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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 23:33
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:40

Je vous l'ai souvent dit, on vit dans les les sociétés où nous travaillons les mêmes choses que dans la société ou nous vivons. En plus petit...

Ainsi, c'est le "matraquage" médiatique autour des déclarations de F. Hollande qui ont aujourd'hui réenclenché cette envie de pousser un coup gueule et l'extraction de l'un de mes nombreux brouillons, aidé en celà par le visionnage d'un petit film que notre direction avait bien voulu nous transmettre par courrier spécial.

Un peu con de nature, je n'avais pas compris au début que ce petit bout de plastique à l'effigie de notre belle compagnie contenait autant de choses. Il est vrai, j'avoue, que je ne l'avait pas déballé, le réservant pour une activité ultérieur, dans le plat ou l'on trouve en vrac et bien mélangés, des piles usagées, des piles neuves, des chewing gum, toutes les "serviettes rafraîchissantes" que je ne manque pas d'accepter à chaque fois que je me déplace en avion et que donc, je n'utilise jamais, trois ou quatre cléfs Ikea, des punaises, un stylo qui ne marche pas et que je pense foutre à la poubelle à chaque fois que j'en fais le constat, etc.. etc.. vous voyez de quel récipient je parle. Donc, la petite carte se trouvait là dedans. Ayant des joints de salle de bain à refaire, je m'étais dit que ca ne serait pas mal comme raclette à silicone.

C'était sans compter sur mes Camarades de travail dont la vivacité d'esprit est universellement connus (enfin presque tous). " c'est une clef USB, ta raclette à mastic. Regarde, tu vas passer un bon moment".

A vrai dire, j'ai pensé qu'ils se foutaient de moi, néanmoins, ayant dans ma carrière qui commence maintenant à être un peu longue, été tellement surpris à maintes occasions par l'imagination des publicitaires, j'ai quand même eu un doute et arrivé à la maison, j'ai donc déballé ce joli cadeau et ai inscrit sur ma liste de courses "acheter une palette pour les joints silicone".

Effectivement, il fallait retourner le présent et dégager la petite languette.

Mon dieu!! (auquel je ne crois pas, mais c'est une expression, et puis que dire...), je connaissais la loi de Moore sur la capacité de stockage des supports informatiques, mais alors là! Je ne pensais pas qu'autant d'auto-satisfaction pouvait tenir en si peu de place! Un peu plus d'un p 'tit giga et voiçi la présentation d'une compagnie dans laquelle les salariés doivent être heureux, on parle tellement d'eux, "nos collaborateurs", "nos équipes"!

Néanmoins, petit bémol d'un grincheux, on parle d'eux, mais ce sont les cadres, les chefs de projets qui sont interrogés... Ça doit être un manque de temps (il reste pourtant de la place sur la petite carte...).

Je dis "les salariés doivent être heureux dans cette compagnie", car même si j'y reconnais certains points communs avec celle ou j'exerce mon activité professionnelle, ce n'est manifestement pas la même.

Oui le chemin parcouru est immense!

Oui, beaucoup étaient pour cette fusion. Vous oubliez quand même que ce n'était pas le cas pour une grande partie et que, tristement (?), ca ne l'ai toujours pas.

Avez vous, Messieurs, les vraies remontées du terrain? Connaissez vous la situation alarmante de certains services en sous-effectifs, obligés parfois de former leurs collègues alors que la charge de travail a été multiplié par trois!

On parle beaucoup des systèmes d'information dans ce documentaire. Vous a t'on mis au courant des multiples coupures, ralentissement des réseaux, applications inaccessibles et cela souvent au pire des moments?

Savez vous que le transfert dû à une idée de génie, du contact entre les Personnels Navigants et Logistique/régulation vers des serveurs vocaux a une véritable influence sur la sécurité des vols?

Savez vous qu' à la question "ca va?"le mot le plus prononcé aujourd'hui entre "collaborateurs" de HOP! , c'est "Boff, comme toi.."

On ne peut exiger d'un film de propagande, pardon, de publicité qu'il présente les défauts du sujet qu'il est sensé encenser, néanmoins et celà sera ma vraie question:

Etes vous seulement conscients du 1/4 de ce que vivent présentement (même) les salariés de la compagnie?

Vos cadres, chefs de projets et patin couffin limonade, ont'ils eut la franchise que commande la situation de vous informer des difficultés vécues par "vos équipes", "vos collaborateurs" au quotidien en cette post fusion?

Je vous dis ça, car quand j'entends les propos d'au moins l'un d'entre eux, j'ai des doutes, de sérieux doutes et quand le doute m'assaille (comme dirait un copain Kenyan), ça me rends nerveux.

Pour en revenir à ce qui a réveillé mon envie d'écriture, j'ai pensé à vous en entendant Hollande qui déclarait "depuis que je suis au pouvoir, la France va mieux".

Lui c'est un menteur...

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:28
Faut'il retarder la fusion chez HOP!?

C'est vraiment la question que l'on est en droit de se poser...

Depuis la création du PRF, puis de HOP! nous avions été habitués à ce que les instances représentatives du personnel soient plus ou moins bien informées, plus ou moins bien traitées par les différentes directions des filiales et de la holding. Force est de constater que l'annonce de la fusion prochaine des trois compagnies, Airlinair, Britair et Régional au sein de HOP! conduit les directions à avancer à marche forcée. Comme si plus rien n'avait de valeurs ou d'importance, il faut fusionner au 1er avril 2016.

Alors qu'importe!

Qu'importe que les documents nécessaires aux élus pour un examen "honnête et loyal" du plan de fusion soient remis aux élus au mieux 3 jours avant la cession, le plus souvent, pendant la réunion, qu'importe que ceux-çi soient, pour certains, erronés, qu'importe! Il faut avancer!

Qu'importe que les cessions de "négociations" dans les locaux de la Holding durent moins de trois heures. Qu'importe, il faudra avoir fusionner le 1er avril.

Nous n'avons même pas terminé l'examen des postes supprimés, que prochainement l'entreprise va publier la liste de ceux que devrait créer la fusion! Qui comprend?!

Comment peut'on annoncer que les suppression de postes n’entraîneront "aucun départ contraint"? Quel sort sera réservé aux salariés qui ne souhaiteront pas accepter la mobilité professionnelle?

Il y a peu, je parlais de la situation avec une responsable RH d'une autre entreprise. Je lui faisais part de notre incompréhension devant les annonces-promesses de nos dirigeants concernant ce refus de procéder à des départs forcés. Eclat de rire de la dame! "Ben oui, c'est complètement psychologique! Les salariés se mettent déjà dans la situation. Ils voient leurs postes purement et simplement supprimés. Donc soit ils vont répondre massivement au PDV, soit ils vont accepter les mobilités. On a fait exactement la même chose dans ma boite. Des chefs d'agence ont même accepté des emplois très largement en dessous de leurs qualifications pour ne pas risquer de se retrouver dehors." "Le risque" a t'elle ajouté "c'est le départ massif de salariés hautement qualifiés, car se sont ceux qui se "vendent" le mieux. Vous êtes un peu dans la m...."

Nous avons longtemps penser, et personnellement je le pense encore, que la fusion était une bonne solution, pour ne pas dire la seule. Il est décevant de voir que la direction est dans l'incapacité de faire façe aux échéances et qu'elle nous emmène droit vers ce qu'il y a de pire, une fusion ratée.

En conséquence, je pense, et c'est la position que je défendrai auprès de mes Camarades que nous devrions retirer notre signature du relevé de conclusion sur la prolongation des mandats et aller voir un peu du coté des tribunaux ce que nous pourrions obtenir dans l'intérêt des salariés.

En fait, c'est plus que de la déception...

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:35

Une semaine déjà, que la direction de HOP! a annoncé la fusion, au bénéfice de la Holding, des trois compagnies Airlinair, Britair et Régional.

Les annonces faites dans la presse sont assez précises mais leurs analyses soulèvent quelques commentaires, la presse Bretonne étant nettement plus précise et plus réactive que l'Auvergnate.

En effet, le Télégramme, pour ne citer que lui, parle de "réelles craintes pour l'emploi sur le site de Morlaix". C'est vrai, comme elles le sont, dans des proportions tout aussi inquiétantes sur Clermont-ferrand (Régional), ou à Paris (Airlinair).

Je ne vais pas reprendre le couplet, désormais habituel, sur la nécessité de prendre conscience de la globalité du problème, on ne peut en vouloir, devant les annonces faites par la direction, de faire du "local" dans l'urgence. C'est humain. Je pense que cette manière de raisonner ne pourra pas durer, c'est tout.

Exceptionnellement, pour ne parler que de ma compagnie, je vous propose la mise en parallèles de deux chiffres:

- 80 salariés en sureffectif sur la famille Maintenance des trois compagnies, dit le projet.

- Suppression de l'entretien "mineur" (Check A pour les initiés) à Clermont-ferrand, d'après le même plan: 50 salariés concernés.

Ces suppressions de postes s'ajoutent à celles du Plan de Départs Volontaires mis en place depuis 2 mois. Je vous propose donc un troisième chiffre: 27.

Soit pour la seule Maintenance de HOP!Régional un total de 77 salariés!

Le premier PDV n'a pas lieu d'être, c'est une évidence. Je pense qu'il y a largement matière à discuter l'importance du second, quand on sait que des opérations d'entretien sur nos avions sont actuellement sous-traitées en externe (RAS et Latécoère), car nous ne pouvons faire face à la charge. A moins que la direction n'ait choisi d'hors et déjà la sous-traitance...

Le dimensionnement du sur-effectif est lié à l'analyse de l'audit du cabinet BCG sur la Maintenance des trois compagnies. Je ne connait pas le prix de ce travail, mais je pense qu'il va coûter cher, très cher au "futur leader européen du court-courrier".

Les positions de la CGT sont donc très claires: suppression du 1er PDV Maintenance, négociations sincères au sujet du second.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 17:34
Grève chez Britair
Il me semble que ce sujet nécessite un peu plus que le seul commentaire laissé sur l'article précédent.
D'autant qu'il a été rédigé plus en réaction à la question du suivi d'une "grève de la CFDT" (sic!) ce qui n'est pas la réalité que réellement sur le fond du "problème".
Avant toutes choses, il ne me viendrai pas à l'idée de contester cette grève ou de la critiquer (au sens que l'on donne généralement à ce mot, alors que...), j'apporte içi mes propres analyses et interrogations et tente de répondre aux questions (nombreuses) qui nous ont été posées sur ce sujet.
Je reprendrai quand même l'argument principal de ma réponse: "une grève, ça sert à quoi?". Cette question n'est pas une question dogmatique ou idéologique, ni même (encore que, dans certains cas), philosophique, elle pose seulement une question pratique, essentielle car elle détermine la raison du conflit, j'espère que nous serons tous d'accord sur ce sujet.
En l’occurrence, "nous voulons obtenir de la direction de HOP! qu'elle ne ferme pas le site de la compagnie Britair à Morlaix". Bien. C'est une excellente raison, mobilisatrice qui plus est, de rentrer dans un conflit. Mais, et je vais utiliser là un synonyme, un conflit c'est un désaccord. Il y a t'il désaccord dans la situation qui nous occupe? Difficile à dire, car le plan de restructuration sera présenté jeudi 16 juillet et à moins d'être doué de dons de divination, personne ne sais ce qu'il y a dedans. Ce que je sais seulement, pour avoir assister à plusieurs réunions sur le sujet de l'unification du secteur Maintenance de HOP!, et ce avec les représentants des syndicats de Britair, d'Airlinair et de Régional, c'est que jamais, n'a été évoqué ni la fermeture de Morlaix, ni celle de Lille, de Clermont ou de Lyon. Jamais!!
Pourquoi cette réaction alors?
Vous connaissez mon "amour" immodéré pour les cadres, et ce, quels qu'ils soient et de quelques appartenances que ce soient, vraisemblablement causé par mes expériences passées et présentes, mais je vais quand même essayé de trouver des circonstances atténuantes à leur comportement habituel. Voilà une catégorie particulière de salariés, parfois représentés par un syndicat, dont le rôle principal est de faire passer les différentes pilules que représentent les conséquences des plans de restructuration, réorganisations, fusions à leurs "équipes" et qui, dans 80% des cas, sont les premiers concernés par les conséquences de ces mesures. L'exercice n'est pas simple. Les voici en réunion, on leur projette un bel organigramme et ils réalisent, alors, que, "tiens", "je ne retrouve plus ma case". "Retourne au boulot mon petit et fait passer le message que ce projet d'entreprise est le meilleur du monde". "vous êtes gentil mon bon chef, mais je ne suis pas dedans...", "Certes, mais fais ton boulot, tu es cadre". Bon petit soldat! Remarquez, il y en a qui aime ça.
Pas facile, Is'n it....
Je pense, pour y avoir été confronté, que l’ancienneté de Britair et son histoire font que la plupart de son l'encadrement a, au lancement du PRF-HOP!, pensé, que la gouvernance générale de la future organisation lui revenait "de droit". Je ne vous rappelle pas les différentes et successives déclarations de chefs de services de la compagnie Bretonne "On va les bouffer", "Régional, on les aura.." j'en passe et des pas meilleures.
Je pense vraiment, pour aussi l'avoir vécu, que c'est de l'encadrement que viennent les rumeurs. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les syndicalistes sont peu écoutés, dans les premières phases des projets (quand arrivent les difficultés, c'est autres choses). Je crois donc, que l'une des grandes causes de la "panique" des salariés de Britair vient de son encadrement et de la frustration de tel ou tel risquant de ne pas trouver sa place au sein de la nouvelle organisation. Celà peu se comprendre. On comprend moins la même réaction quand il s'agit de personnes ayant visées promotion et "gloires" personnelles. Le pouvoir rend fou, je vous l'ai dit et répété...
De là à penser qu'il y a au minimum une influence "néfaste", au pire, manipulation de l'ensemble des salariés du siège de Morlaix, il y a un pas, que les informations en ma possession ne me feront pas franchir, mais quand même.
Le danger de cette situation, c'est que les salariés s'en aperçoivent et que le soufflet retombe au moment ou, justement, une mobilisation unitaire sera rendu nécessaire par l'actualité.
Passons aux syndicalistes. Qu'est ce qui fait que ce mouvement est déclenché seulement chez Britair (je ne parle pas d'Airlinair sciemment)? Je ne parle que de la CGT HOP!Régional, mais depuis le déclenchement de "l'aventure" PRF-HOP, ils ont été les premiers à dire que l'union ferait la force et que nous devions "faire ensemble". Que dire? Nous n'avons pas été entendu? C'est au minimum une évidence.
Ils n'ont pas confiance, c'est une triste réalité, et malgré nos prises de positions en Comité d'Entreprise sur la défense des TOUS les salariés, ceux de Régional, c'est évident, mais aussi ceux de Britair et d'Airlinair, malgré nos différentes rencontres avec les mêmes déclarations, la CGT de Britair continue à croire que nous ne ferrons rien pour eux et que nous les trahirons. Ils se trompent, et risquent bien par leur comportement (la CGT de Régional n'a pas été informée, au moins par "politesse" du préavis de grève) de décourager les plus "unionistes" de nos Camarades et de, surtout, décourager les salariés de Régional qui auraient pu, par solidarité, suivre un mouvement, car nous l'avions annoncé depuis le départ "si un seul site, quelqu'il soit est fermé, vous nous aurez en travers de votre chemin".
C'est triste et contre-productif, mais c'est la vie. Je ne pensais pas cela possible à la CGT, aux vues des valeurs qui ont fondé ce syndicat, mais bon, on en a tellement vu ces derniers temps...
Pour finir, il ne faut pas oublier, aussi, les échéances électorales chez Britair en mars prochain. J'aime beaucoup moins ce "scénario" mais sais que certains en sont largement capables. Imaginez un peu que certains instigateurs de la grève, qui eux ont participé aux réunions avec la direction contrairement aux salariés, imaginez, disais-je, qu'ils sachent que rien ne fermera. Il est alors facile d'appeler à la grève AVANT l'annonce (connue) et de se présenter le jour de la dite annonce, comme LES sauveurs du site de la compagnie et d'en tirer tous avantages. "Vous voyez, c'est grâce à nous qu'il n'ont pas fermé Morlaix"...
Voilà, un peu plus développées, les raisons qui me font penser, que nous n'avions aucune raison, chez Régional, de suivre cette grève. C'est, je le répète une analyse personnelle qui ne remet pas en cause leur mouvement, car après tout, je travaille chez Régio et ne suis pas dans leur tête, mais je continue à penser que c'est du gaspillage, au minimum, d'énergie. Et puis, quand on me demande, je réponds.
Nous verrons la suite....

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 10:06

Dans la presse aujourd'hui, au sujet du procès opposant les élus du Comité d'Entreprise à la direction de Régional, avec en embuscade HOP et Air France, puisqu'une avocate de la compagnie "mère" était également présente à l'audience.

Air France : la direction de Régional retire son plan social

Le SNPL poursuit toutefois son action en justice sur le fond contre le PSE, qui menacait 47 postes de pilotes en 2013 et 15 en 2014. La direction de Hop ! Régional a retiré le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévu concernant les pilotes de la compagnie, annonce le SNPL Régional. Ce retrait, selon un compte rendu du syndicat, "pourrait être en relation avec la procédure judiciaire engagée par le CE sur le PSE et dont le jugement sur le fond" était "prévu le 5 novembre 2013". Contactée par l'Echo touristique, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations. "Si la justice nous donnait raison sur les reclassements chez Transavia en cas de licenciement, cela pourrait bien faire jurisprudence dans tout le groupe Air France", assure le syndicat, qui attend un verdict le 19 décembre. De fait, le plan social présenté par la direction ne prévoyait pas de reclassement des pilotes de Regional au sein du groupe Air France, alors que Transavia, filiale en plein développement, est en train d'embaucher et accueille des pilotes de la compagnie nationale.(plus une prime. Ndr)

"L'objectif de ce PSE, c'était de nous mettre la pression pour que l'on accepte une baisse générale de nos salaires de 15% pendant les négociations collectives. Mais ça ne passe pas car un tel chantage est inacceptable" répond Armand Simon, délégué SNPL Régional. Le PDG de Hop !, Lionel Guérin, s'est en effet engagé à réduire les coûts de 15%, ce qui passe par la renégociation des accords collectifs au sein des différentes entités de Hop ! : Régional, Britair et Airlinair. Problème, les trois entités ont des conventions et des niveaux de rémunération différents. "Alors que chez Britair une augmentation de productivité de 16% a été signée, les salaires moyens des pilotes de Régional sont toujours inférieurs de 12% à 18% à ceux de Britair" déclare Armand Simon.

Pour l’instant, seuls les syndicats d’Airlinair et de Britair ont trouvé un accord avec la direction pour les nouvelles conditions de travail et de rémunération. Mais la convention signée par Britair pourrait être caduque avant la fin de l’année, puisqu'elle prévoit des clauses suspensives concernant notamment le droit à un reclassement chez Transavia. "Il ne reste plus que 7 mois pour trouver un accord chez Régional. Si cela n'est pas fait, la direction pourra nous imposer les conditions de travail européennes. Mais dans ce cas, on repassera sur la règle qui prévoit de payer les pilotes au temps réel de vol. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque nous sommes payés au forfait. Par conséquent au lieu d'optimiser leurs vols dans l'intérêt de la compagnie, comme c'est le cas aujourd'hui, les pilotes risquent de faire l'inverse pour rattraper le pouvoir d'achat perdu. Il est donc évident qu'une telle situation ne serait pas sans conséquences sur la régularité des vols et sur l'économie générale de Hop!", alerte Armand Simon. Le plan social chez Régional prévoyait 47 suppressions de postes chez les pilotes en 2013 et 15 en 2014. L'autre volet du plan social, qui concerne 65 postes sur le personnel au sol, est maintenu.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:13

Toujours accusés d'empêcher la mise en œuvre des plans de restructurations concoctés par nos pauvres patrons, « qui se débattent avec la crise, qui subissent le coût exorbitant du travail dans un pays rétrograde... », je cite, les syndicats tentent, pourtant dans la majorité des cas, de comprendre les intentions, pas toujours très clairs de nos dirigeants.

Ainsi, quand Lionel Guérin accompagné de son fidèle lieutenant était venu à plusieurs reprises présenter aux élus des Comités d'Entreprise son plan de réorganisation des filiales, Britair, Airlinair et Régional, les élus avaient, au moins chez Régional, essayés de comprendre.

Cette démarche constante de recherche d'informations fut d'ailleurs interprétée par la direction, comme une volonté de blocage du projet. Comme si les syndicats décidaient et pouvaient bloquer une restructuration de cette ampleur...

Analyse stupide et insultante pour les représentants du personnel mais il est évident que les états d'âme patronaux dépendent largement de la situation : quand on accepte, on est des « bons petits conscients de la réalité économique » quand on demande à savoir nous devenons des « empêcheurs de tourner en rond ». Habituel.

Pour ne parler que de la branche maintenance avion de la future holding, figurez vous que les discussions avec notre futur (actuel) dirigeant, avaient débouché sur un consensus : mutualisons les moyens afin d'éviter la mobilité forcée des salariés des escales techniques, utilisons les structures existantes pour mieux travailler ensemble, les compétences sont là !

Ah ben ça ! Incroyable ! La CGT, jamais d'accord avec rien ni personne se retrouvait grosso-modo dans les intentions d'organisation du patron puisqu'elle correspondaient à l'intérêt des salariés.

La réorganisation de ce secteur d'activité fut donc confiée, au grand dam des cadres de Régional, au directeur « maintenance » de Britair, Mr Vernet.

Nous on s'en foutait. Lui où les nôtres, tout ça reste du pareil au même.

Les syndicats le rencontrèrent par une belle matinée à Orly.

« Pas de mobilité forcée, utilisations des compétences par une qualification sur les 3 familles d'avion en service dans les filiales, pas de recours à la sous-traitance quand l'activité sur une escale permet le traitement des apareils en propre, etc... » Telles étaient nos demandes.

L'écoute fut attentive. Nos propos assez largement partagés.

Il y a malheureusement un monde entre écoute et compréhension et dans le partage, tout est fonction de la grandeur des parts.

Ainsi, plusieurs mois après cette réunion, il faut bien constater la réalité des choses :

Chacun pour soi !

Le bel élan et le consensus, à la trappe !

Quelques exemples :

L'escale de Pau voit aujourd'hui son activité reprendre. Les avions des trois compagnies passeront sur cet aéroport. L'escale technique de Régional a été fermé il y a près de deux ans, les salariés ont dû accepter la mobilité forcé.

Réaction de la maintenance HOP, le traitement des avions passant à Pau est confié à … ?

Airlines Assistance, société de sous-traitance, proche de la direction de Britair d'après les mauvaises langues!

A Biarritz où une escale technique de Régional existe, le programme des vols hiver 2013 va voir des passages d'avions de Britair. Bien, nous direz vous, « on va qualifier les techniciens de l'escale et ils assureront le traitement des avions, tout ça c'est HOP de toutes façons, et la voilà la synergie, râleurs que vous êtes ».

Que nenni mes bons !

Britair envoie, en lousdé, un technicien de Paris s'installer sur l'escale, faisant en son nom, en parallèle, une demande d'autorisation d'activité sur cet plate-forme, alors que la logique des choses aurait été d'utiliser celle de Régional déjà existante depuis des années. Nous faisons bien partie de la même holding, non ?

A CDG, les techniciens de Britair pourraient très bien venir renforcer dans des conditions satisfaisantes pour les deux parties, l'équipe de techniciens de Régional largement pourvue de salariés en intérim. Ben non. La direction de la maintenance en ligne de la compagnie bretonne les a assuré que « ça bloquait chez Régional » (en gros, on ne veut pas de vous), ce qui est un mensonge éhonté !

En résumé, au lieu d'unir on divise, on lieu de mutualiser on garde son « prés carré », au lieu de faire ensemble, on divise les salariés en les opposants entre eux.

Il y a mieux quand on veux créer une compagnie et entraîner les gens à travailler ensemble, vers un même but.

Coluche disait : « en France on a la droite la plus con du monde »

Je dirai que nous, au niveau de nos directions, nous sommes assez bien fourni.

Et dire que se sont les vilains salariés qui refusent le changement.

On les comprend !

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