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  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 14:47

La ministre du travail dit que "les positions de la CGT évolues" et que la loi a, elle aussi, subie quelques modifications. Bastamag précise ce matin par un excellent article la réalité de "l'évolution"...

Merci à eux pour l'exercice presque pédagogique:

Le projet de loi travail a été largement amendé, entend-on, et ne changerait presque rien au quotidien des salariés. Vrai ou faux ? Si certaines dispositions ont été retirées, la loi remet toujours en cause les 35 heures, risque de généraliser les baisses de salaires, facilite les licenciements, complique les recours des salariés qui les jugeraient abusifs, tout en instaurant de fait un dumping social malsain entre entreprises d’un même secteur. Alors que le texte passe devant le Sénat, où la majorité de droite le durcit, Basta ! fait le point.

Après trois mois de contestation, de manifestations, de grèves et de blocages, le texte de la loi travail est arrivé au Sénat le 1er juin. Il y sera discuté jusqu’au 24, avant de revenir à l’Assemblée nationale. Que prévoit le texte dans son état actuel [1] ? A-t-il vraiment été « largement réécrit » comme l’assure la CFDT, qui soutient son adoption, et comme l’avance le gouvernement ? Que changerait cette loi dans la vie des travailleurs si elle entrait en vigueur en l’état ?

C’est le point central de cette nouvelle loi travail. Aujourd’hui, en matière de droit du travail, les dispositions du Code du travail servent de socle commun. Ensuite, les accords conclus au sein d’une entreprise puis au sein d’une branche – qui regroupe les entreprises d’un même secteur d’activité – ne peuvent pas être moins favorables aux salariés. C’est ce qu’on appelle la hiérarchie des normes. Et c’est ce verrou là que la loi travail fait sauter dans son article 2. Or, là-dessus, rien, ou presque, n’a bougé depuis l’avant-projet de loi.

Des heures sup’ moins payées : soumis à un accord d’entreprise

« Ce n’est pas l’accord d’entreprise en lui-même qui pose problème. C’est l’accord d’entreprise qui de fait remplace la loi de manière régressive », explique Fabrice Angei, du Bureau confédéral de la CGT. Et c’est bien dans ce sens-là que va le texte.« L’exemple le plus simple, ce sont les heures supplémentaires », souligne Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. « Aujourd’hui, seul un accord de branche peut prévoir une rémunération des heures sup’ à moins de 25 % de majoration. Une seule branche a négocié cela, celle des centres de loisir. Mais avec cette loi, demain, la branche sauterait. On pourrait négocier une rémunération moindre des heures sup’ au niveau de chaque entreprise. » À la place des 25 % de majoration obligatoire pour les huit premières heures supplémentaires, puis de 50 % au-delà, la direction d’une entreprise pourra désormais fixer, suite à un accord, un taux à seulement 10 %.

Forfait-jours : soumis à un accord d’entreprise

Avec des heures supplémentaires qui pourront être majorées de seulement 10 % sur simple accord d’entreprise, dépasser les 35 heures coûterait moins cher à l’employeur. Deux autres mesures du texte remettent en cause la loi Aubry. Le projet initial étendait le dispositif des « forfaits-jours », qui calcule le temps de travail non pas en heures mais en jours travaillés. Ce système avait été mis en place avec les 35 heures pour permettre aux cadres en particulier de les contourner [2]. C’est déjà une exception française en Europe. Avec la loi travail, le forfait-jours pourrait concerner davantage de salariés. Sur ce point, le texte a été modifié : la décision d’étendre le calcul du temps de travail en forfait-jours ne pourra être prise de manière unilatérale par l’employeur mais devra faire l’objet d’un accord des représentants syndicaux.

Travailler 12 h par jour, 46 h par semaine : toujours possible

La loi travail donne aussi la possibilité aux accords d’entreprises d’augmenter la durée maximum de travail par semaine à 46 heures, au lieu des 44 heures actuellement. Il sera aussi possible de passer de 10 heures de travail quotidien – la règle aujourd’hui – à 12 heures maximum. « Le principe de faire primer les accords d’entreprises sur les conventions collectives et le Code du travail est pour l’instant limité aux questions de temps de travail et d’heures supplémentaires. Mais l’idée de cette loi, c’est que ça s’applique ensuite partout, sur tous les domaines », précise Jean-Claude Mailly.

Moduler les 35 heures : soumis à un accord de branche

Depuis la mise en place des 35 heures, les entreprises peuvent, par accord, moduler le temps de travail d’une semaine sur l’autre, pour éviter de payer des heures supplémentaires. Actuellement, sans accord de branche ou d’entreprise, la modulation se fait au maximum sur quatre semaines. Avec accord, sur un an. La loi travail prévoit qu’avec un accord collectif, la modulation pourra aller jusqu’à… trois ans. La nouvelle version renvoie la négociation sur cette question au niveau de la branche.

Cette question révèle un des enjeux centraux de cette loi : s’attaquer au temps de travail légal des salariés. « Dans les faits, les 35 heures sont déjà mises à mal de toutes parts. Mais cette loi, aussi bien avec l’extension des forfaits-jours que sur la question des congés et des horaires décalés, va encore déréguler le temps de travail, souligne Eric Beynel, porte-parole de Solidaires. Ces mesures vont dégrader les conditions de travail des salariés, et aussi empêcher les chômeurs de travailler en augmentant le temps de travail au lieu de le réduire. Ce qu’il faudrait pourtant faire pour lutter contre le chômage. »

Concurrence malsaine entre PME : toujours possible

« La loi et les accords de branche, c’est la garantie de protection collective et de l’égalité des salariés. Les remettre en cause, c’est encore renforcer la concurrence entre les entreprises, en particulier dans des branches particulièrement concurrentielles comme le commerce, le BTP, les transports… et tout spécialement chez les sous-traitants, qui sont souvent de très petites entreprises », analyse Eric Beynel. Risque d’effets pervers : le dumping social entre entreprises françaises d’un même secteur.

« Déjà, beaucoup de PME nous disent que leurs donneurs d’ordre leur demandent de baisser leur prix quand elles ont reçu des Crédits d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Aujourd’hui, dans la chimie ou la métallurgie, l’accord de branche précise que les heures sup’ doivent être payées à 25 % de majoration. Mais si on peut faire baisser la rémunération des heures sup’ à 10 % par simple accord d’entreprise, les donneurs d’ordre vont faire pression sur les sous-traitants pour l’exiger et faire ainsi baisser leurs coûts. Ce sera pareil pour le temps de travail », craint Jean-Claude Mailly.

Licenciement pour cause réelle et sérieuse : toujours facilitée

De nouveaux types d’accords d’entreprise, dits de « préservation et de développement de l’emploi » (article 11), permettraient de modifier les rémunérations et le temps de travail. Aujourd’hui, ce type d’accord n’est possible qu’en cas de difficultés économiques de l’entreprise. Ce ne sera plus le cas si la loi travail est adoptée en l’état. Le texte fait sauter cette protection. Si le salarié refuse, il serait licencié, « pour cause réelle et sérieuse ». Cela rendra beaucoup plus compliqué une éventuelle contestation aux prud’hommes si le salarié estime son licenciement abusif ou injustifié.

Licenciement économique : toujours facilité

En plus d’autoriser le licenciement « pour cause réelle et sérieuse » des salariés qui refuseraient de se soumettre aux nouvelles conditions de travail imposées par accord d’entreprise, le projet de loi facilite les licenciements dits économiques. Aujourd’hui, un plan de licenciement économique n’est valable qu’en cas de fermeture d’entreprise, de réorganisation, de mutations technologiques ou de difficultés économiques. Avec la nouvelle loi (article 30), une simple baisse des commandes ou du chiffre d’affaires pendant quelques mois suffira à justifier des licenciements économiques. « Avec ce texte, on déconnecte le licenciement économique d’une réelle difficulté économique qui mettrait en jeu la viabilité de l’entreprise. Ce sont les salariés qui ont le moins de protection, ceux des plus petites entreprises, qui vont être le plus soumis à la précarisation. », analyse Fabrice Angei, de la CGT. Pour les très petites entreprises, un seul trimestre de baisse des commandes suffira à justifier les licenciements.

Indemnités plafonnées : supprimées

Les licenciements seront aussi facilités en cas de transferts d’entreprise (article 41). Plus besoin de faire pression sur les salariés comme à Free quand le groupe de téléphonie a racheté Alice. Dans le cas d’un licenciement économique déclaré nul aux Prud’hommes, les indemnités versées au salariés baisseraient : 6 mois de salaires minimums pour les salariés avec au moins deux ans d’ancienneté, au lieu de 12 mois aujourd’hui. Un licenciement abusif coûtera donc deux fois moins cher à l’employeur ! Dans la deuxième version du texte, les montants plancher de dommages et intérêts en cas de licenciement non justifié ont été supprimés [3].

Accord d’entreprise validé contre les syndicats majoritaires : toujours possible

Aujourd’hui, un accord d’entreprise n’est valable que s’il est signé par un ou plusieurs syndicats représentant au moins 30 % des votes exprimés aux élections. Cet accord peut cependant être refusé par les autres organisations syndicales si celles-ci pèsent au moins 50 % des votes aux élections professionnelles. Exemple ? La direction de la Fnac avait proposé un accord sur l’extension du travail le dimanche et en soirée. La CFTC, la CFDT et la CGC (cadres), syndicats minoritaires, l’avaient signé. La CGT, SUD et FO, majoritaires, ont pu le faire invalider en janvier. Un mois plus tard, le projet de loi travail était prêt. Ce contre-pouvoir des syndicats majoritaires ne sera plus possible.

Le projet de loi modifie ces conditions (article 10 dans la nouvelle version). Si les syndicats majoritaires s’opposent à un accord d’entreprise, les syndicats minoritaires et l’employeur pourront organiser une « consultation » – ce terme a remplacé celui de « référendum d’entreprise » – directe des salariés pour faire valider un accord minoritaire. Vive la démocratie directe pourrait-on croire... La seule chose qui a changé sur ce point dans la deuxième version du projet : ces consultations ne pourront valider pour l’instant que des accords concernant les questions d’organisation du temps de travail. Mais l’idée est bien d’élargir par la suite.

Un progrès pour la démocratie sociale ? Faux

Le projet de loi parle du « renforcement » de la légitimité des accords collectifs…Mais s’agit-il vraiment d’un progrès de la démocratie sociale ? Le syndicat des avocats de France n’est pas de cet avis. « Le projet de loi est politiquement incohérent puisque, alors qu’il prétend renforcer le dialogue social, les salariés sont instrumentalisés pour affaiblir les syndicats dont ils ont pourtant eux-mêmes déterminé la représentativité aux dernières élections. Les salariés sont donc utilisés pour désavouer les syndicats majoritaires qu’ils ont élus », résume le syndicat des avocats [4]. « Le gouvernement met en avant la question de la démocratie sociale. Mais les référendums de ce type, en général, se font sur des régressions sociales, comme chez Smart, où une consultation de ce genre a été organisée sous la menace de perte d’emploi », déplore Éric Beynel.

Dans l’usine Smart de Moselle, la direction a organisé à l’automne une consultation des salariés pour augmenter le temps de travail. Les cadres l’approuvent en majorité mais pas les ouvriers. Au total, le oui l’emporte. Mais la CGT et la CFDT, majoritaires à elles deux, refusent l’accord. Menaçant de fermer le site, la direction fait cependant signer des avenants à leur contrat de travail à la quasi-totalité des 800 salariés du site. Ces avenants prévoient une augmentation du temps de travail et une baisse de salaire. Avec la loi travail, le référendum voté par les cadres auraient eu valeur d’accord d’entreprise tel quel, sans possibilité pour les syndicats majoritaires de s’y opposer. « Plus les négociations se font au plus près des entreprises, plus elles sont soumises au chantage des employeurs. Voilà la réalité qui remonte du terrain aujourd’hui », rapporte Fabrice Angei. « Le référendum tel qu’il est prévu dans le projet de loi est là pour faire valider des accords minoritaires. Cela signifie bien que le gouvernement souhaite faire passer des régressions. »

Médecine du travail : la santé des salariés sacrifiée sur l’autel de la sélection ?

L’article 44 du projet de loi s’appelle « moderniser la médecine du travail ». Selon Alain Carré, médecin du travail et vice-président de l’association Santé et médecin au travail, il s’agit en fait bien plutôt « d’affaiblir la médecine du travail et de la transformer en médecine de sélection de la main d’œuvre ». La loi prévoit de supprimer l’obligation de visite d’embauche par un médecin. Un infirmer pourrait la faire. « Or, c’est essentiel pour un médecin de faire des consultations. En faisant faire les visites par un tiers, on empêche le médecin d’exercer son activité clinique », souligne Alain Carré.

Surtout, la réforme envisagée dans cette loi transformerait le rôle même de la médecine du travail. « L’examen médical d’aptitude permet de s’assurer de la compatibilité de l’état de santé du travailleur avec le poste auquel il est affecté, afin de prévenir tout risque grave d’atteinte à sa santé ou sa sécurité ou à celles de ses collègues ou des tiers évoluant dans l’environnement immédiat de travail », édicte le point 65 de l’article 44 du texte. « Normalement, la mission du médecin du travail, c’est d’aménager les postes afin que tout salarié puisse travailler. Avec cette réforme, vous devez au contraire décider si le salarié est apte ou inapte, explique Alain Carré. C’est intenable. Par exemple, aujourd’hui, pour un salarié qui subit une maltraitance au travail de la part de son employeur, vous allez, en tant que médecin du travail, intervenir pour que quelque chose change dans les tâches qu’on lui confie, dans la manière dont on lui parle. C’est le poste qu’on modifie. Mais avec cette loi, dire “le salarié est en danger”, c’est le déclarer inapte, et l’employeur peut le licencier pour motif personnel. ». D’une médecine destinée à protéger la santé des salariés, la loi travail veut faire une médecine de sélection de la main d’œuvre, dénonce Alain Carré.

« Cette loi va faciliter les licenciements de salariés qui ont des problèmes de santé. C’est ce que demande le Medef depuis longtemps, analyse Jean-Michel Sterdyniak, secrétaire générale du Syndicat national des professionnels de la santé au travail (SNPST). Et si les médecins du travail empêchent les salariés de travailler, ceux-ci vont tout simplement taire leurs problèmes de santé. La nouvelle loi prévoit par exemple que pour certains postes à risque, la visite d’embauche se fasse en fait avant l’embauche. Cette visite sera donc susceptible d’écarter quelqu’un d’un poste. En conséquence, le salarié va évidemment cacher ses antécédents, taire le fait qu’il prend des médicaments, etc. » Les médecins du travail se retrouveraient dans la position de décider si quelqu’un sera embauché ou pas, sera licencié, ou pas. « On va avoir des atteintes à la santé des travailleurs et on construit en plus l’invisibilité de ces atteintes », déplore Alain Carré.

Le médecin du travail attire l’attention sur une autre mesure dangereuse à ses yeux prévue dans la loi travail, qui a même été ajoutée dans la deuxième version : « Il y a un passage de l’article 44 tout à fait stratégique, qui dit que pour contester l’avis du médecin du travail, le salarié devra aller aux Prud’hommes. Aujourd’hui, si le médecin prend une décision qui ne convient pas au salarié, celui-ci saisit l’inspection du travail, qui saisit le médecin inspecteur. Faire passer la contestation de l’avis du médecin du travail du côté du conflit privé, cela signifie que l’État se démet de cette garantie de la santé au travail. » « Cette mesure est un non-sens », s’indigne aussi Jean-Michel Sterdyniak. Qui ne baisse pas les bras devant cette nouvelle attaque contre la médecine du travail, déjà mise à mal par les lois Macron et Rebsamen.« Nous allons trouver des façons de résister à ce système s’il est mis en place. »

Les mobilisations des syndicats et du mouvement social ont déjà abouti à quelques modifications significatives du projet de la loi entre sa première et sa deuxième version, même sil elles sont peu nombreuses. Le premier texte prévoyait que les apprentis de moins de 18 ans pourraient travailler jusqu’à 10 heures par jour. Cette mesure a été retirée. De même que l’augmentation prévue de la durée maximum de travail de nuit. Par ailleurs, le congé minimum en cas de décès d’un proche restera garanti par la loi.

Au Sénat, suppression des 35 heures et travail de nuit des mineurs

Mais même là-dessus, rien n’est sûr. Les premiers amendements votés la semaine par le Sénat, en majorité de droite, reviennent sur plusieurs points de la loi à la première version du texte. Les sénateurs ont par exemple réintroduit le barème des indemnités prud’homales en cas de licenciement injustifié. Ils sont même allés plus loin que le premier projet dans la déréglementation du temps de travail.

La commission des affaires sociales du Sénat a ainsi voté un amendement pour faciliter le travail de nuit des apprentis mineurs. Elle a aussi supprimé la durée minimum de 24 heures par semaine pour les temps partiel. Surtout, les sénateurs ont tout bonnement fait sauter les 35 heures. « À défaut d’accord, la durée de référence est fixée à 39 heures par semaine », ont voté les sénateurs. Cet amendement scelle-t-il la fin définitive des 35 heures ? Non. Le Sénat va examiner ce texte en séance plénière à partir du 13 juin. Mais ensuite, le projet reviendra à l’Assemblée nationale, en juillet. Et là, tout peut encore changer.

« Après le passage au Sénat, le jeu du gouvernement, ce sera de montrer que si ce n’est pas lui, ce sera pire. C’est un jeu de dupe », analyse Eric Beynel, porte-parole de Solidaires. « Nous, nous concentrons nos forces sur la manifestation du 14 juin et sur la votation citoyenne. », organisée par l’intersyndicale opposée à la loi travail.

Rachel Knaebel

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 21:36

Laisser moi vous faire participer à quelques constatations et aux réflexions qu'elles me causent.

Il y a peu, j'avais une discussion forte intéressante bien que très peu décontractée avec l'une de mes Camarades. Nous parlions de la situation sociale en France et de notre préavis de grève.

En effet, et certains d'entre vous ne le savent peut'être pas, mais la CGT HOP! a déposé un préavis de grève illimitée contre la loi travail. Je n'aime pas dire "loi El Khomri", car je pense que cette dame n'est certainement pas la rédactrice du projet surtout quand on sait l'expérience qu'elle a sur le sujet « travail », puisqu'elle n'a pratiquement jamais travaillé dans le privé. Elle avait pû, d'ailleurs, montrer tout l'étalage de ses connaissances sur le CDD dans une émission télévisée.

Cette discussion tournait autour de "l'image" de l'organisation syndicale à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir, et je dis ça sans rire, mais je dirai sûrement plus loin pourquoi. Et puis si j'oublie, vous vous contenterez de ça.

En gros, je répète sans caricaturer ce qui m'a été dit, la CGT est un syndicat "sol", entièrement gouverné par les représentants syndicaux "sol" et entièrement soumis, donc, aux décisions syndicales du "sol".Un syndicat d'extrémiste, de brûleurs de palettes qui ne signe jamais rien.

Commençons par ça. Si être extrémiste consiste à réagir pour éviter de se faire tondre et d’essayer de préserver, un peu, l'avenir des générations suivantes, celles de nos enfants, je revendique cet extrémisme. Si les salariés font le choix de se laisser traîner dans la boue pendant que certains des plus grands dirigeants d'entreprise gagne en une journée ce que eux mettront une vie à gagner, peu importe, à chacun son niveau de fierté.

Et enfin, la CGT est le deuxième syndicat en France à signer des accords collectifs.

Voilà.


A la suite de cette discussion fort animée, ma Camarade a donc publié un article sur son blog « les ailes des PNC » et c'est en le lisant, en ressassant ses remarques, et en discutant avec des amis ce matin devant le tribunal de Bobigny en soutien à nos Camarades d'Air France inculpés dans « l'affaire de la chemise », que je me suis décidé à faire autres choses sur ce blog, que de recopier et transférer ce que l'on lit ici et là sur l'actualité sociale de notre pays.

Donc, pauvres navigant(e)s commerciaux, (PNC pour le reste du texte), vous voilà donc "soumis au SOL". La première réaction qui me viens serait de dire "oui, et alors". En effet, n'ayant pas adhéré à la CGT par le simple fait du hasard, parce que j'aimais bien les couleurs du logo, ou parce que mon Grand-père, ouvrier aux chantiers de l'Atlantique de Saint Nazaire y était lui même adhérent (alors que mon père avait horreur des syndicats...Ah tiens tiens, un début de piste... Freudienne en plus...), j'ai toujours du mal à comprendre cette triste division que les salariés établissent, entre eux, sans l'aide de personne. Un syndicat c'est fait pour unir, non?

Voiçi donc, et ne croyez pas que cela soit typique aux seuls salariés des compagnies aériennes c'est partout la même.

Un salarié dans une usine de production de cocotte minute ( les puristes ne m'en voudront pas de simplifier, le processus de fabrication de ce magnifique moyen de cuisson), affecté au polissage des cuves en aluminium. Peu qualifié, ce travail est salissant et pas très agréable.

Deux postes plus loin, l'opérateur sur une machine numérique, propre sur lui, le regarde avec condescendance. "Normal voyons". Voilà, à deux postes de différences, la ségrégation s'installe. Je ne parle pas, des "administratifs-qui-circulent-sur-la-passerelle" avec les chefs et pour qui, même le programmeur, très beau, très propre, n'est et ne restera qu'un "manard" dans la fosse (ah oui, vous avez remarqué comment sont souvent construits les sites de production? Les bureaux en haut et fenêtres, ou passerelle pour surplomber la fosse...).

A la SNCF les conducteurs de train. Même métier consistant à conduire une masse de ferraille entre deux rails du même métal et bien, même ségrégation, même différence de discours entre les salariés. Ceux qui conduisent les trains régionaux ne sont pas considérés du tout comme les conducteurs de TGV, ceux qui font les manœuvres entre dépôts, souvent dans des conditions nettement plus pénibles en plus, non plus. A tel point, que c'est maintenant un autre syndicat, créé pour l'occasion qui défend les chauffeurs de luxe par rapport "à la masse".

Le plus étonnant c'est que le quidam moyen trouve celà tout à fait normal: “ben, le conducteur de TGV, c’est normal qu’il soit mieux considéré” Ah bon, pourquoi? Parce que le train va plus vite? À cause de la formation plus difficile? Plus longue? Demandant un autre niveau d'étude? Nous rentrons là dans des détails pas même évoqués ou analysés par les “gens”, non, c’est comme ça, il faut une hiérarchie et la différence entre salariés est normal. Cela rassure de se savoir « mieux » que l’autre, ou moins bien, d’ailleurs, et de procéder à une auto flagellation culturellement défendu par certains.

Et puis “c’est comme ça”.

Revenons au sujet qui m’occupe.

Les représentants syndicaux du sol ne pourrait pas comprendre les “navigants” et donc ne pourrait pas les défendre.

Bien, pensez vous, par hasard, qu'il s'agisse d'une question de capacité intellectuelle? Non je l'espère, car je vous assure pour participer régulièrement à de nombreuses réunions “sociales” ou toutes les catégories de personnels et donc, tous les métiers sont représentés, voilà un critère, une qualité dont la répartition n'est effectivement pas très uniforme, mais je vous assure que cette répartition n'a rien à voir avec le métier de l'élu. Je vous assure également, que la proximité des oiseaux, du bleu azur ou des étoiles selon l’interprétation onirique du métier, n'amène ni à une amélioration de l'agilité intellectuelle, ni à l'attribution de quelques points en plus de QI. Pour certains dont je vois les visages en écrivant ces quelques mots, la tendance serait même plutôt inverse...

Donc, écartons les capacités intellectuelles défaillantes en fonction que l'on soit navigant ou pas.

Le boulot est différent.

Ah, ça oui, le boulot est différent.

Mais dites moi, les PNC sont bien gérées par un accord collectif?

Qu'est ce qui rendrait cet Accord Collectif du Personnel Navigant non-compréhensible au commun des mortels?

Il est écrit en Araméen?

Je sais, les abréviations ! Savez vous que sur un Maintenance Manuel d’Ejet la section concernant les acronymes contient une dizaine de pages...10 pages d'abréviations et leur signification ! Des “p’tits joueurs” vous êtes. Je vous le dis car moi, je l’ai lu l’ACPN complet, avec les annexes.

Mais de toutes façons, que je sache, il n'est pas demandé aux représentants syndicaux ”navigants” de connaître le bouquin par cœur, pas d'interrogation écrite ( et tant mieux, car je vous jure que l’on rigolerai 5 mn, c'est une chose de critiquer l'action de ses adversaires sur Facebook ou dans certaines publications, c’est autres choses, VRAIMENT autres choses, de savoir négocier et défendre les salariés. En fait, c’est en gros la différence entre une peste et une Délégue(e) Syndical(e)).

Donc je ne comprends toujours pas, pourquoi nous ne pourrions être polyvalent et se défendre tous et toutes. Je ne parle pas des syndicats de chauffeurs d'avion, qui, par construction, à l'exception d’une petite dizaine de vrais bons gars, sont génétiquement programmés pour ne défendre que leurs intérêts, il s’agit, d'après la faculté, d’un blocage comportemental appelé syndrome « d’il-n’y-a-que-moi” aggravé parfois par “les-autres-ne-servent-à-rien”. Ce n’est pas très grave et pas contagieux. Ils triplent d'ailleurs parfois ces deux syndromes avec un autre plus commun dans certaines sociétés, le « Je-ne-peux-manger-que-si-on-me-sert » mais c'est plus rare....

Tout ça pour dire que dans le cas qui nous occupe, bien égoïstement, ce n'est tout simplement pas le sujet !

Pourquoi ? Et bien parce que à la CGT HOP ! Les Camarades PNC se débrouillent, tout seul. Ils nous tiennent au courant de leurs discussions, des dossiers personnels, de ce qui se passe en CHSCT, nous adressent leurs Compte Rendu DP, mais personne, PERSONNE , n'interviens dans leurs affaires.

Une preuve ? PNC,adhérents, avez vous été appelées à la gréve par la CGT HOP !?

Vos responsables sont contre, je ne suis pas d'accord avec elles, d’où la discussion dont nous parlions plus haut, mais elles, ils, connaissent les salariés qu'ils, qu'elles défendent, jugent le moment peu propice à la mobilisation, elles, ils, décident.

Je ne suis pas d'accord sur le fond car nous seront toutes et tous touchés par cette loi si un jour elle s'applique !

Sol et navigants : le paiement des heures supplémentaires, le temps de travail, les temps de repos, il n'y aura aucun distingo entre salariés du sol et des étoiles ! Pour les dirigeants, tout cela c'est de l'argent, de la productivité, alors en avant !!!

Je vous joins une analyse des responsables de la CGT concernant ces conséquences, vous comprendrez....

Et puis, il faut arrêter avec ces histoires de syndicats sol/PNC.

Quizz : qui sont aujourd'hui les syndicats seulement PNC ?

Réponse : aucun ! La CGT, c'est la CGT. Le SNPNC est affilié à FO (qui est également contre la loi travail, d'ailleurs), l'UNAC c'est la CFE-CGC, syndicat de cadres dont le responsable chez Air France a salué le départ de De Juniac comme « celui d'un grand patron ». L'UNSA qui soutient également la loi travail est un syndicat Sol, la CFDT se cache maintenant derrière la création de l'Union Nationale PNC, SUD, c'est SUD.

Voilà la réalité.

Que les pilotes (certains) fassent « campagne » contre la CGT, cela se comprend, s'explique et s'analyse en faisant appel aux qualités précédemment citées. Je vous laisse quelques jours.

Pour terminer, ils sont vraiment biens vos syndicats « navigants » !

Ils ont laisser faire et pour certains milités, réclamés, la séparation des droits du travail. Il fallait sortir les navigants de la gestion par le Code du Travail. « Pensez donc, comment est-ce possible ! Nous n'allons pas continuer à être gérés comme les « rampants », beurk... » Et les patrons, « vous avez raison, et puisque vous le demandez... »

Bilan :

  • Durées maximum de temps de travail plus importantes pour les navigants, amplitude aussi.

  • Introduction de la notion de temps de service en vol à la place de la définition du code du travail : « temps pendant lequel le salarié est soumis à son employeur et ne peut librement vaquer à ses occupations »

  • Temps forfaitaire à la place du temps réel de travail

  • Temps de repos réduits (c'est bien les nuits courtes, hein!)

  • Publication, modification des plannings plus « souple »

  • Protection médicale sans cesse réduite

    Etc...etc...

« Merci nos syndicats. Heureusement que vous êtes là ! »

De l'avis même de certains responsables de l'Aviation Civile, la carrière d'un PNC doit être courte. Ces salariés doivent être jeunes et disponibles. « Ce n'est pas un métier, c'est un job » déclarent certains.

Et vous savez quoi, et bien il y a plein de gens qui trouvent ça normal et évident.

Comme pour les chauffeurs de trains.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 04:39
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:08

Deux choses:

Un texte de la Fondation Copernic qui replace les choses appelant pour cela l'Histoire. C'est important.

Ensuite, prenez donc le temps d'écouter cette émission diffusée sur France Inter samedi dernier. C'est édifiant! Et nous sommes loin, mais alors très loin d'une émission ayant pour invités de dangereux révolutionnaires...

La réforme du Code du travail ne fera pas loi

JEUDI, 3 MARS, 2016 L'HUMANITÉ


Photo : CGT

Le projet El Khomri doit être retiré. Non pas reporté, retiré. Son article premier suffit à le disqualifier, lui qui subordonne les droits et libertés des salariés au « bon fonctionnement de l’entreprise ». Il scelle la remise en cause historique, théorique, juridique d’un siècle entier de Code du travail.

Qu’est-ce que ce Code ? Qu’est-ce que la politique, sinon la mémoire qui informe l’action ? Ne jamais oublier. Et à gauche, se souvenir des désastres et des crimes, des vies brisées au nom du profit insatiable, pour cette « apothéose du coffre-fort » qu’évoque Balzac. Ne pas oublier, par exemple, que le Code du travail naît en 1910 après l’horreur de Courrières, dans le Pas-de-Calais. Après qu’en 1906, 1 099 mineurs avaient perdu la vie au fond des puits. Le patron exige alors que le travail reprenne immédiatement. Il stoppe la recherche des victimes. Cachez ces misères qui entravent l’entreprise. Et puis, douze jours plus tard, 14 survivants enfouis réapparaissent. Après des nuits de terreur et d’efforts. Miraculés. Enterrés vivants. Ouvriers morts avant d’être morts.

L’émotion est immense. Elle force à créer le ministère du Travail. Pourquoi ? Pour que ce ministère échappe aux diktats des employeurs et au ministère de l’Économie. Avec quel point d’appui, quelle barricade juridique pour résister ? Le Code du travail.

L’inverse est à l’œuvre : le ministère de l’Économie règle de nouveau la politique du ministère du Travail, réduit à n’être que son DRH.

Notre choix de civilisation fut depuis Courrières d’adapter le travail aux humains et non pas les humains au travail. Quand F. Hollande veut « adapter le droit au travail aux besoins des entreprises », il écrit l’histoire à l’envers.

Cela boostera l’embauche ? Par ordonnance, de 2004 à 2008, la mission Combrexelle a passé le Code du travail à l’acide, supprimant 500 lois, le réduisant de 10 %, en prétendant le simplifier. Cela n’a pas créé d’emploi.

Dans le contrat de travail, il y a inégalité. Le salarié subit un « lien de subordination juridique permanent ». C’est pourquoi il existe une « contrepartie » : un code spécifique. Les lois du travail sont, et doivent rester, universelles, car elles sont attachées aux droits humains, quelles que soient la taille de l’entreprise, sa spécificité, sa branche. Elles doivent l’emporter sur les contrats d’entreprise particuliers, les accords d’entreprise particuliers, les dérogations. C’est ce que garantissent la Déclaration des droits de l’homme de 1948, la charte européenne des droits fondamentaux de 1999, les conventions de l’OIT en leurs nos 81 ou 158.

Le droit du travail doit être un garde-fou par rapport au droit de la concurrence et non pas piétiné suivant le libre cours de la concurrence.

En ne voulant plus de durée légale pour tous, en actant le règne des dérogations, les projets El Khomri, Badinter, Macron, cassent les relations de travail au détriment du corps humain, de sa santé, de la vie de famille et de l’emploi pour tous.

La notion de durée légale est de facto supprimée, les patrons en décideront, au cas par cas, le pistolet sur la tempe de leurs salariés. Les syndicats majoritaires (élus avec un quorum !) pourront même être court-circuités par les syndicats minoritaires qui auront le droit d’en appeler au patron pour qu’il monte un référendum à ses ordres. C’est le come-back de l’employeur-maître !

La commission Badinter en finit d’ailleurs avec un Code du travail spécifique et le remplace par un mixte avec le Code civil, où les contrats commerciaux et les statuts d’indépendants sont mis sur le même plan que l’ex-contrat de travail. Dans ce texte, la « personne » remplace le salarié. Le salarié est traité comme l’indépendant. Et demain quoi ? L’ubérisation généralisée ? Pas d’horaires ? Pas de Smic ?

On comprend que les jeunes s’indignent. Que leur promet-on ? La précarité en début, au milieu et en fin de vie active. L’avenir bouché, interdit. Des jeunes méprisés au travail.

Que permettra la loi El Khomri, avec un simple accord d’entreprise, facile à arracher grâce au chantage à l’emploi ? Fini les 35 heures, les heures supplémentaires seront compensées et non plus majorées : on travaillera plus pour gagner moins. Il sera possible de travailler 12 heures par jour par « simple accord ». Le repos quotidien de 11 heures pourra être fractionné. La forfaitisation par accord individuel pourra aller au-delà de toute durée maximale, y compris 48 heures et 60 heures. L’annualisation du calcul des horaires se fera sur trois ans ! Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié aura « le droit » d’y renoncer pour de l’argent. Un apprenti pourra travailler 40 heures. Il n’y a même plus d’âge plancher pour le travail des enfants, lesquels dès 14 ans sont moins protégés contre les chutes ou les machines dangereuses. Trois CDD de suite sont autorisés au lieu de deux. Payer à la tâche sans référence au Smic ne sera plus interdit. Il n’y aura plus de plancher de 24 heures pour les temps partiels. Le patron décidera quand commence la semaine, de sorte qu’il évitera la majoration du dimanche. Les femmes seront les plus pénalisées.

Le Medef a coécrit ce projet de loi. Il lance d’ailleurs une pétition pour le soutenir.

Si ses profits et dividendes baissent, l’employeur pourra modifier les horaires à la hausse et sur une année les rémunérations à la baisse. La loi Warzmann l’autorisait pour un an, la loi Sapin plus encore, la loi El Khomri abaisse les possibilités pour les salariés de le contester.

La médecine du travail, les prud’hommes, l’indépendance de l’inspection du travail, les institutions représentatives du personnel sont laminés. Les licencieurs abusifs verront leurs condamnations baisser.

À quoi sert de faciliter les licenciements ? À faciliter les licenciements ! Pas à faire de l’embauche. Ce projet de loi vaut déclaration de guerre à 18 millions de salariés.

Le gouvernement entend repousser la présentation de cette loi, ce recul doit déboucher sur le retrait. Ensemble, nous appelons les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi, les précaires, les féministes, à rejoindre ce mouvement qui monte et qui exige le retrait de la loi El Khomri. La réforme du Code du travail ne fera pas loi.

Cent ans durant ce Code a été construit pour que les salarié-e-s échappent à la dictature de la rentabilité à courte vue. C’est un Code exceptionnel, une œuvre juridique rare, faite des luttes, des sueurs, des larmes, des grèves, des manifestations, bref de toute notre histoire sociale. Certes, on peut le modifier, le fortifier, renforcer les droits des salarié-e-s, rien n’est intangible. Nous allons d’ailleurs faire ensemble des propositions. Mais nul comité de technocrates ne peut, entre soi, hors du monde, le réécrire seul, tant il est le fruit, dans ses mille détails, des rapports de forces sociaux. En cela, le Code du travail est l’indice de mesure de la qualité d’une civilisation.

Texte collectif

Premiers signataires : Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT, Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, Noël Daucé, secrétariat national de la FSU, Gérard Filoche, membre du BN du PS, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, William Martinet, président de l’Unef, Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic, Danielle Simonnet, coordinatrice nationale du PG






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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 22:38

Regardez donc celà..

En plus, pour une fois, ce ne sont pas de vieux syndicalistes grincheux qui interviennent...

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 21:56

J'avais décidé il y a quelques temps, de ne plus répondre, de ne plus commenter les comportements des "responsables" des autres syndicats, plus précisément du SMNSAC et de la CFDT. Je pensais, et pense, quand même, toujours que c'est une perte de temps et d'énergie.

"Il y a des limites à tout". Enfin, c'est ce que je croyais. Or, force est de constater qu'il y a au moins deux domaines où cet adage ne s'applique pas: la connerie, j'aurai dû y penser, et la malhonnêteté, j'y ai pensé, mais là, on atteint des sommets.

Rappelez-vous. Il y a maintenant quelques années, a été négocié un accord dit "accord Check "C"". Pour les étrangers à la maintenance des avions, la Check "C" correspond à l'entretien lourd des appareils, en complément des Check "A" qui elles, comprennent les visites plus légères. En pratique, si les secondes immobilisent l'aéronef durant une vacation de travail (fractionnées parfois sur plusieurs nuits), les premières sont de l'entretien bloqué sur plusieurs jours.

Les négociations avaient été ouvertes par la direction. Cet accord "largement écrit par la CGT Régional (pas HOP! à l'époque)" dixit les représentants de la direction (si, si..), avait été signé par le SMNSAC et la CFDT, entre autres, pas par le CGT.

"Ah" me direz-vous "comme d'habitude!" Vous vous fourrez le doigt dans l'oeil, mes bons, victimes conscientes ou inconscientes de la propagande des précédemment cités. A ce niveau là, ce n'est pas le doigt, mais le bras qui vient remplacer votre globe oculaire!

En effet, les temps étaient autres, la pression sociale presque inexistante, et donc, nous avions fort logiquement conclu que cet accord n'allait pas assez loin dans l'intérêt des salariés et que, donc, il n'y avait, bien que ce texte était, je re-cite les mêmes sources "le bébé de Joël" (et je rajouterai de Jean-marc), aucune raison d'y apposer cette signature. Constants dans les positions: c'est une avancé significative, on signe, ca ne l'est pas, on ne signe pas.

Les "autres" se sont bien foutus de nous. Donc "ils" signent. Sans vraiment tout comprendre car certains de ces "responsables" viendront même demander à nos Camarades des explications sur la construction du forfait faisant partie du document.

Jusque là, tout va bien. Rien qui ne constitue des summums de malhonnêteté. Je suis d'accord.

2013, création de HOP! Ça se tend...

2015, audit du cabinet BCG (tu parles d'un vaccin!!). Là, ça ne se tend plus, ça se crispe..

Revient, sur le tapis, la re-négociation de l'accord ce dont duquel je cause (si c'est français, je le tiens de San Antonio, plus précisement de son adjoint).

Les élections sont passées par là, la précision est utile. Le SAC et la CFDT font "alliance pour réussir". La réussite est totale: la CFDT n'est plus représentative.

La CGT signe l'accord check "C". Arrêtez de vous marrez! Oui, ils signent.

Pourquoi? 2013, 2015, une situation sociale, économique, totalement différente. Moins d'avions, réductions des coûts, augmentation de la productivité réclamée par le cabinet "vaccin Bilé de Camette & Guérin" (je vous jure que c'est le nom du BCG), l'intérêt des salariés ne se situe plus au même niveau. Il est essentiel de préserver l'existant, afin que la direction ne dénonce pas l'accord de façon unilatérale et n'applique "le minima". Danger, pourquoi? Parce que:

- Les horaires de travail sont imposés par l'employeur (influences sur la rémunération)

- les plannings sont imposés par l'employeur, après avis (consultatifs, je le rappelle) du CHSCT.

- Les temps de pause, les temps de déshabillage etc... peuvent être ramenés au strict conventionnel. Lisez donc ceçi (c'est un lien, je ne sais pas si ça se voit..)

Voilà juste pour l'essentiel.

Le risque était donc, de voir les salariés affectés à cette activité, perdre, perdre beaucoup! Donc, la CGT HOP!Regional a signé cet accord dans l'intérêt des salariés, fidèle à ses principes.

Et ce n'est pas un passage sur le "respect des horaires de travail et de pause" qui l'aurait fait changer d'avis, puisque ces "respects" font partie du contrat de travail de tous salariés et n'ont pas besoins de figurer dans un accord pour être applicables.

Voilà un bref résumé des faits.

Passons à la malhonnêteté, ça sera court mais intense.

Figurez-vous qu'un "responsable" d'un syndicat non-représentatif, qui donc, ne négocie plus et qui n'a que le droit et le pouvoir de signer des autographes auprès de ses admirateurs, déclare à qui veut l'entendre "Comment avez vous pu signer cette merde".

Si, si, les mêmes qui ont participé et signé l'accord d'origine, brocardant à l'époque les positions de la CGT, le qualifie aujourd'hui "d'accord de merde".

Il s'agit peut'être d'une crise d'amnésie.

Vous voyez, je lui trouve encore des excuses...

Check C
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 22:49

Je dois être le dernier à relayer cette information, peu importe.

J'en profite pour adresser un salut aux malfaisants qui racontaient dans le hangar de Clermont-ferrand que " la plainte n'aboutirait jamais car le secrétaire du CE (le successeur du voleur) ferrait tout pour enterrer la procédure".

Eh ben, pour une procédure qui n'aboutit pas...

Je vous adresse donc un salut, messieurs les malfaisants, que je décomposerais ainsi:

- la main gauche vient rapidement frapper la base du biceps du bras droit, à la limite de la fosse cubitale.

- Dans le même temps, le sus nommé se plie comme propulsé par l'intervention du membre opposé et le poing se ferme.

Essayez, vous verrez!

Essayez aussi de comprendre que, malgré les amitiés passées et trahies, quand on porte des valeurs et qu'elles mènent vos actions, les attachements du passé ne sont plus, tout simplement.

Il en va de même dans la conduite de la défense des intérêts des salariés.

Des valeurs. Ca vous parle?

Le communiqué du bureau du Comité d'Entreprise:

Le 7 mai 2015 a eu lieu au Tribunal Correctionnel de Nantes, le procès qui opposait le CE et l’ancien Secrétaire Joël NOTIN
concernant le détournement d’un montant total de 164 366€.

Ses faits se sont déroulés pendant la période d’avril 2007 à avril 2011.

La justice lui a demandé de s’expliquer sur les faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à :

- 18 mois de prison avec sursis.


*Pour rappel, dans cette procédure de détournement de fond,
le CE a gagné son procès contre la Caisse d’Epargne qui a été condamnée à rembourser la somme de 80 000€.


Le Bureau du CE

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:26

Un de nos Camarades nous a fait remonter deux questions « majeures » à mon avis, (dont l'une au moins nous interroge...), quand aux positions tenues par la CGT HOP!Régional sur l'accord "réduction des coûts".

« Pourquoi la CGT HOP!Regional a t'elle refusé de signer l'accord sur la réduction des coûts ? ».

Reprenons un peu l'histoire et ce qui a conduit à la non-signature de cet accord.

Lionel Guérin vint présenter le projet PRF aux élus de Régional à l'automne 2013.

La création du Pool Régional Français fait partie du plan Transform mis en place par Air France pour diminuer les pertes abyssales de son réseau court et moyen courrier.

Il est essentiellement basé sur une réduction drastique des coûts dans tous les secteurs de la compagnie.

L'esprit « groupe » est alors appliqué par la direction d'Air France et cette mesure est alors étendue aux filiales et ce dans les mêmes proportions que celles de la maison mère, à savoir -15%, cet effort financier se portant principalement sur les salariés au travers de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail. C'est le premier désaccord de fond avec la direction de HOP ! Et celle de notre compagnie.

Pourquoi ?

Les présentations faites par Lionel Guérin, montrent très clairement que, pour ne parler très égoïstement que de Régional, les « pistes » d'économie ne se trouvaient pas seulement sur le « dos » des salariés. Loin de là!

Notre avis était qu'il y avait bien d'autres options à exploiter pour diminuer nos coûts de fonctionnement, la première et la plus évidente se portant sur l'exploitation de nos avions.

Certes,mais, qui maîtrise l'attribution des lignes, la construction du réseau, le mode de répartition entre les affrètements et franchises, en gros, qui dirige? Certainement pas la direction de Régional, mais bien celle d'Air France, vous l'avez évidemment compris.

De plus, vous vous rendez bien compte, salariés de Régional, que les « avantages » sociaux, les conditions de travail, sont sensiblement différentes entre vous et les salariés d'AF. (encore que, il y a depuis, des choses à dire sur le sujet...

Pour reprendre un exemple que j'avais pris en Comité d'Entreprise, « Quand il fait -20°c, et que l'on demande aux gens de s'enlever un pull, la sensation de froid est différente selon qu'il en reste encore deux, ou que l'on se retrouve en chemise... » Devinez qui a la chance d'avoir encore deux pulls...?

Donc pour reprendre le « fondamental » de notre désaccord avec les directions : « il faut d'abord regarder ou sont les pistes d'économie sur l'organisation de la compagnie avant de prendre dans la poche des salariés ».

La position de la direction fût à la hauteur de notre (dés)espérance et, le petit doigt sur la couture du pantalon, elle appliqua les consignes d'Air France pour qui il n'était pas possible de demander des efforts à SES salariés alors que ceux des filiales étaient épargnés.

Voilà pourquoi, il était totalement infondé pour nous, de signer le moindre accord sur le sujet.

Les signataires se présentèrent comme les « sauveurs de l'emploi », la direction ayant, dans son préambule à la négociation, évoquée la possibilité de recourir à des licenciements si aucun accord n'était trouvé.

Notre analyse sur ce sujet particulier était aussi différente, et les événements nous donnèrent raison. La mise en œuvre du PSE au siège de la compagnie, la construction en parallèle de HOP ! causant déplacements et mise à disposition de nombreux salariés fit qu'il devint mathématiquement impossible de se séparer du moindre salarié, au point que, depuis, des recrutements extérieurs ont même été nécessaire.

Les signataires de l'accord n'avaient pas pris en compte la réalité de la situation et ont cédé au classique « chantage à l'emploi » arme habituelle de nos patrons dans les négociations.

En résumé, pourquoi n'avons nous pas signé l'accord sur la réductions des coûts ?: Parce qu'il n'apportait rien, ni aux salariés, ni à la compagnie.

Seconde question : "Pourquoi refusez vous de signer le CET (Compte Epargne Temps) ?"

La réponse va être extrêmement courte, car elle est dans la question : nous n'avons jamais refusé de signer un accord sur le CET, et ce pour une excellente raison, il n'existe pas...

Et pourtant, nous fumes la première organisation syndicale à proposer l'ouverture de discussions sur ce sujet. Seulement, pour discuter, il faut au moins être deux (à moins de souffrir de certaines affections psychiatrique, dont je m'enorgueillis de souffrir quand je suis satisfait de la cuisson de mon omelette), et la direction resta longtemps sur une position de refus.

Il n'y a que récemment, que pour forcer la signature de l'accord sur la réduction des coûts, elle fit miroiter aux naïfs l'ouverture de négociations, ultérieures... (Pour mémoire, elle avait promis d'ouvrir les discussions en début d'année 2015, nous sommes bientôt mi-2015).

La suite. Si ces négociations s'ouvrent réellement, nous y participerons, c'est une évidence, mais il ne faut pas attendre, de notre part, une signature pour une signature.

Notre position est toujours la même : si l'accord est favorable aux salariés et qu'il constitue une avancé sociale, nous le signerons. Si ce n'est pas le cas, nous expliquerons pourquoi il ne nous convient pas et consulterons nos adhérents.

Donc, en résumé, nous sommes POUR les négociations sur le CET.

A conditions que la direction les ouvre...

Par contre, interrogateur anonyme, il faudrait que tu retournes voir le "malfaisant" qui t'as raconté que la CGT refusait de signer un document qui n'existe même pas, te faisant passer, au mieux pour un naïf mal informé, au pire pour une grosse tanche.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 20:59

Cocasse. Je vous avoue que ce n'est pas le premier adjectif qui m'est venu à l'esprit quand mon Camarade Joël m'a raconté la petite anecdote que je vais içi vous rapporter.

Heureusement, ce qui me reste de retenue et les bases de l'éducation prodiguées avec quelques difficultés par mes parents, m'empêche, et c'est tant mieux, de me laisser aller à quelques errements verbaux que je ne regretterai d'ailleurs même pas. De plus, un au moins de mes chefs me considérant comme "grossier",(analyse motivée par la reprise toute personnelle d'une vieille chanson paillarde que fredonnait parfois mon oncle surtout sous influence muscadéenne...) ne serait-ce que pour démentir son analyse d'ailleurs largement injustifiée, je me retiens. Les artistes sont souvent des incompris.

Allons donc à l'histoire. A son arrivée à Clermont-Ferrand Auvergne, aéroport de la ville du même nom, ne voilà t'y pas que mon Camarade était attendu par un des délégué syndicaux du SNMSAC-UNSA (on rajoute UNSA, ça donne de l'importance), qui lui balança tout de go: "Alors on vous a foutu une raclée".

Mon Ami a l'esprit vif, mais il mit quelques secondes à comprendre de quoi lui parlait ce monsieur. Il est vrai, que nous sommes plusieurs, même de son "camp" a avoir parfois quelques difficultés à comprendre ses déclarations. Il y a souvent, comment dire, l'apparence d'un "décalage" entre pensée et propos. Des fois, il m'arrive de craindre que cette "pathologie" ne soit contagieuse, car, au sein de cette organisation, mr M..... ne serait pas le seul à souffrir de ce mal et figurez-vous que ce n'est pas moi qui le dit, mais un cadre, que ma discrétion légendaire et le profond respect que j'ai pour lui, m'empêche de nommer.

Donc, mon Joe, réfléchit. "Ben oui. Les élections" déclame le matamore. "Ben quoi les élections?" "Quelle raclée?". "Ben, on vous a battu. On a deux lignes en Techniciens Agents de Maîtrise".

"Sombre Con! Et en plus tu ne sais même compter!" "Vous vous êtes mis à trois, SAC, CFDT, CFE-CGC contre nous et tu oses dire que TU nous a battu! TOI!, recompte, si tu y arrives".

Sans tomber dans des explications du même style que celles que nous infligent politiques, tout camps confondus, lors des soirée électorales, il est quand même nécessaire de se pencher (pas trop quand même..) sur les résultats et faire un constat simple:

La CGT avait ses électeurs, seuls. L'union syndicale regroupait sur chaque candidats, les suffrages d'au moins deux syndicats SAC et CFDT. Ainsi, si l'on regarde le score le plus haut du candidat de l'union sur le collège TAM CE Titulaires: 211 voix qu'il faut donc diviser par deux = 105,5 (j'ai une petite idée de celui qui a voté pour 0,5, mais je ne le dirai pas).

C'est donc, mathématiquement, 75 voix de moins que le nombre de voix du candidat CGT! Tu parles d'une victoire! De plus, si l'on jette un coup d’œil aux ratures, Joël est "rayé" 4 fois, monsieur M....., "le vainqueur", 21 fois. Les chiffres sont disponibles sur le site de NeoVote, vous pouvez vérifier.

Poursuivons l'analyse en comparant avec les élections du d'avril 2011:

Score CFDT: 97, score SAC: 89 soit, si on ajoute les résultats pour nous retrouver dans la situation 2015: 186 voix.

CGT 2011: 186 voix. Quand on sait que la CGT HOP!Régional a perdu avec le transfert de l'escale commerciale de Lyon et différents départs au sein des escales techniques une bonne trentaine de voix, et bien somme toute, les positions de chacun sont relativement stables, voir même, en légère progression pour la CGT et pour la CFDT.

Donc, en résumé, non seulement on ne comprends pas quand il parle, mais en plus on ne comprends pas quand il compte!

Il faut parler de la CFDT. C'est la grande perdante du calcul "union", puisqu'elle se retrouve aujourd'hui non-représentative, ce, qu'à titre personnel je déplore. Elément moteur, pour ne pas dire autres choses de l'union, les voilà dindons de la farce, syndicalement. Je pense personnellement que nous ne pouvons nous passer de la compétence et de l'analyse d'Olivier lors des prochaines négos. Il faudra trouver une solution pour qu'il y participe.

Sinon, on va se retrouver avec le "vainqueur"..

On en a de la chance...

Les salariés aussi..

Philippe Guégan-Benadel




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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 18:21

Suite de l'affaire du détournement des fonds des oeuvres sociales du Comité d'Entreprise de Régional par l'ancien secrétaire (CFDT).

La Caisse d'Epargne a été condamnée pour avoir permis l'encaissement de 82500€ de chèques falsifiés par le "personnage"...

C'est une partie de ce qu'il a volé aux salariés. Rappelons, également, que l'individu avait été jusqu'à détourner le montant d'une quête faite en soutiens de salariés grévistes.

la com:

Comme nous vous l’avions annoncé au mois de Juin dernier,

le CE a gagné le procès qui l’opposait à la Caisse d’Epargne dans le cadre du détournement de fonds au CE.

Aujourd’hui nous sommes heureux de pouvoir vous confirmer la réception du chèque.

Cette somme a permis d’augmenter le montant de la subvention des bons d’achats pour Noël :


135€ au lieu de 85€ prévu initialement.

Le dossier est toujours en cours, le procès devrait avoir lieu en début d’année 2015,
nous vous tiendrons informés des suites données à cette affaire.

Joël RONDEL
Secrétaire du Comité d’Entreprise
Hop!-Regi
onal

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