Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
  • Contact

Recherche

23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:26

Un de nos Camarades nous a fait remonter deux questions « majeures » à mon avis, (dont l'une au moins nous interroge...), quand aux positions tenues par la CGT HOP!Régional sur l'accord "réduction des coûts".

« Pourquoi la CGT HOP!Regional a t'elle refusé de signer l'accord sur la réduction des coûts ? ».

Reprenons un peu l'histoire et ce qui a conduit à la non-signature de cet accord.

Lionel Guérin vint présenter le projet PRF aux élus de Régional à l'automne 2013.

La création du Pool Régional Français fait partie du plan Transform mis en place par Air France pour diminuer les pertes abyssales de son réseau court et moyen courrier.

Il est essentiellement basé sur une réduction drastique des coûts dans tous les secteurs de la compagnie.

L'esprit « groupe » est alors appliqué par la direction d'Air France et cette mesure est alors étendue aux filiales et ce dans les mêmes proportions que celles de la maison mère, à savoir -15%, cet effort financier se portant principalement sur les salariés au travers de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail. C'est le premier désaccord de fond avec la direction de HOP ! Et celle de notre compagnie.

Pourquoi ?

Les présentations faites par Lionel Guérin, montrent très clairement que, pour ne parler très égoïstement que de Régional, les « pistes » d'économie ne se trouvaient pas seulement sur le « dos » des salariés. Loin de là!

Notre avis était qu'il y avait bien d'autres options à exploiter pour diminuer nos coûts de fonctionnement, la première et la plus évidente se portant sur l'exploitation de nos avions.

Certes,mais, qui maîtrise l'attribution des lignes, la construction du réseau, le mode de répartition entre les affrètements et franchises, en gros, qui dirige? Certainement pas la direction de Régional, mais bien celle d'Air France, vous l'avez évidemment compris.

De plus, vous vous rendez bien compte, salariés de Régional, que les « avantages » sociaux, les conditions de travail, sont sensiblement différentes entre vous et les salariés d'AF. (encore que, il y a depuis, des choses à dire sur le sujet...

Pour reprendre un exemple que j'avais pris en Comité d'Entreprise, « Quand il fait -20°c, et que l'on demande aux gens de s'enlever un pull, la sensation de froid est différente selon qu'il en reste encore deux, ou que l'on se retrouve en chemise... » Devinez qui a la chance d'avoir encore deux pulls...?

Donc pour reprendre le « fondamental » de notre désaccord avec les directions : « il faut d'abord regarder ou sont les pistes d'économie sur l'organisation de la compagnie avant de prendre dans la poche des salariés ».

La position de la direction fût à la hauteur de notre (dés)espérance et, le petit doigt sur la couture du pantalon, elle appliqua les consignes d'Air France pour qui il n'était pas possible de demander des efforts à SES salariés alors que ceux des filiales étaient épargnés.

Voilà pourquoi, il était totalement infondé pour nous, de signer le moindre accord sur le sujet.

Les signataires se présentèrent comme les « sauveurs de l'emploi », la direction ayant, dans son préambule à la négociation, évoquée la possibilité de recourir à des licenciements si aucun accord n'était trouvé.

Notre analyse sur ce sujet particulier était aussi différente, et les événements nous donnèrent raison. La mise en œuvre du PSE au siège de la compagnie, la construction en parallèle de HOP ! causant déplacements et mise à disposition de nombreux salariés fit qu'il devint mathématiquement impossible de se séparer du moindre salarié, au point que, depuis, des recrutements extérieurs ont même été nécessaire.

Les signataires de l'accord n'avaient pas pris en compte la réalité de la situation et ont cédé au classique « chantage à l'emploi » arme habituelle de nos patrons dans les négociations.

En résumé, pourquoi n'avons nous pas signé l'accord sur la réductions des coûts ?: Parce qu'il n'apportait rien, ni aux salariés, ni à la compagnie.

Seconde question : "Pourquoi refusez vous de signer le CET (Compte Epargne Temps) ?"

La réponse va être extrêmement courte, car elle est dans la question : nous n'avons jamais refusé de signer un accord sur le CET, et ce pour une excellente raison, il n'existe pas...

Et pourtant, nous fumes la première organisation syndicale à proposer l'ouverture de discussions sur ce sujet. Seulement, pour discuter, il faut au moins être deux (à moins de souffrir de certaines affections psychiatrique, dont je m'enorgueillis de souffrir quand je suis satisfait de la cuisson de mon omelette), et la direction resta longtemps sur une position de refus.

Il n'y a que récemment, que pour forcer la signature de l'accord sur la réduction des coûts, elle fit miroiter aux naïfs l'ouverture de négociations, ultérieures... (Pour mémoire, elle avait promis d'ouvrir les discussions en début d'année 2015, nous sommes bientôt mi-2015).

La suite. Si ces négociations s'ouvrent réellement, nous y participerons, c'est une évidence, mais il ne faut pas attendre, de notre part, une signature pour une signature.

Notre position est toujours la même : si l'accord est favorable aux salariés et qu'il constitue une avancé sociale, nous le signerons. Si ce n'est pas le cas, nous expliquerons pourquoi il ne nous convient pas et consulterons nos adhérents.

Donc, en résumé, nous sommes POUR les négociations sur le CET.

A conditions que la direction les ouvre...

Par contre, interrogateur anonyme, il faudrait que tu retournes voir le "malfaisant" qui t'as raconté que la CGT refusait de signer un document qui n'existe même pas, te faisant passer, au mieux pour un naïf mal informé, au pire pour une grosse tanche.

Repost 0
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:56

Se tenait aujourd'hui, la première cession de la nouvelle mandature du Comité d'Entreprise de HOP!Régional.

La journée a été en partie consacrée aux élections des membres du bureau, des différentes commissions etc... etc.... La mise en place normale de l'instance.

En fin de journée, Martine Selezneff, directrice générale de la compagnie et présidente du CE, nous a annoncé la mise en oeuvre prochaine d'un Plan de Départs Volontaires au sein de la Maintenance de la compagnie. Nous avions appris dans la matinée que la même annonce avait été faite au Comité d'Entreprise de HOP!Britair.

Les détails de ce plan ne sont pas encore connus, c'est pourquoi je me garderai bien de faire quelques "projections" que se soit sur ce sujet.

Encore une fois, l'Humain est traité désormais comme une simple variable d'ajustement des plans de réorganisation mis en place par toutes les directions quelles qu'elles soient, d'ailleurs. "Nous avons réduit le nombre d'avions, il est logique de réduire le nombre de techniciens". Et pourtant, il y a quelques mois, "il fallait faire des efforts..." "Nous comptons sur l'investissement de chacun" j'en passe et des pas meilleures.

Voilà, salarié mon frère (pas tous ..), réveille toi, tu ne seras plus mieux traité qu'un bout de ferraille même doté d'ailes et de gros moteurs.

Enfin, et comme j'ai un méchant fond, je regrette également que les positions de certains syndicats qui réclamaient à tue-tête un PSE/PDV à la Maintenance, parce que celui-çi arrangeait certains de leurs adhérents (voir l'épisode du premier PSE au "Sol"), aient été comprises par la direction comme une "acceptation" tacite de leurs funestes idées.

Du coup, je pense que, au Sol, la CGT va se retrouver bien seul à brailler sur le sujet.

Mais vous connaissez le dicton..

Repost 1
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:49
Vous trouverez ci-dessus un tract de remerciements envers tous les salariés (de HOP!Régional) ayant voté CGT lors des dernières élections professionnelles.
Demain, se dérouleront, durant la première cession du Comité d'Entreprise sous la nouvelle mandature, l'élection du bureau du CE (Secrétaire, son adjoint(e), trésorier et trésorier adjoint) ainsi que les élections des différentes commissions du CE (commission économique, formation, logement, égalité professionnelle etc...).
Nous vous tiendrons informés des résultats de ces différents scrutins, demain soir.

Le 10 avril 2015, une victoire !

Nous demeurons incontournables dans les

instances CE et DP.

Les résultats des élections DP et CE du 10 avril 2015 confortent la CGT au sein de HOP ! Régional

Avec 3 élus au CE et 4 élus DP vous nous avez renouvelé votre confiance et nous devenons le syndicat le plus représenté dans ces instances.

Représentativité.

Avec près de 30% nous augmentons de plus de 15% notre représentativité au sein de la compagnie. Nous devenons ainsi le syndicat majoritaire à HOP ! Régional

Cela récompense notre investissement et le travail fourni depuis des années dans les différentes instances.

L’avenir.

Nous nous engageons à poursuivre notre action et seront toujours à vos côtés pour défendre vos intérêts et pérenniser vos emplois.

Ce résultat est un signal fort pour la direction de Hop !

Elle doit savoir que les salariés ne seront pas une variable d’ajustement économique.

Avec la CGT, pas de compromission sur nos acquis sociaux.

Merci encore

La CGT, la force à vos

côtés.

Repost 0
Published by Ernesto
commenter cet article
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 20:59

Cocasse. Je vous avoue que ce n'est pas le premier adjectif qui m'est venu à l'esprit quand mon Camarade Joël m'a raconté la petite anecdote que je vais içi vous rapporter.

Heureusement, ce qui me reste de retenue et les bases de l'éducation prodiguées avec quelques difficultés par mes parents, m'empêche, et c'est tant mieux, de me laisser aller à quelques errements verbaux que je ne regretterai d'ailleurs même pas. De plus, un au moins de mes chefs me considérant comme "grossier",(analyse motivée par la reprise toute personnelle d'une vieille chanson paillarde que fredonnait parfois mon oncle surtout sous influence muscadéenne...) ne serait-ce que pour démentir son analyse d'ailleurs largement injustifiée, je me retiens. Les artistes sont souvent des incompris.

Allons donc à l'histoire. A son arrivée à Clermont-Ferrand Auvergne, aéroport de la ville du même nom, ne voilà t'y pas que mon Camarade était attendu par un des délégué syndicaux du SNMSAC-UNSA (on rajoute UNSA, ça donne de l'importance), qui lui balança tout de go: "Alors on vous a foutu une raclée".

Mon Ami a l'esprit vif, mais il mit quelques secondes à comprendre de quoi lui parlait ce monsieur. Il est vrai, que nous sommes plusieurs, même de son "camp" a avoir parfois quelques difficultés à comprendre ses déclarations. Il y a souvent, comment dire, l'apparence d'un "décalage" entre pensée et propos. Des fois, il m'arrive de craindre que cette "pathologie" ne soit contagieuse, car, au sein de cette organisation, mr M..... ne serait pas le seul à souffrir de ce mal et figurez-vous que ce n'est pas moi qui le dit, mais un cadre, que ma discrétion légendaire et le profond respect que j'ai pour lui, m'empêche de nommer.

Donc, mon Joe, réfléchit. "Ben oui. Les élections" déclame le matamore. "Ben quoi les élections?" "Quelle raclée?". "Ben, on vous a battu. On a deux lignes en Techniciens Agents de Maîtrise".

"Sombre Con! Et en plus tu ne sais même compter!" "Vous vous êtes mis à trois, SAC, CFDT, CFE-CGC contre nous et tu oses dire que TU nous a battu! TOI!, recompte, si tu y arrives".

Sans tomber dans des explications du même style que celles que nous infligent politiques, tout camps confondus, lors des soirée électorales, il est quand même nécessaire de se pencher (pas trop quand même..) sur les résultats et faire un constat simple:

La CGT avait ses électeurs, seuls. L'union syndicale regroupait sur chaque candidats, les suffrages d'au moins deux syndicats SAC et CFDT. Ainsi, si l'on regarde le score le plus haut du candidat de l'union sur le collège TAM CE Titulaires: 211 voix qu'il faut donc diviser par deux = 105,5 (j'ai une petite idée de celui qui a voté pour 0,5, mais je ne le dirai pas).

C'est donc, mathématiquement, 75 voix de moins que le nombre de voix du candidat CGT! Tu parles d'une victoire! De plus, si l'on jette un coup d’œil aux ratures, Joël est "rayé" 4 fois, monsieur M....., "le vainqueur", 21 fois. Les chiffres sont disponibles sur le site de NeoVote, vous pouvez vérifier.

Poursuivons l'analyse en comparant avec les élections du d'avril 2011:

Score CFDT: 97, score SAC: 89 soit, si on ajoute les résultats pour nous retrouver dans la situation 2015: 186 voix.

CGT 2011: 186 voix. Quand on sait que la CGT HOP!Régional a perdu avec le transfert de l'escale commerciale de Lyon et différents départs au sein des escales techniques une bonne trentaine de voix, et bien somme toute, les positions de chacun sont relativement stables, voir même, en légère progression pour la CGT et pour la CFDT.

Donc, en résumé, non seulement on ne comprends pas quand il parle, mais en plus on ne comprends pas quand il compte!

Il faut parler de la CFDT. C'est la grande perdante du calcul "union", puisqu'elle se retrouve aujourd'hui non-représentative, ce, qu'à titre personnel je déplore. Elément moteur, pour ne pas dire autres choses de l'union, les voilà dindons de la farce, syndicalement. Je pense personnellement que nous ne pouvons nous passer de la compétence et de l'analyse d'Olivier lors des prochaines négos. Il faudra trouver une solution pour qu'il y participe.

Sinon, on va se retrouver avec le "vainqueur"..

On en a de la chance...

Les salariés aussi..

Philippe Guégan-Benadel




Repost 0
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 21:33

Je sais, on l'a déjà utilisé pleins de fois, ce titre.

Ce coup çi, c'est encore une décision majeure qui a été rendue par le Tribunal de Nantes.

Rappelez-vous, les élus du Comité d'Entreprise avaient dénoncés, à l'occasion de la présentation des comptes 2013, le manque de "transparence", la direction refusant de transmettre les documents nécessaires à l'analyse "honnête" des documents comptables:

"La Commission Economique du Comité d'Entreprise dénonce avec force le manque de transparence sur les résultats économiques de la SA HOP! actionnaire principal de notre compagnie. Ce manque de transparence entraîne aujourd'hui l'impossibilité pour le cabinet Progexa de rendre son rapport sur la situation économique de HOP! Régional. Nous réitérons notre demande auprès de la Direction sur la fourniture à notre expert de tous les documents demandés lors de la réunion du 17 juin 2014."

Documents que nous ne recevrons jamais, bien sûr, ce qui avait entraîné le dépôt d'une plainte par les élus du Comité d'Entreprise.

Pour ceux qui ne suivent pas l'actualité "trépidante" de notre belle société, HOP! est organisée de la façon suivante:

- Une holding, société de tête, donneuse d'ordre et affréteuse de:

- Airlinair, compagnie que Mr Lionel Guérin a revendu à Air France au moment de la création de HOP!

- Britair, compagnie aérienne

- Régional, idem

Ces trois Business Unit (BU), ont pour seul et unique client la Holding HOP! qui distribue les lignes effectuées pour Air France.

Le raisonnement de la direction de la Holding, est le suivant: "C'est nous qui gérons nos clients, nous n'avons donc pas à communiquer NOS comptes aux Comités d'Entreprise des BU."

"Faites les vols, et fermez la", en résumé rapide...

C'est sur cette base que les élus de HOP!Régional avaient donc déposé leur plainte.

Voiçi le résultat tel qu'il a été communiqué par le secrétaire du Comité d'Entreprise:

Bonjour

l’avocat du CE vient de nous informer que le tribunal nous a donné raison sur la procédure concernant les comptes de HOP ! et condamne HOP ! et HOP ! REGIONAL à :

- 2000€ d’article 700

- 3000€ de dommage et intérêts

- 1000€ d’astreinte par jour de retard à la signification du jugement (qui devrait intervenir au plus tard mardi) pour les informations manquantes (PKT-SKO-TMC-Résultats économiques ligne par ligne sur le réseau HOP !)

Je ne manquerai pas de vous faire parvenir le jugement dès réception.

Cordialement,

Joel RONDEL

"Vous avez perdu d'avance", nous disaient nos dirigeants"...

"Vous ne pensez pas que l'on va trop loin?" disaient les malfaisants...

Et non!

Repost 0
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 21:04

Voiç une lettre parue vendredi dernier sur Agoravox et lien du site,içi

vendredi 3 avril - par Robert GIL

Lettre d’un chômeur au banquier/ministre Macron

« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord », nous a sorti dernièrement Emmanuel Macron.

Il se dit déterminé à se « battre » sans prendre le risque de perdre son combat devant l’Assemblée. Craignant de voir son projet de loi retoqué par la représentation nationale, il est passé en force avec l’article 49-3. Petit bras !

Et lui, « l’immunisé du chômage » par son statut ultra privilégié d’énarque et d’Inspecteur des Finances, le voilà qui nous donne la leçon sur la posture à adopter face à la perte d’un emploi. Comme si Liliane Bettencourt prodiguait ses conseils aux smicards pour ne pas finir dans le rouge en fin de mois. Désopilant !

Eh bien, Monsieur Macron, je vais vous conter la vraie vie du vrai chômeur que vous ne serez jamais. D’un demandeur d’emploi du bas de l’échelle, accroché à son RSA comme une moule à son rocher.

Moi, Monsieur Macron, je n’attends rien des autres qui pourtant m’empoisonnent la vie avec leur contrôle social. Tout ça pour moins de 400 euros par mois d’allocations, de quoi ne pas crever de faim.

Tous les deux mois, je dois rendre des comptes sur mes recherches d’emploi auprès du centre d’insertion qui me suit à la demande du département qui subventionne ma misère.

Tous les trimestres, j’ai obligation de déclarer l’ensemble de mes ressources et de mes avoirs à la CAF (Caisse d’allocations familiales) qui, en fonction, fixe le montant de mon RSA.

Vous savez quoi Monsieur Macron ? Comme j’ai mis de côté 30 000 euros (en 33 ans de boulot) dans lesquels je pioche pour me tenir à flot, la CAF défalque de mon RSA annuel 3% de ce montant (c’est la règle), c’est-à-dire 900 euros par an ou encore 75 euros par mois, sous prétexte que je touche des intérêts de mes « juteux placements ».

En réalité, Monsieur Macron, mes 30 000 euros ne m’en rapportent pas la moitié. Mon RSA est donc amputé injustement de 500 euros par an que je n’ai jamais perçus.

Et quand ce n’est pas le centre d’insertion qui me convoque, c’est chez Pôle Emploi que je dois traîner ma carcasse.

Là encore, passage en revue de mes actes positifs de recherche, de mes candidatures spontanées, de mes investigations, de mes réponses…

Tous les mois, Monsieur Macron, je perds une demi-journée à me justifier, à expliquer encore et toujours que personne ne veut embaucher un vieux de 57 ans. C’est bien simple, je n’ai pas obtenu un seul entretien ces 5 dernières années. Mon CV est invariablement éliminé de la liste des postulants. Pas pour insuffisance de références professionnelles et savoir-faire probants, juste pour une question d’âge.

Monsieur Macron, cela fait 8 ans que je me bats au quotidien pour retrouver un emploi digne de ce nom, que je suis ouvertement discriminé des procédures d’embauche, que je n’en dors plus, que j’en suis malade tellement mes démarches infructueuses me minent le moral, me désespèrent. Et vous savez quoi Monsieur Macron ? Je suis condamné à double peine car ces années que je passe au RSA ne m’ouvrent aucun droit à la retraite.

J’ai été un travailleur au revenu modeste. Je suis un chômeur enraciné sous le seuil de pauvreté. Je serai un « retraité » miséreux. Je mourrai indigent. Voilà la perspective des 10, 20 ou 30 ans qu’il me reste à vivre.

Je n’en aurai certainement pas le courage Monsieur Macron. À force de se battre, on s’épuise, on se résigne peu à peu à l’inéluctable. La corde au cou, une balle dans la tête, une capsule de cyanure, un cocktail mortel de médicaments… J’ai passé en revue toutes les possibilités de me foutre en l’air pour en retenir une.

On me retrouvera probablement, un jour ou l’autre, pendu à la branche d’un chêne en forêt de Melun-Sénart. J’ai repéré l’endroit. L’arbre centenaire n’attend que moi.

Le seul infime espoir que je caresse encore, est qu’un jour on vire les comme vous à grands coups de pied où je pense. La France a su le faire parfois, se débarrasser des arrogants, des possédants, des donneurs de leçon profiteurs du système inégalitaire auquel ils nous soumettent. Je crains malheureusement qu’elle n’en ait plus la volonté, la capacité, tant les comme vous Monsieur Macron ont gagné la bataille.

En 2015, la lutte des classes est toujours d’actualité, sauf que ce sont les riches et les nantis qui l’ont remportée.

Plus que mon statut de pauvre, de chômeur, de Rsaste, cette cruelle défaite me désole. Le jour où je n’y croirai vraiment plus, je partirai me perdre en forêt de Melun-Sénart…

Gilles – 57 ans ; Chômeur depuis 8 ans qui survit avec quelques centaines d’euros par mois.

« N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur »… Albert Einstein

Voici également une galerie de personnages intéressants …

Repost 0
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 20:45

Je me souviens encore des cris d’orfraies poussés par les députés socialistes, quand, Napoléon Sarkozy avait tenté de faire passé durant l'été 2008, me semble t'il, un dispositif législatif s'appuyant sur un fichier baptisé du doux prénom d' Edwige, dispositif qui aurait autorisé la surveillance de la vie privée des citoyens. "Inadmissible", disaient à l'époque, ces hypocrites..

Le tollé général provoqua le retrait du projet de loi.

Les temps changent, et ne voilà t'il pas que, les hurleurs du passé, nous annoncent pire.

Difficile pour le citoyen moyen et même pour d'autres de condamner la volonté de l'Etat de protéger ses citoyens-électeurs de l'affreuse menaçe dahesho-bokoaramo-al-quaîdao-islamiste. "Il faut bien nous protéger" déclame le kiki tout en visionnant la vidéo de la dernière exécution perpétrée par ces malades mentaux (sans se douter, d'ailleurs, que ce visionnage permettra aux "forces" chargées de la lutte anti-terroriste de venir espionner sans autorisation du ministère de la justice, son ordinateur et ses habitudes coquines, quand madame est au supermarché).

Charlie est passé par là

"Ceux que ça dérange sont ceux qui ont quelques choses à se reprocher », nous dit on. Que nenni, mes bons. Et même si je ne suis absolument pas gèné par la lutte contre les bouchers pré-cités, cette justification évidente de loi cache « le reste » et « le reste » n'est pas triste.

En effet, ce texte étend le domaine de surveillance à toutes activités mettant en « péril » l'économie du pays. Ainsi, un journaliste enquêtant sur Areva, par exemple, pourra se voir mis sous surveillance et ce, même si son enquête à pour bbut de démontrer magouilles, détournements, achats politique etc.. De même, la suspicion simple, de citoyens « pouvant » être amenés à conduire des actions violentes, entraînera le même type de surveillance. Syndicaliste, militant politique ou associatif, quiconque refuse de « laisser faire » pourra se retrouver inquiété. Lui et son entourage, la précision est importante..

Vous avez bien lu : « suspicion », « pourraient » etc... Il n'est plus nécessaire de parler de faits établis, le seul doute des fonctionnaires chargés de la surveillance du territoire suffira pour faire placer chez le fournisseur d'accès Internet, tous les mouchards nécessaire au suivi de leurs habitudes informatiques.

Le sujet n'est pas seulement franco-français, c'est bien tous les états Européens qui sont en train de mettre en plaçe ces types de réglementations liberticides.

Lisez donc le communiqué ci-dessous et allez faire un tour sur le site de l'Union Générale des Cadres et Techniciens de la CGT, c'est içi

Inquiétude des organisations des droits de l’Homme

face à un projet de loi visant à donner aux agences de renseignement de nouveaux pouvoirs qui ne sont pas sans danger

Privacy International, Amnesty International, la FIDH, la Ligue des droits de l'Homme et Reporters sans frontières font part de leur vive inquiétude face aux pouvoirs de surveillance accrus dont devraient bénéficier les agences de renseignement, comme le prévoit un projet de loi qui sera présenté au Parlement français ce jeudi. La nouvelle loi prévoit en effet que les agences de renseignement françaises seront autorisées à pirater les ordinateurs et autres appareils, et pourront espionner les communications de toute personne ayant été en contact, même par hasard, avec une personne suspecte. Le projet de loi prévoit en outre que les agences de renseignement pourront réaliser ces opérations sans devoir obtenir d’autorisation judiciaire.

Nos organisations expriment leur plus vives inquiétudes par rapport à cette proposition de loi qui propose d’installer des technologies de surveillance directement chez les fournisseurs d’accès à Internet et dans les entreprises de télécommunication afin d’analyser toutes les activités sur Internet grâce à des algorithmes développés par le gouvernement. Nos organisations considèrent qu’il s’agirait là de la mise en place de systèmes de surveillance de masse qui iraient à l’encontre du respect de la vie privée des internautes, et que ces systèmes pourraient potentiellement mettre à mal la liberté d’expression et entraîner de graves dérives.

Ce projet de loi donne des pouvoirs sans précédent au Premier ministre dans la mesure où c’est le Premier ministre lui-même qui aura l’autorité d’autoriser toute forme d’activité de surveillance, sans autorisation d’un quelconque tribunal. Certes, le projet de loi prévoit la création d’une Commission nationale étendue pour le contrôle des technique de renseignement, mais les recommandations de cette commission ne seraient pas contraignantes ni pour le Premier ministre, ni pour ses délégués. En supprimant le contrôle en amont des juges sur les activités de renseignement, le projet de loi constitue une grave atteinte à la vie privée des citoyens ordinaires et augmente le risque d’abus. Ce projet de loi peut également accroître les risques que la surveillance de masse fait déjà planer sur les personnes travaillant sur des sujets sensibles et qui dépendent de sources confidentielles, notamment les journalistes et les organisations de défense des droits humains.

Les pouvoirs de surveillance à l’étranger prévu dans le projet de loi sont très étendus et s’apparentent à ceux contre lesquels des plaintes ont été déposées au Royaume-Uni. Ils permettent au Premier ministre d’ordonner que soient interceptées toutes les communications émises ou reçues à l’extérieur du territoire français. Toujours d’après le projet de loi, les mesures techniques qui pourraient être déployées par les agences de renseignement seront décidées par le Conseil d’Etat, dans le cadre d’un décret d’application non publié.

Outre les mesures de filtrage proposées, le projet de loi donne de nouveaux pouvoirs de surveillance aux agences du gouvernement, ce qui ne va pas sans susciter de sérieuses inquiétudes :

· le projet de loi prévoit de manière explicite que les agents de renseignement pourront, en dernier ressort, pirater les ordinateurs et autres appareils de communication. Le piratage constitue une forme extrêmement intrusive de surveillance et son utilisation par des autorités gouvernementales quelles qu’elles soient, et notamment par des agences de renseignement, doit être fortement réglementée afin d’assurer une protection contre les abus de pouvoir ; le projet de loi ne prévoit cependant aucune intervention des autorités judiciaires dans le but de contrôler ce pouvoir de piratage ;

· le projet de loi donne le pouvoir aux agences de renseignement d’utiliser des « capteurs de proximité » dans le cadre d’opérations de terrain, afin de confirmer la localisation et l’identité de certaines personnes. Selon la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil - autorité française chargée de la protection des données personnelles) cette disposition cherche en réalité à doter les services de renseignement français de la capacité à intercepter et à écouter les conversations téléphoniques grâce à des capteurs IMSI ; la Cnil a obtenu du gouvernement qu’il inclue différentes protections supplémentaires à son projet de loi avant que celui-ci ne soit examiné par le Parlement. Les systèmes d’interception et d’écoute IMSI sont des systèmes d’interception mobiles dont l’exportation est contrôlée tant aux Etats-Unis qu’en Europe ; ils ont récemment fait l’objet d’une grande attention de la part des tribunaux et des assemblées législatives américaines. Le projet de loi stipule que les capteurs IMSI pourront être utilisés pour la collecte d’informations de géolocalisation de personnes en temps réel, en utilisant leurs appareils de communication. Dans la mesure où les capteurs IMSI ne sont pas ciblés mais permettent simplement de géolocaliser une personne dans une zone donnée (par exemple un centre commercial ou un aéroport), leur utilisation va inévitablement faciliter la surveillance de nombreuses personnes qui ne sont suspectes d’aucune activité criminelle ;

· les communications électroniques de toute personne ayant été, par hasard, en lien avec une personne suspectée – et y compris les connexions ou les rencontres en ligne ou hors ligne – seraient susceptibles d’être interceptées et étudiées par les agences de renseignement, grâce aux nouveaux pouvoirs que leur conférerait le projet de loi.

Nos organisations lancent un appel au Parlement français et lui demandent d’étudier ce projet de loi de manière approfondie dans les semaines à venir, afin de vérifier que la loi française soit conforme aux règles internationales sur les droits de l’Homme et aux standards applicables en matière de surveillance.

Carly Nyst, directeur juridique de Privacy International, a déclaré :

« L’introduction de cette loi, un mois à peine après la tragédie de Charlie Hebdo, est une tentative visant à étendre les pouvoirs de surveillance, aux prétextes de prévenir le terrorisme. Une sécurité accrue de doit pas être au prix d’un moindre respect de la vie privée et la lutte contre le terrorisme ne doit pas être utilisé comme argument pour justifier le contrôle de masse des activités de chaque citoyen français sur Internet. Si toutes les mesures proposées devaient être adoptées par le parlement, sans étude approfondie, la France serait bel et bien en passe de devenir un Etat espion. »

Joshua Franco, chercheur en technologies et droits de l’Homme chez Amnesty International a ajouté :

« La France ne peut accepter que sa quête de sécurité se fasse au détriment du respect du droit qu’a tout être humain de s’exprimer et de voir respecter sa vie privée. Ces pouvoirs de surveillance invasifs et très étendus ne seraient aucunement contrôlés et pourraient inciter les gens à s’autocensurer sur Internet. »

Karim Lahidji, président de la FIDH a déclaré :

« L’absence de contrôle judiciaire nous inquiète beaucoup et ces dispositions donnent au gouvernement le pouvoir d’autoriser une surveillance élargie de toute personne quelle qu’elle soit, sans que celle-ci puisse le contester devant un tribunal. Nous sommes également inquiets de constater cette tendance croissante à abuser de la rhétorique de la lutte contre le terrorisme pour mettre à mal les libertés. »

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières a précisé :

« Nous exigeons que cette loi protège le droit des journalistes à travailler sans être espionné, faute de quoi elle constituerait une grave violation de la liberté de la presse et des médias. Le gouvernement doit rétablir la protection de la confidentialité des sources des journalistes en réintroduisant dans les procédures la référence à un magistrat. Il est crucial que le système de surveillance envisagé dans ce projet de loi prévoit une exception pour les journalistes. »

Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme a déclaré :

« Les droits fondamentaux des citoyens ne seront respectés que si l’on rétablit le principe d’un contrôle efficace et proportionné, impliquant des garanties judiciaires et une place au contradictoire préalablement à l’autorisation de mesures qui, par ailleurs, ne doivent être mises en place que dans un but strictement défini. »
Repost 0
5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 21:09

Deux fois en un jour! Non, vous ne rêvez pas.

Je viens de tomber sur un article du Monde Diplomatique, journal que je recommande d'ailleurs chaudement à ceux qui pense que la tête n'est pas là seulement pour servir de support aux oreilles et au reste, article signé de Serge Halimi son rédacteur en chef.

Lisez donc, mes bons...

Vous réaliserez, sans doute, que rien n'arrive par hasard:

Eloge des syndicats

par Serge Halimi, avril 2015

Puisque chacun prétend se soucier de l’envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est-elle passée à ce point inaperçue (1) ? En raison de ses conclusions ? Dans une étude présentée en mars dernier, deux économistes issues de ce temple du libéralisme relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-elles ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

Selon ces économistes du FMI, « une moitié environ » du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs impersonnels (mondialisation, technologies, etc.) découlerait du déclin des organisations de salariés. Doit-on s’en étonner ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. Et son absence, libérer une place qu’envahissent aussitôt l’extrême droite et l’intégrisme religieux, s’employant l’une comme l’autre à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

Or l’effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En avril 1947, alors que l’Occident s’apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Friedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : « Si nous voulons entretenir le moindre espoir d’un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes. » Hayek prêche alors dans le désert, mais quelques décennies plus tard, grâce à l’intervention directe — et brutale — de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, lors de conflits du travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984-1985), le « pouvoir syndical » a rendu l’âme. Entre 1979 et 1999, le nombre annuel de grèves impliquant au moins mille salariés passe aux Etats-Unis de deux cent trente-cinq à dix-sept, celui des jours de travail « perdus », de vingt millions à deux millions (2). Et la part du salaire dans le revenu national recule... En 2007, sitôt élu président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L’année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. »

En bonne logique, l’étude du FMI aurait dû insister sur l’urgence sociale et politique de renforcer les organisations de salariés. Elle estime plutôt qu’« il reste à déterminer si l’accroissement des inégalités dû à l’affaiblissement des syndicats est bon ou mauvais pour la société »...Ceux qui ont déjà une petite idée de la réponse en tireront sans effort la conclusion qui s’impose.

Serge Halimi

(1) Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, « Le pouvoir et le peuple » (PDF),Finances & Développement, Washington, DC, mars 2015.

(2) George Melloan, « Whatever happened to the labor movement ? », The Wall Street Journal, New York, 4 septembre 2001.

Repost 0
5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 11:48

« Et, ben, on se fait rare !»

Ben oui, c'est le moins que l'on puisse dire....

Que de bonnes raisons, que de mauvaises excuses, la première étant sûrement que le collectif qui composait les rédacteurs de ce blog a fondu comme neige au soleil, du coup, il ne reste qu'un seul membre. De la faute à la vie, aussi, qui fait que j'ai nettement moins de temps qu'auparavant à consacrer à ce moyen de communication. Enfin, de la faute à Twitter, que je n'aime pourtant pas, car, bavard de naissance, je ne comprends pas que l'on puisse faire passer ses idées en 140 caractères… seulement. Malgré la frustration que me procure cet « outil », c'est finalement, celui qui m'a le plus éloigné de notre blog. L'impression de « faire le job », quand même, alors que finalement, il n'y a rien de profond.

Ces « excuses » étant faites, figurez-vous que j'écris presque sous la contrainte.

« C'est les élections professionnelles chez HOP ! Régional, tu pourrais quand même sortir quelques choses ! » me disent mes Camarades.

Je n'aime pas la contrainte, ah ça non ! Mais je crois que j'aime encore moins décevoir, contrarier mes Amis.

Et pourtant, pourquoi communiquer plus aujourd'hui qu'hier? Je crois profondément en l'intelligence de l'Homme (du genre humain, s'entend). Ainsi, pensais-je qu'il était totalement inutile face à la situation que connaît aujourd'hui notre entreprise, de répéter, rabâcher, encore et encore « voter pour nous ».

Je crois, que les événements des derniers mois ont, à eux seuls, prouvés que l'action de la CGT chez Régional avait été empreinte de bon sens et que les idées et les positions que nous avions défendu étaient, d'évidence, les bonnes. Refaire une « piqûre », est-ce vraiment nécessaire ?

C'est l'avis de mes Camarades, vraisemblablement moins naïfs et plus prudents que moi.

Deux ans que dure "l'affaire " PRF-HOP. Il est à remarquer, qu'au moins, nous fumes constants vis à vis des projets de la direction. « Prudence », point, et non pas, comme « on » souhaiterait le faire croire, « opposition systématique ». C'est un point essentiel à la compréhension de notre ligne de conduite. En effet, les malfaisants appuient là où la pensée unique déclame comme une évidence « la CGT, les Rouges, ils sont contre tout, ils ne signent jamais rien ». Il y a juste une petite, une infime nuance que ces handicapés de la connaissance de l'histoire et de l'actualité oublient un peu vite, contrairement à eux, nous ne signons pas n'importe quoi, sous prétextes de crises, d'efforts pour sauver l'entreprise, j'en passe et pas des meilleures. Nous ne refusons pas de signer parce que nous sommes tous d'infects suppôts du parti Communiste, lui-même aux ordres de Moscou (ne riez pas, je l'ai entendu il y a peu, et pas du tout sur le ton de l'ironie), nous analysons les choses, et quand elles ne nous les estimons contraires aux intérêts des salariés, nous le disons et prenons nos responsabilités.

Je ne reviendrais pas, ici, sur ce que je pense de la crise et de ses fondements, le sujet n'est pas là, (sachez tout de même que je me retiens).

La situation du transport aérien classique en général et de notre compagnie, en particulier est sérieuse, c'est indubitable. A qui appartient la responsabilité de cette situation, pas aux salariés, c'est pour moi une certitude ! Ce sont les dirigeants et leurs équipes qui mènent les politiques d'entreprise, certainement pas l'agent administratif, ni le technicien, ni même, n'en déplaise à certains, le pilote du fond de son cockpit (et des événements récents nous font dire que tant-mieux).

Nous payons aujourd'hui très clairement, le manque de réactivité du « mammouth » Air France et les mêmes qui nous demandent efforts et sacrifices sont ceux qui nous ont mis dans cette situation. LES MÊMES !! Et ils demandent, sans aucun scrupule ni remord, à la direction de Régional (qui ne dirige pas grand-chose, d’ailleurs) de supprimer des postes, de réorganiser, d'augmenter la productivité, la mobilité etc... etc...

Vous étiez nombreux, salariés du siège de Nantes, à être prêts à nous jeter des tomates, lorsque la création du PRF fût annoncée par Lionel Guérin. « On va redevenir indépendant. On va revendre des billets, faire NOS vols.... ». Nombreux à ne pas comprendre la position des élus au Comité d'Entreprise. Vous avez vu partir des collègues, des services entiers ont été réorganisés, dans la douleur, souvent. La charge de travail a augmenté pour tous. Beaucoup d'entre vous ont compris ce qu'était souffrir au travail et ce que signifiait l'acronyme RPS.

Voilà pourquoi nous avions pris ces positions à l'époque, positions qui n'ont pas varié commandées par un seul leitmotiv : la défense de vos intérêts. De VOS intérêts.

Nous avons juré que cette campagne électorale serait « propre » et que nous ne dénigrerions personne. C'est le cas jusqu'à présent, et hormis le comportement d'un ou deux individus d'une organisation dont je ne me rappelle plus du nom, mais qui a fait alliance avec la CFDT ainsi qu'avec un syndicat de Pilotes (Organisation qui, d'ailleurs, passe toute son énergie à dénigrer nos actions au lieu de défendre les salariés), tout le monde semble avoir tenu une ligne de conduite qui préserve l'avenir et le travail en commun que justifie la situation.

Néanmoins, il faut quand même rappeler ce qui a été fait jusqu'à présent, mais aussi et c’est là que je vais être moins gentil, la « réflexion » qui a conduit à la signature de 'accord sur la réduction des coûts.

Dites-moi, et je vous assure que je l'entendrai avec un véritable plaisir, quelles ont été les contreparties positives à la signature de l’accord « réduction des coûts » ? Positives, pour les salariés, s'entend bien sûr.

D'après nos « collègues » la garantie de l'emploi jusqu'à fin 2014. Le tract de l'époque largement distribué par les signataires, les présentaient comme les « sauveurs de l'emploi ».

N'y avait ‘il pas là un peu de « précipitation », un manque de sang-froid certain, handicap majeur quand on a le pouvoir de signer des textes qui engagent l'ensemble des salariés d'un pan entier de l'entreprise, ne trouvez-vous pas ?

D'autant que les quelques mois qui ont suivis ces signatures étaient tellement tendus en matière d’effectifs, que de l'aveu même de la direction, il aurait été impossible de procéder au moindre licenciement.

« On a fait une connerie », c'est par ces mots prononcés tout récemment qu’un candidat aux élections de l’un des syndicats signataires de l'accord a résumé l'histoire... Ben oui, et ce n'est pas faute d'avoir tenté par tous les moyens de convaincre ceux qui auraient pu l'être. Pour les autres, il y a bien longtemps que l'on a abandonné.

Voici donc la situation : des représentants syndicaux qui ne résistent pas aux pressions de la direction, un élu « cadre » qui vote en session de Comité d'Entreprise, sous la pression, dit ‘il, de ses collègues. Nous voilà bien.

Quand on pense également que ces « sauveurs de l’emploi » réclament sans même se cacher, un PSE à la Maintenance, ça ne donne pas envie d’être sauvé.

Tiens, il me vient une petite question, à qui profiterait ’il, d’ailleurs, ce PSE ? (J’ai une liste sur un p’tit bout de papier. Réponse dans quelques mois, je ne raterai ça pour rien au monde !).

Ce n'est pas dénigrer, c'est un constat. Triste constat.

Nous sommes à la veille d'une fusion. La direction refuse d'employer le mot, mais c'est pourtant le cas.

Nous allons négocier dans peu de temps les accords collectifs qui seront mis en place dans les trois compagnies. La CGT HOP!Régional a une demande : un contrat de travail unique pour les salariés du SOL, tous les salariés !

Alors, chers Camarades, posez-vous deux questions simples, mais d’importance : « A qui confierai-je la responsabilité de négocier ce que sera mon futur statut ? Qui est à même de mieux défendre mes intérêts ? ».

Voilà pourquoi je pensais, en toute bonne foi et sans orgueil, qu’il était inutile d’écrire.

Mais ça m’a fait plaisir, vraiment…

Philippe « Ernesto » Guégan-Benadel

Repost 0
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:18

Voiçi donc la personne qui préside aux destinées des salariés d'Air France.

Je me suis demandé, à plusieurs reprises, si ses propos étaient dus à la proximité du déjeuner ou à la prise de substances interdites (ou pas d'ailleurs).

Je crains que, malheureusement, qu'il n'était pas le seul à penser ce qu'il disait...

Repost 0