ancienne. J’ai beaucoup de mal à croire avec ce que j’entends içi et là que la vision serait « jusque-là ça allait, mais maintenant ça suffit ». Je ne crois pas, je ne veux pas croire que des salariés aient pû être assez naïfs pour penser "jusqu’içi tout va bien". Nous étions lundi de la semaine dernière sur l’escale de Nantes, ou des sujets sur lesquels je reviendrai sûrement nous occupent. Nous sommes ensuite passés au siège d’ex-Régional. Toutes les personnes que nous avons rencontrées durant cette journée nous ont fait état des problèmes quotidiens pour faire, simplement, leur travail.

Toutes.

Pas un service n’échappe à cette constatation.

Pas un !

Donc, dire que c’est seulement récemment que la fronde gagne du terrain est, à mon sens, une erreur d'analyse. Ce que je pense, c’est que nous avons atteint les limites, limites physiques, morales, intellectuelles, qui font qu’aujourd’hui, ce n'est simplement plus possible. Ce n’est donc pas "une prise de conscience", mais un raz le bol devant une situation ancienne qui n'évolue pas. La fronde ne gagne pas du terrain. Le terrain est occupé par la fronde bien avant la fusion.

Donc, la grogne est bien ancienne, avant même la fusion que la plupart d'entre nous jugeait inévitable.

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'écris que les salariés attendent beaucoup de ces négociations et que cette attente va bien au delà de la seule problématique d'unification des statuts collectifs : un « salarié à 2000 € » malheureux dans son travail, restera malheureux, après une courte période de satisfaction s'il devient « « salarié à 2200€ ». C'est un ensemble de critères qu'il faut satisfaire et les conditions de travail sont largement plus importantes que la rémunération, à long terme.

Par contre, dans l'exemple de cette fusion que je continue à juger « ratée », analyse personnelle mais largement partagée, le problème des rémunérations a une tout autre résonance. On dit « pépette » et l'on entend « justice », « récompense ». « Comment pourrai-je faire le même boulot que cet ex- XXXX, avec un salaire différent ? ». On ne parle souvent pas de montant mais de différence de rémunération.

Cette longue précision sur un court passage du commentaire pour appuyer la dernière partie de mon argumentaire...Tout à l'heure...

La communication.

Je, (je dis "je" parce que c'est un secteur de l'organisation à laquelle j'appartiens que j'ai en charge), communique tous les lundi sur l'actualité de la semaine, sauf quand il n'y en a pas (d'actualité), précision qui a son importance. On ne parle pas pour rien dire, on ne « remplit pas l'espace » pour le remplir. C'est un principe. Ca n'a pas toujours été le cas, mais maintenant c'est comme ça.

Lorsque les négociations ont commencé, nous avons pris la décision de ne communiquer que lorsque nous serions absolument certain que nous étions sur des points actés, confirmés, écrits. Il nous apparaissait totalement irresponsable d'écrire sur un projet en discussion. Il est en effet, et c'est la cas chez les PNC, extrêmement facile de "mettre le feux" avec des positions directoriales totalement inacceptables et de les présenter comme non négociables ou comme "vous vous rendez compte de ce qu'ils osent nous proposer!".

Voilà, notre parti pris de départ: « surtout ne pas rajouter des sujets d'inquiétude à des salariés qui souffrent dejà assez ».

Et ce, malgré ce qu'en pense la direction générale....

Nos adhérents et eux seulement, ce qui est à mon sens quand même un minimum aux vues de leur participation financière à la construction de leur syndicat, reçoivent donc l'actualité de nos négos et les grands points d'accords sur lesquels je prends d'ailleurs bien soin de préciser à chaque fois qu'il « s'agit seulement de relevés de positions et que c'est sur un texte, revu aussi, que nous jugerons, avec leur participation (celle des adhérents), de la possibilité d'avaliser ou non les propositions de la direction.

Donc, nous communiquons. Vers une partie seulement du personnel, mais pour reprendre une comparaison dramatique que l'on m'a fait un jour en mettant en parallèle une organisation syndicale et une assurance ( ce qui est peut-être le cas de certaines, mais pas de la notre...), quand on est assuré à la GMF, on ne demande pas, en cas de sinistre, à être indemnisé par Axa... Ou bien, lorsque l'on est pas assuré et bien on prend ses risques et ses responsabilités. (et on ne reçoit ni les lettres d'informations d'Axa ni celles de la GMF...)

Ce n'a pas toujours éte ma vision des choses mais sans tomber dans la vulgarité, et pour rester un tant soit peu correct "chat échaudé craint l'eau froide", « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse » etc … etc...

Par contre, et plusieurs salariés le savent, quand je suis interrogé lors de déplacements professionnels ou autres, je réponds toujours aux questions que l'on me pose, et ce, quelque soit mon interlocuteur (ce qui représente parfois un véritable effort, particulièrement quand on sait que la personne que l'on a en face de soi vous critique dès le dos tourné).

Les visites

C'est un reproche constant des salariés : « on ne vous voit jamais ».

Anecdote : « il faut absolument que vous passiez nous voir à XXXX, on ne vous voit que pendant les campagnes électorales. », « on est complètement délaissés » « personne ne s'occupe de nos problèmes ».

Ok, nécessité fait loi : on annule deux déplacements prévus de longue date, je pose un délégation un peu à l'arrache, d'autres s'arrangent avec leurs conjoints pour faire garder les enfants et, en avant ! Mails, annonces locales de notre passage. Résultat magnifique et extraordinaire : sur un service de près de 70 salarié(e)s, 1 personne est venue nous rencontrer. Sujet principal de son intervention : les machines à café, les prestations du Comité d'Entreprise.... Comment vous dire, l'envie que j'ai d'y retourner....

Attention, je ne dis pas que les actions « sociales » du CE n'ont pas leurs importances et ne justifieraient pas le déplacement d'élu(e)s, non, ce que je dis seulement, c'est qu'à la vue de la situation de l'entreprise, et à entendre les « appels au secours » des salariés, je m'attendais à autres choses.

Nous avons tous et toutes une activité professionnelle. J'ai toujours pensé qu'il était indispensable à un élu, à un mandaté, de ne pas se détacher complètement de la réalité du terrain, et donc, de ne pas devenir un « permanent syndical ». Il y en a dans toutes les organisations, la transformation des relations sociales dans les entreprises est la cause des « plannings de ministres » des élus et des mandatés. Dans le même temps, il faut donc que nous occupions aussi nos postes de travail afin, justement de ne pas être totalement « largués » et, pour certains, de garder leurs compétences sur avions, de rester au courant des évolutions des procédures, des logiciels etc... Celà limite aussi les disponibilités.

La compagnie est multi-site, encore plus depuis la fusion. Comment voulez vous que nous puissions rendre des visites régulières sur l'ensemble des sites!? De plus, les salariés sont exigeants, ils ne veulent voir que les Délégués Syndicaux ! Les autres, Délégués du Personnel, élus au CHSCT, « n'existent » pas : « on veut voir les chefs », sauf qu'à la CGT HOP ! il n'y a pas de chefs et les DS encore moins que les autres. Nous sommes dirigés par une Commission Exécutive d'une vingtaine d'adhérents seule habilitée à prendre les décisions finales. Les DS obéïssent. Donc, vous vous trompez de « cible » mes bons ! Un élu DP, CH ou CE peut répondre et traiter vos soucis de la même manière que nos Délégués Syndicaux, encore mieux parfois car eux sont moins occupés que certains de nos DS.

Et puis, les reproches envers les élus et mandatés ne devraient ils pas être adressés à la direction de la compagnie ?

Est ce les syndicalistes qui ont mis l'entreprise dans l'état que l'on connaît ? Dois-je rappeler la façon dont nous avons été traité à l'annonce de la création du Pôle Régional Français ? J'espère que ceux qui nous insultaient à l'époque sont satisfaits du résultat..

En conclusion et pour terminée, la réflexion qui me fâche vraiment dans le commentaire. Ainsi, j'aurai « besoin des non-adhérents » et je ferrai « ...appel à tous ». Ce qui me désespère dans cette remarque car c'est exactement le sentiment que j'ai ressenti en lisant, c'est que des salariés puissent encore penser que nous « recrutons des bras » !

Nous sommes en train de négocier des accords collectifs pour près de 3000 salariés et vous pensez encore qu'il est nécessaire de « rameuter » pour VOUS défendre !!!

Il y a encore des salariés qui pensent que nous devons « ratisser » !!!

Ce sujet capital ne concerne t'il que la petite dizaine de négociateurs toutes organisations confondues !

Pensez vous que nous avons besoin de ceux qui, aujourd'hui, ne se sentiraient pas concernés et qu'il faille donc obligatoirement aller les chercher, les prendre par la main ?

Il y a encore des salariés qui ne se sentent pas concernés ??!!

Mon cher, pour répondre à l'auteur du commentaire, mais je pense qu'il n'est pas le seul à penser ce qui est écrit, je ne milite pas à la CGT pour faire le « rabatteur » et ainsi, manipuler les consciences pour les amener à suivre des positions que j'estimerai bonnes pour eux (ou pour moi si l'on va un peu plus loin dans l'extrapolation), et ce quoi qu'en pense mes adversaires qui cumulent souvent provocation, erreurs de jugement et méconnaissance des gens avec qui ils discutent.

Si j'écris et si je prends tout ce temps pour expliquer c'est simplement, béatement peut-être pour informer justement les salariés qui ont choisis et c'est tout à fait respectable, de ne rejoindre aucune organisation syndicale sur la situation actuelle de nos discussions, du climat dans lequel elles se déroulent (ce qui est significatif de beaucoup de choses). Ce que j'écris c'est seulement ce que je peux dire !

J'informe. Que certains estiment que je ne dis rien est de leur responsabilité. J'explique en long et en large ce qui est entrain de se passer dans l'entreprise concernant l'avenir, mais "je ne dis rien" !

Jamais nous n'avons été dans une telle situation, j'explique, mais je ne dis « rien de concret ! » » « du blabla », en somme.

Vous voulez le projet d'accord de la direction sur l'organisation du travail? Pas de souci, je vous l'envoi sur simple demande sur l'adresse de contact. Lisez le bien, apprenez le par cœur et quand la version finale sera mise en application, si vous le voulez bien, nous en rediscuterons. Dans l'intervalle, vous aurez toutes latitudes pour critiquer les Organisations Syndicales qui « négocient de la m.... », « qui ne communiquent pas » « que l'on ne voit jamais ».

Donc, je ne fais pas monter la mayonnaise parce que j'ai besoin de « vous », j'écris parce que ça me détend, que ça m'économise une consultation chez mon Psy, que ça plaît à certains.

Mais c'est comme tout, on ne peut plaire à tout le monde, et franchement, ça me rassure !

Philippe Guégan-Benadel

Repost 0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:47
Une catastrophe écologique prochaine?

Il semblerait bien qu'une nouvelle catastrophe menace la planète, si ce n'est la planète, le pays, à minima.

La forêt est en danger, c'est indéniable! La raison de ce fléau malheureusement inévitable: la langue de bois dont l'utilisation se généralise à toutes les "sphères" de la société.

En effet, si les politiques nous avaient habitué à l'exercice au point que nous n'y faisions même plus attention, c'est maintenant au sein des entreprises que nous constatons avec un certain étonnement, l'utilisation massive de cet artifice de communication.

Comme la direction d'Air France est à la "pointe" de la modernité en matière de stratégie d'annonces, elle n'échappe donc pas à la règle, et en a donné un superbe exemple entre hier et aujourd'hui en adressant sa réponse au courrier que les élus du Comité d'Entreprise de HOP! lui avaient adressé au lendemain de la présentation du plan "Trust Together".

En effet, ce plan censé réorganiser Air France ne faisait pas une seule fois, référence à la toute nouvelle compagnie fruit de la fusion, laborieuse, (la direction l'analyse comme une véritable réussite) de Britair, Airlinair et Régional. Les inquiétudes étaient donc palpables: "comment??? Ne ferions nous plus partie des plans de la "grande" direction ???"

Donc, on nous a répondu.

"Et" me direz-vous? "Vous allez devenir quoi?"

Et bien, on ne sait pas.... Il y a des pistes, des suppositions, des possibilités, mais Il semblerait bien que notre avenir se décidera en fin de compte chez Air France, entre direction et syndicats de la "maison mère". En gros, les "bases province" bis répétita.

Mais, comme on dit, "chat échaudé craint l'eau froide", "tant va la cruche à l'eau qu'un jour elle se casse", etc... etc... il semblerait que cette fois, la rébellion soit en marche...C'est une rébellion un peu pépère pour l'instant, je vous l'accorde, mais c'est l'avantage des démarrages lents, ils évitent les claquages et permettent de tenir longtemps...longtemps...

En attendant "la révolte", je vous propose la vision d'une petite vidéo avec un "formateur en communication", Franck Lepage. La vidéo date de 2012, elle n'a jamais été autant d'actualité.

Repost 0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 00:23
Et si l'on se passait des syndicats?

L'anecdote date du 6 juillet dernier, mon bon, vous savez ce que c'est..
Je vous laisse lire, je vous proposerai remarques et commentaires ensuite.

Débrayage surprise du personnel d'Air France ce matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

La Dépêche 6 juillet 2016

Un débrayage surprise du personnel d'Air France a eu lieu tôt ce matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, entraînant une belle pagaille dans la zone d'embarquement et le retard de plusieurs vols.

Les agents du service client d'Air France débrayent

Ce mercredi matin, les agents du service client d'Air France ont cessé de travailler de 7h20 à 8h45 lors d'une assemblée générale spontanée, hors syndicats. Ce mouvement fait suite à l'annonce ce matin même de la sous-traitance de l'accompagnement d'enfants par la boîte toulousaine City One mais aussi face aux conditions de travail de plus en plus dégradés et aux cadences accrues dues aux départ en vacances pour la période estivale. 33 personnes ont pris part à ce débrayage surprise, soit 90% du personnel qui devait travailler ce matin.

Lors du cet arrêt, une queue d'une centaine de mètres s'est formée devant l'enregistrement des bagages d'Air France. Certains vols on été retardés de plusieurs heures.

Voilà."les agents du service client d'Air France ont cessé de travailler de 7h20 à 8h45 lors d'une assemblée générale spontanée, hors syndicats".


C'est la fin de cette phrase qui me vaut le plaisir permanent, mais pas constant, certes, de vous écrire.
"hors syndicats", quelle victoire!


Fervent partisan et ardent défenseur de la libre expression, de l'auto-gestion et de toutes formes d'initiatives permettant à l'individu de prendre en main son destin, dans un cadre collectif, plutôt qu'à le déléguer à "ceux qui savent", (mais qui s'avèrent être, en fait, "ceux qui veulent en tirer le plus d'intérêt personnel"), j'aurai très bien pu garder cette information pour moi.
Hors, elle est venue en écho avec une situation que je vous décrivait il y a peu.

.
La désorganisation de services provoquée par une fusion mal estimée, mal "jaugée", une gestion des êtres humains plus que perfectible (je déteste le terme désormais établit de "ressources humaines". Prenez deux minutes, et pesez les mots, vous verrez...), des salariés qui craquent, fondent en larmes, j'en passe et des pas forcément meilleures...
Certains d'entre eux nous posent donc la question suivante: "qu'est ce que l'on peut faire?".
Nous arrivons là à la VRAIE question! Celle que nous devrions toutes et tous nous poser:

"Qu'est ce que l'on peut faire?", "Qu'est ce que l'on doit faire" surtout.

Souvent, la réaction des salariés consiste à déléguer aux seules organisations syndicales les actions à mener. Pourtant, c'est une grave erreur, car les syndicalistes, les meilleurs soient'ils (et ce n'est pas la majorité), ne sont rien, absolument rien sans l'aide, le soutien formel des personnes qu'ils sont chargés de défendre. C'est une notion fondamentale: les syndicalistes "représentent", il ne "sont" pas la masse des salariés.

Cette notion doit être parfaitement comprise dans la période fort mouvementée que vit notre Compagnie. D'importantes échéances nous attendent toutes et tous et les négociations qui se tiendront durant les prochains mois auront des conséquences directes sur vos vies et, par répercussions bien évidentes, sur celles de vos familles. Plannings, rémunérations, congés, conditions de travail, tous ces sujets seront revus, révisés. Les nouvelles mesures s'appliqueront à tout le monde et pas seulement à la dizaine de personnes qui assisteront aux négociations.

Alors, comment comprendre qu'en de telles circonstances la "passivité", la "délégation" persiste?

Rien ne se ferra sans vous!

Vous représentez le vrai pouvoir. Il suffit seulement que vous en preniez conscience.

Repost 0
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:40

Je vous l'ai souvent dit, on vit dans les les sociétés où nous travaillons les mêmes choses que dans la société ou nous vivons. En plus petit...

Ainsi, c'est le "matraquage" médiatique autour des déclarations de F. Hollande qui ont aujourd'hui réenclenché cette envie de pousser un coup gueule et l'extraction de l'un de mes nombreux brouillons, aidé en celà par le visionnage d'un petit film que notre direction avait bien voulu nous transmettre par courrier spécial.

Un peu con de nature, je n'avais pas compris au début que ce petit bout de plastique à l'effigie de notre belle compagnie contenait autant de choses. Il est vrai, j'avoue, que je ne l'avait pas déballé, le réservant pour une activité ultérieur, dans le plat ou l'on trouve en vrac et bien mélangés, des piles usagées, des piles neuves, des chewing gum, toutes les "serviettes rafraîchissantes" que je ne manque pas d'accepter à chaque fois que je me déplace en avion et que donc, je n'utilise jamais, trois ou quatre cléfs Ikea, des punaises, un stylo qui ne marche pas et que je pense foutre à la poubelle à chaque fois que j'en fais le constat, etc.. etc.. vous voyez de quel récipient je parle. Donc, la petite carte se trouvait là dedans. Ayant des joints de salle de bain à refaire, je m'étais dit que ca ne serait pas mal comme raclette à silicone.

C'était sans compter sur mes Camarades de travail dont la vivacité d'esprit est universellement connus (enfin presque tous). " c'est une clef USB, ta raclette à mastic. Regarde, tu vas passer un bon moment".

A vrai dire, j'ai pensé qu'ils se foutaient de moi, néanmoins, ayant dans ma carrière qui commence maintenant à être un peu longue, été tellement surpris à maintes occasions par l'imagination des publicitaires, j'ai quand même eu un doute et arrivé à la maison, j'ai donc déballé ce joli cadeau et ai inscrit sur ma liste de courses "acheter une palette pour les joints silicone".

Effectivement, il fallait retourner le présent et dégager la petite languette.

Mon dieu!! (auquel je ne crois pas, mais c'est une expression, et puis que dire...), je connaissais la loi de Moore sur la capacité de stockage des supports informatiques, mais alors là! Je ne pensais pas qu'autant d'auto-satisfaction pouvait tenir en si peu de place! Un peu plus d'un p 'tit giga et voiçi la présentation d'une compagnie dans laquelle les salariés doivent être heureux, on parle tellement d'eux, "nos collaborateurs", "nos équipes"!

Néanmoins, petit bémol d'un grincheux, on parle d'eux, mais ce sont les cadres, les chefs de projets qui sont interrogés... Ça doit être un manque de temps (il reste pourtant de la place sur la petite carte...).

Je dis "les salariés doivent être heureux dans cette compagnie", car même si j'y reconnais certains points communs avec celle ou j'exerce mon activité professionnelle, ce n'est manifestement pas la même.

Oui le chemin parcouru est immense!

Oui, beaucoup étaient pour cette fusion. Vous oubliez quand même que ce n'était pas le cas pour une grande partie et que, tristement (?), ca ne l'ai toujours pas.

Avez vous, Messieurs, les vraies remontées du terrain? Connaissez vous la situation alarmante de certains services en sous-effectifs, obligés parfois de former leurs collègues alors que la charge de travail a été multiplié par trois!

On parle beaucoup des systèmes d'information dans ce documentaire. Vous a t'on mis au courant des multiples coupures, ralentissement des réseaux, applications inaccessibles et cela souvent au pire des moments?

Savez vous que le transfert dû à une idée de génie, du contact entre les Personnels Navigants et Logistique/régulation vers des serveurs vocaux a une véritable influence sur la sécurité des vols?

Savez vous qu' à la question "ca va?"le mot le plus prononcé aujourd'hui entre "collaborateurs" de HOP! , c'est "Boff, comme toi.."

On ne peut exiger d'un film de propagande, pardon, de publicité qu'il présente les défauts du sujet qu'il est sensé encenser, néanmoins et celà sera ma vraie question:

Etes vous seulement conscients du 1/4 de ce que vivent présentement (même) les salariés de la compagnie?

Vos cadres, chefs de projets et patin couffin limonade, ont'ils eut la franchise que commande la situation de vous informer des difficultés vécues par "vos équipes", "vos collaborateurs" au quotidien en cette post fusion?

Je vous dis ça, car quand j'entends les propos d'au moins l'un d'entre eux, j'ai des doutes, de sérieux doutes et quand le doute m'assaille (comme dirait un copain Kenyan), ça me rends nerveux.

Pour en revenir à ce qui a réveillé mon envie d'écriture, j'ai pensé à vous en entendant Hollande qui déclarait "depuis que je suis au pouvoir, la France va mieux".

Lui c'est un menteur...

Repost 0
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:28
Faut'il retarder la fusion chez HOP!?

C'est vraiment la question que l'on est en droit de se poser...

Depuis la création du PRF, puis de HOP! nous avions été habitués à ce que les instances représentatives du personnel soient plus ou moins bien informées, plus ou moins bien traitées par les différentes directions des filiales et de la holding. Force est de constater que l'annonce de la fusion prochaine des trois compagnies, Airlinair, Britair et Régional au sein de HOP! conduit les directions à avancer à marche forcée. Comme si plus rien n'avait de valeurs ou d'importance, il faut fusionner au 1er avril 2016.

Alors qu'importe!

Qu'importe que les documents nécessaires aux élus pour un examen "honnête et loyal" du plan de fusion soient remis aux élus au mieux 3 jours avant la cession, le plus souvent, pendant la réunion, qu'importe que ceux-çi soient, pour certains, erronés, qu'importe! Il faut avancer!

Qu'importe que les cessions de "négociations" dans les locaux de la Holding durent moins de trois heures. Qu'importe, il faudra avoir fusionner le 1er avril.

Nous n'avons même pas terminé l'examen des postes supprimés, que prochainement l'entreprise va publier la liste de ceux que devrait créer la fusion! Qui comprend?!

Comment peut'on annoncer que les suppression de postes n’entraîneront "aucun départ contraint"? Quel sort sera réservé aux salariés qui ne souhaiteront pas accepter la mobilité professionnelle?

Il y a peu, je parlais de la situation avec une responsable RH d'une autre entreprise. Je lui faisais part de notre incompréhension devant les annonces-promesses de nos dirigeants concernant ce refus de procéder à des départs forcés. Eclat de rire de la dame! "Ben oui, c'est complètement psychologique! Les salariés se mettent déjà dans la situation. Ils voient leurs postes purement et simplement supprimés. Donc soit ils vont répondre massivement au PDV, soit ils vont accepter les mobilités. On a fait exactement la même chose dans ma boite. Des chefs d'agence ont même accepté des emplois très largement en dessous de leurs qualifications pour ne pas risquer de se retrouver dehors." "Le risque" a t'elle ajouté "c'est le départ massif de salariés hautement qualifiés, car se sont ceux qui se "vendent" le mieux. Vous êtes un peu dans la m...."

Nous avons longtemps penser, et personnellement je le pense encore, que la fusion était une bonne solution, pour ne pas dire la seule. Il est décevant de voir que la direction est dans l'incapacité de faire façe aux échéances et qu'elle nous emmène droit vers ce qu'il y a de pire, une fusion ratée.

En conséquence, je pense, et c'est la position que je défendrai auprès de mes Camarades que nous devrions retirer notre signature du relevé de conclusion sur la prolongation des mandats et aller voir un peu du coté des tribunaux ce que nous pourrions obtenir dans l'intérêt des salariés.

En fait, c'est plus que de la déception...

Repost 0
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 22:42
"Quand on veut tuer son chien...."

Pas beaucoup de choses à raconter en ce moment... La raison en est assez simple, depuis le Comité d'Entreprise du 16 juillet où fut annoncé la fusion-intégration de HOP!Airlinair, HOP!Britair et HOP!Régional au sein de la holding HOP!, plus aucune autre nouvelle n'est venue troubler un peu plus l'été social des trois compagnies.

Ce plan suffisamment vague pour inquiéter tout le monde sera examiné le 15 et 16 octobre prochain. Peut'être en apprendrons-nous davantage...

Heureusement! La direction se charge toujours, même quand il n'y aurait rien à dire, de venir arroser une inspiration momentanément asséchée.

Comme vous le savez, une des seules choses "précise" dans les documents remis par la direction concerne l'avenir des salariés du secteur Maintenance des compagnies. Il s'agit de la redistribution des activités maintenance "lourde" et "légère". A lille, la maintenance "mineure" des avions, à Clermont-ferrand, la "lourde". Finit le mixage des activités entre les deux sites.

Maintenant, essayez d'être attentifs:

"Mais que vont devenir les techniciens affectés à la Maintenance mineure du site de Clermont-Ferrand? Ils sont mutés?"

"Non, le reprise de ce secteur d'activité par Lille se fait à bilan humain nul. Les salariés Auvergnats seront intégrés dans les équipes de maintenance lourde du site de Clermont."

"Mais vous nous avez affirmé, il y a peu, que cette activité occuperait à peine les techniciens des équipes actuelles durant l'année 2016, même en récupérant l'activité "lourde" de Lille. Il aura donc du sur-effectif? Comment sera t'il traité?"

"......"

"Quoi?"

"......."

"Bon. Et l'activité client alors?"

"...."

Ces quatre petits points de suspension, résumaient la réponse de la direction avant une réunion qu'eurent les Organisations Syndicales avec le directeur de la Maintenance de HOP!Régional en juillet dernier. C'est à cette occasion que ces marques de ponctuations furent remplacées par une présentation passionnée de notre directeur. Il faut lui reconnaître des qualités à cet homme, quand il croit à quelque chose, ça se voit, s'entend, se comprend.

"Nous sommes trop chers. Il faut absolument diminuer notre coût d'heure de maintenance. Si vous en êtes d'accord, nous pouvons y arriver en renégociant nos accords spécifiques. Il faudra également travailler 39 heures payées 39, avoir plus de flexibilité. Nous devons également sous-traiter les ARCA (entretien des cabines des avions), et la chaudronnerie. Je suis prêt à défendre ce plan auprès de la direction générale".

Vous pensez bien que cette annonce "client, le retour" nous a, dans un premier temps remplit d'espoir, car comme vous le savez, nous nous battons depuis notre première rencontre avec Ph. Wallet, chef du projet maintenance HOP! pour faire reconnaître et pérenniser cette activité chez HOP!Régional. Dans un premier temps... Dans un deuxième, la réflexion, à chaud, des contreparties demandées aux salariés nous incita à une attitude nettement plus prudente. Ne pouvant décider sans l'accord formel des premiers intéressés, la position prise fut donc de demander à la direction la possibilité de rencontrer les salariés et de présenter les projets de la direction et leurs éventuelles conséquences. Cette présentation passant par des heures d'information syndicale communes (aux syndicats).

Nous nous quittâmes sur cette réunion en "off", notre directeur nous rappelant "qu'il s'agissait d'un projet" et qu'il n'était "même pas certain que la direction générale donnerait son accord à sa poursuite". Nous devions nous revoir pour connaitre l'avancement des travaux.

Voilà. Juillet. Août. Septembre, un avion rentre en grande visite à Clermont-ferrand. Les techniciens prenant leur service s’aperçoivent qu'une partie de l'ouverture des accès (trappes, portes de visite) est effectué par des salariés d'une entreprise de sous-traitance. Colère! légitime, quand ils apprennent que cette activité est justifiée, maladroitement, "par le manque de personnel en ce moment". Juste pour mémoire, je vous rappelle que nous sommes en période de plan de départ volontaire au sein de la maintenance. En fait, il s'agissait d'un "test" de faisabilité de ces opérations par la sous-traitance", d'après un autre "information" de la direction. Un débrayage est alors initié et notre directeur tente, avec peu de succès, de convaincre les salariés présents du bien fondé de ses actions répétant ce qui avait été dit aux Syndicats durant la réunion en "off" (qui de fait, devenait "on").

Si l'on doit reconnaître les qualités de gestionnaire de no't bon chef, il faut bien admettre qu'en matière de, comment dire, tact? communication? ce n'est pas trop ça. Découvrir un beau matin, dans la période que l'on connait, que son travail est fait par un autre, il y a de quoi se poser des questions, non?

Comité d'Entreprise du 24 septembre. Les élus votent une motion concernant leur volonté d'en savoir un peu plus sur les contrats des sociétés de sous-traitance des sociétés employées sur le site de Clermont-Ferrand. Un peu plus pour pouvoir comparer les coûts respectifs du travail effectué par les salariés de Régional et ceux de l'extérieur.

Réaction ulcérée du directeur Maintenance qui voit dans ce vote "une atteinte à son honneur, des suspicions quand à son honnêteté". "Puisque mon plan ne recueille ni l'aval des salariés, ni celui des syndicats, je laisse tomber!". Mais Monsieur, pour avoir notre aval, il aurait peut'être fallu que nous allions un peu plus loin qu'une discussion en "off", un peu plus loin qu'un "plan que je n'ai pas encore présenté à la direction générale". Peut'être aurait'il aussi été nécessaire de voir TOUS les salariés concernés par une éventuelle réorganisation et pas seulement ceux d'une équipe en leur garantissant, qui plus est, que leur rémunération ne serait pas touchée, alors qu'au 1er avril 2016 tous les accords d'entreprise seront dénoncés et que personne ne connait aujourd'hui les conséquences financières, pour ne rester que sur ce sujet, des prochains textes. Il semble que vous avez également omis de parler des conditions de travail, des modifications de planning, du travail de week-end, de la flexibilité etc...etc...

La communication du jour de la direction se résume donc en une phrase "les syndicats ne veulent pas de clients". C'est non seulement mensonger, mais dangereux. Les salariés connaissent nos positions sur le sujet, les PV de Comité d'Entreprise, ceux des réunions des Délégués du Personnel en attestent. Nous ne prendrons donc même pas la peine de contrer votre propagande. Pourquoi n'avez vous pas organisé les réunions avec les salariés que nous vous réclamions si vous souhaitiez tant recueillir l'assentiment de tous? Vous pensez avoir fait le maximum pour convaincre? Ce n'est pas en accusant les autres que vous, et vos équipes, aiderez l'entreprise à sortir des difficultés qu'elle connait. Quand je pense de quelle manière nous avons, devant la direction de HOP!, défendu la politique client que vous aviez développée vous entendre dire aujourd'hui que c'est nous qui n'en voulons pas! Franchement!

Vous nous accusez d'être rétrogrades. "Le monde change". Oui monsieur, le monde change et ce n'est parce qu'il change que nous allons vous accompagner forcément dans un changement qui verrait les conditions de travail, la vie des salariés, se dégrader encore et encore. Car, nous ne nous faisons aucune illusion, cette course à la diminution des coûts ne s'arrêtera certainement pas là, trop chers aujourd'hui, trop chers demain même à 39:00, même en 7/7 etc.. etc...

Oui la société évolue, et nous souhaitons son évolution. Notre désaccord porte seulement sur le sens de cette évolution.

Seulement...

Repost 0