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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:44

Voiçi l'analyse d'un sociologue sur la libéralisation de l'assistance aéroportuaire. C'est extrait d'un article du Monde du 3 novembre 2015.

Voyez, lisez, ce que provoque le libéralisme prôné par notre gouvernement dans la droite (c'est le cas de le dire) ligne de la politique pratiquée à Bruxelles. Cautionnée aussi, il faut le dire, par son administration, DGAC en tête.

Nous travaillons sur l'aéroport de Roissy-CDG, avec une société d'assistance aéroportuaire. Je connais certains salariés depuis maintenant plus de 12 ans. D'Europe Handling, à une société dont je ne me rappelle même plus le nom, en passant par Vivendi, tract'piste, tous les changements de sous-traitants se sont soldés par UN grand point commun: la dégradation des conditions de travail pour les salariés! Certains services ont vu leurs effectifs divisés par deux. "Quatre bagagistes pour décharger un avion? C'est trop voyons, deux suffirons". "Un "chef avion" par appareil? On va bien trouver le moyen de le "couper" en deux, il assurera la gestion de deux touchées (escale) en même temps". Temps d'escale qui, dans le même temps, ont été réduits (moins de 25mn en fait la plupart du temps).

Conséquences: un Embraer190 (bi-réacteur 100 places) se retrouve avec une surcharge "bagage" de 400kg, A un autre, on donne un plan de chargement destiné à un ATR etc... Cette situation a conduit la CGT de Swissport à porter l'affaire devant le préfet de l'aéroport et la DGAC avec l'aide de l'Union Locale CGT. Résultats: rien.

Les conséquences sont aussi dramatiques sur les salariés eux mêmes. Des salariés de 30 ans sont atteins de Troubles Musculo-Squelletique se rencontrant généralement sur des individus en fin de carrière: problèmes vertébraux, de genou, d'épaules, les corps souffrent, c'est le moins que l'on puisse dire. Un pourcentage effarants de salariés en restriction médicale, un nombre incroyable d'arrêts de travail, les corps et les têtes souffrent. Il est en effet psychologiquement extrêmement difficile de tenter de faire son travail du mieux possible et de voir que sa propre direction ignore la réalité du terrain et la souffrance de ceux qui, pourtant, produisent la richesse.

Les donneurs d'ordres, en l'occurrence, la direction d'Air France sont à l'origine de ces dérives! Elle sait parfaitement ce qui est possible et à quel prix. Qu'importe! "Vous êtes trop chers!".

Car le sujet est bien là! "Réduction des coûts". Salariés, ce n'est pas parce que médias et politiciens rabâchent, ressassent, répètent toujours et encore "vous êtes trop chers", qu'ils ont forcément raison. D'autres l'ont déjà dit, et pas forcément de vilains gauchistes.

Il faut stopper cette spirale infernale et ne pas être pessimiste ou désabusé, nous en avons vraiment les moyens! Il suffit juste d'y croire et se mettre en action.

Bonne lecture....

Fabien Brugière est l’auteur d’une thèse intitulée « Sous les avions, la « piste ». Sociologie des ouvriers de l’assistance aéroportuaire confrontés à la modernisation du travail », soutenue en 2014 à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, sous la direction de Danièle Linhart.

"Vingt ans de déréglementation menacent la survie d'Air France"

Le Monde | 03.11.2015 à 16h03 • Mis à jour le 03.11.2015 à 17h37 | et de s'apercevoirnnnnnnnnnnn

Depuis le début du conflit social opposant les salariés d’Air France à leur direction, les divers experts s’exprimant dans les médias n’ont de cesse de rappeler le bilan déficitaire de la compagnie depuis 2008. La compagnie pionnière de la consolidation européenne d’hier serait-elle aujourd’hui en danger de mort à cause de salariés incapables de remettre en cause leurs privilèges ?

Le spectre de la faillite est agité par la direction du groupe afin de légitimer la mise en application d’un « plan B » de restructuration donnant lieu à une réduction d’effectifs de 2 900 postes, qui viendrait s’ajouter aux 14 200 postes supprimés depuis 2015. Qu’en est-il en réalité ?

Concurence par les coûts au détriment des salariés

Depuis la crise financière et le « 3e choc pétrolier » de 2008, face à la persistance des déficits, la direction d’Air France s’est lancée dans un programme de compétitivité avec le plan Tranform 2015, qu’elle compte poursuivre avec le plan Perform 2020. Les résultats économiques semblent être positifs puisqu’on observe une baisse de 8 % des coûts (soit 1 milliard d’euros d’économies récurrentes), les gains de productivité sont de l’ordre de 20 % et les profits sont de retour en 2015.

Malgré ces bons résultats, la direction souhaite poursuivre la réduction du coût unitaire de ses vols, encore supérieur, à ses dires, à ceux de la concurrence, en accroissant à nouveau la productivité de 17 % sans compensation salariale fixe.

Lire aussi : Air France, 15 ans de perte de vitesse

Face à l’essor des transporteurs à bas coûts, la compagnie franco-néerlandaise développe une offre low cost par le biais de sa filiale Transavia, dont le trafic a augmenté de 60 % depuis 2011. Cette filiale va probablement poursuivre sa croissance à un niveau européen, sachant que le projet Transavia Europe stoppé par la grève des pilotes il y a un an, reste dans les cartons de la direction.

Le développement rapide du marché low cost fait en effet peser un risque de perte d’activité aux transporteurs qui ne s’y engagent pas, tout en présentant une perspective de profitabilité élevée. La logique de concurrence y régnant s’y appuie sur la réduction des coûts, en premier lieu ceux du travail. On a pu voir une même logique à l’œuvre de façon particulièrement claire dans le cadre de l’assistance au sol.

Déréglementation synonyme de précarisation

La directive européenne 96/67/CE d’octobre 1996 décrétant l’ouverture à la concurrence des activités d’assistance au sol (opérations de piste, manutention et tri bagages et fret, catering, carburant, armement, nettoyage, etc.), à l’origine intégralement prises en charge par les gestionnaires d’aérodrome et les compagnies aériennes, a suscité leur externalisation. Elles sont désormais majoritairement sous-traitées à des prestataires de services indépendants.

Air France n’en a conservé qu’une certaine partie, le fameux « plan B » prévoyant d’ailleurs la suppression de 1 700 postes de personnels au sol invisibles médiatiquement. La compagnie française, à l’instar de ses concurrentes, a préféré, selon le jargon économique consacré, se recentrer sur son « cœur de métier » de l’offre de voyages plus profitable que les activités d’assistance dont les marges demeurent faibles.

Lire aussi : Air France : chronique d’un crash devenu inévitable

La déréglementation a ainsi favorisé le développement d’un modèle économique où les entreprises dominantes se réservent les activités à forte valeur ajoutée et sous-traitent à des prestataires de services celles de moindre valeur. À cette division du travail et du profit entre les entreprises, se superpose une hiérarchie similaire entre les salariés des entreprises centrales et ceux des entreprisespériphériques où les conditions de travail et d’emploi sont dégradées.

Plus concrètement, l’emploi précaire se diffuse sous diverses formes (CDD, contrat de professionnalisation, intérim) en touchant en premier lieu les postes les moins qualifiés ainsi que de manière croissante les postes les plus qualifiés, dans le but d’ajuster à court terme le volant de main-d’œuvre au niveau d’activité. La mise en concurrence des salariés pour l’accès et le maintien dans le noyau stable devient le moteur de la mobilisation au travail (avec la peur du chômage), de même que l’instrument de la casse des solidarités de métiers, notamment syndicales.

Vers un marché du travail aéroportuaire Low-cost

Avec l’élévation actuelle des transporteurs à bas coûts comme modèle de référence, la précarisation franchit un nouveau pallier en prenant d’assaut les salariés « centraux » encore relativement épargnés par la remise en cause des conditions de travail et des avantages salariaux, ce qu’illustre le conflit en cours chez Air France. La progression sur le marché de compagnies comme Ryanair ou easyJet repose sur leur profitabilité, qui, au-delà de choix stratégiques concernant les dessertes ou la tarification à la carte des services, se fonde sur la contraction des coûts et la flexibilisation du travail, notamment grâce au dumping social et au contournement des syndicats.

L’alignement des compagnies traditionnelles sur leurs nouveaux concurrents faitplaner l’ombre d’une « lowcostisation » du marché du travail aéroportuaire (faisant écho au débat récent sur l’« uberisation »), autrement dit un nivellement par les bas des salaires (horaires) et les conditions de travail pénibles.

Lire aussi : Air France : le syndicat des pilotes refuse à nouveau le projet Transavia Europe

C’est la raison pour laquelle les « privilèges » et le « corporatisme » des salariés d’Air France sont aujourd’hui la cible des critiques libérales au nom d’une compétitivité indispensable à la survie sur le marché, pourtant assurée en partie par l’intensification du travail consentie par ces mêmes salariés.

Face aux sombres perspectives salariales d’une hégémonie du low cost, il serait pertinent de dresser vingt ans après le bilan des politiques de déréglementation en prenant en compte les coûts sociaux de ces changements. Gardons à l’esprit que l’Union européenne et les États européens conservent les manettes de la régulation du marché. Accepter que la « démocratisation » des transports aériens s’effectue au détriment des salariés est un choix politique en rien inéluctable. Il peut d’ailleurs prendre des allures plus dramatiques encore, lorsqu’on considère l’importance de la sécurité dans le secteur aérien, que quelques chemises arrachées.

On pense notamment au crash meurtrier (150 morts) du vol 9525 de la Germanwings - filiale low cost de Lufthansa citée en exemple par les détracteurs d’Air France -, provoqué par un jeune pilote en proie à des troubles psychologiques (que certains experts assimilent à un burn-out professionnel) et contraint de voler pour rembourser ses dettes envers son employeur.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 18:42

Les représentants syndicaux des différentes Organisations de HOP!Régional, ont enterré la hache de guerre, déterrée, comme souvent d'ailleurs, à l'issue des dernières élections professionnelles. C'est bien, c'est même très très bien! Contrairement à ce que certains pensent de mes positions, parfois retranscrites içi, ce n'est pas tel ou tel syndicat qui attire particulièrement une ire souvent bien compréhensible, non, il s'agit plus du comportement individuel de certains "personnages" aigris, à l'ego inapproprié (définition d'ego inapproprié: "quand on veut péter plus haut que son cul"... on se fait des trous dans le dos, ajouterai-je) ou défendant avec leur mandat leur seule situation personnelle. Je reste et resterai toujours un vrai partisan de l'Union Syndicale (voir l'excellent exemple de la mobilisation de tous PN compris devant l'Assemblée Nationale, jeudi dernier). De l'Union, pas de la dilution, je précise.

Voiçi donc deux choses:

- Un tract de l'union syndicale (inter-syndicale, ça ne veut rien dire...) avec un grand merci pour une réactivité exceptionnelle, liée surement à la colère, de tous.

- Une déclaration des élus Front de Gauche. Lisez, même si vous n'êtes pas fan du FDG. Vous verrez à quoi ont servi les subventions d'aide au entreprises... Je vous dis ça car vous fûtes nombreux et nombreuse à régir aux déclarations des élus Bretons concernant leur soutien au site de HOP!Britair. Ne vous laisser pas défavorablement influencés ou perturbés par des déclarations politiciennes faites à la veille d'échéances électorales. Ils seraient capables de vous promettre la lune (le mètre-étalon en la matière étant aujourd'hui à la tête de l'état). Je pense que nos collègues de DB ne sont pas dupes et qu'ils resteront vigilants. Je crois que l'on peut leur faire confiance.

Arrêtons donc de regarder dans la gamelle de l'autre. Nous sommes tous des salariés, tous dans la même galère. Après l'union des syndicats de Régional, l'union avec les syndicats de Britair?

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:25

Tract CGT-AF "ils mentent!"

Certains diront "encore!". Et bien oui, encore.

Contrairement à ce que pense beaucoup d'entre vous, "l'affaire" du Comité Central d'Entreprise de la compagnie nationale n'est pas la conséquence d'un problème interne à cette société emblématique. Nous sommes bien là devant une réaction de colère de salariés que l'absence de dialogue a porté à des réactions de colère, incontrôlées, quoi qu'en disent certains esprits fâcheux.

Il n'y a pas que chez Air France que les salariés et leurs porte-parole, se retrouvent dans la situation du "c'est comme ça et pas autrement". Et l'on ose appeler ça "dialogue social". Quoi qu'en pensent Hollande, Vals, patrons, DRH et cie, le dialogue ce n'est pas l'imposition de plans aux conséquences sociales désastreuses avec comme seules contreparties "ne vous plaigniez pas, c'est ça ou on ferme". Le chantage permanent à l'emploi! Voilà le dialogue social à la sauce socialo-patronale.

Pour revenir très égoïstement à notre société, "faites des efforts....Vous êtes trop chers..." Et oui, nous sommes trop chers. Par rapport à qui? A quoi? Nous serons toujours trop chers, c'est une évidence tant que les salariés français pourront bénéficier de dispositifs de santé, de retraites (le sujet mérite d'être développé, mais pas maintenant), d'un système éducatif (idem) etc... Etes vous toutes et tous prêts à payer pour les biens essentiels que sont votre santé, l'éducation de vos enfants, capitaliser pour vos retraites alors que dans le même temps vos salaires stagnent? L'avenir, faire des choix. "j'envoie le petit à la Fac, ou je vais chez le dentiste"? Est-ce vraiment votre volonté? C'est ce que vous souhaitez laisser à vos gosses?

L'arrivée de la sous-traitance sur le site de CFE se fait au nom des économies, au nom de la réduction des coûts. Aujourd'hui ce sont les ARCA et les chaudronniers qui sont trop chers. Et demain, croyez vous vraiment que les mesures s'arrêteront là? Techniciens, demain vous aurez la "joie" d'apprendre que ceux d'Europe de l'est pourraient vous remplacer pour travailler plus et être payé 30% de moins. Et puis, un jour, ceux çi seront remplacés par des Malaisiens, des Pakistanais (voir l'exemple du personnel d'entretien d'Emirates ou d'Etiad dans le golfe).

Alors oui! Bien sûr que oui, nous devons garder de l'activité. Après avoir accepté quoi? Qui travaillera demain dans nos hangars? Une grosse dizaine de préposés à la signature, quelques cadres...

Vous pouvez toujours vous cacher la réalité, la stratégie de nos patrons n'obéit qu'à une chose, comme ils le disent eux-mêmes d'ailleurs: le marché. Le marché commande, aux salariés de se plier à sa loi!

Ainsi, pour revenir au sujet de l'article, le sujet Air France n'est pas un sujet Air France seulement mais bien le symbole de résistances de salariés qui ne veulent pas se laisser faire.

Après, c'est un choix. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenu.

Quelques lectures, dont celle çi, d'un OPL d'Air France trouvé sur un réseau "social" qui semble bien suivre ce qui se passe chez AFI (c'est, à titre personnel, ce à quoi je pense depuis longtemps...):

**********

Des mécaniciens d'AF industrie nous appris qu'ils débordaient de travail et que la compagnie refusait d'ouvrir des postes pourtant nécessaire pour honorer les contrats.
La raison :
La compagnie souhaite ouvrir le capital de la maintenance à Ethiad et le volet social doit les satisfaire ( le minimum de personnel, payés au minimum avec des conditions de travail dégradées au maximum ).
Nous nous sommes toujours étonnés du manque de stratégie de nos dirigeants et de l'état.
Mais maintenant tout s'éclaire.
On commence par vendre la partie la plus rentable de la compagnie et on fait un premier élagage social dans la maison mère au goût des futurs actionnaires des émirats.
La compagnie devient cliente de sa propre maintenance.
Elle est ainsi piégée entre les factures de la maintenance et celle d'ADP dont on peut penser qu'elle est aussi à vendre (au moins en partie), l'état ayant besoin de sous (la corruption de nos politiques devant certainement jouer à plein dans cette affaire).
La compagnie ainsi affaiblie trouve un sauveur pour monter à son capital, vous devinerez qui ?
Celui-ci en profite pour faire un deuxième élagage.
Et voici comment l'état va vendre ses bijoux de famille aux émirats au prix de milliers d'emplois et d'une dégradation des conditions de travail et de rémunération sans précédent.
C'est pourquoi il faut tenir tête à ces voyous irresponsables.
Le meilleur moyen étant de les dénoncer par la voie de manifestations intersyndicales nationales.
Les français (et les électeurs) doivent savoir que nos énarques ont prévu de dépouiller le pays de ses joyaux créateurs d'emplois et donc de richesses.

PS: J'ai vécu un scénario du genre quand les suisses ont acheté illégalement AOM.
Faisons en sorte que cela ne se reproduise pas.

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Tract CGT-AF "Ils mentent"

Enfin, des soutiens internationaux à la lutte des salariés de la compagnie nationale et un lien vers une caisse de solidarité pour les 6 mis à pieds sans solde.

 

Déclaration de l'ITF:

22 octobre 2015

L’ITF soutient les syndicats d’Air France

Le Comité exécutif de l’ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport), qui représente les syndicats des transports du monde entier, réuni aujourd’hui à Chennai, en Inde, a pris position en faveur des syndicats confrontés au plan de restructuration d’Air France. Le Comité a également exprimé son soutien, et celui des syndicats affiliés à l’ITF, à la mobilisation organisée aujourd’hui à Paris*.

Zainil Nizaraly, membre du Comité exécutif et secrétaire fédéral du syndicat FEETS-FO, a déclaré : « La résolution adoptée aujourd’hui par le Comité exécutif de l’ITF est un message de soutien fort pour les salariés et les militants d'Air France qui se battent contre la violence sociale des suppressions d’emplois et contre les tentatives de criminalisation de l’action syndicale. »

Le Président de l’ITF, Paddy Crumlin, a ajouté : « Les messages de soutien aux personnels d’Air France et à leur intersyndicale affluent de toutes parts, et ce soutien international des affiliés de l’ITF sera palpable à Paris aujourd’hui et dans les semaines qui viennent, tant que ce plan de suppression de postes ne sera pas abandonné. »

Le texte de la résolution adoptée par le Comité exécutif en Inde aujourd’hui est le suivant :

Le Comité exécutif de l’ITF, réuni à Chennai le 22 octobre 2015 :

NOTE qu’Air France compte supprimer 2900 postes – 1700 au sol, 900 hôtesses et stewards, et 300 pilotes – en 2016.

NOTE que la Section de l’aviation civile de l’ITF a soutenu l’action des syndicats et continuera d’être là pour nos affiliés dans leur combat contre la direction.

NOTE que nos affiliés d’Air France ont immédiatement dénoncé l’incident isolé qui a émaillé la manifestation du 5 octobre, par ailleurs pacifique, et qui a débouché sur l’interpellation et la mise en garde à vue de cinq syndicalistes.

NOTE que les syndicats des personnels d’Air France réclament un dialogue social tripartite pour définir une stratégie de redéveloppement social de la compagnie, plutôt qu’une destruction des emplois et une réduction des coûts. Ils ont déjà collaboré avec la direction pour mettre en œuvre d’importants efforts de productivité.  

ESTIME que la vraie violence, c’est de précipiter des travailleurs qualifiés vers le chômage.

S’OPPOSE à toute tentative de criminalisation des actions des syndicats, et réclame la levée des procédures disciplinaires engagées contre les salariés interpellés.

S’OPPOSE à tout plan de licenciement au sein du groupe Air France-KLM.

ENCOURAGE les affiliés à agir ensemble et à soutenir l’intersyndicale d’Air France lors de la journée de mobilisation nationale le 22 octobre (AUJOURD’HUI) pour protester contre le plan de restructuration et exiger un autre avenir pour Air France.

APPELLE LES AFFILIÉS DE L’ITF à soutenir ce combat.

***********************

La caisse de solidarité:

https://www.lepotcommun.fr/pot/h8micqm8

 

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 04:48

Un p'tite vidéo pour rire un peu...

Le 22 octobre, devant l'Assemblée Nationale à Paris, venez vous aussi manifester votre soutien aux salariés d'Air France traités comme des délinquants alors qu'ils défendent, seulement, leur travail...

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 07:06

"Encore Air France!" me direz-vous. Certes, mais il faut se rendre à l'évidence, il y aura un "avant" et un "après" 5 octobre 2015. Que l'on cautionne ou pas l'action des salariés au siège de la compagnie nationale, les déclarations de membres du gouvernement, premier ministre en tête, les réactions de "vierges effarouchées" de la plus-part des médias face à la détresse des salariés menacés de perdre leurs emplois, démontrent, s'il en était besoin, que nous serrions condamnés, si nous les écoutions, à nous taire et à subir.

La manière ignoble dont ont été traités les 6 d'Air France, me rappelle la triste histoire de Manu, un pote de la Servair, que la police était venu chercher au petit matin, menottes aux poignets, bien entendu, appartement perquisitionné, ordinateurs saisis etc... au motif que, selon la plainte de sa direction, il aurait fait signer le texte d'une pétition à des salariés, puis l'aurait ensuite modifié. Faux, usage de faux, j'en passe et des meilleures! L'enquête démontra que, des menaces, du chantage ("si tu n'écris pas ce que l'on te dis, tes gosses ne travailleront pas cet été"; etc..etc..) avaient été utilisé par la direction de la Servair comme moyen de pression sur des salariés pour qu'il témoignent à charge contre notre Camarade.

A l'époque, nous étions sous un gouvernement de droite, ce type de répression n'était pas surprenante, militants syndicaux, nous n'avons rien à attendre de dirigeants idéologiquement portés à soutenir le patronat. Aujourd'hui, c'est de responsables dit de "gauche" qu'émanent critiques, condamnations et répressions.

Je vous soumets trois vidéos. La première, c'est presque une répétition de l'histoire. Un militant CGT avait refusé de serrer la main de Sarkozy en visite dans un centre de maintenance de la RATP. Aujourd'hui, c'est le secrétaire, toujours CGT, des chantiers STX qui refuse, en argumentant, de saluer Hollande.

La seconde, Xavier Mathieu sur canal. Il est la "figure" de la lutte des Conti à Clairoix. Je vous demande de regarder cette vidéo jusqu'au bout, même si durant les premières minutes l'émotion prend le dessus sur l'éloquence légendaire de notre Camarade. Ecoutez bien le récit de son expérience chez Continental, en particulier sur les efforts demandés et sur ceux qui croyaient qu'ils ne seraient jamais concernés. Un vrai moment de vérité. Je vous invite à trouver les nombreux points communs entre la situation qu'ont vécu les Conti, et celle que vivent aujourd'hui ceux d'Air France, mais aussi des trois compagnies HOP!

Enfin, une déclaration de l'intersyndicale Air France, appelant les salariés à venir soutenir le 22 octobre prochain, devant l'assemblée nationale, les Camarades arrêtés, comme de dangereux bandits, avant hier matin, tandis que Cahuzac, Besson, Sarkozy etc... n'ont jamais connus le 1/10 de ce que supportent ces salariés qui ne se battent que pour une chose: garder leur boulot, et pas profiter du bien commun à des fins plus au moins obscures.

La CGT HOP!Régional devrait s'associer à cette journée.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 17:09

Soyons clair, je n'ai, à titre personnel, aucun amour particulier pour JL Melenchon. Il faut, par contre reconnaître, qu'il est un des rares à porter de vraies idées de Gauche.

L'article que je vous propose est extrait du "nouvel Obs" d'aujourd'hui. Le lien est içi.

En soutiens à aux salariés arrêtés hier matin, voiçi le texte d'une pétition demandant l'arrêt des poursuites:

https://www.change.org/p/premier-ministre-p%C3%A9tition-lib%C3%A9ration-des-6-d-air-france-halte-aux-poursuites?recruiter=31506211&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Jean-Luc Mélenchon ne décolère alors que cinq salariés d’Air France, soupçonnés de violence contre le DRH de l'entreprise, ont vu leur garde à vue prolongée de 24 heures ce mardi 13 octobre.

Sur BFM TV et RMC, le leader du Parti de gauche (PG) s’est largement emporté : "Retenir cinq gars qui défendent leur emploi, une nuit entière, c’est un abus. […] On ne va pas chercher à 6 heures du matin, dans leur lit, des gens qui n’ont aucunement l’intention de s’enfuir. On n’a pas été cherché Monsieur Cahuzac dans son lit, on n’a pas été cherché Monsieur Sarkozy dans son lit, […] mais quand c’est un travailleur, […] alors on va le chercher comme un bandit. Ils n’avaient pas l’intention de s’en aller. Ils veulent garder leur travail, c’est ça leur lutte."

"C'est une honte", a-t-il encore ajouté. "Qu'est-ce qu’ils ont fait ces gens ? Ce sont des trafiquants de drogue ? Ce sont des gens qui comptent se sauver avec de l’argent dans un paradis fiscal ?"

Jean-Luc Mélenchon a même enjoint les salariés d’Air France à ne pas baisser les bras. Il leur conseille de "recommencer". "Il ne faut pas avoir peur", a-t-il encouragé. Et de répéter à plusieurs reprises : "Pour l'instant, ce n'est que la chemise", en allusion au vêtement en lambeaux de Xavier Broseta, directeur des ressources humaines d'Air France.

Mieux encore, l’ancien candidat à la présidentielle est prêt à donner de sa personne pour la cause des employés de la compagnie aérienne dont 2.900 emplois sont actuellement menacés par un plan de restructuration.

"Vous savez quoi ? Je veux bien aller en prison avec eux", a-t-il déclaré. "Je veux bien aller [en prison] à leur place."

Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, a rapidement réagi sur Twitter aux encouragements de l’eurodéputé et porte-voix du PG.

Dire qu'il fut ministre... https://t.co/KgUBzVKw6U

Jean-Luc Mélenchon s’était déjà indigné lundi des conditions dans lesquelles six salariés d'Air France ont été interpellés. "Jour de deuil", des salariés "arrêtés pour fait de lutte", "que la résistance et la colère soient plus contagieuses que la peur! ", avait-il noté dans un tweet.

Jour de deuil. 4 salariés arrêtés pour fait de lutte. Que la résistance et la colère soient plus contagieuses que la peur ! #AirFrance

D’autres représentants de la gauche se sont également émus de la situation. Cécile Duflot a tweeté: "Arrêtés chez eux à 6h du matin ? Pourquoi ? Pour les humilier devant leurs familles ou parce qu'ils préparaient une fuite à St Martin?", dans une allusion à Patrick Balkany (Les Républicains), qui avait émigré sur cette île des Caraïbes dans les années 1990 après avoir connu de premiers déboires judiciaires en France.

Arrêtés chez eux à 6 h du matin ? Pourquoi ? pour les humilier devant leurs familles ou parce qu'ils préparaient une fuite à St Martin ?

Dénonçant une "provocation", le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a regretté dans un communiqué que les salariés d'Air France soient "traités comme des criminels, arrêtés chez eux devant leur famille au petit matin". "Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation et s'enfoncent dans la honte, la riposte doit être massive et unitaire", a-t-il ajouté.

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a demandé "la levée immédiate de l'interpellation [des salariés] et de toute éventuelle mise en examen". "C'est la vraie 'violence aggravée' que l'on veut [leur] faire payer", ajoute le parti dans un communiqué.

Pierre Laurent et Eric Coquerel, coordinateur politique du PG, ainsi que Clémentine Autain (Ensemble), tous les trois têtes de liste aux régionales en Ile-de-France, étaient présents au rassemblement de soutien organisé au fret de la compagnie aérienne à Roissy lundi. Jean-Luc Mélenchon a prévenu dans un tweet être "retenu de longue date" et ne pouvoir donc se rendre à ce rassemblement.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 20:37

Observez bien les réactions des cadres présents.... Le dédain, ce n'est pas de la violence?!

Voiçi encore quelques vidéos et un article des Echos sur les "événements" d'Air France.

La propagande des dirigeants semble avoir un peu de mal à prendre. Et Vals qui répète,serviteur zélé des patrons, les arguments de De Juniac. Pas un mot, PAS UN MOT, pour les 3000 postes supprimés! Il tente la division des catégories de salariés en stigmatisant, comme l'autre s......ie, les pilotes.Je me souviens de Georges Marchais parlant de "l'ennemi socialiste", il avait foutrement raison, le bougre! Ce gouvernement, comme le précédent, est l'acteur direct des difficultés que connait la Compagnie Nationale. Aucune intervention vis à vis des Low-cost, où pourtant des aides publiques subventionnent directement la concurrence, ventes des avions de Mr Dassault en contrepartie d'accès facilités aux compagnies du golfe sur les aéroports français etc...

Revenons sur l’élément médiatique central de cette propagande gouvernemento-patronale.

"100 heures de travail de plus par an, ce n'est pas grand chose". Sauf qu'il ne s'agit pas de 100 heures de travail mais de 100 heures de vol, ce qui est totalement différent! En gros, 1 mois et demi de travail de plus par an. Dites moi, qui pourrait accepter ça aujourd'hui sans protester? QUI!

Allons juste derrière cette "demande" présentée comme essentielle au redressement d'Air France par Gagey et De Juniac. Faire travailler plus dans un moment où l'on réduit l'activité, dites-moi,ça aboutit à quoi? Et oui, il ne faut pas avoir fait de grandes écoles de commerce pour trouver le résultat de cette équation "productiviste": création de sureffectif. C'est pour cette raison que nous disions depuis le début de l'histoire du plan A (travailler plus, pas licenciements), plan B (licenciements) n'était rien d'autre que de la poudre aux yeux. Ils voulaient licencier, et ce depuis le début!

Je vous propose quelques lectures et visionnages. Oui, il vont tous dans le même sens. Comme allait dans le même sens "l'information" des médias nationaux lundi dernier...

L'article des Echos de ce matin:

Air France : « On n’en arrive pas là sans que la direction ait aussi des responsabilités »
Les Echos du 08/10/2015

Chercheur en sciences politiques et spécialiste des conflits sociaux et des syndicats, Jean-Marie Pernot a accepté de répondre aux questions des « Echos » suite aux violences chez Air France. Entretien.

Comment expliquez-vous et jugez-vous les violences intervenues à Air France ?

Je suis avant tout surpris de tout l’engouement et du déchaînement médiatique autour de cette affaire. Il faut remettre les choses à leur juste proportion : c’est un conflit social qui dérape, comme il y en a déjà eu et comme il y en aura encore. Certains ont pété les plombs, c’est un incident d'une triste banalité mais il n’y a pas mort d’homme, il faut passer à autre chose et arrêter le défilé des bien-pensants.

Il est aussi facile de ne tourner les regards que vers les syndicats. On n’en arrive pas à de telles situations sans que le management ait aussi des responsabilités. La direction porte une part assez lourde dans la dégradation du climat social, notamment dans sa gestion des annonces, voire sur la versatilité de sa stratégie.

Je note aussi que le climat s’est nettement dégradé à Air France depuis que la nouvelle direction est en place (en juillet 2013, ndlr). Peut-être parce que Jean-Cyril Spinetta prenait le temps de discuter avec les syndicats et n’affichait pas le même dédain qu’Alexandre de Juniac. Il faut rendre la complexité de la situation et regarder des deux côtés de la table lorsque ce genre de relations se développe.

Philippe Martinez, le leader de la CGT, a refusé de condamner ces actes. Cela ne risque-t-il pas de dégrader encore plus l’image du syndicat ?

La CGT, sans les cautionner, n’a jamais pour autant condamné ce type d’évènements. Souvenez-vous de Bernard Thibaut, qui ne l’avait pas fait lors du conflit des « Conti » à Clairoix. La CGT considère qu’elle défend les travailleurs et n’a pas à se joindre au concert des bien-pensants. Je ne pense pas que son image en souffrira beaucoup auprès des populations qu’elle entend représenter et défendre.

Ces violences peuvent-elles être un point de départ pour d’autres conflits ?

Non je ne pense pas, c’est un évènement isolé. Il y en a eu d'autres, avec des salariés menaçant de faire exploser leur entreprise avec des bouteilles de gaz par exemple, au début des années 2000 ou en 2009. Cette « recherche de la négociation par l'émeute » comme l’ont énoncé les historiens Edward Shorter et Charles Tilly en 1971 est assez courante dans nos relations sociales.

Sur le fond, ce qui me surprend, c'est plutôt qu’il n'y en ait pas davantage dans le climat actuel. Il ne faut pas sous-estimer la violence sociale d’aujourd'hui : on nous répète que la situation va mieux et que la croissance revient mais le chômage continue d’augmenter et les plans sociaux de rythmer l’actualité. Les gens ont conscience que, passé 50 ans, le chômage équivaut à une quasi-mort sociale. On ne peut pas s’étonner ensuite que certains craquent par désespoir.

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Deux liens qui ne s'affichent malheureusement pas directement dans l'interface du Blog:

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-air-france-je-refuse-de-condamner-les-violences-des-manifestants-0710-653751.html

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021385369286-manifestation-dair-france-philippe-martinez-ne-condamne-pas-les-violences-1163100.php

Interview de Migel Fortéa, SG de la CGT Air France

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 02:00

"Perd sa chemise" seront t'on tenté de rire si la situation n'était pas aussi tragiquement sérieuse.

Personnellement, je n'aime pas la violence. Je n'aime plus, devrai-je dire. J'ai été longtemps partisan du recours à cette méthode quand rien n'avançait ou, plus précisément, quand les choses n'avançaient pas dans la direction que je pensais être la bonne. Et puis, je me suis rendu compte, assez bizarrement en même temps que mes dispositions à déguerpir rapidement devant des CRS ou des gardes mobiles qui chargeaient, diminuaient, que ce n'était pas la seule solution. J'ai réalisé également que ce que JE pensais n'était peut'être forcément LA solution.

On impose rien par la force. Rien de durable en tout cas.

Néanmoins, "l'affaire" Air France met en lumière une forme de violence pratiquée par des dirigeants, non seulement dans cette entreprise, mais de manière bien plus générale dans la société. Pour résumer ma pensée, il y a les coups de matraques, et il y a les plans dit "sociaux". Maintenir les salariés durant des mois dans des des situations d'incertitudes, appliquer des plans de réduction d'effectifs, de réorganisations, imposer la mobilité à des salariés et à leur famille, bouleverser la vie d'êtres humains alors que l'on se permet, comme Mr De Juniac, de partir en vacances à Shanghai pour 20€ se faisant en plus surclasser en "première", je trouve qu'il y a là une forme de violence, certes moins spectaculaire que celle qu'ont montré, en boucle, les médias, mais une forme de violence tout aussi condamnable.

Je vous propose de suivre donc cette vidéo et de lire le tract en ayant une pensée plus pour les 3000 salariés concernés par le plan B de la direction d'AF, que pour la chemise de Mr Brosseta.

Un lien également sur BFM: http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/air-france-la-direction-a-ete-agressee-lors-du-comite-d-entreprise-652192.html

Migel Fortea Secrétaire Général CGT Air France

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 22:42
"Quand on veut tuer son chien...."

Pas beaucoup de choses à raconter en ce moment... La raison en est assez simple, depuis le Comité d'Entreprise du 16 juillet où fut annoncé la fusion-intégration de HOP!Airlinair, HOP!Britair et HOP!Régional au sein de la holding HOP!, plus aucune autre nouvelle n'est venue troubler un peu plus l'été social des trois compagnies.

Ce plan suffisamment vague pour inquiéter tout le monde sera examiné le 15 et 16 octobre prochain. Peut'être en apprendrons-nous davantage...

Heureusement! La direction se charge toujours, même quand il n'y aurait rien à dire, de venir arroser une inspiration momentanément asséchée.

Comme vous le savez, une des seules choses "précise" dans les documents remis par la direction concerne l'avenir des salariés du secteur Maintenance des compagnies. Il s'agit de la redistribution des activités maintenance "lourde" et "légère". A lille, la maintenance "mineure" des avions, à Clermont-ferrand, la "lourde". Finit le mixage des activités entre les deux sites.

Maintenant, essayez d'être attentifs:

"Mais que vont devenir les techniciens affectés à la Maintenance mineure du site de Clermont-Ferrand? Ils sont mutés?"

"Non, le reprise de ce secteur d'activité par Lille se fait à bilan humain nul. Les salariés Auvergnats seront intégrés dans les équipes de maintenance lourde du site de Clermont."

"Mais vous nous avez affirmé, il y a peu, que cette activité occuperait à peine les techniciens des équipes actuelles durant l'année 2016, même en récupérant l'activité "lourde" de Lille. Il aura donc du sur-effectif? Comment sera t'il traité?"

"......"

"Quoi?"

"......."

"Bon. Et l'activité client alors?"

"...."

Ces quatre petits points de suspension, résumaient la réponse de la direction avant une réunion qu'eurent les Organisations Syndicales avec le directeur de la Maintenance de HOP!Régional en juillet dernier. C'est à cette occasion que ces marques de ponctuations furent remplacées par une présentation passionnée de notre directeur. Il faut lui reconnaître des qualités à cet homme, quand il croit à quelque chose, ça se voit, s'entend, se comprend.

"Nous sommes trop chers. Il faut absolument diminuer notre coût d'heure de maintenance. Si vous en êtes d'accord, nous pouvons y arriver en renégociant nos accords spécifiques. Il faudra également travailler 39 heures payées 39, avoir plus de flexibilité. Nous devons également sous-traiter les ARCA (entretien des cabines des avions), et la chaudronnerie. Je suis prêt à défendre ce plan auprès de la direction générale".

Vous pensez bien que cette annonce "client, le retour" nous a, dans un premier temps remplit d'espoir, car comme vous le savez, nous nous battons depuis notre première rencontre avec Ph. Wallet, chef du projet maintenance HOP! pour faire reconnaître et pérenniser cette activité chez HOP!Régional. Dans un premier temps... Dans un deuxième, la réflexion, à chaud, des contreparties demandées aux salariés nous incita à une attitude nettement plus prudente. Ne pouvant décider sans l'accord formel des premiers intéressés, la position prise fut donc de demander à la direction la possibilité de rencontrer les salariés et de présenter les projets de la direction et leurs éventuelles conséquences. Cette présentation passant par des heures d'information syndicale communes (aux syndicats).

Nous nous quittâmes sur cette réunion en "off", notre directeur nous rappelant "qu'il s'agissait d'un projet" et qu'il n'était "même pas certain que la direction générale donnerait son accord à sa poursuite". Nous devions nous revoir pour connaitre l'avancement des travaux.

Voilà. Juillet. Août. Septembre, un avion rentre en grande visite à Clermont-ferrand. Les techniciens prenant leur service s’aperçoivent qu'une partie de l'ouverture des accès (trappes, portes de visite) est effectué par des salariés d'une entreprise de sous-traitance. Colère! légitime, quand ils apprennent que cette activité est justifiée, maladroitement, "par le manque de personnel en ce moment". Juste pour mémoire, je vous rappelle que nous sommes en période de plan de départ volontaire au sein de la maintenance. En fait, il s'agissait d'un "test" de faisabilité de ces opérations par la sous-traitance", d'après un autre "information" de la direction. Un débrayage est alors initié et notre directeur tente, avec peu de succès, de convaincre les salariés présents du bien fondé de ses actions répétant ce qui avait été dit aux Syndicats durant la réunion en "off" (qui de fait, devenait "on").

Si l'on doit reconnaître les qualités de gestionnaire de no't bon chef, il faut bien admettre qu'en matière de, comment dire, tact? communication? ce n'est pas trop ça. Découvrir un beau matin, dans la période que l'on connait, que son travail est fait par un autre, il y a de quoi se poser des questions, non?

Comité d'Entreprise du 24 septembre. Les élus votent une motion concernant leur volonté d'en savoir un peu plus sur les contrats des sociétés de sous-traitance des sociétés employées sur le site de Clermont-Ferrand. Un peu plus pour pouvoir comparer les coûts respectifs du travail effectué par les salariés de Régional et ceux de l'extérieur.

Réaction ulcérée du directeur Maintenance qui voit dans ce vote "une atteinte à son honneur, des suspicions quand à son honnêteté". "Puisque mon plan ne recueille ni l'aval des salariés, ni celui des syndicats, je laisse tomber!". Mais Monsieur, pour avoir notre aval, il aurait peut'être fallu que nous allions un peu plus loin qu'une discussion en "off", un peu plus loin qu'un "plan que je n'ai pas encore présenté à la direction générale". Peut'être aurait'il aussi été nécessaire de voir TOUS les salariés concernés par une éventuelle réorganisation et pas seulement ceux d'une équipe en leur garantissant, qui plus est, que leur rémunération ne serait pas touchée, alors qu'au 1er avril 2016 tous les accords d'entreprise seront dénoncés et que personne ne connait aujourd'hui les conséquences financières, pour ne rester que sur ce sujet, des prochains textes. Il semble que vous avez également omis de parler des conditions de travail, des modifications de planning, du travail de week-end, de la flexibilité etc...etc...

La communication du jour de la direction se résume donc en une phrase "les syndicats ne veulent pas de clients". C'est non seulement mensonger, mais dangereux. Les salariés connaissent nos positions sur le sujet, les PV de Comité d'Entreprise, ceux des réunions des Délégués du Personnel en attestent. Nous ne prendrons donc même pas la peine de contrer votre propagande. Pourquoi n'avez vous pas organisé les réunions avec les salariés que nous vous réclamions si vous souhaitiez tant recueillir l'assentiment de tous? Vous pensez avoir fait le maximum pour convaincre? Ce n'est pas en accusant les autres que vous, et vos équipes, aiderez l'entreprise à sortir des difficultés qu'elle connait. Quand je pense de quelle manière nous avons, devant la direction de HOP!, défendu la politique client que vous aviez développée vous entendre dire aujourd'hui que c'est nous qui n'en voulons pas! Franchement!

Vous nous accusez d'être rétrogrades. "Le monde change". Oui monsieur, le monde change et ce n'est parce qu'il change que nous allons vous accompagner forcément dans un changement qui verrait les conditions de travail, la vie des salariés, se dégrader encore et encore. Car, nous ne nous faisons aucune illusion, cette course à la diminution des coûts ne s'arrêtera certainement pas là, trop chers aujourd'hui, trop chers demain même à 39:00, même en 7/7 etc.. etc...

Oui la société évolue, et nous souhaitons son évolution. Notre désaccord porte seulement sur le sens de cette évolution.

Seulement...

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



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