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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 17:09

Soyons clair, je n'ai, à titre personnel, aucun amour particulier pour JL Melenchon. Il faut, par contre reconnaître, qu'il est un des rares à porter de vraies idées de Gauche.

L'article que je vous propose est extrait du "nouvel Obs" d'aujourd'hui. Le lien est içi.

En soutiens à aux salariés arrêtés hier matin, voiçi le texte d'une pétition demandant l'arrêt des poursuites:

https://www.change.org/p/premier-ministre-p%C3%A9tition-lib%C3%A9ration-des-6-d-air-france-halte-aux-poursuites?recruiter=31506211&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Jean-Luc Mélenchon ne décolère alors que cinq salariés d’Air France, soupçonnés de violence contre le DRH de l'entreprise, ont vu leur garde à vue prolongée de 24 heures ce mardi 13 octobre.

Sur BFM TV et RMC, le leader du Parti de gauche (PG) s’est largement emporté : "Retenir cinq gars qui défendent leur emploi, une nuit entière, c’est un abus. […] On ne va pas chercher à 6 heures du matin, dans leur lit, des gens qui n’ont aucunement l’intention de s’enfuir. On n’a pas été cherché Monsieur Cahuzac dans son lit, on n’a pas été cherché Monsieur Sarkozy dans son lit, […] mais quand c’est un travailleur, […] alors on va le chercher comme un bandit. Ils n’avaient pas l’intention de s’en aller. Ils veulent garder leur travail, c’est ça leur lutte."

"C'est une honte", a-t-il encore ajouté. "Qu'est-ce qu’ils ont fait ces gens ? Ce sont des trafiquants de drogue ? Ce sont des gens qui comptent se sauver avec de l’argent dans un paradis fiscal ?"

Jean-Luc Mélenchon a même enjoint les salariés d’Air France à ne pas baisser les bras. Il leur conseille de "recommencer". "Il ne faut pas avoir peur", a-t-il encouragé. Et de répéter à plusieurs reprises : "Pour l'instant, ce n'est que la chemise", en allusion au vêtement en lambeaux de Xavier Broseta, directeur des ressources humaines d'Air France.

Mieux encore, l’ancien candidat à la présidentielle est prêt à donner de sa personne pour la cause des employés de la compagnie aérienne dont 2.900 emplois sont actuellement menacés par un plan de restructuration.

"Vous savez quoi ? Je veux bien aller en prison avec eux", a-t-il déclaré. "Je veux bien aller [en prison] à leur place."

Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, a rapidement réagi sur Twitter aux encouragements de l’eurodéputé et porte-voix du PG.

Dire qu'il fut ministre... https://t.co/KgUBzVKw6U

Jean-Luc Mélenchon s’était déjà indigné lundi des conditions dans lesquelles six salariés d'Air France ont été interpellés. "Jour de deuil", des salariés "arrêtés pour fait de lutte", "que la résistance et la colère soient plus contagieuses que la peur! ", avait-il noté dans un tweet.

Jour de deuil. 4 salariés arrêtés pour fait de lutte. Que la résistance et la colère soient plus contagieuses que la peur ! #AirFrance

D’autres représentants de la gauche se sont également émus de la situation. Cécile Duflot a tweeté: "Arrêtés chez eux à 6h du matin ? Pourquoi ? Pour les humilier devant leurs familles ou parce qu'ils préparaient une fuite à St Martin?", dans une allusion à Patrick Balkany (Les Républicains), qui avait émigré sur cette île des Caraïbes dans les années 1990 après avoir connu de premiers déboires judiciaires en France.

Arrêtés chez eux à 6 h du matin ? Pourquoi ? pour les humilier devant leurs familles ou parce qu'ils préparaient une fuite à St Martin ?

Dénonçant une "provocation", le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a regretté dans un communiqué que les salariés d'Air France soient "traités comme des criminels, arrêtés chez eux devant leur famille au petit matin". "Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation et s'enfoncent dans la honte, la riposte doit être massive et unitaire", a-t-il ajouté.

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a demandé "la levée immédiate de l'interpellation [des salariés] et de toute éventuelle mise en examen". "C'est la vraie 'violence aggravée' que l'on veut [leur] faire payer", ajoute le parti dans un communiqué.

Pierre Laurent et Eric Coquerel, coordinateur politique du PG, ainsi que Clémentine Autain (Ensemble), tous les trois têtes de liste aux régionales en Ile-de-France, étaient présents au rassemblement de soutien organisé au fret de la compagnie aérienne à Roissy lundi. Jean-Luc Mélenchon a prévenu dans un tweet être "retenu de longue date" et ne pouvoir donc se rendre à ce rassemblement.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 20:37

Observez bien les réactions des cadres présents.... Le dédain, ce n'est pas de la violence?!

Voiçi encore quelques vidéos et un article des Echos sur les "événements" d'Air France.

La propagande des dirigeants semble avoir un peu de mal à prendre. Et Vals qui répète,serviteur zélé des patrons, les arguments de De Juniac. Pas un mot, PAS UN MOT, pour les 3000 postes supprimés! Il tente la division des catégories de salariés en stigmatisant, comme l'autre s......ie, les pilotes.Je me souviens de Georges Marchais parlant de "l'ennemi socialiste", il avait foutrement raison, le bougre! Ce gouvernement, comme le précédent, est l'acteur direct des difficultés que connait la Compagnie Nationale. Aucune intervention vis à vis des Low-cost, où pourtant des aides publiques subventionnent directement la concurrence, ventes des avions de Mr Dassault en contrepartie d'accès facilités aux compagnies du golfe sur les aéroports français etc...

Revenons sur l’élément médiatique central de cette propagande gouvernemento-patronale.

"100 heures de travail de plus par an, ce n'est pas grand chose". Sauf qu'il ne s'agit pas de 100 heures de travail mais de 100 heures de vol, ce qui est totalement différent! En gros, 1 mois et demi de travail de plus par an. Dites moi, qui pourrait accepter ça aujourd'hui sans protester? QUI!

Allons juste derrière cette "demande" présentée comme essentielle au redressement d'Air France par Gagey et De Juniac. Faire travailler plus dans un moment où l'on réduit l'activité, dites-moi,ça aboutit à quoi? Et oui, il ne faut pas avoir fait de grandes écoles de commerce pour trouver le résultat de cette équation "productiviste": création de sureffectif. C'est pour cette raison que nous disions depuis le début de l'histoire du plan A (travailler plus, pas licenciements), plan B (licenciements) n'était rien d'autre que de la poudre aux yeux. Ils voulaient licencier, et ce depuis le début!

Je vous propose quelques lectures et visionnages. Oui, il vont tous dans le même sens. Comme allait dans le même sens "l'information" des médias nationaux lundi dernier...

L'article des Echos de ce matin:

Air France : « On n’en arrive pas là sans que la direction ait aussi des responsabilités »
Les Echos du 08/10/2015

Chercheur en sciences politiques et spécialiste des conflits sociaux et des syndicats, Jean-Marie Pernot a accepté de répondre aux questions des « Echos » suite aux violences chez Air France. Entretien.

Comment expliquez-vous et jugez-vous les violences intervenues à Air France ?

Je suis avant tout surpris de tout l’engouement et du déchaînement médiatique autour de cette affaire. Il faut remettre les choses à leur juste proportion : c’est un conflit social qui dérape, comme il y en a déjà eu et comme il y en aura encore. Certains ont pété les plombs, c’est un incident d'une triste banalité mais il n’y a pas mort d’homme, il faut passer à autre chose et arrêter le défilé des bien-pensants.

Il est aussi facile de ne tourner les regards que vers les syndicats. On n’en arrive pas à de telles situations sans que le management ait aussi des responsabilités. La direction porte une part assez lourde dans la dégradation du climat social, notamment dans sa gestion des annonces, voire sur la versatilité de sa stratégie.

Je note aussi que le climat s’est nettement dégradé à Air France depuis que la nouvelle direction est en place (en juillet 2013, ndlr). Peut-être parce que Jean-Cyril Spinetta prenait le temps de discuter avec les syndicats et n’affichait pas le même dédain qu’Alexandre de Juniac. Il faut rendre la complexité de la situation et regarder des deux côtés de la table lorsque ce genre de relations se développe.

Philippe Martinez, le leader de la CGT, a refusé de condamner ces actes. Cela ne risque-t-il pas de dégrader encore plus l’image du syndicat ?

La CGT, sans les cautionner, n’a jamais pour autant condamné ce type d’évènements. Souvenez-vous de Bernard Thibaut, qui ne l’avait pas fait lors du conflit des « Conti » à Clairoix. La CGT considère qu’elle défend les travailleurs et n’a pas à se joindre au concert des bien-pensants. Je ne pense pas que son image en souffrira beaucoup auprès des populations qu’elle entend représenter et défendre.

Ces violences peuvent-elles être un point de départ pour d’autres conflits ?

Non je ne pense pas, c’est un évènement isolé. Il y en a eu d'autres, avec des salariés menaçant de faire exploser leur entreprise avec des bouteilles de gaz par exemple, au début des années 2000 ou en 2009. Cette « recherche de la négociation par l'émeute » comme l’ont énoncé les historiens Edward Shorter et Charles Tilly en 1971 est assez courante dans nos relations sociales.

Sur le fond, ce qui me surprend, c'est plutôt qu’il n'y en ait pas davantage dans le climat actuel. Il ne faut pas sous-estimer la violence sociale d’aujourd'hui : on nous répète que la situation va mieux et que la croissance revient mais le chômage continue d’augmenter et les plans sociaux de rythmer l’actualité. Les gens ont conscience que, passé 50 ans, le chômage équivaut à une quasi-mort sociale. On ne peut pas s’étonner ensuite que certains craquent par désespoir.

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Deux liens qui ne s'affichent malheureusement pas directement dans l'interface du Blog:

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-air-france-je-refuse-de-condamner-les-violences-des-manifestants-0710-653751.html

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021385369286-manifestation-dair-france-philippe-martinez-ne-condamne-pas-les-violences-1163100.php

Interview de Migel Fortéa, SG de la CGT Air France

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 02:00

"Perd sa chemise" seront t'on tenté de rire si la situation n'était pas aussi tragiquement sérieuse.

Personnellement, je n'aime pas la violence. Je n'aime plus, devrai-je dire. J'ai été longtemps partisan du recours à cette méthode quand rien n'avançait ou, plus précisément, quand les choses n'avançaient pas dans la direction que je pensais être la bonne. Et puis, je me suis rendu compte, assez bizarrement en même temps que mes dispositions à déguerpir rapidement devant des CRS ou des gardes mobiles qui chargeaient, diminuaient, que ce n'était pas la seule solution. J'ai réalisé également que ce que JE pensais n'était peut'être forcément LA solution.

On impose rien par la force. Rien de durable en tout cas.

Néanmoins, "l'affaire" Air France met en lumière une forme de violence pratiquée par des dirigeants, non seulement dans cette entreprise, mais de manière bien plus générale dans la société. Pour résumer ma pensée, il y a les coups de matraques, et il y a les plans dit "sociaux". Maintenir les salariés durant des mois dans des des situations d'incertitudes, appliquer des plans de réduction d'effectifs, de réorganisations, imposer la mobilité à des salariés et à leur famille, bouleverser la vie d'êtres humains alors que l'on se permet, comme Mr De Juniac, de partir en vacances à Shanghai pour 20€ se faisant en plus surclasser en "première", je trouve qu'il y a là une forme de violence, certes moins spectaculaire que celle qu'ont montré, en boucle, les médias, mais une forme de violence tout aussi condamnable.

Je vous propose de suivre donc cette vidéo et de lire le tract en ayant une pensée plus pour les 3000 salariés concernés par le plan B de la direction d'AF, que pour la chemise de Mr Brosseta.

Un lien également sur BFM: http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/air-france-la-direction-a-ete-agressee-lors-du-comite-d-entreprise-652192.html

Migel Fortea Secrétaire Général CGT Air France

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 22:42
"Quand on veut tuer son chien...."

Pas beaucoup de choses à raconter en ce moment... La raison en est assez simple, depuis le Comité d'Entreprise du 16 juillet où fut annoncé la fusion-intégration de HOP!Airlinair, HOP!Britair et HOP!Régional au sein de la holding HOP!, plus aucune autre nouvelle n'est venue troubler un peu plus l'été social des trois compagnies.

Ce plan suffisamment vague pour inquiéter tout le monde sera examiné le 15 et 16 octobre prochain. Peut'être en apprendrons-nous davantage...

Heureusement! La direction se charge toujours, même quand il n'y aurait rien à dire, de venir arroser une inspiration momentanément asséchée.

Comme vous le savez, une des seules choses "précise" dans les documents remis par la direction concerne l'avenir des salariés du secteur Maintenance des compagnies. Il s'agit de la redistribution des activités maintenance "lourde" et "légère". A lille, la maintenance "mineure" des avions, à Clermont-ferrand, la "lourde". Finit le mixage des activités entre les deux sites.

Maintenant, essayez d'être attentifs:

"Mais que vont devenir les techniciens affectés à la Maintenance mineure du site de Clermont-Ferrand? Ils sont mutés?"

"Non, le reprise de ce secteur d'activité par Lille se fait à bilan humain nul. Les salariés Auvergnats seront intégrés dans les équipes de maintenance lourde du site de Clermont."

"Mais vous nous avez affirmé, il y a peu, que cette activité occuperait à peine les techniciens des équipes actuelles durant l'année 2016, même en récupérant l'activité "lourde" de Lille. Il aura donc du sur-effectif? Comment sera t'il traité?"

"......"

"Quoi?"

"......."

"Bon. Et l'activité client alors?"

"...."

Ces quatre petits points de suspension, résumaient la réponse de la direction avant une réunion qu'eurent les Organisations Syndicales avec le directeur de la Maintenance de HOP!Régional en juillet dernier. C'est à cette occasion que ces marques de ponctuations furent remplacées par une présentation passionnée de notre directeur. Il faut lui reconnaître des qualités à cet homme, quand il croit à quelque chose, ça se voit, s'entend, se comprend.

"Nous sommes trop chers. Il faut absolument diminuer notre coût d'heure de maintenance. Si vous en êtes d'accord, nous pouvons y arriver en renégociant nos accords spécifiques. Il faudra également travailler 39 heures payées 39, avoir plus de flexibilité. Nous devons également sous-traiter les ARCA (entretien des cabines des avions), et la chaudronnerie. Je suis prêt à défendre ce plan auprès de la direction générale".

Vous pensez bien que cette annonce "client, le retour" nous a, dans un premier temps remplit d'espoir, car comme vous le savez, nous nous battons depuis notre première rencontre avec Ph. Wallet, chef du projet maintenance HOP! pour faire reconnaître et pérenniser cette activité chez HOP!Régional. Dans un premier temps... Dans un deuxième, la réflexion, à chaud, des contreparties demandées aux salariés nous incita à une attitude nettement plus prudente. Ne pouvant décider sans l'accord formel des premiers intéressés, la position prise fut donc de demander à la direction la possibilité de rencontrer les salariés et de présenter les projets de la direction et leurs éventuelles conséquences. Cette présentation passant par des heures d'information syndicale communes (aux syndicats).

Nous nous quittâmes sur cette réunion en "off", notre directeur nous rappelant "qu'il s'agissait d'un projet" et qu'il n'était "même pas certain que la direction générale donnerait son accord à sa poursuite". Nous devions nous revoir pour connaitre l'avancement des travaux.

Voilà. Juillet. Août. Septembre, un avion rentre en grande visite à Clermont-ferrand. Les techniciens prenant leur service s’aperçoivent qu'une partie de l'ouverture des accès (trappes, portes de visite) est effectué par des salariés d'une entreprise de sous-traitance. Colère! légitime, quand ils apprennent que cette activité est justifiée, maladroitement, "par le manque de personnel en ce moment". Juste pour mémoire, je vous rappelle que nous sommes en période de plan de départ volontaire au sein de la maintenance. En fait, il s'agissait d'un "test" de faisabilité de ces opérations par la sous-traitance", d'après un autre "information" de la direction. Un débrayage est alors initié et notre directeur tente, avec peu de succès, de convaincre les salariés présents du bien fondé de ses actions répétant ce qui avait été dit aux Syndicats durant la réunion en "off" (qui de fait, devenait "on").

Si l'on doit reconnaître les qualités de gestionnaire de no't bon chef, il faut bien admettre qu'en matière de, comment dire, tact? communication? ce n'est pas trop ça. Découvrir un beau matin, dans la période que l'on connait, que son travail est fait par un autre, il y a de quoi se poser des questions, non?

Comité d'Entreprise du 24 septembre. Les élus votent une motion concernant leur volonté d'en savoir un peu plus sur les contrats des sociétés de sous-traitance des sociétés employées sur le site de Clermont-Ferrand. Un peu plus pour pouvoir comparer les coûts respectifs du travail effectué par les salariés de Régional et ceux de l'extérieur.

Réaction ulcérée du directeur Maintenance qui voit dans ce vote "une atteinte à son honneur, des suspicions quand à son honnêteté". "Puisque mon plan ne recueille ni l'aval des salariés, ni celui des syndicats, je laisse tomber!". Mais Monsieur, pour avoir notre aval, il aurait peut'être fallu que nous allions un peu plus loin qu'une discussion en "off", un peu plus loin qu'un "plan que je n'ai pas encore présenté à la direction générale". Peut'être aurait'il aussi été nécessaire de voir TOUS les salariés concernés par une éventuelle réorganisation et pas seulement ceux d'une équipe en leur garantissant, qui plus est, que leur rémunération ne serait pas touchée, alors qu'au 1er avril 2016 tous les accords d'entreprise seront dénoncés et que personne ne connait aujourd'hui les conséquences financières, pour ne rester que sur ce sujet, des prochains textes. Il semble que vous avez également omis de parler des conditions de travail, des modifications de planning, du travail de week-end, de la flexibilité etc...etc...

La communication du jour de la direction se résume donc en une phrase "les syndicats ne veulent pas de clients". C'est non seulement mensonger, mais dangereux. Les salariés connaissent nos positions sur le sujet, les PV de Comité d'Entreprise, ceux des réunions des Délégués du Personnel en attestent. Nous ne prendrons donc même pas la peine de contrer votre propagande. Pourquoi n'avez vous pas organisé les réunions avec les salariés que nous vous réclamions si vous souhaitiez tant recueillir l'assentiment de tous? Vous pensez avoir fait le maximum pour convaincre? Ce n'est pas en accusant les autres que vous, et vos équipes, aiderez l'entreprise à sortir des difficultés qu'elle connait. Quand je pense de quelle manière nous avons, devant la direction de HOP!, défendu la politique client que vous aviez développée vous entendre dire aujourd'hui que c'est nous qui n'en voulons pas! Franchement!

Vous nous accusez d'être rétrogrades. "Le monde change". Oui monsieur, le monde change et ce n'est parce qu'il change que nous allons vous accompagner forcément dans un changement qui verrait les conditions de travail, la vie des salariés, se dégrader encore et encore. Car, nous ne nous faisons aucune illusion, cette course à la diminution des coûts ne s'arrêtera certainement pas là, trop chers aujourd'hui, trop chers demain même à 39:00, même en 7/7 etc.. etc...

Oui la société évolue, et nous souhaitons son évolution. Notre désaccord porte seulement sur le sens de cette évolution.

Seulement...

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:50
Quand l'agilité devient rigidité

Il y a un peu plus de trois ans nous découvrions Lionel Guérin.
Lors d'une tournée essentiellement Bretonne, il tentait de convaincre du bien fondé de la création de "son" Pôle Régional Français.


Le constat qu'il faisait à l'époque de la situation du transport aérien et ses solutions pour sortir (survivre..) à cette crise qui dure toujours, laissa la plupart de ses interlocuteurs des différents Comités d'Entreprise, pour le moins songeurs.
Il y a pourtant un sujet sur lequel notre futur patron recueillit une certaine approbation: l'agilité. Avait'il décidé de mettre l'ensemble des salariés du futur HOP! à la gymnastique ? Non, c'est du fonctionnement de ce qui devrait devenir la "première compagnie européenne court-courrier" dont parlait notre patron Psittaciformophile.
"Le bon module (avion) au bon moment, au bon endroit".
Depuis le temps que les Organisations Syndicales le réclamaient, elles auraient eut mauvaise grâce à ronchonner, au moins sur ce sujet.
Agilité donc.


Les mots ont un sens, vous savez maintenant mon attachement particulier à la sémantique. Néanmoins, il arrive parfois que nous perdions le sens des mots. Voici donc, après contrôle, ce que j'ai trouvé concernant la définition de l'agilité dans la situation qui nous occupe: "En management, l'agilité est la capacité, pour une entreprise, à s'adapter rapidement à des situations changeantes."
C'est clair.

Revenons à la situation qui nous occupe aujourd'hui. La fusion des compagnies aériennes Airlinair, Britair et Régional "dans" HOP! Holding.
Annoncée de manière prématurée et fort maladroite par le DG de Britair, elle fut démentie aussitôt, et tout aussi rapidemment mise à l'ordre du jour de trois CE extraordinaires le 16 juillet dernier. Si ça n'est pas de l'agilité!

Ce n'était pas la première fois que ce rapprochement, logique pour beaucoup, était évoqué.
C'est par les services Maintenance que la direction avait manifesté sa volonté d'unifier les trois sociétés.
A cette occasion, les dirigeant de HOP! firent appel à pas moins que l'ancien patron de l'entretien avion d'Air France, Philippe Wallet. Une pointure, excellent connaisseur de la maintenance...chez Air France.
Comme souvent dans ce genre de situation, un audit sur cette activité commune aux compagnies, fut commandé au cabinet BCG (Boston Consulting Group).
Ce rapport, dont la direction refuse de nous donner ne serait ce que lecture (j'm'en fous, je l'ai...) décrit des situations parfois discutables et abouti à la conclusion, je résume de façon volontairement provocante sans en trahir le fond: "vous êtes trop et vous ne travaillez pas assez".

Il faut reconnaître à la direction de HOP! une certaine interprétation sociale des recommandations initiales motivée sûrement par la situation sur le terrain: aucune fermeture de sites n'est envisageables, la création de la compagnie ne pouvant pas se faire sur fond de braseros de palettes et autres grillades..
On planifie donc dans le soft, au moins en apparence. Aucun site ne fermera.

Néanmoins, de profondes réorganisations vont être misent en place et la charge de l'entretien avion répartie, pour ne fâcher personne, entre les différents sites.

J'en viens là au titre de l'article, car c'est içi que la rigidité interviens. Alors que toutes les formes d'entretien (lourd et léger) sont possibles partout, la direction de HOP ! entre dans une démarche de spécialisation des sites. A Morlaix l'entretien lourd (check C) des Bombardiers et des ATR de la compagnie, à Clermont-ferrand le même type d'entretien sur la flotte Embraer, l'entretien mineur étant respectivement localisé chez Lyon-Maintenance et sur le site de Lille. Pourquoi ? Mystère...

Pourquoi se priver, par exemple, de l'entretien mineur à Clermont-Ferrand, alors que cette destination fait partie des lignes exploitées par Régional et Airlinair et que les avions y dorment, permettant ainsi de pouvoir y assurer les différentes tâches de Maintenance, de nuit, sans pénaliser l'exploitation ? Sachant, de plus, que les structures actuelles, malgré le « sureffectif » journellement dénoncé par nos responsables, n'arrivent pas à absorber la charge de travail sur les appareils de la compagnies et que des opérations sont encore sous-traitées chez RAS, en Allemagne et à Toulouse chez un sous-traitant. Il y a sûrement quelques choses d'autres à faire...

Mystère, donc, à moins que.... La direction de HOP ! ne cache pas son intérêt pour le système « social » de Lyon-Maintenance, sa flexibilité, ses accords collectifs « particuliers ». Il y aurait'il une volonté dissimulée, de faire adopter ce modèle sur, pour commencer, le site aujourd'hui Régional, de Lille ? (Manœuvre particulièrement facilité par la peur des salariés de Lille de voir leur hangar fermé).

Deux filiales figurent dans le giron de Britair, l'une concerne la formation, Icare, la seconde, Lyon-Maintenance.

Pourquoi, alors que la première va être intégrée dans la nouvelle structure, la direction refuse t'elle de faire de même avec la seconde ?

La filialisation de la Maintenance, par un dispositif d’absorption dans cette structure fait'elle partie des plans futurs des dirigeants de HOP !?



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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:35

Une semaine déjà, que la direction de HOP! a annoncé la fusion, au bénéfice de la Holding, des trois compagnies Airlinair, Britair et Régional.

Les annonces faites dans la presse sont assez précises mais leurs analyses soulèvent quelques commentaires, la presse Bretonne étant nettement plus précise et plus réactive que l'Auvergnate.

En effet, le Télégramme, pour ne citer que lui, parle de "réelles craintes pour l'emploi sur le site de Morlaix". C'est vrai, comme elles le sont, dans des proportions tout aussi inquiétantes sur Clermont-ferrand (Régional), ou à Paris (Airlinair).

Je ne vais pas reprendre le couplet, désormais habituel, sur la nécessité de prendre conscience de la globalité du problème, on ne peut en vouloir, devant les annonces faites par la direction, de faire du "local" dans l'urgence. C'est humain. Je pense que cette manière de raisonner ne pourra pas durer, c'est tout.

Exceptionnellement, pour ne parler que de ma compagnie, je vous propose la mise en parallèles de deux chiffres:

- 80 salariés en sureffectif sur la famille Maintenance des trois compagnies, dit le projet.

- Suppression de l'entretien "mineur" (Check A pour les initiés) à Clermont-ferrand, d'après le même plan: 50 salariés concernés.

Ces suppressions de postes s'ajoutent à celles du Plan de Départs Volontaires mis en place depuis 2 mois. Je vous propose donc un troisième chiffre: 27.

Soit pour la seule Maintenance de HOP!Régional un total de 77 salariés!

Le premier PDV n'a pas lieu d'être, c'est une évidence. Je pense qu'il y a largement matière à discuter l'importance du second, quand on sait que des opérations d'entretien sur nos avions sont actuellement sous-traitées en externe (RAS et Latécoère), car nous ne pouvons faire face à la charge. A moins que la direction n'ait choisi d'hors et déjà la sous-traitance...

Le dimensionnement du sur-effectif est lié à l'analyse de l'audit du cabinet BCG sur la Maintenance des trois compagnies. Je ne connait pas le prix de ce travail, mais je pense qu'il va coûter cher, très cher au "futur leader européen du court-courrier".

Les positions de la CGT sont donc très claires: suppression du 1er PDV Maintenance, négociations sincères au sujet du second.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 17:34
Grève chez Britair
Il me semble que ce sujet nécessite un peu plus que le seul commentaire laissé sur l'article précédent.
D'autant qu'il a été rédigé plus en réaction à la question du suivi d'une "grève de la CFDT" (sic!) ce qui n'est pas la réalité que réellement sur le fond du "problème".
Avant toutes choses, il ne me viendrai pas à l'idée de contester cette grève ou de la critiquer (au sens que l'on donne généralement à ce mot, alors que...), j'apporte içi mes propres analyses et interrogations et tente de répondre aux questions (nombreuses) qui nous ont été posées sur ce sujet.
Je reprendrai quand même l'argument principal de ma réponse: "une grève, ça sert à quoi?". Cette question n'est pas une question dogmatique ou idéologique, ni même (encore que, dans certains cas), philosophique, elle pose seulement une question pratique, essentielle car elle détermine la raison du conflit, j'espère que nous serons tous d'accord sur ce sujet.
En l’occurrence, "nous voulons obtenir de la direction de HOP! qu'elle ne ferme pas le site de la compagnie Britair à Morlaix". Bien. C'est une excellente raison, mobilisatrice qui plus est, de rentrer dans un conflit. Mais, et je vais utiliser là un synonyme, un conflit c'est un désaccord. Il y a t'il désaccord dans la situation qui nous occupe? Difficile à dire, car le plan de restructuration sera présenté jeudi 16 juillet et à moins d'être doué de dons de divination, personne ne sais ce qu'il y a dedans. Ce que je sais seulement, pour avoir assister à plusieurs réunions sur le sujet de l'unification du secteur Maintenance de HOP!, et ce avec les représentants des syndicats de Britair, d'Airlinair et de Régional, c'est que jamais, n'a été évoqué ni la fermeture de Morlaix, ni celle de Lille, de Clermont ou de Lyon. Jamais!!
Pourquoi cette réaction alors?
Vous connaissez mon "amour" immodéré pour les cadres, et ce, quels qu'ils soient et de quelques appartenances que ce soient, vraisemblablement causé par mes expériences passées et présentes, mais je vais quand même essayé de trouver des circonstances atténuantes à leur comportement habituel. Voilà une catégorie particulière de salariés, parfois représentés par un syndicat, dont le rôle principal est de faire passer les différentes pilules que représentent les conséquences des plans de restructuration, réorganisations, fusions à leurs "équipes" et qui, dans 80% des cas, sont les premiers concernés par les conséquences de ces mesures. L'exercice n'est pas simple. Les voici en réunion, on leur projette un bel organigramme et ils réalisent, alors, que, "tiens", "je ne retrouve plus ma case". "Retourne au boulot mon petit et fait passer le message que ce projet d'entreprise est le meilleur du monde". "vous êtes gentil mon bon chef, mais je ne suis pas dedans...", "Certes, mais fais ton boulot, tu es cadre". Bon petit soldat! Remarquez, il y en a qui aime ça.
Pas facile, Is'n it....
Je pense, pour y avoir été confronté, que l’ancienneté de Britair et son histoire font que la plupart de son l'encadrement a, au lancement du PRF-HOP!, pensé, que la gouvernance générale de la future organisation lui revenait "de droit". Je ne vous rappelle pas les différentes et successives déclarations de chefs de services de la compagnie Bretonne "On va les bouffer", "Régional, on les aura.." j'en passe et des pas meilleures.
Je pense vraiment, pour aussi l'avoir vécu, que c'est de l'encadrement que viennent les rumeurs. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les syndicalistes sont peu écoutés, dans les premières phases des projets (quand arrivent les difficultés, c'est autres choses). Je crois donc, que l'une des grandes causes de la "panique" des salariés de Britair vient de son encadrement et de la frustration de tel ou tel risquant de ne pas trouver sa place au sein de la nouvelle organisation. Celà peu se comprendre. On comprend moins la même réaction quand il s'agit de personnes ayant visées promotion et "gloires" personnelles. Le pouvoir rend fou, je vous l'ai dit et répété...
De là à penser qu'il y a au minimum une influence "néfaste", au pire, manipulation de l'ensemble des salariés du siège de Morlaix, il y a un pas, que les informations en ma possession ne me feront pas franchir, mais quand même.
Le danger de cette situation, c'est que les salariés s'en aperçoivent et que le soufflet retombe au moment ou, justement, une mobilisation unitaire sera rendu nécessaire par l'actualité.
Passons aux syndicalistes. Qu'est ce qui fait que ce mouvement est déclenché seulement chez Britair (je ne parle pas d'Airlinair sciemment)? Je ne parle que de la CGT HOP!Régional, mais depuis le déclenchement de "l'aventure" PRF-HOP, ils ont été les premiers à dire que l'union ferait la force et que nous devions "faire ensemble". Que dire? Nous n'avons pas été entendu? C'est au minimum une évidence.
Ils n'ont pas confiance, c'est une triste réalité, et malgré nos prises de positions en Comité d'Entreprise sur la défense des TOUS les salariés, ceux de Régional, c'est évident, mais aussi ceux de Britair et d'Airlinair, malgré nos différentes rencontres avec les mêmes déclarations, la CGT de Britair continue à croire que nous ne ferrons rien pour eux et que nous les trahirons. Ils se trompent, et risquent bien par leur comportement (la CGT de Régional n'a pas été informée, au moins par "politesse" du préavis de grève) de décourager les plus "unionistes" de nos Camarades et de, surtout, décourager les salariés de Régional qui auraient pu, par solidarité, suivre un mouvement, car nous l'avions annoncé depuis le départ "si un seul site, quelqu'il soit est fermé, vous nous aurez en travers de votre chemin".
C'est triste et contre-productif, mais c'est la vie. Je ne pensais pas cela possible à la CGT, aux vues des valeurs qui ont fondé ce syndicat, mais bon, on en a tellement vu ces derniers temps...
Pour finir, il ne faut pas oublier, aussi, les échéances électorales chez Britair en mars prochain. J'aime beaucoup moins ce "scénario" mais sais que certains en sont largement capables. Imaginez un peu que certains instigateurs de la grève, qui eux ont participé aux réunions avec la direction contrairement aux salariés, imaginez, disais-je, qu'ils sachent que rien ne fermera. Il est alors facile d'appeler à la grève AVANT l'annonce (connue) et de se présenter le jour de la dite annonce, comme LES sauveurs du site de la compagnie et d'en tirer tous avantages. "Vous voyez, c'est grâce à nous qu'il n'ont pas fermé Morlaix"...
Voilà, un peu plus développées, les raisons qui me font penser, que nous n'avions aucune raison, chez Régional, de suivre cette grève. C'est, je le répète une analyse personnelle qui ne remet pas en cause leur mouvement, car après tout, je travaille chez Régio et ne suis pas dans leur tête, mais je continue à penser que c'est du gaspillage, au minimum, d'énergie. Et puis, quand on me demande, je réponds.
Nous verrons la suite....

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 21:56

J'avais décidé il y a quelques temps, de ne plus répondre, de ne plus commenter les comportements des "responsables" des autres syndicats, plus précisément du SMNSAC et de la CFDT. Je pensais, et pense, quand même, toujours que c'est une perte de temps et d'énergie.

"Il y a des limites à tout". Enfin, c'est ce que je croyais. Or, force est de constater qu'il y a au moins deux domaines où cet adage ne s'applique pas: la connerie, j'aurai dû y penser, et la malhonnêteté, j'y ai pensé, mais là, on atteint des sommets.

Rappelez-vous. Il y a maintenant quelques années, a été négocié un accord dit "accord Check "C"". Pour les étrangers à la maintenance des avions, la Check "C" correspond à l'entretien lourd des appareils, en complément des Check "A" qui elles, comprennent les visites plus légères. En pratique, si les secondes immobilisent l'aéronef durant une vacation de travail (fractionnées parfois sur plusieurs nuits), les premières sont de l'entretien bloqué sur plusieurs jours.

Les négociations avaient été ouvertes par la direction. Cet accord "largement écrit par la CGT Régional (pas HOP! à l'époque)" dixit les représentants de la direction (si, si..), avait été signé par le SMNSAC et la CFDT, entre autres, pas par le CGT.

"Ah" me direz-vous "comme d'habitude!" Vous vous fourrez le doigt dans l'oeil, mes bons, victimes conscientes ou inconscientes de la propagande des précédemment cités. A ce niveau là, ce n'est pas le doigt, mais le bras qui vient remplacer votre globe oculaire!

En effet, les temps étaient autres, la pression sociale presque inexistante, et donc, nous avions fort logiquement conclu que cet accord n'allait pas assez loin dans l'intérêt des salariés et que, donc, il n'y avait, bien que ce texte était, je re-cite les mêmes sources "le bébé de Joël" (et je rajouterai de Jean-marc), aucune raison d'y apposer cette signature. Constants dans les positions: c'est une avancé significative, on signe, ca ne l'est pas, on ne signe pas.

Les "autres" se sont bien foutus de nous. Donc "ils" signent. Sans vraiment tout comprendre car certains de ces "responsables" viendront même demander à nos Camarades des explications sur la construction du forfait faisant partie du document.

Jusque là, tout va bien. Rien qui ne constitue des summums de malhonnêteté. Je suis d'accord.

2013, création de HOP! Ça se tend...

2015, audit du cabinet BCG (tu parles d'un vaccin!!). Là, ça ne se tend plus, ça se crispe..

Revient, sur le tapis, la re-négociation de l'accord ce dont duquel je cause (si c'est français, je le tiens de San Antonio, plus précisement de son adjoint).

Les élections sont passées par là, la précision est utile. Le SAC et la CFDT font "alliance pour réussir". La réussite est totale: la CFDT n'est plus représentative.

La CGT signe l'accord check "C". Arrêtez de vous marrez! Oui, ils signent.

Pourquoi? 2013, 2015, une situation sociale, économique, totalement différente. Moins d'avions, réductions des coûts, augmentation de la productivité réclamée par le cabinet "vaccin Bilé de Camette & Guérin" (je vous jure que c'est le nom du BCG), l'intérêt des salariés ne se situe plus au même niveau. Il est essentiel de préserver l'existant, afin que la direction ne dénonce pas l'accord de façon unilatérale et n'applique "le minima". Danger, pourquoi? Parce que:

- Les horaires de travail sont imposés par l'employeur (influences sur la rémunération)

- les plannings sont imposés par l'employeur, après avis (consultatifs, je le rappelle) du CHSCT.

- Les temps de pause, les temps de déshabillage etc... peuvent être ramenés au strict conventionnel. Lisez donc ceçi (c'est un lien, je ne sais pas si ça se voit..)

Voilà juste pour l'essentiel.

Le risque était donc, de voir les salariés affectés à cette activité, perdre, perdre beaucoup! Donc, la CGT HOP!Regional a signé cet accord dans l'intérêt des salariés, fidèle à ses principes.

Et ce n'est pas un passage sur le "respect des horaires de travail et de pause" qui l'aurait fait changer d'avis, puisque ces "respects" font partie du contrat de travail de tous salariés et n'ont pas besoins de figurer dans un accord pour être applicables.

Voilà un bref résumé des faits.

Passons à la malhonnêteté, ça sera court mais intense.

Figurez-vous qu'un "responsable" d'un syndicat non-représentatif, qui donc, ne négocie plus et qui n'a que le droit et le pouvoir de signer des autographes auprès de ses admirateurs, déclare à qui veut l'entendre "Comment avez vous pu signer cette merde".

Si, si, les mêmes qui ont participé et signé l'accord d'origine, brocardant à l'époque les positions de la CGT, le qualifie aujourd'hui "d'accord de merde".

Il s'agit peut'être d'une crise d'amnésie.

Vous voyez, je lui trouve encore des excuses...

Check C
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 19:37
Quelques infos...

Se tenait aujourd'hui au siège de la compagnie, la réunion n°1 sur la mise en oeuvre d'un Plan de Départs Volontaires encadré par un Plan de Sauvegarde de l'Emploi sans départ contraint à la Maintenance de HOP!Régional. 27 postes sont concernés.

Cette mesure, qui s'inscrit dans la droite ligne de la politique de réduction des coûts du groupe Air France, est, d'après la direction, rendue nécessaire par l'attrition de notre flotte, moins d'avions, moins d'heures de maintenance programmée: 55 avions en 2008, 43 en 2012, 40 en 2013, 37 en exploitation à ce jour.

Ce sont les raisons invoquées par la compagnie. Néanmoins, comment comprendre cette précipitation alors que la "fusion" des Maitenance des trois compagnies (Britair, Régional, Airlinair) est annoncée pour 2016, fusion qui entraînera de fait un sureffectif qui nécessitera un ou plusieurs Plan de Départs Volontaires (au mieux)?

Notre avis est sensiblement différent... Chaque jour, les mesures drastiques misent en plaçe chez Air France font les unes de la presse nationale. Il serait mal venu que toutes les sociétés du groupe ne mettent en oeuvre, le doigt sur la couture du pantalon, ce qui est imposé aux salariés de la maison mère. Nous pensons que ce plan a, au minimum, autant d'importance vis à vis des économies qu'il entraîne que sur le simple effet "cosmétique" de l'annonce.

La suite de l'argumentation de la DM:

La politique de recherche de clients extérieurs menée depuis quelques années par notre explosif Directeur Maintenance, ne permettrait plus de compléter le plan de charge de notre hangar en raison du coût de la main d'oeuvre.

Je m'explique, ou plutôt, je retranscris içi les propos du "Chef".

Jusqu'à présent, l'activité propre sur nos appareils, permettait "grosso-merdo" d'occuper tout le monde. Les creux dans le plan de charge étaient complétés par des clients occasionnels. La réduction du nombre d'avion et ses conséquences, font que les trous sont de plus en plus importants et qu'il faudrait alors, pour les "boucher" développer une véritable politique client, non plus anecdotique, mais structurée et organisée. Or, c'est là que nous retrouvons le sujet de nos coûts face à ceux de la concurrence. 55€ de l'heure chez RAS, atelier Allemand qui entretenait (qui entretient?) les ATR d'Airlinair. J'entends déjà les techniciens qui connaissent le sujet éclater de rire (pour les plus joyeux...). Nous avons tous eut à constater, l'extraordinaire "qualité" de l'entretien réalisé sur les avions d'Airlinair pour 55€ de l'heure...

Combien ont réellement coûté les révisions à 55€, à posteriori? La question est intéressante, mais ce n'est pas aujourd'hui que nous avons obtenu une réponse.

Autre exemple connu, Atlantique Air Industrie, qui avait réalisé avec brio, une check sur l'un de nos Embraer 145 pendant la grève de 2011. 52€ de l'heure! Vous me direz, on en a eut pour notre argent. Quelle est la situation de 2AI aujourd'hui? Le redressement judiciaire.

Le PSE proposé par la direction de HOP!Régional avait fait l'objet d'un certain nombre de commentaires lors de la réunion 0. L'ensemble de ces remarques ont été prises en compte par la direction et le document a été rectifié.

Nous avons constaté, qu'en dehors de ce PDV, des postes étaient supprimés par des départs naturels (départ en retraite, par exemple), les élus CGT ont demandé que cette diminution de fait de la masse salariale rentre en ligne de compte dans les futures mesures économiques qui ne manqueront pas de nous être demandées. Dans les mesures d'accompagnement au départ, chapitre "formation", nous avons demandé la prise en charge d'une qualification avion pour ceux qui le désireraient.

A l'issu de cette réunion, les élus ont estimé ne pas pouvoir rendre d'avis sur ce plan et ont désigné le cabinet Progexa pour les conseiller. A prendre en compte également, l'avis du CHSCT Maintenance qui se réunira le 8 juillet.

Prochaine et dernière réunion sur ce sujet: au plus tard le 25 août.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 00:18
​​Avec un peu de retard, vous trouverez ci-dessous, le communiqué de la CGT envoyé à la presse au sujet de la situation chez HOP!Regional.

Pour info, en plein PDV, les salariés de Britair, mobilisés également à cette occasion, ont suivi massivement le mot d'ordre syndical d'appel à mobilisation.

Chez Régional, un grand merçi aux organisations "syndicales" ayant appelé à ne pas suivre le mouvement, plus occupées à "descendre" la CGT plutôt qu'a défendre les intérêts des salariés.

Communiqué de presse

3 heures de débrayage pour sauver 27 postes chez Hop ! Régional.

La CGT HOP ! Régional appelle l’ensemble du personnel à un débrayage ce lundi 15 juin de 11 h à 14h. Le personnel proteste contre le plan de départ volontaire envisagé par la direction. PDV qui devrait conduire à la suppression de 27 postes sur les sites de maintenance de Clermont-Ferrand et Lille.

Un plan uniquement mis en place pour satisfaire Air France, actionnaire principal de HOP ! Régional, et qui ne se justifie pas d’un point de vue économique. En effet, la maintenance, ciblée par le PDV, est aujourd’hui le seul secteur bénéficiaire de la compagnie.

La CGT rappelle également que la direction de HOP ! Régional n’a pas tenu ses promesses en termes d’embauches. Direction qui, en échange de 3 millions d’euros versés par la Région Auvergne, avait garantit le recrutement de 40 personnes en 2012.

La crainte du personnel et du syndicat est aujourd’hui que ce plan de départs volontaires soit la première étape de la restructuration du court et moyen courrier d’Air France. Programme de casse sociale dont les salariés de la filiale HOP seront les principales victimes.

La CGT demande donc aux présidents de Région et de département ainsi qu’au maire de Clermont-Ferrand et à l’ensemble des représentants politiques auvergnats de s’engager aux côtés des salariés. Ils permettront ainsi la sauvegarde d’un outil industriel remarquable, pilier de l’aéronautique régional.

Nous invitons donc tous les journalistes de la région à couvrir l’événement lundi matin à 11h devant les locaux de Hop ! Régional, 149 avenue du Brézet à Clermont-Ferrand.

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