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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:29

Voiçi un article paru hier dans l'Humanité. Ne croyez pas que je ne lise que des journaux de gauche mais force est de constaté que c'est bien le seul endroit où l'on puisse lire ce genre chose..

De même, sur un sujet qui n'est certes pas syndical, mais concerne comme le précédent, le droit des citoyens, avez lu, entendu ou vu le moindre récit sur la dispersion pour le moins musclée par les policiers de l'occupation par le DAL (Droit Au Logement) de la place de la République? Non? Cela ne m'étonne pas trop. Par contre vous devez connaître par cœur les détails du tirage de la coupe du monde de foot, ou le fait que C. Lagarde a changé de coupe de cheveux.

Bref....

Et puis, en lien, un article qui raconte le quotidien des syndicalistes engagés, la précision est utile car, il faut bien le reconnaître, c'est loin d'être le cas de la majorité...

Chez BlueLink, pluie de sanctions contre les SUD

En quelques mois, les délégués SUD du centre d'appels de BlueLink,à Ivry­sur-Seine (Val­de-Marne), filiale à 100% d'Air France, ont fait l'objet de trois procédures de licenciement. Le syndicat porte plainte pour discrimination. « On est le caillou dans la chaussure de la direction, ils veulent nous éradiquer !" s'émeut Frédéric Karar, délégué syndical SUD aérien chez BlueLink. Cet après-midi, il participera à un rassemblement organisé par son syndicat devant le ministère du Travail, à Paris. Objectif : dénoncer l'hécatombe qui frappe les membres de la section SUD aérien dans cette entreprise. En quelques mois, ils comptabilisent trois procédures de licenciement et une mise à pied de dix jours sans salaire. Filiale à 100 % d' Air France, créée en 1992 pour gérer la relation client, BlueLink compte en France un seul centre d'appels, qui emploie 500 conseillers de vente à Ivry-su r-Seine (Val-de­ Marne). C'est là qu'en 2009 une poignée de salariés monte une section SUD aérien, pour tenter d'améliorer les conditions de travail et de salaire des conseillers de vente, tous bac+2 et bilingues mais payés au Smic et soumis à une forte pression. Tracts et actions en justice à l'appui, les nouveaux délégués réclament des temps de pause pour le travail sur écran, le respect des minima salariaux, contestent l'enregistrement des conversations téléphoniques... Une pratique syndicale qui n'est pas du goût de la direction. " Fin 2010, notre liste a obtenu 42 % des voix aux élections pour Je conseil d'administration d'Air France, se souvient Frédéric Karar. C'est là surtout que nos ennuis ont commencé. »

Le mois suivant, la direction engage une procédure de licenciement contre Mohamed Souir, délégué SUD au comité d'entreprise.

Fin 2012, le climat se tend de nouveau à l'occasion des élections professionnelles. À la demande de l'Unsa qui soulève de nombreuses irrégularités, le scrutin est finalement annulé le 8 mars dernier par le tribunal d'instance d'Ivry, qui, au passage, reconnaît noir sur blanc la discrimination à l'encontre de SUD : « Il ressort des attestations (...) que, durant la campagne électorale, M. de Laubier, directeur général, a dans Je cadre d'une réunion de présentation de la stratégie de l'entreprise, tenu des propos négatifs à l'encontre d'un syndicat identifiable comme étant SUD aérien. » pointent les juges.

Dans la foulée, les sanctions pleuvent. Fin mars, Cédric Berneau, candidat sur la liste SUD ayant témoigné au tribunal, fait l'objet d'une demande de licenciement pour avoir fait pénétrer Mohaméd Souir sur le parking de l'entreprise. L'inspection du travail ayant refusé le licenciement, l'affaire est entre les mains du ministère du Travail. En juin, pour un mauvais codage sur son écran, c'est Coumba Sow, également candidate SUD, qui est licenciée, sans demande d'autorisation à l'inspecteur du travail alors qu'elle est salariée protégée. L'administration exige sa réintégration, en vain. Pendant l'été, c'est Loïc Jumet, l'un des fondateurs de la section SUD, qui est visé par une procédure de licenciement, puis Frédéric Karar qui est mis à pied dix jours, tous deux accusés de mauvais comportement lors d'une réunion avec la direction. "C'est complètement incroyable, c'est hallucinant .., commente Alexandra Soumeire, l'avocate du syndicat, qui vient d'engager une citation directe au pénal contre les dirigeants de BlueLink, pour discrimination envers SUD. "Il y a clairement une volonté de la direction d'exclure un syndicat qui dérange, estime-t-elle. J'espère qu'on va les faire condamner et leur faire comprendre que leurs agissements ne sont pas anodins, que c'est une at­ teinte à la démocratie sociale. »

Contacté par l'Humanité, le service de communication de BlueLink renvoie vers l'avocat de la société, M Aurélien Boulanger, qui comptabilise deux licenciements en quatre ans, pour " des faits absolument inadmissibles que l'on soit élu SUD aérien ou non : injures, menaces, non-respect des procédures et des règles de vie en société. Une diabolisation contredite par Christie Jan, conseiller de vente depuis huit ans, et tout juste élu secrétaire CGT du comité d'entreprise : « La direction accuse ces collègues mais elle est juge et partie. Ce sont des syndicalistes irritants, dérangeants pour la direction, parce qu'ils ont souvent le nez dans le Code du travail et qu'ils sont très présents sur le terrain, alors que BlueLink voudrait que le droit s'arrête aux portes de l'entreprise. Qu'importe l'étiquette syndicale, c'est notre devoir de les défendre, de défendre la liberté syndicale ».

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