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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 20:37

Observez bien les réactions des cadres présents.... Le dédain, ce n'est pas de la violence?!

Voiçi encore quelques vidéos et un article des Echos sur les "événements" d'Air France.

La propagande des dirigeants semble avoir un peu de mal à prendre. Et Vals qui répète,serviteur zélé des patrons, les arguments de De Juniac. Pas un mot, PAS UN MOT, pour les 3000 postes supprimés! Il tente la division des catégories de salariés en stigmatisant, comme l'autre s......ie, les pilotes.Je me souviens de Georges Marchais parlant de "l'ennemi socialiste", il avait foutrement raison, le bougre! Ce gouvernement, comme le précédent, est l'acteur direct des difficultés que connait la Compagnie Nationale. Aucune intervention vis à vis des Low-cost, où pourtant des aides publiques subventionnent directement la concurrence, ventes des avions de Mr Dassault en contrepartie d'accès facilités aux compagnies du golfe sur les aéroports français etc...

Revenons sur l’élément médiatique central de cette propagande gouvernemento-patronale.

"100 heures de travail de plus par an, ce n'est pas grand chose". Sauf qu'il ne s'agit pas de 100 heures de travail mais de 100 heures de vol, ce qui est totalement différent! En gros, 1 mois et demi de travail de plus par an. Dites moi, qui pourrait accepter ça aujourd'hui sans protester? QUI!

Allons juste derrière cette "demande" présentée comme essentielle au redressement d'Air France par Gagey et De Juniac. Faire travailler plus dans un moment où l'on réduit l'activité, dites-moi,ça aboutit à quoi? Et oui, il ne faut pas avoir fait de grandes écoles de commerce pour trouver le résultat de cette équation "productiviste": création de sureffectif. C'est pour cette raison que nous disions depuis le début de l'histoire du plan A (travailler plus, pas licenciements), plan B (licenciements) n'était rien d'autre que de la poudre aux yeux. Ils voulaient licencier, et ce depuis le début!

Je vous propose quelques lectures et visionnages. Oui, il vont tous dans le même sens. Comme allait dans le même sens "l'information" des médias nationaux lundi dernier...

L'article des Echos de ce matin:

Air France : « On n’en arrive pas là sans que la direction ait aussi des responsabilités »
Les Echos du 08/10/2015

Chercheur en sciences politiques et spécialiste des conflits sociaux et des syndicats, Jean-Marie Pernot a accepté de répondre aux questions des « Echos » suite aux violences chez Air France. Entretien.

Comment expliquez-vous et jugez-vous les violences intervenues à Air France ?

Je suis avant tout surpris de tout l’engouement et du déchaînement médiatique autour de cette affaire. Il faut remettre les choses à leur juste proportion : c’est un conflit social qui dérape, comme il y en a déjà eu et comme il y en aura encore. Certains ont pété les plombs, c’est un incident d'une triste banalité mais il n’y a pas mort d’homme, il faut passer à autre chose et arrêter le défilé des bien-pensants.

Il est aussi facile de ne tourner les regards que vers les syndicats. On n’en arrive pas à de telles situations sans que le management ait aussi des responsabilités. La direction porte une part assez lourde dans la dégradation du climat social, notamment dans sa gestion des annonces, voire sur la versatilité de sa stratégie.

Je note aussi que le climat s’est nettement dégradé à Air France depuis que la nouvelle direction est en place (en juillet 2013, ndlr). Peut-être parce que Jean-Cyril Spinetta prenait le temps de discuter avec les syndicats et n’affichait pas le même dédain qu’Alexandre de Juniac. Il faut rendre la complexité de la situation et regarder des deux côtés de la table lorsque ce genre de relations se développe.

Philippe Martinez, le leader de la CGT, a refusé de condamner ces actes. Cela ne risque-t-il pas de dégrader encore plus l’image du syndicat ?

La CGT, sans les cautionner, n’a jamais pour autant condamné ce type d’évènements. Souvenez-vous de Bernard Thibaut, qui ne l’avait pas fait lors du conflit des « Conti » à Clairoix. La CGT considère qu’elle défend les travailleurs et n’a pas à se joindre au concert des bien-pensants. Je ne pense pas que son image en souffrira beaucoup auprès des populations qu’elle entend représenter et défendre.

Ces violences peuvent-elles être un point de départ pour d’autres conflits ?

Non je ne pense pas, c’est un évènement isolé. Il y en a eu d'autres, avec des salariés menaçant de faire exploser leur entreprise avec des bouteilles de gaz par exemple, au début des années 2000 ou en 2009. Cette « recherche de la négociation par l'émeute » comme l’ont énoncé les historiens Edward Shorter et Charles Tilly en 1971 est assez courante dans nos relations sociales.

Sur le fond, ce qui me surprend, c'est plutôt qu’il n'y en ait pas davantage dans le climat actuel. Il ne faut pas sous-estimer la violence sociale d’aujourd'hui : on nous répète que la situation va mieux et que la croissance revient mais le chômage continue d’augmenter et les plans sociaux de rythmer l’actualité. Les gens ont conscience que, passé 50 ans, le chômage équivaut à une quasi-mort sociale. On ne peut pas s’étonner ensuite que certains craquent par désespoir.

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Deux liens qui ne s'affichent malheureusement pas directement dans l'interface du Blog:

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-air-france-je-refuse-de-condamner-les-violences-des-manifestants-0710-653751.html

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021385369286-manifestation-dair-france-philippe-martinez-ne-condamne-pas-les-violences-1163100.php

Interview de Migel Fortéa, SG de la CGT Air France

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