Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 01:54

D’abord, on cherche à nous culpabiliser.

 On nous répète partout « La France vit au dessus de ses moyens »

 C’est faux, la France est le 5ème pays le plus riche au monde, les français produisent l’équivalent de 2000 milliards d’euros chaque année, et seulement la moitié est imposée par l’état ou les collectivités locales.

 Ses moyens, justement, l’état les choisit lui-même via la fiscalité.

 Si ses recettes sont systématiquement inférieures à ses dépenses depuis presque 40 ans, ce n’est pas parce qu’il y a trop de dépenses (la population augmente, les dépenses augmentent en conséquence) et encore moins parce qu’il n’y aurait pas assez de richesses produites en France, mais bien parce que les gouvernements n’ont pas le courage politique d’aller prendre l’argent là où il se trouve.

 Au lieu d’imposer ceux qui ont de l’argent, les gouvernements successifs ont préféré le leur emprunter (preuve qu’il existe cet argent !) et leur verser en retour des intérêts … C’est plus facile. 
 Et c’est un choix politique délibéré qui n’est pas sans conséquences :

·  Où ceux qui ont de l’argent sont doublements gagnants (moins d’impôts + rente sur le dos de l’état et des français).

·  Et où le reste des citoyens, l’immense majorité des citoyens, sont en conséquence doublement perdants.

  Au contraire, les moyens sont abondants (la France n’a jamais été aussi riche et productive, l’économie n’a jamais été aussi développée), mais l’état français se prive lui-même des moyens nécessaires pour couvrir ses dépenses.

 

Ensuite on cherche à nous effrayer.

 On nous répète partout « La France est un pays surendetté, la France est en faillite »

 C’est faux. Pour faire peur aux gens, on rapporte souvent le total de la dette (1675 Milliards d’euros) à ce que les français produisent chaque année, c'est-à-dire le PIB (2000 milliards d’euros), d’où le chiffre de 85% d’endettement. Et effectivement si nous devions donner 85% de ce que l’on gagne pour rembourser une dette on pourrait parler de surendettement. En réalité cette dette est composée d’obligations d’état dont le remboursement en moyenne est étalé sur environ 7 ans. Si on doit réellement comparer cette dette avec ce que la France gagne alors il faut la comparer avec les richesses produites par les français pendant ces 7 ans et non pas pendant 1 an, donc il faut les comparer à 14000 milliards d’euros et non plus seulement 2000 milliards … L’endettement de la France est en réalité de 12% des richesses qu’elle produit et non pas de 85%.

 Un autre moyen de nous effrayer, c’est de rapporter la dette publique à chaque habitant, comme si c’était à chacun de nous de la payer avec nos seuls revenus, alors qu’en réalité c’est à l’état de la payer, et l’état ne tire pas ses recettes uniquement que de nos revenus, mais de tous les revenus de toute l’économie.

 Vient enfin le méchant ogre, les agences de notation, on nous explique que si l’on ne se plie pas aux exigences des marchés financiers la France risque de perdre la fameuse note AAA que lui attribuent les agences de notation. Mais quand on se rend compte qu’en réalité nous ne sommes pas endettés à 85% de ce que l’on gagne mais à 12% seulement, quand on comprend qu’en réalité nous ne sommes pas du tout en situation de faillite, on comprend pourquoi les agences de notation nous donnent la meilleure note.

 

Les intérêts, la source principale de notre endettement.

 Avant la réforme de la banque de France en 1973, destinée à adapter le système bancaire français au futur système européen, l’état pouvait emprunter directement à sa banque centrale, c'est-à-dire à la banque de France. Et comme la Banque de France est une institution publique depuis qu’elle a été nationalisée en 1945, entre cette date et 1973 (les 30 glorieuses), l’état empruntait sans payer d’intérêts.

 Mais depuis cette réforme, le gouvernement a interdit cette pratique. L’état fut dès lors obligé d’emprunter sur les marchés financiers privés et donc obligé de payer des intérêts.

 La dette publique est apparue dès ce moment, et il est intéressant de constater que depuis 1978 (les chiffres de l’INSEE commencent en 1978) l’état n’a payé pratiquement que des intérêts et pour un montant cumulé équivalent à environ 1500 milliards d’euros, c'est-à-dire quasiment la totalité de la dette publique. 
 Bien que cela soit une projection fantaisiste (car évidemment les comportements des gouvernements auraient été modifiés), on peut raisonnablement penser que si les gouvernements ne s’étaient pas interdit d’emprunter directement à la banque centrale sans payer d’intérêts en 1973, aujourd’hui il n’y aurait pas ou quasiment pas de dette publique.

 Quand l’état emprunte sur les marchés financiers, il émet des obligations d’états, c'est-à-dire une reconnaissance de dette. A la différence d’un emprunt classique, l’état ne rembourse le montant du prêt qu’à son échéance finale (les durées les plus courantes sont de 2 ou 10 ans, la moyenne pour la dette publique française est environ de 7 ans). Et chaque année, l’état n’a donc finalement à payer que des intérêts, c’est ce qu’on appelle le service de la dette, soit environ 50 milliards d’intérêts en 2011, et c’est la 2ème plus grosse dépense dans le budget de l’état.

 Hors depuis le milieu des années 1970, le budget de l’état étant systématiquement en déficit, pour rembourser les obligations arrivées à échéance, l’état en réémet de nouvelles … C’est l’AFT (Agence France Trésor) qui s’en occupe. Bref, depuis presque 40 ans, pour rembourser ses emprunts, l’état réemprunte. Voilà pourquoi, depuis tout ce temps, nous n’avons pratiquement payé que des intérêts.

 Seulement tout ceci a un effet pervers, cela signifie que nous payons encore aujourd’hui des intérêts pour des emprunts qui ont été fait et remboursés il y a 40 ans … C’est comme si petit à petit nous payions 2 fois puis 3 fois puis plus le temps passe plus nous payons de fois, les intérêts des mêmes choses que nous avons déjà payé … C’est de l’usure. Cela nous a couté 1500 milliards d'euros jusqu'à présent ! C'est comme si on avait tout payé deux fois !

 

L’endettement de l’état, un objectif politique et financier

 En prenant du recul un instant est-il plausible que durant les années 1970-80-90, d’un seul coup, tous les gouvernements d’un grand nombre de pays dans toutes les parties du monde soient subitement devenus de mauvais gestionnaires irresponsables ? Ou alors toutes ces explosions de l’endettement des différents états ne s’expliqueraient-elles pas plutôt par la mise en place dans tous ces pays, pendant toute cette période, de ces marchés financiers d’obligations d’état et donc par le développement et la généralisation de cette méthode de financement des déficits de l’état ?

 Aujourd’hui, sur les marchés financiers, ce sont diverses institutions financières, comme des sociétés d’assurances, et aussi des particuliers qui ont de l’argent à placer, mais ce sont principalement des banques qui achètent les obligations qui sont émises par les états ( pour la France, françaises et européennes ) … 
 C’est encore plus vrai depuis la crise financière de 2008, alors que les banques n’avaient plus confiance les unes envers les autres, le marché le plus sûr était celui des obligations d’états. Et comme les états devaient faire face à une récession économique, et donc à des lourds déficits sociaux, comme ils ont choisit d’emprunter en masse pour sauver les banques et le système financier qui menaçait de s’effondrer et enfin comme ils ont financé des plans de relance de l’économie, tous les pays ont vu leurs déficits doubler, voir tripler, et les banques se sont particulièrement gorgées d’obligations d’état.

 Le problème, c’est que l’argent que les états empruntent à ces banques, c’est de l’argent que ces banques ont elles-mêmes emprunté à la banque centrale auparavant à un taux d’intérêt de 1%, son fameux taux directeur.

 Hors le taux auquel les banques prêtent à la France oscille en moyenne entre 3 et 4%. Grâce à ce système, les banques se font donc sur le dos des français de belles marges de 2 ou 3%. Sur des sommes qui se comptent en millions ou en milliards, c’est un placement particulièrement lucratif !

 Quand on se rappelle que durant la crise de 2008, toute l’économie était en récession, seules les banques s’en sont sorties avec des bénéfices records, on comprend pourquoi.

 Pour un pays comme la Grèce, les banques n’exigent pas 3% comme la France, mais un taux de 18% pour les obligations de 2 ans, pour le Portugal un taux de 12% etc …

 Et il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons de la crise en Grèce, ou qui s’annonce dans les autres pays comme l’Espagne l’Italie ou le Portugal, car aucun pays ne peut soutenir sa dette actuelle à un taux de 12 ni même de 18%. Si la France devait payer 18% d’intérêts et non pas 3%, elle devrait payer chaque année 300 milliards d’euros d’intérêts, et non pas 50. Ce qui est impossible.

 Et qu’est ce qui justifie que les banques se prennent de telles marges alors que comme avant 1973 l’état pourrait très bien directement emprunter à la banque centrale à 1% voir sans payer d’intérêts ? Fournissent-elles un service ou un travail en échange pour mériter tout cet argent ? Absolument pas … Comme tous les spéculateurs d'une manière générale, ce sont comme des parasites …
 Ce système a été mis en place à l’occasion de la construction européenne, et il n’y a jamais eu de débat publique sur ce sujet, personne n’a demandé leur avis et encore moins leur consentement aux citoyens.

 Il aurait été parfaitement légitime pourtant de se demander pourquoi il fallait mettre en place un tel système qui finalement s’est avéré être si couteux au point de faire exploser la dette publique et qui finalement on le voit finit par plonger toute l’Europe dans une crise des finances publiques ?

 Par exemple si la Grèce pouvait emprunter directement à la banque centrale européenne au lieu de devoir emprunter à 18% sur les marchés financiers, la crise qu’elle subit serait immédiatement résolue !

 Qu’est ce qui a motivé les politiciens en 1973 à adopter cette réforme de la Banque de France et en particulier cette interdiction pour l’état d’emprunter à sa banque centrale, puis ensuite ceux qui ont continué à construire et à mettre en place le système financier européen, pour aboutir en 1993 au traité de Maastricht ?

 L’intérêt financier pour les spéculateurs, et en particulier pour les banques est évident. Et quand on comprend que ce sont des banquiers qui ont conseillé nos politiciens pour mettre en place tout ce système monétaire et financier au niveau européen, le conflit d’intérêt est lui aussi évident.

 Quand à l’intérêt politique, on l’entrevoit assez nettement dans l’instrumentalisation que certains politiciens font de la dette et de la crise grecque pour imposer des politiques de régressions sociales et de privatisation avec leurs fameux plans de rigueur (bref toutes les politiques qu’ils ont en réalité toujours défendues comme par hasard).

 

La rigueur.

 D’après Frédéric Lordon, c'est le gouvernement allemand surtout qui a insisté pour mettre en place ce système monétaire au niveau européen, c’était leur condition pour accepter une monnaie unique et signer plus tard le traité de Maastricht. 
 Car la monnaie unique ayant la fâcheuse propriété d’empêcher désormais les marchés financiers de spéculer contre la monnaie d’un pays en particulier, ce moyen de pression étant perdu, les gouvernements se retrouvaient ainsi, oh comble de l’horreur, soumis à la seule pression des populations, qui voyez-vous, ont tendance abusivement à réclamer, comme s’ils se croyaient en démocratie, toujours plus de salaires, toujours plus de services publiques, et toujours plus de protections sociales.
 Pour les partisans de la rigueur allemande c’était une idée insupportable. Il fallait à tout prix restaurer la soumission des états à la pression des marchés financiers, et en interdisant aux états d’emprunter à leur banque centrale, et donc en les obligeant à financer leurs déficits avec des financements privés sur les marchés financiers internationaux, c’était le meilleur moyen de pression dont ils pouvaient rêver ( bien qu’honnêtement j’ai tendance à croire que le contrôle de la situation leur a un petit peu échappé ).

 Notons qu’ils n’ont rien inventé, nos frêres africains ou américains du sud pourront largement le confirmer. Cette méthode endettement / rigueur a été largement testée et appliquée par les bons soins du docteur FMI dans déjà un bon nombre de pays du sud, les privatisations et les régressions sociales ont toujours été les contreparties de leurs aides.

Et on en voit aujourd’hui les résultats en Grèce … Le pays va-t-il mieux économiquement ? La dette s’est-elle résorbée ? Non au contraire, la récession économique qu’elle subit bat tous les records (pratiquement 7% …), et sa dette continue de s’aggraver, forcément … Ce qu’elle subit ressemble à s’y méprendre à un pillage …

 Constatant que ce sont les principaux partisans de la rigueur, et donc aujourd’hui de la rigueur budgétaire, qui sont ceux qui ont creusé le plus les déficits publics, notamment en multipliant les dépenses fiscales (exonérations / niches fiscales / réductions d’impôts) très coûteuses, et donc en appauvrissant l’état, la boucle est bouclée.

 

Le combat politique de notre génération.

 Ce qui nous a mené à cette dette publique, c’est l’effet conjugué des intérêts que nous payons sans justification depuis 40 ans et des dépenses fiscales qui appauvrissent délibérément l’état. Tout cela a pour but, outre l’intérêt financier direct évident, de nous faire avaler des régressions sociales, des privatisations, et des régressions démocratiques qu’autrement, c'est-à-dire démocratiquement, nous refuserions.

 Car notons le bien, on se garde bien de demander leur avis aux populations. L’absence de mandats démocratiques pour mener ces politiques de rigueur ne les gène pas le moins du monde.

 Un seul peuple a été consulté, un petit peuple dans le nord, en Islande, ils ont dis non par référendum au sauvetage publique des banques privées, et ils s’en sortent très bien.

 On a la chance d’avoir l’élection majeure de notre pays qui tombe en 2012, en plein coeur de cette crise. On peut nous aussi dire « non » à cette dictature de la finance, il est encore temps. Mais pour cela encore faut-il que les français soient bien informés !

 Face à leur vaste offensive idéologique actuelle (ex : la "règle d’or" qui en réalité est un cheval de troie qui consiste à constitutionaliser la rigueur), il est important que chaque citoyen, chaque patriote, déconstruise comme je le fais ici, toute l’arnaque que représente cette dette publique !

 S'il y avait réellement des vraies règles d'or à mettre en place, c'est que l'état ne devrait jamais être financé autrement que par de l'argent publique ! Que la création monétaire devrait toujours pouvoir bénéficier à la collectivité et jamais à des intérêts privés ! Que le bien être, la santé, l’éducation etc … de la population doivent toujours être prioritaires sur je ne sais quelles dettes que pourraient contracter nos banques ou nos gouvernements ! Ou enfin qu'aucun gouvernement étranger, qu'aucune banque privée, qu'aucune agence de notation n'ont à interférer dans les affaires d'un peuple SOUVERAIN et de son gouvernement.

 Nous ne pouvons compter sur aucun des grands médias, nous ne pouvons compter que sur nous-même ! Il faut informer le plus de personnes que nous pouvons : Notre famille, nos amis, nos collègues, les gens sur le net ! Aucune action n’est inutile ou dérisoire au contraire ! Il ne faut pas avoir peur de parler de politique ! L’enjeu est plus important que ce que peuvent bien penser les autres personnes de nous ou de nos idées … 
 Et ne vous découragez pas si vous n’arrivez pas à convaincre les gens sur le coup. Les idées sont comme des petites graines, elles germent petit à petit dans notre esprit. Il faut laisser aux gens le temps de confronter leur expérience avec ce que vous leur avez dit, c’est comme ça que leurs idées évoluent.Et avec le futur qui s'annonce, ils vont en avoir largement l'occasion ...

 "La dette ou la vie" résume bien la situation. C'est le combat politique de notre génération ! Soyons à la hauteur !

 

Logan, agoravox

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Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 01:06
Par Ernesto - Publié dans : Grèves et actions - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 01:52

 Camarades

prennez le temps d'écouter Etienne Chouard, ce qu'il dit est absolument

essentiel pour bien prendre conscience du systeme dans lequel nous vivons et que

nous acceptons par ignorance.

il fait une analyse très pertinente sur les causes de la crise que l'on connait actuellement

et il propose des idées tout à fait révolutionnaires qui permettront au Peuple de

reprendre le pouvoir sur l'oligarchie financiere.

                                                                                                             


Le 28 septembre dernier, Étienne Chouard, devenu célèbre lors du référendum sur la Constitution Européenne de 2005, m’a reçu chez lui pour un entretien vidéo . Plusieurs thèmes y sont abordés, d’abord son combat pour le retour de la liberté d’expression et de la vraie démocratie, le tirage au sort, les abus de langage, le problème monétaire, la dette ou encore la politique d’Hugo Chavez au Venezuela. Un des entretiens les plus passionnants que j’ai eu a réaliser, le tout sur fond de musique classique. Un immense merci pour son accueil, sa gentillesse et sa disponibilité.

La liberté d’expression

Les abus de langage et la « novlangue »

Le problème du vol monétaire

La dette

Les actions d’Hugo Chavez

Je renvoie les internautes vers les multiples conférences d’Étienne Chouard pour en savoir d’avantage sur le tirage au sort et sur son combat, ou pour participer à l’écriture de la première constitution citoyenne : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/index.php

Vous pourrez également avoir la possibilité d’écouter une conférence en direct sur internet à la suite de laquelle vous pourrez vous-même poser vos questions sur le Libre TeamSpeak, ce dimanche 2 octobre : http://lelibrets.blogspot.com/p/rejoignez-nous_29.html                                                                                                                                                         article de Sylvain Durain. Réalisateur.    

Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 22:28

Pas besoin de notre bien modeste moyen d'information pour retransmettre les articles de la presse nationale. Néanmoins dans "Libération" mardi et mercredi dernier, deux articles fort intéressants sur le système sarkozy. Espionnage, intimidation, les plus hauts fonctionnaires de la police et du "renseignement"intérieur sont mouillés. 

(N'oublions pas quand même, que Tonton avait fait la même chose pour "protéger" sa fille cachée).

"Les loups ne se mangent pas entre eux", et c'est pour cette raison que nous mettons en parallèle un article de l'Humanité sur la condamnation de cinq militants syndicaux pour "peinture sur les trottoirs".

"L'état, le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui s'échappe de sa bouche: "moi l'Etat, je suis le peuple"   F. Nietzche


Courroye ou la fin du Parquet cadeau

La mise en examen annoncée du procureur de Nanterre pour la surveillance de journalistes du «Monde» dans l’affaire Bettencourt est une première. Et condamne un nouveau proche de l’Elysée.

Par SONYA FAUREPATRICIA TOURANCHEAU

 

Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, proche notoire du chef de l’Etat, a été convoqué aux fins de mise en examen d’ici à quinze jours par la juge Sylvia Zimmermann, qui enquête sur les violations du secret des sources de journalistes du Monde multipliant, à l’été 2010, les révélations sur l’affaire Bettencourt. La juge d’instruction, qui ne manque pas d’indices ni d’audace, veut le mettre en examen pour «atteinte au secret des correspondances», «collecte de données à caractère personnel par moyen frauduleux, déloyal ou illicite» et enfin pour «violation et recel du secret professionnel». De quoi faire sauter l’éminent procureur des Hauts-de-Seine et son bras droit, Marie-Christine Daubigney, convoquée pour les mêmes infractions. Quant à Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, ils seront entendus d’ici à fin octobre par la même juge dans «l’affaire David Sénat» (1).

Hier, ces annonces ont presque éclipsé la sortie du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, assurant que Nicolas Sarkozy n’était«concerné par aucune» des affaires qui font tomber ses proches un à un…

«Voyou». La juge Zimmermann se fonde sur le témoignage du commandant Patrick Nieto, de l’inspection générale des services (IGS), qui lui a révélé sur PV que «M. Courroye demandait très précisément les fadettes [facturations détaillées de téléphone, ndlr] des deux journalistes», Jacques Follorou et Gérard Davet, qui ont signé sur Lemonde.fr un article sur une perquisition chez Liliane Bettencourt le 1erseptembre 2010. L’avocat de celle-ci, Me Kiejman, dépose le jour même une plainte pour «violation du secret de l’enquête» dont le procureur Courroye s’empare aussitôt. Il soupçonne sa collègue Isabelle Prévost-Desprez d’informer Follorou, coauteur de son livre Une juge à abattre. C’est ainsi que le commandant Nieto reçoit l’ordre de connaître les appels émis et reçus par Follorou, Davet mais aussi Raphaëlle Bacqué. Les fadettes du premier trahiront de nombreux échanges de SMS avec la juge. Courroye croit pouvoir pulvériser sa consœur.

Mais la juge a auditionné des policiers de l’IGS, dont Patrick Nieto, qui, selon les extraits de PV publiés hier dans le Monde, lui a déclaré que son supérieur, Daniel Jacqueme, lui avait ordonné, le 9 septembre 2010, de se procurer les fadettes des journalistes à la demande expresse de Courroye et de Daubigney. Le commandant n’a «jamais» été en relation directe avec ces deux magistrats mais assure que son supérieur «a rendu compte à sept reprises au parquet de Nanterre, soit à M. Courroye, soit à Mme Daubigney». Nieto enfonce le clou : «A chaque fois, les magistrats nous demandaient de pousser nos investigations.» La juge a fait perquisitionner l’IGS mardi pour mettre la main sur ce dossier.

Pour le journaliste Jacques Follorou, «si d’aventure le procureur Courroye avait ordonné aux policiers de l’IGS de commettre un acte illégal pour régler ses comptes avec une collègue, cela démontrerait un comportement de voyou». Cette mise en examen d’un procureur pour une infraction pénale en relation avec ses fonctions serait «du jamais vu, selon Christophe Régnard, de l’Union syndicale des magistrats (majoritaire). Entre les poursuites disciplinaires contre la juge Prévost-Desprez et la mise en examen du procureur, l’affaire Bettencourt aura décrédibilisé l’institution».

Valse. Dans un communiqué, le procureur Courroye et son adjointe«s’indignent de cette mise en cause calomnieuse, contestent formellement les infractions visées et émettent des grandes réserves sur la réalité de la procédure engagée». «On croirait la défense d’un homme politique», ironise Matthieu Bonduelle, du Syndicat de la magistrature (gauche). L’avocat du procureur Courroye, Me Dupeux, argumente : «La loi protège le secret des sources des journalistes… sauf en cas d’impératif prépondérant d’intérêt public. M. Courroye a estimé que c’était le cas ici.» Le conseil de Marie-Christine Daubigney, Me Baratelli, a demandé hier «le gel immédiat de la procédure».

Que faire maintenant de cet embarrassant Philippe Courroye ? Dans les prochaines semaines s’ouvrira la valse des procureurs. Deux pistes semblaient avoir effleuré le garde des Sceaux : laisser Philippe Courroye à Nanterre ou l’exfiltrer en le nommant procureur général d’une cour d’appel de province… un poste moins sensible, certes, mais une promotion tout de même. «Une mise en examen rendrait très difficile son maintien à Nanterre. Quant à une promotion, ce serait un scandale»,prévient Christophe Régnard. «Si la mise en cause de Courroye était confirmée, le Conseil supérieur de la magistrature pourrait se réunir en urgence et décider d’une interdiction temporaire d’exercer le temps de l’instruction», note Matthieu Bonduelle. La chancellerie fait la morte sous couvert - un comble - de ne pas interférer dans une procédure judiciaire.

(1) Du nom du conseiller de Michèle Alliot-Marie, suspecté d’être la taupe du «Monde».

 

 

Fadettes : Péchenard et Squarcini attaqués à la source

Les patrons du renseignement et de la police bientôt convoqués par les juges.

Par PATRICIA TOURANCHEAU

Suspectés d’avoir espionné un journaliste, Gérard Davet, en explorant ses factures téléphoniques, les «fadettes», le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, et le grand patron de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, fourbissent leurs armes juridiques. Ils se préparent à répondre bientôt à la convocation de la juge Sylvie Zimmermann qui instruit les plaintes du Monde et de Gérard Davet pour violation de la loi du 4 janvier 2010 sur la protection du secret des sources des journalistes.

«Etonnement». Ces deux hommes promus par Nicolas Sarkozy n’ont pas manqué de remarquer - selon leur entourage - qu’ils ne risquent pas grand-chose : «C’est une loi sans pénalité, sans répression, qui ne permet donc pas de condamnation.» De plus, les deux futurs mis en cause comptent s’appuyer sur l’unique exception prévue par le texte, qui stipule : «Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie.»

Or Péchenard considère que l’identification d’une «taupe» au sein du ministère de la Justice, supposée avoir divulgué une pièce soumise au secret de l’instruction, relève de cet «impératif majeur». Il exposera à la magistrate son «étonnement» à la lecture dans le Monde du 19 juillet 2010 du procès-verbal d’audition de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune des Bettencourt, à la sortie de sa garde à vue. Il trouve cette«fuite bizarre» à un moment où pas un juge, pas un avocat ni un greffier n’ont accès à ce PV. Il connaît assez ses (ex-)flics de la brigade financière de Paris et le procureur Courroye de Nanterre, qui «mettent ce genre de document au coffre et se taisent», pour les dédouaner a priori. Ayant entendu une «ritournelle» sur «une balance» au cabinet de la garde des Sceaux, Péchenard veut vérifier son «intuition» sur un«fonctionnaire déloyal qui, peut-être, trahit Michèle Alliot-Marie», rapporte un de ses proches. Péchenard assume avoir alors demandé à Squarcini«d’identifier le haut fonctionnaire d’Etat ayant divulgué ces informations couvertes par le secret».

«Bonne foi». Squarcini lui apprend, fin juillet 2010, que «deux informateurs ont donné le nom de David Sénat, un renseignement corroboré par les fadettes», les factures téléphoniques. Le hic, c’est que la DCRI a réclamé à l’opérateur Orange non pas les fadettes de la taupe présumée mais celles du journaliste. Pour une raison simple que les deux flics n’expliqueront sûrement pas à la juge : le patron de la DCRI possède le numéro de Davet, pas celui de Sénat. De plus, la DCRI suppute que ce membre du cabinet de MAM n’a «pas pris le risque d’appeler le journaliste de son portable». Les deux grands flics essaieront même d’invoquer leur «bonne foi» : la demande de fadettes de Davet ayant été «circonscrite» au temps de la garde à vue de de Maistre, du 12 au 16 juillet, «c’est bien la preuve que seule cette source-là les intéressait, pas toutes les autres».

Quant aux atteintes au secret des correspondances, les deux soutiendront que celui-ci vise le contenu d’écoutes, pas les fadettes. Enfin, pour essayer de justifier qu’ils n’aient pas demandé l’autorisation d’éplucher les listings d’appels à la commission ad hoc (CNCIS), qui aurait refusé, ils invoqueront le flou de l’article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité, à une époque où mobiles et fadettes n’existaient pas.

 

Syndicalistes condamnés dans la Loire L’action sociale condamnée

 

Cinq militants écopent d’une amende pour avoir tagué des slogans contre la réforme des retraites.

Le tribunal correctionnel de Roanne, dans la Loire, a condamné, hier, cinq syndicalistes CGT à payer 2 000 euros chacun pour avoir tagué le trottoir ainsi que les murs de la sous-préfecture de Roanne lors d’une des manifestations contre la réforme des retraites, il y a un an. Le procureur avait requis un mois de prison avec sursis, considérant comme criminel un banal acte de militantisme.

L’affaire remonte au 23 septembre 2010, point culminant du conflit contre la réforme des retraites, lorsque cinq syndicalistes ont été interpellés par les forces de l’ordre à six heures du matin. Ils étaient alors en train de peindre des slogans sur le trottoir et les murs de la sous-préfecture roannaise tels que « Nicolin, fossoyeur des retraites » ou encore « Nicolin, casse-toi pauv’con ». Yves Nicolin, visé dans les écrits, favorable à la réforme du gouvernement, est député UMP de la cinquième circonscription de la Loire et ancien maire de Roanne.

Par la suite, Yves Nicolin porte plainte pour outrage. Il est rapidement suivi par Joël Mathurin, sous-préfet, qui dépose plainte pour dégradations urbaines. Le député retire finalement sa plainte au mois de juin après des discussions avec l’union locale de la CGT. « Je ne veux pas mettre de l’huile sur le feu », se justifie-t-il. Une semaine après, le sous-préfet fait de même. Pour autant, la procédure n’est pas stoppée, puisque le procureur de la République s’acharne et décide de poursuivre les syndicalistes pour injures et dégradations. L’audience a eu lieu le 13 septembre au tribunal correctionnel de Roanne.

Les syndicalistes se disent « choqués » par une décision qui criminalise le fait syndical. Ils ont décidé de faire appel. Jackie Teillol, président du comité de soutien créé par la CGT, dénonce un « verdict lourd » et souhaite prendre « des initiatives de mobilisations sociales jusqu’au jour de l’appel ».

Emmanuelle Grimaud

Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 10:01

 

 

Par Ernesto - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 19:56

Communication du Bureau du Comité d'Entreprise de Régional

A la suite, un tract de nos Camarades de la CGT-Regional sur la disparition de la caisse de solidarité recueillie pendant le dernier conflit auprès des salariés du siège de la compagnie à Nantes:


COMMUNICATION DU BUREAU DU CE


Le jeudi 22 septembre 2011, les élus réunis en Comité d’Entreprise ont voté à l’unanimité le dépôt de plainte contre l'ancien Secrétaire du Comité d'Entreprise concernant les présomptions de détournement de fonds d’un montant estimé de 180 000€, et donné pouvoir au Secrétaire du Comité d'Entreprise, Joël RONDEL, de déposer plainte auprès du Procureur de la République ainsi que de procéder à toutes les actions réclamées par la procédure.
  


Cette plainte rédigée par l’avocat du Comité d'Entreprise est appuyée par de nombreuses preuves que les membres du bureau ont pu réunir suite à une enquête interne. 

Le dossier de la plainte est envoyé ce jour, vendredi 23 septembre 2011, au Tribunal de Grande Instance de Nantes.
  


Par ailleurs, les élus ont mandaté le Cabinet d'expertise « Semaphore » pour qu'il procède à l'analyse des 3 derniers exercices comptables des budgets de fonctionnement et des œuvres sociales sous la mandature de l'ancien bureau du Comité d'Entreprise, soit d’avril 2008 à avril 2011. Les conclusions de cette enquête seront présentées aux élus du Comité d'Entreprise le 24 novembre 2011.
  


Cette procédure risque d’être longue mais nous ne manquerons pas de vous tenir régulièrement informés.
  


Le bureau CE
Joël RONDEL
Pierre TRAVERSE
Samia BENADEL

Fabrice TERRIER

 

Le tract:

 

  Information

 

Le récent conflit mené par les salariés du Sol a déclenché un véritable élan de solidarité financière.

Cette générosité émanant principalement de plusieurs syndicats et instances locales de la CGT, nous a permis de prendre l'engagement, dès la fin du conflit, de procéder à des versements sous forme de dons à nos camarades grévistes qui en feraient la demande.

 

Aujourd'hui, sur le site de Clermont-Ferrand, les responsables syndicaux commencent à distribuer les premiers chèques.

 

Au siège de la compagnie, à Nantes, vous aviez également été nombreux à participer à la collecte mise en place au profit de nos camarades en lutte. Le produit de celle-ci fut confiée à un responsable d'un autre syndicat.

 

La transparence et l'honnêteté sont des valeurs chères à notre syndicat et d'aucuns ne peuvent nous reprocher de ne pas les mettre en pratique.

 

C'est dans cet esprit que nous tenons à vous informer de la disparation de cette collecte dont nous supposons qu'elle profite ou a profité à une tierce personne malhonnête.

 

Malgré tout, nous adressons nos remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont souhaité par leur geste soutenir notre lutte et exprimons nos regrets que cette générosité ne puisse malheureusement pas toucher les bons destinataires.

 

La CGT-Regional, une force à vos côtés

syndicat.cgt.regional@gmail.com


Par Ernesto - Publié dans : La Compagnie
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 19:12

Plusieurs communications sur l'actualité social...

Pour commencer, un communiqué de l'Union Locale de Cournon:

 

UL-Cournon.jpg

Cournon d’Auvergne, le 23 Septembre 2011.

MOTION D’ORDRE DU CONGRES

L’Union Locale CGT de Cournon / Clermont-Sud Est réunie ce jours en Congrès réaffirme fortement son soutien à tous les salariés en luttes pour la défense de leur salaires, de leur emploi et de leur conditions de travail.

A Riom, les salariés de l’entreprise Luminox sont en luttes depuis plusieurs mois contre la délocalisation du secteur de production en Roumanie, Pays où les droits salariaux, les garanties collectives sont très largement en deçà de ceux encore existant en France.

Aujourd’hui, bien que faisant des milliers d’euros de bénéfice, l’entreprise Luminox boulimique de recherche de gains de productivité n’hésite pas à supprimer 25 postes de travail et à licencier plusieurs dizaine de salariés rien que pour satisfaire l’appétit de profits de ses actionnaires !!!

 

Pour les Délégués CGT de l’UL Cournon/ Clermont-Sud Est réunis en Congrès ce jour cela est inadmissible et les salariés de Luminox sont dans leur plein droit de défendre leur emploi, leur salaire et leur condition de travail.

 

L’Union Locale CGT appelle tous les salariés publique et privée à apporter comme elle leur soutien aux salariés en luttes de Luminox et à lancer un message fort aux patrons voyoux et au gouvernement complice en participant massivement à la journée de mobilisation du 11 octobre prochain.

 

Jean-Francois TRINCAL, Secrétaire Général

 

 

Un article de l'Humanité en introduction à la mobilisation du 27 septembre, journée d'action dans l'éducation Nationale.

La CGT Régional appelle d'ailleurs tous les salariés de la compagnie qui pourraient participer aux manisfestations de nos Camarades enseignants, à participer, avec leurs moyens aux manisfestations et aux iniatives locales. 

Bémol, le préavis national lancé par les Organisations Syndicales de ce secteur primordial du service public, ne concerne que les fonctionnaires et les salariés de l'Education.

Il faudra donc participer en posant une journée de congé ou le faire sur un jour de repos.

 

Education : grève de la faim contre les suppressions de postes

La faim justifie les moyens. Une professeure des écoles de 41 ans observe un jeûne depuis lundi matin au Grand Celland (Manche) pour obtenir l'ouverture d'une cinquième classe dans son école et dénoncer les suppressions de postes.  

« C'est une décision réfléchie pour soutenir les parents et alerter l'opinion publique sur le fait qu'on est en train de démolir l'école publique », explique Catherine Horeau, qui travaille à mi-temps dans une classe de 28 élèves, de petite et moyenne section. En arrêt maladie depuis jeudi, cette enseignante, mère de trois enfants, ne boit que de l'eau sans sucre et du bouillon sans légumes. Elle dort sur le parking dans une camionnette aménagée.

L'école du Grand Celland (28 petits et moyens de maternelle, 28 grands de maternelle/CP, 26 CE1/CE2, 25 CM1/CM2) est une école rurale en pleine expansion, passée de 57 à 107 élèves en 14 ans. En juin dernier, les parents s’étaient déjà fortement mobilisés. De nombreux courriers avaient été envoyés aux responsables politiques locaux et à l’inspection académique, soulignant notamment la promesse qu’aurait faite cette dernière d’ouvrir une cinquième classe si les effectifs atteignaient 105 élèves. Ils sont aujourd’hui de 107 et les parents ne voient rien venir.

Depuis la rentrée, l’école a donc été bloquée, sans succès. « Jeudi 15 septembre, après avoir réfléchi longuement, j’ai proposé aux parents d’élèves une action plus forte pour tenter de débloquer la situation : le jeûne. Ils ont voté pour », raconte Catherine Horeau. Pour elle, il s’agit également de dénoncer la dégradation du service public d’enseignement. « Aujourd’hui 28 élèves par classe, c’est déjà trop. Demain, ce sera 30, 35, 40 ? Où est la limite ? Le ministère parle de mettre l'enfant au centre de l'apprentissage. En fait, il n'en a rien à faire et considère les enfants comme des chiffres. »

Dans un communiqué, l'inspection académique de la Manche a répondu que 28 élèves dans une classe maternelle « reste dans le cadre de la capacité d'accueil habituelle d'une classe de ce niveau ».

Laurent Mouloud

 

Cette communication de la FSU 69 pourrait largement être généralisée à l'ensemble des départements...

 

Mobilisation dans l'Education Nationale le 27 septembre (FSU 69)

 

 

 

 

 

Mobilisation dans l'Education Nationale le 27 septembre (FSU 69)

 

 

Faire du 27 septembre une puissante journée
de mobilisation dans l’Education Nationale

Dans le Rhône, comme ailleurs, les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves se dégradent. Conséquences de la rigueur budgétaire et des réformes.

Dans le premier degré :
Pour la première fois, beaucoup d’écoles maternelles ont du faire face à la non comptabilisation des enfants de 2 ans pourtant affectés dans des classes.

Les RASED sont une nouvelle fois affaiblis, très peu d’écoles du département bénéficient cette année d’un réseau complet (sur le 8° à Lyon par ex : 1 poste de psychologue scolaire non pourvu, 1 poste G gelé, il manquera cette année 1,5 poste E… ce qui fait qu’un secteur comme Montplaisir n’aura pas de réseau cette année…)

Toujours des problèmes de remplacements : exemple de la CLIN à Antonin Perrin à Villeurbanne. Après plus de 3 mois sans remplaçant l’année dernière, toujours personne à la rentrée. Les élèves non francophones n’auraient-ils pas le droit à un enseignement adapté, puisque l’on nous fait comprendre que ce remplacement n’est pas une priorité ?

Dans le second degré :
Pour que les suppressions soient moins visibles, les moyens dédiés au remplacement ont fortement diminué. Seul problème, des classes ont commencé l’année sans profs ! Et les pressions sur les heures supplémentaires se sont développées : y compris pour les stagiaires !

De plus, les compléments de service explosent, au détriment du travail d’équipe et de la prise en charge des élèves.

A ces suppressions de postes nationales s’ajoutent celles liées au Conseil Général du Rhône. En effet, tous les contrats aidés intervenant dans les établissements du second degré ont été supprimés l’an passé pour basculer les moyens sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap, laissant des Vies Scolaires exsangues à cette rentrée.

La précarité se développe à tous les niveaux.
Dans le premier degré, le recrutement de contractuels pour compléter les temps partiels et les décharges de direction a abouti dans plusieurs école à l’absence de personnel 1 à 2 jours par semaine, puisque ces étudiants contractuels passent le concours en septembre et que l’IA n’a pas tenu son engagement de les remplacer dès la rentrée. (école élémentaire Emile Zola à Villeurbanne par exemple)

Du côté des infirmières scolaires, trois contractuels en CDI ont été embauchés…
pour 7€ de l’heure !

Dans l’enseignement professionnel, le nombre de contractuels est en plein essor du fait du manque de postes offerts aux concours. Plus généralement, dans le second degré, si les syndicats de la FSU ont obtenu des avancées avec la fin du recours à la vacation, le rectorat continue de refuser tout contrôle paritaire sur les affectations et le recrutement des contractuels en CDD, alors même que les situations des non-titulaires se précarisent davantage (affectations aberrantes, chômage imposé…).

La destruction de la formation des stagiaires se poursuit.
Ainsi, dans le premier degré, ils débutent cette année à plein temps devant élèves, sans formation. Dans le second degré, un palier est franchi puisque la formation est hors temps de travail, en plus du temps plein (et des heures sup !) devant élèves.

Enfin, on ne saurait parler de cette rentrée sans parler de l’accumulation de «réformes», qui sont autant de régressions, qui modifient en profondeur notre travail au quotidien.

Ainsi, la réforme du lycée a entraîné une multiplication d’incidents, notamment sur la constitution des emplois du temps des élèves (élèves ayant 3 cours en même temps).

Sur la réforme des BAC Pro 3 ans, le Recteur a annoncé qu’elle entraînait un surnombre de 150 postes dans l’académie… Autant de suppressions de postes en perspective pour la rentrée prochaine !
La mise en place des ECLAIR (Ecole, Collège, Lycée pour l’Ambition, l’Innovation, la Réussite), visant la mise au pas des personnels et la fin de la politique d’éducation prioritaire se poursuit. Le socle commun est encore réaffirmé comme objectif principal pour les élèves en difficulté, accentuant
encore le caractère inégalitaire de notre système éducatif.

Il est donc indispensable que la riposte soit d’ampleur le 27 septembre pour imposer d’autres choix budgétaires et une autre vision du système éducatif !

La FSU appelle à faire du 27 septembre une grande journée de grève et à participer massivement à la manifestation qui partira à 10h30 de la Place Guichard pour exiger une autre politique éducative et un collectif budgétaire qui redonne à l’Education les moyens de ses objectifs.

 

Communiqué de la FSU 69

 

La vidéo de la Confédération Générale du Travail:

link


 

 

Par Ernesto - Publié dans : Grèves et actions
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 10:31

le gouvernement a peur d'une centaine d'Indignés !!  pourquoi ?

que disent les Indignés qui effraie autant le gouvernement ?

ils disent que notre societé n'est pas une vraie "Démocratie" ,   ils disent aussi qu'en réalité tous les pouvoirs sont détenus par un petit nombre de personnes (banques, politiciens, multinationales) et que ces personnes exercent le pouvoir pour servir leurs propres intérets égoistes au détriment du Peuple.

vous avez compris Camarades pourquoi les Indignés subissent une telle répression ?

ca s'appelle du "TERRORISME D'ETAT".

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et

pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des

devoirs. (article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793).


Par Ernesto - Publié dans : Grèves et actions - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 09:36

21 septembre 2011

Les Indignés marchent sur Paris

Lis moi avec webReader
 


La reconquête de l'espace public face à la tolérance zéro

Arrivée des marches à Paris les 17,18,19 et 20 septembre

Il nous tardait de pouvoir plaquer ces mots sur vos murs. Un buvard imbibé des couleurs feu de notre escapade parisienne. Car l’expérience humaine que nous avons vécue ensemble, avec bien d’autres qui avaient aussi fait le voyage vers Paris, est tout sauf anodine. Nul besoin de nous torturer pour que l'on vous livre ce morceau de vie. En vous confiant que nous y avons vu une lumière que les yeux ne peuvent voir.
Partis samedis de la Place Flagey à Bruxelles sur le coup de 6h du mat’, nous étions équipés du matériel nécessaire et résolument décidés à couvrir l’arrivée à Paris des marches espagnoles et française. Une étape importante avant l'objectif final : Bruxelles, du 8 au 15 octobre. Cette première journée parisienne du 17 septembre coïncidait avec l’Anti-Banks Day. Nous apprendrons d'ailleurs quelques heures plus tard la mobilisation simultanée de plusieurs dizaines de milliers de personnes de l’autre côté de l’Atlantique, au cœur même de Wall Street. Quasi au même moment chez nous, plus de 2000 personnes se réunissaient à Thiange pour dénoncer la politique belge en matière de nucléaire ainsi que l’omerta qui règne sur la catastrophe humaine de Fukushima...
Mise en jambes
Mais peu avant tout cela, nous voici donc enfin parvenus au point de rencontre annoncé par les protagonistes parisiens du Mouvement, la Cité Universitaire, dans le 14ème arrondissement. Durant plus de 4 heures, nous avons pu discuter, faire connaissance et préparer ensemble banderoles et pancartes, certains n'hésitant pas à se faire maquiller comme des guerriers avant la bataille. Pendant ce temps, un buffet de fortune était dressé sur une des allées de la Cité U, posé sur des cartons eux même posés sur des poubelles publiques. Il est à noter qu’après le départ des Indignés, l’endroit était aussi propre qu’à leur arrivée.
Les participants n’étaient autres que des femmes, des hommes et des enfants, citoyens venus d’Espagne, de Grèce, de Belgique et d’ailleurs. Ils n’étaient autres que l’aveugle qui marchait vers la Bastille parmi les voyants ; ils n’étaient autres que des inconnus unis, en marge d’un monde déshumanisé et désuni. De la Cité Universitaire à la Bastille, à la reconquête de l’espace public, nous avons pu resentir dans les jambes et les tripes ce qui faisait l’essence de cette longue Marche. La journée était belle, ensoleillée, jalonnée de rencontres et de bonne humeur. De place en place, d'une banque à l'autre, les marcheurs ont su marquer leur passage intelligemment. Un véritable happening. Les uns rebaptisaient les rues - "rue du Capitalisme", puis "rue de la Vraie Liberté", ou encore "place de la Dignité" - les autres recouvraient les vitrines des banques de messages à la craie, barraient les distributeurs de billets par des bandes adhésives, tandis qu'autours d'eux les autres marcheurs pointaient un doigt accusateur en scandant : "coupables, coupables !". Devant eux, des groupes de gendarmes se postaient systématiquement devant chaque banque sur le parcours, démontrant symboliquement à quel point leur rôle de gardiens de la paix s’était étrangement transformé en celui de défenseurs des banques. Un des moments les plus surréalistes de la journée fut marqué par une course-poursuite absolument étonnante. Dans un moment d'hilarité générale, les Indignés se sont mis à courir derrière les CRS qui tentaient d’atteindre la banque suivante avant l'arrivée du cortège. Exquis, pour un peu on en redemanderait. Ces heures de marche à travers Paris étaient rythmées à la guitare, au sax ou au chant par de joyeux musiciens saltimbanques, certains affublés d’un nez rouge. Une marche pour les 7 à 77 ans, tous indignés, tous anonymes.
Paris gagné
Autour d’une centaine de marcheurs principalement venus d’Espagne mais aussi de Toulouse, l’affluence internationale de ce 17 septembre a démontré qu’il était possible de mobiliser un nombre important de citoyens sans pour autant déployer les calicots traditionnels des organisations syndicales et partisanes. Non pas que leurs adhérents ne soient pas les bienvenus, que du contraire ! Mais l’heure n’est décidément pas à la défense des intérêts d’un groupe particulier, il s'agit aujourd'hui d’appeler ensemble à une convergence générale de tous les acteurs de la société civile.
 
 
 
Tout va bien se passer...

Après cette traversée de la Ville Lumière, de la Banque de France aux Halles en passant par Notre-Dame, nous voici arrivés place de Bastille, peu après 20h, sous une pluie battante. Et là il y eut comme un froid. Le comité d’accueil était particulièrement impressionnant. Un dispositif répressif composé d'au moins 300 CRS et gendarmes, spectaculairement alignés devant les fourgons tels des soldats prêts à intervenir au moindre clignement de paupière de leur supérieur hiérarchique. Emmurés dans leur harnachement façon Robocop, ils nous apparaissaient soudainement comme de sinistres exécutants décérébrés à la solde du Ministère de l’Intérieur. De dialogue il ne pouvait être question. "Tout va bien se passer" qu'ils disaient... Il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre que le but de la manoeuvre consistait tout simplement à nous encercler sur une recoin de la place. Ainsi rassemblés sur les pavés ruissellants de la place, certains des Indignés se sont assis en un groupe compact, accrochés les uns aux autres, les coudes serrés, conscient que leurs sorts individuels étaient liés au sort du groupe. L'un de nous deux était alors lui-même au beau milieu de ce petit groupe d'irréductibles et peut témoigner de l’émotion et de la force qu’une telle union a généré en lui. Nous avons vu des femmes et des hommes pleurer. Certains chantaient alors que d’autres se faisaient traîner par terre, dans les flaques, comme de vulgaires sacs de sable.
Ces confrontations, sous la drache de surcroît, ont empêché une grande Assemblée Générale sur la place. Elle a néanmoins pu se tenir le lendemain après-midi, au même endroit, sous la surveillance étroite de nombreux gendarmes postés comme des épouvantails sur les marches de l’Opéra Bastille.
Contrastes
Certains médias traditionnels ont relayé ces évènements, le plus souvent en les minimisant. Ce positionnement nous semble révélateur de l’intérêt disons sélectif de ces bourreaux de la médiation. En revanche, du côté des réseaux de renseignement citoyens, des millions de tweets et des centaines de retransmissions en streaming depuis les différents théatres d’opération ont permis aux internautes du monde entier de suivre les faits en direct.
Vous avez dit non-violence ?
Lundi 19 septembre vers 20h, plus de 200 marcheurs qui parcouraient ensemble les rues de Paris (sans bloquer la circulation, se limitant à marcher sur les trottoirs) se sont fait littéralement agresser par la police, sans avertissement, à coup de flashballs et de gaz lacrymogènes, pris en étau sur le boulevard Saint-Germain, alors qu’ils se dirigeaient vers l’endroit où ils comptaient camper et tenir uneAssemblée Populaire. Une personne est tombée inconsciente et des blessés sont à déplorer, ils ont été emmenés en ambulance par les pompiers. Habilement mis à l'écart, isolés des regards extérieurs par les fourgons de police, une centaine de marcheurs ont ainsi été molestés, arrêtés puis entassés dans un bus, drivés à toute allure vers un poste de police où ils ont été parqués plusieurs heures comme des animaux, faisant l'objet d'une vérification d'identité, pour ne pas parler d'un fichage en bonne et due forme. Malgré la violence policière, il est à noter que l'attitude non-violente des Indignés n’a jamais été prise en défaut. Ils ont ensuite été relaxés au compte-gouttes jusqu'aux petites heures du matin, seuls ou par petits groupes, sans doute pour éviter qu’ils ne se rassemblent à nouveau. C’est cependant mal les connaître, car il y a de grandes chances que ces porteurs de dignité soient encore plus nombreux la prochaine fois !
Ils ont le coeur sur la main
Nous sommes encore marqués par les images de ces coeurs dessinés au marqueur rouge sur les paumes de nos mains, ouvertes vers le ciel. Et par ces messages adressés sur le bitume de Paris aux forces de l’ordre gouvernemental : "Ceci est notre seule arme!" ou encore "Libérez nos camarades!". La disproportion des effectifs policiers déployés et leur contreproductive inutilité expriment mieux que des mots l'attitude crispée des autorités face à la tentative des marcheurs de se réapproprier l’espace public. Cette attitude porte pourtant un nom: la tolérance ZERO.
Autorisation de respirer
Mardi 20 septembre, 22h - toujours à Paris. Dernières infos. Les marcheurs ont décidé de poser leurs tentes à Bercy. Une quinzaine de tentes ont été installées à l'heure qu'il est. D'après des sources fiables sur place, un représentant de la police est passé les voir lors de l'assemblée qui se tenait là, pour leur signifier oralement qu'ils avaient l'autorisation de passer la nuit à cet endroit. Après lecture de la presse espagnole, qui ce matin se faisait largement l'écho des événements de Paris, il y a de quoi se demander si ce revirement de situation n'est pas le signe de la crainte des autorités de voir les multiples bavures se retourner contre elles, sur le plan médiatique.
Bruxelles : du 8 au 15 octobre
Au regard de ce que nous avons vécu ici à Paris ces quatre derniers jours, nous ne pouvons que vous encourager à nous rejoindre et à participer à cette extraordinaire aventure humaine. Soyez avec nous tous, à Bruxelles, pour l'arrivée des marcheurs le 8 octobre. Femmes, hommes et enfants de tous bords, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, ouvriers, employés, fonctionnaires, indépendants, artistes, féministes, humanistes et activistes, pères ou mères de famille, retraités ou étudiants, que vous soyez syndiqués, membres d’une association ou même d’un parti. Car aujourd’hui les choses sont claires : c’est à tous mais donc à chacun qu'il revient de joindre les actes aux paroles.
   Badi Baltazar & Roland Nasky        source : " le buvard bavard"
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       
          
Par Ernesto - Publié dans : Grèves et actions - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 13:18

Nos Camarades de la CGT-Régional étaient en négociations les 14 & 15 septembre dernier, au siège de la compagnie à Nantes, sur le sujet des conséquences du déploiement d'Air France en province et ses conséquences sur le personnel de Régional.

Alors que la direction continue à tenter de nous "enfermer" sur les influences directes et à court terme de ce qui n'est, faut il le rappeler, qu'un "projet" de l'actionnaire principal, nous continuons à défendre l'idée du traitement globale du problème et surtout à prendre en compte les dommages collatéraux sur les escales non touchées "officiellement" ainsi que sur l'impact à long terme sur l'activité de Régional et des filiales aériennes du groupe.

Le plus étonnant de la mise en place de ce projet, le plus écoeurant, faut il même dire, est le peu de "cas" que fait la direction d'Air France du traitement des dégâts sociaux de son plan dans les filiales dont elle est propriétaire. "Un pas en avant, trois pas en arrière" semble bien résumé les discussions de ces deux jours d'impasse.

La direction de Régional n'est pas en reste, puisqu'elle tente encore aujourd'hui, de diviser les salariés en appliquant, par exemple un traitement différent entre salaries du Personnel Navigants et ceux du Sol.

L'Union qui est née lors de la dernière grève entre certains Syndicats du PN (FUC, SNPL, UNAC) ne semble pas faiblir. Durera t'elle au delà des intérêts corporatistes ? Celà reste "la" question. La CGT-Regional reste attachée à cette Union Syndicale. Néanmoins la stratégie de la direction est claire "diviser pour aboutir".

Plus surprenant est l'absence de cadres de la maintenance lors de ces discussions. Ainsi, aucune décisions n'est prises par le DG ni les représentants des RH sans un petit coup de fil à Clermont-Ferrand... Facile pour avancer non?

Il semble bien que comme à leurs habitudes, nos décideurs-grand-maître-des-tableurs-des-courbes-et-des-camemberts, aient fait les calcul suivant: "trois postes supprimés à Marseille (sans compter les techniciens actuellement mobiles), trois postes à Roissy CDG", "C'est pourtant simple!"

La délégation de la CGT a demandé une rencontre directe avec la direction de la maintenance, la réponse se fait attendre...

 

Le communiqué de nos Camarades de la CGT-Regional:

Chers Camarades

"Désolante" c'est l'adjectif qui conviens le mieux à la qualité des échanges que nous avons eut pendant ces deux jours avec la direction.
Pas un représentant de la direction de la maintenance pendant ces négociations dont l'enjeu est capital, et pour les salariés  touchés aujourd'hui à moins de 15jours de la mise en place du plan d'AF à Marseille, et pour ceux de TLS, NCE et, enfin, pour l'avenir même de notre entreprise puisqu'il faut bien l'admettre, c'est directement dans notre "gamelle" que vient "manger" l'actionnaire principal.
Ainsi, chacune de nos demandes se voyait imanquablement suivi par le départ d'un membre de la direction qui allait "consulter sa base". Difficile d'avancer dans ces conditions. D'autant que 80% de nos demandes ont été refusées.

Seule avancé obtenue en tordant littéralement le bras de la direction: la base de Pau sera traitée comme le reste des bases (MRS, TLS, NCE) impactées par le plan bases province. Il a fallut sortir les déclarations du président lors du dernier CE pour que le DG et la RH accepte d'écrire ce supplément au protocole version 3 que nous vous adressons en PJ. (Non jointe à cet article)

Las, en fin de journée nous avons  décidé de mettre temps a cette perte de temps et d'énergie. 
Ensemble, comme au moment de notre récent conflit, les Organisations Syndicales de Régional ont décidé d'arrêter cette cession de "négociations" par une déclaration commune "Nous ne pouvons que constater qu'Air France ne veut pas assumer les conséquences sociales pour les salariés de Régional de l'application de son projet "bases province". Déclaration portée par le pacte FUC, SNPL (PNT), l'UNAC (PNC) et la CGT-Regional.
Prochaines réunions les 5 et 6 octobre en ne doutant pas que notre Union entre syndicats majoritaires du SOL et des Navigants inquiète la direction de Regional et la fasse donc revenir à de meilleurs dispositions.

Nos actions Syndicales vers la CGT d'Air France continuent afin de régler rapidement les cas urgents de nos Camarades Marseillais.
Ce sont les Syndicats qui tentent de pallier par leurs influences au sein du responsable de ce plan, aux attitudes ambigues et étonement timorées de notre direction, un comble!!

Nous vous tiendrons informé au jour le jour si nécessaire de l'évolution de la situation.

Fraternellement.

 

Philippe, Joël, Stéphane, Caroline


Par Ernesto - Publié dans : Actualité
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