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  • : Le blog d'info des salariés de HOP!
  • : Blog d'information libre de toutes consignes politiques et syndicales, des salariés de HOP! La rédaction est assurée par un collectif composé en grande partie de militants de la CGT, certes, mais totalement libres de leurs propos et de leurs positions.
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:28
Faut'il retarder la fusion chez HOP!?

C'est vraiment la question que l'on est en droit de se poser...

Depuis la création du PRF, puis de HOP! nous avions été habitués à ce que les instances représentatives du personnel soient plus ou moins bien informées, plus ou moins bien traitées par les différentes directions des filiales et de la holding. Force est de constater que l'annonce de la fusion prochaine des trois compagnies, Airlinair, Britair et Régional au sein de HOP! conduit les directions à avancer à marche forcée. Comme si plus rien n'avait de valeurs ou d'importance, il faut fusionner au 1er avril 2016.

Alors qu'importe!

Qu'importe que les documents nécessaires aux élus pour un examen "honnête et loyal" du plan de fusion soient remis aux élus au mieux 3 jours avant la cession, le plus souvent, pendant la réunion, qu'importe que ceux-çi soient, pour certains, erronés, qu'importe! Il faut avancer!

Qu'importe que les cessions de "négociations" dans les locaux de la Holding durent moins de trois heures. Qu'importe, il faudra avoir fusionner le 1er avril.

Nous n'avons même pas terminé l'examen des postes supprimés, que prochainement l'entreprise va publier la liste de ceux que devrait créer la fusion! Qui comprend?!

Comment peut'on annoncer que les suppression de postes n’entraîneront "aucun départ contraint"? Quel sort sera réservé aux salariés qui ne souhaiteront pas accepter la mobilité professionnelle?

Il y a peu, je parlais de la situation avec une responsable RH d'une autre entreprise. Je lui faisais part de notre incompréhension devant les annonces-promesses de nos dirigeants concernant ce refus de procéder à des départs forcés. Eclat de rire de la dame! "Ben oui, c'est complètement psychologique! Les salariés se mettent déjà dans la situation. Ils voient leurs postes purement et simplement supprimés. Donc soit ils vont répondre massivement au PDV, soit ils vont accepter les mobilités. On a fait exactement la même chose dans ma boite. Des chefs d'agence ont même accepté des emplois très largement en dessous de leurs qualifications pour ne pas risquer de se retrouver dehors." "Le risque" a t'elle ajouté "c'est le départ massif de salariés hautement qualifiés, car se sont ceux qui se "vendent" le mieux. Vous êtes un peu dans la m...."

Nous avons longtemps penser, et personnellement je le pense encore, que la fusion était une bonne solution, pour ne pas dire la seule. Il est décevant de voir que la direction est dans l'incapacité de faire façe aux échéances et qu'elle nous emmène droit vers ce qu'il y a de pire, une fusion ratée.

En conséquence, je pense, et c'est la position que je défendrai auprès de mes Camarades que nous devrions retirer notre signature du relevé de conclusion sur la prolongation des mandats et aller voir un peu du coté des tribunaux ce que nous pourrions obtenir dans l'intérêt des salariés.

En fait, c'est plus que de la déception...

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 23:24

Une petite vidéo (les 19 premières minutes...) sur l'action CGT du jour à Clermont-ferrand.

Comme nous vous le disions dans nos différentes communication sur ce sujet, Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT était également présent et a pû rencontrer quelques salariés. Nous n'avons pas été aidé sur ce sujet, par la présence sur le site en guise de "vigile" de monsieur le DRH de HOP!Régional qui a refusé l'accès au site à certains de nos Camarades, en particulier à l'administrateur "salariés" CGT au Conseil d'Administration d'Air France, David Ricatte. A ce sujet un courrier de protestation devrait être adressé dans les prochains jours à A. De Juniac, F. Gagey, Lionel Guérin et Philippe Micouleau pour dénoncer l'attitude de ce cadre.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 02:56

Voilà! C'est un pilote qui parle. Certes, en matière de positionnement politique, Alter n'est pas le SNPL, mais dans le Syndicalisme comme ailleurs, se sont souvent les Hommes qui comptent avant le logo.

Ecoutez! Ecoutez attentivement, François résume en une intervention ce qu'est le problème non seulement d'Air France, mais celui d'un système économique et sociale.

De quoi nous réconcilier avec les pilotes...

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 16:37
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Published by Briand Sylvia - dans Hop! Régional.
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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 22:37

Vous trouverez ci-dessous, le préavis de grève et le tract qui l'accompagne, concernant l'action de la CGT sur le site de HOP!Régional à Clermont-ferrand.

Philippe Martinez, Secrétaire Générale de la CGT, sera présent sur place et rencontrera salariés et syndiqués.

Seront également présents, en plus de délégations Auvergnates de militants, nos Camarades de la CGT d'Air France.

Merci de diffuser largement cette information autour de vous!

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:44

Voiçi l'analyse d'un sociologue sur la libéralisation de l'assistance aéroportuaire. C'est extrait d'un article du Monde du 3 novembre 2015.

Voyez, lisez, ce que provoque le libéralisme prôné par notre gouvernement dans la droite (c'est le cas de le dire) ligne de la politique pratiquée à Bruxelles. Cautionnée aussi, il faut le dire, par son administration, DGAC en tête.

Nous travaillons sur l'aéroport de Roissy-CDG, avec une société d'assistance aéroportuaire. Je connais certains salariés depuis maintenant plus de 12 ans. D'Europe Handling, à une société dont je ne me rappelle même plus le nom, en passant par Vivendi, tract'piste, tous les changements de sous-traitants se sont soldés par UN grand point commun: la dégradation des conditions de travail pour les salariés! Certains services ont vu leurs effectifs divisés par deux. "Quatre bagagistes pour décharger un avion? C'est trop voyons, deux suffirons". "Un "chef avion" par appareil? On va bien trouver le moyen de le "couper" en deux, il assurera la gestion de deux touchées (escale) en même temps". Temps d'escale qui, dans le même temps, ont été réduits (moins de 25mn en fait la plupart du temps).

Conséquences: un Embraer190 (bi-réacteur 100 places) se retrouve avec une surcharge "bagage" de 400kg, A un autre, on donne un plan de chargement destiné à un ATR etc... Cette situation a conduit la CGT de Swissport à porter l'affaire devant le préfet de l'aéroport et la DGAC avec l'aide de l'Union Locale CGT. Résultats: rien.

Les conséquences sont aussi dramatiques sur les salariés eux mêmes. Des salariés de 30 ans sont atteins de Troubles Musculo-Squelletique se rencontrant généralement sur des individus en fin de carrière: problèmes vertébraux, de genou, d'épaules, les corps souffrent, c'est le moins que l'on puisse dire. Un pourcentage effarants de salariés en restriction médicale, un nombre incroyable d'arrêts de travail, les corps et les têtes souffrent. Il est en effet psychologiquement extrêmement difficile de tenter de faire son travail du mieux possible et de voir que sa propre direction ignore la réalité du terrain et la souffrance de ceux qui, pourtant, produisent la richesse.

Les donneurs d'ordres, en l'occurrence, la direction d'Air France sont à l'origine de ces dérives! Elle sait parfaitement ce qui est possible et à quel prix. Qu'importe! "Vous êtes trop chers!".

Car le sujet est bien là! "Réduction des coûts". Salariés, ce n'est pas parce que médias et politiciens rabâchent, ressassent, répètent toujours et encore "vous êtes trop chers", qu'ils ont forcément raison. D'autres l'ont déjà dit, et pas forcément de vilains gauchistes.

Il faut stopper cette spirale infernale et ne pas être pessimiste ou désabusé, nous en avons vraiment les moyens! Il suffit juste d'y croire et se mettre en action.

Bonne lecture....

Fabien Brugière est l’auteur d’une thèse intitulée « Sous les avions, la « piste ». Sociologie des ouvriers de l’assistance aéroportuaire confrontés à la modernisation du travail », soutenue en 2014 à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, sous la direction de Danièle Linhart.

"Vingt ans de déréglementation menacent la survie d'Air France"

Le Monde | 03.11.2015 à 16h03 • Mis à jour le 03.11.2015 à 17h37 | et de s'apercevoirnnnnnnnnnnn

Depuis le début du conflit social opposant les salariés d’Air France à leur direction, les divers experts s’exprimant dans les médias n’ont de cesse de rappeler le bilan déficitaire de la compagnie depuis 2008. La compagnie pionnière de la consolidation européenne d’hier serait-elle aujourd’hui en danger de mort à cause de salariés incapables de remettre en cause leurs privilèges ?

Le spectre de la faillite est agité par la direction du groupe afin de légitimer la mise en application d’un « plan B » de restructuration donnant lieu à une réduction d’effectifs de 2 900 postes, qui viendrait s’ajouter aux 14 200 postes supprimés depuis 2015. Qu’en est-il en réalité ?

Concurence par les coûts au détriment des salariés

Depuis la crise financière et le « 3e choc pétrolier » de 2008, face à la persistance des déficits, la direction d’Air France s’est lancée dans un programme de compétitivité avec le plan Tranform 2015, qu’elle compte poursuivre avec le plan Perform 2020. Les résultats économiques semblent être positifs puisqu’on observe une baisse de 8 % des coûts (soit 1 milliard d’euros d’économies récurrentes), les gains de productivité sont de l’ordre de 20 % et les profits sont de retour en 2015.

Malgré ces bons résultats, la direction souhaite poursuivre la réduction du coût unitaire de ses vols, encore supérieur, à ses dires, à ceux de la concurrence, en accroissant à nouveau la productivité de 17 % sans compensation salariale fixe.

Lire aussi : Air France, 15 ans de perte de vitesse

Face à l’essor des transporteurs à bas coûts, la compagnie franco-néerlandaise développe une offre low cost par le biais de sa filiale Transavia, dont le trafic a augmenté de 60 % depuis 2011. Cette filiale va probablement poursuivre sa croissance à un niveau européen, sachant que le projet Transavia Europe stoppé par la grève des pilotes il y a un an, reste dans les cartons de la direction.

Le développement rapide du marché low cost fait en effet peser un risque de perte d’activité aux transporteurs qui ne s’y engagent pas, tout en présentant une perspective de profitabilité élevée. La logique de concurrence y régnant s’y appuie sur la réduction des coûts, en premier lieu ceux du travail. On a pu voir une même logique à l’œuvre de façon particulièrement claire dans le cadre de l’assistance au sol.

Déréglementation synonyme de précarisation

La directive européenne 96/67/CE d’octobre 1996 décrétant l’ouverture à la concurrence des activités d’assistance au sol (opérations de piste, manutention et tri bagages et fret, catering, carburant, armement, nettoyage, etc.), à l’origine intégralement prises en charge par les gestionnaires d’aérodrome et les compagnies aériennes, a suscité leur externalisation. Elles sont désormais majoritairement sous-traitées à des prestataires de services indépendants.

Air France n’en a conservé qu’une certaine partie, le fameux « plan B » prévoyant d’ailleurs la suppression de 1 700 postes de personnels au sol invisibles médiatiquement. La compagnie française, à l’instar de ses concurrentes, a préféré, selon le jargon économique consacré, se recentrer sur son « cœur de métier » de l’offre de voyages plus profitable que les activités d’assistance dont les marges demeurent faibles.

Lire aussi : Air France : chronique d’un crash devenu inévitable

La déréglementation a ainsi favorisé le développement d’un modèle économique où les entreprises dominantes se réservent les activités à forte valeur ajoutée et sous-traitent à des prestataires de services celles de moindre valeur. À cette division du travail et du profit entre les entreprises, se superpose une hiérarchie similaire entre les salariés des entreprises centrales et ceux des entreprisespériphériques où les conditions de travail et d’emploi sont dégradées.

Plus concrètement, l’emploi précaire se diffuse sous diverses formes (CDD, contrat de professionnalisation, intérim) en touchant en premier lieu les postes les moins qualifiés ainsi que de manière croissante les postes les plus qualifiés, dans le but d’ajuster à court terme le volant de main-d’œuvre au niveau d’activité. La mise en concurrence des salariés pour l’accès et le maintien dans le noyau stable devient le moteur de la mobilisation au travail (avec la peur du chômage), de même que l’instrument de la casse des solidarités de métiers, notamment syndicales.

Vers un marché du travail aéroportuaire Low-cost

Avec l’élévation actuelle des transporteurs à bas coûts comme modèle de référence, la précarisation franchit un nouveau pallier en prenant d’assaut les salariés « centraux » encore relativement épargnés par la remise en cause des conditions de travail et des avantages salariaux, ce qu’illustre le conflit en cours chez Air France. La progression sur le marché de compagnies comme Ryanair ou easyJet repose sur leur profitabilité, qui, au-delà de choix stratégiques concernant les dessertes ou la tarification à la carte des services, se fonde sur la contraction des coûts et la flexibilisation du travail, notamment grâce au dumping social et au contournement des syndicats.

L’alignement des compagnies traditionnelles sur leurs nouveaux concurrents faitplaner l’ombre d’une « lowcostisation » du marché du travail aéroportuaire (faisant écho au débat récent sur l’« uberisation »), autrement dit un nivellement par les bas des salaires (horaires) et les conditions de travail pénibles.

Lire aussi : Air France : le syndicat des pilotes refuse à nouveau le projet Transavia Europe

C’est la raison pour laquelle les « privilèges » et le « corporatisme » des salariés d’Air France sont aujourd’hui la cible des critiques libérales au nom d’une compétitivité indispensable à la survie sur le marché, pourtant assurée en partie par l’intensification du travail consentie par ces mêmes salariés.

Face aux sombres perspectives salariales d’une hégémonie du low cost, il serait pertinent de dresser vingt ans après le bilan des politiques de déréglementation en prenant en compte les coûts sociaux de ces changements. Gardons à l’esprit que l’Union européenne et les États européens conservent les manettes de la régulation du marché. Accepter que la « démocratisation » des transports aériens s’effectue au détriment des salariés est un choix politique en rien inéluctable. Il peut d’ailleurs prendre des allures plus dramatiques encore, lorsqu’on considère l’importance de la sécurité dans le secteur aérien, que quelques chemises arrachées.

On pense notamment au crash meurtrier (150 morts) du vol 9525 de la Germanwings - filiale low cost de Lufthansa citée en exemple par les détracteurs d’Air France -, provoqué par un jeune pilote en proie à des troubles psychologiques (que certains experts assimilent à un burn-out professionnel) et contraint de voler pour rembourser ses dettes envers son employeur.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 18:42

Les représentants syndicaux des différentes Organisations de HOP!Régional, ont enterré la hache de guerre, déterrée, comme souvent d'ailleurs, à l'issue des dernières élections professionnelles. C'est bien, c'est même très très bien! Contrairement à ce que certains pensent de mes positions, parfois retranscrites içi, ce n'est pas tel ou tel syndicat qui attire particulièrement une ire souvent bien compréhensible, non, il s'agit plus du comportement individuel de certains "personnages" aigris, à l'ego inapproprié (définition d'ego inapproprié: "quand on veut péter plus haut que son cul"... on se fait des trous dans le dos, ajouterai-je) ou défendant avec leur mandat leur seule situation personnelle. Je reste et resterai toujours un vrai partisan de l'Union Syndicale (voir l'excellent exemple de la mobilisation de tous PN compris devant l'Assemblée Nationale, jeudi dernier). De l'Union, pas de la dilution, je précise.

Voiçi donc deux choses:

- Un tract de l'union syndicale (inter-syndicale, ça ne veut rien dire...) avec un grand merci pour une réactivité exceptionnelle, liée surement à la colère, de tous.

- Une déclaration des élus Front de Gauche. Lisez, même si vous n'êtes pas fan du FDG. Vous verrez à quoi ont servi les subventions d'aide au entreprises... Je vous dis ça car vous fûtes nombreux et nombreuse à régir aux déclarations des élus Bretons concernant leur soutien au site de HOP!Britair. Ne vous laisser pas défavorablement influencés ou perturbés par des déclarations politiciennes faites à la veille d'échéances électorales. Ils seraient capables de vous promettre la lune (le mètre-étalon en la matière étant aujourd'hui à la tête de l'état). Je pense que nos collègues de DB ne sont pas dupes et qu'ils resteront vigilants. Je crois que l'on peut leur faire confiance.

Arrêtons donc de regarder dans la gamelle de l'autre. Nous sommes tous des salariés, tous dans la même galère. Après l'union des syndicats de Régional, l'union avec les syndicats de Britair?

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:25

Tract CGT-AF "ils mentent!"

Certains diront "encore!". Et bien oui, encore.

Contrairement à ce que pense beaucoup d'entre vous, "l'affaire" du Comité Central d'Entreprise de la compagnie nationale n'est pas la conséquence d'un problème interne à cette société emblématique. Nous sommes bien là devant une réaction de colère de salariés que l'absence de dialogue a porté à des réactions de colère, incontrôlées, quoi qu'en disent certains esprits fâcheux.

Il n'y a pas que chez Air France que les salariés et leurs porte-parole, se retrouvent dans la situation du "c'est comme ça et pas autrement". Et l'on ose appeler ça "dialogue social". Quoi qu'en pensent Hollande, Vals, patrons, DRH et cie, le dialogue ce n'est pas l'imposition de plans aux conséquences sociales désastreuses avec comme seules contreparties "ne vous plaigniez pas, c'est ça ou on ferme". Le chantage permanent à l'emploi! Voilà le dialogue social à la sauce socialo-patronale.

Pour revenir très égoïstement à notre société, "faites des efforts....Vous êtes trop chers..." Et oui, nous sommes trop chers. Par rapport à qui? A quoi? Nous serons toujours trop chers, c'est une évidence tant que les salariés français pourront bénéficier de dispositifs de santé, de retraites (le sujet mérite d'être développé, mais pas maintenant), d'un système éducatif (idem) etc... Etes vous toutes et tous prêts à payer pour les biens essentiels que sont votre santé, l'éducation de vos enfants, capitaliser pour vos retraites alors que dans le même temps vos salaires stagnent? L'avenir, faire des choix. "j'envoie le petit à la Fac, ou je vais chez le dentiste"? Est-ce vraiment votre volonté? C'est ce que vous souhaitez laisser à vos gosses?

L'arrivée de la sous-traitance sur le site de CFE se fait au nom des économies, au nom de la réduction des coûts. Aujourd'hui ce sont les ARCA et les chaudronniers qui sont trop chers. Et demain, croyez vous vraiment que les mesures s'arrêteront là? Techniciens, demain vous aurez la "joie" d'apprendre que ceux d'Europe de l'est pourraient vous remplacer pour travailler plus et être payé 30% de moins. Et puis, un jour, ceux çi seront remplacés par des Malaisiens, des Pakistanais (voir l'exemple du personnel d'entretien d'Emirates ou d'Etiad dans le golfe).

Alors oui! Bien sûr que oui, nous devons garder de l'activité. Après avoir accepté quoi? Qui travaillera demain dans nos hangars? Une grosse dizaine de préposés à la signature, quelques cadres...

Vous pouvez toujours vous cacher la réalité, la stratégie de nos patrons n'obéit qu'à une chose, comme ils le disent eux-mêmes d'ailleurs: le marché. Le marché commande, aux salariés de se plier à sa loi!

Ainsi, pour revenir au sujet de l'article, le sujet Air France n'est pas un sujet Air France seulement mais bien le symbole de résistances de salariés qui ne veulent pas se laisser faire.

Après, c'est un choix. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenu.

Quelques lectures, dont celle çi, d'un OPL d'Air France trouvé sur un réseau "social" qui semble bien suivre ce qui se passe chez AFI (c'est, à titre personnel, ce à quoi je pense depuis longtemps...):

**********

Des mécaniciens d'AF industrie nous appris qu'ils débordaient de travail et que la compagnie refusait d'ouvrir des postes pourtant nécessaire pour honorer les contrats.
La raison :
La compagnie souhaite ouvrir le capital de la maintenance à Ethiad et le volet social doit les satisfaire ( le minimum de personnel, payés au minimum avec des conditions de travail dégradées au maximum ).
Nous nous sommes toujours étonnés du manque de stratégie de nos dirigeants et de l'état.
Mais maintenant tout s'éclaire.
On commence par vendre la partie la plus rentable de la compagnie et on fait un premier élagage social dans la maison mère au goût des futurs actionnaires des émirats.
La compagnie devient cliente de sa propre maintenance.
Elle est ainsi piégée entre les factures de la maintenance et celle d'ADP dont on peut penser qu'elle est aussi à vendre (au moins en partie), l'état ayant besoin de sous (la corruption de nos politiques devant certainement jouer à plein dans cette affaire).
La compagnie ainsi affaiblie trouve un sauveur pour monter à son capital, vous devinerez qui ?
Celui-ci en profite pour faire un deuxième élagage.
Et voici comment l'état va vendre ses bijoux de famille aux émirats au prix de milliers d'emplois et d'une dégradation des conditions de travail et de rémunération sans précédent.
C'est pourquoi il faut tenir tête à ces voyous irresponsables.
Le meilleur moyen étant de les dénoncer par la voie de manifestations intersyndicales nationales.
Les français (et les électeurs) doivent savoir que nos énarques ont prévu de dépouiller le pays de ses joyaux créateurs d'emplois et donc de richesses.

PS: J'ai vécu un scénario du genre quand les suisses ont acheté illégalement AOM.
Faisons en sorte que cela ne se reproduise pas.

************

Tract CGT-AF "Ils mentent"

Enfin, des soutiens internationaux à la lutte des salariés de la compagnie nationale et un lien vers une caisse de solidarité pour les 6 mis à pieds sans solde.

 

Déclaration de l'ITF:

22 octobre 2015

L’ITF soutient les syndicats d’Air France

Le Comité exécutif de l’ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport), qui représente les syndicats des transports du monde entier, réuni aujourd’hui à Chennai, en Inde, a pris position en faveur des syndicats confrontés au plan de restructuration d’Air France. Le Comité a également exprimé son soutien, et celui des syndicats affiliés à l’ITF, à la mobilisation organisée aujourd’hui à Paris*.

Zainil Nizaraly, membre du Comité exécutif et secrétaire fédéral du syndicat FEETS-FO, a déclaré : « La résolution adoptée aujourd’hui par le Comité exécutif de l’ITF est un message de soutien fort pour les salariés et les militants d'Air France qui se battent contre la violence sociale des suppressions d’emplois et contre les tentatives de criminalisation de l’action syndicale. »

Le Président de l’ITF, Paddy Crumlin, a ajouté : « Les messages de soutien aux personnels d’Air France et à leur intersyndicale affluent de toutes parts, et ce soutien international des affiliés de l’ITF sera palpable à Paris aujourd’hui et dans les semaines qui viennent, tant que ce plan de suppression de postes ne sera pas abandonné. »

Le texte de la résolution adoptée par le Comité exécutif en Inde aujourd’hui est le suivant :

Le Comité exécutif de l’ITF, réuni à Chennai le 22 octobre 2015 :

NOTE qu’Air France compte supprimer 2900 postes – 1700 au sol, 900 hôtesses et stewards, et 300 pilotes – en 2016.

NOTE que la Section de l’aviation civile de l’ITF a soutenu l’action des syndicats et continuera d’être là pour nos affiliés dans leur combat contre la direction.

NOTE que nos affiliés d’Air France ont immédiatement dénoncé l’incident isolé qui a émaillé la manifestation du 5 octobre, par ailleurs pacifique, et qui a débouché sur l’interpellation et la mise en garde à vue de cinq syndicalistes.

NOTE que les syndicats des personnels d’Air France réclament un dialogue social tripartite pour définir une stratégie de redéveloppement social de la compagnie, plutôt qu’une destruction des emplois et une réduction des coûts. Ils ont déjà collaboré avec la direction pour mettre en œuvre d’importants efforts de productivité.  

ESTIME que la vraie violence, c’est de précipiter des travailleurs qualifiés vers le chômage.

S’OPPOSE à toute tentative de criminalisation des actions des syndicats, et réclame la levée des procédures disciplinaires engagées contre les salariés interpellés.

S’OPPOSE à tout plan de licenciement au sein du groupe Air France-KLM.

ENCOURAGE les affiliés à agir ensemble et à soutenir l’intersyndicale d’Air France lors de la journée de mobilisation nationale le 22 octobre (AUJOURD’HUI) pour protester contre le plan de restructuration et exiger un autre avenir pour Air France.

APPELLE LES AFFILIÉS DE L’ITF à soutenir ce combat.

***********************

La caisse de solidarité:

https://www.lepotcommun.fr/pot/h8micqm8

 

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 04:48

Un p'tite vidéo pour rire un peu...

Le 22 octobre, devant l'Assemblée Nationale à Paris, venez vous aussi manifester votre soutien aux salariés d'Air France traités comme des délinquants alors qu'ils défendent, seulement, leur travail...

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 07:06

"Encore Air France!" me direz-vous. Certes, mais il faut se rendre à l'évidence, il y aura un "avant" et un "après" 5 octobre 2015. Que l'on cautionne ou pas l'action des salariés au siège de la compagnie nationale, les déclarations de membres du gouvernement, premier ministre en tête, les réactions de "vierges effarouchées" de la plus-part des médias face à la détresse des salariés menacés de perdre leurs emplois, démontrent, s'il en était besoin, que nous serrions condamnés, si nous les écoutions, à nous taire et à subir.

La manière ignoble dont ont été traités les 6 d'Air France, me rappelle la triste histoire de Manu, un pote de la Servair, que la police était venu chercher au petit matin, menottes aux poignets, bien entendu, appartement perquisitionné, ordinateurs saisis etc... au motif que, selon la plainte de sa direction, il aurait fait signer le texte d'une pétition à des salariés, puis l'aurait ensuite modifié. Faux, usage de faux, j'en passe et des meilleures! L'enquête démontra que, des menaces, du chantage ("si tu n'écris pas ce que l'on te dis, tes gosses ne travailleront pas cet été"; etc..etc..) avaient été utilisé par la direction de la Servair comme moyen de pression sur des salariés pour qu'il témoignent à charge contre notre Camarade.

A l'époque, nous étions sous un gouvernement de droite, ce type de répression n'était pas surprenante, militants syndicaux, nous n'avons rien à attendre de dirigeants idéologiquement portés à soutenir le patronat. Aujourd'hui, c'est de responsables dit de "gauche" qu'émanent critiques, condamnations et répressions.

Je vous soumets trois vidéos. La première, c'est presque une répétition de l'histoire. Un militant CGT avait refusé de serrer la main de Sarkozy en visite dans un centre de maintenance de la RATP. Aujourd'hui, c'est le secrétaire, toujours CGT, des chantiers STX qui refuse, en argumentant, de saluer Hollande.

La seconde, Xavier Mathieu sur canal. Il est la "figure" de la lutte des Conti à Clairoix. Je vous demande de regarder cette vidéo jusqu'au bout, même si durant les premières minutes l'émotion prend le dessus sur l'éloquence légendaire de notre Camarade. Ecoutez bien le récit de son expérience chez Continental, en particulier sur les efforts demandés et sur ceux qui croyaient qu'ils ne seraient jamais concernés. Un vrai moment de vérité. Je vous invite à trouver les nombreux points communs entre la situation qu'ont vécu les Conti, et celle que vivent aujourd'hui ceux d'Air France, mais aussi des trois compagnies HOP!

Enfin, une déclaration de l'intersyndicale Air France, appelant les salariés à venir soutenir le 22 octobre prochain, devant l'assemblée nationale, les Camarades arrêtés, comme de dangereux bandits, avant hier matin, tandis que Cahuzac, Besson, Sarkozy etc... n'ont jamais connus le 1/10 de ce que supportent ces salariés qui ne se battent que pour une chose: garder leur boulot, et pas profiter du bien commun à des fins plus au moins obscures.

La CGT HOP!Régional devrait s'associer à cette journée.

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