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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:00

Le pape démissionne et Air France met ses espoirs dans HOP!, la bien nommée...


Celà me rapelle un cantique du temps ou ma Maman (j'en parle beaucoup en ce moment...) m'obligeait à me lever le dimanche matin, seul jour de repos de la semaine, pour aller assister à une réunion ou l'on mangeait des trucs ronds qui collaient à la langue et où, après avoir copieusement braillés son amour du prochain, les participants sur le seuil de cette salle des fêtes richement décorée, déblatéraient sur "Mme Truc" et sur "Mr Machin"...


 

Air France met son espoir dans HOP.
Elle est bonne celle là!

Après nous avoir, filiales aériennes, soigneusement cantonné à un rôle de bouche-trou-occupant-de-créneaux, après avoir, avec la complicité du SNPL, empêché tout développement qu'il soit sur le réseaux ou sur la flotte, après avoir méticuleusement entretenu les pertes, voilà que HOP devient la solution finale...

 

Qu'est ce qu'il ne faut pas lire, je vous jure!

 

 

 

 

Air France met ses espoirs régionaux dans HOP!

 

La compagnie nationale lance une nouvelle marque commerciale pour redynamiser son pôle régional. Celle-ci regroupera les activités de Regional,Britair et Airlinair.


L’équilibre en 2014, la rentabilité en 2015. C'est l'objectif fixé par Alexandre de Juniac, président directeur général d'Air France, à Lionel Guérin, son homologue de HOP! HOP!, la nouvelle marque commerciale qui chapeautera désormais l'activité régionale du groupe, jusque-là désignée sous le nom de Pôle régional français (PRF). L'évolution la plus visible sera le regroupement sous une bannière unique des trois filiales d'Air France, Regional, Britair et Airlinair, cette dernière lui appartenant désormais à 100 %. Dévoilée conjointement par les deux hommes, lundi 28 janvier, la nouvelle marque sera exploitée à partir du 31 mars prochain.


Restaurer la compétitivité.


La création de HOP! s'inscrit dans le cadre du plan Transform 2015, et plus précisément dans la refonte du pôle court et moyen-courrier voulue par Alexandre de Juniac. Pour lui, cette nouvelle marque doit donner les moyens au groupe Air France de "restaurer (sa) compétitivité" sur le segment régional. L'objectif est de réduire de 15 % les coûts maîtrisables - hors carburant, donc -, d'ici à la fin 2014. Une tâche urgente au vu des 25 à 30 millions d'euros de pertes en 2012, même si elles ont été réduites par deux par rapport à 2011. Vu la tendance actuelle du trafic européen, le périmètre de HOP! va donc sensiblement se réduire, dans la lignée des démarches déjà adoptées par ses trois entités (cf. tableau). A commencer par la flotte, qui devrait passer de 98 appareils aujourd'hui à 86 fin 2014. En contrepartie, HOP! vise un gain de productivité de 6 % pour cet été.

Le nombre de routes va lui aussi continuer de diminuer, avec 37 suppressions entre 2011 et 2014. Pour ses débuts, HOP! disposera tout de même d'un maillage imposant avec 136 lignes exploitées-dont 32 pour le compte d'Air France - vers 37 villes françaises et 32 européennes. Elle mettra ainsi en œuvre 530 vols quotidiens. De quoi générer un chiffre d'affaires de l'ordre du milliard d'euros la première année, sensiblement identique à celui de 2012. HOP! va par contre réduire de 20 % le nombre de vols affrétés pour Air France, pour alimenter le hub de Roissy. Une activité qui représente jusque-là la principale source de pertes pour les compagnies du pôle régional.


La part de l'affrètement doit ainsi passer à 40 %, contre 60 % pour les vols en propre.


Sujet plus sensible, la masse salariale sera elle aussi réduite. En tout, ce sont 241 postes qui seront supprimés:106 de pilotes, 34 de personnels de cabine et 101 de personnels au sol répartis entre les trois compagnies. Néanmoins, 51 postes sont en train d'être créés au sein du holding HOPI. Des chiffres qui ne seront valables qu'en cas de signature de nouveaux accords collectifs et d'acceptation des plans de départs volontaires par les différents groupes de personnels d'Airlinair, Britair et Regional. Si les négociations sont bien avancées chez le premier, elles n'aboutiront pas avant un mois ou un moins et demi chez le second, selon Lionel Guérin. Jusqu'à présent bloquées, les négociations avec les salariés de Regional viendraient, quant à elles, de reprendre. Si elles n'aboutissaient pas, HOP! pourrait alors envisager des licenciements secs.

Ces négociations séparées s'expliquent par le statut même de HOP! Comme annoncé lors du lancement du PRF, en mai 2012, il n'y a pas eu de fusion entre Regional, Britair et Airlinair. Chaque compagnie garde son identité juridique, ses statuts et donc ses propres accords collectifs, mais est désormais propriété à 100 % de HOP!, holding qui appartient entièrement à Air France. Alexandre de ]uniac a par ailleurs envisagé l'arrivée d'un éventuel actionnaire public ou parapublic au sein de la holding, qui ne dispose pour l'instant que d'un capital de départ d'une centaine de millions d'euros.


Une structure hybride.


Cette entité tripartite ne facilite pas la mise en place des synergies nécessaires à la réduction des coûts. Chaque compagnie garde son siège (à Nantes, Morlaix et Rungis), ses centres d'opérations et de maintenance (à Clermont-Ferrand et Morlaix), avec un certain nombre de postes et d'équipements en doublon. Il en est de même pour la flotte Regional exploite des Embraer ERJ135/145, E170 et E190, Britair des Bombardier CRJ100/700/1000, enfin, Airlinair, des ATR42 et 72-500. Une flotte hétéroclite, que HOP ! n'a pas les moyens de rationaliser avant 2016 ou 2017, selon Lionel Guérin. Si les ATR vont être probablement sanctuarisés - Alexandre de Juniac jugeant qu'il est aujourd'hui inconcevable de faire du régional sans turbopropulseurs, notamment sur les routes de l'ordre de 500 à 700 km -, les petits jets ERJ135/145 et CRJ100 devraient faire les frais de la réduction de périmètre. Si Lionel Guérin voit une force et une flexibilité accrues dans cette diversité d'appareils, le fait d'exploiter deux appareils sur chaque créneau, au lieu d'un, risque d'engendrer un surcoût conséquent. Outre la baisse des coûts, Alexandre de ]uniac compte sur HOP !  pour "renouer avec le secteur des passagers" régionaux. Un domaine où il doit faire face à la concurrence acharnée des compagnies à bas coût telles easyJet, Ryanair, ou encore la nouvelle venue, Volotea. Des compagnies déjà très présentes sur les liaisons européennes et qui sont venues peu à peu s'immiscer dans le trafic domestique français, au moins sur les grandes lignes transversales.

Pour autant, Lionel Guérin souligne que le taux de pénétration du bas coût en France n'est que de l'ordre de 20 %, contre 40 % en Allemagne ou au Royaume Uni, et dispose donc encore d'une énorme marge de progression. Il s'agit donc avant tout, pour HOP!, de préserver ses parts de marché qui s'effritent depuis plusieurs années sous les coups de la concurrence. La mise en place d'une marque unique doit permettre aux trois compagnies de simplifier l'approche des clients, avec la constitution d'un réseau unique, d'un site Internet commun et d'une nouvelle offre tarifaire simplifiée. Avec trois gammes de tarifs proches de celles d'Air France- Basic!, Basic Plus! et Maxi Flex!-,HOP! oscillera entre un service proche de celui du bas coût et la prestation tout compris. Ses prix varieront en conséquence, de 55 € à 350 €, pour un aller simple


Une optique affaires.


Outre cette volonté de flexibilité dans son offre, HOP! entend se distinguer des compagnies à bas coût grâce à un minimum de trois allers-retours quotidiens sur l'ensemble de ses lignes. Un avantage comparatif fort pour les voyageurs d'affaires, qui représentent aujourd'hui 30 % du trafic et surtout 60 % de la recette du pôle régional.

Côté visuel, outre un nouveau logo avec une prédominance de rouge coquelicot, les avions recevront une nouvelle livrée. Un uniforme unique, inspiré de celui d'Air France, a aussi été créé. Par contre, les cabines des avions ne seront pas réaménagées.

Reste à espérer, pour Air France, que le charme « HOPère ».

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Published by Ernesto - dans Actualité
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