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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:10

Voilà deux vidéos de personnes pour qui j'ai une profonde admiration.

Il faut à Gérard Filoche plus qu'un certain courage pour continuer à être un des responsable du parti socialiste, même atypique.

De même, il faut une incroyable volonté à Mr Edwy Plenel pour continuer à tenter d'informer, on peut le dire, contre vents et marées (et encore, si ça n'était que contre les éléments!). 

Les positions de l'un et de l'autre "résonnent" étonnement en cette période si particulière... L'intervention de Filoche est ancienne, celle de Plenel toute récente et pourtant....

 

Et voilà, et avec ça, fait ton choix Camarade....

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 22:51

Cette semaine, pas de négociations.

Petite récréation: Lordon et Mélenchon.

On pense ce que l'on veut du personnage, il apporte toujours matière à réflexions...

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 12:33

Une année 2017 "lourde" en élections.

Il est indiscutable que la notion même de suffrage universel ne nous offre plus aucun espoir.

Oui, le système est pourri, totalement corrompu. La justice poursuit les salariés qui défendent leurs emplois et relaxe les Wildenstein et Lagarde.

Les "politiques" se serrent les coudes pour se maintenir au pouvoir, les grands patrons n'ont jamais été aussi riches, les actionnaires n'ont jamais reçu autant de dividendes et les droits des salariés et de ceux qui les défendent, après plus d'un demi-siècle de progrès se voient attaqués de toutes parts au nom, encore, du profit maximum.

Les 62 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards le plus pauvres! (A lire içi).

Dans ces conditions, espérer un changement de société par les urnes, alors que tous ont intérêt à ce que SURTOUT rien ne change, ce n'est plus de la naïveté....

Il est essentiel, à mon avis, de lire ce point de vue sur les scrutins divers et variés (que je partage, mais ce n'est certainement pas le plus important) publié sur "Lepressoir-info.org".

 

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

 

Dans le contexte électorale qui vient, ce texte me parait important à lire. Les pseudo-arguments pro-vote se multiplient. Effectivement les parties politiques et autres institutions jouent leurs légitimités. C’est pas de président, c’est de société qu’il faut changer.
Ecrit pendant les élections municipales de 2014 par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique...

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

Je suis le coupable.

Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

Observons cette loi physique.

     2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
     2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
     2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue.

Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler. 
Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

Par conviction.

Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
J’estime à l’heure actuelle que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change. 
A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

Encore et encore.

Qui est utopiste ?

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 20:59

Cocasse. Je vous avoue que ce n'est pas le premier adjectif qui m'est venu à l'esprit quand mon Camarade Joël m'a raconté la petite anecdote que je vais içi vous rapporter.

Heureusement, ce qui me reste de retenue et les bases de l'éducation prodiguées avec quelques difficultés par mes parents, m'empêche, et c'est tant mieux, de me laisser aller à quelques errements verbaux que je ne regretterai d'ailleurs même pas. De plus, un au moins de mes chefs me considérant comme "grossier",(analyse motivée par la reprise toute personnelle d'une vieille chanson paillarde que fredonnait parfois mon oncle surtout sous influence muscadéenne...) ne serait-ce que pour démentir son analyse d'ailleurs largement injustifiée, je me retiens. Les artistes sont souvent des incompris.

Allons donc à l'histoire. A son arrivée à Clermont-Ferrand Auvergne, aéroport de la ville du même nom, ne voilà t'y pas que mon Camarade était attendu par un des délégué syndicaux du SNMSAC-UNSA (on rajoute UNSA, ça donne de l'importance), qui lui balança tout de go: "Alors on vous a foutu une raclée".

Mon Ami a l'esprit vif, mais il mit quelques secondes à comprendre de quoi lui parlait ce monsieur. Il est vrai, que nous sommes plusieurs, même de son "camp" a avoir parfois quelques difficultés à comprendre ses déclarations. Il y a souvent, comment dire, l'apparence d'un "décalage" entre pensée et propos. Des fois, il m'arrive de craindre que cette "pathologie" ne soit contagieuse, car, au sein de cette organisation, mr M..... ne serait pas le seul à souffrir de ce mal et figurez-vous que ce n'est pas moi qui le dit, mais un cadre, que ma discrétion légendaire et le profond respect que j'ai pour lui, m'empêche de nommer.

Donc, mon Joe, réfléchit. "Ben oui. Les élections" déclame le matamore. "Ben quoi les élections?" "Quelle raclée?". "Ben, on vous a battu. On a deux lignes en Techniciens Agents de Maîtrise".

"Sombre Con! Et en plus tu ne sais même compter!" "Vous vous êtes mis à trois, SAC, CFDT, CFE-CGC contre nous et tu oses dire que TU nous a battu! TOI!, recompte, si tu y arrives".

Sans tomber dans des explications du même style que celles que nous infligent politiques, tout camps confondus, lors des soirée électorales, il est quand même nécessaire de se pencher (pas trop quand même..) sur les résultats et faire un constat simple:

La CGT avait ses électeurs, seuls. L'union syndicale regroupait sur chaque candidats, les suffrages d'au moins deux syndicats SAC et CFDT. Ainsi, si l'on regarde le score le plus haut du candidat de l'union sur le collège TAM CE Titulaires: 211 voix qu'il faut donc diviser par deux = 105,5 (j'ai une petite idée de celui qui a voté pour 0,5, mais je ne le dirai pas).

C'est donc, mathématiquement, 75 voix de moins que le nombre de voix du candidat CGT! Tu parles d'une victoire! De plus, si l'on jette un coup d’œil aux ratures, Joël est "rayé" 4 fois, monsieur M....., "le vainqueur", 21 fois. Les chiffres sont disponibles sur le site de NeoVote, vous pouvez vérifier.

Poursuivons l'analyse en comparant avec les élections du d'avril 2011:

Score CFDT: 97, score SAC: 89 soit, si on ajoute les résultats pour nous retrouver dans la situation 2015: 186 voix.

CGT 2011: 186 voix. Quand on sait que la CGT HOP!Régional a perdu avec le transfert de l'escale commerciale de Lyon et différents départs au sein des escales techniques une bonne trentaine de voix, et bien somme toute, les positions de chacun sont relativement stables, voir même, en légère progression pour la CGT et pour la CFDT.

Donc, en résumé, non seulement on ne comprends pas quand il parle, mais en plus on ne comprends pas quand il compte!

Il faut parler de la CFDT. C'est la grande perdante du calcul "union", puisqu'elle se retrouve aujourd'hui non-représentative, ce, qu'à titre personnel je déplore. Elément moteur, pour ne pas dire autres choses de l'union, les voilà dindons de la farce, syndicalement. Je pense personnellement que nous ne pouvons nous passer de la compétence et de l'analyse d'Olivier lors des prochaines négos. Il faudra trouver une solution pour qu'il y participe.

Sinon, on va se retrouver avec le "vainqueur"..

On en a de la chance...

Les salariés aussi..

Philippe Guégan-Benadel




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